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TD Droit DesContrats 2024-2025 Prof - Silue Nanga

Ce document présente les directives pour les travaux dirigés en droit des contrats à l'Université Alassane Ouattara pour l'année universitaire 2024-2025. Il inclut des conseils sur la participation, la méthodologie pour le commentaire de décisions de justice et la rédaction de cas pratiques et de dissertations juridiques, ainsi qu'une liste de ressources bibliographiques. Les étudiants sont encouragés à lire attentivement les documents fournis et à s'engager activement dans leur apprentissage.

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TD Droit DesContrats 2024-2025 Prof - Silue Nanga

Ce document présente les directives pour les travaux dirigés en droit des contrats à l'Université Alassane Ouattara pour l'année universitaire 2024-2025. Il inclut des conseils sur la participation, la méthodologie pour le commentaire de décisions de justice et la rédaction de cas pratiques et de dissertations juridiques, ainsi qu'une liste de ressources bibliographiques. Les étudiants sont encouragés à lire attentivement les documents fournis et à s'engager activement dans leur apprentissage.

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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE

ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE UNION-DISCIPLINE-TRAVAIL


-------------

UNIVERSITE ALASSANE OUAATARA


------------------
UFR Sciences Juridique,
Administrative et Politique

FICHE DE T D DE DROIT DES CONTRATS


Année Universitaire 2024-2025
Licence, 2ème année
Chargé de cours : Professeur SILUE Nanga

Equipe pédagogique : Dr ; DEMBELE Nabedjomon Massa, SDr. AMY Justine, Dr. KAMIN
Kasson Charlemagne, Dr. COULIBALY Dogodana, Dr. KONE Erolie, épse YEO, Dr. DJEDJE
Akm, Dr. GNAKRI Serge Eric KOUASSI, Dr. Marina KOFFI épse ESSOH.
THÈME N° 1/2 : PARTICIPATION AUX TD, CONSEILS BIBLIOGRAPHIQUES,
MÉTHODOLOGIE
I- PARTICIPATION AUX TD

Présence : La présence aux TD est obligatoire, les étudiants ne peuvent pas changer de groupe.
Objectifs des TD : Les TD ont pour objectifs de vous amener à faire un travail personnel
d’apprentissage et d’approfondissement du cours à travers la lecture des textes, des arrêts et des
articles de doctrine. La lecture de tous les documents contenus dans la fiche est donc le
minimum que l’étudiant doit faire au cours de l’année universitaire. Cela lui permet de
découvrir les difficultés afférentes à l’apprentissage du droit afin de les présenter sous forme de
questions utiles aussi bien au chargé de TD qu’au chargé de cours. Les exercices doivent être
entièrement rédigés, l’acquisition du code de la matière est obligatoire en tant qu’instrument
principal de travail de l’étudiant.
II- CONSEILS BIBLIOGRAPHIQUES

1- QUELQUES OUVRAGES

- Anne Marie ASSI ESSO, Droit civil les obligations, éditions IUBA, 2012, 896p.
- Félix Tano EHUI, Contrats spéciaux : les principaux contrats spéciaux, sujets
d’examen, travaux dirigés, corrigés, éditions SOSTEG, Tome 2, 2020, 267p.
- Serge BONY, Droit Civil : les Obligations, ABC, 11 e éd., 2024, 550 p.
- Jérôme Climanlo COULIBALY, Droit civil : droit des Obligations, éd., ABC, 2008,
237p.
- Alain BENABENT, Droit des obligations, LGDJ, 20ème éd., Paris, 2012, 784p.
- François CHENEDE, Yves LEQUETTE, Philippe SIMLER, François TERRE, Droit
civil, les obligations, Précis Dalloz, 13ème éd., Paris, 2022, 2140p.
- Philippe MALAURIE, Laurent AYNES, Philippe STOFFEL-MUNCK, Droit civil : les
obligations, DEFRENOIS, 3e éd., 2007, 870 p.
- Rémy CABRILLAC, Droit des obligations, Dalloz,16ème éd., 2024, 484p.

2- QUELQUES ARTICLES DE DOCTRINE

- Anoh Bernard ADOUKO, « Les contrats entre absents », Revue Ivoirienne des Sciences
Juridiques et Politiques, N° 4, Septembre 2016, pp. 59-80.
- Bi Manh YOLI, « La sanction de l’inexécution contractuelle », Revue Ivoirienne des
Sciences Juridiques et Politiques, N° 4, Septembre 2016, pp. 101-130.
- Dogodana COULIBALY, « L'ordre public sociétaire à l’épreuve de la liberté
contractuelle dans les sociétés commerciales OHADA », Annales de l’Université de
Parakou, Série "Droit et Science Politique", Vol.5, n°2, 2022, pp. 870-911.
- Eloi Kouakou YAO, « Observations sur la résolution contractuelle en droit ivoirien à la
lumière de l’arrêt n° 165 du 30 janvier 1990 de la chambre judiciaire de la Cour suprême
de Côte d’Ivoire », Revue Ivoirienne des Sciences Juridiques et Politiques, N° 1, Mai
2014, pp. 90-120.
- Charles IBIKOUNLE, « La réfaction unilatérale du contrat », Annales de l’Université
de Parakou, Série "Droit et Science Politique", Vol.5, n°2, 2022, pp. 1243-1279.
- Windpagnangdé Dominique KABRE, « La vocation contractuelle de la responsabilité
du fait de l’engagement unilatéral de volonté », Annales de l’Université de Parakou,
Série "Droit et Science Politique", Vol.5, n°2, 2022, pp. 1671-1708.
3- LES CODES OU RECUEIL DE TEXTES

- Code civil II -Biens et Les obligations, CNDJ.


- Code civil français (à utiliser avec précaution)

B LES REVUES

1- Les revues ivoiriennes


- Revue Ivoirienne des Sciences Juridiques et Politiques (RISJPO), Presses Universitaires
de Bouaké, BOUAKE.
- Revue Ivoirienne de Droit (RID), Centre Ivoirien de Recherches et d’Études Juridiques
(CIREJ), Éditions Universitaire de Côte d’Ivoire (EDUCI), ABIDJAN.
- Revue Ivoirienne d’Informations Juridiques et Judiciaires (Actualités Juridiques),
Centre International pour le Développement du Droit (CIDD), ABIDJAN.

2- Revue africaines

- Annales de l’Université de Parakou, Série "Droit et Science Politique", Université de


Parakou, BENIN.
- Revue Africaine des Réflexions Juridiques et Politiques,
- Revue Malienne des Sciences Juridiques, Politiques et Économiques de Bamako,
MALI.
- Revue Penant
3- Autres revues
La revue des contrats (RDC), LGDJ ;

Revue trimestrielle de droit civil (RTD civ.)

Semaine juridique édition générale (JCP)

Revue Lamy droit civil (RLDC)

4- Les sites internet

[Link] ; [Link] ; [Link]; [Link] ;


[Link] ; [Link];

5- Les bibliothèques

La bibliothèque centrale de l’Université Alassane Ouattara (UAO) ; La bibliothèque des Master


2 ; La bibliothèque du centre d’étude Centre de Recherche et d’Études sur le Droit et les
Finances Publiques (CREDFip) ; La bibliothèque de la Faculté Universitaire Privé Abidjan
(FUPA) ; La bibliothèque d’Abidjan ; La bibliothèque Centre Ivoirien de Recherche et d’Études
Juridiques (CIREJ) ; La bibliothèque Centre Études de Recherche Action pour la Paix
(CERAP) ; La bibliothèque du Centre Ivoirien de Développement du Droit (CIDD) ; La
bibliothèque de l’Institut Universitaire d’Abidjan (IUA).

IV- CONSEILS METHODOLOGIQUES

A – COMMENTAIRE DE DECISION DE JUSTICE


Le commentaire d’arrêt est un exercice juridique qui permet d’évaluer les étudiants sur leur
analyse d’une décision de justice. Il permet de connaitre la structure des décisions de justice, de
découvrir le raisonnement du juge, de nommer les différents moment clés du raisonnement du
juge, de dégager le ou les problèmes causés. La ou les solutions retenues et d’en discuter la
pertinence en droit.
Deux étapes fondamentales sont nécessaires.
1- La fiche de jurisprudence
Elle constitue une vision synthétique de la décision à commenter. La fiche d’arrêt contient les
éléments essentiels de la décision :
- Situer la décision ;
- Résumer les faits ;
- Retracer la procédure en précisant les prétentions des parties ;
- Dégager le problème de droit ;
- Rappeler la solution dégagée par le dernier juge.
2- La recherche du plan
Retenons que le but de cet exercice est de commenter la solution retenue par le juge. Par
conséquent, c’est autour de cette solution que doit être dégagée un plan. Le plan se dégage à
partir de la solution du juge.
Comment dégage-t-on le plan ?
La méthode diffère selon que l’arrêt permet le découpage bipartite (découpage structurelle) ou
pas (plan d’idée).
3- La rédaction
a- L’introduction
L’essentiel de l’introduction se bâtie autour de 7 éléments : la phrase d’accroche, les références,
les faits utiles rappelés chronologiquement, le résumé de la procédure, les problèmes de droit
posés à la juridiction dont la solution est commentée, la solution.
b – Le corps du devoir
Citer ou reformuler la partie de la décision à commenter ;
Expliquez le sens ;
Donner la valeur juridique de l’arrêt (positivité de la solution loi jurisprudence et doctrine) ;
Donner la portée de la solution (présager les répercussions de la solution sur la jurisprudence
mais dans d’autre) ;
c- La conclusion
Elle est facultative.
B- METHODOLOGIE DU CAS PRATIQUE

Sont rassemblés dans ce document quelques conseils pour les principaux types d’exercices qui
seront pratiqués dans le cadre des travaux dirigés et des examens notamment en droit des
contrats. Son but est de rappeler de manière synthétique, l’objet et les éléments indispensables
à la construction des plans des différents exercices juridiques. On dénombre traditionnellement
quatre types d’exercices que nous passerons en revue.
1- Définition et objet du cas pratique :

C’est un exercice qui consiste à soumettre à l’étudiant des faits ou des circonstances fictives ou
non, qui posent des problèmes juridiques qu’il est amené à résoudre. Le but de l’exercice est
d’amener l’étudiant à qualifier juridiquement les faits soumis, à poser le ou les problèmes
juridiques, apporter des solutions en recherchant dans les différentes sources du droit (lois,
jurisprudences, doctrine, coutume), en interprétant et en raisonnant. Il ne s’agit pas tellement
de répondre par oui ou non mais d’expliquer pourquoi, on prend telle position.
Les écueils à éviter : la réponse non juridique ; la réponse sans raisonnement ou justification ;
la réponse trop large.
2- Construction et rédaction du cas pratique :

Il comprend deux parties : l’introduction et le développement.


a) L’introduction : il comporte les éléments suivants :
- Résumé des faits : Il faut pour cela lire attentivement le cas qui vous a été soumis pour
en retenir les faits les plus importants pour la compréhension et la résolution des
problèmes.
- La qualification juridique des faits :
Les faits retenus doivent être qualifiés juridiquement s’ils ne le sont pas déjà. Qualifier
juridiquement est le fait de rattacher les faits à un domaine du droit, à une catégorie
juridique.
Ex : ces faits sont relatifs au consentement/ à la nullité etc.
- La formulation du ou des problèmes de droit :
Vous devez formuler juridiquement le problème que vous allez tenter de résoudre. Il
faut s’aider de la qualification juridique. Parfois une question vous est posée directement
par le cas pratique. Cette question qui est la demande, est bien souvent différente du
problème mais vous aide à ne pas faire un hors sujet et à formuler le problème. Vous
devez formuler juridiquement le problème posé soit sous la forme interrogative ou
affirmative.
- L’annonce du plan :
Le plan du cas pratique est libre de sorte que nous pouvons présenter autant de parties
qu’il y a de problèmes et autant de sous-parties qu’il y a d’hypothèses envisageables.
Toutefois, au-delà de deux problèmes les étudiants sont encouragés, dans la mesure du
possible, à faire des efforts de construction et de regroupement des parties liées entre
elles.
Lorsque le cas pratique ne soulève qu’un seul problème, il faut faire l’effort de
construire son travail en deux parties.
b) Le développement :
Il est d’usage pour la résolution des problèmes d’emprunter le raisonnement du juge, c’est-à-
dire le syllogisme juridique, qui se décline ainsi :
- Le bref rappel des faits et du problème à résoudre : l’étudiant doit rappeler
brièvement les faits liés au problème qu’il doit résoudre dans chaque partie et les
qualifier juridiquement. Le problème à poser ici est donc le problème relatif à la partie
à traiter qui a donné lieu à un intitulé bien précis.
- L’exposé de la règle de droit applicable : La deuxième étape consiste à exposer la
règle de droit ou la source de droit applicable (article, principe général de droit,
jurisprudence, coutume) au problème posé et ensuite décortiquer les éléments
constitutifs de la règle en vue de son application aux faits. C’est ici qu’il va falloir
solliciter vos connaissances. Il faut préciser que la résolution du cas peut vous inviter à
envisager des sous parties lorsque les règles à appliquer sont différentes ou l’exigent par
l’abondance des analyses à faire.
- L’application de la règle de droit au cas d’espèce : Il faut démontrer en quoi les
conditions de la règle de droit sont réunies en l’espèce. Il faut donc prendre les faits du
cas ou un ensemble de faits qui attestent que telle condition est remplie ou ne l’est pas.
Cette étape commence par les expressions : En l’espèce, … c’est la phase de la
démonstration.
- La solution ou conclusion : Vous devez répondre à la question posée. Il faut conclure
en précisant si oui ou non la personne qui vous a sollicité pourra obtenir gain de cause.
Il faut clairement dire quel est le fondement qui a le plus de chance d’aboutir ou affirmer
que la prétention n’a aucune chance d’être retenue par les juges. Cette étape commence
par : en conclusion, par conséquent, en définitive…
➢ C- LA DISSERTATION JURIDIQUE :
1- Définition et objet de la dissertation juridique :
La dissertation juridique est l’exposé logique d’un problème dans sa dimension
juridique. On attend de l’étudiant qu’il dégage une idée générale du sujet, qu’il fasse
une synthèse des différentes connaissances qui s’y rapportent et qu’il communique une
opinion globale selon une structure de pensée.
Les écueils à éviter : le hors sujet ; les développements qui ne correspondent pas au
problème juridique et à la réponse donnée ainsi qu’aux intitulés des parties.
2- Construction et rédaction de la dissertation juridique
Travail préparatoire : la lecture du sujet, la définition du sujet, l’inventaire des connaissances
sur le sujet, la problématique et la recherche d’un plan. Ce travail se fait au brouillon. Il
conditionne la rédaction de la dissertation qui comprend deux parties : l’introduction et le
développement.
➢ L’introduction : elle comporte les éléments suivants :
✓ La phrase d’accroche

L’introduction commence généralement par un chapeau introductif ou une phrase d’accroche.


Il peut s’agir : d’une citation d’un auteur, une disposition d’un texte juridique, un adage, soit
définition, une réflexion personnelle.
La phrase d’accroche doit avoir un lien direct avec le sujet, c’est-à-dire être en rapport avec le
sujet à traiter. La phrase d’accroche doit nous amener à l’insertion du sujet.
✓ La situation du sujet (définition, délimitation)

Situer le sujet consiste à définir les mots clés du sujet et à procéder à sa délimitation. L’étape
de la définition du sujet aboutit à la reformulation du sujet dans les termes ainsi définis. La
délimitation consiste à préciser le champ c’est-à-dire à préciser ce qui sera dans le sujet et ce
qui ne sera pas abordé et pourquoi.
✓ L’intérêt du sujet
Il s’agit de donner les raisons de l’importance du sujet ou de l’attention que l’on porte au sujet.
Il peut s’agir d’intérêt théorique et/ou pratique. L’intérêt théorique renvoie aux controverses
doctrinales (les débats sur les notions, les concepts). L’intérêt pratique fait allusion à la mise en
œuvre du droit (la jurisprudence, l’ineffectivité ou difficulté d’application du droit).
Il est également intéressant d’indiquer les autres dimensions du sujet si elles sont importantes.
Par exemple, l’intérêt du sujet d’un point de vue sociologique, d’un point de vue économique
voire philosophique ou historique.
✓ Le problème juridique
Le problème juridique est la formulation en termes juridiques de la ou des questions que
soulèvent le sujet. C’est le point central de la dissertation. Il peut être dégagé, déjà, à partir de
question(s) suscitée(s) par l’énoncé du sujet et, aussi à partir d’une question générale ou précise
sur le sujet soulevée dans le cours par l’enseignant, l’actualité juridique du sujet ou son intérêt.
✓ L’annonce du plan
Il s’agit ici non seulement de justifier votre plan, mais aussi de présenter les deux articulations
de votre plan. La justification du plan permet de comprendre l’approche que vous avez choisie
pour développer la réponse. Concrètement, l’annonce du plan permet de comprendre votre
raisonnement. IL consiste à donner les raisons pour lesquelles vous avez choisi de traiter tel
point (première partie) avant tel autre (deuxième partie). C’est seulement après avoir donné ces
raisons que vous annoncez les deux parties.

➢ Le développement
Après avoir écrit les intitulés des parties, il faut annoncer les sous-parties (A) et (B) à travers
un chapeau.
Concernant les développements, il ne faut jamais perdre de vue que la dissertation sert à faire
une démonstration. On doit donc toujours expliquer avec des fondements juridiques à l’appui
et au besoin avoir recours à des exemples illustratifs. Ne pas oublier de faire des transitions
entre les sous parties.
Présentation du développement :
I. – A- B. / II. – A - B.
D- LE COMMENTAIRE DE TEXTE

Cet exercice vise à décortiquer (expliquer, apprécier ou critiquer en bien ou en mal le texte,
donner sa portée) un texte (loi, extrait d’article de doctrine, citation etc).
Deux phases sont à respecter.
1- LA PHASE PRÉPARATOIRE :

Comme tout exercice, la rédaction d’un commentaire passe nécessairement par une phase de
préparation :

- La lecture et la relecture du texte de manière passive d’abord et ensuite de façon active.


- L’analyse du texte qui consiste à révéler le sens évident et le sens caché du texte. Elle se
rapporte aux quatre opérations combinées suivantes : l’explication du texte, la motivation
de l’explication, la critique de la pensée de l’auteur, la portée du texte.
2- LA REDACTION

Elle concerne l’introduction (1), le développement (2) et la conclusion (3).

➢ L’introduction

- Faire une phrase d’accroche


- Situer le texte (s’il s’agit d’un texte de doctrine : sa nature, son auteur, l’ouvrage d’où il
est extrait le texte, la date de parution, contexte/ s’il s’agit d’un texte est loi :
emplacement du texte dans le code, ou dans son corpus) ;
- Reproduire le texte s’il n’est pas trop long ;
- Faire ressortir le contenu (l’idée générale) et l'apport (l’intérêt) du texte ;
- Dégagez les intérêts du texte ou les raisons pour lesquelles le texte a été écrit, le
problème que l’auteur voulait résoudre.
- Annoncer le plan.
➢ Le développement

Il se présente aussi en deux parties et deux sous parties, obtenues en suivant le découpage formel
du texte ou la logique de celui-ci. Il faut des chapeaux annonçant les sous parties. Des transitions
sont indispensables entre les parties.
Concrètement la démarche du commentaire est la suivante :
- Convoquez le passage du texte à commenter entre guillemet
- Expliquez ce passage
- Faire une critique (positive ou négative) à la lumière des sources du droit (loi,
jurisprudence, doctrine).
V- INTRODUCTION AU DROIT DES CONTRATS
A- CONTRÔLE DE CONNAISSANCES
1. Quel lien peut-on établir entre l’obligation et le contrat ? Qu’est-ce que l’obligation ?
2. Quels sont les principes directeurs/fondements du droit des contrats ?
3. Distinguez le contrat des catégories juridiques voisines.
4. Dans quels types de contrats les contractants s’obligent-ils réciproquement les uns
envers les autres ?
5. Qu’est-ce qu’un contrat aléatoire ?
6. Distinguez le contrat unilatéral et l’acte unilatéral ?
7. Qu’est-ce qui distingue la responsabilité délictuelle de la responsabilité contractuelle ?
8. Quelles sont les conditions permettant d’engager la responsabilité contractuelle d’une
partie défaillante ?
9. Comment se nomme la phase précontractuelle au cours de laquelle les parties discutent
des termes et des conditions du contrat ?
10. En cas de non-respect de la négociation, la responsabilité contractuelle de la partie
défaillante peut-elle être engagée ?
B- JURISPRUDENCE
- Faire la fiche détaillée de le décision ci-dessous reproduite.
Cour suprême chambre judiciaire, arrêt n° 10 du 16 janvier 1990, inédit

LA COUR, Attendu qu'il est fait grief à la


Vu le mémoire produit, juridiction d'appel d'avoir considéré que
- Sur le moyen unique de cassation DOUKOURE était responsable de
pris de l'erreur dans l'application ou l'accident ; qu'il ne pouvait en être ainsi
l'interprétation de l'article 1147 du Code puisque le Tribunal correctionnel de Man
Civil : avait, par jugement du 19 Juin 1985, déclaré
Attendu que selon l'arrêt entrepris que les faits étaient dus à la faute exclusive
(Abidjan, Chambre Civile et Commerciale, de DIANE MOUSSA, conducteur du
28 Novembre 1986), TEBE OULAGA véhicule qui était entré en collision avec
Georges qui avait été victime d'un accident celui de DOUKOURE et avait mis hors de
de la circulation alors qu'il se trouvait dans cause le chauffeur de ce dernier ; que selon
un véhicule appartenant à DOUKOURE le pourvoi, la chose jugée au pénal s'impose
IBRAHIMA et assuré par la Sécurité au juge civil ;
Ivoirienne d'Assurance, ayant assigné Attendu cependant que pour retenir
devant le Tribunal civil d'Abidjan en la responsabilité de DOUKOURE, les juges
paiement de dommages-intérêts le d'appels se sont fondés sur l'article 1147 du
chauffeur, le propriétaire et l'assureur de ce Code Civil ; qu'une jurisprudence constante
véhicule, le Tribunal et la Cour d'Appel ont estime que l'application de ce texte n'exige
retenu la responsabilité de DOUKOURE et pas l'existence d'une faute et qu'en matière
ordonné une expertise médicale ; de transport de passagers, le transporteur
était tenu, sur la base de cet article, à une
obligation de résultat ; que les juges d'appel - Rejette le pourvoi formé par la
ont à juste titre relevé que DOUKOURE Sécurité Ivoirienne et DOUKOURE
avait l'obligation de conduire OULAGA IBRAHIMA contre l'arrêt n°1215 rendu le
sain et sauf à destination et qu'il ne 28 Novembre 1986 par la Chambre Civile
rapportait pas la preuve que l'inexécution et Commerciale de la Cour d'Appel
par lui de cette obligation était due à un cas d'Abidjan ;
de force majeure ou à un fait imprévisible et - Condamne les demandeurs aux
irrésistible ; qu'il s'en suit que le moyen n'est frais liquidés
pas fondé ;
PAR CES MOTIFS
THEME N° 3 : LA FORMATION DU CONTRAT/LA RENCONTRE DES VOLONTES

EXERCICE I : CONTRÔLE DE CONNAISSANCES

1- Que vous évoque le terme consentement ?


2- Quelles sont les conséquences de l’existence d’un délai en matière d’offre ?
3- L’offre est-elle compatible avec la réserve ?
4- Présentez brièvement les théories avancées pour résoudre la question des contrats
conclus entre absents.
5- Quels sont les vices qui pourraient affecter l’intégrité du consentement ?
6- Distinguez l’erreur sur la matière et l’erreur sur la qualité substantielle.
7- Le dol est-il un acte juridique ou un fait juridique ? expliquez-vous.
8- Le dol conduit-il dans tous les cas à la nullité du contrat ? justifiez votre réponse.
9- Qu’est-ce qui distingue fondamentalement la violence des autres vices du
consentement ?
10- La violence est un vice du consentement constitué de façon subjective. Vrai ou faux ?

EXERCICE II : CAS PRATIQUE

A. DISCUSSION EN SEANCE

Rigoberto et Norbert sont deux étudiants fraichement admis en deuxième année de droit.
Après le cours de droit des obligations, ces deux amis de longue date sont en désaccord sur un
fait.
La crainte révérencielle d’un fils à l’égard de son père qui le pousse à conclure un contrat
peut-elle être considérée comme constitutive de violence ? Telle est la préoccupation qui
sépare ces deux amis.
A l'aide de vos connaissances juridiques et d’une argumentation bien soignée, aidez les pour
une meilleure compréhension

B. A RENDRE

NICAPOL est un jeune homme très talentueux de la ville d’Abidjan. Après son cours de droit
des obligations, il décide de se lancer dans les affaires. Le destin lui sourit très vite. Il a réussi
à monter sa propre entreprise au sein de laquelle il mène plusieurs activités, notamment la
gestion de cabines téléphoniques, des points de vente d’attiéké communément appelé
Garbadrome, l’édition et la vente des fascicules aux étudiants. Pour mener à bien ses activités,
il décide d’acquérir un véhicule. L’idée lui vient alors de consulter les annonces faites dans un
journal « 1, 2, 3 Show tu YOUROUKOU ». Dans l’édition du 15 Juin 2024, NICAPOL
découvre la proposition suivante faite par un certain TOUT LAISSE : « mise en vente d’une
camionnette en très bon état, au prix de deux millions de francs CFA (2 000 000 FCFA),
Diesel, 12 ans Kilométrage 345005 ». Le même jour, c’est-à dire le 15 Juin 2024 ; il demande
à sa dulcinée KRA KRA, d’entrer en relation avec TOUT LAISSE pour lui signifier sa volonté
d’acquérir très rapidement la camionnette au prix indiqué. Conformément aux instructions
données, KRA KRA appelle ce dernier sur son téléphone portable qui, malheureusement, n’est
pas en ce moment en Abidjan mais à Touleupleu.

Toutefois, à l’issue de leur entretien téléphonique, TOUT LAISSE n’y voit aucun
inconvénient et promet de rencontrer NICAPOL dès son retour sur Abidjan le lendemain, soit
le 16 Juin 2024. Sans nouvelle de ce dernier au soir du 16 Juin 2024, KRA KRA décide de
l’appeler pour, non seulement s’assurer qu’il est bien de retour sur Abidjan, mais savoir si elle
pouvait récupérer le véhicule moyennant la somme de 2 000 000 FCFA convenu. C’est alors
que TOUT LAISSE lui rétorque qu’il ne souhaite plus céder sa camionnette. Pis, son annonce
du 15 Juin 2024 dans les colonnes « 1, 2, 3 Show tu YOUROUKOU » n’a plus de valeur
juridique puisqu’il a pris la décision de passer une autre annonce dans l’édition du 17 Juin 2024
pour marquer son intention de ne plus vendre sa camionnette.

Relevez les problèmes juridiques posés. Quelles sont les solutions ?

EXERCICE III : JURISPRUDENCE

- Fiche de jurisprudence : Faire une fiche détaillée des décisions de justice ci-
dessous.
- Commentaire à rendre : Doc. 1 ; Doc.3

Doc. 1 : Civ. 3ème, 28 novembre 1968

Sur le moyen unique Attendu qu’il résulte des énonciations de


l’arrêt partiellement confirmatif que
Vu l’article 1589 du Code civil ; Maltzkorn, ayant pris connaissance d’une
annonce parue dans le journal l’Ardennais
Attendu que l’offre faite au public lie le du 23 mai 1961, proposant la vente d’un
pollicitant à l’égard du premier acceptant terrain déterminé au prix de 25.000 francs,
dans les mêmes conditions que l’offre faite fit connaître à Braquet, propriétaire, qu’il
à personne déterminée ; acceptait son offre ; que cependant Braquet
prétendit n’être pas engagé par cette offre ;
Attendu que, pour écarter la demande de déclaré que « la ferme n’était toujours pas
Maltzkorn, tendant à la régularisation de la vendue » lorsqu’il avait reçu notification de
vente, l’arrêt relève que « l’offre faite par l’acceptation, et sans relever aucune
voie de la presse, d’un bien ne pouvant être circonstance d’où elle ait pu déduire que
acquis que par une seule personne, ne l’annonce constituait seulement une
saurait être assimilée à l’offre faite à une invitation à engager des pourparlers ou que
personne déterminée ; qu’elle constitue l’offre de Braquet comportait des réserves,
seulement un appel à des amateurs la Cour d’appel n’a pas donné de base légale
éventuels et ne peut, en conséquence, lier à sa décision ;
son auteur à l’égard d’un acceptant » ;
qu’en statuant par ce motif d’ordre général, Par ces motifs : casse et annule
alors qu’elle constatait que Braquet avait
Doc n°2. Cour d'appel d'Abidjan, Ch. Civ. et Com. 30 avril 1976 (arrêt n° 318)
Balaghi Habib c. Hassan Chehadè et Hussein Chehade
La Cour,
Statuant sur les appels, tous les deux marchandise en dommages et intérêts»;
principaux, relevés par exploits d'huissier qu'il n'est pas contesté que ce contrat est
du mêmee
jour, l'un de Me Kouamé, l'autre revêtu de la signature du vendeur, Habib
de M Kablan, d'une part par Habib Balaghi, et, pour les acheteurs, de Hassan
Balaghi, d'autre part par Hassan Chehade Chehade père;
(père) et par Hussein Chehade (fils), d'un
jugement n° 1392 du 19 juin 1975 du Considérant qu'il n'est pas non plus
Tribunal de première instance d'Abidjan,
qui, saisi d'une demande en paiement de la contesté entre les parties que, sur les
somme de 3.400.000 francs dirigée contre 100.000 mètres de tissu qui étaient l'objet
Chehade fils, a condamné celui-ci ainsi du contrat, 20.000 ont été livrés à Hussein
que son père, outre les dépens, à payer à Chehade, le fils de Hassan Chehade, et
Habib Balaghi la somme de 1.265.000 payés par lui pour une somme de 1.700.000
francs à titre de dommages et intérêts; francs;
Considérant qu'Habib Balaghi a fait
Considérant que l'appel de Balaghi sommation, par exploit du 12 juin 1974, à
Habib a été enregistré sous le n° 432 du rôle Hassan Hussein Chehade, d'avoir à prendre
général de la Cour de l'année 1975, et celui livraison de 45.000 autres mètres; que cet
de Hassan et Hussein Chehade sous le n° exploit a été servi à Hussein Chehade fils,
596 de la même année; que, dans l'intérêt qui a déclaré que la réponse eserait donnée
d'une bonne administration de la justice, il par l'avocat de son père, M Clarac; que
convient d'ordonner la jonction de ces deux cette réponse venait sous la forme d'une
instances et de statuer par un seul et même autre sommation, délivrée à la requête du
arrêt; père et du fils, le 18 juin 1974, dans laquelle
ceux-ci faisaient savoir à Habib Balaghi
que Hassan Chehade père ne s'était pas
Considérant qu'Habib Balaghi a fait engagé à acheter 100.000 mètres de tissu et
donner assignation par exploit du 29 juin que, d'autre part, la convention n'était pas
1974 à Hassan et Hussein Chehade, opposable à Hussein Chehade fils, qui ne
commerçants demeurant à Adjamé, lot n° l'avait pas signée;
30, près du grand marché, en invoquant un Considérant qu'intervenait alors
contrat intervenu le 5 février 1974 entre l'exploit d'assignation précitée du 29 juin
Hassan Chehade père et lui-même; qu'en 1974; que le demandeur faisait ensuite
vertu de cette convention il s'engageait à ressortir, dans des écritures du 7 janvier
vendre à Hassan et Hussein Chehade, 1975, prises devant le premier juge, qu'il
commerçants à Adjamé, environ 100.000 réclamait paiement des dommages et
mètres de tissu en tulle de nylon au prix de intérêts stipulés à la clause pénale, non pas
85 francs le mètre, dont le paiement était au seul Hassan Chehade père, visé à
décomposé comme suit: 55 francs payables l'assignation, mais également au fils,
à l'arrivée au port, les 30 autres à trente Hussein Chehade, en raison d'une
jours par traite acceptée; que la même association de fait et d'une communauté
convention stipulait que la livraison de la d'intérêts dans la possession et
marchandise devait commencer en avril- l'exploitation du fonds de commerce où le
mai 1974, et «le reste, à la mesure»; premier lot du tissu avait été livré;
qu'enfin une condition particulière était
ajoutée, aux termes de laquelle «toute Considérant que les conclusions prises
personne, acheteuse ou vendeuse, qui ne en réplique, aussi bien d'ailleurs en
respecterait pas ses engagements, première instance qu'en appel, l'ont été au
entièrement ou partiellement, paierait sans nom, non pas du seul Hassan Chehade,
objection 50% de la valeur de la mais également de son fils, Hussein
Chehade; que, de même, le père et le fils ont Hussein Chehade ne lui avaient pas pris;….
relevé appel du jugement du 18 juin 1975, Considérant que le contrat n'a pas été
et que le fils a refusé de signer l'exploit entaché de dol; que, même s'il était établi
d'appel relevé par Balaghi; que le père, Hassan Chehade, était illettré
Considérant que les défendeurs ont et ne comprenait pas le français, langue
conclu au fond sur le procès qui leur était dans laquelle le contrat a été établi, il n'en
fait, et ont répliqué, dans des écritures du 11 reste pas moins que celui-ci exerce la
mars 1975, par quatre critiques;…. profession de commerçant en textile; qu'il
Qu'au surplus, le contrat signé par le a discuté du marché avec le vendeur dans
père est nul; que celui-ci n'a aucune sa langue maternelle et qu'il savait quelle
connaissance du français, qu'il ne lit ni était la nature de son engagement;
n'écrit; que c'est par une véritable tromperie Que, sous le même rapport, Hassan
qu'Habib Balaghi, profitant de l'absence du Chehade prétend que Habib Balaghi a
fils, qui était en voyage en France, a fait profité de l'absence de son fils, qui était en
signer cet engagement à son père, qui est voyage en France, pour le surprendre et
illettré; l'abuser; mais qu'il en reste, ainsi que son
Que, d'ailleurs, les termes de cette fils, au stade des affirmations et qu'il ne
convention sont obscurs et ambigus, en rapporte, ni même n'offre de rapporter, la
particulier en ce qui concerne l'expression preuve de ce fait, preuve dont
«à la mesure», qui ne peut être entendue l'administration, au moyen de la production
que d'une manière, à savoir que le débiteur d'un billet d'avion, aurait été facile;….
de l'obligation s'engageait à prendre Qu'il convient simplement de vérifier
livraison au fur et à mesure de ses besoins, si le calcul du demandeur est juste; que
et, bien entendu, sans qu'un terme soit 80.000 mètres restant à livrer au prix
précisé;…. convenu de 85 francs le mètre font
Considérant que le premier juge a 6.800.000 francs, et 50% de cette somme
déclaré qu'il était constant que la 3.400.000 francs;
convention litigieuse portait une seule Que les défendeurs doivent être
signature, celle du père, alors qu'à la condamnés à payer solidairement cette
deuxième ligne on pouvait lire: «acheteurs: indemnité à Habib Balaghi;
Hassan et Hussein, commerçants»; qu'il Par ces motifs :
résultait des pièces du dossier qu'en fait le
commerce était exercé à la fois par le père Statuant publiquement,
et par le fils et que ce n'était nullement un contradictoirement, en matière
hasard si les prénoms respectifs du père et commerciale, en cause d'appel et en dernier
du fils étaient portés dans le contrat; que ressort ;
Hassan, le père, ne pouvait
raisonnablement soutenir avoir signé le Reçoit les appels de Habib Balaghi
contrat dans l'ignorance absolue de son d'une part et de Hassan et Hussein Chehade
contenu, alors qu'il s'agissait d'une d'autre part, réguliers en la forme ; en
commande importante de 100.000 mètres ordonne la jonction;
de tissu, dont 20.000 avaient été livrés; que Dit Hassan et Hussein Chehade mal
l'expression «à la mesure» signifie que la fondés en leur appel; les en déboute;
marchandise devait être livrée au fur et à Dit au contraire bien-fondé celui de Habib
mesure de son arrivée au port; que la
convention était valable; que les parties Balaghi; réforme le jugement entrepris et
devaient respecter les conditions condamne solidairement Hassan et Hussein
particulières; qu'il a réduit la clause pénale
de moitié parce qu'Habib Balaghi avait pu Chehade à lui payer l'indemnité convenue
écouler une partie du tissu qu'Hassan et de 3.400.000 francs; ...

Doc n°3. : Abidjan, Ch. Civ. et Com. 18 février 1977 RID, n°3/1978, p. 41.

La Cour,
Considérant que Y.D., instituteur à s'est estimé en droit de lui demander le
Danané, a assigné G.P., par exploit du 7 remboursement des dépenses qu'il avait
janvier 1976, devant la juridiction civile de faites pour Agnès depuis eme le cours
cette ville, en alléguant une convention élémentaire jusqu'à la classe de 4 , soit la
intervenue entre eux, aux termes de laquelle somme totale de 472.300 francs;
G.P. lui confiait sa fille, G. Agnès, née le 20 Considérant que le premier juge a
janvier 1957, pour assurer son éducation déclaré qu'il résultait des pièces produites
scolaire et la lui promettait en mariage à aux débats et de l’audition des parties que
l'issue de ses études; que, le père ayant le père avait placé sa fille Agnès chez Y.D.
repris sa fille pour la confier à une autre sous condition de mariage; que les sommes
personne à Abidjan où elle devait réclamées par celui-ci constituaient des
poursuivre ses études secondaires, et Agnès dons manuels qui devaient être révoqués en
ayant rejoint son amant, G.E., à Gagnoa, il raison de l'attitude fautive d’Agnès, et
restitués au donateur par application de l'éducation d'Agnès si celle-ci cessait de
l'article 45 de la loi n° 64-380 du 7 octobre vivre avec lui...;
1964;
Considérant que les parties ont été Considérant qu'un tel engagement est
entendues par le premier juge dans le cadre nul par application de l'article 6 du Code
d'une mise en état; que le père et la fille ont civil, qui dispose que l'état des personnes
admis qu'Agnès avait été confiée à Y.D. et est hors commerce, et de l'article 3 de la loi
qu'elle a effectué sous sa surveillance sa n° 64-375 du 7 octobre 1964, qui stipule
scolarité du cours élémentaire jusqu'à la que chacun des futurs époux doit consentir
classe de 4eme; que c'est Y.D. qui l'a habillée personnellement au mariage; qu'il s'ensuit
et a acheté ses fournitures scolaires pendant que l'action en répétition engagée par Y.D.,
cette période; que, par contre, le père ne fondée sur une cause illicite qui, aux termes
reconnaît pas que cette tutelle devait avoir de l'article 1131 du Code civil, ne peut
pour issue le mariage d'Agnès et de Y.D.; avoir aucun effet, n'est pas justifiée, et que
qu'il admet cependant avoir signé, le 15 la décision du premier juge, dans laquelle
septembre 1974, une reconnaissance par celui-ci a substitué, au surplus, une autre
laquelle il s'engageait à rembourser ses frais cause, ce qui lui était interdit, à celle qui
à Y.D. si Agnès le quittait; qu'Agnès a était invoquée sans équivoque devant lui,
précisé et que Y.D. a reconnu qu'ils avaient doit être réformée;...
eu deux enfants pendant la période
incriminée; qu'Agnès a enfin déclaré que Par ces motifs :
G.E. était son amant et qu’elle avait
l'intention de se marier avec lui lorsqu'elle Statuant publiquement,
aurait terminé ses études; contradictoirement, en matière civile, en
Considérant que G.P. conclut à cause d'appel et dernier ressort ;
l'infirmation du jugement entrepris en Reçoit l'appel de G.P. régulier en la
insistant sur l'immoralité de la demande de forme ;
Y.D., qui a profité de la présence d'Agnès
sous son toit pour entretenir des relations Au fond, l'y dit bien fondé ;
sexuelles avec elle dès l'âge de treize ans et Réforme le jugement n° 27 de la
a eu deux enfants d'elle; Section de tribunal de Danané ;
Considérant que l'obligation contenue Déclare nulle et de nul effet la
dans la promesse du 15 septembre 1974, promesse faite le 15 septembre 1974 par
prise par G.P., avait pour objet le G.P. de rembourser à Y.D. les frais exposés
remboursement à Y.D. des sommes qu'il par celui-ci pour l'entretien et l'éducation
avait dépensées pour l'entretien et de sa fille Agnès ; ...

Doc n°4 : Cour d'appel d'Abidjan, chambre civile et commerciale 17 juin 1977 (arrêt
n°417) ; Lassissi Atandah c. Essien Patrick

La Cour, francs, valeur des marchandises volées;


Statuant publiquement, qu'il a payé, le 27 août 1975, 600.000
contradictoirement, en matière civile et en francs, et a passé, à cette date, avec Essien
dernier ressort sur l'appel régulièrement un acte appelé «certificat de garantie»,
interjeté le 27 décembre 1976 par Lassissi ainsi libellé: «Je soussigné Lassissi
Atandah contre le jugement rendu le 10 Atandah, commerçant demeurant au
novembre 1975 par le Tribunal civil de quartier Bada de Divo, B.P. 88, reconnais
Divo, qui l'a débouté de l'action qu'il a avoir garanti ma concession, sise audit
intentée contre Essien Patrick pourvoir quartier, à Monsieur Essien Patrick, agent
déclarer nulle et de nul effet la convention SIDICO de Divo, B.P. 2, pour une somme
dite «déclaration de garantie» du 27 août de 520.000 francs; cette somme sera
1975, s'entendre condamner à lui restituer payable le 30 décembre 1975. A défaut de
la somme de 600.000 francs, s'entendre paiement de ladite somme à la date
condamner à lui verser, à titre de indiquée, la concession en question
dommages-intérêts, la somme de 200.000 reviendra de plein droit à Monsieur Essien
francs; Patrick »;
Considérant que le 17 septembre 1975,
Considérant qu'il est constant qu'en le Tribunal correctionnel de Divo, devant
mai 1975 le magasin SIDICO de Divo, lequel Kassou Malé, Tiama Gouéré, Traoré
dont Essien est le gérant, a été l'objet d'un Mamadou, Liassu Adéoyé et Jimoh
vol; que, pensant que son parent Jimoh Attendé comparaissaient sous la prévention
Attendé avait participé aux faits, Lassissi de vol au préjudice de Essien, a relaxé
Atandah est intervenu auprès de Essien Traoré et Attendé, déclaré les autres
pour qu'il ne porte pas plainte contre prévenus coupables des faits, et les a
Attendé; qu'en contrepartie il s'est engagé condamnés à payer à Essien 1.030.000
à payer à Essien la somme de 1.120.000 francs de dommages-intérêts ;
Considérant que, par exploit du 9 1.030.000 francs est certaine ; qu'en
septembre 1976, Lassissi Atandah a intenté allouant à Lassissi Atandah 75.000 francs la
l'action dont il a été débouté ; Cour répare équitablement le préjudice
qu'il a subi ;
Considérant que Atandah demande
l'infirmation du jugement entrepris ; qu'il Par ces motifs :
soutient que la convention qu'il a signé le
27 août 1975 est nulle pour deux raisons ; En la forme : Déclare recevable l'appel de
qu'il y a d'abord absence de cause en raison Lassissi Atandah ;
de ce que, contrairement aux engagements Au fond : Le dit justifié ;
qu'il a pris, Essien a porté plainte contre Infirme le jugement entrepris en toutes ses
Jimoh Attendé et s'est constitué partie dispositions ;
civile ; que l'appelant indique ensuite qu'il Ordonne la nullité de l'acte du 27 août 1975
a passé ladite convention sous la contrainte ;
; que sa volonté n'était pas libre ; Condamne Essien Patrick à restituer à
Considérant que Essien sollicite la Lassissi Atandah la somme de 600.000
confirmation de la décision dont appel ; francs ;
qu'il allègue que la culpabilité de Jimoh Le condamne à lui payer 75.000 francs de
Attendé ne faisait pas de doute ; qu'il a été dommages-intérêts..
relaxé par le tribunal correctionnel
uniquement en raison de ce qu'il l'avait
désintéressé ; que l'intimé ajoute que c'est
en connaissance de cause que l'appelant a
signé l'acte du 27 août 1975 ;
Considérant que, pour débouter
Lassissi Atandah de son action, le premier
juge a estimé que sa volonté n'était pas
viciée au moment de la signature de la
convention; qu'il n'était pas prouvé qu'il
s'était engagé à rembourser à Essien la
somme de 1.120.000 francs contre la
promesse par ce dernier de ne pas porter
plainte contre Jimoh Attendé; que le
tribunal a, en outre, relevé que le fait que
celui-ci ait été poursuivi ne saurait être
imputé à faute à Essien, l'action publique
étant mise en mouvement par le Ministère
public;
Considérant que c'est à tort que le premier
juge a ainsi statué; que, s'il est certain que
la preuve d'un vice du consentement, en
l'occurrence une contrainte morale, n'est
pas rapportée, il est par contre évident que
si l'appelant a pris l'engagement de
rembourser à Essien 1.120.000 francs, c'est
parce qu'il a pensé que son parent Jimoh
Attendé était coupable, et que le
remboursement de la valeur des
marchandises dérobées et le fait par Essien
de ne pas porter plainte étaient de nature à
éviter à Attendé toute poursuite; qu'il est
constant que ce dernier a été relaxé le 17
septembre 1975; qu'il importe peu que cette
relaxe soit intervenue au bénéfice du doute;
qu'il est acquis ainsi que c'est faussement
que Lassissi Atandah a cru que son parent
était coupable; que la cause de
l'engagement qu'il a souscrit était fausse;
qu'il y a lieu d'annuler la convention du 27
août 1975; qu'en exécutant partiellement
l'obligation qu'il a souscrite de rembourser
1.120.000 francs, lequel engagement était
nul, Lassissi Atandah a payé l'indu et est
justifié à réclamer la répétition de la somme
de de 600.000 francs;
Considérant que la demande de
dommages-intérêts est justifiée en son
principe ; que la mauvaise foi de Essien, qui
refuse de restituer les 600.000 francs qu'il a
reçus alors que les auteurs du vol ont été
condamnés à lui payer la somme de
Doc. 5. Cour d’appel de Versailles, 7 janvier 1987.
Sur le premier moyen : vu l'article 1110 du Qu'en statuant ainsi, sans rechercher si, au
code civil; moment de la vente, le consentement des
Attendu que, les époux z... ayant charge vendeurs n'avait pas été vicie par leur
Reims, commissaire-priseur, de la vente d'un conviction erronée que le tableau ne pouvait
tableau attribue par l'expert x... a "l'école des pas être une œuvre de Nicolas y..., la cour
Carrache", la réunion des musées nationaux a d'appel n'a pas donné de base légale a sa
exercé son droit de préemption, puis a décision;
présente le tableau comme une œuvre Par ces motifs, et sans qu'il y ait lieu de
originale de Nicolas y... ; statuer sur le second moyen : casse et annule
Que les époux z... ayant demandé la nullité de en son entier l'arrêt rendu entre les parties le
la vente pour erreur sur la qualité substantielle 2 février 1976 par la cour d'appel de Paris ;
de la chose vendue, la cour d'appel, estimant Remet, en conséquence, la cause et les parties
qu'il n'était pas prouvé que le tableau litigieux au même et semblable état ou elles étaient
fut une œuvre authentique de y..., et qu'ainsi avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les
l'erreur alléguée n'était pas établie, a déboute renvoie devant la cour d'appel d'Amiens.
les époux z... de leur demande ;

Doc. 6. Cour de cassation, chambre commerciale, 7 janvier 1981


Sur le moyen unique : vigueur qu'après sa signature par le
Attendu qu'il résulte des énonciations de représentant habilite de la société comase qui
l'arrêt attaque (paris, 27 avril 1979) que, par disposera à cet effet d'un délai de trente jours
acte du 10 juin 1975, la société l'aigle à compter de la signature du client. Passé ce
distribution (société l'aigle) s'est engagée a délai, les parties deviendront libres de tout
acheter pendant trois ans à la société mazout engagement ;
service comase (société comase), une certaine Attendu qu'il est reproche à la cour d'appel
quantité de carburant; qu'une clause de l'acte d'avoir condamné la société l'aigle à payer des
prévoyait : la présente convention n'entrera en dommages et intérêts a la société comase en

18
réparation du préjudice a elle cause par la prouver que la lettre était parvenue avant la
résiliation aux torts de ladite société l'aigle de date limite et non à la société l'aigle
la convention susvisée en retenant que la distribution d'apporter la preuve du contraire,
société comase avait accepté celle-ci dans le qu'en ne recherchant pas par ailleurs si la
délai prévu, alors, selon le pourvoi, que celui lettre était parvenue avant le 10 juillet a la
qui réclame l'exécution d'une obligation doit société destinataire, la cour a privé sa décision
la prouver, que la société comase devait donc de base légale;
apporter la preuve qu'elle avait fait connaitre Mais attendu que, faute de stipulation
son acceptation a la société l'aigle distribution contraire, l'acte du 10 juin 1975 était destiné
avant le 10 juillet 1975, qu'en fondant sa à devenir parfait, non-pas par la réception par
décision sur la seule considération qu'était la société l'aigle de l'acceptation de la société
versée aux débats une lettre de la société comase, mais par l'émission par celle-ci de
comase, datée du 3 juillet 1975, que la société cette acceptation ; que le moyen, qui soutient
l'aigle distribution ne pouvait pas lui être le contraire, est dépourvu de fondement ;
parvenue postérieurement au 10 juillet, la Par ces motifs :
cour d'appel a renversé la charge de la preuve, Rejette le pourvoi formé contre l'arrêt rendu
qu'il appartenait à la seule société comase de le 27 avril 1979 par la cour d'appel de paris

EXERCICE V : DISSERTATION

SUJET : Le consentement dans la formation du contrat

EXERCICES VI : COMMENTAIRE D’ARTICLE

Commentez l'article 1112 du Code civil français de 1804 suivant : « il y a violence, lorsqu’elle est
de nature à faire impression sur une personne raisonnable, et qu’elle peut lui inspirer la crainte
d’exposer sa personne ou sa fortune à un mal considérable et présent.
On a égard, en cette matière, à l’âge, au sexe et à la condition des personnes ».

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THEME N° 4 : LA SANCTION DES CONDITIONS DE FORMATION DU CONTRAT

EXERCICE 1 : CONTROLE DE CONNAISSANCES

A- Répondez aux affirmations suivantes par vrai ou faux. Justifiez vos réponses.
1- La nullité du contrat conduit à l’anéantissement rétroactif du contrat en raison de son
inexécution.
2- La résolution est bien un anéantissement rétroactif du contrat en raison de l’inobservation
de l’une de ses conditions de formation.
3- Le juge en plus du prononcé de la nullité du contrat condamne systématiquement la partie
qui succombe au paiement de dommages et intérêts.
4- La nullité ne peut seulement être exercée que par voie d’action, jamais par voie d’exception.
5- L’action en nullité et l’exception de nullité sont imprescriptibles.
6- Il revient au juge de soulever d’office la nullité du contrat.
B- Répondre aux questions suivantes.
1- Distinguez ces six notions : nullité, rescision, caducité, résolution, résiliation,
inopposabilité.
2- Faites la distinction entre nullité relative et nullité absolue.
3- Quelles sont les limites de l’effet rétroactif de la nullité ?
4- Qu’est-ce que la règle « Nemo auditur propriam turpitudem allegans » et quels en sont ses
intérêts ?
5- La clause frappée de nullité affecte-t-elle le contrat dans son entier ?

EXERCICE 2 : CAS PRATIQUE

Pendant son séjour à BOUAKE, M. DJO ZELENSKY a rencontré Mme BELMONDE, sous le
charme de laquelle il est tombé. Très vite, il lui propose de s’installer chez lui à ABIDJAN.
Toutefois, Mme BELMONDE est réservée : Son mari, un haut gradé de l’armée, supporterait très
mal une rupture et une tromperie, et ne pourrait élever seul les enfants.
Aussi, M. DJO ZELENSKY lui propose-t-il de lui prêter une importante somme d’argent pour
qu’elle quitte sa famille. Elle accepte. Le temps passe, Mme BELMONDE n’est plus amoureuse et

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dit à DJO ZELENSKY qu’elle va retrouver sa famille et tout raconter à son époux. Ce dernier très
remonté contre sa femme pour son absence prolongée décide tout de même de la soutenir. Il lui
demande de refuser de restituer la somme d’argent empruntée et décide de saisir le Tribunal au
moyen que sa femme n’a pas librement consenti à ce contrat de prêt. Que pensez-vous de cette
action ? Informé de cette décision, DJO ZELENSKY vient vous consulter. Il souhaiterait se voir
rembourser le prêt octroyé et réclamer des dommages et intérêts à Mme BELMONDE.

EXERCICE 3 : COMMENTAIRE DE TEXTE

Commentez de l’article 1304 du Code Civil de 1804.


« Dans tous les cas où l'action en nullité ou en rescision d'une convention n'est pas limitée à un
moindre temps par une loi particulière, cette action dure dix ans.
Ce temps ne court, dans le cas de violence, que du jour où elle a cessé ; dans le cas d'erreur ou de
dol, du jour où ils ont été découverts. Le temps ne court, à l'égard des actes faits par les interdits,
que du jour où l'interdiction est levée ; et à l'égard de ceux faits par les mineurs, que du jour de la
majorité ».

EXERCICE 4 : JURISPRUDENCE

1) Faire les fiches des décisions de justice ci-dessous reproduites et faites des propositions de
plans. A rendre
2) Faire le commentaire de l’arrêt n°214/16 du 10 mars 2016 de la Cour suprême de CI
(Doc.2). A rendre

Doc. 1. Cour suprême chambre judiciaire, arrêt n° 167 du 22 mai 1990, pourvoi n° 89-107 en
date du 19 avril 1989
LA COUR, Attendu qu'il résulte des énonciations de
Vu le mémoire produit ; l'arrêt attaqué que, le 29 Octobre 1982, vers
- Sur le Moyen unique de cassation tiré de 11 heures, alors qu'ils faisaient le plein de leur
la violation de la loi résultant de l'erreur véhicule stationné au PK 26 de l'axe Soubré-
dans l'application ou l'interprétation de la San-Pédro, MORY KONATE et KABA
loi, notamment des articles 17, 21 et 22 de SANSI ont été fauchés par un ensemble
la loi du 13 Juillet 1930 : articulé de marque Mercédes Doll
Vu lesdits textes, notamment les articles 21 et immatriculé B.5005-CI. 2 et B. 5006-CI 2
22, conduit par HABA Pascal et appartenant à

21
MEMA DIABY ; qu'au cours de cet accident, 2) que le véhicule objet de l'assurance
MORY KONATE a été tué sur le coup tandis sert au transport de produits ou
que KABA SANSI était grièvement blessé ; marchandises lui appartenant et n'est
que ledit KABA SANSI a assigné en pas utilisé, même occasionnellement,
réparation de son préjudice, sur la base de au transport à titre onéreux de
l'article 1384 alinéa 1er du Code Civil, marchandises appartenant à des tiers
MEMA DIABY et son assureur la Mutuelle ;
Agricole de Côte d'Ivoire dite MACI ; que par Attendu, en l'espèce, qu'il est établi comme
jugement en date du 26 Juin 1986, le Tribunal résultant des pièces du dossier qu'au moment
d'Abidjan a déclaré MEMA DIABY du sinistre, BEMA DIABY se livrait à un
responsable de l'accident du 29 Octobre 1982, transport public de marchandises, et ce, en
mis hors de cause la MACI, ordonné une violation des clauses du contrat auquel il a
expertise de la victime et alloué à celle-ci une adhéré ; que ce faisant, la Mutuelle Agricole
provision de 500.000 francs ; que par arrêt du de Côte d'Ivoire était en droit, pour lui
28 Octobre 1988, la Chambre Civile et soustraire sa garantie, de lui opposer la nullité
Commerciale de la Cour d'Appel d'Abidjan a dudit contrat résultant de sa réticence ou
dit que la MACI doit garantir la réparation du fausse déclaration et ce, en application de
préjudice subi par KABA SANSI et confirmé l'article 21 de la loi du 13 Juillet 1930 ; qu'en
le jugement entrepris pour le surplus ; l'état de ces constatations, la Cour avait
Attendu qu'il est reproché aux Juges d'Appel l'obligation de mettre hors de cause l'assureur
d'avoir en statuant comme ils l'ont fait, violé ; qu'en décidant autrement, les Juges d'appel
la loi, au motif que la Cour a estimé que le ont violé les textes visés au moyen ; qu'il
changement d'usage du véhicule assuré s'ensuit que le pourvoi est fondé ;
constituait en fait une aggravation du risque PAR CES MOTIFS
entraînant la déchéance, laquelle déchéance - Casse et annule l'arrêt n° 1548 rendu le 28
n'est opposable ni à la victime ni à ses ayants- Octobre 1988 par la Cour d'Appel d'Abidjan
droit, alors que, selon le pourvoi, en vertu (Chambre Civile et Commerciale) ;
d'une jurisprudence constante et conforme à - Renvoie la cause et les parties, pour être
la loi, il y aurait dans une telle hypothèse statué à nouveau, devant la même Cour
nullité du contrat résultant de la mauvaise foi autrement composée ;
de l'assuré ; - Laisse les dépens à la charge du Trésor
Attendu que MEMA DIABY, Commerçant Public ;
de son état, détenteur de la patente n° F 8229- - Ordonne la transcription du présent arrêt sur
974, a dissimulé cette qualité au moment où il les registres du Greffe de la Cour d'Appel
a souscrit à la Police N° 213-531, valable du d'Abidjan, en marge ou à la suite de l'arrêt
10 Octobre 1982 au 9 Octobre 1983 ; que ce cassé ;
contrat passé avec la MACI, classé dans la Ainsi fait, jugé et prononcé par la Cour
catégorie 432, indique dans ses "conditions Suprême, Chambre Judiciaire, Section Civile,
générales" que l'assuré a déclaré : en son audience publique du VINGT-DEUX
1) ne pas être muni d'une patente de MAI MIL NEUF CENT QUATRE-VINGT-
transporteur ; DIX ;

22
Doc. 2. Cour suprême, chambre judiciaire, l’ordre de quitter les lieux ; que la susnommée
arrêt n° 214/16 du 10 mars 2016 et une autre ont saisi le 07 juin 2012 le
LA COUR Tribunal de Sinfra en expulsion de AI AH, en
Vu l’exploit de pourvoi en cassation en date cessation de tout trouble de jouissance et en
du 18 avril 2015 ; paiement de dommages-intérêts pour
Vu les conclusions écrites du Ministère destruction de biens ; que le Tribunal a
Public du 07 juillet 2015 ; Vu les pièces du débouté les demanderesses de leur action par
dossier ; jugement du 31 juillet 2013, confirmé par la
Attendu, selon les énonciations de l’arrêt Cour d’Appel d’Abidjan;
attaqué, que prétendant avoir hérité de leur Sur la deuxième branche du moyen de
défunt père A C Z une parcelle de terrain de cassation prise de la violation de la loi n°70-
27 hectares 80 ares sise à Proniani dans le 209 du 20 mars 1970
département de Sinfra, Z Aa et Z Ab ont fait Attendu que ce texte dispose : « tous actes à
procéder suivant procès-verbal du 28 août publier au livre foncier y compris ceux
2007 au partage de ladite parcelle entre les portant sur les transactions relatives à des
ayants droit par le Sous-Préfet central et la plantations, doivent être dressées par devant
Directeur Départemental de l’Agriculture de notaire. Sont assimilés aux actes notariés, les
Sinfra en présence du chef du village de actes émanant des tribunaux et de
Proniani et de tous les propriétaires des l’Administration des domaines ; Tous faits,
parcelles limitrophes dont V Bi ; qu’elles ont conventions ou sentences ayant pour objet de
planté du café et du cacao sur leurs parcelles constituer, transmettre déclarer, modifier ou
; que courant l’année 2011, AI AH s’est éteindre un droit réel immobilier, d’en
introduit sur quatre hectares de leurs parcelles changer le titulaire ou les conditions
et y a détruit les jeunes plants de cacaoyers, d’existence, tous baux d’immeubles excédant
revendiquant détenir les droits de son défunt trois années, toutes quittances ou cession
père ; qu’il explique que son père a acquis d’une somme équivalant à plus d’une année
cette portion de terre en 1993 par acte sous de loyers ou fermage non échu, doivent, en
seing privé de V Bi Ae fils de G Bi V ; que la vue de leur inscription être constatés par actes
parcelle a été paisiblement exploitée jusqu’en authentiques sous peine de nullité absolue. Ils
avril 2011, lorsque Z Aa a commencé à le peuvent être authentifiés par le dépôt au rang
troubler dans cette jouissance en lui intimant des minutes d’un notaire. Il en est de même

23
des actes de constitution ou de mainlevée toute transaction foncière, la forme notariée
d’hypothèque maritimes » ; sous peine de nullité absolue, la Cour d’Appel
Vu ledit texte ; a violé le texte visé au moyen ; qu’il y a lieu
Attendu que pour confirmer le jugement qui de casser et annuler l’arrêt attaqué… ;
lui était déféré, la Cour d’Appel a admis l’acte PAR CES MOTIFS
sous seing privé passé le 19 décembre 1983 Et sans qu’il soit nécessaire d’examiner les
entre AI AH et V Bi Ae lors de la cession autres branches du moyen unique, casse et
d’une parcelle de terre rurale sise à Proniani ; annule…
Attendu cependant qu’en validant une telle
cession, alors que la loi susvisée prescrit, pour

Doc. 3. Cour Suprême de Côte d’Ivoire, Chambre judiciaire, Arrêt civil n° 133 du 04/03/2010,
Affaire : SICOGI (BLAY Charles) c/ CICOPCI (SCPA MOISE-BAZIE KOYO & ASSA-
AKOH).-Activités, Juridiques, n° 71 / 2011, p. 145 (Faire le commentaire de l’arrêt)

LA COUR, demande de dommages-intérêts et condamné


la SICOGI à lui payer 83.122.111 F au titre
Attendu, selon l’arrêt attaqué qu’en vue de la du reliquat de ses honoraires ;
construction du marché de la mairie de Attendu qu’il est fait grief à la Cour d’Appel
Treichville, celle-ci a conclu avec la société d’avoir estimé qu’ayant réglé les premières
CICOPCI, un contrat d’assistance technique factures, la SICOGI n’est pas fondée à
moyennant des honoraires de 182.700.000 F soulever l’incapacité juridique de la mairie de
que la SICOGI, concessionnaire dudit Treichville, qui a conclu la convention
marché, s’est engagée à payer ; que celle-ci d’assistance technique alors selon le moyen,
ayant cessé d’honorer son engagement alors que, la convention en cause est nulle comme
qu’elle avait réglé les premières factures, la ayant été conclue par la mairie, qui n’a pas la
CICOPCI l’a assignée en paiement du capacité de contracter ; qu’en statuant ainsi
reliquat et en dommages-intérêts pour alors qu’aux termes de l’article 1er de la Loi
inexécution de ses obligations contractuelles n° 80-1180 du 17 octobre 1980 relative à
; que par l’arrêt confirmatif attaqué, la Cour l’organisation municipale, seule la commune
d’Appel d’Aa a débouté la CICOPCI de sa jouissant de la personnalité morale a la

24
capacité de contracter, contrairement à la à payer les honoraires de l’assistance
mairie qui n’a pas d’existence juridique, la technique et que, c’est en vain qu’ayant
Cour d’Appel a manqué de donner à sa procédé au règlement de plusieurs factures,
décision, une base légale ; celle-ci évoque l’incapacité de la mairie de
Mais, attendu qu’aux termes de l’article 1125 Treichville, la Cour d’Appel a légalement
du Code civil, « les personnes capables de justifié sa décision ;
s’engager ne peuvent opposer l’incapacité de
ceux avec qui elles ont contracté », qu’en PAR CES MOTIFS
retenant que, par l’approbation et la signature
non contestées du contrat litigieux par son Rejette…
Directeur Général... la SICOGI s’est engagée

Doc n°4. Cour suprême chambre judiciaire


arrêt n° 062/05 du 03 fevrier2005 (Lire Tribunal de Première Instance d'Abidjan aux
pour sa propre culture) fins de solliciter qu'à défaut de lui voir
La Cour, reconnaître la propriété de ce terrain, que B
Attendu qu'aux termes de l'article 8 de la loi soit condamné à lui rembourser la valeur des
n° 70-209 du 10 mars 1970 «.. Tous baux constructions estimées à 135 216 382 Francs
d'immeubles excédant trois années ... doivent, ; que la juridiction saisie, après avoir débouté
en vue de leur inscription, être constatés par la demanderesse de son action en
actes authentiques sous peine de nullité revendication d'immeuble, déclarait nul le
absolue…» ; contrat et condamnait le bailleur à payer au
Vu ledit texte ; preneur la somme de 50 Millions de Francs;
Attendu, selon les énonciations de l'arrêt que sur appels principal de B et incident de
attaqué (Abidjan, 25 juin 1999) que par acte dame X, la Cour d'Appel d'Abidjan, par arrêt
sous seing privé en date du 22 Octobre 1980, n° 710 du 25 juin 1999, infirmait le jugement
B a conclu avec dame X, un contrat de bail à entrepris et déclarait dame X mal fondée en
construction sur le lot précité, pour une durée sa demande en remboursement de la valeur
de quinze ans ; que par la suite, revendiquant des constructions;
la propriété dudit lot, elle assignait le bailleur Attendu que pour décider ainsi, la Cour
par exploit du 17 novembre 1995 devant le d'Appel a estimé que « bien que la convention

25
sous seing privé du 22 Octobre 1980 eut violé convient, dans l'appréciation des effets de la
les dispositions légales exigeant la forme nullité du bail litigieux, de prendre en compte
notariée en la matière, celle-ci ne peut voir sa la valeur locative des différents locaux dudit
validité remise en cause à ce jour, d'autant immeuble et les loyers perçus par le bailleur;
qu'aucune des parties n'a relevé appel sur ce Attendu qu'aux termes du rapport d'expertise
point »; en date du 4 septembre 1997, cette valeur
Attendu cependant qu'en statuant ainsi, alors locative est de 122 439 600 Francs ;
que les dispositions de la loi n° 70-209 du 10 Attendu que B ayant perçu sur la même
mars 1970 exigeant la forme notariée en période la somme de 1 800 000 Francs soit
matière immobilière sont d'ordre public, la (10000 X 12 X 15), il convient de fixer la
Cour d'Appel a violé le texte visé au moyen somme due par celui-ci au titre des
qui est donc fondé ; restitutions à: 14 576 782 Francs soit (135 216
Qu'il y a lieu de casser et annuler l'arrêt 382 F + 1 800 000 F) – 122 439 600 F (déjà
attaqué perçu par dame X au titre de la valeur locative
Sur l'évocation des différents locaux);
Sur la validité du contrat du 22 Octobre PAR CES MOTIFS
1980 ; Rétracte l'arrêt n° 469 rendu le 12 Octobre
Attendu qu'il est constant que le contrat de 2000 par la Chambre Judiciaire de la Cour
bail litigieux est supérieur à 3 ans; que n'ayant Suprême;
pas été passé devant notaire, il convient de Et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres
l'annuler en application de l'article 8 de la loi moyens, casse et annule l'arrêt n° 710 du 25
n° 70-209 du 10 mars 1970; juin 1999 de la Cour d'Appel d'Abidjan;
Sur les restitutions
Attendu que le terrain sur lequel ont été bâties Evoquant
les constructions en cause est la propriété de Déclare nul le contrat de bail du 22 Octobre
B ; que lesdites constructions sont le fait de 1980 ;
Dame X qui les a exploité au-delà du terme
convenu; que ne pouvant donner lieu à Condamne B à payer à dame X la somme de
restitution intégrale, s'agissant à l'origine 14576782 Francs au titre des restitutions ;
d'une obligation à exécution successive dont Laisse les dépens à la charge du Trésor Public
l'annulation se résout en résiliation, il

26
EXERCICE 5 : DISSERTATION

Sujet : La nullité du contrat

27
THEME N° 5 : LES EFFETS DU CONTRAT A L’EGARD DES PARTIES

I. Questions

1- Qu’entend-t-on par partie au contrat ?


2- Qu’est-ce que les tiers ?
3- Y’a-t-il des situations intermédiaires ?
4- Expliquez et donnez les fondements juridiques des notions suivantes : la force
obligatoire du contrat ; l’effet relatif du contrat

II. Dissertation juridique

Sujet : « L’imprévision en droit ivoirien »

III. Jurisprudence

Commentez l’arrêt suivant : A rendre

Civ, 6 mars 1876, D 76 .1.193, De Galliffet c/ Commune de Pelissanne dit arrêt Canal de
Craponne (A lire en rapport avec le droit positif français).

Vu l'article 1134 du Code civil ; pour modifier les conventions des parties et
Attendu que la disposition de cet article substituer des clauses nouvelles à celles qui
n'étant que la reproduction des anciens ont été librement acceptées par les
principes constamment suivis en matière contractants ;
d'obligations conventionnelles, la Qu'en décidant le contraire et en élevant à
circonstance que les contrats dont 30 centimes de 1834 à 1874, puis à 60
l'exécution donne lieu au litige sont centimes à partir de 1874, la redevance
antérieurs à la promulgation du Code civil d'arrosage, fixée à 3 sols par les conventions
ne saurait être, dans l'espèce, un obstacle à de 1560 et 1567, sous prétexte que cette
l'application dudit article ; redevance n'était plus en rapport avec les
Attendu que la règle qu'il consacre est frais d'entretien du canal de Craponne,
générale, absolue et régit les contrats dont l'arrêt attaqué a formellement violé l'article
l'exécution s'étend à des époques 1134 ci-dessus visé ;
successives de même qu'à ceux de toute Par ces motifs, casse, dans la disposition
autre nature ; relative à l'augmentation du prix de la
Que, dans aucun cas, il n'appartient aux redevance d'arrosage, l'arrêt rendu entre les
tribunaux, quelque équitable que puisse parties par la Cour d'appel d'Aix le 31
apparaître leur décision, de prendre en décembre
considération le temps et les circonstances

28
Arrêts à rechercher et/ou à lire obligatoirement

- Doc n°1 : CSCJ, arrêt n°232/18 du 5 avril 2018, Sté V c/ Sté S. in Actualités juridiques,
n°101/2019, pp. 27-28.

- Doc n°2 : Cour suprême, ch. jud., sect. civ. 27 juin 1975 et 3 décembre 1976, RID, 1977/3-
4, p. 22 et suiv.)

29
THEME N° 6 : LES EFFETS DU CONTRAT A L’EGARD DES TIERS

EXERCICE I - CONTROLE DE CONNAISSANCES


1. Le principe de l’effet relatif des contrats est-il absolu ?
2. Que recouvre la notion de tiers au contrat ?
3. Expliquez les notions suivantes : l’action directe, l’action oblique, l’action paulienne, la
stipulation pour autrui, la promesse de porte fort,
4. Que recouvre le concept d’opposabilité du contrat ?
5. Que prévoit le droit positif ivoirien à l’égard des tiers en cas de simulation de contrat ?

EXERCICE II
A- Commentaire de texte (à rendre)

En vous appuyant sur la méthodologie du commentaire de texte rédigez un commentaire du texte


ci-dessous reproduit :
« Si le contrat né crée d’obligations qu’entre les parties, il donne naissance à une situation
juridique qui est opposable aux tiers et par les tiers ».
François TERRE, Droit civil, Les obligations, 13e édition, Dalloz 2022, p.771.

B- Dissertation (à discuter en séance)

Sujet 2 : La chaine des contrats et responsabilité

C- Commentaire d’article

Faites le plan du commentaire conjoint des articles suivants (A rendre)

ARTICLE 1165 « Les conventions n'ont d'effet qu'entre les parties contractantes ; elles ne nuisent
point au tiers, et elles ne lui profitent que dans le cas prévu par l'article 1121 ».
ARTICLE 1166 : « Néanmoins les créanciers peuvent exercer tous les droits et actions de leur
débiteur, à l'exception de ceux qui sont exclusivement attachés à la personne ».
ARTICLE 1167 : « Ils peuvent aussi, en leur nom personnel, attaquer les actes faits par leur
débiteur en fraude de leurs droits. Ils doivent néanmoins, quant à leurs droits énoncés au titre des

30
successions et au titre du contrat de mariage et des droits respectifs des époux, se conformer aux
règles qui y sont prescrites ».

EXERCICE III- COMMENTAIRE D’ARRET


Travail à faire en groupe de 5 étudiants au maximum
Consignes : Pour chacun des arrêts ci-dessous :
1- Rappelez brièvement les faits
2- Dégagez le problème de droit posé à la juridiction
3- Faites le plan du commentaire

Cour de cassation, Assemblée plénière, 6


octobre 2006, 05-13.255, Publié au bulletin
Arrêt MYR’HO/ BOOTSHOP (A rendre)

« Mais attendu que le tiers à un contrat peut monte-charge ne fonctionnait pas et qu'il en
invoquer, sur le fondement de la résultait une impossibilité d'utiliser
responsabilité délictuelle, un manquement normalement les locaux loués, la cour
contractuel dès lors que ce manquement lui a d'appel, qui a ainsi caractérisé le dommage
causé un dommage ; qu'ayant relevé, par causé par les manquements des bailleurs au
motifs propres et adoptés, que les accès à locataire-gérant du fonds de commerce
l'immeuble loué n'étaient pas entretenus, que exploité dans les locaux loués, a légalement
le portail d'entrée était condamné, que le justifié sa décision ;[…] rejet ».

31
EXERCICE A RENDRE
Doc.1. Cour d’appel d’Abidjan, Chambre civile et commerciale arrêt n° 1127 du 12 décembre
2002 ; Affaire O (SCPA indenie) C/ TRAORE Ousseny (Me COULIBALY Temogo)

LA COUR conseil M. COULIBALY Tiemogo, fait


Vu les pièces du dossier ensemble remarquer que la remise de chèques devant le
l’exposé des faits, procédure prétentions des Juge d’instruction, comme condition de la
parties et motifs ci-après : mise en liberté provisoire de son père vieux
Suivant exploit en date du 30 octobre de 87 ans, ruiné par la maladie et la phobie de
2000, comportant ajournement du 07 la prison, démontre amplement la contrainte
novembre 2000, O, ayant pour Conseil la qui entourait cette opération ;
SCPA Indénié, Avocats associés, a interjeté Par ailleurs, poursuit-il, aucun
appel de l’ordonnance de référé n° 4135 du engagement n’étant signé entre les parties, il
19/10/2000, rendu par le Tribunal de ne peut être fait état de la stipulation pour
Première Instance d’Abidjan, qui a : autrui ;
- ordonné au profit de T la restitution de Il conclut dès lors à la confirmation de
tous les chèques détenus actuellement entre l’ordonnance ;
les mains de O ; Par voie de conclusion en réplique de ses
Au soutien de son action, O à travers conseils, en date du 13/11/2000, O souligne
l’acte d’appel rappelle que l’opération qu’il n’a aucune possibilité pour réclamer ou
exécutée par l’intimé ne devait pas être autoriser la liberté provisoire du père de
analysée sous l’angle de la caution l’intimé. Ce pourvoi appartenant au procureur
personnelle, mais plutôt sur celui de la de la république et au Juge d’instruction ;
stipulation pour autrui, prévue par les articles Il réitère également que c’est sans
1121 et suivants du code civil – qu’ayant aucune contrainte que l’intimé a signé dans le
donc stipulé pour son père, cette convention bureau du Juge, les chèques dont s’agit. Il
est parfaitement légale ; conclut de ce fait, à l’adjudication de l’entier
- Il sollicite donc l’infirmation de la bénéfice de ses écritures antérieures ;
décision déférée. Pour sa part, T, par voie de DES MOTIFS
conclusion en date du 08 octobre 2000 de son

32
De l’existence d’une stipulation pour autrui. bénéficiaire, au point qu’en réclamant la
Il ressort des pièces du dossier que pour révocation de cette opération, T a été bien
obtenir la liberté provisoire de son père, T inspiré, car il aurait été plus simple et légal
dans le cabinet du Juge d’instruction, devant pour le Juge d’instruction, en application des
toutes les parties a versé la somme espèce de articles 145 et 146 du code de procédure
10 000 000 F et émis dix chèques d’un pénale, de consigner ces sommes au Greffe du
montant total de 29 883 500 F, au profit des Tribunal ;
plaignants ; Il échet dès lors de confirmer
Les appelants estimant que l’article 1121 l’ordonnance attaquée l’opération exécutée
du code civil doit recevoir application. par l’intimé ne répondant pas aux conditions
Celui-ci dispose en effet : ‘’ qu’on peut de la stipulation pour autrui ;
stipuler au profit d’un tiers, lorsque telle est la - L’appelant succombe ainsi en la cause,
condition d’une stipulation que l’on fait pour il y a lieu de mettre les dépens à sa charge ;
soi-même, ou d’une donation que l’on fait à PAR CES MOTIFS
un autre. Celui qui a fait cette stipulation ne EN LA FORME
peut la révoquer, si le tiers a déclaré vouloir Statuant publiquement, contradictoirement,
en profiter.’’ en matière de référé et en dernier ressort ;
Il résulte de ce texte que si l’intimé qui a - Reçoit O en son appel relevé de
un intérêt à voir son père en liberté provisoire l’ordonnance de référé n° 4135 du
peut être considéré comme le stipulant, le 19/10/2000 rendu par le Tribunal de 1ère
plaignant O, ne remplit pas les conditions Instance d’Abidjan.
d’un promettant parce que comme il le note AU FOND
lui-même dans ses conclusions, il n’a pas - L’y déclare mal fondé ;
pouvoir d’ordonner des libertés provisoires. L’en déboute ;
Lesquelles ressortent de la compétence du - Confirme en toutes ses dispositions
procureur de la république et du Juge l’ordonnance déférée, par substitution des
d’instruction. De même, l’inculpé qui motifs ;
conteste l’accusation et s’oppose au geste de Condamne l’appelant aux dépens
son fils, ne peut être considéré comme le tiers

33
Doc. 2. RCI, T P I Abidjan, Chambre civile, Jugement civil contradictoire n°98 du 17/03/2016
Affaire Monsieur KONE Inza c/ Mr KOUADIO Kouakou alias Cissé

LE TRIBUNAL truchement de son entreprise dénommée


Vu les pièces du dossier ; MGIR, a exploité durant trois ans son terrain
Ouï les parties en leurs demandes, fins et situé à Yopougon Andokoi ;
conclusions ; Et après en avoir délibéré Pour des arriérés de loyers, poursuit-il, elle a
conformément à la loi ; été verbalement sommée de quitter les lieux
EXPOSE DU LITIGE avec enlèvement de la dizaine de véhicules
Par exploit en date du 28 décembre 2016 qui s’y trouvaient ;
comportant ajournement au 07 janvier 2016, Il précise que, alors qu’il n’a jamais été
KONE INZA a assigné KOUADIO chargé par dame SYLVIE de surveiller ou de
KOUAKOU alias CISSE par devant le garder lesdits véhicules, le nommé
Tribunal civil de céans à l’effet de s’entendre KOUADIO KOUAKOU alias CISSE, se
: disant propriétaire de l’un de ces véhicules,
• Déclarer recevable et bien fondé en son l’a fait convoquer par le Commissariat de
action ; Police du 23 Arrondissement d’Abidjan, pour
• Déclarer nul l’engagement du 14 octobre lui réclamer son véhicule ;
2015 ; Il affirme que, bien que n’ayant pas reconnu
• Ordonner à KOUADIO KOUAKOU alias les faits mis à sa charge, il a été néanmoins
CISSE la restitution, à son profit, du véhicule mis aux arrêts et gardé à vue ; C’est à ce
de marque BMW type E 46 immatriculé 5092 moment-là, note-t-il, que ses parents, affolés,
FR 01, de couleur grise sous astreinte sans même le consulter, ont, en vertu d’un
comminatoire de 200.000 F CFA par jour de engagement en date du 14/10/2015, remis son
retard à compter du prononcé de la présente véhicule au nommé KOUADIO KOUAKOU
décision ; alias CISSE ;
• Condamner le défendeur aux entiers dépens Il déclare avoir, en réaction, dénoncé ledit
de l’instance ; engagement et a sollicité la restitution de son
Au soutien de son action, KONE Inza expose véhicule au moyen d’un exploit d’Huissier en
que suivant contrat de bail à usage date du 04/11/2015, signifié à KOUADIO
professionnel, dame SYLVIE, par le

34
KOUAKOU alias CISSE qui est cependant Attendu qu’en l’espèce, KONE INZA
resté sans réaction ; sollicite l’annulation de l’engagement du
C’est pourquoi, conclut-il, en saisissant le 14/10/2015 au motif qu’il n’y a pas consenti ;
Tribunal de céans, il entend solliciter Attendu cependant que l’engagement dont
l’annulation de l’engagement du 14/10/2015 l’annulation est sollicitée s’analyse en une
et la restitution de son véhicule, sous astreinte promesse de porte fort telle que prévue par
comminatoire de l’article 1120 du code civil ; Que la validité
200.000 FCFA par jour de retard, à compter d’une telle convention n’est pas subordonnée
du prononcé de la décision ; au consentement du tiers pour qui l’une des
SUR LE CARACTERE DE LA parties se porte fort ;
DECISION Qu’il s’en infère que l’action en nullité de
Il est constant que, pour avoir été cité à KONE INZA n’est pas fondée et qu’il
personne, KOUADIO KOUAKOU alias convient de l’en débouter ;
CISSE a eu connaissance de la procédure ; Il Attendu qu’il résulte des dispositions de
convient dès lors de statuer par décision l’article 1120 du code civil que le tiers peut
contradictoire ; refuser de tenir l’engagement pris par le
EN LA FORME porte-fort en sollicitant, en l’espèce, la
SUR LA RECEVABILITE restitution de son véhicule ;
Attendu que l’action de KONEINZA a été Attendu cependant que dans le cas d'espèce,
introduite suivant les règles de forme et de KONE INZA ne fait pas la preuve de son
délai prescrites par la loi et remplit par droit de propriété sur le véhicule litigieux ;
ailleurs les conditions générales de Qu’il s’en suit qu’il ne peut valablement
recevabilité prévues par les dispositions de solliciter la restitution dudit véhicule ; Qu’il y
l’article 3 du code de procédure civile ; a lieu de l’en débouter ;
Qu’il convient donc de la déclarer recevable ;
AU FOND SUR LES DEPENS
SUR LE BIEN FONDE DE LA Attendu que KONE INZA succombe ;
DEMANDE EN ANNULATION DE Qu’il convient de mettre les dépens à sa
L’ENGAGEMENT DU 14/10/2015 charge ;
PAR CES MOTIFS

35
Statuant publiquement, contradictoirement en Déclare KONE INZA recevable en son
matière civile et en premier ressort ; action ; L’y dit cependant mal fondé ; L’en
déboute ;
Met les dépens à sa charge.

36
Doc.3. Chambre judiciaire Arrêt n° 119/05 du 03 mars 2005 pourvoi n° [Link] en date
du 20 aout 2003 République de Côte d'Ivoire au nom du peuple ivoirien

LA COUR Sur la deuxième branche du premier


VU les mémoires produits ; moyen de cassation tiré de la violation de
VU les conclusions écrites du Ministère l'article 1121 du code civil ;
Public en date du 21 Octobre 2004 ;
Attendu qu'il est encore reproché à l'arrêt condition de sa propre stipulation au sens de
attaqué d'avoir retenu que A.C. n'est pas l'article 1121 du civil; que par ailleurs, il
parti à l'acte du 29 janvier 1995 et ne peut ressort du protocole d'accord susmentionné
en tirer profit, alors que 'selon cette branche que le seul bénéficiaire de cet acte demeure
du moyen, Si ce dernier n'a pas apposé de S.K.; que l'article 7 dudit acte ajoute “qu'en
signature sur ledit acte, il y a été cas de décès du bénéficiaire, le bénéfice du
nommément visé en qualité de présent protocole sera attribué à ses ayants-
“bénéficiaire” d'une stipulation et vient droits tels qu'ils seront désignés par acte
donc dans cet acte aux droits de son frère en notarié Si bon semble à ceux-ci ” ;
vertu de l'article 1121 du Code Civil qui Qu'enfin l'acte sous seing privé en
dispose: “ on peut pareillement stipuler au date du 17 juillet 1995 par lequel S.K. s'est
profit d'un tiers lorsque telle est la condition engagé envers A.C. ne peut produire d'effet
d'une stipulation que l'on fait pour soi- qu'à l'égard des deux et ne saurait avoir
même... celui qui a fait cette stipulation ne d'influence sur le protocole d'accord du 29
peut la révoquer Si le tiers a déclaré vouloir janvier 1995 ; qu'en statuant comme elle l'a
en profiter ” ; qu'en s'arrêtant aux seules fait, la Cour d'Appel n'a point violé l'article
signatures apposées sur l'acte du 29 janvier 1121 du Code Civil ; d'où il suit que cette
1995 et en ignorant celui du 17 juillet 1995 deuxième branche du premier moyen de
qui rappelle dans son paragraphe 2 le cassation n'est pas davantage fondé;
précédent, les juges d'Appel ont violé le Sur la troisième branche du
texte suscité ; premier moyen de cassation tirée de la
Mais attendu que la simple mention violation des articles 1134 et 1135 du
du nom de A.C. qui n'est pas partie au Code Civil ;
protocole d'accord du 29 janvier 1995 ne ATTENDU qu'il est enfin fait grief
signifie pas qu'il a été stipulé en sa faveur à l'arrêt attaqué d'avoir, pour décider du
d'autant plus que S.K. n'en a pas fait une défaut de qualité à agir de A.C., retenu que

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l'acte du 17 juillet 1995 ne se limite qu'à ce premier moyen de cassation n'est pas non
dernier et à S.K. et donc sans rapport avec plus fondée ;
le protocole d'accord signé avec la SICOGI Sur le second moyen de cassation
le 29 janvier 1995, alors que selon la tiré du défaut de base légale résultant de
branche du moyen, aux termes de l'article l'absence ou de l'insuffisance des motifs ;
1134 susvisé, “ les conventions légalement Attendu qu'il est encore reproché à
formées tiennent lieu de loi à ceux qui les la Cour d'Appel de s'être prévalue des
ont faites. Elles ne peuvent être révoquées termes de “ allégations et de prétentions” de
que de leur consentement mutuel... Elles A.C. pour affirmer de manière péremptoire
doivent être exécutées de bonne foi ” et que que celui-ci n'est pas partie à l'acte du 25
l'article 1135 dispose “ les conventions janvier 1995 et ne peut en tirer le moindre
obligent non seulement à ce qui y est avantage alors que selon le moyen les
exprimé, mais encore à toutes les suites que allégations et prétentions auraient dues être
l'équité, l'usage ou la loi donnent à exposées et discutées par la Cour d'Appel
l'obligation d'après sa nature”; que avant toute solution de sa part ;
cependant S.K. s'est permis une autre Mais attendu que la Cour d'Appel
cession de son droit à S.A sans qu'il révoque qui n'était pas tenue d'exposer toutes les
d'un commun accord avec A.C., leur allégations des parties a, pour confirmer la
consentement dans l'acte du 17 juillet 1995 décision entreprise énoncé: “ malgré les
; qu'en statuant ainsi, l'arrêt déféré a allégations de l'appelant, il est évident que
méconnu les textes susvisés ; A.C. n'est point partie au contrat de vente
Mais attendu que pour déclarer signé entre la SICOGI et S.K. le 29 janvier
irrecevable l'action de A.C. pour défaut de 2005, de sorte que contrairement à ses
qualité à agir, la Cour d'Appel s'est prétentions, il n'a jamais été copropriétaire
principalement fondée sur le protocole de l'immeuble litigieux malgré la présence
d'accord du 29 janvier 1995 signé entre S.K. de son nom sur ledit acte ; ce contrat donc
et la SIGOGI auquel n'est pas partie A.C.; ne lui ouvre droit à aucune action à l'égard
que c'est de manière surabondante qu'elle a des deux parties ; en outre l'acte du 17 juillet
fait allusion à l'acte du 17 juillet 1997 ; que 1997 par lequel S.K. a pris des engagements
n'ayant pas considéré les relations ayant lié avec A.C. ne peut produire d'effet à l'égard
S.K et A.C.I du fait de cet acte sous seing- des deux parties” ; que par ces motifs qui
privé, il ne saurait lui être fait grief d'avoir sont suffisants, la Cour d'Appel a
violé les articles 1134 et 1135 du Code Civil légalement justifié sa décision ; d'où il suit
; d'où il suit que cette troisième branche du que ce second moyen n'est pas fondé ;

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PAR CES MOTIFS Trésor Public ;
Rejette le pourvoi formé par A.C. Ordonne la transcription du présent arrêt sur
contre l'arrêt 905 en date du 12 Juillet 2002 le registre du greffe de la cour d’appel
de la Cour d'Appel d'Abidjan ; d’Abidjan
Laisse les dépens à la charge du
ainsi que sur la minute de l'arrêt entrepris

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