TD Droit DesContrats 2024-2025 Prof - Silue Nanga
TD Droit DesContrats 2024-2025 Prof - Silue Nanga
Equipe pédagogique : Dr ; DEMBELE Nabedjomon Massa, SDr. AMY Justine, Dr. KAMIN
Kasson Charlemagne, Dr. COULIBALY Dogodana, Dr. KONE Erolie, épse YEO, Dr. DJEDJE
Akm, Dr. GNAKRI Serge Eric KOUASSI, Dr. Marina KOFFI épse ESSOH.
THÈME N° 1/2 : PARTICIPATION AUX TD, CONSEILS BIBLIOGRAPHIQUES,
MÉTHODOLOGIE
I- PARTICIPATION AUX TD
Présence : La présence aux TD est obligatoire, les étudiants ne peuvent pas changer de groupe.
Objectifs des TD : Les TD ont pour objectifs de vous amener à faire un travail personnel
d’apprentissage et d’approfondissement du cours à travers la lecture des textes, des arrêts et des
articles de doctrine. La lecture de tous les documents contenus dans la fiche est donc le
minimum que l’étudiant doit faire au cours de l’année universitaire. Cela lui permet de
découvrir les difficultés afférentes à l’apprentissage du droit afin de les présenter sous forme de
questions utiles aussi bien au chargé de TD qu’au chargé de cours. Les exercices doivent être
entièrement rédigés, l’acquisition du code de la matière est obligatoire en tant qu’instrument
principal de travail de l’étudiant.
II- CONSEILS BIBLIOGRAPHIQUES
1- QUELQUES OUVRAGES
- Anne Marie ASSI ESSO, Droit civil les obligations, éditions IUBA, 2012, 896p.
- Félix Tano EHUI, Contrats spéciaux : les principaux contrats spéciaux, sujets
d’examen, travaux dirigés, corrigés, éditions SOSTEG, Tome 2, 2020, 267p.
- Serge BONY, Droit Civil : les Obligations, ABC, 11 e éd., 2024, 550 p.
- Jérôme Climanlo COULIBALY, Droit civil : droit des Obligations, éd., ABC, 2008,
237p.
- Alain BENABENT, Droit des obligations, LGDJ, 20ème éd., Paris, 2012, 784p.
- François CHENEDE, Yves LEQUETTE, Philippe SIMLER, François TERRE, Droit
civil, les obligations, Précis Dalloz, 13ème éd., Paris, 2022, 2140p.
- Philippe MALAURIE, Laurent AYNES, Philippe STOFFEL-MUNCK, Droit civil : les
obligations, DEFRENOIS, 3e éd., 2007, 870 p.
- Rémy CABRILLAC, Droit des obligations, Dalloz,16ème éd., 2024, 484p.
- Anoh Bernard ADOUKO, « Les contrats entre absents », Revue Ivoirienne des Sciences
Juridiques et Politiques, N° 4, Septembre 2016, pp. 59-80.
- Bi Manh YOLI, « La sanction de l’inexécution contractuelle », Revue Ivoirienne des
Sciences Juridiques et Politiques, N° 4, Septembre 2016, pp. 101-130.
- Dogodana COULIBALY, « L'ordre public sociétaire à l’épreuve de la liberté
contractuelle dans les sociétés commerciales OHADA », Annales de l’Université de
Parakou, Série "Droit et Science Politique", Vol.5, n°2, 2022, pp. 870-911.
- Eloi Kouakou YAO, « Observations sur la résolution contractuelle en droit ivoirien à la
lumière de l’arrêt n° 165 du 30 janvier 1990 de la chambre judiciaire de la Cour suprême
de Côte d’Ivoire », Revue Ivoirienne des Sciences Juridiques et Politiques, N° 1, Mai
2014, pp. 90-120.
- Charles IBIKOUNLE, « La réfaction unilatérale du contrat », Annales de l’Université
de Parakou, Série "Droit et Science Politique", Vol.5, n°2, 2022, pp. 1243-1279.
- Windpagnangdé Dominique KABRE, « La vocation contractuelle de la responsabilité
du fait de l’engagement unilatéral de volonté », Annales de l’Université de Parakou,
Série "Droit et Science Politique", Vol.5, n°2, 2022, pp. 1671-1708.
3- LES CODES OU RECUEIL DE TEXTES
B LES REVUES
2- Revue africaines
5- Les bibliothèques
Sont rassemblés dans ce document quelques conseils pour les principaux types d’exercices qui
seront pratiqués dans le cadre des travaux dirigés et des examens notamment en droit des
contrats. Son but est de rappeler de manière synthétique, l’objet et les éléments indispensables
à la construction des plans des différents exercices juridiques. On dénombre traditionnellement
quatre types d’exercices que nous passerons en revue.
1- Définition et objet du cas pratique :
C’est un exercice qui consiste à soumettre à l’étudiant des faits ou des circonstances fictives ou
non, qui posent des problèmes juridiques qu’il est amené à résoudre. Le but de l’exercice est
d’amener l’étudiant à qualifier juridiquement les faits soumis, à poser le ou les problèmes
juridiques, apporter des solutions en recherchant dans les différentes sources du droit (lois,
jurisprudences, doctrine, coutume), en interprétant et en raisonnant. Il ne s’agit pas tellement
de répondre par oui ou non mais d’expliquer pourquoi, on prend telle position.
Les écueils à éviter : la réponse non juridique ; la réponse sans raisonnement ou justification ;
la réponse trop large.
2- Construction et rédaction du cas pratique :
Situer le sujet consiste à définir les mots clés du sujet et à procéder à sa délimitation. L’étape
de la définition du sujet aboutit à la reformulation du sujet dans les termes ainsi définis. La
délimitation consiste à préciser le champ c’est-à-dire à préciser ce qui sera dans le sujet et ce
qui ne sera pas abordé et pourquoi.
✓ L’intérêt du sujet
Il s’agit de donner les raisons de l’importance du sujet ou de l’attention que l’on porte au sujet.
Il peut s’agir d’intérêt théorique et/ou pratique. L’intérêt théorique renvoie aux controverses
doctrinales (les débats sur les notions, les concepts). L’intérêt pratique fait allusion à la mise en
œuvre du droit (la jurisprudence, l’ineffectivité ou difficulté d’application du droit).
Il est également intéressant d’indiquer les autres dimensions du sujet si elles sont importantes.
Par exemple, l’intérêt du sujet d’un point de vue sociologique, d’un point de vue économique
voire philosophique ou historique.
✓ Le problème juridique
Le problème juridique est la formulation en termes juridiques de la ou des questions que
soulèvent le sujet. C’est le point central de la dissertation. Il peut être dégagé, déjà, à partir de
question(s) suscitée(s) par l’énoncé du sujet et, aussi à partir d’une question générale ou précise
sur le sujet soulevée dans le cours par l’enseignant, l’actualité juridique du sujet ou son intérêt.
✓ L’annonce du plan
Il s’agit ici non seulement de justifier votre plan, mais aussi de présenter les deux articulations
de votre plan. La justification du plan permet de comprendre l’approche que vous avez choisie
pour développer la réponse. Concrètement, l’annonce du plan permet de comprendre votre
raisonnement. IL consiste à donner les raisons pour lesquelles vous avez choisi de traiter tel
point (première partie) avant tel autre (deuxième partie). C’est seulement après avoir donné ces
raisons que vous annoncez les deux parties.
➢ Le développement
Après avoir écrit les intitulés des parties, il faut annoncer les sous-parties (A) et (B) à travers
un chapeau.
Concernant les développements, il ne faut jamais perdre de vue que la dissertation sert à faire
une démonstration. On doit donc toujours expliquer avec des fondements juridiques à l’appui
et au besoin avoir recours à des exemples illustratifs. Ne pas oublier de faire des transitions
entre les sous parties.
Présentation du développement :
I. – A- B. / II. – A - B.
D- LE COMMENTAIRE DE TEXTE
Cet exercice vise à décortiquer (expliquer, apprécier ou critiquer en bien ou en mal le texte,
donner sa portée) un texte (loi, extrait d’article de doctrine, citation etc).
Deux phases sont à respecter.
1- LA PHASE PRÉPARATOIRE :
Comme tout exercice, la rédaction d’un commentaire passe nécessairement par une phase de
préparation :
➢ L’introduction
Il se présente aussi en deux parties et deux sous parties, obtenues en suivant le découpage formel
du texte ou la logique de celui-ci. Il faut des chapeaux annonçant les sous parties. Des transitions
sont indispensables entre les parties.
Concrètement la démarche du commentaire est la suivante :
- Convoquez le passage du texte à commenter entre guillemet
- Expliquez ce passage
- Faire une critique (positive ou négative) à la lumière des sources du droit (loi,
jurisprudence, doctrine).
V- INTRODUCTION AU DROIT DES CONTRATS
A- CONTRÔLE DE CONNAISSANCES
1. Quel lien peut-on établir entre l’obligation et le contrat ? Qu’est-ce que l’obligation ?
2. Quels sont les principes directeurs/fondements du droit des contrats ?
3. Distinguez le contrat des catégories juridiques voisines.
4. Dans quels types de contrats les contractants s’obligent-ils réciproquement les uns
envers les autres ?
5. Qu’est-ce qu’un contrat aléatoire ?
6. Distinguez le contrat unilatéral et l’acte unilatéral ?
7. Qu’est-ce qui distingue la responsabilité délictuelle de la responsabilité contractuelle ?
8. Quelles sont les conditions permettant d’engager la responsabilité contractuelle d’une
partie défaillante ?
9. Comment se nomme la phase précontractuelle au cours de laquelle les parties discutent
des termes et des conditions du contrat ?
10. En cas de non-respect de la négociation, la responsabilité contractuelle de la partie
défaillante peut-elle être engagée ?
B- JURISPRUDENCE
- Faire la fiche détaillée de le décision ci-dessous reproduite.
Cour suprême chambre judiciaire, arrêt n° 10 du 16 janvier 1990, inédit
A. DISCUSSION EN SEANCE
Rigoberto et Norbert sont deux étudiants fraichement admis en deuxième année de droit.
Après le cours de droit des obligations, ces deux amis de longue date sont en désaccord sur un
fait.
La crainte révérencielle d’un fils à l’égard de son père qui le pousse à conclure un contrat
peut-elle être considérée comme constitutive de violence ? Telle est la préoccupation qui
sépare ces deux amis.
A l'aide de vos connaissances juridiques et d’une argumentation bien soignée, aidez les pour
une meilleure compréhension
B. A RENDRE
NICAPOL est un jeune homme très talentueux de la ville d’Abidjan. Après son cours de droit
des obligations, il décide de se lancer dans les affaires. Le destin lui sourit très vite. Il a réussi
à monter sa propre entreprise au sein de laquelle il mène plusieurs activités, notamment la
gestion de cabines téléphoniques, des points de vente d’attiéké communément appelé
Garbadrome, l’édition et la vente des fascicules aux étudiants. Pour mener à bien ses activités,
il décide d’acquérir un véhicule. L’idée lui vient alors de consulter les annonces faites dans un
journal « 1, 2, 3 Show tu YOUROUKOU ». Dans l’édition du 15 Juin 2024, NICAPOL
découvre la proposition suivante faite par un certain TOUT LAISSE : « mise en vente d’une
camionnette en très bon état, au prix de deux millions de francs CFA (2 000 000 FCFA),
Diesel, 12 ans Kilométrage 345005 ». Le même jour, c’est-à dire le 15 Juin 2024 ; il demande
à sa dulcinée KRA KRA, d’entrer en relation avec TOUT LAISSE pour lui signifier sa volonté
d’acquérir très rapidement la camionnette au prix indiqué. Conformément aux instructions
données, KRA KRA appelle ce dernier sur son téléphone portable qui, malheureusement, n’est
pas en ce moment en Abidjan mais à Touleupleu.
Toutefois, à l’issue de leur entretien téléphonique, TOUT LAISSE n’y voit aucun
inconvénient et promet de rencontrer NICAPOL dès son retour sur Abidjan le lendemain, soit
le 16 Juin 2024. Sans nouvelle de ce dernier au soir du 16 Juin 2024, KRA KRA décide de
l’appeler pour, non seulement s’assurer qu’il est bien de retour sur Abidjan, mais savoir si elle
pouvait récupérer le véhicule moyennant la somme de 2 000 000 FCFA convenu. C’est alors
que TOUT LAISSE lui rétorque qu’il ne souhaite plus céder sa camionnette. Pis, son annonce
du 15 Juin 2024 dans les colonnes « 1, 2, 3 Show tu YOUROUKOU » n’a plus de valeur
juridique puisqu’il a pris la décision de passer une autre annonce dans l’édition du 17 Juin 2024
pour marquer son intention de ne plus vendre sa camionnette.
- Fiche de jurisprudence : Faire une fiche détaillée des décisions de justice ci-
dessous.
- Commentaire à rendre : Doc. 1 ; Doc.3
Doc n°3. : Abidjan, Ch. Civ. et Com. 18 février 1977 RID, n°3/1978, p. 41.
La Cour,
Considérant que Y.D., instituteur à s'est estimé en droit de lui demander le
Danané, a assigné G.P., par exploit du 7 remboursement des dépenses qu'il avait
janvier 1976, devant la juridiction civile de faites pour Agnès depuis eme le cours
cette ville, en alléguant une convention élémentaire jusqu'à la classe de 4 , soit la
intervenue entre eux, aux termes de laquelle somme totale de 472.300 francs;
G.P. lui confiait sa fille, G. Agnès, née le 20 Considérant que le premier juge a
janvier 1957, pour assurer son éducation déclaré qu'il résultait des pièces produites
scolaire et la lui promettait en mariage à aux débats et de l’audition des parties que
l'issue de ses études; que, le père ayant le père avait placé sa fille Agnès chez Y.D.
repris sa fille pour la confier à une autre sous condition de mariage; que les sommes
personne à Abidjan où elle devait réclamées par celui-ci constituaient des
poursuivre ses études secondaires, et Agnès dons manuels qui devaient être révoqués en
ayant rejoint son amant, G.E., à Gagnoa, il raison de l'attitude fautive d’Agnès, et
restitués au donateur par application de l'éducation d'Agnès si celle-ci cessait de
l'article 45 de la loi n° 64-380 du 7 octobre vivre avec lui...;
1964;
Considérant que les parties ont été Considérant qu'un tel engagement est
entendues par le premier juge dans le cadre nul par application de l'article 6 du Code
d'une mise en état; que le père et la fille ont civil, qui dispose que l'état des personnes
admis qu'Agnès avait été confiée à Y.D. et est hors commerce, et de l'article 3 de la loi
qu'elle a effectué sous sa surveillance sa n° 64-375 du 7 octobre 1964, qui stipule
scolarité du cours élémentaire jusqu'à la que chacun des futurs époux doit consentir
classe de 4eme; que c'est Y.D. qui l'a habillée personnellement au mariage; qu'il s'ensuit
et a acheté ses fournitures scolaires pendant que l'action en répétition engagée par Y.D.,
cette période; que, par contre, le père ne fondée sur une cause illicite qui, aux termes
reconnaît pas que cette tutelle devait avoir de l'article 1131 du Code civil, ne peut
pour issue le mariage d'Agnès et de Y.D.; avoir aucun effet, n'est pas justifiée, et que
qu'il admet cependant avoir signé, le 15 la décision du premier juge, dans laquelle
septembre 1974, une reconnaissance par celui-ci a substitué, au surplus, une autre
laquelle il s'engageait à rembourser ses frais cause, ce qui lui était interdit, à celle qui
à Y.D. si Agnès le quittait; qu'Agnès a était invoquée sans équivoque devant lui,
précisé et que Y.D. a reconnu qu'ils avaient doit être réformée;...
eu deux enfants pendant la période
incriminée; qu'Agnès a enfin déclaré que Par ces motifs :
G.E. était son amant et qu’elle avait
l'intention de se marier avec lui lorsqu'elle Statuant publiquement,
aurait terminé ses études; contradictoirement, en matière civile, en
Considérant que G.P. conclut à cause d'appel et dernier ressort ;
l'infirmation du jugement entrepris en Reçoit l'appel de G.P. régulier en la
insistant sur l'immoralité de la demande de forme ;
Y.D., qui a profité de la présence d'Agnès
sous son toit pour entretenir des relations Au fond, l'y dit bien fondé ;
sexuelles avec elle dès l'âge de treize ans et Réforme le jugement n° 27 de la
a eu deux enfants d'elle; Section de tribunal de Danané ;
Considérant que l'obligation contenue Déclare nulle et de nul effet la
dans la promesse du 15 septembre 1974, promesse faite le 15 septembre 1974 par
prise par G.P., avait pour objet le G.P. de rembourser à Y.D. les frais exposés
remboursement à Y.D. des sommes qu'il par celui-ci pour l'entretien et l'éducation
avait dépensées pour l'entretien et de sa fille Agnès ; ...
Doc n°4 : Cour d'appel d'Abidjan, chambre civile et commerciale 17 juin 1977 (arrêt
n°417) ; Lassissi Atandah c. Essien Patrick
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réparation du préjudice a elle cause par la prouver que la lettre était parvenue avant la
résiliation aux torts de ladite société l'aigle de date limite et non à la société l'aigle
la convention susvisée en retenant que la distribution d'apporter la preuve du contraire,
société comase avait accepté celle-ci dans le qu'en ne recherchant pas par ailleurs si la
délai prévu, alors, selon le pourvoi, que celui lettre était parvenue avant le 10 juillet a la
qui réclame l'exécution d'une obligation doit société destinataire, la cour a privé sa décision
la prouver, que la société comase devait donc de base légale;
apporter la preuve qu'elle avait fait connaitre Mais attendu que, faute de stipulation
son acceptation a la société l'aigle distribution contraire, l'acte du 10 juin 1975 était destiné
avant le 10 juillet 1975, qu'en fondant sa à devenir parfait, non-pas par la réception par
décision sur la seule considération qu'était la société l'aigle de l'acceptation de la société
versée aux débats une lettre de la société comase, mais par l'émission par celle-ci de
comase, datée du 3 juillet 1975, que la société cette acceptation ; que le moyen, qui soutient
l'aigle distribution ne pouvait pas lui être le contraire, est dépourvu de fondement ;
parvenue postérieurement au 10 juillet, la Par ces motifs :
cour d'appel a renversé la charge de la preuve, Rejette le pourvoi formé contre l'arrêt rendu
qu'il appartenait à la seule société comase de le 27 avril 1979 par la cour d'appel de paris
EXERCICE V : DISSERTATION
Commentez l'article 1112 du Code civil français de 1804 suivant : « il y a violence, lorsqu’elle est
de nature à faire impression sur une personne raisonnable, et qu’elle peut lui inspirer la crainte
d’exposer sa personne ou sa fortune à un mal considérable et présent.
On a égard, en cette matière, à l’âge, au sexe et à la condition des personnes ».
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THEME N° 4 : LA SANCTION DES CONDITIONS DE FORMATION DU CONTRAT
A- Répondez aux affirmations suivantes par vrai ou faux. Justifiez vos réponses.
1- La nullité du contrat conduit à l’anéantissement rétroactif du contrat en raison de son
inexécution.
2- La résolution est bien un anéantissement rétroactif du contrat en raison de l’inobservation
de l’une de ses conditions de formation.
3- Le juge en plus du prononcé de la nullité du contrat condamne systématiquement la partie
qui succombe au paiement de dommages et intérêts.
4- La nullité ne peut seulement être exercée que par voie d’action, jamais par voie d’exception.
5- L’action en nullité et l’exception de nullité sont imprescriptibles.
6- Il revient au juge de soulever d’office la nullité du contrat.
B- Répondre aux questions suivantes.
1- Distinguez ces six notions : nullité, rescision, caducité, résolution, résiliation,
inopposabilité.
2- Faites la distinction entre nullité relative et nullité absolue.
3- Quelles sont les limites de l’effet rétroactif de la nullité ?
4- Qu’est-ce que la règle « Nemo auditur propriam turpitudem allegans » et quels en sont ses
intérêts ?
5- La clause frappée de nullité affecte-t-elle le contrat dans son entier ?
Pendant son séjour à BOUAKE, M. DJO ZELENSKY a rencontré Mme BELMONDE, sous le
charme de laquelle il est tombé. Très vite, il lui propose de s’installer chez lui à ABIDJAN.
Toutefois, Mme BELMONDE est réservée : Son mari, un haut gradé de l’armée, supporterait très
mal une rupture et une tromperie, et ne pourrait élever seul les enfants.
Aussi, M. DJO ZELENSKY lui propose-t-il de lui prêter une importante somme d’argent pour
qu’elle quitte sa famille. Elle accepte. Le temps passe, Mme BELMONDE n’est plus amoureuse et
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dit à DJO ZELENSKY qu’elle va retrouver sa famille et tout raconter à son époux. Ce dernier très
remonté contre sa femme pour son absence prolongée décide tout de même de la soutenir. Il lui
demande de refuser de restituer la somme d’argent empruntée et décide de saisir le Tribunal au
moyen que sa femme n’a pas librement consenti à ce contrat de prêt. Que pensez-vous de cette
action ? Informé de cette décision, DJO ZELENSKY vient vous consulter. Il souhaiterait se voir
rembourser le prêt octroyé et réclamer des dommages et intérêts à Mme BELMONDE.
EXERCICE 4 : JURISPRUDENCE
1) Faire les fiches des décisions de justice ci-dessous reproduites et faites des propositions de
plans. A rendre
2) Faire le commentaire de l’arrêt n°214/16 du 10 mars 2016 de la Cour suprême de CI
(Doc.2). A rendre
Doc. 1. Cour suprême chambre judiciaire, arrêt n° 167 du 22 mai 1990, pourvoi n° 89-107 en
date du 19 avril 1989
LA COUR, Attendu qu'il résulte des énonciations de
Vu le mémoire produit ; l'arrêt attaqué que, le 29 Octobre 1982, vers
- Sur le Moyen unique de cassation tiré de 11 heures, alors qu'ils faisaient le plein de leur
la violation de la loi résultant de l'erreur véhicule stationné au PK 26 de l'axe Soubré-
dans l'application ou l'interprétation de la San-Pédro, MORY KONATE et KABA
loi, notamment des articles 17, 21 et 22 de SANSI ont été fauchés par un ensemble
la loi du 13 Juillet 1930 : articulé de marque Mercédes Doll
Vu lesdits textes, notamment les articles 21 et immatriculé B.5005-CI. 2 et B. 5006-CI 2
22, conduit par HABA Pascal et appartenant à
21
MEMA DIABY ; qu'au cours de cet accident, 2) que le véhicule objet de l'assurance
MORY KONATE a été tué sur le coup tandis sert au transport de produits ou
que KABA SANSI était grièvement blessé ; marchandises lui appartenant et n'est
que ledit KABA SANSI a assigné en pas utilisé, même occasionnellement,
réparation de son préjudice, sur la base de au transport à titre onéreux de
l'article 1384 alinéa 1er du Code Civil, marchandises appartenant à des tiers
MEMA DIABY et son assureur la Mutuelle ;
Agricole de Côte d'Ivoire dite MACI ; que par Attendu, en l'espèce, qu'il est établi comme
jugement en date du 26 Juin 1986, le Tribunal résultant des pièces du dossier qu'au moment
d'Abidjan a déclaré MEMA DIABY du sinistre, BEMA DIABY se livrait à un
responsable de l'accident du 29 Octobre 1982, transport public de marchandises, et ce, en
mis hors de cause la MACI, ordonné une violation des clauses du contrat auquel il a
expertise de la victime et alloué à celle-ci une adhéré ; que ce faisant, la Mutuelle Agricole
provision de 500.000 francs ; que par arrêt du de Côte d'Ivoire était en droit, pour lui
28 Octobre 1988, la Chambre Civile et soustraire sa garantie, de lui opposer la nullité
Commerciale de la Cour d'Appel d'Abidjan a dudit contrat résultant de sa réticence ou
dit que la MACI doit garantir la réparation du fausse déclaration et ce, en application de
préjudice subi par KABA SANSI et confirmé l'article 21 de la loi du 13 Juillet 1930 ; qu'en
le jugement entrepris pour le surplus ; l'état de ces constatations, la Cour avait
Attendu qu'il est reproché aux Juges d'Appel l'obligation de mettre hors de cause l'assureur
d'avoir en statuant comme ils l'ont fait, violé ; qu'en décidant autrement, les Juges d'appel
la loi, au motif que la Cour a estimé que le ont violé les textes visés au moyen ; qu'il
changement d'usage du véhicule assuré s'ensuit que le pourvoi est fondé ;
constituait en fait une aggravation du risque PAR CES MOTIFS
entraînant la déchéance, laquelle déchéance - Casse et annule l'arrêt n° 1548 rendu le 28
n'est opposable ni à la victime ni à ses ayants- Octobre 1988 par la Cour d'Appel d'Abidjan
droit, alors que, selon le pourvoi, en vertu (Chambre Civile et Commerciale) ;
d'une jurisprudence constante et conforme à - Renvoie la cause et les parties, pour être
la loi, il y aurait dans une telle hypothèse statué à nouveau, devant la même Cour
nullité du contrat résultant de la mauvaise foi autrement composée ;
de l'assuré ; - Laisse les dépens à la charge du Trésor
Attendu que MEMA DIABY, Commerçant Public ;
de son état, détenteur de la patente n° F 8229- - Ordonne la transcription du présent arrêt sur
974, a dissimulé cette qualité au moment où il les registres du Greffe de la Cour d'Appel
a souscrit à la Police N° 213-531, valable du d'Abidjan, en marge ou à la suite de l'arrêt
10 Octobre 1982 au 9 Octobre 1983 ; que ce cassé ;
contrat passé avec la MACI, classé dans la Ainsi fait, jugé et prononcé par la Cour
catégorie 432, indique dans ses "conditions Suprême, Chambre Judiciaire, Section Civile,
générales" que l'assuré a déclaré : en son audience publique du VINGT-DEUX
1) ne pas être muni d'une patente de MAI MIL NEUF CENT QUATRE-VINGT-
transporteur ; DIX ;
22
Doc. 2. Cour suprême, chambre judiciaire, l’ordre de quitter les lieux ; que la susnommée
arrêt n° 214/16 du 10 mars 2016 et une autre ont saisi le 07 juin 2012 le
LA COUR Tribunal de Sinfra en expulsion de AI AH, en
Vu l’exploit de pourvoi en cassation en date cessation de tout trouble de jouissance et en
du 18 avril 2015 ; paiement de dommages-intérêts pour
Vu les conclusions écrites du Ministère destruction de biens ; que le Tribunal a
Public du 07 juillet 2015 ; Vu les pièces du débouté les demanderesses de leur action par
dossier ; jugement du 31 juillet 2013, confirmé par la
Attendu, selon les énonciations de l’arrêt Cour d’Appel d’Abidjan;
attaqué, que prétendant avoir hérité de leur Sur la deuxième branche du moyen de
défunt père A C Z une parcelle de terrain de cassation prise de la violation de la loi n°70-
27 hectares 80 ares sise à Proniani dans le 209 du 20 mars 1970
département de Sinfra, Z Aa et Z Ab ont fait Attendu que ce texte dispose : « tous actes à
procéder suivant procès-verbal du 28 août publier au livre foncier y compris ceux
2007 au partage de ladite parcelle entre les portant sur les transactions relatives à des
ayants droit par le Sous-Préfet central et la plantations, doivent être dressées par devant
Directeur Départemental de l’Agriculture de notaire. Sont assimilés aux actes notariés, les
Sinfra en présence du chef du village de actes émanant des tribunaux et de
Proniani et de tous les propriétaires des l’Administration des domaines ; Tous faits,
parcelles limitrophes dont V Bi ; qu’elles ont conventions ou sentences ayant pour objet de
planté du café et du cacao sur leurs parcelles constituer, transmettre déclarer, modifier ou
; que courant l’année 2011, AI AH s’est éteindre un droit réel immobilier, d’en
introduit sur quatre hectares de leurs parcelles changer le titulaire ou les conditions
et y a détruit les jeunes plants de cacaoyers, d’existence, tous baux d’immeubles excédant
revendiquant détenir les droits de son défunt trois années, toutes quittances ou cession
père ; qu’il explique que son père a acquis d’une somme équivalant à plus d’une année
cette portion de terre en 1993 par acte sous de loyers ou fermage non échu, doivent, en
seing privé de V Bi Ae fils de G Bi V ; que la vue de leur inscription être constatés par actes
parcelle a été paisiblement exploitée jusqu’en authentiques sous peine de nullité absolue. Ils
avril 2011, lorsque Z Aa a commencé à le peuvent être authentifiés par le dépôt au rang
troubler dans cette jouissance en lui intimant des minutes d’un notaire. Il en est de même
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des actes de constitution ou de mainlevée toute transaction foncière, la forme notariée
d’hypothèque maritimes » ; sous peine de nullité absolue, la Cour d’Appel
Vu ledit texte ; a violé le texte visé au moyen ; qu’il y a lieu
Attendu que pour confirmer le jugement qui de casser et annuler l’arrêt attaqué… ;
lui était déféré, la Cour d’Appel a admis l’acte PAR CES MOTIFS
sous seing privé passé le 19 décembre 1983 Et sans qu’il soit nécessaire d’examiner les
entre AI AH et V Bi Ae lors de la cession autres branches du moyen unique, casse et
d’une parcelle de terre rurale sise à Proniani ; annule…
Attendu cependant qu’en validant une telle
cession, alors que la loi susvisée prescrit, pour
Doc. 3. Cour Suprême de Côte d’Ivoire, Chambre judiciaire, Arrêt civil n° 133 du 04/03/2010,
Affaire : SICOGI (BLAY Charles) c/ CICOPCI (SCPA MOISE-BAZIE KOYO & ASSA-
AKOH).-Activités, Juridiques, n° 71 / 2011, p. 145 (Faire le commentaire de l’arrêt)
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capacité de contracter, contrairement à la à payer les honoraires de l’assistance
mairie qui n’a pas d’existence juridique, la technique et que, c’est en vain qu’ayant
Cour d’Appel a manqué de donner à sa procédé au règlement de plusieurs factures,
décision, une base légale ; celle-ci évoque l’incapacité de la mairie de
Mais, attendu qu’aux termes de l’article 1125 Treichville, la Cour d’Appel a légalement
du Code civil, « les personnes capables de justifié sa décision ;
s’engager ne peuvent opposer l’incapacité de
ceux avec qui elles ont contracté », qu’en PAR CES MOTIFS
retenant que, par l’approbation et la signature
non contestées du contrat litigieux par son Rejette…
Directeur Général... la SICOGI s’est engagée
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sous seing privé du 22 Octobre 1980 eut violé convient, dans l'appréciation des effets de la
les dispositions légales exigeant la forme nullité du bail litigieux, de prendre en compte
notariée en la matière, celle-ci ne peut voir sa la valeur locative des différents locaux dudit
validité remise en cause à ce jour, d'autant immeuble et les loyers perçus par le bailleur;
qu'aucune des parties n'a relevé appel sur ce Attendu qu'aux termes du rapport d'expertise
point »; en date du 4 septembre 1997, cette valeur
Attendu cependant qu'en statuant ainsi, alors locative est de 122 439 600 Francs ;
que les dispositions de la loi n° 70-209 du 10 Attendu que B ayant perçu sur la même
mars 1970 exigeant la forme notariée en période la somme de 1 800 000 Francs soit
matière immobilière sont d'ordre public, la (10000 X 12 X 15), il convient de fixer la
Cour d'Appel a violé le texte visé au moyen somme due par celui-ci au titre des
qui est donc fondé ; restitutions à: 14 576 782 Francs soit (135 216
Qu'il y a lieu de casser et annuler l'arrêt 382 F + 1 800 000 F) – 122 439 600 F (déjà
attaqué perçu par dame X au titre de la valeur locative
Sur l'évocation des différents locaux);
Sur la validité du contrat du 22 Octobre PAR CES MOTIFS
1980 ; Rétracte l'arrêt n° 469 rendu le 12 Octobre
Attendu qu'il est constant que le contrat de 2000 par la Chambre Judiciaire de la Cour
bail litigieux est supérieur à 3 ans; que n'ayant Suprême;
pas été passé devant notaire, il convient de Et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres
l'annuler en application de l'article 8 de la loi moyens, casse et annule l'arrêt n° 710 du 25
n° 70-209 du 10 mars 1970; juin 1999 de la Cour d'Appel d'Abidjan;
Sur les restitutions
Attendu que le terrain sur lequel ont été bâties Evoquant
les constructions en cause est la propriété de Déclare nul le contrat de bail du 22 Octobre
B ; que lesdites constructions sont le fait de 1980 ;
Dame X qui les a exploité au-delà du terme
convenu; que ne pouvant donner lieu à Condamne B à payer à dame X la somme de
restitution intégrale, s'agissant à l'origine 14576782 Francs au titre des restitutions ;
d'une obligation à exécution successive dont Laisse les dépens à la charge du Trésor Public
l'annulation se résout en résiliation, il
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EXERCICE 5 : DISSERTATION
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THEME N° 5 : LES EFFETS DU CONTRAT A L’EGARD DES PARTIES
I. Questions
III. Jurisprudence
Civ, 6 mars 1876, D 76 .1.193, De Galliffet c/ Commune de Pelissanne dit arrêt Canal de
Craponne (A lire en rapport avec le droit positif français).
Vu l'article 1134 du Code civil ; pour modifier les conventions des parties et
Attendu que la disposition de cet article substituer des clauses nouvelles à celles qui
n'étant que la reproduction des anciens ont été librement acceptées par les
principes constamment suivis en matière contractants ;
d'obligations conventionnelles, la Qu'en décidant le contraire et en élevant à
circonstance que les contrats dont 30 centimes de 1834 à 1874, puis à 60
l'exécution donne lieu au litige sont centimes à partir de 1874, la redevance
antérieurs à la promulgation du Code civil d'arrosage, fixée à 3 sols par les conventions
ne saurait être, dans l'espèce, un obstacle à de 1560 et 1567, sous prétexte que cette
l'application dudit article ; redevance n'était plus en rapport avec les
Attendu que la règle qu'il consacre est frais d'entretien du canal de Craponne,
générale, absolue et régit les contrats dont l'arrêt attaqué a formellement violé l'article
l'exécution s'étend à des époques 1134 ci-dessus visé ;
successives de même qu'à ceux de toute Par ces motifs, casse, dans la disposition
autre nature ; relative à l'augmentation du prix de la
Que, dans aucun cas, il n'appartient aux redevance d'arrosage, l'arrêt rendu entre les
tribunaux, quelque équitable que puisse parties par la Cour d'appel d'Aix le 31
apparaître leur décision, de prendre en décembre
considération le temps et les circonstances
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Arrêts à rechercher et/ou à lire obligatoirement
- Doc n°1 : CSCJ, arrêt n°232/18 du 5 avril 2018, Sté V c/ Sté S. in Actualités juridiques,
n°101/2019, pp. 27-28.
- Doc n°2 : Cour suprême, ch. jud., sect. civ. 27 juin 1975 et 3 décembre 1976, RID, 1977/3-
4, p. 22 et suiv.)
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THEME N° 6 : LES EFFETS DU CONTRAT A L’EGARD DES TIERS
EXERCICE II
A- Commentaire de texte (à rendre)
C- Commentaire d’article
ARTICLE 1165 « Les conventions n'ont d'effet qu'entre les parties contractantes ; elles ne nuisent
point au tiers, et elles ne lui profitent que dans le cas prévu par l'article 1121 ».
ARTICLE 1166 : « Néanmoins les créanciers peuvent exercer tous les droits et actions de leur
débiteur, à l'exception de ceux qui sont exclusivement attachés à la personne ».
ARTICLE 1167 : « Ils peuvent aussi, en leur nom personnel, attaquer les actes faits par leur
débiteur en fraude de leurs droits. Ils doivent néanmoins, quant à leurs droits énoncés au titre des
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successions et au titre du contrat de mariage et des droits respectifs des époux, se conformer aux
règles qui y sont prescrites ».
« Mais attendu que le tiers à un contrat peut monte-charge ne fonctionnait pas et qu'il en
invoquer, sur le fondement de la résultait une impossibilité d'utiliser
responsabilité délictuelle, un manquement normalement les locaux loués, la cour
contractuel dès lors que ce manquement lui a d'appel, qui a ainsi caractérisé le dommage
causé un dommage ; qu'ayant relevé, par causé par les manquements des bailleurs au
motifs propres et adoptés, que les accès à locataire-gérant du fonds de commerce
l'immeuble loué n'étaient pas entretenus, que exploité dans les locaux loués, a légalement
le portail d'entrée était condamné, que le justifié sa décision ;[…] rejet ».
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EXERCICE A RENDRE
Doc.1. Cour d’appel d’Abidjan, Chambre civile et commerciale arrêt n° 1127 du 12 décembre
2002 ; Affaire O (SCPA indenie) C/ TRAORE Ousseny (Me COULIBALY Temogo)
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De l’existence d’une stipulation pour autrui. bénéficiaire, au point qu’en réclamant la
Il ressort des pièces du dossier que pour révocation de cette opération, T a été bien
obtenir la liberté provisoire de son père, T inspiré, car il aurait été plus simple et légal
dans le cabinet du Juge d’instruction, devant pour le Juge d’instruction, en application des
toutes les parties a versé la somme espèce de articles 145 et 146 du code de procédure
10 000 000 F et émis dix chèques d’un pénale, de consigner ces sommes au Greffe du
montant total de 29 883 500 F, au profit des Tribunal ;
plaignants ; Il échet dès lors de confirmer
Les appelants estimant que l’article 1121 l’ordonnance attaquée l’opération exécutée
du code civil doit recevoir application. par l’intimé ne répondant pas aux conditions
Celui-ci dispose en effet : ‘’ qu’on peut de la stipulation pour autrui ;
stipuler au profit d’un tiers, lorsque telle est la - L’appelant succombe ainsi en la cause,
condition d’une stipulation que l’on fait pour il y a lieu de mettre les dépens à sa charge ;
soi-même, ou d’une donation que l’on fait à PAR CES MOTIFS
un autre. Celui qui a fait cette stipulation ne EN LA FORME
peut la révoquer, si le tiers a déclaré vouloir Statuant publiquement, contradictoirement,
en profiter.’’ en matière de référé et en dernier ressort ;
Il résulte de ce texte que si l’intimé qui a - Reçoit O en son appel relevé de
un intérêt à voir son père en liberté provisoire l’ordonnance de référé n° 4135 du
peut être considéré comme le stipulant, le 19/10/2000 rendu par le Tribunal de 1ère
plaignant O, ne remplit pas les conditions Instance d’Abidjan.
d’un promettant parce que comme il le note AU FOND
lui-même dans ses conclusions, il n’a pas - L’y déclare mal fondé ;
pouvoir d’ordonner des libertés provisoires. L’en déboute ;
Lesquelles ressortent de la compétence du - Confirme en toutes ses dispositions
procureur de la république et du Juge l’ordonnance déférée, par substitution des
d’instruction. De même, l’inculpé qui motifs ;
conteste l’accusation et s’oppose au geste de Condamne l’appelant aux dépens
son fils, ne peut être considéré comme le tiers
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Doc. 2. RCI, T P I Abidjan, Chambre civile, Jugement civil contradictoire n°98 du 17/03/2016
Affaire Monsieur KONE Inza c/ Mr KOUADIO Kouakou alias Cissé
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KOUAKOU alias CISSE qui est cependant Attendu qu’en l’espèce, KONE INZA
resté sans réaction ; sollicite l’annulation de l’engagement du
C’est pourquoi, conclut-il, en saisissant le 14/10/2015 au motif qu’il n’y a pas consenti ;
Tribunal de céans, il entend solliciter Attendu cependant que l’engagement dont
l’annulation de l’engagement du 14/10/2015 l’annulation est sollicitée s’analyse en une
et la restitution de son véhicule, sous astreinte promesse de porte fort telle que prévue par
comminatoire de l’article 1120 du code civil ; Que la validité
200.000 FCFA par jour de retard, à compter d’une telle convention n’est pas subordonnée
du prononcé de la décision ; au consentement du tiers pour qui l’une des
SUR LE CARACTERE DE LA parties se porte fort ;
DECISION Qu’il s’en infère que l’action en nullité de
Il est constant que, pour avoir été cité à KONE INZA n’est pas fondée et qu’il
personne, KOUADIO KOUAKOU alias convient de l’en débouter ;
CISSE a eu connaissance de la procédure ; Il Attendu qu’il résulte des dispositions de
convient dès lors de statuer par décision l’article 1120 du code civil que le tiers peut
contradictoire ; refuser de tenir l’engagement pris par le
EN LA FORME porte-fort en sollicitant, en l’espèce, la
SUR LA RECEVABILITE restitution de son véhicule ;
Attendu que l’action de KONEINZA a été Attendu cependant que dans le cas d'espèce,
introduite suivant les règles de forme et de KONE INZA ne fait pas la preuve de son
délai prescrites par la loi et remplit par droit de propriété sur le véhicule litigieux ;
ailleurs les conditions générales de Qu’il s’en suit qu’il ne peut valablement
recevabilité prévues par les dispositions de solliciter la restitution dudit véhicule ; Qu’il y
l’article 3 du code de procédure civile ; a lieu de l’en débouter ;
Qu’il convient donc de la déclarer recevable ;
AU FOND SUR LES DEPENS
SUR LE BIEN FONDE DE LA Attendu que KONE INZA succombe ;
DEMANDE EN ANNULATION DE Qu’il convient de mettre les dépens à sa
L’ENGAGEMENT DU 14/10/2015 charge ;
PAR CES MOTIFS
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Statuant publiquement, contradictoirement en Déclare KONE INZA recevable en son
matière civile et en premier ressort ; action ; L’y dit cependant mal fondé ; L’en
déboute ;
Met les dépens à sa charge.
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Doc.3. Chambre judiciaire Arrêt n° 119/05 du 03 mars 2005 pourvoi n° [Link] en date
du 20 aout 2003 République de Côte d'Ivoire au nom du peuple ivoirien
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l'acte du 17 juillet 1995 ne se limite qu'à ce premier moyen de cassation n'est pas non
dernier et à S.K. et donc sans rapport avec plus fondée ;
le protocole d'accord signé avec la SICOGI Sur le second moyen de cassation
le 29 janvier 1995, alors que selon la tiré du défaut de base légale résultant de
branche du moyen, aux termes de l'article l'absence ou de l'insuffisance des motifs ;
1134 susvisé, “ les conventions légalement Attendu qu'il est encore reproché à
formées tiennent lieu de loi à ceux qui les la Cour d'Appel de s'être prévalue des
ont faites. Elles ne peuvent être révoquées termes de “ allégations et de prétentions” de
que de leur consentement mutuel... Elles A.C. pour affirmer de manière péremptoire
doivent être exécutées de bonne foi ” et que que celui-ci n'est pas partie à l'acte du 25
l'article 1135 dispose “ les conventions janvier 1995 et ne peut en tirer le moindre
obligent non seulement à ce qui y est avantage alors que selon le moyen les
exprimé, mais encore à toutes les suites que allégations et prétentions auraient dues être
l'équité, l'usage ou la loi donnent à exposées et discutées par la Cour d'Appel
l'obligation d'après sa nature”; que avant toute solution de sa part ;
cependant S.K. s'est permis une autre Mais attendu que la Cour d'Appel
cession de son droit à S.A sans qu'il révoque qui n'était pas tenue d'exposer toutes les
d'un commun accord avec A.C., leur allégations des parties a, pour confirmer la
consentement dans l'acte du 17 juillet 1995 décision entreprise énoncé: “ malgré les
; qu'en statuant ainsi, l'arrêt déféré a allégations de l'appelant, il est évident que
méconnu les textes susvisés ; A.C. n'est point partie au contrat de vente
Mais attendu que pour déclarer signé entre la SICOGI et S.K. le 29 janvier
irrecevable l'action de A.C. pour défaut de 2005, de sorte que contrairement à ses
qualité à agir, la Cour d'Appel s'est prétentions, il n'a jamais été copropriétaire
principalement fondée sur le protocole de l'immeuble litigieux malgré la présence
d'accord du 29 janvier 1995 signé entre S.K. de son nom sur ledit acte ; ce contrat donc
et la SIGOGI auquel n'est pas partie A.C.; ne lui ouvre droit à aucune action à l'égard
que c'est de manière surabondante qu'elle a des deux parties ; en outre l'acte du 17 juillet
fait allusion à l'acte du 17 juillet 1997 ; que 1997 par lequel S.K. a pris des engagements
n'ayant pas considéré les relations ayant lié avec A.C. ne peut produire d'effet à l'égard
S.K et A.C.I du fait de cet acte sous seing- des deux parties” ; que par ces motifs qui
privé, il ne saurait lui être fait grief d'avoir sont suffisants, la Cour d'Appel a
violé les articles 1134 et 1135 du Code Civil légalement justifié sa décision ; d'où il suit
; d'où il suit que cette troisième branche du que ce second moyen n'est pas fondé ;
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PAR CES MOTIFS Trésor Public ;
Rejette le pourvoi formé par A.C. Ordonne la transcription du présent arrêt sur
contre l'arrêt 905 en date du 12 Juillet 2002 le registre du greffe de la cour d’appel
de la Cour d'Appel d'Abidjan ; d’Abidjan
Laisse les dépens à la charge du
ainsi que sur la minute de l'arrêt entrepris
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