0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
75 vues45 pages

Cours de logique pour étudiants L1 LMD

Le document présente un cours de logique dispensé par le Prof. Dr. Lambert OKUNDJI LUTULA à l'Institut National de Travail Social en République Démocratique du Congo. Il vise à développer la capacité de discernement, de jugement et d'argumentation des étudiants, tout en leur fournissant une compréhension historique et théorique de la logique. Le texte aborde également les différentes typologies de logique, y compris la logique ancienne, moderne, modale et dialectique.

Transféré par

Rémy ALOMBA
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
75 vues45 pages

Cours de logique pour étudiants L1 LMD

Le document présente un cours de logique dispensé par le Prof. Dr. Lambert OKUNDJI LUTULA à l'Institut National de Travail Social en République Démocratique du Congo. Il vise à développer la capacité de discernement, de jugement et d'argumentation des étudiants, tout en leur fournissant une compréhension historique et théorique de la logique. Le texte aborde également les différentes typologies de logique, y compris la logique ancienne, moderne, modale et dialectique.

Transféré par

Rémy ALOMBA
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

République Démocratique du Congo

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE


Institut National de Travail Social
«INTS»

Support du Cours
de LOGIQUE

Prof. Dr. Lambert OKUNDJI LUTULA

En collaboration de : Gloria HANYANGE ALOMBELO


Assistante1

Année académique 2023-2024


~1~

Introduction
Comment nous pensons aujourd'hui ?
Le point de départ de la logique réside dans le fait que l'être
humain doit correctement jouir de l'usage de la raison. Il doit être
capable de produire des discours sensés, des jugements valides et des
arguments rigoureux. Pour y arriver, il est appelé à observer des
principes logiques qui régissent la construction des raisonnements
corrects.
Toutefois, on se pose la question de savoir s'il n'y a que les
scientifiques qui peuvent élaborer des discours sensés et cohérents.
La logique serait alors un domaine réservé aux seuls initiés. Aussi
vieille que l'humanité, la logique ne saurait être exclusivement le pur
produit du génie scientifique.
Un enfant qui refuse d'échanger son jouet (A) contre un
autre (B), se conduit en vertu du principe d'identité. Car il comprend
que A=A, B=B, A≠B, et qu'on ne peut pas avoir dans une même
situation et en même temps une chose et son contraire. C'est-à- dire
avoir à la fois A et non A1. Pour le principe d'identité, tout objet est
identique à lui-même.
Il est vrai qu'il existe une logique scientifique qui est
consciente des différentes opérations de l'esprit. Une logique qui
cerne les conditions de validité du discours et détermine les formes
correctes de raisonnement.
En tant que science, la logique restitue la grammaire qui
régit les opérations de la raison.
Cette tâche a été accomplie d'abord par les philosophes grecs tels que
: Parménide, Zénon d'Elée, Démocrite ; mais elle a trouvé son
couronnement chez Aristote à qui l'histoire attribue la paternité de la
logique comme discipline scientifique,
En réalité, c'est la logique qui devrait être plus familière à
l'homme, et surtout à l'intellectuel. Malheureusement, le cours de
logique est l'un des enseignements les plus redoutés, jusqu'à devenir
même la bête noire des étudiants.1

1 NKOMBENONGO OLEKO, Essai de logique générale, Kinshasa, MEDIASPAUL, 2006 p7.

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 1


~2~

1. Objectif
Le cours va poursuivre un triple objectif :
a) Susciter un intérêt particulier pour l'étude de la logique, en
donnant à l'étudiant le goût d'augmenter sa capacité de
discernement des significations, de compréhension des réalités,
particulièrement la saisie de la pensée et des signes de
différentes formes de discours ;
b) Apprendre à l'étudiant à juger, à argumenter et à démontrer ;
c) Aider l'étudiant à acquérir et aiguiser un esprit analytique et
synthétique.
Ce résultat, au terme de ce cours, sera de rendre l e s
étudiants :
 Capable de réfléchir ou de penser par lui-même ;
 Capable de réfléchir en se mettant à la place de
l'autre ;
 Capable de réfléchir en accord avec soi-même.
2. Historique de la logique.
La logique a une histoire, celle-ci est liée à l'histoire des
sciences en général, et celle de la philosophie en particulier.
a. Chez les Grecs de l'Antiquité par exemple, la logique s'est
développée comme une doctrine des voies de la connaissance de
la nature et de l'homme.
Ainsi, elle a formé avec la physique et l'éthique les trois
disciplines constitutives de la science philosophique.
Par exemple : les penseurs de l'école de Milet (Thalès de
Milet) et la pensée d'Héraclite d'Ephèse ont proposé une explication
de l'univers par les ressources de la raison. Ils ont ainsi initié un type
de recherche qui consiste à expliquer les phénomènes naturels à
partir de causes matérielles, et non plus surnaturelles comme les
dieux.
L’important pour eux était de comprendre le monde en lui-
même pour ce qui est e, dehors de toute explication mythologique.
Ces premiers philosophes vont se mettre à la recherche de l'Arche.
L'Archè signifie, au sens premier, le commencement. C'est ce
que l'on traduit en français la notion de principe. NB. Le principe,
c'est ce à partir de quoi une chose se produit et est recherchée dans
Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 2
~3~

l'expérience elle-même (dans le domaine de la pensée, on dira que le


principe est ce à partir de quoi la pensée procède pour en arriver à
pouvoir affirmer quelque chose sur la réalité, voilà pourquoi on parle
de « principe logique »).
Par conséquent, la science est définie comme le savoir des
principes à la connaissance selon les principes.
De ces premiers philosophes, nous apprendrons les principes
tels que : contradiction (Héraclite), Identité (Parménide),
raisonnement par absurde (Zénon d'Elée). Toutefois, le plus
emblématique de tous ces penseurs, reste Aristote qui, dans un
corpus dénommé Organon (instrument), a livré une œuvre d'études
de logique la plus sophistiquée de l'Antiquité.
b. Au moyen âge, la logique va encore occuper une place
significative dans la classification des sciences en vigueur. Cette
fois-ci, la logique fera partie de ce qu'on a appelé le trivium,
c'est-à-dire la triade qui comprend trois disciplines : la
Grammaire, la Logique ou la dialectique et la Rhétorique.
c. A l’époque moderne, la logique demeure non seulement une
science constitutive de la philosophie, mais aussi une théorie
des sciences de l'homme. Souvent subdivisée en trois arts : art
de penser ou logique proprement dite, art de retenir
(orthographe et écriture) et art de communiquer (rhétorique,
critique, pédagogique, etc.).
Mais à partir du 19ème siècle, grâce entre autre à l'usage du langage
symbolique de la technique d'algébrisation et d'autres paradigmes
analytiques, la logique tentera alors de se dissocier de la philosophie
et de se constituer à une science indépendante, dotée d'un langage et
des méthodes spécifiques de résolutions de problèmes.

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 3


~4~

Chapitre Premier : Objet et fondement de la logique


1. Définition et typologie de logique
C'est le terme grec « logos » qui, grâce au mécanisme de
rayonnement, a donné naissance au vocabulaire français : logique. Il
faut dire que logos à une double signification :
a) D'un côté, il désigne soit la raison, soit le discours (parole), un
discours raisonné (sensé),
b) De l'autre côté, il désigne la mesure des mesures (c'est-à-dire
unité de mesures), ou encore la mesure qui est dans les choses
et qui est aussi en nous par le fait même que nous existons et
communions avec ces choses.
2. Le terme logique revêt également les différentes significations,
comme adjectif et comme substantif.
(Adjectif est un mot qui qualifie ou détermine le substantif auquel il
est joint, et s'accorde en genre et en nombre).
a) comme adjectif, le terme logique signifie :
Rationnel, cohérent, qui concerne l'activité intellectuelle ou qui
est conforme aux lois de la pensée proprement dite.
b) Comme substantif (nom), le terme logique peut signifier,
selon le contexte :
 L'art de penser,
 Le caractère d'un processus intellectuel conforme aux lois de la
pensée rationnelle,
Caractère d'événement ou de données en dépendance rigoureuse les
unes des autres,
 La science du raisonnement scientifique traditionnellement
rattachée à la philosophie et ayant pour objet les discours
valables et valides.
NB. Différence entre rationnelle (raison) et raisonnable (bon sens,
>
équité).
Alors quand nous parlons de la « logique et argumentation » :
- Ici, le terme logique désigne à la fois : la théorie des signes et la
théorie de l'art de penser et de discourir.

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 4


~5~

Il faut noter qu'il n'y a pas d'opposition fondamentale entre


logique comme art de penser et logique comme théorie scientifique de
cet art.
Mais indistinctement de son statut de l'art de penser ou de
la science de cet art, la logique peut revêtir le statut de la
démonstration et de l'argumentation. Elle est démonstration
lorsqu'elle se déploie à montrer qu'une qualité objective donnée, une
vérité donnée passe des prémisses vers la conclusion.
Elle est argumentation, c'est-à-dire l'art de cheminer à la
rencontre du vrai, l'art de persuader, de justifier et rendre les choses
acceptables, c'est la parole qui tente de dire ce qui est en vérité.

1.1. Sortes de logique


La science de la logique, telle qu'elle est pratiquée de nos
jours, comporte en son sein plusieurs tendances, chacune correspond
à une piste de recherche ou à un mode spécifique d'analyse logique.
Nous citerons parmi les plus significatives :

1. La logique ancienne
Logique issue de l'école aristotélicienne et stoïcienne et, au
sein de laquelle la science logique se conçoit comme étant une
recherche générale de sens d'une part, et d'autre part comme étant
une discipline bivalente (basée sur deux valeurs de vérité, le vrai et le
faux), normative (dans ce sens que le vrai doit être recherché parce
qu'étant supérieur à la valeur qui doit être rejetée ; le faux plus
précisément), formelle (parce qu'elle tient à la forme de la pensée
plutôt qu'à sa matière, bref aux conditions de vérité propres à la
pensée ou au discours).
2. La logique moderne :

Elle est bien connue sous les dénominations : de logique


symbolique, logique mathématique et logistique, logique non
classique. Contrairement à la logique ancienne, elle se caractérise
par :
 Le recours aux symboles et au langage symbolique ; le
rejet du caractère normatif ;

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 5


~6~

 La tendance à se constituer en discipline autonome vis-à-vis


de la philosophie et de la psychologie, en discipline aussi
positive que les autres sciences positives ;
 L'adoption des systèmes tantôt à deux valeurs (système
bivalent), tantôt en plus de deux valeurs, plurivalente, etc.

2. La logique modale
Une logique qui étudie de façon spécifique l'usage par la
pratique discursive ou théorique des catégories telles que : la
nécessité, l'impossibilité, la possibilité, la contingence.

3. La logique dialectique :
Un courant qui fait de la dialectique sa matrice analytique et
qui, de ce fait, considère la contradiction comme la loi universelle qui
régit toutes les choses. Dans l'histoire de la philosophie moderne, le
philosophe allemand HEGEL demeure celui qui en a
incontestablement assuré la promotion la plus significative, plus près
de nous dans un essai devenu célèbre-essai intitulé de la
contradiction-MAO TSETOUNG a systématisé certain de ses concepts
privilégiés. C'est notamment le cas des concepts tels que les deux
conceptions du monde, l'universalité de la contradiction, l'identité et
la lutte des aspects de la contradiction, la place de l'antagonisme dans
la contradiction.
Les tables de vérité2
1.1. Chez les stoïciens
La logique une logique des propositions.
Présentée numériquement (Premier, Second), la proposition
peut être vraie ou fausse, c'est sa valeur de vérité. Cette valeur de
vérité peut être affirmée ou niée, par exemple : premier est vrai,
second est faux.

Deux propositions peuvent être mises ensemble au moyen


d'un opérateur (et, ou, si ... alors, est égal) pour former une
proposition complexe dont la valeur de vérité dépendra du
comportement de l'opérateur. L'étude de ce comportement prendra
2
Joseph Dopp, Notions de logique formelle, ISP. Louvain, 1964

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 6


~7~

une grande place et constituera l'ossature de la logique. Donnons


quelques exemples en prenant des phrases simples:

1) Je bois et je mange,
2) Je bois ou je mange,
3) Si Je bois, alors je mange, etc.

Prenons le premier exemple. Un interlocuteur nous affirme :


« je bois et je mange ». Quand nous dit-il la vérité et quand nous
ment-il ? La vérité de la proposition est la concordance entre
ce qui est dit et la réalité. Il nous faut procéder par la vérification.
Il y a quatre possibilités ici :

a) Notre interlocuteur boit et mange réellement.

En ce moment-là, il nous a dit la vérité. Il n'a pas menti ;


b) Il boit seulement, mais ne mange pas. Nous
dirons alors qu'il a menti ;
c) Il ne boit pas, mais mange. Nous dirons
qu'il a menti ;
Il ne boit pas et ne mange pas. Nous dirons qu'il a menti.
1. La Conjonction

Ici nous appellerons « et », la conjonction. Nous définirons


ainsi son comportement, ses lois :

❖ La conjonction ne peut être vraie que si ses deux propositions


(que nous appellerons : arguments) sont vraies.
Elle est fausse si l'une des deux propositions est fausse. Ces
définitions donnent les lois de la conjonction, que nous résumons dans
cette table :

Je bois et je mange.
1) Vrai vrai Vrai.
2) Vrai faux Faux.
3) Faux faux Vrai.
4) Faux faux Faux

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 7


~8~

2. La disjonction inclusive
Ici on peut faire une action seulement ou les deux à la
fois. Notre interlocuteur nous a dit « je » mange ou je bois ». Il nous
faut vérifier pour voir s'il nous a dit la vérité ou. nous a menti.
Quatre éventualités se présentent :

1. Il boit et mange réellement : il nous a dit vrai ;


2. Il boit seulement mais ne mange pas : il nous a dit vrai ;
3. Il ne boit pas mais mange : il nous a dit vrai ;
4. Il ne boit pas, ne mange pas : il nous a alors menti.

Ici il ne nous ment que dans une seule éventualité,


lorsque les deux propositions (arguments) sont fausses. D'où la table
de vérité de la disjonction inclusive appelée aussi tri-lemme à cause
de ces trois éventualités de vérités :

Je bois ou je mange.
5) Vrai vrai Vrai.

6) Vrai vrai Faux.


7) Faux vrai Vrai.
8) Faux faux Faux

 La disjonction inclusive est vraie si l'un de ses arguments est


vrai,
 Fausse, si les deux arguments sont faux.
3 L'implication
L'interlocuteur dit : « si je bois, alors je mange ».
Eventualité :
1. il boit et mange : il a dit vrai ;
2. il boit mais ne mange pas : il a menti ;

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 8


~9~

fausse) et à la proposition complexe, caractérisée par la présence


d'un opérateur. Ainsi, par exemple :
a) Je mange : est une proposition classique.
b) Je bois et je mange : une proposition complexe.
c) Mange ta viande ! : une proposition performative.
Les propositions classiques sont symboliser par des
variables propositionnelles : p, q, m, np', q',m', n,' p",q", m", n",...
1.2.1 Représentation des tableaux d'ensembles 1.2.2.
Représentation verticale

pq T v A P q W 'q p’ A v -┴
ii 111 10 11 1 0 0 0 1 0 0 0 0
10 1 1 10110 0 1 1 0 0 1 0 0 0
01 110 1101 0 1 0 1 0 0 1 0 0
00 1011100 1 0 1 1 0 0 0 1 0

1.2.2.. Représentation horizontale

Il est difficile de travailler avec les 16 opérateurs, une réduction


s’impose pour découvrir les opérateurs de base.

Parmi les 16 opérateurs, nous avons chaque fois un opérateur et


négation. En représentant la négation par un signe unique (-ou-),
nous réduirons 16 à 9. Ensuite, nous supprimons la tautologie, étant
plus le résultat de plusieurs opérations qu'une opération proprement
dite. Cela nous fait passer de 9 à 8. Nous supprimons l'affirmation de
p et l'affirmation de q, elles ne modifient en rien la nature de leurs

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 9


~ 10 ~

arguments ; ce qui nous fait passer de 8 à 6. Enfin l'implication peut


s'inscrire en termes d'implication simple. Il ne nous reste donc que 5
opérateurs principaux :

La Négation - p
La Conjonction : p q
La Disjonction : p v q
L'implication : p—► q
L'équivalence : p = q
1.2.4. Engendrement des lois à partir de table de vérité des
opérateurs
Quelques principes pour formaliser les lois :

❖ Pour la tautologie, on a fait la disjonction des 4 éventualités ;


❖ Pour la non contradiction, on nie la conjonction de 4
éventualités ;
❖ L'implication inverse donne les mêmes lois que l'implication ;
❖ L'affirmation de p et l'affirmation de q engendrent le principe
d'identité ;
❖ La négation de p et celle de q engendrent la loi de la double
négation et les principes d'identité
❖ La conjonction, la disjonction, l'implication et l'équivalence
engendrent les mêmes lois que leurs négations.

Chaque Table de vérité nous donne des lois, à nous de les


formuler et de les formaliser. Nous donnons ici les lois des
principaux opérateurs :

1.La négation
~P
01
10
La négation est vraie quand son argument est faux :
1) ~P ~ P principe d'identité
La négation est fausse quand son argument est vrai :
2) P p : la loi de la double négation.

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 10


~ 11 ~

2. La conjonction
P ^ q
1 1 1
0 0 1
0 0 0
❖ La conjonction est vraie quand les deux arguments sont vrais.
1) (P^q) (p ^ q) : principe d'identité.
 La conjonction est fausse quand l'un des arguments est
faux.
1 ) ~ (p ^ q) (~p v q) : La non conjonction

En y appliquant la loi de la double négation, obtient la


première loi de Morgan :
2 ) ~ ( p ^q) ~ (~p v ~ q)

3. La disjonction inclusive
P V q
1 1 1
1 1 0
0 1 1
0 0 0

❖ La dis conjonction est vraie quand le premier argument est vrai ou le


second vrai(en fait les 3 cas sont ramenés à 2).
1) (p v q) (p^q) : principe d'identité.
❖ La dis conjonction est fausse quand les deux arguments sont faux. 1) ~ (p
v q) = (~p~ q) : La non-disconjonction.

En y appliquant la loi de double négation, on obtient la seconde loi de Morgan :

2) (p v q) ~ (~p ^~ q)

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 11


~ 12 ~

3. l'implication
p q
1 1 1
1 0 0
0 1 1
0 1 0
 L'implication est vraie quand l'antécédent est faux ou le
conséquent vrai.
1) (p —> q) (~p v q) : loi paradoxale de l'implication.
 L'implication est fausse quand l'antécédent est vrai et le
conséquent faux
1) ~ (p -> q) (p ^~ q)
En y appliquant la loi du double négation, on obtient :

2) (p q) (p ^~ q)

5. L'équivalence
p q
1 1 1
1 0 0
0 1 1
0 1 0
❖ L'équivalence est vraie quand les arguments sont vrais ou faux.
I) (p q) ((P^q) v (~p^~q))

❖ L'équivalence est fausse quand le premier argument est vrai et le


second est faux ou quand le premier argument est faux et le second
vrai
1) ~ (p q) = ((~p^~ q) v (~p^~ q»

1.3. Les tables de vérités comme méthode de


décision

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 12


~ 13 ~

Pour dresser une table de vérité, on cherche d'abord le


nombre d'éventualités en utilisant la formule suivante : mn ou m est le
nombre des valeurs de vérité et n le nombre des variables. On peut
appeler le nombre d'éventualités ainsi obtenu « a ». Pour disposer les
éventualités, on divise alors « a » par supposition que cela donne « b ».
Ce résultat veut dire : disposer « b » fois vraies et autant de fois
fausses pour la première variable. On divise ensuite « b » par 2,
supposons que cela donne « c ».
Cela veut dire que pour la seconde variable, il faut
disposer « c » fois vrai, « c » fois faux, jusqu'à épuiser toutes les
éventualités. Ainsi de suite jusqu’ à la fin.
Exemple 1 ~~ p p
Nous avons ici une seule variable, le nombre
d’éventualités sera :
Pour mn =21 = 2 disposer : 2/2 = 1 une fois vrais, une fois
faux pour toutes les mentions de cette variable.
~ ~ p p
1 0 1 1
0 1 0 0
Une fois les éventualités disposées, nous travaillons
l’exercice en remontant jusqu’à l’opérateur principal. Si à ce niveau,
nous obtenons une tautologie, alors nous conclurons que notre
expression est une loi logique.

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 13


~ 14 ~

CHAPITRE DEUXIEME LES SYLLOGISMES


HYPOTHETIQUES OU COMPOSES
Partant des tables de vérité, les Stoïciens^ ont formulé des
syllogismes composés ou hypothétiques au sens large. La majeure
était constituée par une proposition complexe (un opérateur et ses
deux arguments, la mineure pose ou nie l'un des arguments et la
conclusion pose ou nie l'autre.
a) Axiome : démontrable qui pose-avec évidence.
- proposition première, vérité admise sans démonstration et sur
laquelle se fonde une science ou un raisonnement
b) Syllogisme : un raisonnement qui a trois propositions :
majeure, mineure et conchision (grand terme, moyen terme,
petit terme).
Exemple : nul crime n'est permis, or l'homicide est 'un
crime Donc l'homicide n'est pas permis.
Crime
Diagramme

N’est permis

A partir des syllogismes hypothétiques ils ont formulé


les cinq indémontrables, considérés comme des axiomes devant
constituer la base de la logique :

1. « si le premier, alors le second ; or premier, donc le second »


2. « si le premier, alors le second ; or pas le second, donc pas le
premier » ;
3. « pas le premier et le second ; or le premier donc pas le second » ;

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 14


~ 15 ~

4. « ou le premier ou le second ; or pas le premier donc le second »


(disjonction exclusive) ;
5. « le premier ou le second, or pas le second, donc le premier ».
(disconjonction inclusive).

Certes, aujourd'hui, avec les méthodes modernes, on peut


démontrer ces axiomes. Expliquons pour le moment comment
procéder pour formuler un syllogisme hypothétique et vérifier à
partir de la table de vérité de l'opérateur contenu dans la majeure :

A) La majeure étant considérée comme vraie, il ne faut pas


considérer sur la table de vérité les éventualités fausses de
l'opérateur, car dans ces cas, la conclusion est impossible, le
chemin est barré.
B) Si en posant ou en niant l'une des deux propositions dans la
mineure, il y a deux conclusions possibles, nous dirons que la
conclusion est incertaine.
On ne peut conclure que s'il n'y a qu'une seule possibilité de
conclusion.
Quatre modes sont définis :
1. Modus ponendo ponens (MPP) (en affirmant dans la mineure, on
affirme aussi dans la conclusion) ;
2. Modus ponendo tollens (MPT) (en affirmant dans la mineure, on
nie dans la conclusion) ;
3. Modus tollendo ponens(MTP) (en niant dans la mineure on
affirme dans la conclusion ;
4. Modus tellendo tollens (MTT) (en niant dans la mineure, on nie
aussi dans la conclusion).

Avec nos 16 opérateurs, nous pouvons formuler des


syllogismes avec 8 opérateurs. En effet, considérant les réductions
opérées, au chapitre précédent, la tautologie et la contradiction sont
plus des résultats d'opérations que des opérations proprement dites ;
l'affirmation de P et l'affirmation de q ne sont pas, à proprement
parler, des opérateurs binaires, l'implication inverse est à exprimer
en termes d'implication simple.

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 15


~ 16 ~

A l'exception de l'équivalence et de la disjonction exclusive qui


donnent 4 syllogismes corrects, les autres opérateurs n'en donnent
que chacun. Donnons ici quelques exemples :

2.1. L’Implication 1011

A. Table de vérité B. Eventualités

P q l) p q
1 1 1 or p
1 0 0 Donc q (MPP)
0 1 1
0 1 0

2). ) p q
or p
Donc ? Conclusion incertaine

3) P q
Or P
Donc ? Conclusion incertaine
4) P —► q
Or P
Donc ~p(MTT)

Nous avons ici deux syllogismes :

1) ((P q)^ p) q : MPP : 1er indémontrable des stoïciens.


2) ((p q)^ ~q)—> ~ p: MTT : 2ème indémontrable des stoïciens,
appelé aussi la contraposition.

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 16


~ 17 ~

2.2 La conjonction 1000

A. Table de vérité B. Eventualités

P ^ p l ) p^ q
1 1 1 or p
1 0 0 Donc q (MPP)
0 0 1 2) p^ q
0 0 0 or q
Donc p (MPP)
3) P^ q
Or~ P
Donc ? Conclusion impossible
4) P^q
Or~q
Donc ? Conclusion
impossible Nous avons ici deux syllogismes :
1) ((p^q)^ p)^ p : MPP.
2) ((p^q)^ q)^q : MPP

2.3. La disjonction inclusive 1110

A. Table de vérité B. Eventualités


P v q 1) p v q
1 1 1 o r p
1 1 0 Donc ? La conclusion incertaine,
0 1 1 2) p v q
0 0 0 Or _ q
Donc ? Conclusion incertaine
3) p vq Or~P
Donc q (MTP)
4) p v q
Or ~ q
Donc ~p(MTP)

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 17


~ 18 ~

Nous avons ici deux syllogismes corrects:


1.((p v q)^ -p)- q :(MTP)
2.((p v q)^ ~q)—► : (MTP)

2.4. L'équivalence 10 0 1
A. Table de vérité B. Eventualités

P = q l)p = q
1 1 1 or p
1 0 0 Donc q(MPP),
0 0 1 2) P =q
0 1 0 or q
Donc p(MPP)
3) P = q
Or ~P
Donc ~q (MTT)
4) P = q
Or ~q
Donc ~p(MTT)
Nous avons ici quatre syllogismes :
1. (( = q) ^ p) q) : MPP
2. ((p =q)^ q) p: MPP
3. ((p = q)^ ~p) ~q : MTT
4. ((p = q)^ ~q) ~p : MTT
2.5. Deuxième méthode de décision, méthode indirecte ou
méthode par l'absurde
Cette méthode suppose d'abord que l'expression à démontrer
est fausse. En appliquant les lois de différents opérateurs, si on
arrive à des contradictions, on conclut alors à la fausseté de
l'hypothèse de départ et on déclare l'expression « lois logiques » ou «
tautologie ».

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 18


~ 19 ~

Exemple : Démontrons ce syllogisme : ((p —> q) A p)—> q lère étape :


supposons expression fausse, pour cela nous inscrivons 0 sous
l'opérateur principal :
((p = q)^ p) q

2ème étape : l'implication est fausse quand l'antécédent est vrai et le


conséquent faux :
( ( p q ) ^ p) q
1 00
3ème étape : La conjonction est vraie quand les deux arguments sont
vrais :
((pq)^ P)  q
1 1 1 0 0
4ème étape : l'implication est vraie dans deux cas :

a) Quand l'antécédent est faux


b) Quand le conséquent est vrai.
Il nous faut dédoubler la ligne, pour traiter les cas. Nous
mettrons un tiret sous l'argument dont la valeur de vérité n'est pas
prise en considération et un tiret sous les variables ou l'opérateur
pour indiquer la contradiction.

2.6. EXEMPLE DU SYLLOGISME HYPOTHETIQUE


A cote du syllogisme catégorique, on distingue, d'après la
nature de la majeure ou des prémisses, quatre autres catégoriques de
syllogismes, à savoir le syllogisme hypothétique, le syllogisme
disjonctif, le syllogisme conjonctif ou copulatif et le syllogisme modal.

1. le syllogisme hypothétique
Il se dit du syllogisme dont la première proposition, la
majeure, est une proposition conditionnelle. Exemple :.
Si les étudiants étudient, ils vont réussir massivement.
Or ils étudient sérieusement.

Donc ils vont réussir massivement.


Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 19
~ 20 ~

2. Le syllogisme disjonctif

Se dit du syllogisme dont la première proposition, la majeure plus


précisément, est une proposition disjonctive.

Exemple : (ce raisonnement de Cicéron).


Ceux qui ont tué César sont parricides ou défenseurs de la liberté ;
Or ils ne sont point parricides ; Donc ils sont défenseurs de la liberté
Les deux modes concluants du syllogisme disjonctif au sens direct
sont :

Le modus tollendo ponens la mineure nie une partie de la

Majeure, la conclusion pose l’autre Exemple. Cfr. Raisonnement ci-


Dessus).
Le modus ponendo tollens (la mineure pose une partie de la
majeure, la conclusion nie l'autre). Exemple :
Ceux qui ont tué César sont parricides ou défenseurs de la liberté Or
ils sont parricides,
Donc ils ne sont pas défenseurs de la
liberté. Le syllogisme conjonctif ou copulatif
C'est un syllogisme dont la majeure est une proposition
conjonctive de la négation du verbe. Exemple :
Un homme n'est pas à la fois serviteur de Dieu et idolâtre de
l'argent, Or il est idolâtre de l'argent ;
Donc il n'est pas serviteur de
Dieu. Exemple :
Il n'est pas vrai que l'accusateur et l'accusé soient coupables
les deux à la fois.
Or l'accusateur est coupable. Donc l'accusé n'est pas couple.

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 20


~ 21 ~

CHAPITRE TROIS LE CARRE LOGIQUE


ET L'HEXAGONE SEMIOTIQUE
Nous étudierons ici le carré logique d'Aristote qui a mis
en lumière les relations logiques de base que l'esprit humain utilise
pour structurer le monde, lui donner un sens et des orientations afin
de l'habituer et être à même de s'y orienter. Chez les modernes,
Robert Blanche a eu le mérite de le développer en hexagone, exhibant
toute la complexité de cette matrice.3 Elle est utilisée à tous les
niveaux du réel pour étudier les articulations des sèmes, des
phonèmes, des lexèmes, des propositions, des opérateurs logiques, les
rapports sociaux, cosmiques, etc., il constitue, en quelque sorte,
l'élément de base du structuralisme.

3.1. Le carré logique


Etudiant les rapports entre les propositions, Aristote
est arrivé à trouver, à travers son carré logique, les relations
similaires à celles des Stoïciens. Il a distingué 4 types de
propositions, considérant la quantité qui doit être universelle ou
particulière et la qualité qui peut être positive ou négative. Les latins
ont utilisé les voyelles de deux mots pour désigner ces propositions :
Affïrmo et nEgO :
 A désigne la proposition universelle affirmative.
 E désigne la proposition universelle négative
 I désigne la proposition particulière affirmative.
 O désigne la proposition particulière négative.

Les rapports entre les quatre propositions permettent de


dessiner la matrice suivante, appelée carré logique :
A E

I 0
3
Robert BLANCHE, Introduction à la logique contemporaine. Colin, Paris, 1957.

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 21


~ 22 ~

Le carré logique définit les rapports suivants


:
1.) > -----------------< La contradiction
L'équivalent de Négation des Stoïciens. Elle est appelée négation
faible, car l'interlocuteur ne fait qu'enlever ce que l'autre a posé, sans
rien y ajouter de nouveau.

Ce rapport se trouve entre A et O, E et I.

2.) ____________________ La contrariété

Proche de la disjonction chez les Stoïciens. Elle est appelée


la négation forte, car l'interlocuteur s'oppose à la réalité affirmée, une
autre réalité différente.

3.) -------------------------------- La sous-contrariété

Proche de la conjonction chez les Stoïciens. Ici les deux propositions


peuvent être vraies en même temps.

4.) La subalternation
Assimilable à l'implication des Stoïciens. Le carré logique permet de
faire des inférences, c'est-à-dire des raisonnements directs basés sur
la nature des relations.

1) Contradiction A >------------< O, E >-------------< I


Les deux propositions ne peuvent pas être vraies ni fausses à la fois,
donc:
- De la vérité de l'une, on peut conclure à la fausseté de l'autre.
- De la fausseté de l'une, on peut conclure à la vérité de l'autre.
- Si A est vrai alors O est faux
- Si A est faux alors O est vrai
- Si O est vrai alors A est faux
- Si O est faux alors A est vrai
- Si E est vrai alors I est faux
- Si E est faux alors I est vrai
- Si I est vrai alors E est faux
- Si I est faux alors E est vrai

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 22


~ 23 ~

Contrariété : A ----------- E.
Les deux propositions contraires ne peuvent pas être vraies
ensemble, mais peuvent être fausses en même temps.
Donc, de la vérité de l'une, on peut tirer la fausseté de
l'autre. Mais de la fausseté de l'une, on ne peut rien tirer.

- Si A est vrai alors E est faux


- Si E est vrai alors A est faux.
3.) Sous-Contrariété: I______O
Les deux propositions sous-contraires ne peuvent pas
être fausses à la fois, mais peuvent être vraies ensemble. De la
fausseté de l'une, on peut donc tirer la vérité de l'autre et de la vérité
de l'une on ne peut rien tirer

- Si I est faux alors O est vrai


- Si O est faux alors I est vrai.

4.) Subalternation : A----> I, E ------> 0


A et E sont appelés les propositions subalternantes et I
et O sont des propositions subalternées :

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 23


~ 24 ~

Chapitre Quatre Les syllogismes catégoriques


Une autre matrice aristotélicienne est le syllogisme
catégorique.
Contrairement à l'inférence où l'on déduit une proposition
directement à partir d'une autre proposition suivant la nature de la
relation qui les unit, un syllogisme est un raisonnement médiat. A
partir d'une première prémisse appelée la majeure, en passant par
une seconde prémisse appelée mineure on aboutit à une conclusion.
Dans le syllogisme aristotélicien, il y a trois propositions et trois
termes : le grand terme (G ou T), le petit terme (p ou T) et le moyen
terme (M).

Il y a 4 lois des propositions et 4 lois des termes :


Concernant les propositions :
1. De deux propositions affirmatives, on ne peut
pas tirer une conclusion négative
2. De deux propositions négatives, on ne peut pas
tirer aucune conclusion
3. De deux prémisses particulières, on ne peut
pas tirer aucune conclusion
4. La conclusion suit toujours la partie la plus
faible : elle sera négative s'il y a une prémisse
négative, particulière si une prémisse est
particulière. Concernant les termes :
5. Il ne peut y avoir que trois termes : le grand
terme (G), le petit terme (P) et le moyen terme
(M) ;
6. Les termes ne peuvent pas avoir plus
d'extension dans la conclusion que dans les
prémisses (latius hos) ;
7. Le moyen terme doit être pris une fois dans
toute son extension ;
8. Le moyen terme ne peut figurer dans la
conclusion.

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 24


~ 25 ~

Concernant l'extension des termes :

 Le sujet d'une proposition universelle (A.E) est pris


dans toute son extension ;
 Le sujet d'une proposition particulière (1,0) n'est pas
pris dans toute son extension ;
 Le prédicat d'une proposition négative est pris dans
toute son extension ;
 Le prédicat d'une proposition positive est pris
particulièrement.
Aristote donne ensuite quatre figures suivantes des syllogismes :
première figure : SUB-PRAE (le moyen terme est sujet dans la
majeure et prédicat dans la mineure).

M G

P M

P ----------------------------------G

Deuxième figure : PRAE-PRAE (le moyen terme est prédicat dans


les deux prémisses)

G M

P M

P----------------------------------G

Troisième figure : SUB-SUB(le moyen terme est sujet dans les


deux prémisses)

M G

M P
P---------------------------G

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 25


~ 26 ~

Quatrième figure : PRAE-SUB (le moyen terme est prédicat dans


la majeure et sujet dans la mineure)

G M

M P
P------------------------------G

4.1. Les Modes des syllogismes catégoriques ou lois


logiques
Les douze formes retenues, appliquées aux quatre figures
précitées, déterminent les syllogismes corrects, ceux qui ne pèchent
pas contre les 4 lois des termes. Les anciens ont fixé leur nombre à
19 et, pour les identifier, on leur a donné des noms
mnémotechniques. Lorsqu'on formalise les formes déclarées
incorrectes par les anciens, on s'aperçoit qu'elles ne sont pas des lois
logiques ; mais toutes les formes acceptées par eux sont-elles des lois
logiques ? Il nous faut faire un effort de vérification.
4.1.1. Les modes de la première figure (SUB-PRAE)
M P

Q M

Q ----------------------------------G

1. BARBARA (AAA)

EXEMPLE :
Tous les hommes sont mortels
Or les étudiants sont des hommes Donc les étudiants sont mortels
Vérifions le BARBARA en utilisant la méthode indirecte.
Nous rappelons que nous avons ici des propositions complexes
implicatives : si les êtres sont des hommes, alors ils sont mortels ; or si
les êtres sont des étudiants, alors ils sont des hommes ; donc si les
êtres sont des étudiants alors ils sont mortels.
Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 26
~ 27 ~

Nous prenons la convention suivante ; nous représenterons


par m, la proposition qui contient le moyen terme ; par P celle qui
contient le grand terme et par q, celle qui contient le petit terme,
nous pouvons formaliser ce raisonnement et le vérifier par la
méthode indirecte :
((m-----> p)^(q----> m)) ---> (q^p)
1 1 01111 0100
Nous avoyons qu'il a une contradiction au niveau de la
première implication, car l'implication ne peut pas être vraie lorsque
son antécédent est vrai et son conséquent faux. Le signe (-) indique
cette contradiction. Donc c'est bel et bien une loi logique.

2. DARII(AII)

Tous les hommes sont mortels


Or quelques mammifères sont des hommes
Donc quelques mammifères sont mortels
((m—»p)^(q^m))—>(q^p)
1 1 1 1 1 1 1 0 1 01
3. CELARENT (EAE)
Aucun homme n'est ange
Or les étudiants sont des hommes
Donc les étudiants ne sont pas des anges

((m---» ~p)^(q ---> m)) ---> (q -~p)


101 10 0 10 01
4. FERIO (EIO)

Aucun homme n'est ange


Or quelques mammifères sont des hommes Donc quelques
mammifères ne sont pas des anges ((m  ~p)^(q^m))  (q^ ~p)
1 1 1 0 1 11 1 0 10 1 0

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 27


~ 28 ~

4.1.2. Les modes de la deuxième figure (PRAE-PRAE)

G M

Q M

Q--------------------------------P
a. CAMESTRES (AEE).
Tous les hommes sont mortels
Or les anges ne sont pas mortels
Donc les anges ne sont pas les hommes
((p m)^(q  ~m)) (q ~p)
1 11 1 1 110 0 10 01

b. CESARE(EAE)
Aucun ange n'est mortel
Or les hommes sont mortels
Donc aucun homme n'est ange.
((p ~m)^(q m))->(q ~p)
1 1 1 0 1 111 0 1001
c. FESTINO (EIO)
Les anges ne sont pas mortels
Or quelques créatures sont mortelles
Donc quelques créatures ne sont pas des anges
((p ~m)^(q^m)) (q^~p)
0 1 0 1 1 1 1 1 0 1 0 01

d. BAROCO(AOO)

Tous les hommes sont mortels


Or quelques créatures ne sont pas mortelles
Donc quelques créatures ne sont pas des hommes
((p m)^(q^~m)) (q ^ ~p)
0 10 1 1110 0 10 01

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 28


~ 29 ~

4.1.3. Les modes de la troisième figure (SUB-SUB)

M P

M G

Q---------------------------P
1. DARAPTI (AAI)
Tous les élèves sont des hommes
Or les élèves sont des enfants
Donc quelques enfants sont des hommes
((p p)^(m q)) (q^p)
0 1- 1 0 10 0 0 0-
- 111 - 1 1 0 101
Il y a une contradiction dans le second cas, mais il n'y a
pas des contradictions dans le premier cas. DARAPTI,
contrairement à ce que croyaient les anciens n'est pas une loi
logique.

2. DATISI(AII)
Tous les hommes sont mortels
Or quelques hommes sont voleurs
Donc quelques voleurs sont mortels
((m p)^(q^m)) q^p)
1 1 1 1 111 0 1 0 1

3. FELAPTON(EAO)
Aucun ange n'est mortel
Or les anges sont des esprits
Donc quelques esprits ne sont pas mortels
((m ~p)^(m q)^(q^~p)
0101 101- 0-0 01 0 1 –
- 1 0 1 0 00 1—

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 29


~ 30 ~

Contrairement à ce que croyaient les aucunes,


FELAPTON n'est pas une loi logique car il n'y a aucune
contradiction.
4. FERISON (EIO)
Aucun n'ange n'est mortel
Or quelques anges sont séraphins
Donc quelques séraphins ne sont pas mortels
((m ~p)A(m^q)) (q^~p)
1110 1111 0 1010
5. DISAMIS(IAI)
Quelques hommes sont noirs
Or tous sont mortels
Donc quelques mortels sont noirs
((m  ~p)^(m^q))—>(q^p)
11111 11 0 101
6. BOCARDO(OAO)
Quelques hommes ne sont pas noirs
Or tous les hommes sont mortels
Donc quelques mortels ne sont pas noirs
((m^~p)^(m—>q))—>(q^~p)
1 1 10 1 1 10 0 0 010
La troisième figure nous donne donc quatre lois logiques au lieu
de
7. DISAMIS, BOCARDO, FERISON, DATISI
Contrairement à ce que croyaient les anciens, DARAPTI et
FELAPTON ne sont pas des lois logiques. La vérification n'y décèle
pas des contradictions dans tous les cas
4.1.4 les modes la quatrième figure : PRAE-SUB

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 30


~ 31 ~

1. BAMALIP(AAI)
Tous les hommes sont mortels
Or les mortels sont contingents
Donc quelques contingents sont hommes.
((p m)^(m q)) (q^p)
010101- 0-00
01 -1 -110100
La méthode indirecte ne décèle aucune contradiction.

2. CALEMES (AEE)
Tous les sont mortels
Or les mortels ne sont pas les anges
Donc les anges ne sont les hommes
((p m)^(m q)) (p q)
110 1 0101 0 1001
3. FESAPO(EAO)

Les anges ne sont pas mortels


Or les mortels sont contingents
Donc quelques contingents ne sont pas des anges
((p-~m)^(m->q))->(q^~p)
0 1 - - 1 0 1 0 0 0 010
- 1 101 0 1 0 0 00-
- 1 101 0 1 1 0 10
La méthode indirecte ne décèle aucune contradiction,
contrairement à ce que croyaient les anciens, FESAPO ne pas une loi
logique.
4. FRESSISON(EIO)
Les anges ne sont pas mortels
Or quelques mortels sont des hommes
Donc quelques hommes ne sont pas des anges
((P-A (m^q))^(q—>~p)
110111 11 0 10 01

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 31


~ 32 ~

5. DIMATIS a AI)
Quelques hommes sont voleurs
Or les voleurs sont malfaiteurs
Donc quelques malfaiteurs sont des hommes
((p^m)^(m—>q))—»(q^p)
111 1 11 0 0 001
Dans la quatrième figure donc, sur les cinq lois retenues par
les anciens, BAMALIP et FESAPO doivent être remise en question,
les trois autres sont des lois logiques : CALEMES, FRESSISON,
DIMATIS.

Les syllogismes catégoriques est en fait un cas particulier


du syllogisme hypothétique avec la particularité d'avoir trois
proposition au lieu de deux. Il est évident que la nature de l'opération
logique qui intervient dans la mineure influence aussi la possibilité
ou non de la conclusion. Il est donc plus complexe le syllogisme
ordinaire. Il nous donne 16 lois logiques, au lieu de 19 admise par les
anciens, car BAMALIP, DARAPTI, FESAPO et FELAPTON ne se
vérifient pas. A partir de ce quatre cas, on est en droit d'ajouter la
règle suivante à celles énumérées par les anciens : de deux
prémisses universelles, on ne peut tirer une conclusion
particulière. 4.2. La méthode des tableaux sémantiques
On commence par diviser le tableau en deux, le côté du vrai
(la deixis positive) et le côté du faux (la deixis négative).
VRAI FAUX

On suppose ensuite que l'expression à démontrer est fausse,


comme en méthode indirecte. En applique ensuite les lois des
opérateurs en commençant par l'opérateur principal a ses arguments
jusqu'à ce qu'on arrive au niveau des variables. Si on arrive à des
contradictions, on conclut alors que la supposition du départ est
fausse, et par conséquent l'expression est une loi logique.

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 32


~ 33 ~

4.2.1. Le comportement des opérateurs dans le tableau sémantique


1. la négation
❖ Si on a une négation dans le tableau du vrai, on la biffe et on
inscrit son argument dans le faux, car la négation est vraie
lorsque son argument est faux

V F
~px P

❖ Si on a une négation du côté du faux, on la biffe et on met son


argument dans le vrai, car la négation est fausse lorsque son
argument est vrai :
F F
P ~PX

2. La Conjonction
❖ Si on a une conjonction dans le vrai, on la biffe et on inscrit ses
arguments l'un en-dessous de l'autre dans le tableau du vrai, car
la conjonction est vraie lorsque les deux arguments sont vrais.
V F
P^qx
P
q

❖ Si on a une conjonction dans le faux, on ouvre les tableaux, parce


qu'il y a deux cas, le premier cas sera traité dans les sous-
tableaux conjugués 01, et le second cas dans les sous-tableaux
conjugués du 02. Ici mettra le premier argument de la conjonction
dans le 01 du faux et le second argument dans le 02 du faux, car

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 33


~ 34 ~

la conjonction est fausse quand le premier argument est faux ou


quand le second argument est faux.

V F
P ^ qx
01 02 01 02
P Q

3. La disjonction
Si on a la disjonction dans le vrai, il faut ouvrir les sous-
tableaux et mettre les arguments de la disjonction, l'un dans le
premier sous-tableau, l'autre dans le second sous-tableau, car la
disjonction est vraie quand le premier argument est vrai ou car le
second argument est vrai.

V F
P qx
01 02 01 02
P q

Si on a une disjonction dans le faux, on a la biffe et on met ces deux


arguments l'un en dessous de l'autre dans le tableau du faux, car la
disjonction est fausse quand les deux arguments sont faux.

V F
pvpX
P
q

4. L'implication
Si on a l'implication dans le vrai, on ouvre le sous-tableau, on met
l'antécédent dans le premier sous-tableau du faux et le conséquent
dans le second sous-tableau du vrai, car l'implication est vrai quand
son antécédent est faux ou son conséquent vrai

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 34


~ 35 ~

v F
P qx

01 02 01 02
q P
Si on a une implication dans le faux, on la biffe, on prend son
antécédent on met dans le vrai et les conséquents dans le faux, car
l'implication est fausse quand son antécédent est vrai et son conséquent
est faux.

V F
P Pvqx
q

5. L'équivalence

Si on a l'équivalence dans le vrai, on ouvre le sous-tableau, on biffe


l'équivalence et on met ses arguments l'un en de sous de l'autre dans
le premier sous-tableau du vrai, ensuite on met les arguments dans
le second sous-tableau du faux, car l'équivalence est vrai quand ses
deux arguments sont vrais ou faux.

V F
P= q x
01 02 01 02
P P
Q Q
Si on a une équivalence dans le faux, on la biffe et on met son
premier argument dans le 01 du vrai et son deuxième argument dans
le 01 du faux, ensuite, on met le premier argument dans le 02 du faux
et le second dans le 02 du vrai, car l'équivalence est fausse dans 2
cas, quand le premier argument est vrai et le second faux ou quand le
premier est faux et le second vrai.

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 35


~ 36 ~

V F
P=qx
01 02 01 02

P Q Q P

4.2. D'autres formes de raisonnements


4.2.1Les syllogismes imparfaits (complexes)
4.2.1.1 Le Sorite
Le Sorite est un raisonnement composé d'une suite de
proposition telle que le prédicat de la proposition précédente devient
sujet de la proposition suivante etc. Jusqu'à la conclusion dans
laquelle on met en rapport le sujet de la première proposition et
prédicat de la dernière proposition.
Exemple : Sorite
Paul est paresseux Or les paresseux sont menteurs Or les menteurs
sont voleurs Or les voleurs sont insouciants Or les insouciants sont
impudiques Or les impudiques sont méprisables Donc Paul est
méprisable.

4.2.2 Le Polysyllogisme

C'est un raisonnement constitué d'une série de syllogismes


disposés de telle sorte que la conclusion du premier devienne la
première prémisse du suivant et ainsi de suite. Le premier
syllogisme, appelé le « prosyllogisme », fournit une conclusion à un
syllogisme ultérieur, appelé « épisyllogisme » si la conclusion
prosyllogisme sert de majeure à l'épisyllogisme, on parlera du
polysyllogisme progressif (c'est en acheminement de syllogisme de la
première figure :
Sub-prae) ; si elle sert de mineure (c'est un enchaînement de
syllogisme de la quatrième figure : prae-sub), on part de
polysyllogisme régressif.

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 36


~ 37 ~

Exemple :
Polysyllogisme progressif :
Tous les vertébrés au sang rouge
Or tout mammifère est vertébré {prosylogisme

Donc tout mammifère a le sang rouge


Or tout carnassier est mammifère { épisylo logisme
Donc tout carssier a le sang rouge
Or tout félin est carnassier
Donc tout félin a le sang rouge
Polysyllogime régressif :
Cette rivière fait du bruit
Or tout ce qui remue
Or rien de ce qui remue n'est pas gelé
Donc cette rivière n'est pas gélée
Or rien de qui n'est pas gelé ne peut me porter
Donc cette rivière ne peut pas me porter
4.2.2. L'Enhymème
C'est un syllogisme où l'une des prémisses est sous-entendue
(raisonnement elliptique).

Exemples :
Vous êtes congolais,
Donc vous aimez la musique (sous-entendue la majeure :
tout congolais aime la musique)
4.2.3. L'Epichérème
C'est un raisonnement dont l'un des prémisses ou les deux
sont suivies de leurs preuves (explications) :
Peu de kinois peuvent voyager par avion, car voyager en
avion coûte cher.
Or pour aller à Goma, il faut l'avion, sinon le voyage serait trop long.
Donc peu de kinois peuvent se rendre à Goma.

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 37


~ 38 ~

4.2.5. Le Dilemme
C'est un argument dans lequel on accule l'adversaire à une
alternative dont chacune des parties conduit à la même conclusion.
Exemple :
Soldat où tu étais à ton poste ou tu n'y étais pas Si tu y étais,
tu as manqué à ton devoir Si tu n'y étais pas, tu t'es enfui lâchement
Dans les deux cas, tu mérites d'être châtié.
4.3. Autres formes déraisonnements
4.3.1. L'Argument par Analogie
C'est une opération mentale qui, d'une ressemblance
partielle entre deux choses, conclut à une ressemblance plus complète
et totale.
Exemple :
J'ai lu un livre de Zamenga et il m'a plu,
Je trouve à la bibliothèque un autre livre de Zamenga,
Je le prends en supposant qu'il est bon par analogie
4.3.2. Argument par l'Absurde

Il est un raisonnement par lequel on démontre la vérité


d'une proposition en soulignant les conséquences fausses auxquelles
la proposition contradictoire aboutit. C'est un jugement qui implique
une inconséquence, un raisonnement formellement faux,
contradictoire, qui viole les règles de logique. On distingue la preuve
par l'absurde et la réduction à l'absurde.

- La preuve par l'absurde : on prouve la vérité d'une proposition


en montrant que la nier entraine des conséquences absurdes.

Exemple :
Il faut travailler,
Si tu ne travailles pas, tu mourras de faim.
- La réduction à l'absurde : on prouve la fausseté de la
proposition en montrant tout simplement qu'elle a des
conséquences absurdes :

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 38


~ 39 ~

Exemple :

Si l'homme n'était pas libre, il serait incapable de faire de


choix, or il fait des choix, donc il est libre.

4.3.3. L'Argument A Fortiori


Il a la valeur d'une conviction. C'est un raisonnement qui
part d'une proposition énonçant un jugement à propos de quelqu'un
ou de quelque chose et qui, par comparaison, en conclut que le même
jugement vaudra d'autant plus dans un autre cas qui se présente.
Exemple :
On a accordé le droit de cité à beaucoup de mauvais artistes
étrangers,
Or mon client est un très bon artiste,
Nous pouvons donc avoir d'autant plus de raison de croire qu'on le lui
accordera.

4.3.4. L'Argument Ad Hominem

Il montre que l'adversaire est en contradiction avec les


principes qu'il prône, soit que cet argument se fonde sur une erreur,
une inconséquence ou une concession de l'adversaire. Exemple :
Tu me prêche la charité envers les pauvres, Or je suis pauvre
Donc tu dois m'aider.
Ces notes donnent aperçu synthétique du cours de logique destiné à
tous les premiers graduats. Elles sont complétées par les exercices.

4.3.5. Les fallaciés ou sophismes

La fallacie évoque une erreur induite volontairement dans


un raisonnement avec l'intention de tromper son interlocuteur, mais
en donnant à son raisonnement une apparence correcte. Dans notre
initiation à la logique formelle. Logique ancienne, nous l'avons
souligné dans le cas de Sophisme. Ainsi, fallacie sophisme ou
paralogisme ont le même sens.

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 39


~ 40 ~

C'est la volonté délibérée de tromper son interlocuteur, en


empruntant un chemin apparemment propre auquel on attribue,
malicieusement, une certaine force de persuasion au raisonnement. Il
n'est pas rare de voir un avocat recourir à des fallacies lorsqu'il se
détermine à remporter une cause, lors d'un procès. Il s'agit donc là
d'une pratique récurrente dans les argumentations juridiques. Il est
utile d'en donner brièvement son contenu.
Il y a deux sortes de fallacies : formelles et informelles. Les
fallacies formelles portent sur la forme du raisonnement, c'est-à-dire
sur les huit règles du raisonnement, dans le syllogisme classique, ou
sur les règles des syllogismes composés ; alors que les fallacies
informelles portent sur la matière du raisonnement, c'est-à-dire sur
la matière des propositions ; on appelle ces dernières les fallacies
matérielles. « Tout homme normal raisonne bien, or, le bébé est un
homme normal ; donc, tout bébé raisonne bien ». L'on sait pourtant
que 1« 'homme normal » n'a pas le même sens dans les deux
prémisses.
Car, alors que la majeure porte sur l'homme adulte et
mature, possédant toutes ses facultés morales et intellectuelles,
qualités indispensables à un raisonnable correct, la mineure renvoie
davantage au caractère ontologique et sans doute biologique de l'etre
du bébé.
Il s'agit-là d'une fallacie matérielle. En conséquence, la
première règle générale du syllogisme classique n'est pas respectée.
Il y a quatre concepts différents, et non pas trois. Ce raisonnement
est un sophisme. Il est absurde ; bien qu'il présente une apparence
correcte.
Les fallacies formelles ont fait l'objet dans l'étude de
syllogismes, notamment, dans les Topiques qui constituent la
conclusion de l'Organon d'Aristote. En effet, alors que les syllogismes
de démonstration concluent à partir des prémisses vraie, les
syllogismes dialectiques concluent à partir des prémisses probables
(cfr : la démonstration et l'argumentation).
Les fallacies formelles se rencontrent généralement dans les
raisonnements avec les prémisses probables ; c'est le cas, notamment
avec l'enthymème. On retient que les conclusions auxquelles il mène

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 40


~ 41 ~

sont discutables parce qu'elles sont fondées sur des données


vraisemblables et simplement courantes. En conséquence, dans
l'opinion, la force de persuasion du raisonnement sur le choix des
prémisses.
Les fallacies informelles sont générées par l'inattention, par
la volonté trompée, par l'ambiguïté dans les concepts, ou par les
quiproquos dans le raisonnement. A ce niveau, il y a des fallacies de
relevance et des fallacies d'ambiguité.
Les Fallacies de relevance sont de plusieurs types. Il y a,
notamment :
- Argument d'autorité (argumentum ad verecundiam) ;
- Argument ad hominem ;
- Argument ad personam ;
- Pétition de principe ;
- Argument par analogie ;
- Argument par l'exemple ;
- Argumentum ad ignorantiam ;
- Argumentum ad ignorantia Elech ;
- Argumentum ad misericordiam (appel à la pitié) ;
- Argumentum ad populum(appel pathétique au peuple, sans
preuve) ;
- Post hoc, ergo hoc ;
- Question complexe ;
- Généralisation hâtive.
Les Fallacies d'ambiguité sont désignées de la manière, ci-après :
- Equivocation ;
- Amphibologie ;
- Fallacie de l'accentuation ;
- Fallacie de la composition ;
Fallacie de la division.

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 41


~ 42 ~

Bibliographie
1. ACKERMANN,H., Mathematical logic, Chelsa Publishing
co,1950
2. ANSELME, F. ; Précis de logique, Duculot, Paris, 1947.
3. ARNAULD, Antoine, Nicole, Pierre, La Logique ou Art de
Penser, Paris, Tutorial Press, 1959
4. BLANCHE R., Introduction à la logique contemporaine,
Armand Colin, Paris, 1968.
5. IDEM, L'axiomatique, Paris, P.U.F., 1970
6. CAVAILLES Jean, Sur la Logique et Théorie de la
Science, Paris, P.U.P ;
7. CHAUVINEAU J., La logique moderne, Paris, P.U.F.,
1974.
8. CHENIQUE, F., Comprendre la logique moderne, Paris,
P.U.F. Dunod, 1975.
9. IDEM, Eléments de Logique, T.I., L'art de penser et de juger,
Paris-BXL-Montraél, Dunod ,1975.
10. IDEM, Logique moderne, Fascicule 1. Logique des
propositions et des prédicats, déduction naturelle, Gauthier,
Paris.
11. GANDILLAC (Mautrice/de) et Al. ABELARD ; le
«Dialogue», la philosophie de logique. Actes du Colloque de
Neuchatel, 16-17 Novembre 1979.
12. LARGEAULT, Jean, Logique Mathématique. Textes,
Paris, Librairie Armand. Colin. 1972.
13. LECOURT Dominique, L'Ordre et les jeux. Le positisme
Logique en question, Paris, 1981.
14. MUTUNDA MWEMBO, Eléments de logique, Médiaspaul,
Kinshasa, 2006
15. NKOMBE OLEKO, Métaphore et Métonymie dans les
symboles parémiologiques. L'intrersubjectivités dans les
proverbes tetela. F.T.C.K, Kinshasa 1979.
16. PANGADJANGA, B., Logique et argumentation juridique,
Kinshasa, Les Editions René Descartes, 2015.

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 42


~ 43 ~

Il est difficile de travailler avec les 16 opérateurs,


une réduction s'impose pour découvrir les opérateurs de base.

Parmi les 16 opérateurs, nous avons chaque fois un


opérateur et sa négation. En représentant la négation par un
signe unique (-ou-), nous réduirons 16 à 9. Ensuite, nous
supprimons la

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 43


~ 44 ~

TABLE DE MATIERES
1. Objectif ............................................................................................................................................ 2
2. Historique de la logique...................................................................................................................... 2
Chapitre Premier : Objet et fondement de la logique ........................................................................... 4
1.1. Sortes de logique ......................................................................................................................... 5
Les tables de vérité ............................................................................................................................. 6
1. La négation ............................................................................................................................ 10
2. La conjonction ....................................................................................................................... 11
3. La disjonction inclusive .......................................................................................................... 11
3. l'implication ............................................................................................................................... 12
CHAPITRE DEUXIEME LES SYLLOGISMES HYPOTHETIQUES OU COMPOSES ....................................... 14
2.1. L’Implication 1011 ..................................................................................................................... 16
2.6. EXEMPLE DU SYLLOGISME HYPOTHETIQUE ............................................................................... 19
2. Le syllogisme disjonctif ................................................................................................................. 20
CHAPITRE TROIS LE CARRE LOGIQUE ET L'HEXAGONE SEMIOTIQUE .................................................. 21
3.1. Le carré logique .................................................................................................................... 21
4.1. Les Modes des syllogismes catégoriques ou lois logiques ................................................... 26
4.1.1. Les modes de la première figure (SUB-PRAE) ........................................................................ 26
4.1.3. Les modes de la troisième figure (SUB-SUB) ..................................................................... 29
4.1.4 les modes la quatrième figure : PRAE-SUB ......................................................................... 30
4.2.2 Le Polysyllogisme ................................................................................................................. 36
4.2.2. L'Enhymème .................................................................................................................. 37
4.2.3. L'Epichérème ................................................................................................................. 37
4.2.5. Le Dilemme .......................................................................................................................... 38
4.3. Autres formes déraisonnements........................................................................................... 38
4.3.4. L'Argument Ad Hominem ................................................................................................... 39
4.3.5. Les fallaciés ou sophismes .................................................................................................. 39
Bibliographie ......................................................................................................................................... 42

Assistante HANYANGE ALOMBELO GORIA +243 810902128, 822403721 Page 44

Vous aimerez peut-être aussi