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Cours Dessin & Croquis IBTP 2023 - 1

Le document présente un cours sur le dessin et le croquis, essentiel pour la communication technique dans les secteurs industriels. Il aborde des sujets tels que la normalisation, la classification des dessins, et les méthodes d'exécution, tout en fournissant des exercices pratiques pour développer les compétences des étudiants. Les chapitres détaillent également les différents types de dessins, leurs fonctions, et les outils nécessaires pour leur réalisation.

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Cours Dessin & Croquis IBTP 2023 - 1

Le document présente un cours sur le dessin et le croquis, essentiel pour la communication technique dans les secteurs industriels. Il aborde des sujets tels que la normalisation, la classification des dessins, et les méthodes d'exécution, tout en fournissant des exercices pratiques pour développer les compétences des étudiants. Les chapitres détaillent également les différents types de dessins, leurs fonctions, et les outils nécessaires pour leur réalisation.

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REPUBLIQUE

DEMOCRATIQUE DU CONGO
INSTITUT DU BATIMENT ET DES TRAVAUX
PUBLICS DE KISANGANI

Notes de cours de :
DESSIN & CROQUIS

Assuré par :
Assistant Ir. Blaise AMALI BOLUKAOTO
En collaboration avec
Assistant Ir. Augustin MUNANGA BAMUE
Assistant Ir. Reagen IMBENA
Assistant Ir. ATAYO Floris 1
Table des matières
INTRODUCTION .......................................................................................................................................................... 3
Chapitre 1. Normalisation ............................................................................................................................................ 5
Chapitre 2. Classification des dessins ......................................................................................................................... 6
1. Définition ........................................................................................................................................................................................................... 6
2. Natures du dessin ............................................................................................................................................................................................. 6
3. Formes du dessin .............................................................................................................................................................................................. 6
4. Fonctions d’un dessin....................................................................................................................................................................................... 7
Chapitre 3. Présentation des dessins ........................................................................................................................... 9
1. Formats .............................................................................................................................................................................................................. 9
2. Cadre .................................................................................................................................................................................................................. 9
Exemple des traits ........................................................................................................................................................ 13
Chapitre 4. Méthode d'exécution d'un dessin .......................................................................................................... 14
Chapitre 5. Représentation des solides ..................................................................................................................... 44
1. Méthode du premier dièdre .......................................................................................................................................................................... 44
2. Méthode du troisième dièdre ........................................................................................................................................................................ 47
3. Exercices........................................................................................................................................................................................................... 47
Chapitre . Cotation des formes .................................................................................................................................. 49
1. Généralités ....................................................................................................................................................................................................... 49
2. Eléments de la cotation .................................................................................................................................................................................. 49
3. Groupement des cotes .................................................................................................................................................................................... 51
TP Dessin Technique ................................................................................................................................................... 52
Références ..................................................................................................................................................................... 57

2
Introduction
Le dessin & croquis est le langage de la communication technique entre les
différents intervenants des secteurs industriels.
Il permet de représenter graphiquement ou schématiquement un objet.
C’est aussi une représentation descriptive faites en deux dimensions à l’échelle du plan, de la
coupe et de l’élévation, surtout exécutés en dessin linéaire, à l’aide d’appareils de traçage (tés,
règles, tire-lignes, équerres, compas, etc.

1. OBJECTIF DU COURS

L’enseignement des cours de dessin et croquis a pour but de développer chez


l’étudiant la perspective, l’imagination, le sens esthétique et la sensibilité aux prospections
optiques et de lui faire maitriser les moyens et habilité d’expression sous forme du dessin à main
levée.
La méthode de l’enseignement consiste en une série d’exercices de difficultés
progressives accompagnées par des observations, explications et conseils des professeurs et
assistants.
Les modules ci-dessous expliquent comment réaliser le plan d’un bâtiment et comment
l’interpréter.
Bien que le but des présents modules ne soit pas de faire de l’installateur un dessinateur
accompli, il n’en reste pas moins qu’un homme de métier compétent doit pouvoir exécuter dans
la pratique un dessin technique.
Le premier module aborde les notions générales et les symboles qui permettront à
chacun de dessiner et de lire le plan d’un bâtiment de la même façon.
Le deuxième module est plus pratique et met en évidence les notions d’isométrie et de lecture de
plan. Il aborde également la façon de dessiner rapidement une esquisse et les possibilités
offertes par les programmes informatiques actuels.

Croquis
Définition : Croquis est un dessin à main levée, sans échelle ni précision rigoureuse, présentant
l’aspect général d’une façade, d’une perspective, d’un détail d’exécution.

3
Figure 1 : Dessin en main levée d’un immeuble

4
Chapitre 1. Normalisation
La normalisation dite aussi standardisation peut être universelle, régionale ou
locale. Utilisée dans tous les domaines de production économique, la normalisation est
étudiée, diffusée et appliquée par les organismes spécialisés présents dans tous les pays.
Parmi les organisations de normalisation les plus connues, dont on utilise et adapte leurs
normes sont :
2.1. ISO
Il s’agit de l’institut qui regroupe les institutions de International
normalisation du monde entier : ISO (International Organization for
Organization for Standardization). Standardization

Il est accessible directement sur internet via le serveur


ISO : [Link]
2.2. CEN
Les normes européennes sont regroupées au sein du CEN, le Comité
Européen de Normalisation.

Voyez également : [Link]

2.3. IBN

Certains pays ainsi que les pays limitrophes possèdent également


chacun leur propre institut.
Belgique NBN Norme Belge - Belgische Norm
Pays-Bas NEN Nederlandse Norm
Allemagne DIN Deutsche Industrie Norm
France NF Norme France
Grande-Bretagne BS British Standard
2.4. CSTC

Le CSTC (Centre Scientifi que et Technique de la Construction) a édité


un rapport (CSTC Rapport n° 3 - 1998) qui regroupe les symboles
graphiques issus des directives et des conventions. Vous trouverez
davantage d’informations sur son site [Link] (Voir
également le chapitre I.10 – page 37.)

 L’International System Organization (ISO) qui est l’organisation mondiale de


normalisation. Elle est universelle puisque tous les pays y participent.
 L’Association Française de Normalisation (AFNOR) ; l’Institut Allemand de
Normalisation (DIN).
Il est à noter que tout ce que nous allons voir par la suite n’est autre que la manière
de représenter les dessins sous forme normalisée. Ceci permettra évidemment de lire les
dessins et au cas où l’on dessine, notre dessin devra être lu par autrui et comporter les
renseignements voulus.
5
Chapitre 2. Classification des dessins
1. Définition
Le dessin technique est l’art de représenter graphiquement des volumes ou objets
sur des surfaces planes au moyens de tracés formés uniquement de lignes droites, courbes
ou brisées et continues ou interrompues. Le dessin technique est appelé aussi dessin
industriel parce qu’il est utilisé dans toutes les industries.
On classe un dessin selon sa nature, sa forme ou sa fonction.
2. Natures du dessin
Selon la nature du dessin, il existe les principaux groupes de dessins suivants
2.1. Dessin géométrique
C’est un dessin qui reproduit les proportions géométriques d’un objet.
2.2. Dessin industriel
C’est un dessin exécuté selon les règles géométriques de la projection orthogonale.
2.3. Dessin à main levée
C’est un dessin effectué librement et sans soucis d’exactitude rigoureuse.
2.4. Le dessin symbolique
C’est un dessin qu’on appelle schéma. Il ne comporte pas de formes propres mais
exprime par des signes symboliques le fonctionnement des mécanismes de machines.
3. Formes du dessin
Du point de vue de la précision de la représentation, il existe plusieurs formes.
3.1. Croquis
C’est un dessin exécuté à main levée sans tenir compte de l’exactitude.
3.2. Croquis coté
C’est un croquis sur lequel sont portées les dimensions.
3.3. Esquisse
C’est un dessin primaire exécuté en traits fins pour permettre d‘éventuelles
rectifications ou modifications. Il est exécuté à l’aide d’instruments de traçage et de mesure
à une échelle déterminée.
3.4. Dessin
C’est une représentation graphique entièrement réalisée à l’aide des instruments de
traçage et de mesure. Il représente l’étape finale d’une esquisse ou sa mise au net. Il doit
être exécuté à une échelle précise.
3.5. Schéma
C’est une représentation très simplifiée et symbolisée des formes. Exécutée avec ou
sans échelle, il représente des fonctions ou des liaisons d’organes de machines et
installations.
3.6. Epure
C’est un tracé à caractère géométrique dont le but est d’être très précis pour la
résolution graphique telle que la recherche de position ou de vraie grandeur.

6
3.7. Graphique
C’est un diagramme ou abaque exprimant les relations et fonctions entre deux ou
plusieurs grandeurs par des courbes.
4. Fonctions d’un dessin
Une étude de réalisation vient en général compléter les deux fonctions fondamentales :
• Exécution du dessin ou écriture
• Expression du dessin ou lecture
A cet effet on classe les dessins du point de vue des périodes successives d’une
réalisation technologique.

4.1. Dessin d’avant-projet


A partir d’une idée donnée et parmi les solutions proposées ou préconisées, le dessin
d’avant-projet concrétise l’une d’elle dans ses grandes lignes. Il traduit l’étude primaire en
précisant les détails ou choix opérés.
Le dessin d’avant-projet fait apparaître les différentes phases importantes au projet
telles que le fonctionnement ou mouvement, les formes des pièces constitutives
principales et les encombrements.
4.2. Dessin de projet
C’est un dessin qui représente les détails des solutions retenues avec l’exactitude et
la précision les plus grandes possibles. Il se base sur les dessins d’avant-projet.
Il renseigne sur les matières employées, les jeux, tolérances, dimensions essentielles
et toutes autres caractéristiques techniques utiles.
4.3. Dessin de définition
Il définit complètement et sans ambiguïté les exigences auxquelles le produit doit
satisfaire dans l’état de finition qui est demandé et concerne généralement une seule entité.
Il doit comporter le maximum de précisions à savoir les caractéristiques mécaniques ou
physico-chimiques des matériaux, les limites de résistance, la cotation fonctionnelle et
toutes autres caractéristiques nécessaire à la réalisation de cette pièce.
C’est un document qui établit la relation entre les personnes qui donnent les ordres
et celles qui les exécutent et fait foi dans ces relations.
4.4. Dessin d’ensemble
Il représente l’ensemble des pièces constitutives assemblées d’après les dessins de
définition.
4.5. Dessin de fabrication
Il représente un assemblage de pièces ou semi-produits et précise les
renseignements ou détails utiles à la fabrication ou à la transformation comme par
exemple les côtes usinées et les tolérances.

7
4.6. Dessin d’opération
C’est un dessin de fabrication sur lequel sont indiquées les côtes à obtenir lors d’une
opération d’usinage ou d’assemblage ainsi que les surfaces de serrage et d’appui. Il peut
contenir la gamme d’usinage avec les régimes de coupes et les procédures arrêtées.
4.7. Dessin de vérification
C’est un dessin qui indique avec précision les méthodes de vérification à employer
dans le cas d’état de surface, masse, tolérances, ajustements, dimensions ou autres
spécifications.

8
Chapitre 3. Présentation des dessins
1. Formats
Afin de faciliter la manipulation, la consultation et surtout le classement de milliers
de dessins d'une petite usine on utilise des formats normalisés. Tous les formats dérivent
du format de base désigné par A0 de surface 1m2 et de dimensions 1189 x 841. Par
subdivision successive par moitié parallèlement au petit côté (largeur), on obtient les cinq
autres formats géométriquement. Par ce procédé on obtient tous les formats suivants :

Le rapport entre les 2 dimensions d’une feuille est de l’ordre de 2

2. Cadre
La surface d'exécution du dessin est délimitée par un cadre dessiné en trait continu
fort à l'intérieur du format. La marge entre le cadre et le bord du format est au minimum de
5 mm pour les formats A4 et 10 mm pour les formats A3, A2, A1 et A0.

9
3. Cartouche d'inscription
C'est une partie du format délimitée par un cadre rectangulaire destinée à recevoir
les divers renseignements concernant le dessin. Le cartouche doit comporter toutes les
indications nécessaires à l'identification et à l'exploitation du dessin (titre, nom de
l'entreprise, échelle, N° de dessin, date, nom du dessinateur etc.…).
Le cartouche est disposé toujours en bas et à droite du format, de telle façon
qu'après le pliage de la feuille il apparaisse en bas et à droite du format A4. Il possède une
longueur maximale de 190 mm, sa largeur est variable selon le modèle de cartouche et ne
doit pas excéder 277 mm. La Figure 4 -3 représente un modèle de cartouche.
Le cartouche se divise en deux zones :
• La zone d'exploitation qui se trouve à l'extérieur du cadre du cartouche.
Cette zone facultative peut être représentée par un tableau donnant les mises
à jour des modifications, le nom de la firme qui a élaborée les plans ou elle
peut également comporter des renseignements techniques.
• La zone d'identification qui comporte :
• Le format et le numéro du dessin
• Le donneur d'ordre ou son sigle et sa raison sociale
• Le titre de l'objet ou de la pièce représentée
• L'échelle
• Le symbole de la méthode de projection (E ou A)
• La date d'exécution du dessin
• Les indices de mise à jour, lorsque le dessin subit des modifications (indices
de révision)

10
Modèle du cartouche d’inscription

INSTITUT DU BATIMENT ET DES TRAVAUX PUBLICS DE KISANGANI

Ech. 1 : 100 Dessin & Croquis


Format normalisé
Ass. Ir. MUNANGA

06 – 04 – 2023 KALAMBAY Préparatoire


TSHIMANGA Mike

11
Chapitre 4. Nature des traits et leurs utilisations

;:;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;::::::::

12
Exemple des traits

13
Chapitre 5. Méthode d'exécution d'un dessin
La marche à suivre comme présenté ci-dessous vous permettra de dessiner avec
précision, efficacité et rapidité.
Avant d'aborder le travail de dessin proprement dit, il convient de bien lire le sujet
plusieurs fois et savoir de quoi il s'agit.
Etudier la mise en page sur une feuille de brouillon, connaissant les dimensions
principales d'encombrement (largeur, longueur et hauteur de l'objet), il est nécessaire de
calculer les cotes A et B appelées cotes de mise en page afin que les 3 vues soient bien
espacées. Prenons l'exemple avec un format A4.

14
Chapitre 6. Matériel et instruments de dessin
Le meilleur conseil que l'on puisse donner pour le choix des instruments et du
matériel qui serviront au dessinateur industriel est d'obtenir ce qu'on peut trouver de mieux.
Des instruments de qualité inférieure ne peuvent produire un travail de bonne apparence et qui
offrira ce cachet, ce je-ne-sais-quoi de professionnel qui émane d'un dessin réalisé selon toutes
les données de l'art.
Énumération des instruments et du matériel
Nous donnons ici une liste à peu près complète du matériel nécessaire au dessinateur technique.
Quelques commentaires suivront sur chacun :
Instruments de dessin comprenant, entre autres :
Compas de 6" dont la branche formant pivot est munie d'une pointe d'aiguille et l'autre branche
pourvue de crayon, tire-lignes et tige d’allongement ;
Pointe-sèche de 6" ;
Trois compas à balustre ;
Des mines de plomb types B ou HB ;
Une planche à dessin ;
Un Té ;
Des équerres triangulaires (T-squares) de 45° et 30-60° ;
Une règle d'ingénieur de 12" avec divisions proportionnées en pieds et en pouces (3 plates et 1
Des crayons à dessin de types 6H, 2H et F ;
Une gomme à effacer ;
Un porte-plume, des plumes à lettrage et un essuie-plume ;
Des pistolets (French curves) ;
Du papier à dessin ;
Du papier à décalque ;
Une gomme ou caoutchouc à nettoyer ;
Un linge à épousseter ;
Un rapporteur d'angles (protractor) ;
Une règle de 24" ou 48" ;
Un canif soigneusement affûté pour tailler les crayons.
La planche à dessin
15
La planche ou table à dessin (drawing board ou table) sert à procurer une surface
unie et douce sur laquelle repose le papier pendant qu'on y trace le dessin. Elle a également
pour fonction d'assurer un guide parfaitement d'équerre pour le Té. Notre fig. 2 fait voir une
planche à dessin typique, munie d'un Té à dessiner et sur laquelle le papier se trouve
correctement disposé.

Fig. 2 : Planche à dessin, Té à dessiner, équerre (triangle) et feuille de papier correctement assujettie par
ses angles avec du ruban gommé.

Le papier et la toile à dessin

On peut se procurer le papier à dessin (drawing paper) dans tout un assortiment de


qualités, en feuilles ou en rouleaux, dans les teintes blanche, crème ou chamois.
Pour le dessin au crayon, on choisira de préférence un papier possédant un léger
grain et sur lequel il est possible d'effacer sans laisser de traces. On se sert par ailleurs d'un
papier mince, fort et translucide, devenant transparent au contact d'une surface, pour calquer au
crayon ou à l'encre. Le papier dit végétal (tracing paper) sert également à la préparation des
dessins originaux au crayon. Quant aux tracés à l'encre, ils sont habituellement exécutés sur une
fine toile spécialement traitée en vue de lui donner une surface très douce ainsi que la
transparence. Le côté mat de la toile est celui qui doit servir au dessin et, préalablement à

16
l'encrage des lignes, on doit en saupoudrer la surface de gypse pulvérisé ou de craie, puis
essuyer ensuite cette poussière à l'aide d'un linge sec. Après chaque effaçage, la toile doit être de
nouveau saupoudrée de gypse ou de craie.
L'un des bords du papier doit être placé près de l'extrémité gauche de la planche ou
de la table en ayant soin d'aligner le sommet de la feuille à l'aide du Té pendant que la tête de ce
dernier est soigneusement appuyée contre le bord gauche de la planche. On assujettit alors les
coins de la feuille en se servant soit de punaises (thumbtacks) soit de ruban cellulosique (scotch
tape) — ce dernier étant de plus en plus préféré aux premières.

Fig. 3. Comment obtenir une pointe de crayon parfaitement conique sur un morceau de papier d'émeri.

LES CRAYONS
Les crayons à dessin s'identifient, de ce côté-ci de l'Atlantique (en Amérique), au
moyen de chiffres et de lettres. La mine la plus tendre est désignée sous l'appellation 6B, puis
viennent les 5B, 4B, 3B, 2B, B et HB (moyennement tendres), F et H (moyennement dures), enfin
les 2H, 3H, 4H, 5H, 6H, 7H, 8H et 9H (extrêmement dures). Les dessinateurs préfèrent
d'habitude les 4H et 6H pour tracer des lignes, tandis que les F, H et 2H servent plutôt pour les
croquis et le lettrage.

Fig. 4. Taille de la mine en forme de tranche pour assurer une largeur uniforme aux traits de crayon.
17
A l'aide d'un canif ou d'un taille-crayons (pencil sharpener) on amincit la pointe de la
mine de manière que celle-ci soit découverte sur une longueur de 1/4 à 3/8 de pouce. On
obtient une pointe parfaitement conique et fine en l'affûtant par un mouvement tournant et de
va-et-vient sur une feuille de papier d'émeri ou de verre (sand paper). (Fig. 3).
Pour le traçage des lignes droites, d'aucuns préfèrent une pointe taillée en forme de tranche (fig.
4) qui n'a pas besoin d'être affûtée aussi fréquemment qu'une pointe conique.

Fig. 5. Tenue du crayon pour tracer des droites à la règle.


Lorsqu'il s'agit de tracer une ligne au crayon, celui-ci doit être tenu dans une position
presque verticale, (fig. 5) c'est-à-dire avec une pente légèrement contraire à la pente normale (fig.
6) et en l'inclinant dans la direction de la ligne à tracer. Si la pointe du crayon est conique, on
obtiendra un trait plus uniforme en imprimant un léger mouvement de rotation au crayon.

18
Fig. 6. Position du crayon par rapport à la règle pour le tracé des lignes droites.
Les gommes à effacer
Les gommes à effacer (erasers) que nous appelons de façon plus concise effaces (f),
doivent être d'un caoutchouc souple et tendre pour le crayon, tandis que, pour effacer l'encre, on
préfère un caoutchouc assez ferme. Le nettoyage du dessin fini s'effectue à l'aide d'une gomme
tendre.
On obtient un effaçage satisfaisant en frottant doucement et de gauche à droite seulement, le
papier étant bien assujetti entre le pouce et le majeur. Chaque fois que la chose sera praticable,
on se servira d'un pochoir (erasing shield) (fig. 7) afin de protéger les parties du dessin qui ne
doivent pas être atteintes par la gomme.

19
Fig. 7. Bon emploi de la gomme à effacer et d'un pochoir.
Le té à dessiner
Un Té (T-square) est formé d'une lame en bois pourvue de bords transparents, en
celluloïd ou en compo-plastique, et qui est solidement assujettie à la tête ou sommet, au moyen
de vis, de manière à former une perpendiculaire parfaite. (Fig. 8).

Fig. 8. Le Té à dessiner et les équerres ou triangles à 45° et 30-60°.


On se sert d'un Té pour tracer des lignes horizontales et comme guide pour les
équerres allongées ou équerres triangulaires (triangle). La plupart des Tés sont faits avec règle
saillante, mais il en existe quelques-uns avec règle à feuillure. Les premiers laissent plus de
liberté et de latitude afin de glisser les équerres allongées jusqu'en dehors même de la planche à
dessin.
La tête du Té doit toujours être maintenue avec fermeté contre le bord de cette
planche et seule la partie supérieure de la lame doit servir de guide soit pour le crayon, soit pour
le tire-ligne, soit enfin pour les équerres allongées.

20
Le Té se meut en en faisant glisser la tête le long du bord gauche de la table ; une fois
qu'on a déterminé l'endroit où la ligne sera tracée, on se sert de la main gauche pour empêcher
la lame de bouger. Les dessinateurs gauchers se servent, pour les opérations justement décrites,
du bord droit de la table et de leur main droite. Lorsqu'un dessin doit être enlevé de la planche
ou table à dessin et subséquemment continué, on doit le remettre en place en se servant comme
repère d'alignement du Té et d'une des lignes déjà tracées et non des bords de la feuille.
Les équerres
Deux types d’équerres triangulaires (triangles) sont généralement employés pour le
dessin industriel : ce sont les équerres isocèles ou à 45° et l'équerre allongée 30-60°.
Ces équerres sont d'ordinaire faites en celluloïd et, de concert avec le Té, elles servent à tracer
des lignes verticales ou obliques. On se rendra compte, en examinant bien la fig. 9, qu'avec la
seule assistance d'un Té et de deux équerres triangulaires, un dessinateur peut tracer des lignes
horizontales, verticales, inclinées à 15°, à 30°, à 45°, à 60° et à 75°. Les flèches indiquent la
direction à suivre en traçant les lignes.

Fig. 9. Diverses applications de la règle et des équerres triangulaires.


On peut se servir d'une équerre allongée pour tracer une ligne parallèlement à une
autre ligne, comme en AB. fig. 10-1. Pour cela, on place l'équerre de manière que l'un de ses
bords coïncide avec la ligne qui sert de repère et on dispose une seconde équerre contre l'autre
bord du triangle. Cette dernière équerre étant solidement assujettie, on fait glisser l'équerre du
sommet jusqu'au point voulu et on trace la ligne parallèle en procédant comme le montre la fig.
10-2.

21
Fig. 10. Manière de s'y prendre pour tracer à l'équerre triangulaire des lignes parallèles
Pour tracer une ou plusieurs lignes perpendiculaires à celles dont nous venons
d'expliquer la technique, on laisse les équerres allongées dans la même position et l'on procède
comme le montre notre fig. 11

Fig. 11. Perpendiculaires obtenues à l'aide de deux équerres triangulaires.

Les pistolets
II arrive qu'il faille parfois tracer des lignes courbes qui ne sont pas des cercles ou
parties de cercle. A cette fin, on se sert d'un instrument de dessin appelé pistolet (French curve).

22
Fig. 12. Utilisation du pistolet pour tracer une courbe irrégulière dont un trait fin indique la forme finale.
On commence par situer au moyen de points ou par un faible trait au crayon la forme
exacte de la courbe, puis on procède ensuite selon la technique que font voir nos figures 12 et 13.

Fig. 13. Achèvement du tracé dont la flg. 12 montre le début.


En traçant la ligne finale de ces courbes irrégulières, il faut faire en sorte de fusionner
le trait qui commence avec celui qui vient d'être tracé de manière à obtenir une ligne absolument
nette et continue. Les pistolets se présentent sous une grande variété de formes et facilitent
beaucoup le travail du dessinateur.

Règles et échelles
Les ingénieurs, architectes et mécaniciens utilisent d'habitude, pour leurs travaux de
mesurage, des règles ou échelles qui permettent d'établir la relation entre la grandeur vraie ou
grandeur naturelle d'un objet et celle à laquelle il a été ou doit être dessiné. Il s'agit en
l'occurrence d'une règle, généralement de section triangulaire, et graduée comme le montrent les
23
fig. 14, 15, 16 et 17, et qui porte nom de règle d'ingénieur (mechanical engineer triangular scale).
Ces règles ne doivent jamais servir à tirer des lignes ; elles sont exclusivement destinées à
prendre des mesures.

Fig. 14. La règle d'ingénieur ou d'architecte


Chaque règle comporte onze échelles (scales) ou graduations différentes qui sont
chacune indiquées par un nombre placé à l'extrémité de chaque face de la règle sauf celle qui
indique la grandeur vraie. Les graduations indiquées à gauche de la règle se lisent de gauche à
droite ; inversement, les graduations indiquées à droite se lisent de droite à gauche.
Lorsqu'on se sert d'une échelle graduée de gauche à droite, on commence à lire les
pieds vers la gauche à partir du point marqué 0 et les pouces vers la droite de ce même point.
(Fig. 17). Inversement, lorsqu'on se sert d'une échelle graduée de droite à gauche, on commence
à lire les pieds à gauche du point marqué 0 et les pouces à droite de ce même point. (Fig. 18).

Fig. 15. Échelle de vraie grandeur.


On utilise l'échelle de vraie grandeur (full-size scale) pour dessiner les objets à leur
grandeur exacte ou naturelle. Cette échelle est indiquée sur la règle par le nombre 16 (fig. 15) qui
veut dire que le pouce est divisé en 16 parties, chacune représentant 1/16e.
Un objet qui est trop grand pour être dessiné en vraie grandeur doit l'être à une
échelle réduite (reduced scale) qui permet d'employer des mesures plus petites pour le
représenter. Toutefois, les dimensions ne sont jamais données par la division mathématique de

24
la grandeur réelle, mais plutôt en divisions du pied linéaire en pouces selon une échelle
conventionnelle.
Toutes les échelles réduites — à l'exception de l'échelle à 3/32 et à 1/8 de pouce —
sont en conséquence divisées en douzièmes ou autres fractions plus réduites d'un pouce du côté
du 0 qui représente les pouces sur la règle d'ingénieur de l'échelle donnée.
Les échelles de 3/32 et de 1/8 de pouce ne comportent que six subdivisions au même
endroit, chacune de ces subdivisions représentant 2 pouces.
Il faut veiller, en traduisant les divisions du pouce en vraie grandeur, à bien s'assurer de l'échelle
employée pour les pouces ou leurs subdivisions.
Voici comment s'interprètent les échelles les plus communément employées pour les dessins de
machines :
L'échelle de 3 pouces au pied ou du quart de grandeur, qui correspond aux graduations
marquées «3» sur la règle, (fig. 16), sert à représenter les objets de manière que toute longueur
de 3 pouces sur le dessin corresponde à 1 pied de l'objet en vraie grandeur. En conséquence,
chaque division marquée de 3 pouces en 3 pouces sur l'échelle se subdivise en 12 divisions d'un
pouce qui, à son tour, est chacune divisée en huitièmes — chaque huitième sur l'échelle
correspondant à 2 lignes (2/16 de pouce). Notre fig. 16 fait voir comment 8 5/8" se mesureraient
à l'aide de cette échelle.

Fig. 16. Échelle du quart de grandeur ou de 3 pouces au pied.


L'échelle de 3/8 de pouce ramène 1 pied linéaire de l'objet en vraie grandeur à 3/8 de
pouce sur le dessin. Pour réduire une dimension de 3 pieds 7 pouces à cette échelle (fig. 17),
comptez trois des divisions d'un pied à la droite du 0 pour obtenir les pieds et 7 des divisions en
pouces à gauche du 0 pour obtenir ce nombre de pouces.

25
Fig.17. Échelle de 3/8 de pouce.
Par l'échelle au 1/4 de pouce, 1 pied linéaire de l'objet en grandeur nature se trouve réduit à 1/4
de pouce sur le dessin qui le représente.

Fig. 18. Échelle au quart de pouce.


Pour ramener une dimension de 4 pieds 10 pouces à cette échelle (fig. 18), on compte
4 des divisions en pieds à gauche du 0, et 10 des divisions en pouces à droite de ce dernier.
L'échelle de 1/8 de pouce réduit 1 pied linéaire de l'objet ….en grandeur nature à 1/8 de pouce
sur le dessin. Pour ramener une dimension de 9 pieds 2 pouces à cette échelle (fig. 19), on
compte 9 des divisions en pieds inscrites à droite du 0 et 1 des divisions en pouces inscrites à
gauche de ce dernier — chacune des divisions correspondant à 2 pouces pour cette échelle.

Fig. 19. Échelle au huitième de pouce.

26
Enfin, par l'échelle de 3/4 de pouce au pied, chaque pied des dimensions réelles d'un
objet se trouve réduit à 3/4 de pouce sur le dessin qui le représente. Si l'on veut ramener une
longueur de 2 pieds 7 1/2 pouces à cette échelle, on compte 2 des divisions en pieds, indiquées à
gauche du zéro sur la règle, et 7 1/2 des divisions en pouces données à sa droite.

Fig. 20. Échelle aux trois quarts de pouce.


Il existe en outre d'autres échelles, dont celles de demi-grandeur ou de 6 pouces au
pied ; de 3/16" au pied, de 3/32" au pied (fig. 14), et enfin, pour la représentation graphique des
objets de très grandes dimensions, de 100 pieds au pouce, de 10 pieds au pouce, etc., le pied
étant subdivisé, en l'occurrence, en décimales, soit en dixièmes, en vingtièmes, en cinquantièmes
ou en centièmes. Pour les cartes géographiques, de plus grandes réductions sont encore
employées, soit un mille ou plus au pouce.
La subdivision de l'échelle en décimales se voit principalement sur la règle qu'utilisent les
ingénieurs civils qui s'en servent surtout, comme nous venons de l'indiquer, pour la préparation
des graphiques, cartes, plans, etc.
Le rapporteur d'angle
On se sert du rapporteur (protractor) pour construire ou mesurer les angles. C'est un
instrument généralement fait de celluloïd ou de matière plastique transparente sur lequel sont
gravées des graduations allant de 0° à 180°, chacune représentant 1 degré. Certains de ces
rapporteurs sont divisés en graduations plus petites que le degré.

27
Fig. 21. Le rapporteur d'angles.
En examinant notre fig. 21 on se rendra compte de la bonne façon de se servir du
rapporteur. Il doit être placé sur le papier de manière que sa ligne de foi (référence line) se
superpose exactement à la ligne déjà tracée sur le papier, alors que son centre correspond
exactement aussi au point de cette même ligne tracée d'où un angle doit être tiré.
L'angle requis étant repéré en degrés sur le pourtour du rapporteur, on fait sur le papier une
marque vis-à-vis le chiffre indiquant cet angle. Le rapporteur étant ensuite retiré, une droite est
tracée à partir du point qui coïncidait avec le centre du rapporteur pour passer par celui qui
donne l'angle voulu.
Le tire-ligne
Le tire-ligne (ruling pen) (fig. 22) est formé de deux lames d'acier flexible, assujetties à
un manche, et d'une petite vis moletée qui sert à régler la distance entre ces lames de façon à
déterminer la largeur du trait. Le tire-ligne est employé pour tracer à l'encre de Chine des lignes
droites ou des courbes irrégulières.

Fig. 22. Le tire-ligne.


On charge le tire-ligne d'encre en utilisant un compte-goutte ou le dispositif dont sont
pourvues la plupart des bouteilles d'encre (fig. 23). Afin d'éviter que l'encre ne se décharge tout
d'un coup sur le papier, on ne doit insérer guère plus de 1/4 de pouce de celle-ci entre les lames
du tire-ligne, en prenant bien soin de n'en pas laisser déborder à l'extérieur.

28
Fig. 23. Bonne manière de charger le tire-ligne d'encre à l'aide d'un compte-gouttes.
En traçant les lignes, l'instrument doit demeurer dans une position qui se rapproche
de la verticale ; il faut éviter de faire tourner le manche entre les doigts pour que l'encre ne
vienne pas humecter les bords de la règle et tacher le papier. On se rendra compte, par les trois
croquis ci-dessous, de la manière dont le tire-ligne doit être appuyé contre la règle, (fig. 24), la
pointe des lames devant s’orienter parallèlement à celle-ci et demeurer perpendiculaire au
papier, le manche de l'instrument légèrement penché dans la direction de la ligne.

Fig. 24. Bonne et mauvaises façons d'appuyer le tire-ligne contre la règle.


Si l'on penche trop la pointe vers la règle, la lame interne du tire-ligne ne viendra pas
en contact avec le papier et l'encre coulera sous la règle, causant une tache. Si le tire-ligne est
incliné en sens contraire, sa lame externe ne viendra guère en contact avec la feuille et ceci
donnera un trait irrégulier. on ne doit jamais serrer les lames d'un tire-ligne d'une manière
exagérée, sous prétexte d'obtenir un trait fin. Si, par suite d'un arrêt dans le travail l'encre
commence à sécher vers la pointe de l'instrument, il suffit souvent de passer entre les lames le
coin rigide et mince d'un morceau de papier qui fera de nouveau affluer l'encre vers l'extrémité
des pointes.

29
Fig. 25. Inclinaison à donner au tire-ligne et bonne manière de le tenir entre le pouce et l'index.
Le tire-ligne doit être tenu de la manière que fait voir notre fig. 25, entre le pouce et
l'index.
Plumes à lettrage
Le lettrage qui sert à expliquer chaque dessin doit être minutieusement exécuté. On se sert à
cette fin de plumes spéciales qui sont conçues de manière à donner des traits d'épaisseurs
variées pour convenir aux besoins.

Fig. 26. Divers types de plumes à lettrage.


Chaque fabricant offre des plumes de styles et de qualités variables. Ces plumes
(lettering pens) permettent de tracer des lignes allant de la finesse d'un cheveu à une largeur
d'un pouce ou plus.

30
Notre figure 26 fait voir divers types de plumes à lettrage généralement utilisées par les
dessinateurs ; le choix des styles et des formats en est déterminé par celui qui s'en sert et en
raison des exigences du travail à faire. Ces plumes ne servent qu'au lettrage à main levée et ne
peuvent guère s'employer avec une règle.
Les Compas
Un dessin de machines est formé de lignes droites et de lignes courbes. Ces dernières
sont soit des cercles, soit des parties de cercles qui peuvent, en général, se tracer à l'aide de
compas (compassés).

Fig. 27. Le compas et ses accessoires essentiels.


Le compas est formé de deux branches articulées (hinged legs), à charnière, qui permettent d'en
régler l'ouverture à l'écart voulu. L'une des branches du compas est amovible, c'est-à-dire qu'on
peut y insérer soit une pointe d'aiguille, soit un tire-ligne, soit une mine de plomb, soit enfin une
rallonge (lengthening) ou extension bar).
Ces divers accessoires sont illustrés séparément dans notre fig. 27. La pointe d'aiguille
permanente du compas doit être réglée de manière à dépasser de 1/64 de pouce la pointe du
tire-ligne ou de la mine de plomb, tandis que cette dernière doit être taillée en biseau de
l'extérieur vers l'intérieur à l'angle que fait voir notre fig. 27.

31
Fig. 28. Comment ouvrir les branches du compas et déterminer le rayon du cercle à tracer.
On tient ordinairement le compas par la tête, entre les trois premiers doigts de la
main droite, sans exercer sur les branches une pression trop forte et sans trop appuyer non plus
sur la pointe pivotante, afin de ne pas percer le papier. Pour l'ouvrir, on procède généralement
comme le montre notre fig. 28a, c'est-à-dire en se servant du pouce et du majeur, et en plaçant la
pointe au centre du cercle à tracer comme on peut le voir par notre fig. 28b.
Une fois que le rayon voulu a été judicieusement déterminé, la tête du compas (compass handle)
est prise entre le pouce et l'index comme le montre le croquis 29a; on commence alors à tracer le
cercle en partant du côté le plus rapproché de soi et on fait tourner la branche traçante dans le
sens des aiguilles d'une montre en l'inclinant légèrement dans le sens de la ligne (fig. 29b).

Fig. 29. Manière appropriée de tenir le compas et de tracer un cercle.


Pour tracer un cercle dont le rayon (radius) n'excède pas 1 1/2 pouce, on peut laisser
les branches du compas à leur état normal comme le font voir nos fig. 28 et 29. Mais pour les

32
cercles d'un plus grand rayon et chaque fois qu'on se sert du tire-ligne, les branches du corn-
pas doivent être disposées perpendiculairement au papier en les pliant à leur articulation (fig.
30).

Fig. 30. Comment disposer les branches du compas pour tracer un cercle au tire-ligne.
La rallonge sert à prolonger l'une des branches du compas de façon à permettre le
tracé des cercles à grand rayon. De manière à ne pas déranger les branches du compas une fois
qu'elles ont été ouvertes et réglées avec précision, on ne doit jamais tracer un cercle en tenant
l'instrument comme le montre la fig. 31.

Fig. 31. Utilisation de la rallonge pour tracer au compas les cercles de grand diamètre.
A noter que, pour le traçage proprement dit, le compas doit être tenu par la tête et non comme
on le voit ici. Cette figure montre comment régler l'écartement des branches à la longueur exacte
d'un rayon.
Les compas à pointes sèches

33
Le compas à pointes sèches ou compas diviseur (divider caliper) est un instrument
assez semblable au compas ordinaire, sauf que deux branches sont pourvues de pointes
d'aiguille (fig. 32).

Fig. 32. Le compas à pointes sèches, ou compas diviseur.


On s'en sert principalement afin de reporter les mesures sur les dessins et pour diviser une ligne
en parties égales.

Fig. 33, Utilisation du compas à pointes sèches pour diviser une ligne en trois parties égales.
La figure 33 fait voir comment on peut diviser une ligne en trois parties égales à l'aide du
compas à pointes sèches.
On écarte d'abord les branches de l'instrument de manière à obtenir environ le tiers de la
longueur de la ligne, puis on fait mouvoir alternativement chacune des branches de la manière
indiquée.

34
Si les trois distances ainsi obtenues ne correspondent pas à la longueur totale de la ligne, on
augmente ou on diminue l'écart des branches d'environ le tiers de la différence constatée jusqu'à
ce qu'une division exacte soit obtenue.

Les compas à balustre

Fig. 34. Compas à balustre dont les branches sont tenues sous tension par leur propre élasticité.
L'usage des compas à ressort ou compas à balustre (bow instruments) (fig. 34) se
limite aux tracés de dimensions restreintes. Ce sont des compas dont les branches sont tenues
sous tension par un ressort droit ou arqué qui en facilite le réglage rapide.

Fig. 35. Bonnes façons de régler l'écartement des branches d'un compas à balustre : a) pour un ample
déplacement des branches ; b) pour un déplacement minime.
Dans le cas des réglages qui comportent un déplacement prononcé des branches, on
épargne du temps et on ménage les filets de la vis à tête moletée en retenant les branches de
l'instrument comme le fait voir notre fig. 35a.
35
Une fois le réglage fait, on relâche doucement les branches. Quant aux réglages de
faible importance, on peut les effectuer pendant que le compas est en place ; il suffit d'élever
légèrement la pointe traçante au-dessus du papier et d'actionner entre le pouce et l'index la vis
de réglage comme le montre notre fig. 35b.
Avant de remettre dans leur case les compas à balustre, on doit en détendre la vis afin
de conserver au ressort toute son élasticité.
Soin du matériel de dessin
On prolongera la durée des instruments de dessin et on en obtiendra un service plus satisfaisant
si l'on veut bien se donner la peine d'en prendre soin. Les quelques observations qui suivent
contribueront à maintenir toute la trousse du dessinateur en excellent état :
• Chaque instrument doit être gardé à la place qui lui est réservée dans l'étui lors qu'on ne s'en
sert pas. La table à dessin ne doit jamais rester encombrée d'instruments, de règles et de
bouteilles d'encre.
• II faut éviter de se servir d'un canif ou de substances abrasives pour nettoyer les instruments
de dessin ; on se sert à cette fin d'un chiffon, d'un chamois ou d'un papier buvard.
• On s'abstiendra de laisser l'encre sécher entre les pointes des tire-lignes ; l'encre qui commence
à s'épaissir doit être enlevée à l'aide d'un chiffon humecté.
• Les plumes à lettrage ne doivent pas être trempées dans l’encrier ; on les charge en utilisant le
compte-gouttes ou bec dont sont pourvues les bouteilles d'encre (fig. 23). Afin de prévenir
l'empâtement des plumes, on les essuie fréquemment avec un linge fin ou une peau de chamois.
Elles doivent en outre être soigneusement nettoyées après chaque usage de façon qu'elles
demeurent parfaitement sèches. Toutes les fois qu'on est appelé à employer une encre différente,
on doit aussi nettoyer attentivement la plume.
• On ne doit jamais huiler les articulations des compas et pointes sèches.
• Après un usage prolongé, les lames d'un tire-ligne ne finissent pas s'émousser. On peut les
égaliser et les aiguiser de manière qu'elles reprennent leur forme légèrement arrondies en en
promenant la pointe sur une pierre douce ou une fine toile d'émeri (n° 1 ou 0). Cette opération
s'accomplit alors que les deux lames sont ramenées ensemble au moyen de la vis moletée. Les
lames sont ensuite écartées et chacune est affûtée séparément, de l'extérieur, grâce à un
mouvement de va-et-vient accompagner d'une légère rotation de l'instrument entre les doigts.

36
Un tire-ligne bien affûté produira un trait — même le plus fin — sans laisser de bavures et sans
couper le papier.
• II faut veiller à ne pas endommager le bord des équerres allongées et des tés ; ces bords, nous
l'avons vu, sont généralement en celluloïd. Leur nettoyage s'accomplit facilement en faisant
usage d'un peu d'eau et de savon.
• On veillera en outre à ne pas endommager les règles triangulaires et échelles de dessinateurs
lorsqu'il s'agit d'y repérer des mesures à l'aide du compas à pointes sèches. Ces pointes, étant
très fines, pourraient rayer ou égratigner les surfaces délicates de la règle et des échelles.

37
Chap. 7 : Ecriture normalisée
L’association française de normalisation (AFNOR) a harmonisé une écriture en
dessin : l’écriture BATON seule est utilisée.
Les différentes dimensions de lettres sont données en fonction d’une valeur
normale, appelée « corps de l’écriture (C) ».
On distingue deux sortes d’écritures, qui sont :
 L’écriture bâton droit (à 90°),
 L’écriture bâton penchée ou inclinée (à 75°).
Les titres et les écritures figurants sur le plan doivent être composés en lettre
simple et régulière sans aucune fantaisie.
Les écritures se font manuellement soit à l’aide de trace-lettre. Les écritures à la
main sont recommandées, car elles ont plus d’esthétique. Tandis que les trace-lettres sont
impersonnelles.
La lettre battante droite ou inclinée majuscule ou minuscule est recommandée.
L’écriture inclinée ne diffère de l’écriture droite que par l’inclinaison de ses caractères
à75°.
Les écritures à l’encre se font soit avec un rapidograph soit par une plume à
dessin.
L’épaisseur des plumes dépend de la hauteur de base, on prend généralement :
 Une épaisseur égale à 0.2 x le corps pour une écriture normale.
 Une épaisseur > 0.2 x le corps pour une écriture grasse.
 Une épaisseur < 0.2 x le corps pour une écriture maigre.
Les intervalles entre les lettres et entre les mots sont à faire de coups d’œil de la
part du dessinateur, un peu d’expérience lui permettra de juger immédiatement les
intervalles qui conviennent.
Cependant on prend :
 Intervalle des lettres : égale en principe, à l’épaisseur du trait
 Intervalle des mots : égal au moins à la largeur d’une lettre.

Les formes et les dimensions des caractères utilisés en dessin technique sont
normalisés. Le but de cette normalisation est d’assurer la lisibilité et l’homogénéité des
caractères.

8.1. DIMENSION DES CARACTERES en mm

Légende
J : jambage (supérieur ou inférieur)
e : espace entre deux caractères

38
h : hauteur des majuscules
c : corps d’écriture ou hauteur des minuscules
j= h-c

39
Chapitre 8. Les échelles
Dans le BTP, une parcelle, un bâtiment, une porte, etc. ne peuvent pas être
représentés selon leurs dimensions réelles (vraie grandeur ou échelle 1) sur une feuille de
papier.
Pour être dessinées, les dimensions réelles sont réduites en les multipliant par
un nombre sans unité appelée « échelle », inférieur à 1.
Normalement les ouvrages du BTP sont reproduits sur des plans à échelle
réduit :
 de 1/2 (1 cm dessinée pour 2 cm réels) pour un détail d’assemblage ;
 de 1/5000 (1 cm dessinée pour 5000 cm = 50 m réels) pour le plans de situation ou même
davantage pour les routes et autoroutes (cartes routières).
L’échelle est un nombre sans dimension, rapport entre la dimension dessinée et
la dimension réelle exprimée dans la même unité :

Calcul de l’échelle d’un dessin

L’échelle est obtenue en divisant la dimension sur le dessin par la dimension


réelle avec, impérativement, la même unité.

Principe du calcul de la dimension sur le dessin

40
Calcul de la dimension réelle
Principe du calcul de la dimension sur le dessin

41
42
1:2 1:5 1:10 Dessin d’ensemble pour le mobilier.
Dessin d’ensemble pour le bâtiment.

1:20 1:50 1:100 Dessin d’ensemble de bâtiment.

1:200 1:500 1:1000 Plan de masse et de situation.

1:2000 1:5000 1:10000 Plan de géomètre (cadastre).

43
Chapitre 9. Représentation des solides
Dans la technique, pour fabriquer une pièce on représente d'abord les formes de
celle-ci en projections et si cela est nécessaire une perspective accompagne les projections
afin de faciliter la lecture du dessin. La représentation des solides est basée sur la méthode
de projection orthogonale utilisée en géométrie descriptive. Les méthodes qui forment le
système de projections normalisés sont :
1. Méthode du premier dièdre.
2. Méthode du troisième dièdre.
3. Méthode des flèches repérées.
1. Méthode du premier dièdre
Elle est dite aussi méthode Européenne et désignée par la lettre E et le symbole qui
doivent figurer dans le cartouche au-dessous de l’échelle. Dans cette méthode l'objet est
placé dans le premier dièdre et se situe entre l'observateur et le plan de projection (Figure
6 -1).

1.1. Noms et dispositions des vues


Après projection du solide sur les six faces du cube, celles-ci sont rabattues sur le
plan frontal arrière (Figure 6 -2). Le rabattement consiste à exécuter le dessin dans un seul
plan afin que les vues du solide dessinées sur les faces du cube apparaissent sur un seul
plan (Figure
6 -3).

44
Figure 6 -1

Figure 6 -2

Vue de face : elle est la plus importante et définie par la position du solide. Elle est
choisie parmi les vues les plus représentatives, ne comprenant que peu de traits cachés ou
des formes complexes. Les autres vues occupent une position invariable par rapport à la
vue de face.

Vue de dessus : elle est le résultat de la projection orthogonale dans le sens d'un
observateur placé au-dessus du solide. Elle est représentée au-dessous de la vue de face.
Vue de gauche : l'observateur est placé à gauche du solide, sa disposition dans le
dessin est à droite de la vue de face.
Vue de droite : elle est située à gauche de la vue de face.
Vue de dessous : elle est située au-dessus de la vue de face.
Vue d'arrière : elle est située à droite de la vue de gauche.
1.2. Choix des vues
• Parmi les vues possibles on choisit seules qui soient nécessaires pour définir
complètement et clairement les formes de la pièce, c'est à dire celles
comportant le minimum de parties cachées.
• De deux vues donnant les mêmes renseignements, préférer celle qui
comporte le plus petit nombre de parties cachées.
• Lorsque aucune raison ne s'y oppose, on a l'habitude de préférer une vue de
gauche à une vue de droite et une vue de dessus à une vue de dessous.
• Il est inutile d'inscrire le nom des vues sur le dessin, leurs positions suffisent
Pour indiquer le sens d'observation, exception des vues déplacées.

45
• Un détail est vu (dessiné en trait continu fort) lorsqu’aucune partie du solide
ne cache ce détail à l’observateur.
• Un détail est caché (dessiné en trait interrompu fin) lorsqu’aucune partie de
la pièce n’empêche l'observateur de voir ce détail.

Figure 6 -3
1.3. Correspondance entre les vues
Entre les vues il y a trois correspondances (Figure 6 -4) :
1. La longueur (L) de la vue de dessus ou de dessous est la même longueur de
la vue de face ou d'arrière.
2. La hauteur (H) de la vue de droite ou de gauche est la même hauteur que
celle de la vue de face ou d'arrière.
3. La largeur (épaisseur) (E) de la vue de droite ou de gauche est la même que
la largeur de la vue de dessus ou de dessous.

46
Figure 6 -4
2. Méthode du troisième dièdre
Elle est appelée aussi méthode Américaine et désignée par la lettre A et le symbole

Figure 6 -5

Le solide est placé dans le troisième dièdre (Figure 6 -5), c'est-à-dire le plan de
projection est situé entre l'observateur et le solide (on considère que le plan de projection
est transparent). Après rabattement du cube de projection, la disposition des vues sera la
suivante :
• La vue de gauche est placée à gauche de la vue de face. La vue de droite
est placée à droite de la vue de face.
• La vue de dessus est placée au-dessus de la vue de face.
• La vue de dessous est placée au-dessous de la vue de face.
• La vue d'arrière est placée à droite de la vue de droite.
3. Exercices
1. Rechercher parmi les solutions repérées par des lettres la vue correspondant à
chaque solide désigné par un chiffre. Le sens de projection est donné par des
flèches.

47
48
Chapitre 11. Cotation des formes
1. Généralités
La cotation du dessin d'une pièce a pour but d'indiquer les renseignements
dimensionnels utiles pour sa fabrication. Car mesurer, les dimensions sur le dessin ne serait
ni commode, ni précis.
Les dimensions à inscrire sont celles de la pièce réelle, quel que soit l’échelle du
dessin.
L'exécution de la cotation exige une grande attention, car une erreur ou un oubli
peut entraîner la mise en rebut de toute une série de l’exécution.

2. Eléments de la cotation
Une cotation comprend les éléments suivants :
• Lignes de cotes ;
• Lignes d'attaches ;
• Flèches/Points noircis/Slash ;
• Chiffres.

2.1. Lignes de côtes


Elles sont parallèles aux segments à coter et distantes de ceux-ci d'au moins de 5
mm, elles sont tracées en trait continu fin. Une ligne de côte ne doit pas coïncider avec une
autre ligne de dessin, ni avec un axe.

Une ligne de cote ne doit jamais coupée une arête ou une autre ligne de cote, mais
elle peut couper un axe ou une ligne d'attache.
2.2. Lignes d'attaches
Elles sont perpendiculaires aux segments à coter et dépassant légèrement les lignes
de côtes. En cas de nécessité elles peuvent être tracées obliquement mais parallèle entre
elle.
On évite dans la mesure du possible qu'une ligne d'attache soit coupée par une
autre ligne de dessin. Il est admis d'utiliser une ligne du contour comme ligne d'attache.

49
2.3. Flèches
Les flèches limitent la ligne de cote et sont formées de deux branches ayant une
ouverture de 30°à 45" (Figure 7 -3).
Elles sont tracées en trait continu fort, toutes les flèches d'un même dessin sont
identiques.
Si l'intervalle entre deux lignes d'attache est trop petiot on tourne les flèches en
dehors ou on les remplace par des points.

2.4. Chiffres et Lettres


Les chiffres et lettres utilisés sont choisis à partir des formes normalisées. Ils sont
placés vers le milieu et légèrement au-dessus de la ligne de cote. Ils ne doivent pas être ni
séparés ni coupés par une quelconque ligne de dessin.
L’orientation des chiffres est effectuée selon la Figure 7 -4.

Les chiffres et lettres peuvent être placés soit :


près des flèches afin d'éviter qu'ils soient séparés par une ligne de dessin (Figure 7 -
5). sur le prolongement de la ligne de cote s'il y a un manque de place (Figure 7 -6).

50
L'orientation de la cotation des angles s'effectue selon la (Figure 7 -7).

3. Groupement des cotes


Le groupement des cotes se justifie par :
• Un contrôle plus rapide de la cotation
• Moins de risque d'erreurs au cours de l'usinage de la pièce.
• Chaque côté ne doit être inscrite qu'une seule fois.
3.1. Cotation en parallèle
Elle s'effectue sur des lignes parallèles, ayant même direction à partir d'une origine
commune.

3.2. Cotation en série


C'est une cotation se suivant sans aucun chevauchement.

51
3.3. Cotation en coordonnées
Il peut être intéressant dans certains cas de grouper les cotes sur un tableau en
dehors du dessin, ce groupement s'effectue suivant les deux directions X et Y
perpendiculaires.

TP Dessin Technique

Vue de face

TP N° 1
Données :
Dessin en 3D
La vue de face et la vue de droite (coupe A-A) incomplètes.
Travail demandé :
Faire la mise au net de la vue de face et de la coupe A-A.
Mettre les dimensions sur la vue de face et la coupe A-A à partir du dessin 3D.

52
53
TP N°2

Vue de face

Données :
Dessin en 3D
La vue de face et la vue
de droite (coupe A -A)
incomplètes.
Travail demandé :
Faire la mise au net de la
vue de face et de la
coupe A-A.
Mettre les dimensions
sur la vue de face et la
coupe A -A à partir du
dessin 3D.

54
TP N°3
Données :
Dessin en 3D

Travail demandé :
Dessiner, dans un format A4, la vue de face et la coupe A-A dans l’emplacement de la
vue de dessous avec les différentes cotes.

55
56
Références

Ce polycopiéfaitlargementréférenceàl’ouvrage de S. BENSAADA (Université de Biskra) et au


livre de A. CHEVALIER.

A. Chevalier, Guide du dessinateur industriel, édition Hachette (2004).

S. Bensaada et D. Feliachi, Le dessin technique, deuxième partie : Le dessin


industriel, édition
O.P.U (1994).

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