Espaces vectoriels : définitions et propriétés
Espaces vectoriels : définitions et propriétés
MPSI – Mathématiques
Chapitre B8
Espaces vectoriels
I. Espaces vectoriels
A. Définitions
Un espace vectoriel sur K ou K-espace vectoriel est un ensemble E dont les éléments sont
appelés vecteurs, muni de deux opérations
+ : E × E −→ E et · : K × E −→ E
(u, v) 7−→ u + v (λ, u) 7−→ λu
Remarques.
(i) L’addition est une loi de composition interne alors que la multiplication par un scalaire
est une loi de composition externe.
(ii) Les quatre premiers points signifient que (E, +) est un groupe abélien.
Ainsi un espace vectoriel est un triplet (E, +, ·) où (E, +) est un groupe abélien et ·
est une loi vérifiant les propriétés ci-dessus.
B. Gonard 1
Chapitre B8. Espaces vectoriels I. Espaces vectoriels
λu = 0E ⇐⇒ (λ = 0K ou u = 0E )
Démonstrations.
2 B. Gonard
Chapitre B8. Espaces vectoriels I. Espaces vectoriels
Kn = {(x1 , . . . , xn ) | ∀i = 1, . . . , n xi ∈ K} (n ∈ N)
Opposé : −A = (−aij ) 16i6n Vecteur nul : 0Mnp (K) = 0np = (0) 16i6n
16j6p 16j6p
K[X]
+∞ +∞
Si P = Q= et λ ∈ K alors :
X X
k
ak X bk X k
k=0 k=0
+∞ +∞
P +Q= (ak + bk )X k et λP = λak X k
X X
k=0 k=0
+∞ +∞
Opposé : −P = k
Vecteur nul : 0K[X] = 0K X k = 0K
X X
−ak X
k=0 k=0
B. Gonard 3
Chapitre B8. Espaces vectoriels I. Espaces vectoriels
f + g : Ω −→ K et λf : Ω −→ K
x 7−→ f (x) + g(x) x 7−→ λ f (x)
En d’autres termes :
Exemples.
- RR est l’espace vectoriel des applications de R dans R, aussi noté F(R, R).
- RN est l’espace vectoriel des suites indexées par N à valeurs dans R.
Si (un )n∈N et (vn )n∈N sont deux suites et λ un scalaire alors
(un )n∈N + (vn )n∈N = (un + vn )n∈N et λ(un )n∈N = (λun )n∈N
E × F = {(x, y) | x ∈ E et y ∈ F }
4 B. Gonard
Chapitre B8. Espaces vectoriels II. Sous-espaces vectoriels
A. Définition
Définition. Soit E un espace vectoriel sur K. Un sous-espace vectoriel de E est une partie
F de E non-vide, stable par addition et par multiplication par un scalaire, i.e., telle que :
∀(u, v) ∈ F 2 u+v ∈F
∀u ∈ F ∀λ ∈ K λu ∈ F
Proposition (Caractérisation des sous-espaces vectoriels). Un ensemble F est un
sous-espace vectoriel de E si et seulement si :
(i) F ⊆ E
(ii) 0E ∈ F
(iii) ∀(u, v) ∈ F 2 ∀λ ∈ K λu + v ∈ F
Démonstration. Si F est une partie non-vide de E alors elle contient un vecteur u. comme
0K ∈ K alors 0K u ∈ F , donc 0E ∈ F .
Le reste se démontre facilement.
Remarque. Pour démontrer qu’un ensemble F est un sous-espace vectoriel de E on utilise
la caractérisation plutôt que la définition.
Proposition. Si F est un sous-espace vectoriel de E alors F est un espace vectoriel.
Démonstration. Comme F est stable par les lois d’addition et de multiplication par un
scalaire de E, alors par restriction ces lois donnent des lois :
+:F ×F →F et ·:K×F →F
Comme elles vérifient les axiomes de définition d’un espace vectoriel dans E alors elles
vérifient aussi ces lois dans F .
Remarque. Pour démontrer qu’un ensemble E est un espace vectoriel, il est souvent
plus facile de vérifier qu’il est un sous-espace vectoriel d’un espace vectoriel de référence,
comme Rn , F(I, R), RN ou R[X].
Définition. Soit u1 , u2 , . . . , un des éléments de E et λ1 , λ2 , . . . , λn des scalaires. Alors le
vecteur
λ1 u1 + λ2 u2 + · · · + λn un
est appelé combinaison linéaire des vecteurs u1 , u2 . . . un .
Remarques.
(i) Une combinaison linéaire de plusieurs vecteurs d’un espace vectoriel est élément de cet
espace vectoriel, car un sous-espace vectoriel est stable par addition et multiplication
par un scalaire.
(ii) Un sous-espace vectoriel de E est une partie non-vide de E stable par combinaisons
linéaires.
B. Gonard 5
Chapitre B8. Espaces vectoriels II. Sous-espaces vectoriels
B. Exemples
Remarque. Quel que soit l’espace vectoriel E, les ensembles {0E } et E sont deux sous-
espaces vectoriels de E.
Exemples géométriques.
(i) Soit ~u un vecteur non-nul de R2 . L’ensemble des combinaisons linéaires de ~u est
l’ensemble :
{ λ~u | λ ∈ R}
Il s’agit de la droite passant par l’origine, de vecteur directeur ~u.
C’est un sous-espace vectoriel de R2 .
Remarques.
(i) Les sous-espaces vectoriels de R2 sont {0R2 }, les droites passant par 0R2 = (0, 0) et
R2 tout entier.
(ii) Les sous-espaces vectoriels de R3 sont {0R3 }, les droites passant par 0R3 = (0, 0, 0),
les plans contenant 0R3 , et R3 tout entier.
Exemple 1. Rn [X] est un sous-espace vectoriel de R[X].
Exemple 2. C 0 (R, R), l’ensemble des fonctions continues de R dans R, est un sous-espace
vectoriel de F(R, R). De même pour C n , C ∞ , etc.
B Exercices 1, 2, 3.
6 B. Gonard
Chapitre B8. Espaces vectoriels II. Sous-espaces vectoriels
Démonstration.
B. Gonard 7
Chapitre B8. Espaces vectoriels II. Sous-espaces vectoriels
1 0 0 1 0 0 0 0
! ! ! !
E11 = E12 = E21 = E22 =
0 0 0 0 1 0 0 1
Alors :
Démonstration de la proposition.
Remarque. L’espace vectoriel engendré par l’ensemble vide est le plus petit espace vec-
toriel possible :
Vect (∅) =
B Exercice 4.
Exemple 3. Soit E = R3 u = (1, 3, 1) v = (−1, −1, 0) w = (0, 4, 2).
Quel est le sous-espace vectoriel F de E engendré par u, v, et w ?
8 B. Gonard
Chapitre B8. Espaces vectoriels II. Sous-espaces vectoriels
F =
\
G
G sev de E
F ⊆G
Comme Vect (F) est un sous-espace vectoriel de E contenant F, alors F ⊆ Vect (F).
Pour démontrer l’inclusion réciproque, choisissons un élément u de Vect (F) :
u = λ1 u1 + · · · + λn un
B. Gonard 9
Chapitre B8. Espaces vectoriels III. Sommes de sous-espaces vectoriels
A. Somme
Remarque. En général F ∪ G n’est pas un sous-espace vectoriel de E, comme le montre
l’exemple de deux droites non confondues de R2 .
Notation. Soit F et G deux sous-espaces vectoriels de E. On note F + G l’ensemble des
sommes d’un élément de F et d’un élément de G :
Démonstration.
(i) Si F et G sont inclus dans E, alors tout élément u de F et tout élément v de G est
élément de E. Comme celui-ci est stable par addition, car c’est un espace vectoriel,
alors u + v ∈ E. Ceci montre l’inclusion F + G ⊆ E.
(ii) Comme F et G sont des sous-espaces vectoriels de E alors ils contiennent 0E . Or
0E = 0E + 0E , donc 0E ∈ F + G.
(iii) Soit w1 et w2 deux éléments de F + G et λ un scalaire. Alors il existe (u1 , u2 ) ∈ F 2 et
(v1 , v2 ) ∈ G2 tels que w1 = u1 + v1 et w2 = u2 + v2 . Par les propriétés des opérations
sur les espaces vectoriels :
λw1 + w2 = λ(u1 + v1 ) + (u2 + v2 ) = (λu1 + u2 ) + (λv1 + v2 )
Comme F est un sous-espace vectoriel alors λu1 + u2 ∈ F , comme G est un sous-
espace vectoriel alors λv1 + v2 ∈ G, donc λw1 + w2 ∈ F + G. Ainsi F + G est stable
par combinaisons linéaires.
Finalement, F + G est un sous-espace vectoriel de E.
Remarques.
(i) La somme F + G contient F et G :
10 B. Gonard
Chapitre B8. Espaces vectoriels III. Sommes de sous-espaces vectoriels
F + {0E } = F +E = F +F =
B Exercice 5.
Exemple 4. Soit E = R3 , ~u1 = (1, 1, 0), ~u2 = (0, 2, 1), F = Vect (~u1 ) et G = Vect (~u2 ).
Donner une équation de F + G.
Remarque. Si F et G sont deux familles de vecteurs de E alors :
B. Somme directe
Définition. Soit F et G deux sous-espaces vectoriels d’un espace vectoriel E.
On dit que F et G sont en somme directe ou que la somme F + G est directe si tout
élément de F + G s’écrit de manière unique comme somme d’un élément de F et d’un
élément de G.
T. S. V. P.
B. Gonard 11
Chapitre B8. Espaces vectoriels III. Sommes de sous-espaces vectoriels
B Exercice 6.
C. Supplémentaires
Définition. Deux sous-espaces vectoriels F et G d’un espace vectoriel E sont dits sup-
plémentaires si tout élément de E s’écrit de façon unique comme somme d’un élément de
F et d’un élément de G :
Exemple 5. Soit
E = R2 F = {(x, 0) | x ∈ R} = Vect (~ı) G = {(0, y) | y ∈ R} = Vect (~) .
Alors F et G sont supplémentaires.
Notation. Si F et G sont supplémentaires alors on note :
12 B. Gonard
Chapitre B8. Espaces vectoriels IV. Familles de vecteurs
A. Familles génératrices
Définition. Soit F = (u1 , . . . , up ) une famille de vecteurs de E. On dit que la famille F
est génératrice de E si E = Vect (F).
Exemple 7. Parmi les familles suivantes de vecteurs de R3 :
F1 = ((1, 0, 0), (0, 1, 0)) F2 = ((1, 0, 0), (0, 1, 0), (2, 0, 0))
F3 = ((1, 0, 0), (0, 1, 0), (0, 1, 1)) F4 = ((1, 0, 0), (0, 1, 0), (0, 0, 0))
up = α1 u1 + · · · + αp−1 up−1
Comme la famille (u1 , . . . , up ) est génératrice de E alors pour tout u de E il existe des
scalaires λ1 , . . . , λp tels que :
u = λ1 u1 + · · · + λp up
Ceci donne :
u = (λ1 + λp α1 )u1 + · · · + (λp−1 + λp αp−1 )up−1
Ainsi tout vecteur u de E est combinaison linéaire des vecteurs u1 , . . . , up−1 et donc que
la famille (u1 , . . . , up−1 ) est génératrice de E.
Proposition. Soit F et G deux famille de vecteurs de E telles que F ⊆ G.
Si F est génératrice de E alors G est génératrice de E.
Démonstration. En effet, si F ⊆ G alors Vect (F) ⊆ Vect (G).
Donc si E = Vect (F) alors E ⊆ Vect (G) ⊆ E, donc E = Vect (G) et G est génératrice de
E.
Exemple 8. Donner une famille génératrice de :
(i) F = {(x, y) ∈ R2 | 3x + 2y = 0}.
(ii) G = {(x, y, z) ∈ R3 | 2x − 5y + 4z = 0}
B Exercice 8.
B. Gonard 13
Chapitre B8. Espaces vectoriels IV. Familles de vecteurs
F = Vect(u1 , . . . , uj , . . . , ui , . . . , up )
(i) (j)
Démonstration. Soit F 0 la famille obtenue par opération élémentaire sur les élément de
F, et F 0 = Vect (F 0 ).
On vérifie que F 0 ⊆ Vect (F) et F ⊆ Vect (F 0 ).
Par propriété ceci implique F 0 ⊆ F et F ⊆ F 0 , donc F = F 0 .
Proposition. Soit F et G deux sous-espaces vectoriels de E. Si F est une famille géné-
ratrice de F et G est une famille génératrice de G, alors F ∪ G est une famille génératrice
de F + G.
Démonstration. On note F = (u1 , . . . , up ) et G = (v1 , . . . , vq ). Comme F est une famille
génératrice de F et G est une famille génératrice de G alors
F = {λ1 u1 + · · · + λp up | (λ1 , . . . , λp ) ∈ Kp }
et G = {µ1 v1 + · · · + µq vq | (µ1 , . . . , µq ) ∈ Kq }
14 B. Gonard
Chapitre B8. Espaces vectoriels IV. Familles de vecteurs
B. Familles libres
Définitions. Soit F = (u1 , . . . , up ) une famille de vecteurs de E. On dit que la famille F
est libre si :
Dans ce cas on dit aussi que les vecteurs u1 , . . . , up sont linéairement indépendants.
Si la famille F n’est pas libre, on dit qu’elle est liée, ou que les vecteurs u1 , . . . , up sont
linéairement dépendants.
Proposition. Une famille est liée si et seulement si un de ses vecteurs est combinaison
linéaire des autres.
Démonstration.
Exemple 7 (suite).
B Exercices 9, 10.
B. Gonard 15
Chapitre B8. Espaces vectoriels IV. Familles de vecteurs
i=0
Supposons que cette famille n’est pas la famille nulle. Il existe alors un indice m maximal
tel que λm est non-nul, et donc :
m m−1
λi
λi Pi = 0K[X] puis Pm = −
X X
Pi
i=0 i=0 λm
Comme la famille (P0 , . . . , Pn ) est de degrés strictement croissants alors les degrés de
P0 , . . . , Pm−1 sont strictement inférieurs à celui de Pm donc :
m−1
!
λi
deg − Pi 6 max {deg Pi | i = 0 . . . m − 1} < deg Pm
X
i=0 λm
Ceci est une contradiction, donc la famille (λi )i=0...n est nulle, et ainsi la famille (Pi )06i6n
est libre.
16 B. Gonard
Chapitre B8. Espaces vectoriels IV. Familles de vecteurs
C. Bases
Définition. Soit F = (u1 , . . . , up ) une famille de vecteurs de E. On dit que la famille F
est une base de E si elle est libre et génératrice.
Exemple 7 (suite).
B. Gonard 17
Chapitre B8. Espaces vectoriels IV. Familles de vecteurs
λ1 u1 + · · · + λn un = 0E
0K u1 + · · · + 0K un = 0E
D. Base canonique
Définition. Soit E = Kn . Pour i = 1, . . . , n on note ei le vecteur ne contenant que des 0
sauf un 1 en i-ème position :
k=0
Définition. Soit E = Mnp (K). On note Eij la matrice ne contenant que des zéros, sauf
un 1 en position (i, j).
18 B. Gonard
Chapitre B8. Espaces vectoriels IV. Familles de vecteurs
4 −6
!
Les coordonnées de A = dans cette base sont
0 3
E. Dimension
Définition. Un espace vectoriel est dit de dimension finie s’il admet une famille généra-
trice finie.
Théorème.
(i) Si un espace vectoriel est de dimension finie alors il admet une base.
(ii) Dans ce cas toutes ses bases ont le même cardinal.
Définition. On appelle dimension de E et on note dim E le cardinal de ses bases.
Remarque. La démonstration et la suite au chapitre B10 : dimension.
Exemple 11. Les espaces vectoriels Kn , Kn [X] et Mnp (K) sont de dimensions finies, et :
B. Gonard 19
Chapitre B8. Espaces vectoriels IV. Familles de vecteurs
Proposition. Pour toute partie E de E l’ensemble Vect (E) est un sous-espace vectoriel
de E.
Démonstration. La démonstration est identique au cas où la partie E est finie. On remarque
que la somme de deux combinaisons linéaires d’éléments de E est une combinaison linéaire
d’éléments de E, car l’union de deux ensembles finis est un ensemble fini.
Remarques.
(i) Comme pour le cas fini, Vect (E) est le plus petit sous-espace vectoriel de E contenant
E, ou l’intersection de tous les sous-espaces vectoriels de E contenant E.
(ii) Soit F un sous-espace vectoriel de E. On dit que E est une partie génératrice de F si
F = Vect (E).
Notation. Soit I un ensemble infini.
(i) On note KI l’ensemble des familles de scalaires indexées par I :
KI = {(λi )i∈I | ∀i ∈ I λi ∈ K}
(ii) On note K(I) l’ensemble des familles presque nulles de scalaires indexées par I, c’est-
à-dire des familles dont tous les termes sont nuls sauf un nombre fini d’entre eux.
Remarque. Si λ = (λi )i∈I est une famille de KI alors le support de λ est l’ensemble des
indices i pour lesquels λi est non-nul. C’est une partie de I.
Ainsi les familles presque nulles sont les familles à support fini.
Exemples.
(i) Dans le cas où I = N : une suite (λn )n∈N est presque nulle si et seulement si elle est
nulle à partir d’un certain rang.
(ii) On peut définir l’ensemble K[X] par :
X
K[X] = ak X k (ak )k∈N ∈ K(N)
k∈N
20 B. Gonard
Chapitre B8. Espaces vectoriels V. Sous-espaces affines
V. Sous-espaces affines
On note toujours E un espace vectoriel.
A. Définitions
Définition. Soit a un vecteur de E. La translation de E de vecteur a est l’application :
Propositions.
(i) Pour tous vecteurs a et b de E : ta ◦ tb = tb ◦ ta = ta+b
(ii) La translation ta est bijective de réciproque t−a .
Définition. Un sous-espace affine de E est un sous-ensemble de la forme :
(ii) Tout singleton {a} avec a ∈ E est un sous-espace affine de E, appelé point de E.
L’image d’un point par une translation est un point.
On peut donc additionner un point et un vecteur, la somme est un point :
−→
Si A est un point et ~u est un vecteur alors B = A + ~u est le point tel que ~u = AB.
On constate que tout élément de E peut être considéré comme un point ou un vecteur.
Exemple 13.
(i) Soit E = R2 . Alors la droite A d’équation y = 2x − 5 est un sous-espace affine.
En effet on peut poser F = Vect ((1, 2)) et a = (0, −5), alors A = a + F .
Plus généralement, les sous-espaces affines de R2 sont les points du plan, les droites
du plan, et le plan tout entier.
(ii) De même les sous-espaces affines de R3 sont les points, les droites, les plans et l’espace
tout entier.
B. Gonard 21
Chapitre B8. Espaces vectoriels V. Sous-espaces affines
B. Exemples
Proposition. Soit S un système linéaire de n équations à p inconnues.
Soit Sh le système linéaire homogène associé.
+ · · · + a1p xp = b1 + · · · + a1p xp = 0
a x
11 1
a x
11 1
. .. .. .. .. ..
S: .. . . Sh : . . .
a x + ··· + a x = b a x + ··· + a x = 0
n1 1 np p n n1 1 np p
2x + 5y − z = 4
22 B. Gonard
Chapitre B8. Espaces vectoriels V. Sous-espaces affines
y 0 − a(t)y = b(t)
ay 00 + by 0 + cy = d(t)
est un sous-espace affine de F(R, R), de direction l’ensemble des solutions de l’équa-
tion différentielle homogène associée.
Remarque. Dans les deux cas ci-dessus, l’ensemble des solutions s’écrit :
S = {y1 + y0 | y0 ∈ Sh } = y1 + Sh
B. Gonard 23
Chapitre B8. Espaces vectoriels V. Sous-espaces affines
24 B. Gonard