ECGMA2
2024-2025
DM no 3
A rendre au plus tard le 18 Octobre 2024
Exercice 1
Polynômes de Tchébichev.
Soit (Tn )n∈N la suite de polynômes de R[X] définies par : T0 (X) = 1, T1 (X) = X, et la relation
∀n ≥ 1, Tn+1 (X) = 2XTn (X) − Tn−1 (X).
On utilise dans ce problème la notation identique pour désigner un polynôme et une fonction polynômiale.
Partie I. Etude de la suite de polynômes (Tn ).
1. Déterminer les polynômes T2 et T3 .
2. Déterminer le degré, la parité et le coefficient dominant de Tn pour tout n ∈ N.
3. Soit n ∈ N . Montrer que la famille (T0 , T1 , . . . , Tn ) est une base de Rn [X].
4. (a) Soit (a, b) ∈ R2 .
i. Exprimer cos(a) cos(b) en fonction de cos(a + b) et cos(a − b).
ex + e−x ex − e−x
ii. On pose cosh(x)= et sinh(x)= .
2 2
– Etudier rapidement les 2 fonctions cosh et sinh sur R.
– Montrer que cosh(a+b)=cosh(a)cosh(b)+sinh(a)sinh(b).
– En déduire une expression de cosh(a)cosh(b) en fonction de cosh(a+b) et cosh(a-b).
iii. Etablir par récurrence les relations suivantes pour tout réel x :
∀n ∈ N, Tn (cos x) = cos(nx) ; Tn (cosh x) = cosh(nx).
iv. En déduire que |Tn (u)| 6 1, ∀ |u| 6 1.
v. Soit n un entier supérieur ou égal à 1. Montrer que ∀u ∈]1, +∞[, |Tn (u)| > 1.
vi. En déduire que pour tout entier n > 1 et ∀u ∈] − ∞, −1[∪]1, +∞[, |Tn (u)| > 1.
(b) Soit n ∈ N∗ .
i. Résoudre dans [0, π] , l’équation Tn (cos(x)) = 0.
ii. En déduire que Tn a n racines réelles dans [−1, 1].
iii. Donner la décomposition de Tn en facteurs de degré 1.
Partie II. Etude d’une application linéaire
On définit sur Rn [X] l’application par ϕ par :ϕ(P ) = (1 − X 2 )P 00 − XP 0 .
On note B la base canonique de Rn [X].
1. Montrer que ϕ est un endomorphisme de Rn [X].
1
2. Écrire la matrice M de ϕ dans la base B.
3. (a) Déterminer les valeurs propres de ϕ i.e. les réels λ tels que A − λIn non inversible.
On les notera λk , 0 ≤ k ≤ n.
(b) Pour tout k ∈ {0, . . . , n} déterminer la dimension de Ker(A − λk In ) , sous-espace propre associé à λk .
(c) En déduire que ϕ est diagonalisable (i.e. E est somme directe des sous-espaces propres) .
(d) Justifier que si ∀k ∈ {0, . . . , n} Uk est un vecteur propre associé à λk (i.e. AUk = λk Uk ) alors (U0 , U1 , . . . , Un )
est libre.
4. (a) Pour tout x ∈ R, montrer que : sin(x)Tn0 (cos x) = n sin(nx).
(b) Pour tout u ∈ [−1, 1], montrer que (1 − u2 )Tn0 (u) + nuTn (u) − nTn−1 (u) = 0.
(c) Montrer que (1 − X 2 )Tn0 + nXTn − nTn−1 = 0.
(d) Montrer alors par récurrence que :ϕ(Tn ) + n2 Tn = 0.
(e) Déterminer Ker(ϕ − λk Id) pour k ∈ {0, . . . , n}.
Exercice 2
On désigne par E = C(R, R) l’espace vectoriel des applications continues de R vers R. À tout f de E, on associe
l’application g = Φ(f ) définie par : g(0) = f (0) et pour tout
Z réel x non nul,
x
g(x) = 1 f (t)dt
2x −x
1. a) Vérifier que la fonction g ainsi définie est un élément de E, ce qui permet d’envisager Φ comme une application
de E dans E.
Z 1
b) Pour tout x de R, justifier l’égalité : g(x) = 1 f (xu)du. Montrer que g est une fonction paire et simplifier
2 −1
l’expression de g lorsque f est une fonction paire ou lorsque f est une fonction impaire.
2. a) Montrer que Φ est un endomorphisme de E.
b) Montrer que Φ n’est pas injective et préciser son noyau.
c) Soit f ∈ E et g = Φ(f ). Montrer que g est dérivable en tout point x de R∗ et préciser g 0 (x).
d) Montrer que Φ n’est pas surjective.
3. Soit λ ∈ R∗ . On souhaite déterminer Eλ = Ker(Φ − λIdE ).
a) Soit f ∈ E vérifiant Φ(f ) = λf . Montrer que f est paire, dérivable sur R∗+ et R∗− , et telle que :
∀ x ∈ R∗ , λxf 0 (x) = (1 − λ)f (x)
b) En déduire l’expression de f (x) pour x ∈ R∗+ et x ∈ R∗− .
c) En déduire la forme possible de f selon λ ∈ R∗ .
d) Conclure en précisant Eλ selon λ ∈ R∗ .
Exercice 3
Soit n un entier naturel supérieur ou égal à 2.
Si M désigne une matrice de ∈ Mn (R),on désigne par T r(M ) la trace de la matrice M , c’est- à-dire la somme de ses
coefficients diagonaux.
1. Vérifier que T r est une forme linéaire sur Mn (R).
Soit A une matrice non nulle donnée de Mn (R)). On considére l’application f qui à toute matice M de Mn (R)
associe :
f (M ) = T r(A)M − T r(M )A
2. Montrer que f est un endomorphisme de Mn (R).
3. Montrer que f n’est pas l’endomorphisme nul (on pourra distinguer les cas :T r(A) = 0 ou T r(A) 6= 0).
2
4. (a) Etablir que, pour toute matrice M de Mn (R), on a (f ◦ f )(M ) = T r(A)f (M ).
(b) Donner les valeurs propres possibles de f .
5. Montrer que 0 est valeur propre de f .
6. Montrer que, si T r(A) = 0, alors f n’est pas diagonalisable.
7. On suppose dans cette question que la trace de A est non nulle.
(a) Quelle est la dimension de Ker(T r) ?
(b) Conclure que f est diagonalisable.
0 1 0
8. On note A la matrice : 0 0 1
−2 3 0
Compléter le programme suivant pour qu’ étant donné une matrice M ∈ Mn (R) donnée par l’utilisateur il affiche
les valeurs de Tr(M) calcule la valeur de f(M) et la retourne en affichage.
import numpy as np
A= .... [[...],...] #entrer la matrice A
#######################
#construction de M rentrée par l’utilisateur
# Initialisation d’une matrice vide 3x3
matrice = []
# Remplissage de la matrice avec les entrées de l’utilisateur
for i in range(...):
ligne = []
for j in range(...):
valeur = int(input(f"Entrez la valeur pour la position ({i+1},{j+1}): "))
ligne.append(valeur)
matrice.append(ligne)
# Affichage de la matrice
print("La matrice 3x3 est :")
for ligne in matrice:
print(ligne)
#################################
# instructions donnant la trace de M
Tr=0
for....:
def f(M):
return(...)
print(f(matrice))
3
Solution de l’exercice 0
Les polynômes de Tchebychev
I - Étude de la suite de polynômes (Tn )n∈N
1. T2 et T3 : On calcule T2 = 2X × X − 1
donc T2 = 2X 2 − 1 et T3 = 2X(2X 2 − 1) − X donc T3 = 4X 3 − 3X.
2. Degré, la parité et le coefficient dominant de Tn : Montrons par récurrence sur n (à deux pas, ou forte)
que Tn est de degré n, de coefficient dominant 2n−1 si n 6= 0, 1 sinon, et a la même parité que n (ce qui s’écrit
simplement Tn (−X) = (−1)n Tn ).
– Initialisations : T0 = 1 est de degré 0, de cœfficient dominant 1 et pair comme 0 ; T1 = X est de degré 1, de
cœfficient dominant 1 = 21−1 et impair comme 1.
Attention : il est indispensable d’initialiser aux rangs 0 et 1 à cause des deux prédécesseurs de l’hypothèse
de récurrence.
– Hérédité : Si, pour un n > 1, l’hypothèse est vraie aux rangs n − 1 et n, alors Tn+1 = 2XTn − Tn−1 .
Comme Tn est de degé n, 2XTn est de degré n + 1 et comme Tn−1 est de degré n − 1, alors Tn+1 est de degré
n + 1 et son cœfficient dominant est celui de 2XTn .
Comme celui de Tn est 2n−1 par hypothêse de récurrence, le cœfficient dominant de Tn+1 est
2 × 2n−1 = 2n = 2(n+1)−1 .
Enfin, par hypothèse de récurrence,
Tn+1 (−X) = 2(−X)Tn (−X) − Tn−1 (−X) = −(−1)n 2XTn − (−1)n−1 Tn−1 = (−1)n+1 (2XTn − Tn−1 )
= (−1)n+1 Tn+1
donc Tn+1 a même parité que n + 1.
– La récurrence est établie.
3. Base de Rn [X] Comme Rn [X] est un espace vectoriel de dimension n sur R, qu’il contient la famille (T0 , T1 , . . . , Tn )
de n + 1 vecteurs qui est libre car les polynômes sont à degrés étagéés.
Donc (T0 , T1 , . . . , Tn ) est une base de Rn [X].
4. (a) i. Produit de cosinus : on a cos(a + b) = cos a cos b − sin a sin b et cos(a − b) = cos a cos b + sin a sin b
1
donc cos a cos b = cos(a + b) + cos(a − b) .
2
ii. Trigonométrie hyperbolique :
– Etude rapide...
–
(ea + e−a ) eb + e−b + (ea − e−a ) eb − e−b
cosh a cosh b + sinh a sinh b =
4
ea+b + e−a+b + ea−b + e−a−b + ea+b − e−a+b − ea−b + e−a−b
=
4
ea+b + e−a−b
=
2
donc cosh a cosh b + sinh a sinh b = cosh (a + b).
– Produit de cosinus hyperboliques : D’après la question précédente et par des considérations de
1
parité, on a aussi cosh(a − b) = cosh a cosh b − sinh a sinh b et donc cosh a cosh b = cosh(a + b) +
2
cosh(a − b) .
iii. Lien avec les polynôme de Tchebychev : Soit x un réel fixé. Montrons par récurrence sur n (à
deux pas, à nouveau) que pour tout n ∈ N, Tn (cos x) = cos nx et Tn (cosh x) = cosh nx.
Initialisation : T0 (cos x) = 1 = cos (0 · x), T0 (cosh x) = 1 = cosh (0 × x) ; T1 (cos x) = cos x =
cos (1 · x), T1 (cosh x) = cosh x = cosh (1 × x).
Il est à nouveau indispensable d’initialiser aux rangs 0 et 1 à cause des deux prédécesseurs de
l’hypothèse de récurrence.
4
Hérédité : Si, pour un n > 1, l’hypothèse est vraie aux rangs n − 1 et n, alors Tn+1 = 2XTn − Tn−1 .
Donc Tn+1 (cos x) = 2 cos xTn (cos x) − Tn−1 (cos x) = 2 cos x cos nx − cos (n − 1)x par hypothèse de
récurrence. Or d’après la question 4(a )i , 2 cos x cos nx = cos (n + 1)x + cos (n − 1)x, donc
Tn+1 (cos x) = cos (n + 1)x.
Avec un raisonnement exactement similaire vu la question 4(a) (iii), on a aussi Tn+1 (cosh x) = cosh (n + 1)x.
La récurrence est établie.
iv. |Tn (u)| 6 1 pour |u| 6 1 : Comme cos(R) = [−1, 1], on a, pour |u| 6 1, un x ∈ R tel que
u = cos x. Mais alors, d’après la question précédente, Tn (u) = Tn (cos x) = cos nx.
Donc si |u| 6 1, |Tn (u)| 6 1.
v. Si u dans ]1, +∞[, |Tn (u)| > 1 : Soit n > 1. Comme cosh(R∗ ) =]1, +∞[, on a, pour u > 1, un x ∈ R∗
tel que u = cosh x. Mais alors, d’après la question 4(b), Tn (u) = Tn (cosh x) = cosh nx > 1 car nx 6= 0.
Donc si u > 1, |Tn (u)| > 1.
vi. Si u dans ] − ∞, −1[∪]1, +∞[, |Tn (u)| > 1 : Soit n > 1. On a, d’après la question 2., pour tout u ∈ R,
Tn (−u) = (−1)n Tn (u) et donc |Tn (−u)| = |Tn (u)|.
Donc si u < −1, −u > 1 et d’après la question précédente, |Tn (u)| = |Tn (−u)| > 1.
On a donc bien finalement que si |u| > 1, |Tn (u)| > 1.
(b) i. Équation Tn (cos x) = 0 : Si x ∈ R,
π (2k − 1)π
Tn (cos x) = 0 ⇐⇒ cos nx = 0 ⇐⇒ ∃k ∈ Znx = − + kπ ⇐⇒ ∃k ∈ Zx = .
2 2n
(2k−1)π 1
Mais 0 6 2n 6 π ⇐⇒ 2 6 k 6 n + 12 .
(2k − 1)π
Ainsi les solutions de Tn (cos x) = 0 dans [0, π] sont les xk = pour 1 6 k 6 n.
2n
ii. Racines de Tn : Comme Tn est de degré n, il a au plus n racines distinctes.
(2k − 1)π
Or d’après la question précédente, les cos pour 1 6 k 6 n sont racines de Tn . Comme cos est
2n
injective sur [0, π] (strictement décroissante), elles sont deux à deux distinctes, et il y en a exactement
n.
Finalement, Tn a exactement n racines distinctes, réelles, et toutes dans [−1, 1].
Remarque : la question 4(e) nous disait déjà que Tn n’a aucune racine hors de [−1, 1].
iii. Décomposition en facteurs irréductibles : Comme Tn est de degré n et possède n racines réelles
deux à deux distinctes, il est scindé sur R. Comme de plus son cœfficient dominant est 2n−1 d’après la
question 2.
5
II - Étude d’une application linéaire
Et pour la récurrence du 4.(d) page suivante :
6
(e) On a donc n+1 sous-espaces propres dans un espace de dimension n+1 donc chacun est de dimension 1 et
comme chaque Tk est propre associé respectivement à λk il engendre Ker(ϕ − λk ).
7
Solution de l’exercice 0
de f prouve la dérivabilité, donc la continuité, de g sur R∗ . En zéro :
1. a) La continuité Z
x
|g(x) − g(0)| = 1 (f (t) − f (0))dt ≤ 1 |2x| sup |f (t) − f (0)|
2x −x 2|x| t∈[−x;x]
|g(x) − g(0)| ≤ sup |f (t) − f (0)|.
t∈[−x;x]
Cette dernière expression, du fait de la continuité de f en zéro, a pour limite zéro lorsque x tend vers zéro. Cela
prouve la continuité de g en zéro. Ainsi g est continue sur R et elle appartient bien à E.
b) On vérifie tout d’abord le résultat pour x = 0. Si x est non nul, le changement de variable t = xu permet de
répondre à la question.
La parité de g est évidente sur sa définition. Z 1
Quand f est paire, la relation de Chasles permet d’obtenir : g(x) = f (xu)du, et, lorsque f est impaire, g est la
0
fonction nulle.
2. a) On a déjà vu que Φ allait de E dans E. Sa linéarité provient de celle de l’intégration.
b) On a vu dans la première question que toute fonction f impaire appartenait au noyau de Φ, donc cette
dernière n’est pas injective. En outre :
f ∈ KerΦ si et seulement si g = 0 si et seulement si
Z [∀ x ∈ R, g(x) = 0]
x
si et seulement si[f (0) = 0, et ∀ x ∈ R∗ , f (t)dt = 0]
−x
∗
En dérivant la dernière relation, on obtient : ∀x ∈ R , f (x) − (−1)f (−x) = 0, ce qui prouve que f est impaire
(on a aussi f (0) = 0). On a donc la réciproque de la remarque précédente. Ainsi, KerΦ est l’ensemble des fonctions
impaires.
c) La dérivabilité de g a déjà été évoquée. Si x est non nul :
Z x
0
g (x) = − 2 1 f (t)dt + 1 (f (x) + f (−x))
2x −x 2x
d) Nous venons de voir que =Φ était incluse dans l’ensemble des fonctions dérivables sur R∗ . Comme toutes les
fonctions continues sur R ne sont pas dans ce cas (par exemple x 7→ |x − 1| n’est pas dérivable en 1), Φ n’est pas
surjective.
3. a) Soit f ∈ E vérifiant Φ(f ) = λf . Avec les notations précédentes, λ n’étant pas nul, on a : f = 1 g. Ainsi, de
λ
la parité et de la dérivabilité de g, découlent celles de f . En dérivant :
Z x
∀ x ∈ R∗ , f 0 (x) = 1 g 0 (x) = − 1 × 1 2 f (t)dt + 1 × 1 (f (x) + f (−x))
λ λ 2x −x λ 2x
Ce qui donne, en multipliant par λx et en utilisant la parité de f :
∀ x ∈ R∗ , λxf 0 (x) = −g(x) + f (x) = −λf (x) + f (x) = (1 − λ)f (x)
b) Ce qui précède s’écrit encore : ∀ x ∈ R∗ , f 0 (x) = 1 − λ f (x).
λx
Comme x 7→ ln |x| est une primitive de x 7→ 1 sur R∗− et sur R∗+ , sur R∗+ et R∗− les solutions sont de la forme :
x
f (x) = α exp 1 − λ ln |x|
λ
où α ∈ R est quelconque. Bilan :
1−λ
∃ β ∈ R, ∀ x ∈ R∗− , f (x) = β(−x) λ
et :
1−λ
∃ γ ∈ R, ∀ x ∈ R∗+ , f (x) = γx λ
c) Comme on a vu que f se devait d’être paire, on a nécessairement β = γ. On doit donc avoir : ∃ β ∈ R, ∀ x ∈
1−λ
∗
R , f (x) = β|x| λ .
Pour que f soit continue en zéro, il faut, en outre, qu’elle admette une limite à droite (finie) en ce point (étant
paire, elle aura la même à gauche).
C’est le cas si β = 0 ou λ = 1 car f est constante égale à β.
Si λ < 0 ou λ > 1, on a lim f (x) = ∞ (dont le signe dépend du signe de β), enfin, si 0 < λ < 1, on a lim f (x) = 0,
x→0 x→0
donc en posant f (0) = 0, f est continue en zéro.
d) Faisons la synthèse de ces différents résultats.
→ Si λ = 1, on a E1 égal à l’ensemble des fonctions constantes, donc 1 est valeur propre de Φ.
→ Si λ < 0 ou λ > 1, nous avons vu que Eλ = {0}, donc λ n’est pas valeur propre de Φ.
8
→ Supposons 0 < λ < 1. Considérons la fonction f définie par f (0) = 0 et :
1−λ
f (x) = |x| λ
En remplaçant dans l’expression initiale, on constate que Φ(f ) = λf , ce qui prouve que f appartient à Eλ , de
même que toutes les fonctions qui lui sont colinéaires. Ainsi, Eλ est la droite vectorielle de base f et λ est valeur
propre de Φ.
Solution de l’exercice 0
EDHEC 2014
informatique corrigé sur Capytale dd87-4143094