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Ds 6 Poly Matrix

Le document présente un concours blanc sur les polynômes et les matrices, avec des instructions sur la présentation et la notation des copies. Il contient plusieurs problèmes mathématiques, notamment sur les puissances de matrices, les suites, les polynômes irréductibles, et des méthodes d'intégration numérique. Les exercices sont conçus pour évaluer la compréhension des concepts mathématiques avancés et leur application.
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© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
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Ds 6 Poly Matrix

Le document présente un concours blanc sur les polynômes et les matrices, avec des instructions sur la présentation et la notation des copies. Il contient plusieurs problèmes mathématiques, notamment sur les puissances de matrices, les suites, les polynômes irréductibles, et des méthodes d'intégration numérique. Les exercices sont conçus pour évaluer la compréhension des concepts mathématiques avancés et leur application.
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.

Problèmes Corrigés Prof. Mamouni


http ://[Link] 2021-2022 http ://[Link]

Concours Blanc N◦ 2
Polynômes
Matrices
Durée : 4 heures
Documents & Calculatrices Interdits
La présentation, la lisibilité et l'orthographe entreront dans l'appréciation des copies. Une copie
non soignée sera pénalisée. La justication des résultats, la clarté et la précision dans le raison-
nement est prise en compte dans la notation. Les résultats essentiels et les réponses aux questions
doivent être encadrés ou soulignés.
Vous pouvez admettre le résultat d'une question si vous n'arrivez vraiment pas à le montrer,
mais il faut à ce moment là l'indiquer clairement sur la copie.
Il n'est pas nécessaire de faire les exercices dans l'ordre, à condition de clairement numéroter
sur sa copie les questions auxquelles on répond. En revanche, il est déconseillé de changer sans
arrêt d'exercice et de répondre à des questions par ci par là, notamment en ce qui concerne les
problèmes qui sont généralement construits de façon progressive (les questions suivantes dépendant
de celles précédentes).
Enn, lisez bien les énoncés et les hypothèses et prenez le temps de rééchir et de chercher au
brouillon.
L'usage de la calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Les télé-
phones doivent être rangés dans les sacs.

Encadrez vos solutions et prenez une nouvelle copie pour chaque nouvel exercice.
Bon travail !

Problème 1 Puissance de matrice, récurrence et polynômes, inspiré d'EML 2003

On note M3 (R) l'ensemble des matrices carrées réelles d'ordre trois et on considère les matrices
suivantes de M3 (R) :
   
1 0 0 1 1 1
I= 0 1 0  A= 1 0 0 
0 0 1 1 0 0

Question préliminaire :
Calculer A2 et A3 , puis vérier : A3 = A2 + 2A.
Partie 1 : une première méthode de calcul de An en passant par des suites

1. Montrer que pour tout n entier naturel non nul, il existe deux réels an et bn tels que
An = a n A + b n A 2 .
2. Montrer, pour tout entier n supérieur ou égal à 1 : an+2 = an+1 + 2an .
3. En déduire an en fonction de n, puis bn en fonction de n, pour tout entier n supérieur ou
égal à 1.
4. Donner l'expression de An en fonction de A, A2 et n, pour tout entier n supérieur ou égal
à 1.
Partie 2 : une deuxième méthode de calcul de An par les polynômes

1. Factoriser X − X − 2X et donner ses trois racines.


3 2

2. Pour tout n ∈ N, justier qu'il existe un polynôme Q(X) et un polynôme R(X) = aX 2 +


bX + c tel que :

1
.
Problèmes Corrigés Prof. Mamouni
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X n = Q(X) X 3 − X 2 − 2X + R(X)

(∗)
3. En prenant X = A dans (*) et en se servant de la question préliminaire, calculer An en
fonction de a, b, c, A et A2 .
4. En déduire que l'on a c = 0 puis a − b = (−1)n et 4a + 2b = 2n .
5. En déduire les valeurs de a et de b en fonction de n.
Partie 3 : une application aux suites Remarque : cette partie est indépendante de
la partie 2 et dépend juste de la partie 1 
 xn+1 = xn + yn + zn
On considère trois suites dénies par x0 = 1, y0 = z0 = 0 et, pour tout n ∈ N, yn+1 = xn .
zn+1 = xn

 
xn
De plus, on note ∀n ∈ N, Un =  yn .
zn
1. Montrer par récurrence que, pour tout n ∈ N, Un = An U0 .
2. A l'aide des résultats des parties précédentes, déterminer le terme général de la suite
(xn )n∈N .

Exercice  (Décomposition en irréductibles).


1

Décomposer en polynômes irréductibles dans C[X] puis dans R[X] les polynômes :

1/ P = X 4 − X 2/ Q = X 6 + X 4 + X 2 + 1

Exercice  (Equation polynomiale).


2

Déterminer tous les polynômes P ∈ R [X] solutions de l'équation :


(E) P (X 2 ) = (X 2 + 1) P (X)

Puis justier que l'ensemble des solutions de (E) est un sous-espace vectoriel de R [X].

Exercice  (Intégrale

3 d'une fraction rationnelle).
3
x2 + x + 1
Calculer l'intégrale : dx
2 x4 − x3 − x2 + x
(on pourra utiliser, après l'avoir justié, le fait que 1 est racine double du dénominateur)

Exercice  (Fractions rationnelles).


4

Soit P ∈ R [X] un polynôme de degré n, avec n ∈ N et n > 2. On suppose que P possède n


non nulles deux à deux distinctes α1 , . . . , αn . racines réelles
1/ Enoncer le théorème de Rolle.
2/ Montrer que P ′ est scindé dans R, et à racines simples.
1
3/ Décomposer en éléments simples (de R (X)) la fraction rationnelle : F = .
XP (X)

n
1
4/ En déduire la valeur de : S =
k=1
αk P ′ (αk )

2
.
Problèmes Corrigés Prof. Mamouni
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Problème  2 Polynômes et intégration numérique

L'objectif de ce problème est de présenter ce que l'on appelle une méthode d'intégration numérique (càd
de calcul approchée d'une intégrale), par le biais de l'étude de certaines familles de polynômes.

Notations .
ä Dans ce problème, on note C 0 ([−1, 1] , R) l'anneau des fonctions continues sur [−1, 1] et à valeurs
réelles.
ä On note R [X] l'anneau des polynômes à coecients réels en l'indéterminée X , et pour tout entier
naturel n, on note Rn [X] le sous-espace vectoriel de R [X] constitué des polynômes de degré inférieur ou
égal à n.
ä On pourra identier polynôme et fonction polynomiale associée.
Partie A - Etude d'une famille de polynômes

n!
1/ Pour tout entier naturel n, on pose Un = (X 2 − 1)n , et Pn = Un(n) .
(2n)!
a/ Calculer P0 , P1 et P2 .
b/ Déterminer le degré et le coecient dominant de Pn pour tout n ∈ N.

2/ Dans cette question, n désigne un entier naturel quelconque.


a/ En utilisant la formule de Leibniz, montrer que :
n ( )2
1 ∑ n
Pn = ( ) (X − 1)n−k (X + 1)k
2n k
k=0
n

b/ En déduire les valeurs de Pn (1) et de Pn (−1).


3/ Dans cette question, n désigne un entier naturel supérieur ou égal à 2.
a/ Déterminer les racines de Un ainsi que leur multiplicité.
b/ En utilisant le théorème de Rolle, montrer que Pn possède au moins n racines dans l'intervalle ]−1, 1 [ .
c/ Le polynôme Pn peut-il avoir d'autres racines que celles évoquées dans la question précédente ? Quelle
est la multiplicité des racines de Pn ?

4/ Dans cette question, n désigne un entier naturel quelconque.


a/ Soit P et Q deux polynômes de R [X]. Etablir par récurrence sur n que :
∫ ∑ ∫
1 n
[ ]1 1
P (n+1)
(t)Q(t) dt = (−1) P (n−k) (t)Q(k) (t) −1 + (−1)n+1
k
P (t)Q(n+1) (t) dt
−1 k=0 −1

b/ En déduire que pour tout polynôme Q ∈ Rn [X] on a :


∫ 1
Pn+1 (t)Q(t) dt = 0
−1
.
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Partie B - Polynômes interpolateurs de Lagrange, version générale

Soit n un entier naturel non nul, et α0 ,. . . , αn (n + 1) réels deux à deux distincts du segment [−1, 1].

n
X − αj
On pose pour tout k ∈[[ 0, n ]] : Lk = .
α k − αj
j=0, j̸=k

5/ Soit k un entier naturel arbitraire. Quel est le degré de Lk ?


6/ Etablir que pour tout ∀ k ∈[[ 0, n ]], ∀ i ∈ [[ 0, n ]], Lk (αi ) = δik .

n
7/ Soit P ∈ Rn [X] un polynôme de degré au plus n. Etablir que : P = P (αk ) Lk
k=0
8/ Etablir que l'application

φ : Rn [X] / Rn+1
P / (P (α0 ), P (α1 ), . . . , P (αn ))

est bijective.
Partie C - Application au calcul intégral

Dans cette partie, on note α0 ,. . . , αn les racines du polynôme Pn+1 , qui sont donc (n + 1) réels deux à deux
distincts du segment [−1, 1].
9/ Soit f ∈ C 0 ([−1, 1] , R). Justier qu'il existe un unique polynôme Pf ∈ Rn [X] tel que :
∀ i ∈ [[ 0, n ]], Pf (αi ) = f (αi )

n
10/ Montrer qu'il existe n + 1 scalaires λ0 ,. . . , λn , que l'on précisera, tels que : Pf = λj Lj .
j=0

ä Dorénavant, pour toute fonction f ∈ C 0 ([−1, 1] , R), on notera :


∫ 1 ∫ 1
I(f ) = f (t) dt et J(f ) = Pf (t) dt
−1 −1


n
11/ Montrer que J(f ) peut s'écrire : J(f ) = µi f (αi ), où les réels µi seront exprimés à l'aide des polynômes
i=0
Li et des réels αi .
12/ Montrer que si f est polynomiale de degré inférieur ou égal à n, alors If = Jf .
13/ On suppose dans cette question que f est polynomiale de degré inférieur ou égal à 2n + 1. En réalisant
la division euclidienne de f par Pn+1 , établir que J(f ) = I(f ).

Ici s'arrête le problème, provisoirement. . . Dans quelques semaines, nous pourrons aller un peu plus loin
et établir que la méthode décrite ci-dessus fournit un moyen assez ecace pratiquement pour déterminer
une valeur approchée de l'intégrale d'une fonction continue sur un segment (et pas seulement d'une fonction
polynomiale de degré pas trop grand).
Corrigé
La présentation, la lisibilité et l'orthographe entreront dans l'appréciation des copies. Une copie
non soignée sera pénalisée. La justication des résultats, la clarté et la précision dans le raison-
nement est prise en compte dans la notation. Les résultats essentiels et les réponses aux questions
doivent être encadrés ou soulignés.
Vous pouvez admettre le résultat d'une question si vous n'arrivez vraiment pas à le montrer,
mais il faut à ce moment là l'indiquer clairement sur la copie.
Il n'est pas nécessaire de faire les exercices dans l'ordre, à condition de clairement numéroter
sur sa copie les questions auxquelles on répond. En revanche, il est déconseillé de changer sans
arrêt d'exercice et de répondre à des questions par ci par là, notamment en ce qui concerne les
problèmes qui sont généralement construits de façon progressive (les questions suivantes dépendant
de celles précédentes).
Enn, lisez bien les énoncés et les hypothèses et prenez le temps de rééchir et de chercher au
brouillon.
L'usage de la calculatrice et de tout matériel électronique est interdite. Les télé-
phones doivent être rangés dans les sacs.

Encadrez vos solutions et prenez une nouvelle copie pour chaque nouvel exercice.
Bon travail !

Problème 1 Puissance de matrice, récurrence et polynômes, inspiré d'EML 2003

On note M3 (R) l'ensemble des matrices carrées réelles d'ordre trois et on considère les matrices
suivantes de M3 (R) :
   
1 0 0 1 1 1
I= 0 1 0  A= 1 0 0 
0 0 1 1 0 0

Question préliminaire :
Calculer A2 et A3 , puis vérier : A3 = A2 + 2A.
Partie 1 : une première méthode de calcul de An en passant par des suites

1. Montrer que pour tout n entier naturel non nul, il existe deux réels an et bn tels que
An = a n A + b n A 2 .
2. Montrer, pour tout entier n supérieur ou égal à 1 : an+2 = an+1 + 2an .
3. En déduire an en fonction de n, puis bn en fonction de n, pour tout entier n supérieur ou
égal à 1.
4. Donner l'expression de An en fonction de A, A2 et n, pour tout entier n supérieur ou égal
à 1.
Partie 2 : une deuxième méthode de calcul de An par les polynômes

1. Factoriser X 3 − X 2 − 2X et donner ses trois racines.


2. Pour tout n ∈ N, justier qu'il existe un polynôme Q(X) et un polynôme R(X) = aX 2 +
bX + c tel que :

1
X n = Q(X) X 3 − X 2 − 2X + R(X)

(∗)
3. En prenant X = A dans (*) et en se servant de la question préliminaire, calculer An en
fonction de a, b, c, A et A2 .
4. En déduire que l'on a c = 0 puis a − b = (−1)n et 4a + 2b = 2n .
5. En déduire les valeurs de a et de b en fonction de n.
Partie 3 : une application aux suites Remarque : cette partie est indépendante de
la partie 2 et dépend juste de la partie 1 
 xn+1 = xn + yn + zn
On considère trois suites dénies par x0 = 1, y0 = z0 = 0 et, pour tout n ∈ N, yn+1 = xn .
zn+1 = xn

 
xn
De plus, on note ∀n ∈ N, Un =  yn .
zn
1. Montrer par récurrence que, pour tout n ∈ N, Un = An U0 .
2. A l'aide des résultats des parties précédentes, déterminer le terme général de la suite
(xn )n∈N .

Solution. Question préliminaire :


       
1 1 1 1 1 1 3 1 1 3 1 1 1 1 1
On a A2 =  1 0 0  1 0 0 = 1 1 1  et A3 = A2 A =  1 1 1  1 0 0 =
1 0 0 1 0 0 1 1 1 1 1 1 1 0 0
 
5 3 3
 3 1 1 
3 1 1
     
3 1 1 1 1 1 5 3 3
enn A2 + 2A =  1 1 1  + 2 1 0 0 = 3 1 1  = A3
1 1 1 1 0 0 3 1 1

Une première méthode de calcul de An


1. Pour n entier naturel non nul, on pose P(n) :  il existe deux réels an et bn tels que
An = an A + bn A2 .
(a) Initialisation
Pour n = 1 on a A1 = A et en posant a1 = 1 et b1 = 0, il vient a1 A + b1 A2 = 1A + 0A2 .
Donc P(1) est vraie.
(b) Hérédité
Soit n ≥ 1 xé.
Supposons P(n) vraie, c'est à dire qu'il existe an et bn réels avec An = an A + bn A2 .
Montrons que P(n + 1) est vraie c'est à dire qu'il existe an+1 et bn+1 réels avec
An+1 = an+1 A + bn+1 A2 .

O a An+1 = An A = an A + bn A2 A = an A2 + bn A3 = an A2 + bn A2 + 2A =
 

2bn A + (an + bn ) A2
(en utilisant l'hypothèse de récurrence et la relation établie à la q. préliminaire).
Ainsi An+1 = an+1 A + bn+1 A2 en posant an+1 = 2bn et bn+1 = an + bn .
Donc P(n + 1) est vraie.
(c) Conclusion
Par le principe de récurrence, on en déduit que, pour tout entier non nul n, il existe
des réels an et bn tels que An = an A + bn A2 avec an+1 = 2bn et bn+1 = an + bn
2. On combine les deux relations précédentes.
Soit n ∈ N, an+2 = 2bn+1 = 2an + 2bn = 2an + an+1 .

2
3. On reconnait une suite récurrente linéaire doublecar elle vérie une relation de récurrence
de la forme an+2 = aan+1 + ban pour tout n ∈ N∗ , avec a = 1 et b = 2.
On résout x2 − x − 2 = 0 qui donne deux solutions x = −1 et x = 2.
On en déduit qu'il existe deux réels (λ, µ) tel que, pour tout n ∈ N∗ , an = λ(−1)n + µ2n .
De plus, 1 = a1 = −λ + 2µ et 0 = a2 = λ + 4µ. En additionnant membre à membre les
1
deux égalité, on trouve 1 = 6µ d'où µ = puis, en reportant cette valeur dans la seconde
6
4 2
égalité, on obtient λ = −4µ = − = − .
6 3
2 1
Donc, pour tout n ∈ N , an = − (−1) + 2n .
∗ n
 3 6 
1 1 2 1 n+1
Enn, bn = an+1 = − (−1) n+1
+ 2 .
2 2 3 6
4. C'est du recopiage, en remplaçant an et bn par ce qui précède dans la relation de la q.1.

Une deuxième méthode de calcul de An


1. X 3 − X 2 − 2X = X X 2 − X − 2 , le polynôme du second degré se factorise (∆ = 9, x1 =


−1, x2 = 2) donc l'expression factorisée est X(X + 1)(X − 2). Les racines sont 0, −1 et 2.
2. Pour tout n ∈ N, il existe un polynôme Q(X) et un polynôme R(X) = aX 2 + bX + c tel
que :
X n = Q(X) X 3 − X 2 − 2X + R(X)

(∗)
par le principe de division euclidienne qui impose deg(R) < deg(X − X 2 − 2X) = 3.
3

3. Comme A3 − A2 − 2A = 03 , la matrice nulle, d'après la question préliminaire, on obtient


An = Q(A)03 + R(A) soit An = aA2 + bA + c.
4. En se servant de la première question, on remplace successivement X par chacune des
racines du diviseur.
X = 0 dans (*) donne 0 = c.
X = −1 dans (*) donne (−1)n = a(−1)2 + b(−1) + c = a − b.
X = 2 dans (*) donne 2n = a × 22 + b × 2 + c = 4a + 2b.
5. En multipliant la seconde équation par 2 et en l'ajoutant membre à membre à la dernière,
2(−1)n + 2n
on obtient : 6a = 2(−1)n + 2n d'où a =
6
−4(−1)n + 2n
Puis, la seconde égalité donne b = a − (−1) =
n
.
6

Une application

1. C'est du cours, ou presque... En eet, on peut montrer que, pour tout n ∈ N, Un+1 = AUn
et la suite se montre de manière classique par récurrence.
1
 

2. En se servant des expressions explicites de A , A2 et de U0 =  0  et de la linéarité, on


0
trouve      
1 3 an + 3bn
Un = an AU0 + bn A2 U0 = an 1 + bn 1 =  an + bn  donc xn = an + 3bn pour
1 1 an + bn
tout n ∈ N∗ . Il sut ensuite de remplacer an et bn par leurs expressions explicites, ce qui
(−1)n + 2n+1
donnera, après simplication : xn = .
3

3
Exercice  (Décomposition en irréductibles).
2

1/ On a : P = X 4 − X = X (X 3 − 1). On en déduit que la décomposition en irréductibles de P dans C [X]


( )
est : P = X (X − 1) (X − j) X − j , et dans R [X] : P = X (X − 1) (X 2 + X + 1) .

2/ Déterminons les racines du polynôme Q. On a : Q(z) = 0 ⇐⇒ z 6 +z 4 +z 2 +1 = 0 ⇐⇒ Z 3 +Z 2 +Z +1 = 0


2 3
en ayant posé Z = z . Les racines du polynôme X + X
2
+ X + 1 étant −1 et ±i, on en déduit que :

[ ]
Q(z) = 0 ⇐⇒ [z 2 = −1 ∨ z 2 = i ∨ z 2 = −i] ⇐⇒ z = ±i ∨ z = ±e π/4 ∨ z = ±e− π/4
i i

La décomposition en irréductibles de Q dans C [X] est donc :

( )( )( )( )
X 6 + X 4 + X 2 + 1 = (X − i) (X + i) X − e π/4 X + e π/4 X − e− π/4 X + e− π/4
i i i i

Par suite, la décomposition en irréductibles de Q dans R [X] est :

( √ )( √ )
X 6 + X 4 + X 2 + 1 = (X 2 + 1) X 2 − 2X + 1 X 2 + 2X + 1

Exercice  (Equation polynomiale).


3

Le polynôme nul est clairement solution de (E).


A partir de maintenant, on suppose P ∈ R [X] non nul. Si P est solution de (E), alors la comparaison des
2 2
degrés respectifs de P (X ) et de (X + 1) P (X) donne : 2n = n + 2 (en ayant noté n = deg(P )). On en
2
déduit que n = 2, ce qui nous conduit à rechercher P sous la forme : P = aX + bX + c, avec a, b et c réels,
a non nul.
Alors :
[P est solution de (E)] ⇐⇒ [aX 4 + bX 2 + c = aX 4 + bX 3 + (c + a)X 2 + bX + c] ⇐⇒ [b = 0 ∧ c = −a]
On en déduit qu'un polynôme P non nul est solution de (E) si et seulement si il existe un réel non nul a tel
que : P = aX − a.
2

Par suite, l'ensemble des solutions de (E) est : S = {a (X 2 − 1) / a ∈ R} .

Autrement dit : S = Vect (X 2 − 1) ; S est donc un sev de R[X].

Exercice  (Intégrale d'une fraction rationnelle).


4

X2 + X + 1
Commençons par décomposer en éléments simples la fraction rationnelle F = . Puisque
X4 − X3 − X2 + X
deg(F ) < 0, sa partie entière est nulle (♠).
En outre, en notant Q = X4 − X3 − X2 + X, on obtient sans diculté :

Q(0) = 0 ; Q(1) = 0 ; Q′ (1) = 0 ; Q (−1) = 0

Comme en outre Q est unitaire et de degré 4, on a : Q = X (X + 1) (X − 1)2 (♣).


D'après (♠) et (♣), il existe 4 réels a, b , c et d tels que :

X2 + X + 1 a b c d
F = = + + + (♡)
X4 − X3 − X2 + X X X + 1 X − 1 (X − 1)2

On en déduit alors que :

X2 + X + 1 bX cX dX
ä XF = 2 = a+ + +
(X + 1) (X − 1) X + 1 X − 1 (X − 1)2

L'évaluation en 0 de cette relation donne : a=1.


X2 + X + 1 a(X + 1) c(X + 1) d(X + 1)
ä (X + 1) F = 2 = +b+ +
X (X − 1) X X −1 (X − 1)2
1
L'évaluation en (−1) de cette relation donne : b = − .
4
X2 + X + 1 a (X − 1)2 b (X − 1)2
ä (X − 1)2 F = = + + c (X − 1) + d
X (X + 1) X X +1
3
L'évaluation en 1 de cette relation donne : d = .
2
X2 + X + 1 bX cX dX
ä Enn : XF = 2 = a+ + +
(X + 1) (X − 1) X + 1 X − 1 (X − 1)2
3
L'étude de la limite en +∞ des deux fonctions rationnelles de l'égalité donne : 0 = a + b + c. D'où : c = − .
4
D'après les calculs précédents, on a :

X2 + X + 1 1 1 1 3 1 3 1
= − × − × + × (♢)
X −X −X +X
4 3 2 X 4 X + 1 4 X − 1 2 (X − 1)2

Par conséquent :
∫ 3 ∫ 3 ∫ 3 ∫ 3 ∫ 3
x2 + x + 1 1 1 1 3 1 3 1
dx = dx − dx − dx + dx
2 x4 − x3 − x2 + x 2 x 4 2 x+1 4 2 x−1 2 2 (x − 1)2
∫ 3 [ ]3
x2 + x + 1 1 3 3 1
⇐⇒ dx = [ln(x)]2 −
3
[ln(x + 1)]2 − [ln(x − 1)]2 −
3 3

2 x4 − x3 − x2 + x 4 4 2 x−1 2
∫ 3
x2 + x + 1 1 1 3 3
⇐⇒ dx = ln(3) − ln(2) − ln(4) + ln(3) − ln(2) +
2 x −x −x +x
4 3 2 4 4 4 4

∫ 3
x2 + x + 1 5 9 3
⇐⇒ dx = ln(3) − ln(2) +
2 x −x −x +x
4 3 2 4 4 4

∫ [( )1/4 ]
3
x2 + x + 1 35 e3
Ou encore : dx = ln
2 x4 − x3 − x2 + x 29

Exercice  (Fractions rationnelles).


5

1/ Enoncé du théorème de Rolle : soit f une fonction à valeurs réelles continue sur [a, b], dérivable sur ] a, b [ ,
telle que f (a) = f (b). Alors il existe c ∈ ] a, b [ tel que : f ′ (c) = 0.
2/ Soit i un entier compris entre 1 et n − 1. La fonction P vérie sur l'intervalle [αi , αi+1 ] les hypothèses du

théorème de Rolle. Il existe donc un réel βi ∈ ] αi , αi+1 [ tel que P (βi ) = 0.

Ce raisonnement étant valable pour un entier i arbitraire entre 1 et n − 1, et les intervalles ] αi , αi+1 [ étant
′ ′
deux à deux disjoints, on en déduit que P possède (au moins) n − 1 racines réelles (β1 ,. . . , βn−1 ). Or P est

de degré n − 1 (puisque P est de degré n ∈ N ) ; donc P possède exactement n − 1 racines réelles, et ces
racines sont simples.

En d'autres termes, P′ est scindé dans R, et à racines simples.

3/ Par hypothèse le polynôme P possède n racines réelles non nulles deux à deux distinctes α1 , ..., αn , et

n
P est de degré n. On a donc : P = cd(P ) (X − αi )
i=1

1 1 1
On en déduit que : F = = × (♠)
XP (X) cd(P ) ∏
n
X (X − αi )
i=1
Puisque les αi sont non nuls, la fraction rationnelle F ne possède que des pôles simples, et il existe donc
n+1 réels λ0 ,. . . , λn tels que :

λ0 ∑ λi
n
1
= +

n
X X − αi
X (X − αi ) i=1

i=1


n
En notant Q=X (X − αi ), les réels λi sont donnés (d'après le cours) par les formules :
i=1

1 1
λ0 = et ∀ i ∈ [[ 1, n ]], λi =
Q′ (0) Q′ (αi )

On en déduit que :

1 1 1 ∑ 1 n
1
= × + ×

n
Q′ (0) X Q′ (αi ) X − αi
X (X − αi ) i=1

i=1

1
Puisqu'enn on a : Q= P, on déduit de la relation précédente que :
cd(P )

[ ]
1 1 1 ∑ 1 1
n
= cd(P ) × × + × (♣)

n ′
P (0) X P (αi ) X − αi

X (X − αi ) i=1

i=1

On déduit de (♠) et de (♣) que la décomposition en éléments simples de F dans R(X) est :

1 1 1 ∑ 1 1
n
= ′ × + ×
XP (X) P (0) X i=1
P (αi ) X − αi

4/ D'après la question précédente, on a :

1 1 ∑ 1
n
X
XF = et XF = + ×
P (X) P ′ (0) i=1 P ′ (αi ) X − αi

En dérivant XF à l'aide de ces deux formules, on obtient :

P ′ (X)
′ ′

n
1 αi
(XF ) = − 2 et (XF ) = − ×
P (X) i=1
P′ (αi ) (X − αi )2
Par suite :

P ′ (X) ∑ 1
n
αi
= ′
×
2
P (X) i=1
P (αi ) (X − αi )2


n
1 P ′ (0)
L'évaluation en 0 de cette relation donne alors : =
i=1
αi P ′ (αi ) P 2 (0)

Problème  2 Polynômes et intégration numérique

Partie A - Etude d'une famille de polynômes

1/ a/ P0 = 1 et P1 = X . Puis :

2 [( 2 )2 ](2) 1 [ 4 ](2) 1 [ ] 1
P2 = X −1 = X − 2X 2 + 1 = 12X 2 − 4 d'où : P2 = X 2 −
24 12 12 3

n
b/ Soit n un entier naturel quelconque. Par dénition : Un = (X 2 − 1) . En particulier : deg(U
( n )) = 2n.
(n)
Par suite la dérivée n-ème de Un est un polynôme de degré n. En d'autres termes : deg Un = n.
( le degré)d'un polynôme est invariant par multiplication par un scalaire non nul, on en déduit que :
Puisque
n!
deg U (n) = n. Par suite : ∀ n ∈ N, deg(Pn ) = n .
(2n)! n
(n)
Par ailleurs, Un est un polynôme unitaire, et de degré 2n. Il s'ensuit que le coecient dominant de Un est
(2n)!
.
Ÿ
Par suite : ∀ n ∈ N, cd(Pn ) =1.
n!
n
2/ a/ Soit n un entier naturel, avec n > 2. On a : Un = (X 2 − 1) = (X − 1)n (X + 1)n .
D'après la formule de Leibniz, on a donc :
n ( )

(n) n (k) (n−k)
Un = [(X − 1)n ] [(X + 1)n ]
k=0
k
n ( )

(n) n n! n!
⇐⇒ Un = (X − 1)n−k (X + 1)k
k=0
k (n − k)! k!
∑n ( )
(n) n n!
⇐⇒ Un = n! (X − 1)n−k (X + 1)k
k=0
k k! (n − k)!

Ÿ. On peut prouver par récurrence que pour tout polynôme P de degré n et pour tout entier k ∈ [[ 0, n ]], le coecient
dominant de P (k) est n!cd(P )/(n−k)!. Initialisation (pour k = 0) : immédiate. Hérédité : on suppose la propriété vraie pour un
( ) ( )′
entier k ∈[[ 0, n − 1 ]]. Alors P (k+1) est de degré n − k − 1, et on a : cd P (k+1) = cd( P (k) ) = (n − k − 1) × n!cd(P )/(n − k)!
en (utilisant) l'hypothèse de récurrence et la propriété du cours suivant laquelle cd(P ′ ) = deg(P )cd(P ). On en déduit que :
cd P (k+1) = n!cd(P )/(n − (k + 1))!, ce qui prouve l'hérédité et achève cette récurrence.
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0 9

n ( )2
n!n! ∑ n
D'où : Pn = (X − 1)n−k (X + 1)k
(2n)! k=0 k

n ( )2
1 ∑ n
Finalement : ∀ n ∈ N, n > 2, Pn = ( ) (X − 1)n−k (X + 1)k .
2n k
k=0
n

b/ Il s'ensuit que pour tout entier naturel n > 2, on a :

n ( )2 n ( )2
1 ∑ n 2n 1 ∑ n (−1)n 2n
Pn (1) = ( ) 0n−k 2k = ( ) et Pn (−1) = ( ) (−2)n 0k = ( )
2n k 2n 2n k 2n
k=0 k=0
n n n n

2n (−1)n 2n
Conclusion. ∀ n ∈ N, n > 2, Pn (1) = ( ) et Pn (−1) = ( ) .
2n 2n
n n

3/ Soit n un entier naturel supérieur ou égal à 2.


a/ On a : Un = (X − 1)n (X + 1)n . Les racines de Un sont donc 1 et −1, toutes deux de multiplicité n.

b/ ä Preuve informelle. D'après ce qui précède, la fonction x ∈ [−1, 1] 7−→ Un (x) est continue sur [−1, 1],
dérivable sur ] − 1, 1 [ , et s'annule en 1 et en −1. Elle vérie donc les hypothèses du théorème de Rolle, donc

il existe un réel c ∈ ] − 1, 1 [ tel que U n (c) = 0.

La fonction x ∈ [−1, 1] 7−→ U ′ n (x) est continue sur [−1, 1], dérivable sur ] − 1, 1 [ , s'annule en c ∈ ] − 1, 1 [ .

En outre, elle s'annule en 1 et en −1, puisque 1 et −1 sont racines de multiplicité n de Un . La fonction U n
vérie les hypothèses du théorème de Rolle sur les intervalles [−1, c] et [c, 1], et il existe donc deux réels
d ∈ ] − 1, c [ et e ∈ ] c, 1 [ tels que U ′′ n (d) = 0 et U ′′ n (e) = 0.
(n)
Et a'r'cominche. . . Finalement, le raisonnement précédent permet d'armer que la fonction Un possède n
racines distinctes dans ] − 1, 1 [ .
(n)
Comme Pn est égal à Un à une constante multiplicative non nulle près, on en déduit que Pn possède au
moins n racines réelles deux à deux distinctes dans ] − 1, 1 [ .
ä Preuve formelle. Soit n un entier naturel supérieur ou égal à 2. Montrons par récurrence sur k que
(k)
pour tout entier k ∈ [[ 1, n ]], l'assertion A(k) :  Un possède au moins k racines dans ] − 1, 1 [  est vraie.
Initialisation (k = 1). La fonction x ∈ [−1, 1] 7−→ Un (x) est continue sur [−1, 1], dérivable sur] − 1, 1 [ , et
s'annule en 1 et en −1. Elle vérie les hypothèses du théorème de Rolle, donc il existe un réel c ∈ ] − 1, 1 [

tel que U n (c) = 0. L'assertion A(1) est vraie.

(k)
Hérédité. Supposons que A(k) soit vraie pour un entier k ∈[[ 1, n − 1 ]]. La fonction x ∈ [−1, 1] 7−→ Un (x)
est continue sur [−1, 1], dérivable sur ] − 1, 1 [ , et par hypothèse de récurrence, possède k racines dans
x ] − 1, 1 [ . Notons α1 < · · · < αk ces racines.
(i)
En outre, puisque 1 et −1 sont racines de multiplicité n de Un , on a : Un (±1) = 0 pour tout i ∈ [[ 0, n − 1 ]].
(k)
En particulier : Un (±1) = 0.
(k)
En notant α0 = −1 et αk+1 = 1, on a donc : ∀ k ∈ [[ 0, k + 1 ]], Un (αi ) = 0.
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0

(k)
Sur chacun des intervalles [αi , αi+1 ] (avec i variant de 0 à k ), la fonction Un vérie les hypothèses du
théorème de Rolle. En appliquant (k + 1) fois ce théorème, on peut donc armer que :

(k+1)
∀ i ∈ [[ 0, k ]], ∃ βi ∈ ] αi , αi+1 [ , Un (βi ) = 0

Puisque les intervalles ] αi , αi+1 [ sont deux à deux disjoints (et contenus dans ] − 1, 1[), les réels βi sont deux
à deux distincts (et dans ] − 1, 1[).

(k+1)
On peut ainsi armer que le polynôme Un possède au moins (k + 1) racines (β0 , . . . , βk ) dans ] − 1, 1[.
Ce qui signie que l'assertion A(k + 1) est vraie, et établit l'hérédité de la propriété.

(k)
Par conséquent : pour tout entier k ∈ [[ 1, n ]], Un possède au moins k racines dans ] − 1, 1 [ .
(n) (n)
En particulier : Un possède au moins n racines dans ] − 1, 1 [ . Comme Pn est égal à Un à une constante
multiplicative non nulle près, on peut conclure.

Conclusion. Pn possède au moins n racines 2 à 2 distinctes dans ] − 1, 1 [ .

c/ Puisque le polynôme Pn est de degré n, il possède au plus n racines (comptées avec multiplicité). Or,
d'après la question précédente, Pn possède déjà n racines réelles deux à deux distinctes dans [−1, 1].

Conclusion. Le polynôme Pn possède exactement n racines dans [−1, 1], toutes simples.

4/ Dans cette question, n désigne un entier naturel quelconque.

a/ Soit P et Q deux polynômes de R [X].


A(n) l'assertion de l'énoncé.
Notons

∫ 1 ∫ 1
Pour n = 0, on a : P (t)Q(t) dt = [P (t)Q(t)]−1 −
(1) 1
P (t)Q′ (t) dt
−1 −1

∑ ∫ ∫
0
[ ]1 1 1
D'autre part : (−1) k
P (0−k)
(t)Q (t) −1 + (−1)1
(k) (1)
P (t)Q (t) dt = [P (t)Q(t)]1−1 − P (t)Q′ (t) dt
k=0 −1 −1

Il s'ensuit que A(0) est vraie.


Supposons que A(n) est vraie pour un entier naturel n. Alors, par intégration par parties :

∫ ∫
1 [ ]1 1
P (n+2)
(t)Q(t) dt = P (n+1)
(t)Q(t) −1 − P (n+1) (t)Q′ (t) dt (♠)
−1 −1

Or, par hypothèse de récurrence, on a :

∫ ∑ ∫
1

n
[ ]1 1
P (n+1)
(t)Q (t) dt = (−1) P (n−k) (t)Q(k+1) (t) −1 + (−1)n+1
k
P (t)Q(n+2) (t) dt
−1 k=0 −1

∫ ∑ ∫
1

n+1
[ (n+1−k) ]1 1
⇐⇒ P (n+1)
(t)Q (t) dt = (−1) k−1
P (t)Q(k) (t) −1 +(−1)n+1 P (t)Q(n+2) (t) dt (♣)
−1 k=1 −1

¶. Toutes les intégrations par parties de cette question font intervenir des fonctions polynomiales, donc en particulier de
classe C ∞ sur R ; ce qui rend légitimes ces IPP.
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0 11

D'après (♠) et (♣) :

∫ ∫
1 [ (n+1) ]1 ∑ n+1
[ ]1 1
P (n+2)
(t)Q(t) dt = P (t)Q(t) −1 + (−1)k P (n+1−k) (t)Q(k+1) (t) −1 +(−1)n+2 P (t)Q(n+2) (t) dt
−1 k=1 −1

∫ ∑ ∫
1 n+1
[ ]1 1
⇐⇒ P (n+2)
(t)Q(t) dt = (−1) P (n+1−k) (t)Q(k+1) (t) −1 + (−1)n+2
k
P (t)Q(n+2) (t) dt
−1 k=0 −1

Ce qui prouve que l'assertion A(n + 1) est vraie, et établit l'hérédité de l'assertion.

Conclusion. ∀ n ∈ N, ∀ (P, Q) ∈ R [X]2 ,


∫ ∑ ∫
1 n
[ ]1 1
P (n+1)
(t)Q(t) dt = k
(−1) P (n−k) (t)Q(k) (t) −1 + (−1)n+1 P (t)Q(n+1) (t) dt
−1 k=0 −1

b/ Soit Q ∈ Rn [X].
∫ 1 ∫ 1
(n + 1)! (n+1)
Pn+1 (t)Q(t) dt = Un+1 (t)Q(t) dt
−1 (2n + 2)! −1

D'où, d'après la question précédente :

∫ ( ∫ )
1
(n + 1)! ∑
n [ ]1 1
k (n−k) n+1
Pn+1 (t)Q(t) dt = (−1) Un+1 (t)Q(k) (t) + (−1) Un+1 (t)Q (n+1)
(t) dt (♠)
−1 (2n + 2)! k=0
−1 −1

[ ]1
(n−k) (n−k) (n−k)
Or, pour tout k ∈ [[ 0, n ]] on a : Un+1 (t)Q(k) (t) = Un+1 (1)Q(k) (1) − Un+1 (−1)Q(k) (−1)
−1

(n−k) (n−k)
Puisque 1 et −1 sont racines de multiplicité n+1 de Un+1 , on a : Un+1 (1) = Un+1 (−1) = 0.

[ ]1
(n−k)
On en déduit que : ∀ k ∈ [[ 0, n ]], Un+1 (t)Q(k) (t) =0 (♣)
−1

Par ailleurs, puisque Q est de degré inférieur ou égal à n, on a Q(n+1) = 0.

∫ 1
On en déduit que : Un+1 (t)Q(n+1) (t) dt = 0 (♡).
−1

∫ 1
D'après (♠), (♣) et (♡) : ∀ Q ∈ Rn [X] , Pn+1 (t)Q(t) dt = 0 .
−1
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0

Partie B - Polynômes interpolateurs de Lagrange, version générale

Soit n un entier naturel non nul, et α0 ,. . . , αn (n + 1) réels deux à deux distincts du segment [−1, 1].

n
X − αj
On pose pour tout k ∈[[ 0, n ]] : Lk = .
α k − αj
j=0, j̸=k

†
5/ Soit k ∈ [[ 0, n ]]. A une constante multiplicative non nulle près , le polynôme Lk est le produit de n
polynômes de degré 1.
Conclusion : ∀ n ∈ N∗ , ∀ k ∈[[ 0, n ]], deg (Lk ) = n .

n
αi − αj
6/ Soit k ∈ [[ 0, n ]], et soit i ∈ [[ 0, n ]], avec i ̸= k . Alors : Lk (αi ) = =0 puisque l'indice j de
j=0, j̸=k
αk − αj
ce produit prendra la valeur i.
∏n
αk − αj ∏n
En revanche : Lk (αk ) = = 1 = 1.
j=0, j̸=k
αk − αj j=0, j̸=k

Conclusion : ∀ k ∈[[ 0, n ]], ∀ i ∈ [[ 0, n ]], Lk (αi ) = δik



n
7/ Notons Q= P (αk ) Lk . Le polynôme Q est dans Rn [X] en tant que combinaison linéaire de polynômes
k=0
de Rn [X] (Rn [X] étant un sev de R [X]).

n ∑
n
Par ailleurs : ∀ i ∈ [[ 0, n ]], Q (αi ) = P (αk ) Lk (αi ) = P (αk ) δik = P (αi ).
k=0 k=0

Puisque P et Q sont dans Rn [X], et qu'ils prennent les mêmes valeurs en (n + 1) scalaires distincts, le
principe du prolongement algébrique permet d'armer que P = Q.

n
Conclusion. ∀ P ∈ Rn [X] , P = P (αk ) Lk .
k=0

8/ D'après la question précédente, les applications

φ : Rn [X] / Rn+1 et ψ : Rn+1 / Rn [X]


 /
P (P (α0 ), . . . , P (αn ))


n
(x0 , . . . , xn ) / xk L k
k=0

sont réciproques l'une de l'autre.


n
En eet, pour tout polynôme P ∈ Rn [X], on a : ψ (φ(P )) = ψ (P (α0 ), . . . , P (αn )) = P (αk ) Lk = P (la
k=0
dernière égalité provenant directement de la question précédente).

D'où : ψ ◦ φ = idRn [X] .



n
1
†. En l'occurrence : .
αk − αj
j=0, j̸=k
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Dans l'autre sens, on a, pour tout (x0 , . . . , xn ) ∈ Rn+1 :


( n ) ( n )
∑ ∑ ∑
n
φ (ψ(x0 , . . . , xn )) = φ xk L k = xk Lk (α0 ) , . . . , xk Lk (αn ) = (x0 , . . . , xn ) (la dernière
k=0 k=0 k=0
égalité provenant directement de la construction des polynômes de Lagrange Lk , cf question 6).

D'où : φ ◦ ψ = idRn+1 .

Conclusion. L'application φ : Rn [X] / Rn+1 est bijective.

P / (P (α0 ), . . . , P (αn ))

Remarque. Il n'est pas trop dicile de vérier que φ


est linéaire. Ce qui précède permet donc d'armer
est un isomorphisme entre les espaces vectoriels Rn [X] et R
n+1
que φ .

Partie C - Application au calcul intégral

Dans cette partie, on note α0 ,. . . , αn les racines du polynôme Pn+1 , qui sont donc (n + 1) réels deux à deux
distincts du segment [−1, 1].

9) D'après la question 8, φ−1 (f (α0 ), . . . , f (αn )) est l'unique polynôme Pf ∈ Rn [X] tel que :

∀ i ∈ [[ 0, n ]], Pf (αi ) = f (αi )


n
10/ D'après la question 8 de nouveau : Pf = f (αk ) Lk .
k=0

11/ D'après la question précédente, et par dénition de Jf on a :

∫ 1 ∫ 1 ∑
n ∑
n ∫ 1
Jf = Pf (t) dt = f (αi ) Li (t) dt = f (αi ) Li (t) dt
−1 −1 i=0 i=0 −1


n ∫ 1
Conclusion. Jf = µi f (αi ) avec : ∀ i ∈ [[ 0, n ]], µi = Li (t) dt
i=0 −1

12/ Si f est polynomiale de degré inférieur ou égal à n, alors Pf = P d'après la question 7.

Conclusion. Si f est polynomiale de degré inférieur ou égal à n, alors If = Jf .


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0

13/ On suppose dans cette question que f


est polynomiale de degré inférieur ou égal à 2n + 1. D'après le
théorème de la division euclidienne, il existe un unique couple (Q, R) ∈ K [X] tel que : f = Pn+1 Q + R
2

avec deg(R) 6 n (♠).


En outre on peut observer que deg(Q) 6 n (♣), puisque deg(f ) 6 2n + 1 et deg(Pn+1 ) = n + 1.
Notons encore que : ∀ i ∈ [[ 0, n ]], f (αi ) = Pn+1 (αi ) Q (αi ) + R (αi ).
Les scalaires αi étant les racines du polynôme Pn+1 , on en déduit que : ∀ i ∈ [[ 0, n ]], f (αi ) = R (αi ). Par
conséquent : Pf = R (♡).
On a alors :
∫ 1 ∫ 1 ∫ 1 ∫ 1
If = f (t) dt |{z}
= Pn+1 (t)Q(t) + R(t) dt |{z}
= Pn+1 (t)Q(t) dt + Pf (t) dt
−1 −1 −1 −1
(♠) (♡) | {z }
=Jf
∫ 1
Or, le polynôme Q étant de degré 6n (cf (♣)), on a : Pn+1 (t)Q(t) dt = 0 d'après la question 4-b.
−1

On en déduit que : If = Jf .
Conclusion. Si f est polynomiale de degré inférieur ou égal à 2n + 1, alors If = Jf .

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