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Initiation A La Recherche Ide2

Le document présente un cours sur l'initiation à la recherche en sciences infirmières, visant à former les étudiants sur les méthodes scientifiques et le processus de recherche. Il couvre des concepts clés, les types de recherche, la problématique, et l'élaboration d'un protocole de recherche. L'objectif est de développer un esprit critique et une capacité à produire de nouvelles connaissances dans le domaine des soins infirmiers.

Transféré par

Donald Tchikoua
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Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
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MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE

ECOLE DE FORMATION DES PERSONNELS DE SANTE « LA PERLE »

BP : 760 YASSA DOUALA Email: sante@[Link]


TEL : +237 675 55 52 16 / 677 73 77 34 Site web: [Link]

DECISION N0 1711/D/MINSANTE/SG/DRH/SDDRH Du 05 Août 2020

CYCLE DES IDE – NIVEAU 2


SUPPORT DE COURS

INITIATION A LA RECHERCHE

ENSEIGNANT : M. ASSOLO EYEBE


Technicien Supérieur Principal de la Santé

1
OBJECTI DE COURS

Objectif général

Au terme de cet enseignement, l’étudiant doit être capable d’expliquer et d’utiliser les principales
méthodes scientifiques en recherche lui permettant de découvrir les nouvelles connaissances scientifiques dans
le domaine des Sciences infirmières

Objectifs spécifiques

1. Définir en ses propres termes les principaux concepts régulièrement rencontrés en recherche en vue de
leur utilisation en bon escient dans le domaine de Recherches en Sciences infirmières
2. Expliquer les principales étapes constituant le processus de recherche
3. Elaborer un protocole de recherche en y incluant toutes les étapes de la démarche scientifique en
recherche.
4. Mener un travail de recherche en Sciences infirmières en respectant toute la rigueur scientifique qui
s’impose à chacune des étapes de la démarche

SOMMAIRE DU COURS

INTRODUCTION
I. PRINCIPAUX CONCEPTS EN RECHERCHE
1. La recherche
2. La science
3. La connaissance scientifique
4. Le raisonnement scientifique
5. Le rationalisme
5.1. La raison
5.2. L’intuition
5.3. Le falsisficationnisme
6. L’empirisme
6.1. Le déterminisme
6.2. La vérité scientifique
7. La théorie scientifique
8. L’hypothèse de recherche
9. La variable en Recherche
10. Le cadre conceptuel
11. Le mémoire et la thèse
II. LES TYPES DE RECHERCHE
1. En fonction du but poursuivi
1.1. La recherche fondamentale
1.2. La recherche appliquée (ou opérationnelle)
2. En fonction du type de données utilisées
2.1. La recherche qualitative
2.2. La recherche quantitative
3. En fonction du niveau d’approfondissement de l’étude
3.1. Recherche descriptive
3.2. Recherche exploratoire
3.3. Recherche explicative
3.4. Recherche comparative
4. En fonction du degré de manipulation des variables
4.1. Recherche expérimentale
4.2. Recherche non expérimentale
4.3. Recherche quasi expérimentale
5. En fonction du type d’inférence ou de de l’approche utilisée

2
5.1. Enquête déductive
5.2. Recherche inductive
5.3. Enquête hypothético-déductive
5.4. Enquête hypothético-inductive
6. En fonction du temps dans lequel la recherche est effectuée
6.1. Enquête longitudinale
6.2. Recherche transversale
6.3. Recherche rétrospective
III. PROBLEMATIQUE EN RECHERCHE
1. Qu’est-ce qu’un problème de recherche ?
2. Qu’est-ce qu’une problématique ?
3. Rédaction de la problématique de recherche
4. La structure logique de la problématique
IV. LE PROTOCOLE DE RECHERCHE
1. Définition
2. Composantes du protocole de recherche

3
GENERALITES

L’être humain s’est toujours posé des questions sur la structure de la nature et sur le
fonctionnement des phénomènes variés qui l’entourent, en vue d’améliorer la qualité de vie
dans son environnement. La recherche a donc pour but de répondre aux questions qui
résultent d’un besoin pratique ou d’une simple curiosité. L’esprit de recherche se définit
comme un esprit de remise en question des comportements, des us et des coutumes en vigueur
dans la société ainsi que les pratiques dans divers domaines. L’absence d’esprit de recherche
comporte le risque de s’enfermer et d’enfermer les sociétés dans la monotonie et l’inertie et
d’induire des automatismes délétères en médecine en général et en soins infirmiers en
particulier, mettant ainsi la vie des malades en danger.
Le but primordial de la recherche est de produire les connaissances nouvelles sur la
réalité. C’est une activité indispensable à la survie et au développement d’une profession :
pour qu’une profession progresse, ses membres doivent produire des connaissances en rapport
avec les problématiques que soulèvent les pratiques professionnelles, car c’est la recherche
qui génère les innovations nécessaires à l’évolution de toute discipline ou de toute profession,
en l’occurrence la profession infirmière
La recherche en soins infirmiers a vu le jour avec les travaux de Florence Nightingale
en 1859 qui ont commencé à analyser les facteurs environnementaux qui favorisent le bien-
être physique et mental de l’être humain. A partir de cette conception de l’homme, le début du
XXème va connaitre la mise en place des méthodes de recherche visant à résoudre les
problèmes concrets rencontrés par les infirmiers dans l’exercice de leur profession. La
formation universitaire en sciences infirmières, observée d’abord dans les pays anglo-saxons à
partir des années cinquante, viendra propulser la recherche en soins infirmiers qui va devenir
un outil incontournable du point de vue académique et même professionnel puisqu’elle est
actuellement orientée vers tous les domaines de la pratique infirmière

1. PRINCIPAUX CONCEPTS EN RECHERCHE

1. LA RECHERCHE

La recherche est une méthode scientifique et systématique de production des


connaissances nouvelles dans un domaine donné, connaissances pouvant être vérifiées et
vérifiables et généralisables au-delà de l’échantillon étudié.
C’est l’ensemble des méthodes appliquées pour connaitre un problème en profondeur
et générer de nouvelles connaissances dans le domaine dans lequel elles sont appliquées.
Dans le domaine des soins infirmiers, la recherche prend son originalité dans le
caractère complexe et multidimensionnel de cette discipline dont le champ d’application est
l’humain, en tant qu’être bio- psycho-social et spirituel dans sa relation avec son
environnement.
2. LA SCIENCE

Le mot « science » vient du latin « scientia » qui signifie « connaissance ». Par


conséquent, on désigne sous le nom de science un ensemble cohérent de connaissances dans
un domaine donné et relatives à une catégorie de faits ou de phénomènes
C’est l’ensemble des connaissances et de savoirs, de valeur universelle, produits à
partir de méthodes d’investigation rigoureuses, démontrables, vérifiables et reproductibles.
Selon le microbiologiste Louis Pasteur, la science est la connaissance obtenue par
l’observation systématique, l’expérimentation et le raisonnement.

4
3. LA CONNAISSANCE SCIENTIFIQUE

La connaissance désigne un ensemble de savoirs ou d’informations que l’on possède


sur un objet, un fait ou un phénomène. Elle peut être scientifique ou non.
On entend par connaissance scientifique une connaissance produite à partir des
méthodes scientifiques rigoureuses, susceptibles d’être démontrables, vérifiables et
généralisables. Les méthodes scientifiques sont différentes des dogmes par le fait qu’elles sont
ouvertes à la critique et à la discussion.

4. RAISONNEMENT SCIENTIFIQUE

Le raisonnement est un processus intellectuel qui consiste en un enchainement logique


d’idées et de propositions déduites les unes des autres en vue de démontrer un phénomène ou
une situation. On distingue ainsi deux grandes catégories de raisonnement : le raisonnement
par déduction et le raisonnement par induction.
En recherche, le raisonnement comporte deux principales approches logiques : le
rationalisme et l’empirisme.
5. LE RATIONALISME

Le rationalisme est un mode de raisonnement qui s’appuie soit sur la raison, soit sur
l’intuition. Il peut aussi s’exprimer sous forme de falsisficationnisme

5.1. La raison
La raison désigne une vision cohérente des phénomènes et des choses de la nature
dans un aspect incontestablement logique. C’est une faculté naturelle qui permet à l’homme
de pouvoir juger, de pouvoir discerner le bien et le mal, le vrai et le faux.
Pour René Descartes, la raison est une faculté intellectuelle qui découle du bon sens,
c’est-à-dire une faculté naturellement égale à tous les hommes dans leur capacité de jugement,
de discernement.

5.2. L’intuition
L’intuition est un mode de connaissance dans lequel le raisonnement n’intervient pas
au préalable, mais qui fait cependant intervenir l’inspiration et l’imagination

5.3. Le falsisficationnisme
Le falsisficationnisme est un mode de raisonnement qui s’appuie sur un rationalisme
critique. Il consiste à réfuter, c’est-à-dire à combattre par des raisons solides ce qu’un autre a
confirmé
6. L’EMPIRISME

L’empirisme, quant à lui, est un mode de raisonnement qui, pour démontrer ou


affirmer un phénomène naturel ou des faits, s’appuie sur des expériences ou des observations
sur le terrain. L’empirisme affirme que l’origine de la connaissance se trouve dans
l’expérience, dans l’observation en utilisant ses cinq sens.
Dans la recherche en sciences humaines et plus particulièrement en sciences
infirmières, son mode d’expression est le déterminisme.
L’empirisme constitue également un mode de raisonnement d’où découlent des vérités
scientifiques

5
6.1. Le déterminisme

Le déterminisme est un mode de raisonnement qui consiste à expliquer un phénomène


à partir des expériences empiriques dont le but est de découvrir les rapports ou des relations
de cause à effet

6.2. Vérité scientifique

On désigne sous le nom de vérité scientifique l’ensemble des lois découvertes grâce à
des expériences empiriques faites dans un domaine donné. Il s’agit d’une affirmation d’un fait
au moyen de démonstration avec possibilité de reproduire les mêmes résultats après chaque
expérience.

7. THEORIE SCIENTIFIQUE

La théorie dérive du mot grecque « théôria » qui signifie vision d’un spectacle, vue
intellectuelle ou spéculation.
D’après Omar Aktouf (1987), la théorie est la réunion d’un ensemble de lois
concernant un phénomène donné et un corps explicatif global et synthétique.
Quant à M. Poisson (2000), il définit la théorie comme « un ensemble de concepts
organisés et articulés de manière cohérente »
Une théorie est un ensemble d’énoncés généraux ou de propositions pouvant inclure
des lois et hypothèses qui décrivent une réalité, servant à unifier de façon logique des
concepts afin d’expliquer et d’interpréter les aspects d’une réalité.
La théorie se définit comme une vision sous forme de représentation de l’esprit qui
rattache les conséquences d’un fait ou d’un phénomène à des principes. C’est un ensemble de
lois et de concepts organisés et articulés de manière cohérente concernant un phénomène
donné.
Ex : Toute personne aspire à l’indépendance

8. HYPOTHESE DE RECHERCHE

En recherche, l’hypothèse est une proposition de réponse ou une réponse provisoire à


la question de recherche en vue d’expliquer le fait ou le phénomène à étudier. Elle est fondée
sur une réflexion théorique et la connaissance préparatoire du phénomène étudié. Sa
formulation comporte généralement deux types d’hypothèse :
- une hypothèse générale répondant à la question de recherche principale
- et des hypothèses subsidiaires répondant à des questions de recherche
secondaires.
L’hypothèse est appelée à être confirmée ou infirmée en fin d’étude.

9. LA VARIABLE EN RECHERCHE

La variable se définit comme une caractéristique ou un élément caractéristique de la


population d’étude à laquelle on peut attribuer un ensemble de valeurs en termes de mesure
numérique ou catégorique.
On distingue ainsi plusieurs types de variables :

6
9.1. VARIABLE INDEPENDANTE

C’est un facteur qui a été choisi pour être manipulé par le chercheur et qui est
indépendant de l’action du sujet d’étude (ou individu).
Ex : administrer un produit auprès de la population d’étude pour tester son efficacité

9.2. VARIABLE DEPENDANTE

C’est un comportement mesurable observé chez le sujet d’étude et qui est influencé
par la variable indépendante.
Ex : température, diurèse, etc

9.3. LES VARIABLES QUANTITATIVES

Une variable est dite quantitative quand elle prend des valeurs numériques ou
mesurables. Une variable quantitative peut être continue ou discrète
- Une variable quantitative est dite continue lorsqu’elle peut supposer un
nombre infini de valeurs. Ex : la distance, l’âge, le poids, la taille, etc
- Une variable quantitative est dite discrète lorsqu’elle ne peut revêtir qu’un
nombre défini de valeurs réelles

9.4. LES VARIABLES QUALITATIVES OU VARIABLES CATEGORIQUES

Une variable est dite qualitative quand elle ne se prête pas à des valeurs numériques.
Ex : statut matrimonial, niveau d’étude, occupation socio-économique, etc.

La variable qualitative est soit nominative, soit ordinale :


 Une variable qualitative est dite nominale lorsqu’elle caractérise un nom ou
une catégorie. Ex : le sexe, l’espèce animale
 Une variable qualitative est dite ordinale lorsqu’elle est classée selon un
certain ordre dans un ensemble de variables

En statistique, la variable statistique désigne le caractère dont on étudie la présence ou


non sur chaque élément de la population
Selon la répartition de la population d’étude en fonction des variables, on distingue
quatre variétés de variables : les variables intra-individuelles, les variables interindividuelles,
les variables intergroupes et les variables contextuelles

9.5. LES VARIABLES INTRA-INDIVIDUELLES

Une variable intra-individuelle est une variable propre à chaque individu. Elle
caractérise de façon individuelle chaque individu.
Ex : la démarche, le port d’une calvitie, façon de réagir face à une situation

9.6. LES VARIABLES INTERINDIVIDUELLES

C’est une variable qui permet à l’individu de pouvoir être classé dans l’une des valeurs
possibles de la variable.
Ex : l’âge, le sexe, le statut matrimonial

7
9.7. LES VARIABLES INTERGROUPES

C’est la variable qui permet à l’individu de pouvoir appartenir à un groupe et non à un


autre, différenciant ainsi les groupes d’individus.
Ex : « être étudiant en Gérontologie » parmi les candidats dans une salle d’examen

9.8. LES VARIABLES CONTEXTUELLES

Ce sont des variables conçues par le chercheur en fonction des circonstances dans
lesquelles évolue l’étude.
Ex : Pour étudier la prise en charge infirmière des malades en Oncologie, je me
permets de « devenir collègue » auprès du personnel de ce service pendant un mois.

10. LE CADRE CONCEPTUEL

Le cadre conceptuel désigne le cadre dans lequel s’inscrit la réflexion. Il est de ce fait en
lien étroit avec la problématique de la recherche. Il s’agit de se référer à une théorie
scientifique en soins infirmiers en rapport avec le problème de recherche.

11. LE MEMOIRE ET LA THESE EN RECHERCHE

11.1. LE MEMOIRE

Un mémoire est un document académique réalisé dans le cadre d’un processus de


formation par un ou plusieurs personnes, sur un sujet proche du domaine d’étude de l’étudiant
et qui tient compte des principes de la démarche scientifique en recherche.

Il existe trois types de mémoire :

Le mémoire-compilation : c’est un document traitant un thème de recherche dont


l’objet est de faire une synthèse critique sur plusieurs écrits rassemblés sur un domaine donné.

Le mémoire-recherche : c’est un document dont le thème de recherche est original ou


peu exploré. Dans ce cas, la méthode empirique est l’approche de recherche la plus
appropriée. Le chercheur est appelé à descendre sur le terrain pour collecter les données.

Le mémoire-analyse : c’est un document de recherche élaboré à partir d’une


expérience concrète et débouchant généralement sur la formulation des recommandations
permettant de réorienter les actions

11.2. LA THESE

La thèse est un document portant sur les travaux de recherche dans un domaine
scientifique donné et caractérisé par le souci du chercheur de contribuer à l’avancement des
connaissances scientifiques dans ce domaine

II. LES TYPES DE RECHERCHE

La production des connaissances scientifiques s’effectue sous plusieurs approches ou


méthodes de recherche : ensemble des techniques et procédures utilisées pour identifier et
analyser les informations concernant un sujet de recherche spécifique.

8
Les types de recherche sont ainsi répartis en fonction des méthodes de recherche
utilisées
En général, les types de recherche sont classés en fonction de l’objectif poursuivi, du
niveau de profondeur avec lequel un phénomène est étudié, du type de données utilisées, du
temps nécessaire pour étudier le problème, etc.

1. EN FONCTION DU BUT POURSUIVI

Selon le but poursuivi et en fonction de l’objectif à atteindre, il existe principalement deux


types de recherche :
 la recherche fondamentale
 et la recherche appliquée ou opérationnelle.

1.1. LA RECHERCHE FONDAMENTALE

La recherche fondamentale est un type de recherche qui a pour objet de faire


progresser le savoir, indépendamment de toute retombée pratique. Son but est de produire des
connaissances sur les phénomènes qui nous entourent, soit pour simple curiosité en vue de
comprendre le monde qui nous entoure, soit pour une utilisation ultérieure éventuelle en cas
de nécessité

1.2. LA RECHERCHE APPLIQUEE (ou opérationnelle)

Appelée aussi Recherche opérationnelle, la recherche appliquée est un type de


recherche qui a pour objet de résoudre un problème urgent et bien défini. Elle a pour but
d’apporter des solutions à un ou des problèmes identifiés dans la communauté.
Ex : Besoins éducationnels des familles sur la prise en charge des personnes
âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer
En pratique, la recherche appliquée comporte deux types de recherche : la recherche
clinique et la recherche en sciences humaines et sociales

1.2.1. La recherche clinique


La recherche clinique désigne les études scientifiques réalisées sur la personne
humaine en vue de développer les connaissances biologiques ou médicales

1.2.2. La recherche en sciences humaines et sociales


Méthode d’investigation dont le but est d’acquérir les connaissances sur les différents
aspects de l’être humain sur le plan individuel et collectif.

2. EN FONCTION DU TYPE DE DONNEES UTILISEES

En fonction du type de données utilisées dans la recherche, on distingue deux types de


recherche : la recherche quantitative et la recherche qualitative

2.1. LA RECHERCHE QUALITATIVE

La recherche qualitative est un type de recherche qui consiste à observer les aspects
non matériels de la vie sociale tels que les attitudes, les comportements, les valeurs sociales,
etc.

9
C’est une recherche qui a pour objet d’étudier les phénomènes humains en vue de les
comprendre et de les expliquer. L’approche qualitative s’appuie sur le raisonnement inductif,
donc empirique, basée sur les observations et les expériences
Ex : Considération sociale de la personne âgée dans la communauté musulmane du
Nord Cameroun
La réalisation d’une recherche qualitative comporte plusieurs approches dont voici
quelques-unes :

2.1.1. L’étude de cas


L’étude de cas est une approche de recherche dont l’objet est de décrire un phénomène
dans sa réalité, en interaction avec l’environnement

2.1.2. La phénoménologie
C’est une approche de recherche dont le but est de donner du sens à certaines
expériences humaines à partir d’une analyse descriptive des phénomènes tels que vécus par
les individus.

2.1.3. L’ethnométhodologie
C’est une approche de recherche dont le but est de chercher à comprendre un système
de culture du point de vue ceux qui partagent cette culture dans une communauté. Elle
consiste à décrire une communauté en rapport avec un phénomène donné

2.2. LA RECHERCHE QUANTITATIVE

La recherche quantitative est un type de recherche à visée descriptive. Elle consiste à


enregistrer des données se présentant sous forme de faits ou de phénomènes en vue de leur
description systématique, ceci dans le but de rechercher et de découvrir des liens de cause à
effet qui les commandent, permettant ainsi d’établir des lois. L’instrument ou outil de travail
utilisé ici est le questionnaire ou le sondage
Ex : Etude des facteurs du vieillissement précoce en milieu conjugal

3. EN FONCTION DU NIVEAU D’APPROFONDISSEMENT DE L’ETUDE

Dans la recherche quantitative, le niveau de recherche choisi fait distinguer plusieurs


types de recherche parmi lesquelles : la recherche descriptive, transversale, comparative,
longitudinale, exploratoire, expérimentale

3.1. LA RECHERCHE DESCRIPTIVE

C’est une recherche qui a pour objet de répertorier et de décrire de façon systématique
les faits et les phénomènes étudiés ainsi que les éléments qui les composent, de les regrouper
et les classifier en vue de tenter de cerner les relations de cause à effet.

3.2. LA RECHERCHE EXPLORATOIRE

C’est une recherche qui a pour objet de rechercher des causes du problème de
recherche, des principes ou des lois afin d’expliquer ou de rendre compte des phénomènes à
l’étude. Elle est utilisée lorsque l'objectif d'étude est de faire une première approche d'un
problème inconnu ou qui n'a pas été suffisamment étudié. Cela permettra de décider si de
nouvelles investigations peuvent être menées plus en profondeur.

10
3.3. LA RECHERCHE EXPLICATIVE

C'est le type de recherche le plus courant, il est chargé d'établir des relations de cause à
effet qui permettent des généralisations pouvant être étendues à des réalités similaires. C'est
une étude très utile pour vérifier les théories.
Exemple : Recrudescence d’une épidémie de choléra en zone endémique.

3.4. LA RECHERCHE COMPARATIVE

La recherche comparative comporte deux types de recherche : la recherche transversale et la


recherche longitudinale

4. EN FONCTION DU DEGRE DE MANIPULATION DES VARIABLES

4.1. LA RECHERCHE EXPÉRIMENTALE

Il s'agit de concevoir ou de reproduire un phénomène dont les variables sont


manipulées dans des conditions contrôlées. Le phénomène à étudier est mesuré par des
groupes d'étude et de contrôle, et selon les directives de la méthode scientifique.
Par exemple : des études sur l'industrie pharmaceutique pour créer de nouveaux
médicaments.
C’est une méthode de recherche qui consiste à tester par des expérimentations répétées
la validation d’une hypothèse préexistante : dans la méthode expérimentale, l’on doit
introduire une variable indépendante dans la population d’étude (un produit, un traitement, un
facteur modificateur), laquelle permet de vérifier des liens de causes entre les variables

4.2. LA RECHERCHE NON EXPÉRIMENTALE

Contrairement à la recherche expérimentale, ici les variables ne sont pas contrôlées et


l'analyse du phénomène est basée sur l'observation dans son contexte naturel.
Par exemple : une étude des effets de l'utilisation de certains produits chimiques sur
un groupe de population donné peut être considérée comme une recherche non
expérimentale.

4.3. LA RECHERCHE QUASI EXPÉRIMENTALE

La recherche quasi expérimentale ne contrôle que certaines variables du phénomène à


étudier, elle n'est donc pas totalement expérimentale. Dans ce type de recherche, les groupes
d'étude et de contrôle ne peuvent pas être choisis au hasard, mais ils sont choisis parmi les
groupes ou populations existants.
Par exemple : un programme de prévention des accidents de voiture pour les
travailleurs du transport de charges lourdes.

5. EN FONCTION DU TYPE D’INFERENCE OU DE L’APPROCHE


UTILISEE

5.1. L’ENQUÊTE DÉDUCTIVE

La déduction est un mode de raisonnement qui consiste à appliquer un principe


général à un cas particulier. La démarche déductive est plus fondée sur la raison que sur les

11
cinq sens ou sur l’expérience. Ledit raisonnement vient de l’intuition qui est née des
connaissances antérieures du chercheur
En définitive, la démarche déductive est une approche de recherche qui consiste à
chercher à expliquer un ou des phénomènes particuliers à partir d’un raisonnement basé sur
un énoncé général d’ordre scientifique
Dans ce type de recherche, la réalité est expliquée à partir des lois générales qui
pointent vers des conclusions particulières. Les conclusions devraient faire partie des
prémisses du problème, par conséquent, si les prémisses sont correctes et la démarche
déductive est appliquée correctement, la conclusion sera également correcte.
Par exemple 1 : Prémisse générale : Tous les chiens ont quatre pattes.
Prémisse mineure : Minou est un chien.
Conclusion : donc Minou a 4 pattes donc c'est un chien.
Exemple 2 : Selon Virginia Henderson, « Toute personne aspire à l’indépendance ».
Démontrer que la personne âgée aspire à l’indépendance

5.2. LA RECHERCHE INDUCTIVE

L’induction est un mode de raisonnement qui va du particulier au général. La


démarche inductive consiste à généraliser les résultats d’une étude à partir des observations ou
des investigations faites sur des cas particuliers, à induire des énoncés généraux à partir
d’expériences particulières, rigoureuses et systématiques. C’est une démarche scientifique
basée sur l’observation, où le chercheur fait appel à ses cinq sens.
Ce type de recherche, la connaissance est générée à partir du particulier pour arriver à
une généralisation. Elle est basée sur la collecte de données spécifiques afin de créer de
nouvelles théories.
En définitive, la démarche inductive est une approche de recherche qui consiste à
chercher à comprendre ou à expliquer un énoncé général à partir des observations et/ou des
expériences faites sur des cas particuliers
Exemple 1 : Conséquences de la marginalisation des personnes âgées en milieu
familial
Exemple 2 :
Prémisse 1 : Mariétou marche à quatre pattes et est un chien.
Prémisse 2 : Minou marche à quatre pattes et est un chien.
Prémisse 3 : le chien de berger marche à quatre pattes et est un chien.
Conclusion : tous les chiens marchent à quatre pattes.

5.3. L’ENQUÊTE HYPOTHÉTICO-DÉDUCTIVE

C'est une enquête basée sur l'observation de la réalité pour générer une hypothèse qui
sera suivi d'une déduction pour tirer une conclusion permettant de vérifier ou d'exclure
l'hypothèse par l'expérience.
Elle découle de la méthode expérimentale. Elle comporte quatre étapes essentielles :
 Formuler une question de recherche sur un phénomène donné
 Formuler un ou des énoncés généraux sur le thème à partir des connaissances
empiriques dont on dispose sur le thème
 Poser une ou des hypothèses correspondantes
 Procéder à des tests empiriques visant à confirmer ou à infirmer la ou les
hypothèses

Exemple : Dans le dossier infirmier d’un malade, l’on a noté une fréquence
mictionnelle de 15 mictions dans la nuit. J’en déduis qu’il s’agit d’une insuffisance
12
urinaire par instabilité vésicale. Je mets en place une fiche de surveillance pour
diurèse, fréquence mictionnelle, et temps écoulé entre besoin d’uriner et miction

5.4. L’APPROCHE HYPOTHETICO-INDUCTIVE

La démarche hypothético-inductive est une approche de recherche dans laquelle, à


partir des observations de cas particuliers d’un phénomène donné, le chercheur pose une
question de recherche, pose une ou plusieurs hypothèses, et tente de généraliser le phénomène
concerné
Ex : Etude des facteurs de risque cardiovasculaire dans une population âgée à
28% d’incidence des personnes hypertendues

6. EN FONCTION DU TEMPS DANS LEQUEL LA RECHERCHE EST


EFFECTUEE

6.1. ENQUÊTE LONGITUDINALE

Il s'agit de suivre un événement, individuel ou collectif pendant une période clairement


définie. L'objectif est de pouvoir observer l'évolution des variables analysées.
Par exemple : une étude consacrée à l'analyse des changements dans une population
indigène spécifique sur 10 ans.
Appelée également « Etude prospective ou de cohorte », c’est une recherche qui se
déroule dans le temps, au cours duquel le chercheur effectue des observations sur les faits
et/ou les phénomènes étudiés par rapport à l’effet d’un stimulus
Exemple : Etude des réactions des personnes âgées placées loin de leur milieu
familial

6.2. RECHERCHE TRANSVERSALE

Elle est appliquée pour observer les changements intervenus dans les phénomènes,
individus ou groupes à un moment précis.
Par exemple : une enquête sur les changements émotionnels subis par un groupe
d'adolescents de 16 ans dans une école publique donnée, alors qu'ils se préparent pour le
collège.
C’est une méthode de travail qui a pour objet de mettre en parallèle les événements,
les faits, pour les comparer et les évaluer respectivement, comparaison pouvant porter sur les
résultats ou sur les processus

6.3. RECHERCHE RETROSPECTIVE

Connue également sous le nom d’« Etude historique », la recherche rétrospective est
basée sur la documentation. Le chercheur s’appuie sur les dossiers, sur les archives ou même
des récits historiques par des personnes témoin pour étudier un fait ou un phénomène passé.

III. PROBLEMATIQUE EN RECHERCHE

La problématique est un texte qui présente le problème d’étude ou problème de


recherche.

13
1. QU’EST-CE QU’UN PROBLEME DE RECHERCHE ?

On entend par problème de recherche une situation pour laquelle il n’existe


actuellement aucune réponse ou solution valable ou pleinement satisfaisante, et dont le but de
la recherche consiste à trouver une réponse ou une solution.
C’est un problème pour lequel il existe une faille ou une lacune dans nos
connaissances actuelles et dont il est nécessaire et même impératif de trouver une solution.

2. QU’EST-CE QU’UNE PROBLEMATIQUE ?

En recherche, la problématique se définit comme une sorte d’état des lieux par rapport
à un problème de recherche, permettant au chercheur de prouver que son sujet est pertinent
pour mériter de faire l’objet d’un travail de recherche.
Afin de mieux expliquer le problème de recherche, la problématique doit être
présentée en forme d’entonnoir : niveau mondial, continental, sous-régional, national,
régional, départemental, local. Pour cela, le chapitre de la problématique doit comporter les
articulations suivantes :
 La clarification du problème de recherche
 La formulation de la question ou des questions de recherche (une question principale
et des questions subsidiaires si nécessaires)
 La formulation d’une hypothèse (une hypothèse principale et des hypothèses
subsidiaires si nécessaires)
 La formulation des objectifs (un objectif général et des objectifs spécifiques)

NB : L’objectif général est en lien avec la question de recherche générale et avec l’hypothèse
principale : autant de questions subsidiaires, autant d’hypothèses opérationnelles, autant
d’objectifs spécifiques.

3. REDACTION DE LA PROBLEMATIQUE DE RECHERCHE

Dans un travail de recherche, la problématique est la première section importante à


rédiger. Présentée sous forme d’énoncé du problème de recherche, elle consiste en la
description de la situation de fond relative au sujet choisi pour l’étude. Elle est importante
pour plusieurs raisons :
 Elle est la base de travail essentielle pour le développement d’un projet de recherche.
 Elle permet au chercheur de mieux définir son sujet
 Elle permet au chercheur de décrire de façon systématique son problème de recherche
en termes d’importance et de priorité dans le pays et dans le contexte local, soulignant
ainsi pourquoi la recherche proposée devrait être entreprise.
 Elle facilite la présentation du projet aux autorités et aux organismes donateurs

4. LA STRUCTURE LOGIQUE DE LA PROBLEMATIQUE

C’est un texte qui permet de présenter le problème de recherche. Rédigée selon le


principe de l’entonnoir, on doit y distinguer trois parties principales : l’introduction ou la mise
en situation, le développement et la conclusion. (Ces parties ne doivent pas s’individualiser
dans le texte par les sous-titres)

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4.1. L’introduction ou mise en situation

L’introduction permet d’amener le sujet d’une manière générale en disant en quoi


consiste le problème de recherche. Elle doit situer le problème de recherche dans le contexte
actuel de la recherche en vue de ressortir l’intérêt de l’auteur pour le thème de recherche
choisi, sans pour autant entrer dans les détails : c’est l’énoncé du problème.

4.2. Le développement

Il se divise en plusieurs parties : l’état de la question ou contexte du problème, la


formulation du problème de recherche, la question de recherche, l’hypothèse de recherche, les
objectifs de recherche, l’intérêt de l’étude

a) Le contexte du problème

Le contexte du problème ou état de la question désigne la description de ce que l’on


sait du problème de recherche : c’est la clarification du problème de recherche. Il consiste à
décrire le phénomène à étudier :
Définition sommaire du concept, des variables
S’appuyer sur des faits ou des résultats provenant d’autres recherches scientifiques
Le dernier paragraphe doit servir de transition entre « ce que l’on sait » et « ce l’on veut
savoir ».

b) La formulation du problème de recherche

La formulation du problème de recherche (ce que l’on ne sait pas et que l’on cherche
à savoir) contient habituellement deux éléments :
 Relever une faille ou une lacune (ce que l’on ne sait pas) dans les
connaissances actuelles, laquelle lacune doit être logiquement liée aux
connaissances (à ce que l’on sait). La faille est une lacune dans les
connaissances. C’est quelque chose que l’on ignore, mais qui mérite d’être su
ou connu
 Montrer en quoi il est pertinent de résoudre le problème de recherche choisi

NB : Un problème est une faille ou une lacune dans nos connaissances. En science, un
problème peut être vrai ou faux. Un vrai problème de recherche comporte trois principales
caractéristiques :
- Il n’existe actuellement aucune solution permettant de résoudre le problème de
manière satisfaisante
- Le problème doit être pertinent : il existe des raisons valables provenant des théories
ou des faits qui permettent au chercheur de croire à l’existence d’une cause dont
l’élimination va permettre la résolution du problème
- Le problème est de nature scientifique, et par conséquent il est possible qu’il puisse
être résolu grâce à des méthodes scientifiques

c) La formulation de la question de recherche

La question de recherche consiste à transformer le problème de recherche en question


de manière à préciser ce que l’on veut savoir.

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La question de recherche et le problème de recherche ont la même signification, mais
de forme différente : le rôle du problème de recherche est de mettre en évidence une faille ou
une lacune dans les connaissances du chercheur, tandis que la question de recherche a pour
but de traduire cette faille ou cette lacune en une interrogation claire et précise.
La question de recherche est donc la traduction du problème de recherche en question.

d) La formulation de l’hypothèse de recherche

Une hypothèse est une affirmation qui répond provisoirement à la question de


recherche et qui est en attente d’être vérifiée par une recherche empirique. L’hypothèse doit
être logiquement déduite de la problématique.
Pour formuler une hypothèse, le chercheur doit s’appuyer sur :
 Une recherche empirique qui supporte son affirmation (c’est-à-dire sur des
faits scientifiques)
 Ou sur une théorie scientifique qui va dans le sens de son hypothèse.
En définitive, pour rédiger une problématique, les principes suivants doivent être
respectés :
- Etre clair et explicite dans la définition des principaux concepts qui sous-tendent votre
problème de recherche en vue de permettre la compréhension de votre thème
- Expliquer votre problème en se basant sur des sources tirées des études scientifiques
antérieures
- Paraphraser les citations utilisées dans le but de reformuler les idées d’un auteur mais
sans en trahir le sens et sans y mettre votre état d’âme

e) La formulation des objectifs de recherche

Les objectifs de recherche indiquent pourquoi on veut entreprendre une étude et ce


qu’on pense pouvoir accomplir en la réalisant. Ils indiquent l’intention de l’étude. Ils
découlent d’une idée principale qui est issue d’un besoin (problème de recherche) et affinée
dans des question spécifiques (questions de recherche)
Pour élaborer un objectif de recherche, il faut commencer à définir votre vision sur le
problème de recherche, puis préciser vos ambitions. A partir de cette ambition, l’on formule
alors :
- Un objectif général : ce que l’on voudrait accomplir ou obtenir en réalisant l’étude. Il
résume le résultat final qu’une enquête est censée atteindre
- Et des objectifs spécifiques dont l’atteinte permettra à atteindre l’objectif général. Ils
sont orientés vers les aspects plus concrets du sujet d’étude, et dérivent de l’objectif
général
L’objectif de recherche, de ce fait, doit être pertinent, spécifique et réalisable.

IV. LE PROTOCOLE DE RECHERCHE

1. DEFINITION

Le protocole de recherche est un document-projet rédigé par le chercheur où il décrit


les différentes phases d’une étude de recherche ainsi que les règles à observer dans les
relations entre le chercheur, les pouvoirs publics et la population concernée par l’étude.

2. LES COMPOSANTES DU PROTOCOLE DE RECHERCHE

Un protocole de recherche complet doit contenir les onze parties suivantes :

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2.1. LE TITRE
C’est l’énoncé du titre de l’étude. Il ne doit pas être trop long. Il doit contenir les
quatre items suivants (connus sous le sigle OTLP) :
 L’Objet de recherche : qu’est-ce qu’on cherche ?
 Le Temps de recherche : quand ou dans quel période la recherche a lieu ?
 Le Lieu de recherche : où est-ce que la recherche a lieu ?
 La Personne ou sujet d’étude : sur qui ou sur quoi la recherche a lieu

Exemple : Incidence épidémiologique des personnes séropositives dans le


Département du Wouri en 2021
o Objet : Incidence épidémiologique
o Personne : Personnes séropositives
o Lieu : Département du Wouri
o Temps : 2021

2.2. INTRODUCTION
L’introduction du protocole de recherche annonce l’objet de la recherche, décrit l’état
des lieux antérieur, présente la situation actuelle et expose les manques, présentant ainsi
l’intérêt de la recherche

2.3. PROBLEMATIQUE
C’est l’énoncé du problème au cours duquel l’auteur décrit le contexte actuel, montre
l’ampleur et la gravité du problème et ses conséquences en vue de justifier l’intérêt de l’étude.

2.4. HYPOTHESE DE TRAVAIL


C’est la déclaration provisoire et anticipée à l’affirmative des résultats de l’étude,
affirmation basée sur l’observation de l’existant et sur l’expérience personnelle de l’auteur.

2.5. OBJECTIFS DE L’ETUDE


Les objectifs de recherche découlent des hypothèses émises. On distinguera ainsi :
 un objectif général rédigé en termes génériques : il découle directement de
l’hypothèse principale
 et des objectifs spécifiques, découlant des hypothèses secondaires, sont écrits
avec une précision maximale, énoncés à l’aide des verbes d’action.

2.6. GENERALITES
C’est la mise au point complète des connaissances acquises sur le sujet d’étude. C’est
une revue abondante de la littérature capable de permettre à l’auteur de pouvoir sélectionner
les travaux qui lui serviront de références dans son futur article original.

2.7. METHODE DE L’ETUDE


C’est l’étape cruciale de rédaction du protocole de recherche. La méthode de l’étude
doit être clairement expliquée. Elle comporte huit parties qui doivent être reproduites par le
chercheur :
o Le cadre de l’étude
o Le type de l’étude
o La période de l’étude
o La population de l’étude
- Les critères d’inclusion
- Les critères d’exclusion

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- La méthode d’échantillonnage
o Les techniques et outils de collecte
o Les considérations éthiques et administratives
o Le plan d’analyse des résultats
o Les difficultés possibles à rencontrer

2.8. CALENDRIER DE L’ETUDE


C’est le chronogramme des activités à mener en précisant l’ordre des priorités, le type
d’activité, la période de réalisation, le responsable de l’activité et les moyens de vérification et
d’évaluation

2.9. BUDGET DE L’ETUDE


C’est le coût estimatif et probable en ressources financières qui pourraient être
mobilisables par l’opération de recherche

2.10. BIBLIOGRAPHIE
C’est la mention de la liste des articles scientifiques et autres documents exploités
ayant permis à l’auteur de rédiger l’introduction, la problématique et les généralités. C’est la
dernière partie du corps du texte du protocole de recherche.

2.11. CONFLIT D’INTERET


C’est la mention d’éventuelles personnes ou institutions intéressées au sujet d’étude.

En pratique, le protocole de recherche est restructuré comme suit :


 Les 6 premières composantes du protocole seront sous-entendues dans le
chapitre « Introduction » du futur article original.
 Les composantes 7, 8 et 9 seront fondues dans le chapitre « Matériels et
méthode »,
 Et la 10ème composante apparaitra dans le chapitre « Discussion ».

La structuration ainsi conçue est connue sous le nom de structuration type IMRAD
(Introduction-Matériel et méthode-Résultat-AND-Discussion).

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