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Cours Primitives Et Intégrales

Le document traite des primitives et des intégrales, définissant les primitives comme des fonctions dont la dérivée est égale à une fonction donnée, et les intégrales comme des outils mathématiques permettant de calculer des aires, des volumes et des valeurs moyennes. Il présente également les propriétés des intégrales, les rôles qu'elles jouent, ainsi que les règles d'intégration, y compris l'intégration par parties et par changement de variable. Enfin, il aborde des méthodes spécifiques pour intégrer des fonctions, notamment les polynômes et les fractions rationnelles.

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Cours Primitives Et Intégrales

Le document traite des primitives et des intégrales, définissant les primitives comme des fonctions dont la dérivée est égale à une fonction donnée, et les intégrales comme des outils mathématiques permettant de calculer des aires, des volumes et des valeurs moyennes. Il présente également les propriétés des intégrales, les rôles qu'elles jouent, ainsi que les règles d'intégration, y compris l'intégration par parties et par changement de variable. Enfin, il aborde des méthodes spécifiques pour intégrer des fonctions, notamment les polynômes et les fractions rationnelles.

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USTHB L1 – SNV 2024/2025 FSB

Les Primitives et les Intégrales


Par K. Tazaïrt

1°) Définition d’une Primitive :

Soit une fonction « f » définie sur un intervalle I. Si « f » est continue et dérivable sur I, alors il
existe une infinité de fonctions « F » qui admettent « f » pour dérivée. Ces fonctions « F » sont
appelées « Primitives de f ‫ » الدالّة االصلية‬sur I. Ces primitives « F » sont notées :

Les Primitives sont définies « à une constante près », puisque les fonctions constantes ont une
dérivée = 0 (nulle). Si « F » est une primitive quelconque de « f », la primitive la plus générale de
« f » est donc notée : F + c, avec « c » étant une constante arbitraire réelle c ∈ R appelée
« Constante d’intégration ».

1
Soit f une fonction. Une primitive notée F est une fonction dont la dérivée est égale à la
fonction f. On a alors F’(x) = f(x)

Intégration

F(x)+c f(x)

Dérivation
Exemple :

Intégration

F(x)+c = 4x2+c f(x)=F’(x)=8x

Dérivation

Remarque : soit « a » un réel ∈ R et « c » la constante d’intégration. On a alors :

Résumé :
La primitive est la réciproque de la dérivée : si « f ’ » est la dérivée de « f »,
alors « f » est la primitive de « f ’ ». Les primitives de « f(x) » sont notées
« F(x) ». Lorsqu'il est nécessaire de prouver qu'une fonction est la primitive
d’une fonction, il suffit de dériver la primitive et trouver la fonction.
2
2°) Définition d’une Intégrale (‫ ) تكامل‬:

Considérons une fonction « f » définie et continue sur un intervalle [ a , b ]. Cette fonction admet
donc une primitive « F » sur cet intervalle, définie à une constante près. On appelle alors « intégrale
de a à b » de la fonction « f », le réel :

N.B. : « a » et « b » sont appelés les bornes de l’intégrale.

L’intégrale est un outil mathématique

La borne > est toujours plus grande que la borne <


Si la borne est définie, l’intégrale est un réel (aire, moyenne, volume)
Si la borne n’est pas définie, l’intégrale est une fonction (primitive)

3
3°) Propriétés des intégrales :

a) La relation de Chasles :

Soit « f » une fonction continue sur un intervalle I. Pour tous réels a, b et c de I, tel que a < b < c,
on a :

a b c x

b) La relation de linéarité :
Soit « f » et « g » deux fonctions continues sur un intervalle I. Pour tous réels a et b de I (a<b), et
pour tous réels quelconque α et β, on a :

c) La relation de monotonie :

Soit « f » et « g » deux fonctions continues sur un intervalle I. Soit a et b deux réels de I. On a :

4
d) Inversion des bornes :
Soit « f » une fonction continue sur un intervalle I et a et b deux réels de I tel que b>a. On peut
inverser les bornes de l’intégrale en modifiant son écriture :

4°) Rôles d’une intégrale :

a) Primitive d’une fonction :

Remarque : la variable « x » de « dx » apparaissant dans l’intégrale est une variable dite


« muette » qui n’a d’autre rôle (pour l’instant) que d’indiquer que la variable c’est « x ». On aurait
pu écrire :

b) Calcul d’une aire :

 Cas d’une fonction positive :

5
Soit « f » une fonction continue sur l’intervalle [ a ; b ]. Et soit X sa représentation dans le
repère .

Appelons S, l’aire de la surface orange située sous la courbe et mesurée en unités d’aire. La
superficie du petit rectangle vert est calculée par la formule classique S = Longueur x Largeur. Ici
la longueur c’est « f(x) » et la largeur c’est la variation « dx ». Ce qui donne :

S = f(x) x dx

La surface orange (A) peut être « quasiment » recouverte par des rectangles (hachuré vert)
avec « x » allant de « a » à « b ». Plus l’écart « dx » sera petit, plus la somme des aires des
rectangles sera proche de A.

Autrement dit, la somme des f(x ) x dx tend vers A quand « dx » tend vers 0, pour « x » allant de
« a » à « b ». (Voir l’EXPLICATION ci-dessous).

Cette limite de somme est notée avec un grand « S » étiré : ∫ qui se lit « intégrale ».

Cette égalité entre aire et limite de somme se note dans sa globalité :

Remarque : On peut constater que l’intégrale ne dépend pas de la constante d’intégration, car
elles (les constantes d’intégration) s’annulent entre les deux membres :

6
EXPLICATION :

a b

L’aire à calculer est délimitée par la courbe et l’axe des abscisses entre les points « a » et « b »
(en vert).

a b

Cette aire (en vert) est partagée en rectangles dont la longueur est « f(x) » et la largeur la base du
rectangle. Plus le rectangle est grand, plus l’espace en blanc sous la courbe est grand. Mais plus les
rectangles sont petits, donc nombreux, plus l’espace blanc se réduit.

a b

Lorsque la largeur des petits rectangles « dx » devient de plus en plus petite, c’est-à-dire lorsque
« dx » tend vers zéro (0), la somme des superficies des petits rectangles tend à se confondre avec
toute l’aire se trouvant sous la courbe. Donc, l’aire en vert représente la somme de toutes les petites
aires des petits rectangles pour « x » variant de « a » à « b ».

7
 Cas d’une fonction négative :

a b

Courbe d'une
fonction
négative

Aire A

Si la fonction est négative, son intégrale sera aussi négative. Mais comme une aire n’est jamais
négative, alors il suffit de précéder l’intégrale d’un signe moins (-). Ce qui donne :

8
 Cas d’une fonction alternativement positive et négative :

Si la courbe est alternativement positive et négative, le calcul de l’aire à l’intérieur des courbes est
réalisé en utilisant la relation de Chasles en découpant l’intégrale sur les différentes parties où la
fonction change de signe, sans omettre de mettre le signe moins lorsque la fonction est négative. On
aura ainsi l’exemple suivant :

 Cas où l’aire se trouve entre deux courbes :

Soit deux fonctions, définies sur [a ; b], « f » et « g » représentées chacune par une courbe : Cf pour
f(x) et Cg pour g(x). Trois cas se présentent :

 Si Cf est au-dessus de Cg sur [a ; b], alors :

9
 Si Cf est au-dessous de Cg sur [a ; b], alors :

 Si la position des deux courbes changent sur [a ; b], on utilise la relation de Chasles pour
obtenir plusieurs intégrales vérifiant les deux premiers cas.

Exemple :

Soit y=f(x) et y=g(x) deux fonctions continues sur [a ; b]. La courbe de f(x) se trouve au-dessus de
celle de g(x). L’aire A (en jaune) se trouvant entre les deux courbes est ainsi calculée :

10
c) Calcul de la valeur moyenne d’une fonction continue :
Soit « f » une fonction continue sur l'intervalle [a ; b] avec a < b. On appelle valeur moyenne
de « f » sur [a ; b] , le réel μ tel que :

Pour une fonction « f » positive, l'aire, en unités d'aire, du rectangle ABCD dont l'ordonnée
de A et B est y = μ, est égale à l'aire en unités d'aire de la partie grisée.

d) Calcul du volume d’une fonction :

Le calcul du volume d’une fonction obéit au même raisonnement que celui du calcul d’une aire. En
effet, sur un intervalle [a ; b] où une fonction « f » est définie et continue, la rotation de la courbe de
cette fonction (Figures 01 et 02) autour de l’axe des abscisses produit un solide de révolution (Figure
03) dont le volume se calcule par V = aire de base = π R2 h.

Figure 01
11
.

Figure 02

Figure 03

Le volume du petit cylindre orange est : v = π.R(x)[Link] (Figure 03)


L’intérieur du solide peut être « quasiment » rempli par des cylindres de ce type avec « x » allant de
« a » à « b ». Plus l’écart dx sera petit, plus la somme des volumes des cylindres sera proche de
V. Autrement dit, la somme des « v » tend vers « V » quand dx tend vers 0, pour « x » allant de « a »
à « b ». Cette limite de somme est notée avec un grand «S» étiré : ∫……..

Remarque
« De même qu’une intégrale correspond à une aire exprimée en unités
d’aire u.a., l’intégrale correspond également à un volume exprimé en unités
de volume u.v. »

12
5°) Règles d’intégration :

a) L’intégration d’un polynôme :


Le calcul des primitives, appelé intégration, est sensiblement gouverné par les mêmes règles que
celles régissant la dérivation. A ce titre, la primitive d’une somme ou d’une différence de
fonctions est la somme ou la différence de leurs primitives.

Exemple :

b) Intégrales usuelles :

Il n’y a pas de règle absolue pour trouver la primitive d’une fonction. Parfois, plusieurs méthodes
(ou règles) peuvent aboutir à la même primitive. Quelle que soit la règle suivie, la primitive dérivée
aboutit à la même fonction. Cependant, en général, il y a certaines règles généralisables à un type de
fonctions. Les autres sont traitées par des méthodes spécifiques. C’est à l’étudiant de juger par lui-
même quelle règle ou méthode sied à une fonction pour trouver sa primitive.

Soit U et V deux fonctions quelconques de « x » et « a » et « b », deux réels.

Règle 01 :

Exemple :

13
Règle 02 :

Exemple :

Remarque :

Règle 03 :

Exemple :

Règle 04 :

Exemple :

14
Règle 05 :

15
Exemples :

Règle 06 :

Exemples :

Règle 07 :

Exemples :

Règle 08 :
16
c) Intégration par parties :

C'est une méthode qui permet, dans certains cas, de trouver une primitive du produit de deux
fonctions. La méthode d'intégration par parties est basée sur la formule de la « différentielle ».

Démonstration de la formule de l’intégration par parties :

Soit U et V deux fonctions quelconques de la variable « x », continues et dérivables sur un intervalle


[a ; b].

Soit (U.V) le produit de ces deux fonctions. Si on dérive ce produit, on obtient :

(U.V)’ = U’.V + V’.U

Si on introduit l’écriture différentielle à la place de la dérivée, on obtient :


d(U.V) = dU.V + dV.U

Si on intègre ces deux égalités, on obtient :

En inversant les facteurs, on obtient :

17
Exemple :

U dV

On sait que :

U dV U V V dU

D’où :

18
d) Intégration par changement de variable :

L’intégration par la méthode de changement de variable est très efficace dans le cas de fonctions
composées. Le point « noir » de cette méthode est le risque de commettre une erreur sur le « dx » qui
a ici une importance avérée.

La forme la plus usitée dans ce cas est la forme d’une fonction quotient avec au numérateur et au
dénominateur la forme ax + b. Dans ce cas, il est recommandé de changer la variable au niveau du
dénominateur.

Exemple 01 :

Le principe de cette méthode consiste à faire « disparaitre » toute présence de « x » par une autre
variable qu’on peut nommer comme on veut. L’essentiel c’est que lorsqu’on trouve la primitive, on
n’oublie surtout pas de « remettre » la variable « x » initiale.
On pose :

19
Avec les trois encadrés ci-dessus, on a remplacé « x » dans le dénominateur, au numérateur et à la
différentielle dx.

20
Intégrale A Intégrale B

D’où le résultat final :

Mais on doit « revenir » à « x » sachant que t = 2x +8

Résultat final :

Exemple 02 :

On pose :

21
22
e) Méthode de la division euclidienne :

La division euclidienne est utilisée comme une méthode d’intégration appliquée aux fractions
rationnelles qui sont alors décomposées en éléments simples facilement intégrables. Cette méthode
n’est utilisée que si le degré du numérateur est ≥ au degré du dénominateur. On rappelle qu’une
fonction rationnelle est le quotient de deux polynômes.

Exemple :

3x2 - 6x+8 x–1


-3x2+3x 3x - 3
---------------------

0 -3x+8
3x - 3
--------------------

0 5

On revient à l’intégrale :

23
Remarque :

24
Remarque : On trouve exactement la même primitive avec les deux méthodes.

On revient à notre intégrale :

25

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