SAINTE MARIA
GORETTI
Chers pèlerins,
Nous passons cette journée en compagnie d'une petite sainte toute
simple. Elle s'appelle Maria Goretti et elle est née en 1890 à
Corinaldo en Italie, dans une famille de cultivateurs. Très jeune, elle
perd son père et elle doit aider sa mère à tenir la maison et à élever
ses frères et sœurs. Elle n'a donc pas le temps d'aller à l'école et
d'apprendre à lire. Mais elle s'applique à faire la volonté de Dieu
dans les tâches ingrates qui lui reviennent, et récite son Chapelet tous
les jours.
I. Dieu premier servi
Et en un mot, elle met Dieu à la première place.
Depuis qu'elle a reçu Jésus pour la première fois, elle ne tient aucun
compte des difficultés et des distances à parcourir pour aller
communier de nouveau. « Je puis à peine attendre le moment où
demain j'irai à la communion », dit-elle, l'après-midi même de son
martyre.
Sainte Maria Goretti était une sainte du quotidien : elle faisait des
choses toutes simples mais elle les faisait de son mieux et avec le
plus d'amour possible.
Chers pèlerins, êtes-vous capables d’offrir de votre temps à Dieu
tous les jours ? Le mettez-vous à la première place pour l'aimer de
plus en plus ?
Association Notre Dame de Chrétienté - 66 -
II. Préserver sa pureté
Elle n'avait que douze ans quand arrive le drame qui va faire d'elle
une martyre. Un voisin, âgé de dix-huit ans, nommé Alessandro s'est
pris de passion pour elle et lui a fait des avances de plus en plus
pressantes. La petite Maria résiste. Elle sait bien que ce qu'on lui
demande est un péché. « Non, dit-elle à Alessandro, Dieu ne veut
pas. »
Mais Alessandro est de plus en plus dominé par sa passion et, un
jour, il lui demande de choisir : lui céder ou mourir. Maria choisit la
mort. Blessée de quatorze coups de poignard, elle meurt le lendemain
à l'hôpital, pardonnant à son assassin.
L'Église la considère comme une martyre : elle est morte pour
préserver sa pureté, son corps, temple de Dieu.
Chers pèlerins avez-vous conscience de la grandeur de votre corps,
temple de l'Esprit Saint ? Avez-vous conscience qu’il appartient à
Dieu et que vous ne pouvez pas en faire ce que vous voulez ?
III. Patronne de la jeunesse
Si sainte Maria Goretti a pu résister à la violence d’Alessandro, c'est
qu'elle priait, et recevait souvent la sainte communion. Seule, elle
n’aurait pas pu résister.
Maria Goretti pardonna, sur son lit de mort, à Alessandro ; elle
voulait le voir avec elle au Paradis. Comme Jésus en Croix, elle a
pardonné. Alessandro, son bourreau se convertit lors d’un songe dans
lequel il vit sa victime lui offrir une fleur. Lorsqu'il recouvra la
liberté, il s'empressa d'aller trouver la mère de Maria et obtint son
pardon. Il assista à la béatification de Maria, à Rome le 27 avril
1947.
C'est à cette occasion que le pape Pie XII prononça ces paroles
admirables :
« Malheur au monde à cause des scandales ! Malheur à ses
corrupteurs conscients et volontaires du roman, du journal, de la
revue, du théâtre, du film, de la mode indécente ! Malheur à ces
jeunes écervelés qui, par une blessure fine et légère, portent
l'infection morale dans un cœur encore vierge ! Malheur aux pères et
Association Notre Dame de Chrétienté - 67 -
mères qui, dépourvus d'énergie et de prudence, cèdent aux caprices
de leurs enfants, et renoncent à cette autorité paternelle qui est sur le
front de l'homme et de la femme comme reflet de la majesté divine.
Mais malheur aussi à tant de chrétiens de nom et d'illusion qui
pourraient se dresser et qui verraient se lever derrière eux des
légions de personnes intègres et droites, prêtes à lutter par tous les
moyens contre le scandale ».
« La petite sainte, (Maria Goretti) est le fruit mûr d'une famille où
l'on a prié tous les jours ; où les enfants furent élevés dans la crainte
du Seigneur, l'obéissance aux parents, la sincérité et la pudeur ; où
ils furent habitués à se contenter de peu, toujours disposés à aider
aux travaux des champs et à la maison ; où les conditions naturelles
de vie et l'atmosphère religieuse qui les entouraient les aidaient
puissamment à s'unir à Dieu et à croître en vertu. Elle n'était ni
ignorante, ni insensible, ni froide, mais elle avait la force d'âme des
vierges et des martyrs, cette force d'âme qui est, à la fois, la
protection et le fruit de la virginité. »
Sainte Maria Goretti, Patronne de la Jeunesse, secouez les
consciences. Aidez-nous à dire généreusement comme vous :
"Non" au péché, "Oui" à tout ce que Dieu veut.
Chers pèlerins, c'est ce que nous demanderons durant ce temps de
silence à sainte Maria Goretti.
Village de Corinaldo
Association Notre Dame de Chrétienté - 68 -