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Final Wafa

Ce mémoire de fin d'étude explore le rôle de l'audit interne dans le management des risques au sein des institutions économiques algériennes. Il met en évidence une relation significative entre l'audit interne et la gestion des risques, soulignant que l'audit interne est essentiel pour la prévention et la réduction des risques. L'étude s'appuie sur une enquête menée auprès de 10 institutions pour analyser les pratiques d'audit interne et leur impact sur la gestion des risques.

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Final Wafa

Ce mémoire de fin d'étude explore le rôle de l'audit interne dans le management des risques au sein des institutions économiques algériennes. Il met en évidence une relation significative entre l'audit interne et la gestion des risques, soulignant que l'audit interne est essentiel pour la prévention et la réduction des risques. L'étude s'appuie sur une enquête menée auprès de 10 institutions pour analyser les pratiques d'audit interne et leur impact sur la gestion des risques.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique


Dr. Moulay Tahar Université - Saida
Faculté des Sciences économiques, commerciales et de gestion
Département des Sciences économiques

Mémoire de fin d’étude


En vue de l’obtention du diplôme de master universitaire
Spécialité : Finance et banque

Thème :

Le rôle de l’audit interne dans le


management des risques

Présenté par : Sous la Direction de :

Melle. AMER Wafaa Mr. REFAFA Brahim

Les membres des jurés :


Dr. / YAKOUBI Khelifa / Diplôme universitaire/ Président.

Dr. / AOUED Hadjer / Diplôme universitaire/ Examinateur.

Dr. / REFAFA Brahim / Diplôme universitaire/ Encadrant.

Année universitaire 2021/2022


Dédicace
Louange à dieu le tout puissant, qui m’a permis de voir ce jour tant attendu

Je dédie Ce mémoire à :
A La mémoire de mon frère Abdellah.
A vous mes chères parents, ce modeste travail qui est le fruit de vos
interminable conseils, assistance, et soutient moral, en témoignage de ma
reconnaissance et mon affection, dans l’espoir que vous en serez fiers.
A mes sœurs : Soumia, Amel, Hadjer, Fatima, Youssra, pour leurs soutiens.
A mon p’tit cœur Joud
A mon futur neveu
À Mahmoud, Amer et toute ma famille.
A tous mes amis (es).
A toute ma promotion.

Wafaa

I
Remerciements
Remerciements

Je remercie avant tout Allah le tout puissant, qui m’a donné la volonté, la patience et le
courage pour terminer ce travail

J'exprime tout d’abord mes profonds remerciements à mon encadrant de thèse,


Monsieur « REFAFA Brahim » pour sa grande disponibilité, son écoute, son suivi tout au
long de ce travail, Ainsi que pour sa patience et sa compréhension des situations
diverses et variées. Je désire qu’il trouve en ces mots toute ma reconnaissance pour ses
précieux conseils.

Je remercier l’ensemble des enseignants de département des sciences économique et


gestion de l’université Dr Moulay Tahar Saida.

Je remercie aussi l’ensemble du personnel administratif de la Faculté des Sciences


économiques, des Science de Gestion et des Science commercial.

J’adresse mes vifs remerciements, à tous les responsables d’audit interne et les cadres
dirigeants des institutions économiques étudié.

Je ne pourrais pas terminer sans exprimer ma profonde reconnaissance à ma famille qui


n’a pas cessé de me soutenir tout au long de ces travaux de recherche, un grand MERCI à
mon père qui m’a supporté dans les moments difficiles et à ma mère qui a été la première
à avoir cru en moi et à m’avoir poussé à faire de la recherche. Comme je remercie
également toutes mes sœurs pour leur encouragement.

Remercîments particuliers à monsieur BENHEDID Boubaker pour son aide.

À tous mes amis, tous mes collègues et tous ceux qui m'entourent, ici ou au loin par leur
présence ou par leurs pensées.

Mille mercis à tous.

II
Résumé :
Cette étude donne une image instantanée des institutions économiques en matière
d'audit interne et le management des risques. L’objectif étant de recenser les principaux
risques relevés par le service d'audit interne et d’avoir une vue d’ensemble du dispositif de
management des risques dans le contexte algérien.

Les résultats relatifs à l’enquête menée auprès de 10 institutions économiques


Concernant l’existence d’une relation statistiquement significative entre l'audit interne et la
gestion des risques dans ces institutions considérées, et donc une dépendance à l'égard d'audit
interne de la prévention et de la réduction des risques, et a conclu que l'audit interne
contribue de manière significative à la gestion des risques par son rôle effective.

Mots clés : audit interne, gestion des risques, contrôle interne, risques.

Abstract:
This study provides an overview of economic institutions in terms of internal audit and
risk management. The objective is to identify the main risks identified by the internal audit
department and to have an in-depth evaluation of the risk management system in the Algerian
context. The results of the survey conducted on 10 economic institutions revealed the
existence of a statistically significant relationship between internal auditing and risk
management in these institutions. Thus, internal audit is relied upon to prevent and reduce
risks, which indicates that internal audit contributes significantly to risk management through
its effective role.

Key words: internal audit, internal control, risk management, risks

III
Sommaire :
Dédicace I
Remerciements II
Résumé III
Introduction générale 1
Chapitre I : Concepts de l’audit interne
Section1 : Le contrôle interne 6
1. Les définitions et les principaux objectifs du contrôle interne 6
1.1Les définitions du contrôle interne 6
1.2Les principaux objectifs du contrôle interne 7
Section 02 : Généralités sur l’audit interne 7
1.3. Evolution et définition de l’audit interne 7
1.3.1. Evolution historique 7
1.3.2. Définition de l’audit interne 8
1.4. Les caractéristiques d’audit interne 8
1.4.1. Activité Indépendante 8
1.4.2. Activité d’assistance du management 9
1.4.3. Activité d’appréciation du contrôle interne 9
1.5. Objectifs d’audit interne 9
1.6. Organisation et positionnement de l’audit interne 10
1.6.1. L’organisation de l’audit interne 10
1.6.2. Les normes de l’audit interne 10
1.7. Les formes de l’audit interne 12
1.7.1. Audit de la fonction comptable par les auditeurs 12
1.7.2. L’audit opérationnel 12
1.7.3. L’audit de management 13
1.7.4. L'audit de stratégie 13
1.7.5. Audit social 13
SECTION 03 : La Conduite D’une Mission D’audit Interne 14
1.8.1. Missions d’audit interne 14
1.8.2. Les phases de la mission d’audit interne 15
1.8.2.1. La phase de préparation 15
1.8.2.2. La phase de réalisation 15
1.8.2.3. La phase de conclusion 16
1.8.3. Les outils de l’audit interne 16
1.8.3.1. Les outils d'interrogation 16
1.8.3.2. Les outils de description 20
Conclusion 24
Chapitre II : Concepts de management des risques
Introduction 26
Section 1 : cadre conceptuel de la gestion des risques 27
2. Notion du risque 27
2.1 Historique 27
2.1.1. Définitions des risques 27
2.1.2. Classification des risques 28
2.1.3Définition du management des risques 28
2.1.4 Les objectifs du management des risques 28

IV
2.1.5 Les avantages du management des risques de l’entreprise 29
Section 2 : Méthodologie du management des risques 29
2.2.1. De la fixation des objectifs à la cartographie des risques 30
2.2.2. Cartographie des risques 31
2.2.3. Identification des événements 31
2.2.4. Evaluation des risques 32
2.2.5. Dispositif de contrôle et maitrise des risques 32
2.2.5.1. Traitement des risques 33
2.2.5.2. Activités de contrôle 33
2.2.6 Les outils d’identification des risques 34
SECTION 3 : le rôle de l’audit interne dans le management des risques 34
2.3.1. Principaux rôles de l’audit interne 35
2.3.2. Rôles légitimes de l’audit interne, sous réserve de prendre les précautions 35
nécessaires
2.2.3. Rôles que l’audit interne ne doit pas jouer 36
2.2.4. Le rôle de l’audit interne dans le processus de management des risques 37
selon les normes
Conclusion 38
Deuxième Partie : La pratique d'audit interne dans le management des risques
Introduction 43
Chapitre I : Échantillon et outils d'étude
Section 1 : Échantillon d'étude 45
4.1. Les membres de l'échantillon 45
4.2. Les variables d'étude 46
4.3. Les outils d'étude 47
4.4. Méthodes et outils statistiques 48
Section02 : la conception du questionnaire 48
Chapitre II : analyse des résultats du questionnaire
Section1 : Test du questionnaire et spécification des caractéristiques de 50
l’échantillon
4.5.1. Test de stabilité 50
4.5.2. Analyse des caractéristiques de l'échantillon d'étude 51
Section 02 : présenter les résultats de l'étude 53
4.6. Analyse des réponses de premier axe 53
4.7. Analyse des réponses de deuxième axe 56
4.8. Formulaire d'étude statistique 59
4.8.1. Test de normalité 59
4.8.2. Analyse de variance ANOVA 1 facteur 60
4.8.3 Classement du modèle 60
4.9 Débat et analyse des résultats de l'étude 61
Conclusion 63
Conclusion générale 64
Bibliographie 67
Annexes 71

V
Index des tableaux :
Tableau N°01: les normes de qualification et de fonctionnement 11
Tableau N°02: la grille d’analyses des taches 21
Tableau N°03: l'échantillon d'étude 48
Tableau N°04: échelle de likert 49
Tableau N°05: détermination du domaine en fonction des moyennes arithmétiques 49
résultats du test de validité de cohérence structurelle pour les axes
Tableau N°06: 50
du questionnaire
coefficient alpha de cronbach pour mesurer la fiabilité du
Tableau N°07: 51
questionnaire
attitudes des réponses des répondants vis-à-vis des énonces du
Tableau N°08: 54
premier axe
attitudes des réponses des répondants vis-à-vis des énonces du
Tableau N°09: 56
deuxième axe
Tableau N°10: résultats des tests d'hypothèses sur les axes 59
Tableau N°11: indique test de normalité avec kolmogorov-smirnov 60
différence entre les réponses moyennes en fonction des
Tableau N°12: 60
qualifications scientifiques
test de la qualité du modèle entre la variable indépendante et la
Tableau N°13: 61
variable dépendante

Index des figures :


Figure N°01: principaux symboles 22
Figure N°02: cube du COSO II 30
Figure N°03: les possibles réponses au risque 33
Figure N°04: la relation entre l’audit interne et le management 35
Responsabilité de l’audit interne dans le processus de management
Figure N°05: 37
des risques
résultats du test de validité de cohérence structurelle pour les axes
Figure N°06: 47
du questionnaire
Figure N°07: variables d'étude 46

Index des graphes :

La répartition des membres de l'échantillon selon la qualification


Graphe N°01: 51
scientifique
la répartition des membres de l'échantillon selon la fonction
Graphe N°02: 52
occupation
La répartition des membres de l'échantillon selon la qualification
Graphe N°03: 53
scientifique

VI
Index des abreviations :
COCO Criteria On Control Committee (recommandations sur le contrôle).
COSO Commette Of Sponsoring Organisations of the Treadway commission.
IFACI Institut Français de l’Audit et du Contrôle Interne.
International Oganization for Standardization (organisation internationale de
ISO
normalisation).
Association Française d’Assurance Qualité
AFAQ
American Institute of Certified Publics Accountants
AICPA
Association des Auditeurs Consultants Internes Algérien
AACIA
International Federation Of Accountants
IFAC
Institute of Internal Auditors
IIA

VII
Introduction
Générale
Introduction générale

Introduction générale :
Toute institution publique, privée, grande ou petite qui s’efforce d’assurer la continuité
et le développement de ses activités doit fixer des objectifs stratégiques. Cette vision
stratégique consiste à définir les capacités nécessaires et à veiller à ce qu'elles soient
effectivement et efficacement mises en œuvre pour atteindre ces objectifs.

Les risques sont actuellement considérés comme l'un des défis les plus importants que
l'environnement des affaires pose aux institutions économiques, et ils est devenus des
éléments incontournables dans la préparation d'une stratégie ou d'une politique future pour
toute institution, de sorte que sa maîtrise est devenue un indicateur qui régit le degré
d'adaptation de toute institution aux conditions et aux changements rapides de
l'environnement, ce qui impose aux Institutions de trouver les meilleurs moyens et procédures
capables d'assurer leur cours et leur continuité compte tenu des circonstances auxquelles, elles
sont confrontées de toutes parts.

La gestion des risques est un processus structuré qui permet d'identifier et d'évaluer les
risques, de décider des mesures à prendre et de rendre compte des possibilités et des risques
qui se présentent pour la réalisation des objectifs de l'organisation, quelle que soit sa taille.

L'audit interne est effectué de manière à permettre un contrôle mesurable de tous les
types de risques qui entravent la réalisation des objectifs de l'entreprise, grâce à des outils
avancés permettant d'identifier les risques qui peuvent apparaître.

L'objectif de la gestion des risques est de s’assurer les activités et les opérations de
l'entreprise dont le but de détecter rapidement tous les écarts ou dépassements des plafonds de
risque, et de réduire au minimum les risques encourus par l'entreprise.

Sur cette base, l'étude vise l'approche systématique moderne de l'audit interne axée
sur la gestion des risques pour atteindre les objectifs souhaités, et la pratique de cette
méthodologie nécessite une évaluation et une gestion des risques selon le plan d'audit et
l'évaluation des systèmes de contrôle interne.

Dans ce cadre et en raison de l'importance de l'audit interne dans la gestion des


risques, la problématique centrale de cette étude est la suivante :

Quel est le rôle de l'audit interne dans la gestion des risques dans l’entreprise ?

A partir de cette problématique centrale, découle une série de questions secondaires :

- Quelle est la réalité de l’audit interne dans les institutions économiques ?


- Comment contribue l’audit interne dans le management des risques ?

Pour y répondre, il parait nécessaire d’émettre des hypothèses préalables :

Hypothèse N°1 : L'audit interne est une fonction essentielle de toutes les entreprises
économiques qui contribue à la création de valeur ajoutée et à la réalisation des objectifs
poursuivis.

1
Introduction générale

Hypothèse N°2 : L'audit interne contribue à fournir des services de conseil à la direction et
des rapports sur les risques pour l'entreprise.

Objectifs de l'étude :

Parmi les objectifs de l'étude, on peut citer :

- Identification des risques auxquels sont exposées les institutions économiques et leurs
méthodes de gestion.
- L’identification et les procédures d’audit interne dans les institutions économiques.
- Mesurer dans quelle mesure l'auditeur interne remplit son rôle dans la gestion des
risques.
- Déterminer dans quelle mesure l'indépendance de la direction de l'audit interne influe
sur la détection des risques.
- Déterminer si l’audit interne contribue effectivement à la gestion des risques.
Motifs de l'étude :

Les raisons de notre choix sont les suivantes :

- La volonté personnelle d’entreprendre des recherches dans ce domaine.


- L’objet de l’étude doit correspondre à la nature de la spécialisation financière et
bancaire.
- La tendance mondiale à s’appuyer de plus en plus sur les fonctions d’audit interne et
de contrôle interne pour une gestion efficace des risques.
- La nécessité pour les institutions économiques de procéder à des contrôles internes
afin d’être efficaces, en particulier après les transformations du système financier
mondial.

Limite de l'étude :

Les limites de l’étude sont les suivantes :

- Cadre thématique : Il s’agit d’examiner à la fois l’audit interne et la gestion des risques dans
les institutions économiques et de déterminer le rôle d’audit interne dans la gestion des
risques.
- Cadre spatial de l’étude : 5 banques et 5 institutions économiques dans la wilaya de Saida
- Cadre temporel de l’étude : année scolaire 2021/2022
Méthodes et outils d'étude :

Afin d'étudier le sujet et de répondre aux questions soulevées, et de démontrer les


hypothèses approuvées, nous avons adopté une approche descriptive et analytique, qui est
adaptée à ce genre d'études en général, et le sujet en particulier, que nous avons étudié dans
une étude pratique dans cinq banques et cinq institutions économiques dans la Wilaya de
Saida.

2
Introduction générale

Des sources secondaires et primaires ont également été utilisées dans les études et les
sources secondaires sont des ouvrages, des revues scientifiques spécialisées, des publications
scientifiques, des publications scientifiques (Magister, doctorat) et certains sites Web.

L'utilisation de sources primaires serait la distribution du questionnaire, où le


questionnaire a été analysé par l'intermédiaire du programme d'analyse des données
statistiques (SPSS), où les hypothèses ont été testées à un niveau de référence (0,05), et où la
moyenne arithmétique, le coefficient de persistance, le coefficient alpha-cronbach, le
pourcentage et toute méthode statistique appropriée ont été calculés.

Plan de recherche :

Pour faire nos recherches, nous les avons divisées en deux parties, la première
comprenant la théorique d’étude, la seconde la pratique d’étude, précédée d'une introduction
aux différentes dimensions du sujet et une problématique, suivie de la conclusion et les
résultats et les recommandations d’étude

Les chapitres de la théorique d’étude sont les suivants :

- Premier Chapitre : Le cadre théorique de l’audit interne.


- Deuxième chapitre : concept de management des risques.
- Troisième chapitre : les études précédentes.
Les chapitres de la pratique d’étude contiennent une étude statistique des résultats du
questionnaire par deux chapitres :

- Le premier : échantillon d'outils d'étude.


- Le deuxième : analyser les résultats du questionnaire.

Dans le cadre de notre recherche, peu de recherches étaient menées dans le domaine d’audit
interne et la gestion des risques, nous citerons :

 IIA.2004 « Le rôle de l’audit interne dans le management des risques de


l’entreprise ».
Le présent document a pour objet d'aider les responsables à passer en revue les audits
internes afin de résoudre les problèmes de gestion des risques au sein de l'Organisation. Il
s'agit d'un examen approfondi des audits internes et de leur rôle dans la gestion des risques.

Il a été conclu que Le management des risques de l’entreprise peut se révéler très utile à
de nombreux égards en raison de son approche structurée, cohérente et coordonnée. Lorsque
l’audit interne étend ses activités au-delà de ce rôle central, il doit prendre certaines
précautions, et notamment traiter les missions comme des services de conseil, et donc
respecter toutes les Normes y afférentes.

3
Introduction générale

 Ziani, A. (2020). Le rôle de l’audit interne dans l’amélioration de la gouvernance


d’entreprise : Cas Entreprises Algériennes. Revue Du contrôle, De La
Comptabilité Et De l’audit.
L'objectif de cette étude est de déterminer si un audit interne peut contribuer à améliorer la
gouvernance d'entreprise, en évaluant le système de contrôle interne, sa capacité à gérer les
risques, en réduisant l'asymétrie de l'information et en assurant la protection des droits des
parties prenantes.

Il a été conclu que les assurances données par un audit interne concernant l'intégrité, la
qualité et la fiabilité des informations financières permettent aux parties prenantes de
connaître le statut de leur société, et d'être ainsi satisfaites performances.

 LAMKARAF I., ZAAM H. (2019) «L’audit interne au service de la


gouvernance d’entreprise», Revue du contrôle, de la comptabilité et de l’audit.
L'objectif principal de cette étude est d'examiner la contribution de l'audit interne à
l'amélioration de la gouvernance d'entreprise. L'un des éléments essentiels de cette étude est
de fournir un cadre conceptuel intégré pour l'audit interne et la gouvernance d'entreprise.

Les résultats de cette analyse montrent que l'audit interne joue un rôle essentiel dans
l'amélioration de la gouvernance d'entreprise en évaluant le système de contrôle interne et de
gestion des risques et en réduisant les asymétries de l'information entre les différentes parties
prenantes de l'entreprise.

 LAGHRISSI H, ABDALLAH Z, DAOUI D, GUEDIRA M. (2021) «Audit interne


et gouvernance d’entreprise », Revue Internationale des Sciences de Gestion.
L’objectif est de définir les principes fondamentaux de la bonne gouvernance - c’est-à-dire les
mécanismes internes que les acteurs publics cherchent au mieux à contrôler.

Ils ressortent de cette étude que la fonction d'audit interne est un système de gouvernance
relativement important dans lequel le Comité d'audit peut influer sur la crédibilité et la
cohérence de cette fonction par le biais des comportements, du contrôle et de la protection
qu'il est censé exercer.

 BOUDIA M, DEBBI A. (2020) «La contribution de l’audit interne dans


l’amélioration de l’efficacité du contrôle interne dans l’entreprise algérienne : le
cas d’ATM Mobilis »
L’objectif de cet article est d’identifier le rôle de l’auditeur interne dans l’évaluation du
contrôle interne dans les entreprises algériennes. Pour ce faire, nous avons effectué une étude
de cas au sein de l’opérateur téléphonique ATM Mobilis.

Ils ont été conclus que le système de contrôle interne permet d'identifier les risques et les
lacunes qui empêchent l'entité d'atteindre ses objectifs. L'audit interne permet également de
contrôler les risques liés au contrôle interne exercé par l'entité.

 CHEKROUN M. « Le rôle de l’audit interne et du contrôle interne dans la


prévention et la détection de la fraude: cas d’un échantillon d’entreprises
algériennes »

4
Introduction générale

Elle résulte que l'audit interne joue un rôle de protection contre toute tentative d'actes
illicites car il est désormais au cœur du dispositif de contrôle et de réduction des risques
d'erreur et de fraude. En fait, les fonctions d'audit interne devraient être généralisées dans
toutes les entreprises algériennes afin de promouvoir une approche proactive contre la fraude.

 LEHAD1 R, BELAIDI A. 2018« LE MANAGEMENT DES RISQUES


RECRUTEMENT AU SEIN DES ENTREPRISES ALGERIENNES CAS:
ENIEM »
L’objectif de cette recherche c’est d’essayer de recenser tous les risques liés au
recrutement ainsi que les stratégies de leur maitrise dans l’entreprise publique algérienne.

Le résultat de cette recherche conclu que Le management des risques doit pouvoir
présenter une réponse aux mutations de l’environnement économique, social, technologique et
réglementaire. Pour se faire, une conception de cartographie des risques s’impose comme
outil de maitrise et d’anticipation.

 Eustache Ebondo Wa Mandzila, Daniel Zéghal.2009 « Management des risques


de l'entreprise : Ne prenez pas le risque de ne pas le faire ! »

L'objet de cet article est de présenter le concept et les pratiques de gestion globale des
risques afin d'attirer l'attention du lecteur sur les avantages et avantages qu'il peut en tirer.

 Pierre Schick, Jacques Vera, Olivier Bourrouilh-Parège.2021 « Audit interne et

référentiels de risques ».
L’objectif de cette recherche c’est Étude et identification des risques et performance du
l’audit.
La gestion des risques identifie, évalue et gère les risques. La gouvernance est la structure
de travail des différents organes de coordination et de gestion des risques.

 Articles universitaires correspondant aux termes Institute of Internal Auditors,


Internal Auditing Role in Risk Management, 2011.
Le présent document a pour objet de préciser le rôle de l'audit interne dans la mise en
œuvre de la gestion des risques par l'analyse du rôle à jouer et des moyens mis au point pour
rendre la gestion des risques plus efficace. La méthode analytique descriptive a été suivie.

Cette campagne a produit une série de résultats, dont les plus importants sont les suivants :
Les auditeurs internes ont un rôle important à jouer dans la gestion des risques, et une bonne
compréhension de la notion de gestion des risques par la direction aide le vérificateur à
élaborer un plan d'audit tenant compte de la méthode d'audit axée sur les risques.

 Risk management the reinvention of internal control and the changing rol of
internal audit Accounting.Auditing and Accountability Journal, 2003.

5
Introduction générale

Cette étude avait pour objet de déterminer la nature des fonctions de contrôle interne
qui relèvent du contrôle institutionnel en Angleterre, en mettant l'accent sur la manière dont
les procédures sont organisées par elles-mêmes dans le cadre des politiques de contrôle et de
contrôle institutionnel.

Il ressort de cette étude que plus le système de contrôle interne est solide et efficace,
moins le risque pour le projet est grand et plus l’amélioration notable de la gouvernance
d’entreprise exige que la gestion des risques soit assurée par la Section de l’audit interne et de
l’analyse des rapports financiers.

Les différences qui existent entre les études antérieures et l’étude actuelle

Sont notamment les suivantes :

Les études antérieures sont divisées en deux parties, une partie a été consacrée au rôle de
l'audit interne des institutions économiques en général et à son rôle dans la mise en œuvre et
l'amélioration de la gouvernance d'entreprise, ainsi que dans la détection et la prévention de la
fraude et de la falsification, l’autre a été consacrée aux risques, à leur gestion et à leur
traitement.

En ce qui concerne notre étude, nous avons essayé d'intégrer les deux parties en
examinant le rôle d’audit interne dans la gestion des risques, la question de savoir si les audits
internes contribuent réellement à la gestion et la mesure dans laquelle l’auditeur joue son rôle
dans la gestion et la réduction des risques.

Valeur ajoutée pour l'étude actuelle :

Cela provient de l'analyse des études qui ont précédé notre étude. La nôtre nous a permis
de constater que l'étude portait sur le rôle de l'audit interne dans la mise en œuvre de la
gestion globale des risques et sur son impact sur la gestion des risques, conformément aux
normes internationales d'audit. Nous avons cherché à comprendre cette question avec
précision et objectivité et à mettre l’accent sur les fonctions de la Section de l’audit interne :
Examiner les opérations financières et veiller à ce qu’elles soient enregistrées et gérées en
toute sécurité, en mettant l’accent sur leur contribution effective et leur rôle consultatif dans la
réduction des risques, l’identification, la mesure et le contrôle de ces risques.

Dans notre étude, nous nous sommes appuyés sur un modèle d’IMRAD à deux chapitres, axé
essentiellement sur l’aspect pratique, et aussi notre étude pratique appliquée à une collection
de banques publiques algériennes et des grandes entreprises économiques.

6
Chapitre I : Concepts
de L’audit Interne

Introduction
Section1 : Le contrôle interne.
Section2 : Généralités sur l’audit interne.
Section3 : La Conduite D’une Mission D’audit Interne.
Conclusion
Chapitre I : Concepts de L’audit Interne

Introduction :
L'audit interne est un type de procédure de contrôle par lequel l'efficacité et
l'adéquation de toutes les procédures sont examinées et évaluées. Pour cette raison, certains
l'ont considéré comme le centre de la structure de contrôle, qui assume la responsabilité de
vérifier la capacité des autres des outils de contrôle pour protéger physiquement les actifs,
assurer l'intégrité des états financiers et encourager le respect des politiques administratives
Augmenter l'efficacité opérationnelle, qui contribue à activer la gestion des risques et à
évaluer l'efficacité du système de contrôle interne pour faire face et limiter tous les risques .

Et c'est ce que nous allons essayer de mettre en évidence et de clarifier dans ce chapitre
en trois sections :

Section1 : Le contrôle interne.

Section2 : Généralités sur l’audit interne.

Section3 : La Conduite D’une Mission D’audit Interne.

8
Chapitre I : Concepts de L’audit Interne

Section1 : Le contrôle interne

Le contrôle interne est un système dans lequel il fonctionne bien et se conforme aux
lois et règlements, l'audit interne est défini comme une fonction indépendante au sein de
l'entreprise aux fins de l'évaluation périodique de ses activités au nom de l'administration
publique ou du conseil d'administration.

Il s’agit d’examiner le système de contrôle interne des entreprises pour mesurer


l’efficacité.

1. Les définitions et les principaux objectifs du contrôle interne :


1.1 Les définitions du contrôle interne :
Il existe de nombreuses définitions du contrôle interne, mais nous citerons celles qui
semblent plus pertinentes, plus complètes et qui traitent clairement de la notion de contrôle
interne et de ses objectifs.

 Selon L'institut Anglais Des Experts Comptables :


« Le contrôle interne comprend l'ensemble des systèmes de contrôle, financiers et autres,
mis en place par la direction, afin de pouvoir diriger les affaires d'une société de façon
ordonnée, de sauvegarder ses biens et d'assurer, autant que possible, la sincérité et la fiabilité
des informations enregistrées. Font partie du système de contrôle interne les activités de
vérification, de pointage, et d'audit interne ». (Schick, 2007, p. 18)

 Definition du COSO (The Committee of Sponsoring Organizations of the


Treadway Commission):
" Le contrôle interne est un processus mis en œuvre par le conseil d'administration, les
dirigeants et le personnel d'une organisation, destiné à fournir une assurance raisonnable
quant à la réalisation des objectifs suivants :

- Réalisation et optimisation des opérations.


- La fiabilité des informations financières.
- La conformité aux lois et réglementations en vigueur." (Lefebvre, 2010, p. 530)

 Définition de la Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes (CNCC) :


" Le contrôle interne est constitué par l'ensemble des mesures de contrôle comptable et
autres que la direction définit, applique et surveille sous sa responsabilité, afin d'assurer la
protection du patrimoine, la régularité et la sincérité des enregistrements comptables et des
comptes annuels qui en résultent, la conduite ordonnée et efficace des opérations de
l'entreprise, la conformité des décisions avec la politique de la Direction. " (Thiery-
Dubuisson, 2004, p. 53)

9
Chapitre I : Concepts de L’audit Interne

1.2 Les principaux objectifs du contrôle interne :


Les définitions qui précèdent permettent de faire ressortir les principaux objectifs du contrôle
interne, selon (Renard, 2010, pp. 144-147)

- Assurer la protection des actifs de l'entreprise : d'après la CNCC, le terme "


protection des actifs " est ainsi à prendre au sens large et correspond non seulement
à la " conservation physique des biens (gardiennage, protection matérielle, suivi et
contrôle des actifs) " mais aussi aux " risques provenant de l'environnement naturel
(séisme, inondation) «. ainsi aux risques provenant de l'environnement humain
(tiers, employés, dirigeants) tels que l'erreur, la négligence ou la fraude ".
- Assurer la qualité de l'information, et en particulier de l'information financière :
selon la CNCC, un bon système d'information comptable doit " permettre de
s'assurer que les documents nécessaires et les informations qui contribuent aux
prises de décisions de la direction sont produits dans les délais et avec la qualité
requise ". Ceci revient à considérer que l'information fournie et objective (elle
reflète effectivement l'état réel de l'entreprise dans son environnement) et
disponible (par exemple dans le format voulu et dans les délais appropriés à ceux
qui doivent l'interpréter).
- L’amélioration des performances : l'analyse des activités est centrale dans une
organisation ainsi le management des coûts. Or le coût des produits dépend de celui
des activités. L'analyse des coûts est un appui au contrôle interne. Ignorer le
management des coûts et son rôle dans les procédures internes reviendrait, à refuser
l'amélioration des performances.
- L’application des instructions de la Direction : le contrôle préalable au
déroulement des opérations permet de s'assurer que les objectifs des instructions
sont bien définis, que les instructions même sont claires et adressées spécifiquement
aux personnes habilitées et formées pour les interpréter correctement. De même
après le déroulement des opérations. Ainsi, nous pouvons considérer le dirigeant
comme l'ultime et unique responsable de la performance final de l'entreprise.

Section 02 : Généralités sur l’audit interne

L’audit interne est aujourd'hui un élément important de l'organisation. En raison de


l'environnement de plus en plus imparfait, les organisations doivent créer et développer la
fonction d'audit interne, qui est un mécanisme important de gestion des risques.

1.3. Evolution et définition de l’audit interne


1.3.1. Evolution historique :
Après la crise économique de 1929, l’audit devient obligatoire aux Etats-Unis. À cette
fin, la loi de 1934 sur les valeurs mobilières et la bourse a créé la Commission des valeurs
mobilières (SEC), qui a été habilitée à publier les normes comptables et à préciser les
fonctions de contrôle des auditeurs. En conséquence, L'institut américain des certificats
généraux (AICPA) a publié en octobre 1939 un document intitulé « The Statement On
Auditing Procédure (SAP) ».

10
Chapitre I : Concepts de L’audit Interne

En 1977 une organisation internationale de la profession comptable nommée « The


international federation of accountants » a été fondée dans le but de créer une forte profession
comptable. En 1996, I’IFAC était composée de 119 organismes comptables professionnels de
86 pays. Il s’agit notamment, des experts-de l’industrie, du commerce, du secteur public, de
l’éducation et ceux en rapport avec la pratique privée. La mission de L’IFAC est le
développement et la valorisation de la profession pour lui permettre de fournir des services de
qualité élevée et constante pour l’intérêt public. (BELHACHEMI, 2014, p. 80)

A partir du début du 21e siècle, la nécessite d’émettre un jugement sur la validité


globale des états financiers apparait parallèlement à la recherche de fraude ou d’erreurs. Les
méthodes de sondage sur les pièces justificatives, par opposition à leurs vérifications
détaillées, font leur apparition. Cette évolution a été imposée par la forte croissance de la taille
des organisations contrôlées qui a augmenté le coût des audits. (benhayoun, 2001, p. 08)

1.3.2. Définition de l’audit interne :


L'audit interne a permis de définir plusieurs définitions avant de confirmer le concept.

 Selon l’IIA (the Institue of Internal Auditor) « L’audit interne est maintenant une
fonction d’assistance au management. Issue du contrôle comptable et financier la
fonction audit interne recouvre de nos jours une conception beaucoup plus large et
plus riche répondant aux exigences croissantes de la gestion de plus en plus complexe
des entreprises : nouvelles, méthodes de direction (délégation, décentralisation,
motivation), informatisation, concurrence… ». (Schick, 2007, p. 05)

 Selon l’IFACI (Institut français de l’audit et du contrôle interne) : « L’audit interne


est, dans l’entreprise, la fonction chargée de réviser périodiquement les moyens dont
disposent la direction et les gestionnaires de tous niveaux pour gérer et contrôler
l’entreprise. Cette fonction est assurée par un service dépendant de la direction mais
indépendant des autres services. Ses objectifs principaux sont, dans le cadre de
révisions périodiques, de vérifier que les procédures comportent les sécurités
suffisantes ; les informations sont sincères ; les opérations régulières ; les
organisations efficaces et les structures claires et bien adaptées ». (Ammar, 2007, p.
03)
En dernier ressort, l'audit interne est une fonction qui vise à identifier les principales
lacunes en matière de gestion des risques, de contrôle et de gouvernance d'entreprise, à
déterminer les causes, à évaluer les résultats, à formuler des recommandations et à convaincre
les responsables de prendre des mesures pour atteindre les objectifs de l'entreprise
(CHEKROUN, 2013, p. 22)

L'audit interne est donc une fonction de traitement de l'information. Filtrage, inspection,
transformation et conclusion.

1.4. Les caractéristiques d’audit interne :


L'audit interne traite de tout ce que le Directeur doit faire pour assurer son bon
fonctionnement. Il y a trois activités :

11
Chapitre I : Concepts de L’audit Interne

1.4.1. Activité Indépendante :


La norme 1100 précise que « L’activité d’audit interne doit être indépendante et les
auditeurs internes doivent être objectifs dans l’accomplissement de leur travail. »

L’auditeur interne :

 Doit être rattaché au plus haut niveau de la hiérarchie.


 Ne peut pas intervenir en tant qu’opérationnel.
 Ne doit pas exercer un contrôle sur les personnes (contrôle interne ou inspection).

1.4.2. Activité d’assistance du management :


L’audit interne assiste le management en vue :

 D’optimiser le fonctionnement de l’organisation ;


 D’encourager un contrôle efficace à un coût raisonnable.
Cela est réalisable :

 En menant des enquêtes et analyses.


 En procédant à des évaluations.
 En fournissant des informations critiques et pertinentes.
 En émettant des recommandations et avis.

1.4.3. Activité d’appréciation du contrôle interne :


L’audit interne est une fonction d’appréciation et d’évaluation, dont la tâche
essentielle est notamment la validation de du contrôle interne via :

L’audit interne assiste le management en vue D’optimiser le fonctionnement de


l’organisation, Cela se fait en vérifiant la validité du contrôle interne, donc les auditeurs
interne doivent être indépendants et objectifs dans les activités qu’ils auditent afin d’être en
mesure de porter un jugement libre et impartial.

1.5. Objectifs d’audit interne :


L’audit interne a en permanence deux objectifs (CHEKROUN, 2013, p. 24):

 Assurer à la Direction l’application de ses politiques et directives et la qualité du


contrôle interne.
 Aider les responsables concernés à améliorer leur niveau de contrôle et leur efficacité
(les aider à se contrôler).
Les objectifs de l’audit interne peuvent être précisés dans quatre éléments et un système
efficace de contrôle interne permet :

- S’assurer de l’existence d’un bon système de contrôle interne qui permet de maitriser
les risques.
- Veiller de manière permanente à l’efficacité de son fonctionnement.
- Apporter des recommandations pour en améliorer l’efficacité.

12
Chapitre I : Concepts de L’audit Interne

- Informer régulièrement, de manière indépendante la direction générale : L’organe


délibérant et le comité d’audit de l’état du contrôle interne.

1.6. Organisation et positionnement de l’audit interne

L’organisation d’audit interne est comme suit :

1.6.1. L’organisation de l’audit interne :

L’audit interne a été effectué par l’intermédiaire de l’Institute of internal auditor


(IIA) qui a été installé aux États-Unis en 1942. L’IIA est défini comme une association
professionnelle internationale de 122000 membres. Il mène une activité importante dans le
domaine de la formation professionnelle et de la recherche. L'ouvrage est publié et des
conférences et séminaires organisés. D’autres groupes sont apparus, notamment l’objectif du
développement de la fonction d’audit interne, la « Confédération Européenne des Instituts
d’audit interne » (ECIAA), « L’union Francophone de L’audit interne » (UFAI).
L'Association des auditeurs internes algériens (AACIA), créée en 1993 dans le but d'élargir la
portée de l'audit interne en Algérie. Les principales activités de L’AACIA sont les suivantes :
formation, séminaires, conférences, débats et diffusion.
(http://algerieassociation.forumactif.com/t121-association-des-auditeurs-consultants-internes-
algeriens).

1.6.2. Les normes de l’audit interne

L’audit interne est une fonction effectuée dans différents environnements juridiques et
culturels, ainsi que dans des organisations présentant des objectifs, une taille, une complexité
et une structure différentes. Il peut également être exercé par les spécialistes de l'audit internes
ou externes à l'entreprise. Étant donné que ces différences peuvent affecter la pratique de
l'audit interne dans chaque environnement, le respect des normes internationales de l'IIA (ci-
après) est essentiel pour que les auditeurs internes puissent s'acquitter de leurs responsabilités.

Les normes ont pour objet : (Cadre de Référence International des Pratiques
Professionnelles de l’Audit Interne, 2013, p. 25)

 De définir les principes fondamentaux de la pratique de l'audit interne.


 De fournir un cadre de référence pour la réalisation et la promotion d'un large champ
d’intervention d'audit interne à valeur ajoutée.
 D’établir les critères d'appréciation du fonctionnement de l'audit interne.
 De favoriser l'amélioration des processus organisationnels et des opérations.

On distingue trois types des normes de l’audit interne, des normes de qualification, des
normes de fonctionnement et des normes de mise en œuvre. (Cadre de Référence International
des Pratiques Professionnelles de l’Audit Interne, 2013, p. 26)

Les Normes de qualification énoncent les caractéristiques que doivent présenter les
organisations et les personnes accomplissant des missions d'audit interne.
Les Normes de fonctionnement décrivent la nature des missions d'audit interne et définissent
des critères de qualité permettant de mesurer la performance des services fournis.

13
Chapitre I : Concepts de L’audit Interne

Les Normes de qualification et les Normes de fonctionnement s’appliquent à tous les


services d’audit.
Les Normes de mise en œuvre précisent les Normes de qualification et les Normes de
fonctionnement en indiquant les exigences applicables dans les activités d’assurance (A) ou
de conseil (C).

Tableau n°01 : Les normes de qualification et de fonctionnement


Normes de qualification
Normes de fonctionnement.
« Ce que sont l’audit interne et les
« Ce qu’ils font »
Auditeurs »

1000 : Mission, pouvoir et responsabilité 1100 2000 – Gestion de l’audit interne


: indépendant et objectivité
2010 – Planification
1110- indépendance dans l’organisation 1120-
2020 – Communication et approbation
Objectivité individuelle
2030 – Gestion des ressources
1130- Atteintes à l’indépendance et à
l’objectivité 2040 – Règles et procédures
1200 : Compétence et conscience 2050 – Coordination
professionnelle
2060 – Rapports au Conseil et à la
1210- Compétence direction générale
1220- Conscience professionnelle 2100 – Nature du travail
1230- Formation professionnelle 2110 – Management des risques
1300 : programme d’assurance et de la qualité 2120 – Contrôle
1310- Evaluation du programme qualité 1311- 2130 – Gouvernement d’entreprise
Evaluations interne
2200 – Planification de la mission
1312- Evaluation externe
2201 – Considérations relatives à la
1320- Rapport relatifs au programme qualité Planification
1330- Utilisation de la mention « conduit
conformément aux normes » 2210 – Objectifs de la mission

1340- Indication de non-conformité 2220 – Champ de la mission

2230 – Ressources affectées à la mission


2240 – Programme de travail de la mission
2300 – Accomplissement de la mission

2310 – Identification des informations

2320 – Analyse et évaluation

2330 – Documentation des informations

14
Chapitre I : Concepts de L’audit Interne

2340 – Supervision de la mission

2400 – Communication des résultats

2410 – Contenu de la communication

2420 – Qualité de la communication

2421 – Erreurs et omissions

2430 – Indication de non-conformité aux


normes

2440 – Diffusion des résultats

2500 – Surveillance des actions de progrès


2600 – Acceptation des risques par la
direction générale

Source : (Schick, 2007, p. 217)

1.7. Les formes de l’audit interne :


Le terme « audit » est aujourd'hui utilisé dans tous les domaines d'activité de l'entreprise,
peut être pratiqué par une personne d'une profession réglementée (expert-comptable,
commissaire aux comptes, auditeur interne), mais aussi par des personnes d'origines diverses
(informaticiens, avocats, ingénieurs, fonctionnaires, etc…).

1.7.1. Audit de la fonction comptable par les auditeurs :

L’audit de la fonction comptable suivi par les auditeurs internes vise à « porter un
jugement sur la maitrise de la fonction par les responsables et recommander les dispositions à
prendre pour les améliorer ». Cela signifie, que la mission de l’auditeur interne est orientée
vers le bon fonctionnement de la fonction comptable. L’auditeur interne en collaboration avec
les auditeurs externes doivent s’assurer que les procédures de contrôle interne comptable sont
fiables. Il ne s’agit pas ici d’une mission de certification des comptes.

1.7.2. L’audit opérationnel :

Selon le Dictionnaire de la langue française, « il s’agit de l’une des études menées


dans le cadre d’un audit global d’une entreprise. Contrairement à l’audit financier, qui vise à
certifier la régularité et la sincérité de l’information comptable et financière qui s’intéresse
aussi aux actions ayant une incidence sur la préservation du patrimoine, l’information
financière publiée par l’organisation. L’audit opérationnel, s’applique à toutes les actions sans

15
Chapitre I : Concepts de L’audit Interne

privilégier leur incidence sur la préservation des comptes. Il est en effet défini selon l’IIA
comme « un audit interne qui examine et évalue les processus de planification, d’organisation
et de gestion pour déterminer s’il existe une assurance raisonnable et que les objectifs et les
buts seront atteints ». L’audit opérationnel, est donc un processus qui intéresse toutes les
fonctions de l’entreprise dans le but d’améliorer ces opérations.

1.7.3. L’audit de management :

L'audit de management est une dimension nouvelle de l'audit qui constitue le stade ultime
de développement de la fonction. Il peut s’agir :

 D’une vérification de la conformité de la politique de chaque fonction par rapport à la


stratégie de l'organisation ou aux politiques qui en découlent.
 De la vérification de la façon dont les politiques sont conçues, transmises et exécutées
tout au long de la chaîne hiérarchique.
 D’audit du processus d'élaboration de la stratégie de l'organisation. Il est surtout utilisé
dans les filiales de groupes pour s'assurer du respect du processus stratégique édicté
par la maison mère.
Il ne s'agit pas d'auditer la direction générale en portant un quelconque jugement sur ses
options stratégiques et politiques. Mais, d'observer les choix et les décisions arrêtées par les
directions générales afin de les comparer et les mesurer dans leurs conséquences et attirer
l'attention sur les risques ou les incohérences et relève bien de l'audit interne.

Pratiquer l'audit de management c'est donc toujours, et quelle que soit la définition
retenue, observer la forme et non le fond (Renard, 2010, p. 50).

1.7.4. L'audit de stratégie :

L'audit de stratégie, conçu comme une confrontation de l'ensemble des politiques et


stratégies de l'organisation avec le milieu dans lequel elles se situent pour en vérifier la
cohérence globale. Le rôle de l'auditeur interne ici, se limite à souligner les incohérences.
Observons cependant que ces révélations peuvent conduire la direction générale à modifier au
fond tel ou tel point pour retrouver une cohérence globale. Mais quelle que soit l'option
appliquée, il s'agit là d'audit de haut niveau, exigeant des compétences sérieuses. Il est certain
que cette ultime étape en cours de développement laisse présager des conceptions plus
élaborées de l'audit interne.

1.7.5. Audit social :

L’audit social regroupe les formes d’audit appliquées à la gestion et au mode de


fonctionnement des personnes dans les organisations qui les emploient ainsi qu’au jeu de
leurs relations internes et externes. Cela signifie que l’audit social a pour but d’améliorer les
relations sociales que ce soit interne (relations des salariés entre eux, relations hiérarchiques,
etc.) ou externe (relations de l’organisation avec les différentes parties prenantes telles que les
actionnaires, L’Etat, les fournisseurs, etc.).

16
Chapitre I : Concepts de L’audit Interne

En effet, selon l’Institut International de l’Audit Social les quatre buts poursuivis par
l’audit social sont comme suit :

 Vérification de la conformité d’un système social ou de management aux règles et


normes nationales ou internationales qui s’appliquent à lui.
 Évaluation de l’efficacité et de l’efficience de ce système et des risques encourus.
 Appréciation de la cohérence des politiques sociales et des moyens mis en œuvre.
 Vérification de la faisabilité socio-économique d’un projet ou d’un programme.

SECTION 03 : La Conduite D’une Mission D’audit Interne

A travers cette section, nous allons essayer de présenter dans un premier lieu, la définition
de la mission d’audit interne, ses outils d’application et ses déférentes phases.

1.8. Définition de la mission d’audit interne :


Selon l’IFACI : « Une mission peut englober de multiples tâches ou activités menées
pour atteindre un ensemble déterminé d'objectifs qui s'y rapportent. » (Cadre de Référence
International des Pratiques Professionnelles de l’Audit Interne, 2013, p. 69)

Une mission d’audit est une succession d’analyses et de synthèses, scandée par les
étapes méthodologiques. Préparer les analyses, effectuer les synthèses et assurer la
progression, demande l’intervention d’une personne moins impliquée que les auditeurs dans
le détail des travaux. Cette supervision est essentielle elle est normalement assurée par le Chef
de Mission. (Cadre de Référence International des Pratiques Professionnelles de l’Audit
Interne, 2013, p. 36)

1.8.1. Missions d’audit interne :

La mission de l’auditeur consiste à effectuer des contrôles par comparaison à des normes.

Les auditeurs internes doivent prévoir et concevoir un plan d’intervention pour chaque
mission. Ce plan précise le champ d’intervention, les objectifs, la date et la durée de la
mission, ainsi que les ressources allouées. (Norme 2200).

L’objet d’une mission d’audit interne est l’étude de la maitrise des risques de l’activité, le
processus ou l’entité qu’on audite.

Toute mission d’audit se déroule en quatre grandes phases : étude, vérification,


communication et le suivi des actions de progrès.

La phase d’étude se prépare au bureau et s’effectue sur le terrain. La phase de vérification


se fait totalement sur le terrain. La phase de communication est une alternance d’actions et
d’interactions internes à l’équipe d’audit et avec les audités.

La conduite d’une mission d’audit interne est déterminée par deux critères (champs
d’application, la durée). En effet selon J. Renard, il s’agit de varier le champ d’application de

17
Chapitre I : Concepts de L’audit Interne

façon significative en fonction de deux éléments « l’objet et la fonction » (Renard, 2010, p.


210)

 L’objet : l’objet va permettre aux auditeurs de distinguer les missions spécifiques des
missions générales.
-Mission spécifique : une mission vers un point précis en un lieu déterminé (L’audit des
ventes du secteur commercial).
-Mission générale : il s’agit d’une mission qui n’a aucune limite géographique par
exemple « une mission de vente ».
 Fonction : il existe deux types différents de mission :
- La mission uni fonctionnelle : C’est une mission qui concerne la fonction qu’elle que
soit sa nature (mission spécifique ou générale).
- La mission plurifonctionnelle : contrairement à la mission unie fonctionnelle, cette
mission concerne plusieurs fonctions au cours d’une même mission.
 La durée : la durée d’une mission d’audit interne peut durer dix jours ou dix semaines
selon l’importance du sujet à traiter ou à auditer, c’est-à-dire il n’y a pas des règles qui
déterminent la durée.

1.8.2. Les phases de la mission d’audit interne :


Trois phases fondamentales caractérisent la mission d’audit interne à savoir : Phase de
préparation, phase de réalisation et phase de conclusion. (Renard, 2010, pp. 223-224)

1.8.2.1. La phase de préparation :

À cette phase la fonction d’audit commence et que les auditeurs doivent disposer d’une
grande capacité de lecture, d’attention et d’apprentissage. Il faut aussi que l’entreprise soit
bien informée, car elle a besoin de savoir ou de connaître les bonnes informations et les
personnes qui en font la demande. À cette phase, l’auditeur doit être en mesure de faire la
synthèse et de faire preuve d'imagination. Cette période peut être définie comme la période
pendant laquelle tous les travaux préparatoires sont effectués avant le début des travaux

Les Principaux points à étudier dans cette étape sont les suivants :
 Prise de connaissance du domaine.
 Identification des risques.
 Identification de la mission (objectifs généraux et spécifiques).

1.8.2.2. La phase de réalisation :

La phase de mise en œuvre bénéficie grandement des capacités de suivi, de dialogue et


de communication. L'acceptation de la reconnaissance est la condition préalable à la réussite
de l'intégration. C'est là que les capacités sont le plus utilisées analyse et objet. À ce stade,
l’auditeur a pris le contrôle des observations et des conclusions qui lui ont permis de préparer
le traitement.

Les principaux points à analyser sont les suivants :


 Réunion d’ouverture.

18
Chapitre I : Concepts de L’audit Interne

 Le travail sur le terrain.

1.8.2.3. La phase de conclusion :

La phase de clôture requiert aussi avant tout une synthèse et une capacité de rédaction,
bien que le dialogue n'ait pas été absent ces derniers temps. Cette fois, le Commissaire aux
comptes prépare et présente son produit après avoir regroupé les éléments de son produit en
établissant un rapport complet, conclusif, écrit et final appelé « Rapport d’audit interne ».

Cette étape finale se décompose comme suit :

 Projet de rapport d’audit.


 Le rapport d’audit.
 Réunion de clôture.

1.8.3. Les outils de l’audit interne :

Les outils d'audit interne sont multiples. Tous ses instruments permettent au
Commissaire aux comptes de mener ses travaux avec objectivité et efficacité.

Généralement, dans la pratique de l’audit interne, les outils utilisés par l’auditeur
présentent trois caractéristiques suivantes :

 Ils ne sont pas appliqués de façon systématique, l’auditeur choisit l’outil le mieux adapté à
l’objectif.

 Ils ne sont pas concernés seulement à l’auditeur interne, d’autres professionnels peuvent
employer ces outils comme l’audit externe, consultants, informaticiens.

 Deux outils peuvent être utilisés au cours de la même recherche (Renard, 2010, p. 307).

On peut distinguer entre deux types d’outils :

- Les outils d’interrogation : Ces outils aident l’auditeur à formuler des questions ou à
répondre à des questions qu’il pose lui-même.
- Les outils de description : Ce sont des outils qui permettent l’auditeur au détective
d'illustrer les particularités des situations auxquelles il est confronté.

1.8.3.1. Les outils d'interrogation :


Dans cette catégorie on cite : les sondages statistiques, les interviews, les outils informatiques
et les questionnaires.

1.8.3.1.1. Les sondages statistiques (ou échantillonnages) :

19
Chapitre I : Concepts de L’audit Interne

Selon (Renard, 2010, p. 308) le sondage statistique est une technique qui permet, à
partir d'un échantillon prélevé aléatoirement dans une population de référence, d'extrapoler à
la population les observations effectuées sur un échantillon.

Les sondages statistiques sont notamment utilisés lorsque l'objectif de l'auditeur est
d'estimer une grandeur (valeur monétaire, fréquence, ...) pour une population de taille
importante.

Souvent, il est très coûteux et voir impossible matériellement d'organiser un contrôle


exhaustif de l'ensemble des opérations d'un organisme. L'utilisation des sondages est une
technique courante et nécessaire en audit, qui permet de se forger une opinion raisonnable et
de formuler les recommandations adéquates pour les diligences normales.

1.8.3.1.2. Les modalités d'application :


Selon (Renard, 2010, p. 308) les recherches de l'auditeur interne peuvent être de trois natures
différentes :

 des sondages de dépistage : ce sont ceux que l'auditeur est susceptible de


réaliser lorsqu'il recherche une erreur sur facture, des inexactitudes de données
dans la paye, des omissions dans des mesures de qualité de fabrication, etc. Le
sondage de dépistage est donc à considérer comme un test, une recherche
permettant de déceler des dysfonctionnements.
 des sondages pour acceptation : dans quelle proportion une procédure est-elle
ou n'est-elle pas appliquée ? Est-ce que telle règle de sécurité est ou n'est pas
connue ? Ici le sondage a un rôle mixte : dépistage possible si on ne connaît
aucun élément de réponse ou appréciation de l'ordre de grandeur si on a
découvert un dysfonctionnement.
 des sondages pour estimation des attributs : ils sont la plupart du temps
purement informatifs.
Cependant, dans tous les cas, un relevé statistique doit toujours être fait avec précision et ne
pas s'arrêter aux résultats statistiques, mais chercher les causes de ce résultat.

1.8.3.1.3. Les Questionnaires :

1.8.3.1.3.1. Le questionnaire d’audit :

L’évaluation du système de contrôle interne nécessite la recherche des informations


relatives à l’activité auditée. Pour cela l’auditeur utilise une batterie de questions pour avoir
tout ce qu’il faut. C’est le questionnaire.

Le questionnaire est une liste de questions auxquelles on doit répondre par écrit. C’est
en général l’auditeur qui reporte les réponses sur le questionnaire. Ce dernier est rempli après
l’interview, à partir des notes prises et des documents obtenus.

Le questionnaire d’audit doit être aussi court que possible et les questions doivent être
conçus de telle sorte qu'elles évitent toute ambiguïté, l'imprécision ou la confusion.

20
Chapitre I : Concepts de L’audit Interne

Par ailleurs, la méthode d’approche par le questionnaire dépend de la crédibilité des


réponses données par les audités. A cet effet, il est nécessaire que l’auditeur interne procède à
la vérification des données collectées. (Renard, 2010, p. 309)

1.8.3.1.3.2. Le questionnaire de contrôle interne :


Selon (Renard, 2010, p. 309) le questionnaire qui porte sur l’efficacité du système de
contrôle interne de la fonction audité est appelée « questionnaire de contrôle interne (QCI) ».

Le questionnaire de contrôle interne est une liste de questions auxquelles l’auditeur


répond « oui » ou « non » (ou non applicable) afin de porter un diagnostic par simple lecture
des réponses.

Ce questionnaire permet à l’auditeur d’apprécier le niveau et de porter un diagnostic


sur le dispositif de contrôle interne de l’entité ou de la fonction auditée. Or, le questionnaire
est bâti pour que les réponses négatives désignent les points faibles du dispositif de contrôle
interne, et que les positives signalent les points forts. En fait, l’exploitation du QCI consiste
ensuite pour l’auditeur à évaluer l’impact des « non » et à vérifier la réalité des « oui ». De
plus, l’auditeur interne doit inclure le questionnaire de contrôle interne dans les documents du
travail de l’auditeur.

On soulignera que les auditeurs internes qui utilisent le questionnaire du contrôle


interne identifient plus les faiblesses en matière de contrôle interne que les auditeurs qui
n’utilisent que la Narration et, par voie de conséquence, le questionnaire de contrôle interne
est un véritable fil conducteur pour l’auditeur interne.

Le questionnaire de contrôle interne doit être revu par le responsable de mission


d’audit avant la réalisation des sondages.

1.8.3.1.4. L’interview :
L’interview est un outil important que le vérificateur utilise dans sa tâche. Ce n'est ni
un entretien ni une conversation parce que l'auditeur interne n'est pas un journaliste interviewé
par une star ou un politicien. Et voici le détective qui écoute : L'examen consiste à écouter et
non à interroger un accusé qui est à l'origine de son procès. N'oubliez pas que le Bureau du
Procureur ne doit pas être inculpé ni condamné. Le public est un arbitrage de jeu. Joe doit
faire l'objet d'une collaboration. En interne, l'interview est coopérative.

Les sept règles d’une bonne interview :

Selon (Renard, 2010, p. 337_338) Pour que l’auditeur arrive à réaliser une bonne
interview, il doit suivre les sept règles principales :

1ère règle : il faut respecter la structure ou bien la hiérarchie. L’auditeur ne doit pas procéder
à une interview sans que le supérieur hiérarchique de son interlocuteur ne soit informé.

2ème règle : L’interlocuteur de l’auditeur interne doit connaître le pourquoi et le comment de


l’interview. C'est-à-dire, il doit connaître clairement la mission de l’auditeur et ses objectifs.

21
Chapitre I : Concepts de L’audit Interne

3ème règle : Toutes les difficultés, les points fiables et même les erreurs et les anomalies
doivent être citées en même temps, en rappelant le résultat de ses toutes dernières
investigations.

4ème règle : Les conclusions de l’interview résumées avec l’interlocuteur doivent recueillir
son adhésion avec d’être communiquées et les résultats d’une interview ne doivent pas être
communiquées alors que l’intéressé ou l’audit n’a pas encore donné son avis sur les
conclusions.

5ème règle : on doit garder de toute question ayant un caractère subjectif et mettant en cause
les réponses.

6ème règle : L’auditeur interne doit savoir écouter. L’auditeur doit éviter d’être celui qui
parle plus qu’il n’écoute.

7ème règle : L’auditeur dans sa mission doit réaliser une interview et considérer son audité
comme un égal dans la conduite du dialogue.

1.8.3.2. Les outils informatiques :

De nombreuses fonctions d’audit interne à l’échelle mondiale se sont tournées vers le


microordinateur comme outil d'audit nouveau, un outil qui peut être utilisé non seulement par
les auditeurs informatiques, mais par tous les auditeurs, à titre d’exemple, l’interrogation des
fichiers. Informatiques qui sont une technique d’audit assistée par ordinateur. Elle consiste à
extraire selon certains critères, et éventuellement traiter, des informations existant sur les
supports électroniques de l’entreprise, par exemple

 La vérification des calculs et additions.


 Les comparaisons de fichiers et d’extractions d’anomalies.
 Les extractions d’échantillons.
 Le tri des fichiers selon des critères prédéfinis. (CHEKROUN, 2013, p.
102_103)

En fait, l’interrogation de fichiers informatiques constitue l'une des tendances les plus
prometteuses pour la vérification contemporaine. Améliore l'efficacité des vérificateurs, soit
de façon directe en tant qu'outil puissant de recherche et de calcul pour ses travaux, soit
indirectement en tant qu'aptitude pour les ordinateurs.

Cet outil permet également à l'auditeur de vérifier le transfert de données brutes afin
d'établir une plate-forme sécurisée pour la prise de bonnes décisions. L'interrogatoire des
fichiers informatiques est donc devenu un outil de plus en plus essentiel dans toute activité et
permet de consacrer beaucoup de temps à l'audit interne.

1.8.3.2.1. Les vérifications et rapprochements divers :


Ce ne sont pas des outils à proprement parler mais plutôt des procédés et qui sont
utilisés par l'auditeur au cours du travail sur le terrain. Les auditeurs internes n'y ont recours
que pour s'assurer de la validité des opérations effectuées. Ainsi, il en existe de multiples

22
Chapitre I : Concepts de L’audit Interne

techniques qui permettent d'obtenir une assurance raisonnable de la validité des informations
fournies. (CHEKROUN, 2013, p. 103)

1.8.3.2.2. Les vérifications :


Elles sont extrêmement diverses : les plus nombreuses sont les vérifications
arithmétiques. Signalons à ce propos les erreurs croissantes dues à la pratique des tableurs.
Ces vérifications consistent à vérifier non seulement les additions, multiplications, mais aussi
les reports. Bien que les systèmes de l'entreprise soient souvent automatisés, des erreurs ne
sont pas totalement exclues. 11 s'agit également, sans toutefois tout recalculer dans le détail
de faire des estimations sur les calculs de coûts de revient, les amortissements, la rotation des
stocks, etc. Ajoutons à cette rubrique, la vérification de l'existence de documents. L'auditeur
doit essayer de rechercher les preuves afin de valider les soldes des comptes. Dans cette
recherche, il doit donner la préférence aux documents en provenance des tiers. (CHEKROUN,
2013, p. 104)

1.8.3.2.3. Les rapprochements :


Les rapprochements constituent pour l'auditeur interne une technique de validation : on
confirme l'identité d'une information dès l'instant qu'elle provient de deux sources différentes.
Par exemple :

 Effectif déterminé par le service du personnel et effectif connu de l'unité.


 Stock comptable et stock réel.
 Vente de produits à une filiale et achats de la filiale à la société mère.
On peut donc multiplier les exemples, ces techniques sont souvent riches en leçons, et chaque
différence révèle une anomalie. (Abdelhak, 2013/2014, p. 73)

1.8.3.2.4. La confirmation des tiers :


Comme nous l'avons déjà vu, une des techniques qui a la plus grande force est la
confirmation directe des tiers. Les principaux concernés sont : les clients, les fournisseurs, les
banques, les avocats… etc.

Les demandes de confirmation sont : une position à une date donnée (le solde du
compte à une date donnée), les opérations d'une période, les litiges en cours, les signatures
autorisées…etc. (Abdelhak, 2013/2014, p. 73)

1.8.3.3. Les outils de description :


1.8.3.3.1. L’observation physique :
Le travail de l’auditeur interne ne doit pas effectuer uniquement dans son bureau.
L’auditeur doit aller sur le terrain et pratiquer l’observation physique : Aller « sur le terrain »
c’est comme allé dans une usine, visiter un secteur commercial…etc. ou même aller dans un
autre bureau. Il existe trois conditions pour la bonne pratique de l’observation physique
(Abdelhak, 2013/2014, p. 74) :

- L’observation ne doit pas être clandestine. En effet, l’auditeur interne doit informer les
responsables, concernés de sa visite. La règle générale de l’audit interne est la
transparence.

23
Chapitre I : Concepts de L’audit Interne

- L’observation ne doit pas être ponctuelle : c'est-à-dire elle dure un certain temps ou
bien elle est répétée à plusieurs reprises.

1.8.3.3.2. La narration :

L’auditeur interne utilise deux types de narrations : la narration par l’audité qui est un
outil essentiel qui permet à l’auditeur d’être un homme passif, il veut écouter et motionner
tout ce qui a été dit contrairement à l’interview, elle a pour objet de faire écrire une care
générale et la narration par l’auditeur qui n’est qu’une mise en ordre des idées et des
connaissances, en général elle est basée sur la bonne écriture, elle est structurée sur la logique
et la fascination de la lecture. (Abdelhak, 2013/2014, p. 74)

1.8.3.3.3. La grille d'analyse des tâches :


Ce document complète totalement les autres outils descriptifs. En effet, il permet de
visualiser les différentes tâches et fonctions réalisées pour chaque procédure. Les
informations recueillies par l'auditeur permettent de remplir la grille ci-après :

Tableau n°02 : la grille d’analyses des taches


Resp.courrier Resp.achats Comptable Gestionnaire Directeur Non
réaliser

Fonction

Réception O

Transcription O

Rapporo fac C
/Bc

Rapporo fac C
/BR

Vérification C
fac

Comptabilisati E
on

Ordonnanceme A
nt

Etablissement F
du chèque

Signature du A
chèque

Envoi du O
chèque

24
Chapitre I : Concepts de L’audit Interne

Source : GERARD VALIN & AL, " Controlor & Auditeur ", édition DUNOD, Paris, 2006,
page 184

Cette grille peut se présenter ainsi :


Première colonne découpage unitaire des opérations. O : Opérationnelle
Deuxième colonne nature de la tâche. C : Contrôle
 Opérationnelle. E : Enregistrement
 Enregistrement. A : Autorisation
 Autorisation. F : Financière
 Financière.
 Contrôle.

1.8.3.3.4. Le diagramme de circulation :


Le diagramme de circulation est un outil dynamique, il permet de montrer la circulation
des documents entre les différentes fonctions. Il aide l’auditeur interne à prendre une
vision complète du cheminement des informations.

Figure n°01 : Principaux symboles

Document Test/décisions

Document en plusieurs
Registre ou fichiers papier
Exemplaires

Classement definitive Fichiers informatisés

Source : GERARD VALIN & AL, « Controlor&Auditeur », édition DUNOD, Paris, 2006, p 186.

1.8.3.3.5. L’internet :
L’auditeur interne pourrait travailler de son bureau, obtenir les informations qui lui
sont nécessaires, via l’internet qui lui permet d’accéder et d’utiliser des informations
résidant sur le système informatique du siège social; obtenir des journaux et des
encyclopédies des universités et des bibliothèques; et lire des bases de données et d'autres
sources d'information du monde entier.

Comme l’internet continu à se développer, de nombreux organismes d'audit ont mis en


place cet outil précieux. Les auditeurs du monde entier trouvent l’internet ou l’intranet
(c'est-à-dire, l’internet qui est physiquement et logiquement limité à la société) un outil
utile d'audit et celui qui devient de plus en plus utile chaque jour1. En outre, la plupart des

25
Chapitre I : Concepts de L’audit Interne

auditeurs considèrent la capacité de partager des informations avec d'autres dans le monde
entier, par email être un avantage significatif de l’internet. Les auditeurs internes utilisent
l’email pour recevoir des programmes d'audit d'autres auditeurs, obtenir des informations
sur l'analyse des risques d'un expert dans le domaine ainsi que pour correspondre avec des
auditeurs collègues partout. (CHEKROUN, 2013, p. 86_87)

26
Chapitre I : Concepts de L’audit Interne

Conclusion :

Ce premier chapitre fournit une compréhension des principes de base d’audit interne.
Nous maintenons la définition IIA (Institut des auditeurs internes). Il s'agit d'une fonction
d’assistance de gestion d'entreprise, dans la mesure où le vérificateur interne aide le directeur
de l'entreprise à établir les systèmes nécessaires au bon fonctionnement de l'entreprise.
L'objectif principal de l'audit interne est donc de fournir une évaluation permanente du
système de contrôle interne de la société.

L’audit interne est devenu une nécessité absolue au sein des organisations en raison de
son rôle dans le contrôle des opérations et des risques de l'entreprise. En effet, pour remplir
efficacement ses fonctions, l’auditeur doit adopter une méthodologie rigoureuse lui permettant
d'identifier les problèmes et les déséquilibres liés aux processus opérationnels, à la gestion des
risques, au contrôle et à la gouvernance d'entreprise, d'en mesurer l'impact, et de faire des
recommandations visant en fin de compte à améliorer leur performance.

27
Chapitre II : Généralités sur
le management des risques

Introduction
Section 1: Cadre conceptuel de la gestion des risques
Section 2: Méthodologie du management des risques
SECTION 3 : le rôle de l’audit interne dans le
management des risques :
Conclusion
Chapitre II Généralités sur le management des risques

Introduction :
La mise en œuvre de toute activité exige à présent une véritable culture de contrôle qui
s’est concrétisée dans les fonctions de gestion et d’exécution des organisations. Dans ce
contexte de contrôle, la fonction d’audit interne a été créée. Les activités de contrôle d'une
organisation doivent être compatibles avec ces objectifs fondamentaux et ne pas être mises en
œuvre. Les contrôles ne sont donc pas particulièrement importants si l'organisation ne
contribue pas à la gestion des risques.

Dans ce chapitre du sujet, nous verrons dans une approche théorique, les points
suivants :

 La définition, les objectifs, les composantes.


 Les avantages, Les limites du concept de management des risques.
 La méthodologie de management des risques.
 Le rôle de l’audit interne dans le management des risques.

29
Chapitre II Généralités sur le management des risques

Section 1 : Cadre conceptuel de la gestion des risques


Un véritable système de gestion permet de mieux comprendre les risques et d’en réduire
les effets économiques potentiels. La gestion d'une entreprise n'est qu'une simple
connaissance des risques qu'elle comporte. Il importe avant tout de définir certains concepts
clefs afin de parvenir à une bonne compréhension des sujets traités.

2. Notion du risque :
2.1. Historique :

Le risque n’est pas un phénomène récent, ni un axe inédit pour aborder la gestion
d’une entreprise. Historiquement, dès les IIIe et II siècles avant J.C., les négociants chinois et
babyloniens recouraient à des pratiques de transfert et de répartition des risques. Ce sont les
Grecs et les Romains qui ont introduit les premières formes d’assurance-maladie et
d’assurance-vie. Tout comme l’assurance, les banques et autres établissements financiers ont
toujours été confrontés au risque dans tous les aspects de leurs activités. On trouve mention de
prêts au XVIIIe siècle avant J.C. à Babylone, concédés par des prêtres des temples à des
marchands. Quant aux empires grec et romain, ils ont contribué à faire évoluer les pratiques
bancaires des prêts, des dépôts et du change. Les banques utilisent le concept de risque pour
déterminer les taux qu’ils peuvent appliquer aux prêts en fonction de leur propre cout de
financement et de la probabilité de défaut. (IFACI, 2011, p. 330)

Le terme de « risque » était initialement issu du mot latin « resecare » l'italien "Rischiare",
qui signifie "oser", est le résultat d'un choix dans des circonstances incertaines plutôt que de
compter sur le destin.

2.1.1. Définitions :

Selon la définition de Larousse peut ressortie ses trois acceptions :


- Danger, inconvénient plus ou moins probable auquel on est exposé.
- Eventualité d’un événement pouvant causer la perte d’un objet ou tout autre
Dommage.
- Fait de s’exposer à un danger.

Le glossaire des normes indique également que L’IIA et l’IFACI considèrent qu'un
événement est « la possibilité qu’un événement se produise et ait une incidence défavorable
sur la réalisation des objectifs. » La définition des risques proposée par le COSO, peut
comprendre plusieurs points clefs :
 Le risque commence par la formulation d'une stratégie et la fixation d'objectifs.
Une organisation mène ses activités pour mettre en œuvre des stratégies, atteindre
des objectifs spécifiques et s'attaquer aux obstacles qui s'opposent à la réalisation
de ces objectifs. Chaque organisation a donc des stratégies et des stratégies Chacun
de ces objectifs comporte des risques particuliers.
 Le risque n’est pas une estimation à un moment donné (par exemple, le résultat le
plus probable), mais la probabilité d’un ensemble de conséquences possibles.
Comme de nombreuses issues différentes sont possibles, la notion de fourchette
crée une incertitude lorsque l'on tente de comprendre et d'évaluer les risques.

30
Chapitre II Généralités sur le management des risques

2.1.2. Classification des risques :

Le préalable à toute politique de management des risques dans l’entreprise est


l’identification de ceux-ci. Cette première phase demande l’élaboration d’une typologie des
risques qui peuvent être notamment classés de différentes façons (Montaigne.X., 1989, p.
45_56):
- Par leur nature : on distingue ainsi les risques purs et les risques spéculatifs.
- Par leur origine : ils peuvent provenir de l’entreprise elle-même ou de son environnement.
- Par leurs conséquences, soit pour l’entreprise soit pour les tiers.

2.1.3. Définition du management des risques :

La gestion des risques est un processus structuré, cohérent et continu qui s'emploie dans
l'ensemble de l'organisation à identifier et évaluer les risques, à décider des mesures à prendre
et à signaler les possibilités et les menaces qui pèsent sur la réalisation des objectifs de
l'organisation.

Selon le Committee of Sponsoring organization of the treadway commission (COSOII


report, 2004) prolongement du COSO Report (1992), « The entreprise Risk Management-
Integrated Framework » traduit en français par : « le management des risques de l’entreprise »
(IFACI & PWC, 2005, p. 5) est défini comme étant « Un processus mis en œuvre par le
Conseil d’administration, la direction générale, le management et l’ensemble des
collaborateurs de l’organisation. Il est pris en compte dans l’élaboration de la stratégie ainsi
que dans toutes les activités de l’organisation. Il est conçu pour identifier les événements
potentiels susceptibles d’affecter l’organisation et pour gérer les risques dans les limites de
son appétence au risque. Il vise à fournir une assurance raisonnable quant à l’atteinte des
objectifs de l’organisation ». (Idem, p. 3)

Il s’agit donc d’une approche rigoureuse de l’évaluation et du repérage de tous les


risques menaçant l’atteinte des objectifs stratégiques d’une organisation et implique tous les
membres de l’organisation et ce, à tous les niveaux. Le COSO II inclut les éléments du COSO
I au travers du troisième point et le complète sur le concept de gestion des risques. Le COSO
2 est basé sur une vision orientée risque de l’entreprise. (COSO)

Cette définition contient certains concepts fondamentaux

Le management des risques :

- Est un processus permanent qui irrigue toute l’organisation.


- Est mis en œuvre par l’ensemble des collaborateurs, à tous les niveaux de
l’organisation.
- Est pris en compte dans l’élaboration de la stratégie.
- Est mis en œuvre à chaque niveau et dans chaque entité de l’organisation.
- Permet d’obtenir une vision globale de l’exposition aux risques de l’organisation.
- Est destiné à identifier les événements potentiels susceptibles d’affecter l’organisation.
- Permet de gérer les risques en fonction de l’appétence aux risques de l’organisation.
- Donne à la direction et aux instances de gouvernance une assurance raisonnable quant à
la réalisation des objectifs.

31
Chapitre II Généralités sur le management des risques

- Est orienté vers l’atteinte d’objectifs appartenant à une ou plusieurs catégories


indépendantes susceptible de se recouper.

2.1.4. Les objectifs du management des risques :

Dans le cadre de la mission et de la vision de l’Organisation, le Département définit les


différents objectifs qui favorisent l’exécution de la mission, qui sont cohérents et largement
répartis dans l’ensemble de l’Organisation.

Selon (IFACI & PWC, 2005, p. 30) le cadre de référence de la gestion des risques
d’entreprise vise l’organisation en quatre catégories :

- Objectifs stratégiques : cibles de haut niveau (liées à la stratégie de l’organisation).


Ils sont en contact avec son message et le soutiennent.
- Objectifs opérationnels : objectifs généraux visant à l’utilisation efficace et efficiente
des ressources.
- Objectifs de conformité : cibles de conformité pour les lois et règlements applicables.
- Objectifs du rapport : sur la crédibilité des rapports.

2.1.5. Les avantages du management des risques de l’entreprise


Le management des risques peut aider de manière décisive l’organisation à gérer ses
risques et à atteindre ses objectifs. En bref, grâce au déploiement d’un tel dispositif, une
société est mieux armée pour atteindre ses objectifs et éviter les écueils et les impondérables.
Aux nombres de nombreux avantages qu’elle présente, nous pouvons citer :

- Meilleures chances d’atteindre ses objectifs.


- Communication consolidée de risques disparates au niveau du Conseil.
- Meilleure compréhension des principaux risques et de toutes leurs conséquences.
- Identification et communication des risques transversaux au sein de l’entreprise.
- Recentrage de l’attention sur les aspects qui comptent vraiment.
- Moins de surprises ou de crises.
- Plus grande volonté de faire ce qu’il faut comme il faut.
- Meilleures chances de faire aboutir les changements.
- Capacité d’accepter des risques supérieurs, pour des avantages supérieurs.
- Prise de risque et de décision plus éclairée.

Section 2 : Méthodologie du management des risques

La gestion des risques est un ensemble d'activités coordonnées visant à guider et à


surveiller l'Organisation en matière de risques. À cette fin, la fonction de gestion des risques
établit une carte - fondée sur des éléments normatifs et méthodologiques - qui traitent des
risques par l'adoption de solutions sélectionnées parmi les solutions disponibles.

32
Chapitre II Généralités sur le management des risques

Figure N°02 : CUBE DU COSO II

Source : https://www.sox-online.com/coso_cobit_coso_cube-new.html

2.2. Environnement interne :

L'environnement interne constitue la base structurelle sur laquelle tous les autres éléments
du cadre de gestion des risques peuvent se fonder, en termes de discipline et de structure. Ce
système est fondé sur la façon dont les risques sont compris et pris en compte par l'ensemble
du personnel de l'entité et, en particulier, par la conception et la pertinence de la gestion.
L'environnement interne est affecté par l'histoire et la culture de l'organisation.

L’environnement interne comprend plusieurs éléments (Manuel d'audit interne, 2011, pp.
4-8) : Ibid., p. 100.

- Culture du risque : Il représente un ensemble de croyances et de positions communes


qui caractérisent la manière dont l'Organisation gère les risques dans toutes ses
activités.
- L’appétence au risque : ou le désir de prendre des risques, c'est-à-dire le niveau
général de risque acceptable pour une organisation.

2.3.1. De la fixation des objectifs à la cartographie des risques :

Lorsque l’organisation se dote d’une mission et d’une vision, la direction fixe également
divers objectifs qui favorisent la réalisation de la mission, sont cohérentes et déploient dans
toute l’organisation.

2.3.1.1. Fixation des objectifs :

La fixation d’objectifs est la condition préalable pour pouvoir identifier les


événements potentiels susceptibles d’en affecter la réalisation1. Le management des risques
permet de s’assurer que la direction a mis en place un processus de fixation des objectifs et

33
Chapitre II Généralités sur le management des risques

que ces objectifs sont en ligne avec la mission de l’entité ainsi qu’avec son appétence pour le
risque.
En effet, dans le cadre de la mission de l’organisation ainsi que dans sa vision, la direction
détermine les objectifs stratégiques, conçoit une stratégie et décline les objectifs spécifiques
qui en découlent, à tous les niveaux de responsabilité de l’entreprise. Ces objectifs doivent
être alignés sur l’appétence de risque de l’entreprise, qui détermine le niveau du risque qu’elle
accepte de prendre pour les atteindre. (IFACI & PWC, 2005, p. 05)

Les objectifs de la Fondation peuvent être généralement classés selon le rapport de la


COSSO II en objectifs stratégiques, opérationnels et pratiques en matière d'établissement de
rapports et de respect des obligations. Ces objectifs sont interdépendants mais distincts.
L’objectif d’une catégorie donnée peut être un objectif pour différentes catégories et répondre
aux différents besoins de l’Organisation. Tous les fonctionnaires à tous les niveaux doivent
donc bien comprendre les objectifs de l'Organisation qui relèvent de leurs activités.
Une fois que les objectifs ont été définis et communiqués, les événements peuvent être i
dentés comme une première étape dans la cartographie des risques.

2.2.2 Cartographie des risques


La cartographie des risques est la pierre angulaire de toute démarche de gestion des
risques et constitue une étape préliminaire essentielle vers la maitrise de l’organisation.
En effet, elle est à la fois :
- Un mode de représentation et de hiérarchisation des risques.
- Un résumé de la situation à un instant donné.
- Un instrument de communication et de management stratégique.
- Une aide à la décision.
L’on utilise respectivement les expressions « top down » ou « Botton down » pour les
désigner, il est également possible de les combiner.
La responsabilité de l’établissement de la cartographie des risques est souvent la discutée
entre le ris manager et l’auditeur interne, Selon Renard (Renard, 2010, p. 101)« En
l’absence de risque manager c’est l’audit interne qui élabore la cartographie des risques de
l’organisation mais le plus souvent sans utiliser les outils statistiques, souvent très élaborés,
qui sont la spécificité du risque management ».

2.2.3 Identification des événements :


Les événements internes et externes susceptibles d’affecter l’atteinte des objectifs
d’une organisation doivent être identifiés en faisant la distinction entre risques et opportunités
(Schick, 2007, p. 14). Les opportunités sont prises en compte lors de l’élaboration de la
stratégie ou au cours du processus de fixation des objectifs.
Le COSO cite plusieurs facteurs externes, ainsi que des exemples d’événements qui sont liés.

Il s’agit de facteurs (IFACI & PWC, 2005, p. 05):

 Economiques : tels que les fluctuations de prix, la disponibilité des capitaux ou


l’abaissement des barrières à l’entrée du marché.
 Environnementaux : comme les inondations, les incendies, les séismes ou autres
événements météorologiques.

34
Chapitre II Généralités sur le management des risques

 Politiques : tels que l’élection de nouveaux responsables politiques ayant des priorités
différentes, la promulgation de nouvelles lois et règlements.
 Sociaux : à savoir les évolutions démographiques, les coutumes sociales, les
structures familiales, l’équilibre entre priorité professionnelles et familiales.
 Technologiques : comme les nouveaux modes de commerce électronique, de
stockage ou de traitement.

2.2.4 Evaluation des risques :


Les risques sont analysés en fonction de la probabilité et de l'impact des risques,
comme base pour déterminer la manière de les gérer. À cet égard, le Département a recours à
toute une gamme de méthodes qualitatives et quantitatives, allant de la collecte d'opinions
publiques et de vues de différentes personnes au benchmarking à l'utilisation de modèles de
probabilités avancés. Quelle que soit l'option retenue, il importe que ces évaluations tiennent
compte des liens entre les événements. L'impact et la probabilité de l'émergence de scénarios
extrêmes pourrait dépendre de la manière dont différents risques sont liés. Les risques sous-
jacents et les risques résiduels doivent être évalués.

2.2.4.1 Modes et techniques d'évaluation :

Il existe deux modes d'évaluation : l'évaluation quantitative et l'évaluation qualitative.


Selon le cadre COSO, «la méthodologie d'évaluation des risques d'une organisation s'appuie
sur un ensemble de techniques quantitatives et qualitatives (IFACI & PWC, 2005, p. 05):

Les techniques quantitatives :


Sont habituellement plus précises et sont utilisées dans les activités plus complexes et
sophistiquées afin d'apporter un complément aux techniques qualitatives. La mise en œuvre
des techniques d'évaluation quantitatives nécessite en règle générale un investissement et une
rigueur plus importants, et requiert parfois l'utilisation de modèles mathématiques » (Schick,
2007, pp. 14-15), probabilistes et non probabilistes. Les entreprises recourent aussi à la
technique du benchmarking qui consiste à se comparer avec les meilleures pratiques ainsi que
de procéder à la comparaison de mesures et de résultats. Ces comparaisons permettent
d'identifier les opportunités d'amélioration.

Les organisations se limitent à l'évaluation qualitative (faible, moyen, fort) quand :

- Les risques ne se prêtent pas à une quantification, où.


- Qu'il n'y a pas suffisamment de données fiables pour effectuer une quantification, ou ;
- Lorsqu'il n'est pas possible d'obtenir ou d'analyser les données moyennant un coût
raisonnable.

2.2.5 Dispositif de contrôle et maitrise des risques :

Une fois les risques évalués, l'administration prendra les mesures nécessaires pour
contrôler les événements qui représentent une menace, mais saisira les occasions d'améliorer
les conditions pour atteindre ces objectifs. Il s'agit de la gestion des risques et des activités de
contrôle.

35
Chapitre II Généralités sur le management des risques

2.2.5.1 Traitement des risques :

Selon SCHICK², c’est la décision qui doit être prise suite à l’évaluation des risques. En
effet, le management définit des solutions permettant de faire face à chacun des risques en
guise de réponses aux problèmes susceptibles de survenir. Les différentes solutions possibles
selon COSO (IFACI & PWC, 2005, p. 05): évitement, acceptation, réduction ou partage. Pour
ce faire le management élabore un ensemble de mesures permettant de mettre en adéquation
le niveau des risques avec le seuil de tolérance et l’appétence pour le risque de l’organisation.

Selon (Renard, 2010, p. 160), quelle que soit la méthode d'évaluation des risques
Chaque risque particulier doit choisir une stratégie :
- Réduire au minimum l'impact en élaborant une politique de protection.
- Réduire au minimum la redondance par une politique de prévention.

Figure N°03 : Les possibles réponses au risque

Source : Zied BOUDRIGA, « Entreprise Risk Management », Académie des Banques et


Finances, 2015, P87.
2.2.5.2 Activités de contrôle :
Les activités de contrôles sont constituées des politiques et procédures qui sont
définies et déployées afin de veiller à la mise en place et l’application effective des mesures
de traitement des risques telles que : Les revue du management, la supervision directe d’une
activité ou d’une fonction, la séparation des tâches, les contrôles intégrés dans le traitement de
l’information, les contrôles physiques, les indicateurs de performances (Kerebel, 2009, p. 12).
Toutefois, toute politique de gestion des risques exige un système d'information et de
communication approprié.

2.2.5.3 Information et communication :


Les informations utiles sont identifiées, collectées, et communiquées sous un format et
dans des délais permettant aux collaborateurs d’exercer leurs responsabilités. Le COSO
précise que l’information doit être (IFACI & PWC, 2005, p. 06) :

36
Chapitre II Généralités sur le management des risques

- Appropriée et aussi détaillée que nécessaire.


- Disponible dès que nécessaire.
- Actualisée, reflétant les données opérationnelles et financières les plus récentes.
- Exacte et fiable.
- Accessible à ceux qui en ont besoin.

2.2.5.4 Pilotage :

Le processus de gestion des risques est très vaste et est modifié en fonction des
besoins. Ce type de contrôle s'effectue par le biais d'activités de gestion permanente,
d'évaluations indépendantes ou d'une combinaison des deux. Plusieurs outils de
gestion signalent l'échec du système de gestion des risques. Il permet de résoudre les
problèmes et d'améliorer le système.

2.2.6 Les outils d’identification des risques :


Selon (leclere, 2003, p. 6)
 Le questionnaire.
 L’entretien individuel.
 L’entretien de groupe (focus group).
 Le brainstorming.
 Les tableaux d’identification des risques.

SECTION 3 : le rôle de l’audit interne dans le management des risques :

Le Cadre de référence international pour les pratiques professionnelles en matière


d'audit interne contient une position sur le rôle de l'audit interne dans la gestion globale des
risques. Il rappelle que « le rôle essentiel de l'audit interne dans la gestion des risques consiste
à donner des objectives nécessaires quant à l'efficacité des activités de gestion des risques
pour assurer une bonne gestion des risques et le bon fonctionnement du système de contrôle
interne ».

L’une des principales fonctions de la Commission (ou son équivalent) (ou son
équivalent) est de veiller à ce que les processus de gestion des risques fonctionnent
correctement et que les risques principaux demeurent à un niveau acceptable. Cette assurance
proviendra probablement de différentes sources. La direction doit être responsable, mais elle
exige des garanties plus objectives que l'audit interne. D'autres sources comprennent les audits
externes et les examens d'experts indépendants.

L’audit interne apporte normalement des assurances dans trois domaines (IIA, 2004, pp. 4-5) :
 Les processus de gestion du risque, à la fois concernant leur conception et leur
fonctionnement.
 La gestion des risques classés dans la catégorie « majeurs », y compris l’efficacité des
contrôles et autres mesures de maîtrise des risques.
 La fiabilité et la qualité de l’évaluation et de la communication des risques et de l’état
des contrôles.

37
Chapitre II Généralités sur le management des risques

2.3 Les principaux rôles de l’audit interne dans la gestion des risques :
La figure ci-après illustre cette situation en définissant les différents rôles que doit jouer la
fonction d'audit interne. Les catégories ci-après sont indiquées :

Figure N°04 : La relation entre l’audit interne et le management

Source: The Institute of Internal Auditors « IIA Position Paper: The Role of Internal Auditing
in Enterprise-Wide Risk Management »

2.3.1 Principaux rôles de l’audit interne :


Selon (IIA, 2004, p. 06) ces rôles, situés à gauche de l'échelle, font partie d'un objectif
plus large de gestion des risques. C'est l'objectif le plus important de la gestion des risques. La
fonction d'audit interne, qui est conforme aux Normes internationales pour la pratique
professionnelle de l'audit interne, peut mener à bien ces activités :

- Donner une assurance concernant les processus de gestion des risques.


- Donner l’assurance que les risques sont bien évalués.
- Évaluer les processus de gestion des risques.
- Évaluer la communication des risques majeurs.
- Examiner la gestion des principaux risques.

2.3.2 Rôles légitimes de l’audit interne, sous réserve de prendre les


précautions nécessaires :
L'audit interne peut fournir des services de conseil visant à améliorer la gouvernance,
la gestion des risques et les contrôles au sein de l'entreprise.

En général, plus le vérificateur se dirige vers la droite, plus il prend de précautions


pour préserver son indépendance et son objectivité.

Ces rôles consultatifs au milieu du spectre sont décrits comme suit (IIA, 2004, p. 06) :

 Faciliter l’identification et l’évaluation des risques.

38
Chapitre II Généralités sur le management des risques

 Accompagner la direction dans sa réaction face aux risques.


 Coordonner les activités de management des risques.
 Consolider le reportant des risques.
 Actualiser et développer le cadre de gestion des risques.
 Promouvoir de la mise en œuvre du management des risques.
 Élaborer une stratégie de gestion des risques à valider par le Conseil.

2.3.3 Rôles que l’audit interne ne doit pas jouer :


(IIA, 2004, p. 06) ces rôles, présentés dans la partie droite de l’éventail, relève de la
responsabilité de la direction. Ces rôles peuvent être définis comme suit :
 Définir l’appétence pour le risque.
 Définir des processus de gestion du risque.
 Gérer l’assurance sur les risques.
 Décider de la manière de réagir face aux risques.
 Mettre en œuvre des mesures de maîtrise du risque au nom de la direction.
 Prendre la responsabilité de la gestion des risques.

Toutefois, en ce qui concerne les mesures de prévention, le contrôle interne peut élargir sa
participation à la gestion des risques, comme indiqué dans la figure ci-
dessus, sous réserve de certaines conditions :

- Il doit être clair que la direction demeure responsable de la gestion du risque.


- La nature des responsabilités de l’audit interne doit être consignée dans la charte
d’audit et validée par le Comité d’audit.
- L’audit interne ne doit pas gérer de risque au nom de la direction.
- L’audit interne doit formuler des conseils, contester ou au contraire appuyer les
décisions de la direction, mais en aucun cas prendre lui-même des décisions
concernant la gestion des risques.
- L’audit interne ne peut pas donner d’assurance objective quant à tout volet du cadre de
gestion des risques dont il est responsable. Ce sont d’autres parties qualifiées qui
devront apporter une telle assurance.
- Toute tâche sortant du cadre des activités d’assurance doit être considérée comme une
mission de conseil, qui donne lieu au respect des Normes régissant ce type de
missions.

2.3.4 Le rôle de l’audit interne dans le processus de management des risques selon les
normes :

Selon (IFACI & PWC, 2005, p. 03), la norme 2120 sur le management des risques indique
que l’audit interne doit évaluer l’efficacité des processus de management des risques et
contribuer à leur amélioration. Afin de déterminer si les processus de management des risques
sont efficaces, les auditeurs internes doivent s’assurer que :
 Les objectifs de l’organisation sont cohérents avec sa mission et y contribuent.
 Les risques significatifs sont identifiés et évalués.
 Les modalités de traitement des risques retenues sont appropriées et en adéquation
avec l’appétence pour le risque de l’organisation.

39
Chapitre II Généralités sur le management des risques

 Les informations relatives aux risques sont recensées et communiquées en temps


opportun au sein de l’organisation pour permettre aux collaborateurs, à leur hiérarchie
et au Conseil d’exercer leurs responsabilités.

Figure N°05 : Responsabilité de l’audit interne dans le processus de management des


risques :

Audit du Gestion et
processus -soutien Coordination du
Aucune
De actif et Processus de
Intervention management Management des
continu
des risques Risques.
Participation
au processus
Source : IFACI, Normes pour la pratique professionnelle de l’audit interne, 2008, p3

Enfin, le rôle de l'audit interne dans la gestion des risques incombe à l'Administration
et au Conseil d'administration. Leur vision dans ce domaine dépendra de facteurs tels que la
culture de l’organisation, les compétences des équipes d’audit interne et les coutumes et
traditions de l’État. Toutefois, la responsabilité de la gestion des risques et l'impact potentiel
sur l'indépendance de l'audit interne doivent être soigneusement examinés et approuvés par le
Conseil d'administration.

40
Chapitre II Généralités sur le management des risques

Conclusion :
Dans ce chapitre, nous avons évoqué les généralités sur les risques ainsi que la gestion
des risques, que nous avons définies comme une approche scientifique de la gestion des
risques en anticipant les risques accidentels potentiels, en concevant et en mettant en œuvre
des actions qui minimisent les risques de pertes, car la gestion des risques est à la fois
scientifique et artistique, car elle suit des analyses factuelles de la structure des risques, en
utilisant des modèles standard et mathématiques, et est un art car elle exige de choisir le
modèle approprié et d'essayer de le généraliser avec succès et efficacité.

La fonction d'audit interne est considérée comme l'une des fonctions importantes, en
particulier lorsque son concept est transformé d'une tâche d'évaluation qui révèle des erreurs à
un processus d'estimation et de prédiction de ces erreurs. Le processus interne se concentre
sur l'évaluation et l'amélioration de la gestion des risques, où le processus d'audit de la gestion
des risques est réalisé en plusieurs étapes pour rendre compte des résultats de l'analyse et de
l'évaluation et fournir des conseils et des avis pour améliorer le programme de gestion des
risques.

41
Chapitre III Les études précédentes

42
Deuxième Partie : La pratique
de l’audit interne dans le
management des risques

Introduction
Deuxième partie : La pratique de l’audit interne
dans le management des risques
Chapitre I : Échantillon et outils d'étude
Chapitre II : analyse des résultats du
questionnaire
Conclusion
Deuxième partie la pratique d’audit interne dans le management des risques

Introduction :
L'audit interne est considéré comme l'un des piliers les plus importants de la réforme
financière. Dans ce chapitre, nous allons essayer d'évaluer dans quelle mesure un audit interne
contribue à la gestion des risques dans cinq banques publiques et cinq institutions
économiques, Alors c'est par l'intermédiaire de son agence qu'on trouve au niveau de l'état, et
puis on essaye de faire tomber la théorie du côté du terrain.

Le programme SPSS a été mis à profit pour traiter les données provenant du
questionnaire qui a été distribué aux membres de l'échantillon choisi par les banques et
institutions concernées afin de recueillir leurs vues sur l'application de la vérification interne
en tant que variable distincte et sur sa relation avec la gestion des risques en tant que variable
dépendante. C'est pourquoi le présent chapitre traitera de l'analyse descriptive des données
provenant du questionnaire, de l'examen des hypothèses d'étude et de la présentation des
résultats correspondants.

Cette partie est divisée en :


- Premier chapitre : Échantillon et outils d'étude.
- Deuxième chapitre : Analyse des résultats du questionnaire.
Deuxième partie la pratique d’audit interne dans le management des risques

Chapitre I : Échantillon et outils d'étude

Ce chapitre est une description concernant les individus et la communauté d’étude et


leur échantillon. Le questionnaire a été utilisé comme outil important pour recueillir les vues
et les réponses des chercheurs.

Section 1 : Échantillon d'étude

La communauté ou l’échantillon d'étude est un groupe des auditeurs internes et les


employés qui travaillent dans les services de contrôle interne des banques publiques et des
entreprises économiques opérant dans un état de Wilaya de Saida.

4. Échantillon d'étude :

- BEA (Banque Extérieure d’Algérie).


- BNA (Banque Nationale d’Algérie).
- CPA (Crédit Populaire d’Algérie).
- BDL (Banque de Développement Local).
- BADR (Banque de l’Agriculture et du Développement Rural).
- Sonelgaz (Société nationale de l'électricité et du gaz).
- Sonatrach (Société nationale pour la recherche, la production, le transport, la
transformation, et la commercialisation des hydrocarbures).
- OPJI (Office de Promotion et de Gestion Immobilière).
- SCIS (Société des Ciments de Saida).
- CNAS (Caisse nationale des assurances sociales).

4.1. Les membres de l'échantillon :

Ce questionnaire a été distribué à un groupe d'auditeurs internes et d'employés des


services d'audit interne dans agences précitées.

Section2 : les variables et les outils de l'étude

4.2. Les variables d'étude


Cette étude a été établie au sein de deux variables, la première représente la variable
indépendante, qui est « l'audit interne », et la seconde représente la variable dépendante, qui
est la « gestion des risques », où cette dernière comportait quatre sous-variables dépendantes
illustrées par ce qui suit figure :

45
Deuxième partie la pratique d’audit interne dans le management des risques

Figure n° 05: Variables d'étude

Source : Nous même

4.3. Les outils d'étude


Où nous nous sommes appuyés dans notre étude sur :

- L'entretien :
Où nous avons visité plusieurs fois l'échantillon de l'étude afin de recueillir des informations
et des données qui nous aideraient à mener à bien l'étude.

- -Le questionnaire :
Sur la base de ce qui a été observé lors de notre visite sur le terrain de l'échantillon
d'étude, un questionnaire a été préparé afin de l'utiliser dans toutes les données nécessaires à
l'étude, qui est un ensemble de questions posées sur le phénomène étudié. Où nous avons
distribué 40 questionnaires à 5 banques et 5 institutions économiques à travers plusieurs
méthodes, qui sont la réception sur place.

Tout cela a permis d'obtenir 40 questionnaires représentatifs de la communauté d'étude,


soit le tableau n° 03 le montre comme suit :

46
Deuxième partie la pratique d’audit interne dans le management des risques

Tableau n°03 : l'échantillon d'étude


Les Questionnaires
Nom de Questionnaires Questionnaires
questionnaires valides pour
société distribués annulées
reçus l'étude
1 BNA 05 05 05 00
2 BEA 04 04 04 00
3 BDL 04 04 04 00
4 CPA 04 04 04 00
5 BADR 03 03 03 00
6 SONELGAZ 05 05 05 00
7 SONATRACH 04 04 04 00
8 SCIS 05 05 05 00
9 OBGI 03 03 03 00
10 CNAS 03 03 02 00
Source : Nous même

4.4. Méthodes et outils statistiques :


Nous avons soumis les informations obtenues grâce à la distribution du questionnaire à
une analyse statistique à travers les méthodes statistiques fournies par le programme
statistique pour les sciences sociales (SPSS) et l’Excel.

Nous nous sommes également appuyés dans notre étude pour tester les hypothèses de
recherche sur les méthodes statistiques suivantes :

- Moyennes arithmétiques
- Écarts-types
- La valeur t- calculée
Les méthodes statistiques inférentielles, qui sont :

- Alpha Cronbach test.


- Coefficient de corrélation unilatéral.
- La régression linéaire.

Section03 : la conception du questionnaire

Le questionnaire a été conçu et les questions liées à la dépendance de l'étude aux


hypothèses de l'étude et au retour aux études et aux références scientifiques liées au sujet de
l'étude, et de s'assurer de la validité et de l'adéquation du questionnaire au sujet de l'étude,
nous avons présenté le questionnaire au professeur encadrant, et nous avons divisé le
questionnaire deux axes principaux :

Il comprend un ensemble de questions sur les caractéristiques démographiques des


membres de l'échantillon d'étude (Qualification scientifique, Fonction occupée, Expérience
professionnelle) et il se compose de 03 paragraphes.

47
Deuxième partie la pratique d’audit interne dans le management des risques

- Le deuxième axe :
Il reprend le rôle de l'audit interne et comprend 08 paragraphes.

- Le deuxième axe :
Nous y avons abordé le rôle de l'audit interne dans la gestion des risques, en ce qui
concerne :

- Détermination des risques.


- Mesure et évaluation des risques.
- Traitement des risques.
- Le suivi des risques.
Pour connaître le niveau d'impact de la formation, de la formation et de la motivation
sur l'obtention d'un avantage concurrentiel dans l'institution étudiée, le questionnaire a été
conçu selon le modèle de Likert, en utilisant les expressions de mesure présentées dans le
tableau suivant :

Tableau 04 : Échelle de Likert


Réponse Tout à fait D’accord Neutre En Totalement
d’accord désaccord en désaccord

1 2 3 4 5

Source : Préparé par l’étudiante sur la base des études précédentes.

Sur la base des pondérations, les calculs en soustrayant les limites supérieure et
inférieure de l'échelle likert sur le nombre de classes d'échelle pour obtenir la longueur de la
première classe, puis en ajoutant cette valeur à la valeur la plus basse de l'échelle.

Afin de déterminer la limite supérieure de cette catégorie, et donc les valeurs des moyennes
Les résultats informatiques de l'étude seront traités pour interpréter les données comme
indiqué dans le tableau suivant :

Tableau n° 05 : Détermination du domaine en fonction des moyennes arithmétiques

Moyenne [1.81 - [2.61 -


[1 - 1.80] [3.41 - 4.20] [4.21 - 5]
arithmétique 2.60] 3.40]

Tout à Totalement
En
L'échelle fait D’accord Neutre en
désaccord
D’accord Désaccord
Source : Préparé par l’étudiante sur la base des études précédentes.

Par le tableau n°05, si la moyenne arithmétique des réponses des répondants à propos
d'une variable ou d'une phrase se situe dans la plage [4.21 - 5], nous disons qu'elle est venue
avec un totalement désaccord, et si elle tombe dans la plage [3.41 - 4.20] on dit qu'il y a un
désaccord, mais s'il est dans l'intervalle [2,61 - 3,40] on dit qu'il est neutre, et il est d'accord si

48
Deuxième partie la pratique d’audit interne dans le management des risques

la moyenne arithmétique des réponses de l'échantillon de recherche membres tombe dans la


fourchette [1.81 - 2.60], et il est tout à fait d’accord si elle tombe dans le champ [1 - 1.80].

Chapitre II : analyse des résultats du questionnaire

La présentation d'étude pratique dans ce chapitre sera complétée par l'analyse,


l'interprétation, l'analyse et l'examen des résultats du questionnaire.

Section1 : Test du questionnaire et spécification des caractéristiques de


l’échantillon
La fiabilité des données du questionnaire a été vérifiée à l'aide du coefficient de liaison
(r) afin de déterminer si la cohérence structurelle entre les deux axes du questionnaire et le
coefficient Alpha Cronbach utilisé pour mesurer la stabilité des systèmes et les questions
posées dans le questionnaire.

4.5. Examen de la cohérence structurelle entre les axes du questionnaire :


La validité de cohérence structurelle est l'une des mesures d'honnêteté de la performance,
qui mesure dans quelle mesure les objectifs souhaités de l'outil ont été atteints, en
identifiant dans quelle mesure chacun des axes du questionnaire est lié à la moyenne
globale de tous les paragraphes du questionnaire, et le résultat était comme indiqué dans le
tableau :

Tableau n° 06 : Résultats du test de validité de cohérence structurelle pour les axes du


questionnaire
Les axes Coefficient de Niveau
corrélation r d'indication

Le premier axe : le rôle de l’audit interne 9.6.0 0.000

Le deuxième axe : le rôle de l’audit interne 9.6.0 0.000


dans le management des risques

Source : Nous même sur la base des sorties de SPSS

A travers le tableau n° 06, nous avons constaté que le coefficient de corrélation entre les
deux axes était statistiquement significatif, puisqu'il était de 0,649 au niveau de signification
0,01, de sorte que plus l'audit interne n’est important, plus la gestion des risques n’est
importante.

Il existe une corrélation entre le rôle de l'audit interne et la gestion des risques.

4.5.1. Test de stabilité :


La stabilité de l'outil d'étude vise à donner au questionnaire le même résultat s'il était
redistribué aux mêmes individus et dans les mêmes conditions. Pour vérifier la stabilité de

49
Deuxième partie la pratique d’audit interne dans le management des risques

la résolution de l'étude, le coefficient Alpha de Cronbach a été testé et le résultat était


aussi indiqué dans le tableau suivant :

Tableau N°07 : Coefficient alpha de Cronbach pour mesurer la fiabilité du


questionnaire
Nombre de phrases Coefficient de stabilité
La stabilité globale du
18 0.854
questionnaire
La stabilité générale de
08 0.670
premier axe
La stabilité générale de
10 0.817
deuxième axe
Source : Nous même sur la base des sorties de SPSS

Commentaire :
Les résultats de l'analyse statistique montrèrent que la stabilité était élevée et excellente
selon les critères statistiques convenus. Ceux du tableau ci-dessus montrent que le coefficient
Alpha de Cronbach a été estimé à 0.854 est un niveau élevé et acceptable, démontrant ainsi la
sincérité du questionnaire.
Le coefficient Alpha de Cronbach des axes varie entre (0.67 - 0.817) et c’est un
pourcentage bon et acceptable.

Il y a donc une cohérence intrinsèque dans ces axes qui les rendent possibles à étudier,
analyser et conclure.

4.5.2. Analyse des caractéristiques de l'échantillon d'étude :


En fonction des réponses fournies dans l'axe les caractéristiques de l'échantillon, ont
été déterminées en fonction des informations personnelles, en calculant leurs
pourcentages, comme indiqué :

Graphe n°01 : montre la répartition des membres de l'échantillon selon la


qualification scientifique.

autre
Qualification scientifique
10%
doctorat licence
3% 40%

master
magister
47%

Source : Nous même sur la base des sorties de SPSS

50
Deuxième partie la pratique d’audit interne dans le management des risques

Commentaires :
On note que la catégorie qui occupe la première place est la catégorie des masters et
titulaires de masters de 47%, suivie de la catégorie des titulaires de licence 40%, après la
catégorie des autres diplômes avec 10% et enfin. La catégorie des titulaires de doctorat est
de 3%, ce qui signifie qu'environ 90% de l'échantillon ont des diplômes universitaires, ce
qui indique que les fonctions d'audit interne contiennent en grande partie des compétences
titulaires de diplômes d'études supérieures, et donc ils ont la capacité de répondre au
questionnaire, ce qui renforce la confiance dans leurs réponses et augmente le degré de
confiance dans l'analyse

Graphe n°02 : montre la répartition des membres de l'échantillon selon la fonction


occupation.

fonction occupation
expert cac
3%

financier
comptable auditeur
45% 52%

Source : Nous même sur la base des sorties de SPSS.

Commentaire :

D'après les données relatives à la fonction, il ressort du cercle relationnel que 52 % de


l'échantillon étudié occupent un poste d’auditeur interne, 45 % occupent un poste de
financier/comptable, et 3 % occupent un poste d’expert/CAC.

Ainsi, plus de la moitié de l’échantillon étudié est constitué de cadres d’audit


interne qualifiés pour répondre à ce questionnaire, ce qui donne une réponse positive
aux résultats de l’étude.

51
Deuxième partie la pratique d’audit interne dans le management des risques

Graphe n°03 : montre la répartition des membres de l'échantillon selon l’expérience


professionnel.

éxperience professionnel
0% moins
de 5 ans
plus que 12%
10 ans
38%

de 5 a 10
ans
50%

Source : Nous même sur la base des sorties de SPSS

Commentaires :

Le graphe n°03 montre que 50 % de l’échantillon d’études ont une expérience de 5 à


10 ans, 38 % une expérience de 10 ans ou plus et 12 % une expérience de moins de 5 ans.
Les membres de l’échantillon ayant une expérience de l’audit interne pendant cinq ans ou plus
indiquent donc que la plupart d’entre eux ont une ancienneté professionnelle qui leur permet
d’être objectifs et crédibles dans la réalisation du questionnaire, ce qui renforce la confiance
dans les résultats.

Section 02: Présentation des résultats de l’étude

Les axes du questionnaire seront analysés en fonction de la moyenne arithmétique et


de la dérive normative des réponses aux questions du questionnaire, sur la base de l'échelle de
Likert, et l'analyse descriptive des réponses d'un échantillon d'étude pour chacun des axes du
questionnaire.

4.7. Analyse des réponses de premier axe :


Le tableau n° 08 indique les vues des membres de l'échantillon, dans le premier axe,
sur le rôle de l'audit interne dans l’entreprise, en utilisant la moyenne arithmétique et l'écart
type.

52
Deuxième partie la pratique d’audit interne dans le management des risques

Tableau n° 08 : Attitudes des réponses des répondants vis-à-vis des énoncés du premier
axe
Orientation
Questions Moyennes Variances
générale
L’existence d’un service d’audit interne donne plus Tout à fait
1.20 0.164
d’importance à l’entreprise. d’accord
L’audit interne vise à s’assurer que les données Tout à fait
1.70 0.472
comptables enregistrées sont exactes et correctes. d’accord
L’audit interne s’occupe d’assurer la protection
1.87 0.369 D’accord
adéquate des actifs.
Le but de l’audit interne est d’éliminer et de Tout à fait
1.50 0.308
découvrir les erreurs. d’accord
Le service d’audit interne s’assure le respect de
l’application des procédures de gestion internes par 1.97 0.25 D’accord
tous les autres services d’entreprise.
Le service d’audit interne examine les transactions
financières et s’assure de l’intégrité de leur 1.98 1.051 D’accord
enregistrement et de leur conservation.
Le service d’audit interne juge de la validité des états
2.33 0.943 D’accord
financiers définitifs.
L’avantage de l’audit interne se reflète positivement Tout à fait
1.25 0.192
sur l’audit externe de l’entreprise. d’accord
Tout à fait
Le rôle de l’audit interne 1.725 0.133
d’accord
Source : Nous même sur la base des sorties de SPSS

A travers le tableau n° 05, l'énoncé du premier axe sera analysé dans l'ordre suivant :

Question 01 :

L’échantillon étudié montre que l'existence d'un service d'audit interne est d'une importance
significative pour l’entreprise, car l'orientation générale des réponses des individus de
l'échantillon était très conforme, et la moyenne arithmétique des réponses était égale 1.20 à
celle du domaine d'approbation totale [1 - 1.80], cela montre que les normes susmentionnées
sont très favorables.

Question 02 :

Les répondants de l'échantillon étudié ont confirmé que le service d'audit interne avait pour
objectif de s'assurer que les données comptables enregistrées sont exactes et correctes,
l'orientation générale de l'échantillon étant entièrement conforme, et la moyenne arithmétique
des réponses étant de 1.70 dans le domaine [1 - 1.80], démontrant un haut niveau de soutien
selon les normes en question.

Question 03 :

En ce qui concerne la responsabilité de l’audit interne de la protection des actifs, l'orientation


générale des réponses de l'échantillon d'étude était d’accord et la moyenne arithmétique était

53
Deuxième partie la pratique d’audit interne dans le management des risques

de 1,78 et appartenait au domaine [1.81 - 2.60] de tous d’accord. Cela montre que le niveau
d’appui est conforme aux critères susmentionnés.

Question 04 :

Les personnes interrogées dans l'échantillon appartenant aux entreprises et aux banques
étudiés soutiennent que l'objet de l'audit interne est de découvrir et d'éliminer les erreurs,
l'orientation générale des réponses des membres de l'échantillon étant tout à fait cohérente et
la moyenne arithmétique de 1,09 et donc de très haute [1 - 1.80] .Cela démontre un haut
niveau d'appui et d'excellence selon ces critères.

Question 05 :

L'échantillon d'étude a considéré que le service d'audit interne s'assure du respect de


l'application des procédures de gestion interne par tous les autres services de l'entreprise, les
réponses des membres de l’échantillon allant vers l’approbation et la moyenne arithmétique
de 1.97 et appartenait au domaine d’approbation [1.81 - 2.60]. Cela montre que le niveau
d’appui est conforme aux critères susmentionnés.

Question 06 :

Pour ce qui est de l'examinassions des transactions financières et s’assure de l’intégrité de leur
enregistrement et de leur conservation par service d’audit interne, les réponses des membres
de l’échantillon ont été approuvées, la moyenne arithmétique étant de 1.98 et relevant du
domaine d’approbation [1.81 - 2.60]. Cela montre que le niveau d’appui est conforme aux
critères susmentionnés.

Question 07 :

Le service d’audit interne jugement de la validité des états financiers définitifs a bénéficié
d'un appui considérable car les réponses de l'échantillon d'étude se dirigent vers l'approbation
et la moyenne arithmétique est de 2.33 et appartient au domaine [1.81 - 2.60] de tous
d’accord. Cela montre que le niveau d’appui est conforme aux critères susmentionnés.

Question 08 :

L'audit interne est positivement reflété par l’audit externe de l'entreprise, ce que les membres
de l'échantillon d'étude ont confirmé par leur réponse entièrement positive, où la moyenne
arithmétique est égale à 1.25 et appartient au domaine d'étude [1 - 1.80], c'est-à-dire la zone
d'approbation élevée .Ce qui indique un degré élevé de soutien selon les critères mentionnés.

L’axe 01 :

D'après le tableau ci-dessus nous avons constaté que la moyenne arithmétique du premier
axe était estimée à 1.725 et l'écart type était de 0.133, ce qui indique une forte approbation et
cela relève de la première catégorie de l'échelle de Likert, ce qui démontre l'efficacité de
service d'audit interne en ce qu'elle apporte une valeur ajoutée à l'entreprise et aide à atteindre
ses objectifs.

54
Deuxième partie la pratique d’audit interne dans le management des risques

4.8. Analyse des réponses de deuxième axe :


Le tableau n°8 présente les opinions des membres de l'échantillon pour le deuxième axe sur le
rôle de l'audit interne dans la gestion des risques à travers l'utilisation de la moyenne
arithmétique et de l'écart type.

Tableau n° 09 : Attitudes des réponses des répondants vis-à-vis des énoncés du deuxième
axe
Orientation
Questions Moyennes Variances
générale
L’audit interne fournit des informations précises à la
direction générale pour prendre ses décisions et Tout à fait
1.65 0.541
l’aider à examiner et évaluer l’intégrité du système d’accord
de gestion des risques.
Le service d’audit interne dispose d’un mécanisme
2.10 0.554 D’accord
qui aide à la gestion des risques dans l’entreprise.
Les employés du service d’audit interne ont une
connaissance suffisante des principes de gestion des 2.03 0.589 D’accord
risques d’entreprise.
Le service d’audit interne travaille en collaboration
avec le service responsable de gestion des risques 2.15 0.644 D’accord
pour identifier les risques.
Les responsabilités et les taches du service d’audit
interne en matière de gestion des risques sont 1.88 0.728 D’accord
clairement et précisément définies.
Le service d’audit interne contrôle le processus
d’identification et la gestion des risques par le 1.97 0.743 D’accord
service concerné.
Le service d’audit interne élabore un rapport sur les
Tout à fait
résultats de l’examen concernant la gestion des 1.80 0.421
d’accord
risques.
Le service d’audit interne capable de mesurer et
2.13 0.420 D’accord
évaluer facilement les risques.
Le service d’audit interne propose les moyens, et les
mécanismes appropriés pour faire face aux différents 2.18 0.456 D’accord
risques potentiels.
Les recommandations faites par l’auditeur interne
1.90 0.554 D’accord
permettent d’éviter les risques.
Le rôle de l’audit interne dans le management des
1.9775 0.213 D’accord
risques.
Source : Nous même sur la base des sorties de SPSS

A travers le tableau n° 05, l'énoncé du deuxième axe sera analysé dans l'ordre suivant :

Question 01 :

L’échantillon a convenu que l’audit interne fournit des informations précises à la direction
générale pour prendre ses décisions et l’aider à examiner et évaluer l’intégrité du système de
gestion des risques, la réponse est bien acceptée et c'est ce que nous concluons par la

55
Deuxième partie la pratique d’audit interne dans le management des risques

moyenne arithmétique 1.65 situé dans le domaine [1 - 1.80]. L’orientation de cette question
était totalement d’accord selon les critères mentionnés.

Question 02 :

L'échantillon convient que Le service d’audit interne dispose d’un mécanisme qui aide à la
gestion des risques dans l’entreprise, et c'est ce que nous déduisons de la moyenne
arithmétique de 2.10, et par rapport de l'échelle de Likert Pentavalent où l'orientation de cette
question était D’accord.

Question 03 :

Les membres de l'échantillon se sont accordé que les employés du service d'audit interne ont
une connaissance suffisante des principes de gestion des risques d'entreprise, les réponses de
l'échantillon d'étude se dirigent vers l'approbation et la moyenne arithmétique est de 2.03et
appartient au domaine [1.81 - 2.60] où l'orientation de cette question était D’accord selon
critères susmentionnés.

Question 04 :

En ce qui concerne le fait que le service d'audit interne travaille en collaboration avec le
service en charge de la gestion des risques pour identifier les risques, la tendance générale des
réponses des membres de l'échantillon est concordante et la moyenne arithmétique des
réponses des individus vaut 2.15 et il appartient à [1.81 - 2.60] c’est-à-dire d'accord, ce qui
indique un bon degré de soutien selon les normes mentionnées.

Question 05 :

L'échantillon convient que Les responsabilités et les taches du service d’audit interne en
matière de gestion des risques sont clairement et précisément définies, la réponse est
considérée comme acceptable. C'est ce que nous déduisons du score moyenne arithmétique de
2.75, et par rapport à l'échelle de Likert où la direction de la question était D’accord selon les
critères mentionnés.

Question 06 :

En ce qui concerne le contrôle interne du processus d'identification et de gestion des risques


par le département concerné, l'orientation générale des réponses des membres de l'échantillon
a été pleinement respectée, la moyenne arithmétique des réponses individuelles est de 1.97, ce
qui indique un niveau de soutien très élevé selon ces critères.

Question 07 :

L'échantillon convient que Le service d’audit interne élabore un rapport sur les résultats de
l’examen concernant la gestion des risques, et la réponse est considérée comme très
acceptable. C'est ce que nous déduisons de la moyenne arithmétique de 1.80, et par rapport à
l'échelle de Likert, la direction de la question était tout à fait d’accord.

56
Deuxième partie la pratique d’audit interne dans le management des risques

Question 08 :

En ce qui concerne la capacité de la section d'audit interne de mesurer et d'évaluer facilement


les risques, nous notons que les réponses des personnes de l'échantillon ont été corroborées,
l'orientation générale des réponses des personnes de l'échantillon étant à peu près égale à la
moyenne arithmétique des réponses individuelles de 2.13, ce qui dénote un bon niveau de
soutien en fonction de ces critères.

Question 09 :

L’échantillon montre que Le service d’audit interne propose les moyens et les mécanismes
appropriés pour faire face aux différents risques potentiels, car l'orientation générale des
réponses des individus de l'échantillon était conforme, et la moyenne arithmétique des
réponses était égale 2.18 à celle du domaine d'approbation totale [1.81 - 2.60], cela montre
que les normes susmentionnées sont favorables.

Question 10 :

Les répondants de l'échantillon étudié ont confirmé que les recommandations faites par
l’auditeur interne permettent d’éviter les risques, l'orientation générale de l'échantillon étant
entièrement conforme, et la moyenne arithmétique des réponses étant de 1.90 dans le domaine
[1.81 - 2.60], démontrant un bon niveau de soutien selon les normes en question.

L’axe 02 :

Avec le tableau ci-dessus nous avons constaté que la moyenne arithmétique du deuxième axe
était estimée à 1.9775 et l'écart type était de 0.213, ce qui indique une bonne approbation et
cela relève de la deuxième catégorie de l'échelle de Likert, ce qui démontre le rôle important
de l’audit interne dans le management des risques.

4.9 Teste des hypothèses :

Le cadre des objectifs poursuivis par l'étude, nous allons tester les hypothèses d'étude, en
exposant et en analysant les résultats. Le test d'un échantillon de T a été utilisé pour vérifier
que la moyenne arithmétique des personnes interrogées est inférieure ou supérieure à la
moyenne de l'instrument de mesure. Où la valeur standard a été choisie pour la valeur
moyenne 3, et elle est situé au milieu au troisième terme [2.61 - 3.40], et le niveau de
signification a été déterminé de 0,05, si le niveau de moral de signification est inférieur à 0,05
Rejeter l'hypothèse nulle et accepter l'hypothèse alternative et vice versa.

Pour être testés, ils sont formulés comme suit :

Première hypothèse :

Hypothèse nulle H0 : L'audit interne n'est pas une fonction essentielle de toutes les entreprises
économiques et ne contribue pas à créer une valeur ajoutée et à atteindre les objectifs
poursuivis.

57
Deuxième partie la pratique d’audit interne dans le management des risques

Hypothèse alternative H1 : L'audit interne est une fonction essentielle de toutes les entreprises
économiques qui contribue à la création de valeur ajoutée et à la réalisation des objectifs
poursuivis.

Deuxième hypothèse :

Hypothèse nulle H0 : L'audit interne n'aide pas à fournir des services de conseil à la direction
et des rapports sur les risques pour l'entreprise.

Hypothèse alternative H1 : L'audit interne contribue à fournir des services de conseil à la


direction et des rapports sur les risques pour l'entreprise.

Tableau n°10 : Résultats des tests d'hypothèses sur les axes.


Les axes Test T Signification
Premier axe 29.896 0.000
Deuxième axe 17.667 0.000
Source : Nous même sur la base des sorties de SPSS

Commentaire :

Dans le tableau n°10 , on note que le premier axe est un indice mesurable de 0,00, ce
qui est beaucoup plus faible que la valeur du niveau de la Signification 0,05 à un niveau de
confiance de 95%, et que la valeur T calculée est de 29.896 à un indice de 0,05 ce qui signifie
que l'hypothèse nulle est rejetée et que l'hypothèse alternative est acceptée, la première
hypothèse est validée comme suit :

L'audit interne est une fonction essentielle de toutes les entreprises économiques qui
contribue à la création de valeur ajoutée et à la réalisation des objectifs poursuivis.

Le second axe est défini par une valeur significative de 0,00, qui est beaucoup plus
faible que la valeur de la signification 0,05 à un niveau de confiance de 95%, et la valeur T
calculée est de 17.667 à un niveau de 0,05 ce qui signifie que l'hypothèse nulle est rejetée et
que l'hypothèse alternative est acceptée, nous confirmons la validité de la deuxième hypothèse
comme suit :

L'audit interne contribue à fournir des services de conseil à la direction et des rapports sur
les risques pour l'entreprise.

4.9.1 Formulaire d'étude statistique

Après avoir prouvé la validité des hypothèses, où l'audit interne a un rôle dans la
gestion des risques, nous allons essayer par un modèle statistique de mettre en évidence la
contribution de chaque étape dans cette méthode, basée sur le modèle linéaire simple du
programme SPSS.

4.9.1.1 Test de normalité :

Pour déterminer la soumission des données à la distribution normale, on s'est appuyé sur la
norme Kolmogorov-Smirnov Test (K-S).
Les hypothèses suivantes ont été testées :

58
Deuxième partie la pratique d’audit interne dans le management des risques

- Hypothèse nulle H0 : Les données suivent la distribution normale.


- Hypothèse alternative H1 : Les données ne suivent pas la distribution normale.

Tableau n°11 : Indique Test de normalité avec Kolmogorov-Smirnov


Test de normalité : Signification
Kolmogorov-Smirnov
Test de répartition naturelle
0.952 0.325

Source : Nous même sur la base des sorties de SPSS

Commentaire :

Le tableau n°11 indique le niveau signification de tous les axes, on observe que le
niveau de signification de 0,335 est supérieur à 0,05, ce qui implique le rejet de l'hypothèse
alternative et l'acceptation de l'hypothèse nulle, et donc les données disponibles suivent une
distribution normale.

4.9.2 Analyse de variance ANOVA 1 facteur :


Pour l'analyse du contraste F simple, les hypothèses doivent être définies comme suit :

Hypothèse nulle H0 : Il n'y a pas de différence entre les réponses moyennes des individuelles
en fonction des qualifications scientifique.

Hypothèse alternative H1 : Il existe des différences entre les réponses moyennes des
individus en fonction des qualifications scientifiques.

Tableau n° 12 : Différence entre les réponses moyennes en fonction des qualifications


scientifiques.
Les axes Test F Significations

Premier axe 0.719 0.547

Deuxième axe 1.244 0.308

Source : Nous même sur la base des sorties de SPSS

Commentaire :
Les différences entre les axes n'ont aucune indication dans l'ordre car les valeurs
0.547 et 0.308 est supérieure à 0,05 alors en rejetant ainsi l'hypothèse alternative H1 et
acceptant l'hypothèse nulle H0 disant : Il n'y a pas de différence entre les réponses
moyennes des individuelles en fonction des qualifications scientifique.

4.9.3 Classement du modèle :

L'hypothèse de l'effet de la variable indépendante du modèle sur la variable


dépendante sera testée selon la méthode de régression linéaire simple comme suit :

59
Deuxième partie la pratique d’audit interne dans le management des risques

Affichage des données :

X est la variable dépendante (gestion des risques).


Y est la variable indépendante (le rôle de l'audit interne).

Tableau n° 13 : Test de la qualité du modèle entre la variable indépendante et la variable


dépendante, le test d'effet, Modèle de relation simple entre la variable indépendante et la
variable dépendante.
Coefficient
Qualité du Coefficient de Test d'impa Valeur de
Modèle de liaison Modèle
modèle F sélection R² ct T signification
R
la variable
la variable Impact sur la
indépenda
dépendante
nte gestion
9.6.0 72.68. 9..70 22.68. 9.999
le rôle de Y= 0.165x +0.8.5
gestion des
l'audit
risques
interne
Source : Nous même sur la base des sorties de SPSS.

Y= 0.165x +0.8.5
Examinez les puissances du formulaire :

Ce tableau montre que la valeur de F égale à 27.684 et est une fonction statistique au
niveau de référence 0.01, qui indique la qualité du modèle de relation entre l'audit interne, la
gestion globale des risques et la validité de l'utilisation du modèle.La Coefficient de liaison R²
est de 9..70,ce qui indique que l'audit interne représente un 42.1% Changement dans la
gestion des risques, et les 57.9 % restants sont dus à d'autres facteurs en plus des erreurs
aléatoires résultant de la précision de la sélection de l'échantillon et des unités de mesure et
autres...

4.10 Débat et analyse des résultats de l'étude :

Afin de comprendre le rôle de l'audit interne dans la gestion des risques, nous avons
mené une étude pratique auprès d'un groupe d'institutions et de banques de la Wilaya de
Saida, et nous avons basé notre enquête sur la distribution du questionnaire à un groupe
d'experts comptables, de directeurs financiers, et des auditeurs internes.
Le questionnaire comprenait deux axes : Le rôle de l'audit interne dans l'organisation et son
rôle dans la gestion des risques.

Avec l'étude théorique, nous avons trouvé :

- Le service d’audit interne est essentiel à l'entreprise.


- Les normes doivent être observées Pour atteindre la plus grande efficacité.
- L’audit interne est la référence de base pour l'information et la précision pour prendre
Les bonnes décisions.
- L'audit interne fait des recommandations, des avis et des suggestions à la haute
direction pour améliorer l'efficacité et l'efficience des processus de gestion des risques,
en fonction desquels les décisions sont prises.

60
Deuxième partie la pratique d’audit interne dans le management des risques

- La fonction d’audit interne renforce le système de contrôle interne et est donc


tributaire des départements.

L'étude pratique et l'analyse statistique des données de l'étude nous ont permis de :

- 90% membres de l’échantillon étaient titulaires d’un diplôme universitaire, ce qui


indique qu’ils sont de bon niveau scientifique.
- 52% personnes de l’échantillon d’étude étaient des auditeurs internes, ce qui renforce
leurs réponses au questionnaire.
- les membres de l’échantillon possèdent une expérience professionnelle suffisante de 5
à 15 ans, soit 88 % de l’ancienneté et de l’expérience professionnelle des travailleurs.
- Il existe une relation entre les fonctions d'audit interne et la gestion des risques.
- Il n’y avait pas de différence entre les moyennes de réponses individuelles selon les
qualifications scientifiques.

Les hypothèses d'étude ont été testées, de nombreux résultats qui peuvent être obtenus ont
été atteints dans ce qui suit :

- De nombreux travailleurs des institutions économiques reconnaissent le rôle moderne


de l'audit interne dans la gestion des risques.
- L’auditeur interne était attentif à inclure des informations sur les risques lors de la
rédaction du rapport d'audit interne.
- L'audit interne avait pour s’assurer que les actifs de l'entreprise étaient suffisamment
protégés.
- Un audit interne est important pour l'évaluation des risques par la collaboration entre
la gestion des risques et la gestion des audits internes, ainsi que par l'échange et la
coordination d'informations afin de réduire et d'éviter les risques futurs.
- Le but de l'audit interne est d'éliminer les mystères, de découvrir des erreurs et de
manipuler les comptes. Les résultats ont montré que l'audit interne favorise la qualité
et réduit le risque.

61
Deuxième partie la pratique d’audit interne dans le management des risques

Conclusion :

Ce chapitre présente une étude réalisée sur le terrain dans cinq institutions et cinq
banques de Wilaya de Saïda, pour un objectif de définir le rôle des audits internes dans la
gestion des risques. Et ceci en diffusant le questionnaire auprès des institutions, qui contient
deux axes.

Les résultats ont montré que l'audit interne joue un rôle important dans la gestion des
risques et que les recommandations de l'audit interne aident à éviter les risques, mais aussi à
développer la gestion des risques.

62
Conclusion générale
Conclusion générale

Conclusion générale :

L’audit interne est une activité indépendante et objective qui donne à l’entreprise une
assurance sur le degré de maitrise de ses opérations, lui apporte ses conseils pour les
améliorer et contribue à créer de la valeur ajoutée.

Toutes les institutions économiques devraient être des services de gestion du risque,
qui leur permettront de mieux identifier et mesurer les risques, l’audit interne permettra
d’assurer le bon fonctionnement et la maitrise de processus de gestion des risques de la
société notamment tous les processus concourant à la sauvegarde des actifs.

Finalement, l'aspect théorique du sujet a été renforcé par une étude pratique dans cinq
banques et cinq institutions économiques dans la wilaya de Saïda, où l'étude s'est concentrée
sur l'audit interne et le management des risques dans les institutions économiques. En
conclusion de cette étude scientifique à tous les niveaux, nous avons pu tirer un ensemble de
conclusions, un ensemble de recommandations, entre autres.

Résultats de l’étude :
1. L'audit interne est une fonction interne qui exerce une activité de contrôle interne
indépendante.
2. Le service de l'audit interne est conscient de l'importance de la gestion des risques.
3. L'audit interne contribue à l'évaluation et à l'amélioration de la gestion des risques et
des systèmes de contrôle interne.
4. Le programme de gestion des risques est évalué et vérifié par le service d’audit interne
ou par un auditeur externe.
5. Les institutions économiques sont exposées à de nombreux risques, et nous avons
abordé certains d'entre eux dans notre étude, qui ont chacun un aspect particulier, et de
manière générale un impact négatif sur le fonctionnement des institutions.
6. Les résultats de l'étude ont montré que le but de l'audit interne était d'éliminer les
excès et de détecter les erreurs de calcul.
7. La gestion des risques a pour objet de veiller à ce que les activités et les opérations des
entreprises ne fassent pas l’objet de pertes inacceptables, de contrôler les risques et
d’en assurer le suivi afin de déceler rapidement les écarts et les dépassements de seuil
de risque identifiés par la haute direction et de réduire au minimum les risques
auxquels l’institution est exposée.
8. L'audit interne est un outil efficace de gestion des risques.
9. L'utilisation d'un auditeur interne dans les services et les institutions étudiés rend le
contrôle interne plus efficace et plus efficient.
10. L’auditeur interne fournit des conseils en gestion des risques et n’a pas pour tâche de
gérer les risques.
11. L'audit interne fournit des informations aux hauts responsables pour les aider à
prendre des décisions et à examiner et évaluer l'intégrité du système de gestion des
risques.
12. Pour assurer le succès de l'audit interne et le bon fonctionnement de l'audit interne, ce
poste doit être placé sous l'autorité du plus haut fonctionnaire de l'administration.

64
Conclusion générale

13. La gestion des risques est une méthode scientifique qui permet de traiter les différents
risques en permettant de détecter leurs causes et leur gravité, puis de déterminer leur
nature et leur type, après quoi ils sont évalués et analysés.
14. Les principales mesures de gestion des risques sont les suivantes : identification des
risques, mesure des risques, gestion des risques et contrôle des risques.

Suggestions :
Comme nous en sommes arrivés à la conclusion, nous présentons un certain nombre de
suggestions que nous jugeons nécessaires pour les institutions économiques en général, parmi
lesquelles nous citerons :

- Les institutions économiques doivent mettre en place un système d'information


permettant d'identifier et de mesurer avec précision les risques.
- Adopter et traiter des méthodes scientifiques modernes et sophistiquées de détection
des risques.
- Évaluation continue de l’audit interne par le contrôle interne.
- La nécessité pour les institutions économiques d'accorder une grande attention à la
gestion des risques.
- S’employer à renforcer en permanence l’indépendance de l’auditeur interne afin qu’il
puisse s’acquitter pleinement de ses fonctions.
- Renforcer les procédures de contrôle et d’audit des institutions.
- Des ressources financières et humaines suffisantes sont nécessaires pour la fonction
d'audit interne.
- La nécessité d'accorder davantage d'attention et d'appuyer le suivi et la coordination
entre les services de gestion des risques et les services d'audit interne.
- Assurer une bonne formation du personnel afin de réduire les erreurs techniques.
- Engager Les institutions économiques à mettre un système de gestion des risques en
tant que partie intégrante de leur gestion.
- Utiliser des références internes dans les services et institutions étudiés afin de rendre
le contrôle plus efficace et plus efficient.

Horizons de recherche:
Notre étude porte sur des défis qui constituent un véritable foyer de tension dans
l’activité des institutions économiques, mais la connaissance du sujet à l’avenir est nécessaire,
d’autant plus que ce domaine est riche de recherches et qu’il est prometteur d’attirer
l’attention des étudiants à divers égards.

Ainsi, nous avons contribué, même si peu, à l’enrichissement de ce sujet, qui nécessite
beaucoup d’efforts et de résultats scientifiques, On pourrait donc à l’avenir se pencher sur :

1. Coordination entre l'audit interne et l'audit externe et son rôle dans la gestion des
risques.
2. Examiner les processus de gestion des risques et leur rôle dans l'amélioration du
fonctionnement des institutions économiques.

65
Bibliographie

66
Bibliographie

Ouvrage:
 Renard J. (2004), Théorie et pratique de l’audit interne, édition d’Organisation,
5ème édition, Paris.
 Renard J. (2009), Théorie et pratique de l’audit interne, édition d’Organisation,
7ème édition, Paris.
 Renard J. (2010), Théorie et pratique de l’audit interne, édition d’Organisation,
7ème édition, Paris.
 IFACI (1995), La conduite d’une mission d’audit interne, édition Dunod, Paris.
 IFACI et PWC (2002), La pratique du contrôle interne : COSO II report, édition
d’Organisation, Institut Français de l’Audit et du Contrôle Interne et Price
Waterhouse Coopers, Paris.
 IFACI et LEMANT O (1995), La conduite d’une mission d’audit interne, édition
Dunod, 2éme édition, Paris, 1995.
 IFACI, L’urbanisation du contrôle interne, paris, octobre 2008.
 IFACI (2009), Normes internationales pour la pratique professionnelle de l’audit
interne, Institut Français de l’Audit et du Contrôle Internes, Paris.
 IFACI et PWC (2005), Le management des risques de l’entreprise – cadre de
référence – techniques d’application : COSO II report, édition d’Organisation,
Institut Français de l’Audit et du Contrôle Interne et Price Waterhouse Coopers,
Paris.
 Gamonet j. (2006), Modélisation du risque opérationnel dans l’assurance, Centre
d’Etudes Actuarielles, promotion 2006.
 Kerebel P. (2009), Management des risques, édition d’organisation, paris.
 Manuel d'audit interne (2011), Améliorer l'efficacité de la gouvernance, du
contrôle interne et du management des risques, Institut Français de l’Audit et du
Contrôle Interne, Paris.
 Marmuse C et Montaigne.X. (1989), Management des risques, edition Vuibert,
paris.
 Mercier A. et Merle P. (2010), Mémento Pratique Francis Lefebvre : Audit et
 Commissariat aux Comptes 2011-2012, édition Francis Lefebvre, Paris
 Metayer Y. et Hirsch L. (2007), Premiers pas dans le management des risques,
édition Afnor, Paris.
 Peltier F. (2004), La Corporate Governance au secours des conseils
d’administration, Edition Dunod, Paris.
 Schick P. (2007), Mémento d’audit interne: Méthode de conduite d’une mission,
édition Dunod, Paris.
 Schick P, Vera J. et Olivier B-P. (2010), Audit interne et référentiels de risques :
 Gouvernance, Management des risques, Contrôle interne, Edition Dunod, Paris.
 Management du risque – Vocabulaire, ISO DGUIDE73.
 Barthelemy B. et Courreges P. (2004), gestion des risques : méthode
d’optimisation globale, éditions d’organisation, 2eme édition, Paris.
 Berland N et Yves De Rongé, Contrôle de gestion : perspectives stratégiques et
managériales, 2e édition, PEARSON, France.

67
Bibliographie

 Bertin E. (2007), audit interne : enjeux et pratiques à l’internationale, édition


d’organisation, Paris.

Rapport:

- Institut Français des Administrateurs (IFA), le suivi de l’efficacité des systémes de contrôle
interne et de gestion des risques, guide méthodologique, Novembre 2010, Paris.

- IIA, « Normes internationales pour la pratique professionnelles de l’audit interne », Florida


32701-4201, USA, 2004.

Articles et revues:

- IIA.2004 « Le rôle de l’audit interne dans le management des risques de l’entreprise ».


- Ziani, A. (2020). Le rôle de l’audit interne dans l’amélioration de la gouvernance
d’entreprise : Cas Entreprises Algériennes. Revue Du contrôle, De La Comptabilité Et
De l’audit.
- LAMKARAF I., ZAAM H. (2019) «L’audit interne au service de la gouvernance
d’entreprise», Revue du contrôle, de la comptabilité et de l’audit.
- LAGHRISSI H, ABDALLAH Z, DAOUI D, GUEDIRA M. (2021) «Audit interne et
gouvernance d’entreprise », Revue Internationale des Sciences de Gestion.
- BOUDIA M, DEBBI A. (2020) «La contribution de l’audit interne dans
l’amélioration de l’efficacité du contrôle interne dans l’entreprise algérienne : le cas
d’ATM Mobilis »
- CHEKROUN M. « Le rôle de l’audit interne et du contrôle interne dans la prévention
et la détection de la fraude: cas d’un échantillon d’entreprises algériennes »
- LEHAD1 R, BELAIDI A. 2018« LE MANAGEMENT DES RISQUES
RECRUTEMENT AU SEIN DES ENTREPRISES ALGERIENNES CAS : ENIEM »
- Eustache Ebondo Wa Mandzila, Daniel Zéghal.2009 « Management des risques de
l'entreprise : Ne prenez pas le risque de ne pas le faire ! »
- Pierre Schick, Jacques Vera, Olivier Bourrouilh-Parège.2021 « Audit interne et
référentiels de risques ».
- Articles universitaires correspondant aux termes Institute of Internal Auditors, Internal
Auditing Role in Risk Management, 2011.
- Risk management the reinvention of internal control and the changing rol of internal
audit Accounting.Auditing and Accountability Journal, 2003.

Mémoires et thèses professionnels:


- Chekroun Meriem. (2013), Le rôle de l’audit interne dans le pilotage et la performance
du système de contrôle interne : cas d’un échantillon d’entreprises algériennes, Thèse
pour l’obtention de doctorat en sciences de gestion, Université Abou Bekr Belkaid de
Tlemcen.

68
Bibliographie

 Ziani Abdelhak. (2013), Rôle de l’audit interne dans la gouvernance d’entreprise :


Cas Entreprises Algériennes, Thèse pour l’obtention de doctorat en sciences
économiques, Université Abou Bekr Belkaі d de Tlemcen.

69
Annexes
Annexes

République Algérienne Démocratique et Populaire


Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique
Dr. Moulay Tahar Université - Saida
Faculté des Sciences économiques, commerciales et de gestion
Département des Sciences économiques

Département : Finance et Comptabilité

Spécialité : Master Finance et Banque

Questionnaire

Le rôle de l’audit interne dans le management des risques

Le questionnaire entre vos mains fait partie d'une recherche qui s'inscrit dans
un projet de mémoire de Master, en Finance et banque, sous le thème : «Le rôle
de l'audit interne dans le management des risques», encadré par Dr Refafa
Brahim.

Les informations contenues dans ce questionnaire sont nécessaires, nous vous


demandons donc de répondre à toutes ces questions avec soin et clarté, et nous
vous informons que vos réponses seront utilisées à des fins de recherche
scientifique uniquement.

Merci beaucoup

L’étudiante : AMER Wafaa

Remarque : Cochez la réponse qui vous semble appropriée par (x).


Annexes

1- Les caractéristiques démographiques de l'échantillon


a) Qualification scientifique

- Licence - Magister/ Master - Doctorat - Autres


b) Fonction occupée

- Auditeur - financier/ comptable - Expert/CAC


c) Expérience professionnelle

- Moins de 5 ans - De 5 à 10 ans - plus de 10 ans

2- Le premier axe : Le rôle d'audit interne

N° Questions Tout à D'accord Neutre En Totalement


fait désaccord en
d'accord désaccord

1 L’existence d’un service d'audit interne donne plus


d’importance à l’entreprise.

2 L'audit interne vise à s'assurer que les données


comptables enregistrées sont exactes et correctes.

3 L'audit interne s'occupe d’assurer la protection


adéquate des actifs.

4 Le but de l'audit interne est d'éliminer et de


découvrir les erreurs.

5 Le service d'audit interne s’assure le respect de


l’application des procédures de gestion internes par
tous les autres services d’entreprise.

6 Le service d'audit interne examine les transactions


financières et s'assure de l'intégrité de leur
enregistrement et de leur conservation.

7 Le service d'audit interne juge de la validité des


états financiers définitifs.

8 L'avantage de l'audit interne se reflète positivement


sur l'audit externe de l'entreprise

72
Annexes

3- Deuxième axe : Le rôle de l'audit interne dans le management des risques


N° Questions Tout à D'accord Neutre En Totalement
fait désaccord en
d'accord désaccord

1 L'audit interne fournit des informations précises à


la direction générale pour prendre ses décisions et
l'aider à examiner et évaluer l'intégrité du système
de gestion des risques.

2 Le service d'audit interne dispose d'un mécanisme


qui aide à la gestion des risques dans l’entreprise.

3 Les employés du service d'audit interne ont une


connaissance suffisante des principes de gestion des
risques d'entreprise.

4 Le service d'audit interne travaille en collaboration


avec le service responsable de gestion des risques
pour identifier les risques.

5 Les responsabilités et les tâches du service d'audit


interne en matière de gestion des risques sont
clairement et précisément définies.

6 Le service d'audit interne contrôle le processus


d'identification et la gestion des risques par le
service concerné.

7 Le service d'audit interne élabore un rapport sur les


résultats de l’examen concernant la gestion des
risques.

8 Le service d'audit interne capable de mesurer et


évaluer facilement les risques.

9 Le service d’audit interne propose les moyens, et


les mécanismes appropriés pour faire face aux
différents risques potentiels.

10 Les recommandations faites par l'auditeur interne


permettent d'éviter les risques.

73
Annexes

qualification_scientifique

Effectifs Pourcentage Pourcentage Pourcentage


valide cumulé

Licence 16 40,0 40,0 40,0

magister_master 19 47,5 47,5 87,5

Valide Doctorat 1 2,5 2,5 90,0

Autres 4 10,0 10,0 100,0

Total 40 100,0 100,0

fonction_occupée

Effectifs Pourcentage Pourcentage Pourcentage


valide cumulé

Auditeur 21 52,5 52,5 52,5

financier_comptable 18 45,0 45,0 97,5


Valide
expert_cac 1 2,5 2,5 100,0

Total 40 100,0 100,0

expérience_professionnelle

Effectifs Pourcentage Pourcentage Pourcentage


valide cumulé

moins_de_5_ans 5 12,5 12,5 12,5

de_5_à_10_ans 20 50,0 50,0 62,5


Valide
plus_de_10_ans 15 37,5 37,5 100,0

Total 40 100,0 100,0

74
Annexes

Corrélations

audit management

**
Corrélation de Pearson 1 ,649

audit Sig. (bilatérale) ,000

N 40 40

**
Corrélation de Pearson ,649 1

management Sig. (bilatérale) ,000

N 40 40

Récapitulatif des modèles

Modèle R R-deux R-deux ajusté Erreur standard


de l'estimation

a
1 ,649 ,421 ,406 ,35568

a
ANOVA

Modèle Somme des ddl Moyenne des D Sig.


carrés carrés

b
Régression 3,502 1 3,502 27,684 ,000

1 Résidu 4,807 38 ,127

Total 8,310 39

a. Variable dépendante : management

b. Valeurs prédites : (constantes), audit

a
Coefficients

Modèle Coefficients non standardisés Coefficients t Sig.


standardisés

A Erreur standard Bêta

1 (Constante) ,561 ,275 2,040 ,048

75
Annexes

Audit ,821 ,156 ,649 5,262 ,000

Test-t

Statistiques sur échantillon unique

N Moyenne Ecart-type Erreur standard


moyenne

audit 40 1,7250 ,36493 ,05770

management 40 1,9775 ,46160 ,07298

Test sur échantillon unique

Valeur du test = 0

T ddl Sig. (bilatérale) Différence Intervalle de


moyenne confiance 95%
de la différence

Inférieure

audit 29,896 39 ,000 1,72500 1,6083

management 27,095 39 ,000 1,97750 1,8299

A 1 facteur
ANOVA à 1 facteur

Somme des ddl Moyenne des F Signification


carrés carrés

Inter-groupes ,293 3 ,098 ,719 ,547

Audit Intra-groupes 4,900 36 ,136

Total 5,194 39

Inter-groupes ,781 3 ,260 1,244 ,308

Management Intra-groupes 7,529 36 ,209

Total 8,310 39

76
Annexes

Statistiques de fiabilité

Alpha de Nombre
Cronbach d'éléments

,670 8

Statistiques de fiabilité

Alpha de Nombre
Cronbach d'éléments

,817 10

Test de Kolmogorov-Smirnov à un échantillon

audit management

N 40 40

Moyenne 1,7250 1,9775


a,b
Paramètres normaux
Ecart-type ,36493 ,46160

Absolue ,151 ,101


Différences les plus
Positive ,151 ,101
extrêmes
Négative -,077 -,070

Z de Kolmogorov-Smirnov ,952 ,640

Signification asymptotique (bilatérale) ,325 ,808

77

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