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Correction de philosophie - Série L

Le document présente trois sujets de philosophie pour une série L, chacun avec une problématique et des perspectives d'analyse. Le premier sujet traite du rapport entre le doute radical et l'acte de philosopher, le second questionne la validité des connaissances métaphysiques, et le troisième aborde le caractère personnel de la philosophie. Chaque sujet invite à une réflexion critique sur des concepts fondamentaux de la discipline philosophique.
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Correction de philosophie - Série L

Le document présente trois sujets de philosophie pour une série L, chacun avec une problématique et des perspectives d'analyse. Le premier sujet traite du rapport entre le doute radical et l'acte de philosopher, le second questionne la validité des connaissances métaphysiques, et le troisième aborde le caractère personnel de la philosophie. Chaque sujet invite à une réflexion critique sur des concepts fondamentaux de la discipline philosophique.
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CANEVAS DE CORRECTION DE LA PHILOSOPHIE – SERIE L

Sujet n° 01 : Douter de tout revient – il à philosopher ?


Problématique :
Le sujet invite à réfléchir sur la nature du rapport entre le doute radical et l’acte de
philosopher. Plus précisément, il s’agit de se demander si pour philosopher on a besoin de se
livrer à un doute radical? Ce dernier ne fonde-t-il pas l’activité philosophique ?
Cependant, le doute radical ne traduit-il pas un échec de la pensée ? L’acte de philosopher
n’invite-t-il pas le philosophe à se fixer des limites dans ce droit absolu de douter afin d’éviter
de tomber dans le nihilisme ?
Perspectives d’analyse :
Perspective 1 : L’élève peut montrer que douter de tout est l’attitude convenable qui fonde
l’acte de philosopher. Pour atteindre la vérité, le philosophe est appelé à examiner avec soin
de tout ce qui présente comme savoir. Le doute radical permet ainsi de ne pas tomber dans les
illusions. Il part du principe qu’aucune connaissance humaine n’est certaine et qu’il faudra
tout soumettre à la remise en question.
Perspective 2 : L’élève peut montrer que l’acte de philosopher ne renvoie pas forcément à
l’utilisation d’un doute radical. Philosopher, c’est interroger ou remettre en question certes,
mais cela ne veut pas dire se livrer à une critique radicale. Le doute philosophique se veut
méthodique et se fixe par conséquent des limites sur le plan intellectuel et moral. En effet, le
doute devrait permettre de développer l’esprit critique mais pas conduire l’homme dans un
état d’irrésolution.

Sujet n° 02 : La métaphysique comme œuvre de la raison n’est-elle qu’une


illusion?
Problématique : Le sujet invite à réfléchir sur la possibilité des connaissances
métaphysiques. En cherchant à construire des connaissances du monde ou des choses en
tant qu’ils existent
« au-delà » et indépendamment de l’expérience sensible, la métaphysique ne se réduit-elle pas
à une utopie ? N’est-elle pas une fausse connaissance ? On se demande toutefois si une
connaissance pour être vraie doit nécessairement répondre aux preuves empiriques?
L’expérience suffit-elle pour garantir la valeur de nos connaissances ?Perspectives d’analyse :

Perspective 1 : L’élève peut montrer que la métaphysique en tant que discours rationnel
portant sur des entités abstraites en dehors de l’expérience relève d’une interprétation fausse
de la réalité. Le raisonnement métaphysique traduit ainsi une étape avant la maturité de
l’esprit. C’est un discours qui se fonde sur des généralités indémontrables en déconnexion de
la réalité (discours sans référent).
Perspective 2 : L’élève peut montrer que ce n’est pas parce que les objets de la métaphysique
sont concernés par la nature des entités abstraites que celle-ci serait forcément dépourvue de
réalité ou de sens. Elle constitue une discipline intellectuelle qui relève de la pensée, tout
comme l’est la science. Elle permet à l’homme d’avoir une conception unitaire de la réalité
mais également de répondre à une préoccupation fondamentale chez lui qui, consiste à donner
un sens à son existence. Elle est donc une connaissance possible et nécessaire.

Sujet n° 03 : Expliquez et discutez ce texte


Commentaire de texte
:
Ce texte porte sur le caractère singulier ou personnel de l’activité philosophique. Pour
l’auteur, la philosophie est une affaire personnelle. Philosopher, c’est penser par soi-même.

Articulation du texte :
L’auteur commence d’abord par montrer les critiques de l’opinion ou du sens commun contre
la philosophie du fait de la pluralité et de la diversité des philosophies. Ensuite, il précise que
c’est cette diversité qui donne sens à la pratique philosophique et qui la distingue des autres
disciplines telles les mathématiques qui, grâce à leur démarche objective, aboutissent aux
mêmes conclusions et du coup perdent leur originalité voire singularité. Enfin, il soutient que
ce qui donne, par contre, un charme ou un sens à l’activité philosophique, contrairement aux
mathématiques, c’est le caractère personnel de son discours. Philosopher revient à penser par
soi-même.
Perspectives de discussion :
Perspective 1 : L’élève peut s’interroger sur le caractère personnel de la philosophie. Il pourra
se demander s’il serait possible de concilier cette dimension personnelle de la philosophie à
son universalité ou à sa « scientificité ».
Perspective 2 : Il pourrait se demander si ce n’est pas à cause de cette diversité que la
philosophie serait une activité vaine à cause des contradictions permanentes qui
l’empêcheraient d’aboutir à des connaissances apodictiques.

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