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L'organisation Administrative

Le document traite de l'organisation administrative en Côte d'Ivoire, inspirée par le modèle français, en abordant les techniques d'organisation, les procédés de contrôle et les structures administratives. Il distingue la centralisation, la déconcentration et la décentralisation comme procédés d'organisation, tout en détaillant les modalités de contrôle hiérarchique et de tutelle. Enfin, il décrit les structures administratives, notamment l'administration centrale et les autorités exécutives, en mettant en lumière le rôle du Président, du Vice-Président et du Gouvernement.

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L'organisation Administrative

Le document traite de l'organisation administrative en Côte d'Ivoire, inspirée par le modèle français, en abordant les techniques d'organisation, les procédés de contrôle et les structures administratives. Il distingue la centralisation, la déconcentration et la décentralisation comme procédés d'organisation, tout en détaillant les modalités de contrôle hiérarchique et de tutelle. Enfin, il décrit les structures administratives, notamment l'administration centrale et les autorités exécutives, en mettant en lumière le rôle du Président, du Vice-Président et du Gouvernement.

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l'organisation

administrative
Table des
matières
Introduction 3

I - Les techniques ou procédés d'organisation administrative 4

II - Les procédés de contrôle 6

III - Les structures administratives 9

IV - activité d'auto-évaluation 1 13

V - Exercice 14

VI - Exercice 15

VII - Exercice 16

VIII - Exercice 17

IX - Activité d'auto-évaluation 2

X - Exercice 18

XI - Exercice 19

XII - Exercice 20

XIII - Exercice 21

XIV - Exercice 22

Solutions des exercices 23


Introduction

L'étude de l'organisation administration sera consacrée à l'administration ivoirienne. Celle-ci, dans son organisation,
s'inspire de l'administration française. Les procédés ou techniques d'organisation, les procédés de contrôle et les
structures administratives sont quasi identiques.

3
Les techniques ou procédés d'organisation administrative

Les techniques ou
procédés d'organisation I
administrative

Les procédés d'organisation administrative sont : la centralisation, la déconcentration et la


décentralisation.

Cf. ""

la centralisation

La centralisation ou concentration est le procédé d'organisation administrative qui consiste à confier à l'Etat
l'exécution de toutes les tâches sur toute l'étendue du territoire national. Dans ce système, tous les services
publics sont rattachés à un centre unique de décision qui n'est autre que l'Etat. Celui-ci, de la capitale émet
directement des ordres et coordonne les activités administratives.

Dans la pratique, cette technique est difficile à mettre en œuvre, compte tenu de la complexité des affaires et de
la taille des États. C'est d'ailleurs pourquoi l'on a recours à la déconcentration

La déconcentration

La déconcentration est le procédé d'organisation administrative qui consiste à conférer des pouvoirs de décision
plus ou moins étendus à des organes qui, au plan local représentent le pouvoir central. En tant que représentants
du pouvoir central, ces organes agissent au nom et pour le compte de ce pouvoir.

La déconcentration ainsi définie peut revêtir deux formes : elle peut être territoriale ou technique.

La décentralisation est dite territoriale lorsque le pouvoir de décision est confié à une autorité dont la
compétence s'exerce dans le cadre d'une circonscription administrative (absence de personnalité juridique).
C'est l'exemple du préfet dans les régions et les départements. C'est aussi l'exemple du sous-préfet dans les sous-
préfectures.

Dans la déconcentration technique, le pouvoir de décision est confié à une autorité spécialisée au plan
technique. C'est l'exemple des ministères.

La centralisation et la déconcentration ont en commun d'être des procédés autoritaires c'est-à-dire non
démocratique. En ce sens que les populations ne sont pas impliquées dans leur mise en œuvre, contrairement à
la décentralisation.

4
Les techniques ou procédés d'organisation administrative

La décentralisation

La décentralisation est le procédé d'organisation administrative qui consiste à conférer des pouvoirs de décision
à des organes locaux, autonomes, distincts de ceux de l'Etat.

La décentralisation peut revêtir deux formes : elle peut être territoriale ou technique. La décentralisation
territoriale consiste à conférer l'autonomie administrative à une circonscription locale en lui octroyant la
personnalité juridique et l'autonomie financière. Celle-ci est appelée collectivité territoriale. C'est l'exemple des
régions et des communes.

La décentralisation technique, quant à elle, consiste à conférer l'autonomie administrative à un service public en
lui octroyant la personnalité juridique et l'autonomie financière. C'est l'exemple des établissements publics
nationaux

5
Les procédés de contrôle

Les procédés de contrôle


II
le contrôle hiérarchique

Le contrôle hiérarchique ou pouvoir hiérarchique est celui qu'exerce un chef appelé supérieur hiérarchique sur
des agents appelés ses subordonnés. Il vise à assurer l'unité et la cohérence de l'action administrative. Il est
destiné à assurer une subordination étroite de chaque échelon à l'échelon supérieur

Attention : les principes régissant le contrôle hiérarchique


Deux principes gouvernent le contrôle hiérarchique : l'existence du pouvoir hiérarchique sans texte et l'absence
de moyen de défense du subordonné.

L'exercice du contrôle hiérarchique sans texte

Le contrôle hiérarchique s'exerce sans texte. C'est un pouvoir qui revient de droit au supérieur hiérarchique qui
peut par conséquent l'exercer d'office même si aucun texte ne l'a prévu. Il va sans dire que le supérieur qui se
cache derrière l'absence de texte pour refuser d'exercer le contrôle hiérarchique méconnaît ses compétences.
C'est pourquoi, on dit que le contrôle hiérarchique se présume.

L'absence de moyen de défense du subordonné

Le subordonné de son côté ne peut s'opposer à la décision de son supérieur hiérarchique. Car la compétence
qui lui est attribuée l'est, non dans son intérêt propre, mais dans celui du service public. Étant dépourvu de tout
moyen de défense, il est tenu d'exécuter tout ordre de son supérieur, même l'ordre illégal. Cette obligation ne
peut être levée que si la décision de son supérieur est manifestement illégale, c'est-à-dire susceptible d’
entraîner des conséquences graves.

En outre, il faut que l'acte de l'autorité administrative soit de nature à compromettre un intérêt public. Dans la
même veine le recours pour excès de pouvoir contre la décision du supérieur hiérarchique lui est fermé au
motif qu'il n'a pas d'intérêt pour agir.

L'intérêt pour agir n'existe que si la décision porte atteinte à son statut. C'est le cas de la sanction disciplinaire

Complément : Les modalités d'exercice du contrôle hiérarchique


Le contrôle hiérarchique s'exerce à la fois sur le subordonné (l'agent) et sur les actes pris par ce dernier.

Le contrôle sur les organes

Le contrôle sur les agents touche sous des formes diverses à la situation personnelle et à la carrière des agents :
nomination, affectation, notation, avancement, pouvoir disciplinaire, blâme... Comme on le voit, c'est un
contrôle qui s'exerce dans le cadre des garanties statutaires prévues par le droit de la fonction publique.

Le contrôle sur les actes

6
Les procédés de contrôle

Le contrôle sur les actes est la forme la plus importante du pouvoir hiérarchique. Il comprend : l'instruction,
l'approbation préalable, l'annulation, et la réformation.

*Le pouvoir d'instruction consiste à préciser à l'intention des subordonnés qui devront ensuite prendre des
décisions, en fonction de quelle considération ils doivent se déterminer, de quelle façon ils devront interpréter
et appliquer les textes. Ce pouvoir s'exerce par la voie de la circulaire ou de la note de service. En pratique, le
pouvoir d'instruction correspond plus à un commandement qui vient se greffer au devoir

d'obéissance.

*Le pouvoir d'approbation préalable est le pouvoir par lequel le supérieur hiérarchique confère par son accord,
effet juridique ou validité à l'action du subordonné. L'approbation qui s'analyse comme un droit de veto peut
être expressive ou tacite. Dans ce dernier cas le silence gardé un certain temps par le supérieur vaut son accord.
On applique le principe, qui ne dit mot consent.

*Le pouvoir d'annulation est le pouvoir par lequel le supérieur met fin à l'acte du subordonné. L'acte annulé ou
révoqué disparaît ab initio (depuis l'origine).

*Le pouvoir de réformation est le pouvoir par lequel le supérieur modifie le contenu de

l'acte pris par le subordonné.

Remarque
On observe que, sauf texte exprès, le pouvoir hiérarchique n'emporte pas de pouvoir de substitution. Ce qui
signifie que le chef de service n'a pas le droit d'agir à la place de son subordonné si ce dernier n'est pas
intervenu. Lorsque l'autorité subordonnée dispose, en vertu des textes ou d'une délégation de pouvoir, d'une
compétence pour prendre une décision, le supérieur hiérarchique ne peut pas prendre lui-même

spontanément à la demande d'un administré, une mesure relevant de son subordonné.

Le contrôle de tutelle

Le contrôle de tutelle ou pouvoir de tutelle est le contrôle exercé par l'Etat sur les collectivités décentralisées.
En Côte d'Ivoire, il est exercé sur les collectivités territoriales par le Ministère de l'Intérieur à travers la
Direction Générale de la Décentralisation et du Développement Local. Au niveau local, ce contrôle est exercé
par les préfets. Il manifeste le caractère unitaire de l'Etat décentralisé.

Attention : Les principes régissant le contrôle de tutelle


Deux principes régissent le contrôle de tutelle à savoir : la nécessité d'un texte et l'existence de moyens de
défense à l'autorité décentralisée.

La nécessité d'un texte

Le principe de base qui gouverne la tutelle est qu'il n'existe pas de tutelle sans texte.

Elle n'existe que si la loi l'a prévue. Elle ne se présume donc pas. La nécessité d'un texte est justifiée par
l'autonomie accordée aux structures décentralisées. Le texte qui gouverne la tutelle est la loi n° 2012-1128 du
13 décembre 2012 portant organisation des collectivités territoriales.

L'existence de moyens de défense à l'autorité décentralisée

7
Les procédés de contrôle

A la différence du subordonné dans le contrôle hiérarchique, l'autorité décentralisée dispose de moyens de


défense contre l'autorité de tutelle. Elle peut contester devant le juge toute décision qu'elle juge illégale ou
irrégulière. Il en est ainsi parce que l'entité décentralisée est dotée de la personnalité juridique.

Complément : Les modalités d'exercice du contrôle de tutelle


Le contrôle de tutelle s'exerce également sur les organes et sur les actes pris par ces derniers.

Le contrôle sur les organes

Le contrôle sur les organes s'exerce dans des conditions plus strictes. Ces pouvoirs sont : la suspension, la
révocation et la dissolution.

Le Président du Conseil régional et le maire peuvent être suspendus dans de nombreux cas. Par exemple : le
refus de signer et de transmettre à l'autorité de tutelle le procès verbal ou une délibération du Conseil, le refus
de réunir le Conseil, le maniement des fonds de la collectivité, etc. La suspension est prononcée par arrêté du
ministre de tutelle.

Leur révocation peut être prononcée dans les cas de détournements de fonds, de concussion, de corruption, de
faux en écriture publique, etc. La sanction est prononcée par décret pris en Conseil des ministres. En cas de
dissensions graves au sein des Conseils, lesquelles dissensions n'arrivent pas

à être réglées, la dissolution du Conseil peut être prononcée par décret pris en Conseil des ministres.

Le contrôle sur les actes

Le contrôle sur les actes s'exerce par : le pouvoir d'approbation, la contestation de nullité, le pouvoir
d'annulation, le pouvoir de suspension, et le pouvoir de substitution.

*Le pouvoir d'approbation : les actes des autorités décentralisées ne deviennent exécutoires qu'après
l'approbation expresse ou tacite de l'autorité de tutelle.

*La contestation de nullité : l'autorité de tutelle est fondée à déclarer nuls de plein droit tous les actes des
conseils illégalement constitués ou qui délibèrent en dehors de sa réunion légale.

*Le pouvoir d'annulation : l'autorité de tutelle peut annuler les actes des autorités décentralisées contraires aux
lois et règlements

*Le pouvoir de suspension : l'autorité de tutelle peut différer temporairement certains actes des autorités
décentralisées. La suspension ne peut excéder trente jours.

*Le pouvoir de substitution : la substitution d'office obéit à deux conditions cumulatives : la défaillance certaine
de l'autorité décentralisée et la mise en demeure de l'autorité de tutelle restée sans résultat.

Le contrôle de tutelle est un contrôle de légalité, mais qui, selon la jurisprudence, peut toucher à l'opportunité
des décisions.

8
Les structures administratives

Les structures
administratives III

rangement selon les critères fonctionnel et géographique : primauté du critère géographique

le critères fonctionnel conduit à distinguer l'administration générale (compétente pour toutes les activités
administratives) des administrations spéciales (compétentes pour certaines activités administratives).

Le critère géographique conduit, quant à lui, à distinguer l'administration centrale (compétente sur l'ensemble
du territoire) des administrations locales (compétente sur une partie du territoire).

Le critère géographique est retenu du fait de s simplicité.

L'administration centrale

L'administration centrale renvoie à l'administration d'Etat. Sa particularité est qu'elle exerce ses compétences
sur toute l'étendue du territoire national. Les organes qui incarnent cette administration sont les autorités
exécutives et les autorités administratives indépendantes.

- Les autorités exécutives

L'Exécutif ivoirien présente dans sa forme une structure tricéphale. Il est composé du Président de la
République, du vice-Président de la République et du Gouvernement.

1) Le Président de la République

La fonction administrative du Président de la République consiste essentiellement à s'occuper des affaires


courantes de la Nation, assurer l'application des lois, veiller aux rapports du citoyen avec l'administration et
entre les divers segments de l'appareil administratif. Il est conformément à la Constitution :

Détenteur exclusif du pouvoir exécutif (article 63) : le Président de la République est détenteur du pouvoir
réglementaire, il dispose du Gouvernement, de l'administration, il est le chef de l'administration (article 67). A
ce titre, il nomme aux emplois civils et militaires. Il préside le Conseil des ministres qui délibère
obligatoirement des projets de loi, des ordonnances, des décrets réglementaires et des nominations aux emplois
supérieurs.

Le pouvoir réglementaire reconnu au Président de la République lui permet de prendre des décisions
administratives à caractère général et impersonnel. Selon la constitution, il doit assurer l'exécution des lois et
des décisions de justice d'une part (article 65) et prendre les règlements applicables à l'ensemble du territoire
d'autre part.

2) Le Vice-Président de la République

Le vice-Président assiste le Président de la République. Il agit sur délégation de celui?ci (article 80 de la


Constitution). Il le supplée lorsqu'il se trouve hors du territoire

9
Les structures administratives

national. Dans ce cas, il peut, par décret, lui déléguer la présidence du Conseil des ministres, sur un ordre du
jour précis (article 80 de la Constitution).

De même, il peut, par décret, déléguer certains de ses pouvoirs au Premier Ministre ou au membre du
Gouvernement qui assure l'intérim de celui-ci. Cette délégation de pouvoirs doit être limitée dans le temps et
porter sur une matière ou un objet précis (article 77 de la Constitution).

3)Le Gouvernement

Le Gouvernement est l'organe qui est en charge de la mise en œuvre de la politique de la Nation telle que
définie par le Président de la République (article 80 al 2 de la Constitution). Il comprend le Premier Ministre et
les ministres auxquels il convient d'adjoindre les Secrétaires d’État.

Le Premier Ministre est nommé, de manière discrétionnaire, par le Président de la République. Il est

responsable devant ce dernier. Celui-ci est, tout naturellement, le seul habilité à mettre, à tout moment, fin à ses
fonctions (article 70 de la Constitution).Le Premier Ministre est, aux termes de l'article 70 de la Constitution, le
chef du Gouvernement. A ce titre, il anime et coordonne l'action gouvernementale (article 81al 2 de la
Constitution). Il préside le Conseil de Gouvernement et supplée le Président de la République lorsque celui-ci et
le vice-Président sont tous deux hors du territoire national.

Complément : les autres membres du gouvernement


Sur proposition du Premier Ministre, le Président de la République nomme les autres du Gouvernement (article
70 al 2 de la Constitution). Ils sont tous solidairement responsables devant le Président de la République. De
sorte que la démission du Premier Ministre entraine ipso facto celle de l'ensemble du Gouvernement (article 83
de la Constitution).

Le ministre est avant tout une autorité politique. Mais, il ne faut pas perdre de vue qu'il est aussi une autorité
administrative. En effet, il est chef de son département ministériel, il est au sommet de la hiérarchie
administrative et exerce une compétence générale de direction et d'organisation de son département ministériel.

Pour terminer, notons que le ministre est investi de trois grands types de pouvoir :

-Le pouvoir de décision, c'est-à-dire celui de prendre des décisions (actes administratifs unilatéraux). Ces
décisions peuvent être individuelles ou réglementaires.

En principe, les ministres n'ont pas de pouvoir réglementaire leur permettant d'édicter des mesures générales et
impersonnelles. Mais un texte peut leur octroyer ce pouvoir.

Néanmoins, la jurisprudence Jamart leur permet de prendre des mesures d'organisation et de fonctionnement du
service placé sous leur autorité.

-Le pouvoir hiérarchique qu'il exerce en tant chef de son département ministériel.

L'exercice de ce pouvoir le conduit à exercer un contrôle sur ses subordonnés et sur les actes de ces derniers.

-Le pouvoir de gestion en vertu duquel ils assurent la bonne marche du service, organise le travail, dispose du
personnel, du matériel et des crédits.

L'administration locale

L'administration locale s'oppose à l'administration centrale. Elle peut être déconcentrée ou décentralisée
.

1) L'administration locale déconcentrée

10
Les structures administratives

Conformément à l'article 2 de la loi n° 2014-451 du 05 août 2014 portant orientation de l'organisation générale
de l'administration territoriale, les circonscriptions administratives sont du plus grand au plus petit : les régions,
les départements, les sous-préfectures, et les villages.

- La région

Elle constitue, selon la loi précitée, l'échelon de conception, de programmation, d'harmonisation, de soutien, de
coordination et de contrôle des actions et des opérations de développement économique, social et culturel qui
s'y réalisent à l'intention de l'ensemble des services de l'administration civile de l'Etat. Elle est également
l'échelon d'exécution, de réalisation d'intérêt général.

La région est administrée par un préfet de région nommé en conseil des ministres.

Celui-ci est le préfet du département chef-lieu de la région. Il coordonne l'action des autres préfets.

- Le département

Aux termes l'article 17 de la loi précitée, le département constitue l'échelon de relais entre la région et la sous-
préfecture. Il est administré par un préfet nommé par décret en conseil des ministres sur proposition du
Ministre de l'Intérieur.

Les préfets sont choisis parmi les administrateurs civils. En principe, ce sont les anciens secrétaires généraux de
préfecture qui sont nommés préfet.

Il est l'agent local du Gouvernement. Il représente le Président de la République de même que chacun des
ministres dans son département. A ce titre, il informe l'exécutif de la situation de l'opinion publique dans le
département, et relaie auprès de la population les décisions du pouvoir central.

Il est, par ailleurs, autorité de police administrative. Il exerce le pouvoir de tutelle sur les collectivités
territoriales.

Complément
- La sous-préfecture

La sous-préfecture est la circonscription administrative intermédiaire entre le département et le village. C'est


une entité administrative de base

Elle est dirigée par un sous-préfet nommé dans les mêmes conditions que le préfet. Il est le représentant du
préfet dans la sous-préfecture et agit à ce titre sur délégation du préfet. Il est officier de l'état civil, et autorité
de police administrative. Il contrôle et dirige l'action des chefs de villages de la sous-préfecture.

- Le village

Le village est la circonscription administrative de base du territoire national. Il est composé de quartiers
constitués par la réunion des membres d'une ou de plusieurs familles et éventuellement des campements qui lui
sont rattachés.

Le village est administré par un chef de village assisté d'un conseil de village. Les chefs de village sont nommés
par arrêté du préfet après avoir été généralement désigné selon les rituels de la contrée concernée. Le chef de
village est un auxiliaire du sous?préfet. A ce titre, il sert de relais entre le sous-préfet et les villageois.

L'administration locale décentralisée

Conformément à l'article 170 de la Constitution du 08 novembre 2016, et à la loi n°

2014-451 du 05 août 2015 portant orientation de l'organisation générale de

11
Les structures administratives

l'administration territoriale, l'administration décentralisée est assurée dans le cadre des

collectivités territoriales que sont : les régions et les communes.

- La région

La région est une collectivité territoriale composée d'au moins deux départements. Sa création et son
organisation ne doivent porter atteinte, ni à l'unité nationale, ni à la laïcité de l'Etat, ni à l'intégrité du territoire.

Les organes de la région sont : le conseil régional, le président du conseil régional, le bureau du conseil régional,
et le comité économique et social régional.

- La commune

La commune est une collectivité territoriale constituée d'un regroupement de quartiers ou de villages.

Les organes de la commune sont : le conseil municipal, le maire et la municipalité.

12
activité d'auto-évaluation 1

activité d'auto-évaluation
1 IV

Exercice [solution n°1 p.23]


[*]

l'un des procédés d'organisation administrative est :

 la deconcertation

 la déconcentration

 le décolonisation

 la maieutique

13
Exercice

Exercice
V
[solution n°2 p.23]
[* ]

la centralisation ou concentration consiste à :

 conférer des pouvoirs de décisions plus ou étendus à des organes autonomes...

 confier à l’État, l'exécution de toutes les tâches sur toute l’étendue du territoire national

 conférer des pouvoirs de décision à des organes locaux autonomes, distincts de ceux de l'Etat

14
Exercice

Exercice
VI
[solution n°3 p.23]
[*]

les procédés d'organisation administrative sont la , la et la

15
Exercice

Exercice
VII
[solution n°4 p.23]
[* ]

le contrôle hiérarchiques'exerce à la fois sur le (l'agent) et sur les pris par ce dernier.

16
Exercice

Exercice
VIII
[solution n°5 p.23]
[*]

le contrôle hiérarchique sur les actes comprend l' ,l' , l'annulation et la

17
Exercice

Exercice
IX
[solution n°6 p.23]
[* ]

Le contrôle de tutelle ou pouvoir de tutelle est le exercé par l' sur les

18
Exercice

Exercice
X
[solution n°7 p.24]
[*]

Deux régissent le contrôle de tutelle à savoir : la nécessité d'un et l'existence de


à l'autorité décentralisée.

19
Exercice

Exercice
XI
[solution n°8 p.24]
[* ]

Le contrôle de tutelle s'exerce également sur les et sur les pris par ces derniers.

20
Exercice

Exercice
XII
[solution n°9 p.24]
[*]

Les organes qui incarnent l'administration centrale sont les autorités et les autorités

21
Exercice

Exercice
XIII
[solution n°10 p.24]
[* ]

dans le contrôle de tutelle, le contrôle sur les actes s'exerce par :

 le pouvoir d'approbation

 la contestation de nullité

 le pouvoir d'annulation

 le pouvoir de régulation

 le pouvoir de suspension

 le pouvoir de substitution

22
Solutions des exercices

Solutions des exercices

> Solution n°1 Exercice p. 13

l'un des procédés d'organisation administrative est :

 la deconcertation

 la déconcentration

 le décolonisation

 la maieutique

> Solution n°2 Exercice p. 14

la centralisation ou concentration consiste à :

 conférer des pouvoirs de décisions plus ou étendus à des organes autonomes...

 confier à l’État, l'exécution de toutes les tâches sur toute l’étendue du territoire national

 conférer des pouvoirs de décision à des organes locaux autonomes, distincts de ceux de l'Etat

> Solution n°3 Exercice p. 15

les procédés d'organisation administrative sont la centralisation, la déconcentration et la


decentralisation

> Solution n°4 Exercice p. 16

le contrôle hiérarchiques'exerce à la fois sur le subordonné (l'agent) et sur les actes pris par ce dernier.

> Solution n°5 Exercice p. 17

le contrôle hiérarchique sur les actes comprend l'instruction,l'approbation préalable, l'annulation et la


reformation

23
Solutions des exercices

> Solution n°6 Exercice p. 18

Le contrôle de tutelle ou pouvoir de tutelle est le contrôle exercé par l'Etat sur les collectivités
décentralisées

> Solution n°7 Exercice p. 19

Deux principes régissent le contrôle de tutelle à savoir : la nécessité d'un texte et l'existence de moyens de
défense à l'autorité décentralisée.

> Solution n°8 Exercice p. 20

Le contrôle de tutelle s'exerce également sur les organes et sur les actes pris par ces derniers.

> Solution n°9 Exercice p. 21

Les organes qui incarnent l'administration centrale sont les autorités exécutives et les autorités
administratives indépendantes

> Solution n°10 Exercice p. 22

dans le contrôle de tutelle, le contrôle sur les actes s'exerce par :

 le pouvoir d'approbation

 la contestation de nullité

 le pouvoir d'annulation

 le pouvoir de régulation

 le pouvoir de suspension

 le pouvoir de substitution

24

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