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Méthodes d'Analyse Informatique

Ce document présente un ouvrage destiné aux étudiants en sciences informatiques pour les aider dans l'élaboration de projets d'informatisation, en mettant l'accent sur la pré-analyse et l'analyse des systèmes d'information. Il décrit la méthode Merise comme une approche complète pour la conception des systèmes d'information, tout en soulignant l'importance de l'étude d'opportunité et de faisabilité. Le texte aborde également les sous-systèmes d'un système d'information et leur rôle dans l'organisation, ainsi que les étapes nécessaires à la modélisation et à la mise en œuvre d'un projet informatique.

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Méthodes d'Analyse Informatique

Ce document présente un ouvrage destiné aux étudiants en sciences informatiques pour les aider dans l'élaboration de projets d'informatisation, en mettant l'accent sur la pré-analyse et l'analyse des systèmes d'information. Il décrit la méthode Merise comme une approche complète pour la conception des systèmes d'information, tout en soulignant l'importance de l'étude d'opportunité et de faisabilité. Le texte aborde également les sous-systèmes d'un système d'information et leur rôle dans l'organisation, ainsi que les étapes nécessaires à la modélisation et à la mise en œuvre d'un projet informatique.

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METHODES D’ANALYSE INFORMATIQUE PAR LA

PRATIQUE

AVANT-PROPOS

Dans le but de concilier les connaissances théoriques à la pratique, à l'exercice de


la compétence, les étudiants finalistes en sciences informatiques sont appelés à mener de
projets d'informatisation de bout en bout.
Ainsi, ces étudiants ont grandement besoin de la documentation pour compléter
les connaissances accumulées tout au long de leur cursus. Par contre, il y a très peu
d'ouvrages qui décrivent l'élaboration d'un projet informatique avec la partie pré analyse.
Cet ouvrage est notre contribution pour aider ces étudiants dans l'élaboration de
leurs travaux de fin de cycle ou leurs mémoires. Il pourra aussi les aider dans leur vie
professionnelle.
Par ailleurs, les enseignants qui dispensent le cours des méthodes d'analyse
informatique peuvent aussi s'en servir comme matériel didactique afin de transmettre les
compétences à leurs étudiants.
Tous les analystes-programmeurs et les ingénieurs concepteurs ont, dans ce livre,
notre modeste contribution pour la conduite de projets d’informatisation de systèmes
d’entreprises.
Il ne s'agit pas d'un livre supplémentaire sur des méthodes d'analyse informatique,
il est complètement dédié au problème de pré-analyse et d'analyse en vue de mettre en place
une base de données relationnelle. Son objectif est de compléter les ouvrages du domaine en
capitalisant sur notre expérience d'enseignement et de recherche fondamentale dans les
systèmes éducatifs supérieurs et universitaires tant à l'extérieur qu'à l'intérieur du pays.
2

INTRODUCTION

La conception des systèmes d’information est une tâche ardue et nécessite le


recours à des méthodes permettant la simulation du système physique perçu. Il existe
plusieurs méthodes de conception dont la méthode merise que nous allons exploiter dans ce
livre. Par ailleurs, la conception d'un système passe par sa modélisation. Cette dernière est une
étape fondamentale lorsque l’on veut donner une solution informatique à un problème posé.
La méthode merise se définit comme une méthode complète de conception et de
spécification pour l’informatisation des systèmes d’information des entreprises. MERISE
pour dire : méthode d’étude et de réalisation informatique pour les systèmes d’entreprise ou
pour ses sous-ensembles.
Cette méthode permet d’apporter une démarche globale et cohérente qui intègre
les données et les traitements indépendamment de l’évolution technique. Par ailleurs, elle met
à la disposition des informaticiens et utilisateurs les outils d’aide à la mise en œuvre d’un
système d’information informatisé. Elle associe les organisateurs et informaticiens pour les
mettre sur la même longueur d’onde afin de les servir comme moyen d’étude et de dialogue
entre eux.
Jusqu’aux années 70, les informaticiens utilisaient des méthodes d’analyse,
orientées traitement : à partir des résultats à produire, ils définissaient les traitements à
effectuer, puis ils déduisaient les données nécessaires pour ces traitements. Cette approche
présentait les inconvénients tels que des redondances importantes, le manque de cohérence
globale entre les informations des différentes applications de telle enseigne qu'une même
information pouvait être structurée différemment dans plusieurs traitements (ou applications).
Par ailleurs, la longueur importante du processus de conception, de développement et de
réalisation alourdissait la mise en œuvre de l’informatisation. D'où l’idée d’intégrer des
différentes applications et de concevoir des systèmes intégrant l’ensemble des activités de
l’entreprise. C’est dans ce contexte qu’ont émergé :
- La notion du système d’information (SI) ;
- La nécessité d’une méthode complète de conception, de spécification et de réalisation
des systèmes d’information informatisés (SII) ;
3

- La notion de bases des données qui a rendu l’information partageable par plusieurs
applications ou traitements.
Avant toute chose, il est utile de bien comprendre c'est quoi un système dans le
sens informatique du terme.

LE SYSTÈME

Un système est une organisation, une entreprise, une institution. Il est entendu
comme un ensemble d’éléments en interaction les uns avec les autres et poursuivant les
mêmes objectifs. Un système est un élément bien fini et séparé de son environnement par une
frontière. Il interagit avec son environnement par le flux d’informations (entrants et sortants).
D'où, il a besoin de stocker et de traiter des informations. Il est constitué de trois sous-
systèmes : sous-système pilotage, sous-système opérant et sous-système information.

1. Le sous-système de pilotage

Le système de pilotage est composé des décideurs de l’organisation. C'est lui qui
définit les objectifs et les missions de l’organisation. Il donne des orientations pour le bon
fonctionnement de l’organisation. Il analyse l'environnement et le fonctionnement de
l'organisation et dicte des ordres qui doivent être exécutés par le système opérant.

2. Le sous-système opérant

Le sous-système opérant est composé des exécutants, il a pour rôle d'exécuter les
ordres venant du sous-système de pilotage à qui il est tenu de présenter le rapport d'exécution.
C'est lui qui assure le fonctionnement du système global, l'exécution de l'activité principale de
l'organisation sous le contrôle du sous-système de pilotage.

3. Le sous-système d’information (SI)


Le système d'information (SI) assure quatre fonctions au sein d'une organisation :
acquérir, traiter, stocker et communiquer les informations. Il est composé de personnes, de
matériel, de logiciel, de données, des procédures qui lui permettent d'accomplir ses quatre
fonctions. En outre, le SI a besoin de supports tels que les technologies de l'information dans
l'accomplissement de ses tâches.
4

Il incombe aux chercheurs en SI de promouvoir les connaissances qui permettent


l’application des technologies de l’information dans les organisations. Les chercheurs en SI
ont pour mission de développer et communiquer des connaissances concernant la gestion des
technologies de l'information et leur utilisation à des fins managériales et organisationnelles.
La recherche en SI est à la fois une discipline organisationnelle et une discipline
technique qui se consacre à l'analyse, à la construction, au déploiement, à la gestion et à
l'évaluation des artefacts du système d'information. Elle est une discipline organisationnelle
car elle analyse et évalue les besoins des entreprises par rapport à leurs processus
opérationnels. Elle est une discipline technique car elle utilise les technologies existantes
pour combler les besoins des entreprises.
En outre, le domaine des SI suscite plusieurs thèmes de recherche en rapport avec
les technologies de l'information. Un des thèmes d'actualité (aussi bien pour les chercheurs
que pour les praticiens) est la transformation numérique des SI. Celle-ci vise notamment à
répondre aux besoins d’évolution des SI des organisations. Elle s’inscrit dans le défi de la
révolution numérique et de son impact sur les organisations.
Pour un meilleur processus d'informatisation, il sied de commencer par l’analyse
préalable ou la préanalyse avant d’entamer l’analyse proprement dite et la conception. Celle-
ci est plus qu’indispensable et poursuit deux objectifs : l’étude d’opportunité et l’étude de
faisabilité.
5

CHAPITRE 1 : LA PREANALYSE

La pré-analyse comprend l’étude d’opportunité et l’étude de faisabilité. Ces


éléments de la pré-analyse aident énormément dans l'analyse et la conception d'un projet
d'information des processus du système d'informations. La pratique le démontre clairement.
Dans la suite de ce le livre, le lecteur pourra le confirmer.

1.1. Etude d'opportunité


L'étude d'opportunité permet de connaître l'organisation pour laquelle le système
d'information va être informatisé. Elle présente l'organisation ainsi que son système
informationnel existant.

1.1.1. Présentation de l’organisation


Elle passe par les points suivants :
- Historique : Il importe de connaître l’évolution dans le temps de l’organisation
jusqu’au moment de l'analyse.
- Situation géographique : ici, il s’agit de situer géographiquement l’organisation pour
laquelle on voudrait informatiser le SI.
- Missions et objectifs : les missions assignées à l’organisation et les objectifs qu’elle
poursuit doivent être présentés à ce niveau.
- Structure organisationnelle et fonctionnelle : il est important de présenter
l’organigramme de l’organisation.

1.1.2. Analyse du système informationnel existant


Cette analyse permet de s’imprégner de la manière dont fonctionne le système
d’information en place (existant). L'analyste analyse le circuit d’information c’est-à-dire
comment les informations sont échangées entre les différents acteurs qui interviennent dans le
processus ainsi que le support de ces informations échangées : les documents relatifs au
processus (activité) à informatiser.
6

[Link]. Etude du processus ou de la procédure


C'est la description du processus (la narration) que l'on souhaite informatiser. Ce
processus doit être décrit de manière claire et complète pour permettre d’identifier tous les
acteurs intervenants, tous les flux d’informations échangés entre acteurs ainsi que tous les
documents contenant ces informations échangées.
Exemple : la description du processus de location des vélos dans une agence dénommée
ALVE.
Lorsqu’un client se présente à la réception, il précise, sur un bout de papier, le
type de vélo désiré ainsi que la durée de location. Le réceptionniste vérifie si, en fonction du
stock disponible, la location est possible et archive le bout de papier. Dans le cas où la
location est possible, le réceptionniste édite la facture et la remet au client. Le client remet la
facture au caissier ainsi que le montant inscrit sur la facture. Le caissier établit le reçu en 3
exemplaires : il remet un exemplaire au client, il transmet un autre exemplaire au gestionnaire
du parc et archive le troisième exemplaire. Le gestionnaire du parc prépare le vélo demandé
et le met à disposition du client. Le client remet son exemplaire de reçu au gestionnaire du
parc qui le tamponne et le lui retourne pour l'archivage.
A la fin de la journée, le caissier établit un rapport de caisse et le transmet au
comptable. A la fin du mois, le comptable et le gestionnaire du parc établissent, chacun un
rapport mensuel qu’ils transmettent au chef de l’agence pour des éventuelles analyses et
décisions.

[Link]. Organigramme des postes concernés ou organigramme spécifique

Au point 1.1.1, il a été question de présenter l’organigramme de l’entreprise


(organisation) qui opte pour l’informatisation d’un processus dans son système d’information.
Ici, il est recommandé de présenter l’organigramme du processus à informatiser et décrire ses
postes. Cet organigramme ne reprend que les acteurs qui interagi dans le processus à
informatiser.
Exemple : prenons le cas du processus ci-dessus de location des vélos.
- L'organigramme du processus à informatiser pourra se présenter comme ci-après :
7

CHEF D’AGENCE

GESTIONNAIRE DU
COMPTABE
PARC

CAISSIER RECEPTIONNISTE

Description des postes


Le chef d’agence : Il reçoit les rapports mensuels venant du comptable et du gestionnaire de
parc. Il les analyse en vue d'éventuelles décisions.
Le comptable : Il reçoit le cahier de caisse venant du caissier et établit un rapport mensuel
qu’il transmet au comptable.
Le gestionnaire du parc : Il reçoit le reçu venant du caissier, prépare le vélo demandé et le
met à disposition du client. Il établit un rapport mensuel qu’il adresse au chef d’agence.
Le caissier : Il reçoit la facture ainsi que l’argent du client et établit un reçu en 3 exemplaires
dont il transmet un exemplaire au gestionnaire du parc, un deuxième exemplaire au client.
Le réceptionniste : Il reçoit le bout de papier du client, il vérifie la disponibilité de vélos et
établit la facture qu’il remet au client.

[Link]. Circuit d’information


Le circuit d'information permet de montrer comment les différents flux
d’informations sont échangés entre différents acteurs (internes et externes). Pour ce faire, on
utilise soit le schéma classique, soit le diagramme des flux d’information ou le modèle
conceptuel de communication (MCC), soit encore la matrice des flux. Un seul de trois est
nécessaire pour un processus. Le plus usuel est le diagramme de flux.

a) Le schéma classique
Un schéma de circulation des informations classique est un tableau à plusieurs
colonnes dont la colonne de périodicité, de timing et des acteurs. Ces derniers sont numérotés
et ces numéros servent énormément pour marquer dans les étiquettes des branchements. De
manière usuelle, ces numéros sont de l'ordre de centaines dont les rangs des unités et des
dizaines représentent le numéro de l'opération. Exemple : le client peut avoir le numéro 100.
Le 101 signifie simplement qu'il s'agit de la première opération du client qui porte le numéro
8

100. Le 102 est sa deuxième opération et le 110 est la dixième opération du client. Dans le
schéma de circulation des informations, les traitements (les opérations) et les résultats (les
documents) sont mis en exergue. Les documents sont des supports des messages qui circulent
au sein de l'organisation et en dehors de celle-ci. Pour se faire, il existe un formalisme utilisé.
Ci-après, les symboles utilisés.

: Document en circulation en un exemplaire

: Document en circulation en plusieurs exemplaires

: Document classé

: Document archivé

: Dossier

ET
: Étiquettes d’envoi et de réception

Notons qu’un document archivé peut être à tout moment consulté en vue de
service comme flux en entrée pour un autre traitement. Tandis qu’un document classé ne peut
plus être utilisé dans le même processus.
Considérant l'énoncé précédent sur le processus de location des vélos, la légende
des documents se présentera comme suit :
- BP : Bout de papier
- FAC : Facture
- R1 : Exemplaire de reçu remis au client
- R2 : Exemplaire de reçu gardé par le caissier
9

- R3 : Exemplaire de reçu remis au comptable


- RC : Rapport de caisse
- RMC ; Rapport mensuel du comptable
- RMP : Rapport mensuel du gestionnaire de parc
- R1T : Exemplaire de reçu du client tamponné par le gestionnaire du parc.
10

Schéma de circulation des information


11
12
13

Description du schéma de circulation des informations


Le schéma de circulation est toujours suivi d'un tableau qui sert de légende pour
mieux comprendre le circuit d'informations. Il s'agit du tableau de description du schéma.

Traitement Description du traitement

Le réceptionniste reçoit le bout de papier, vérifie le stock et établit la facture qu'il


201
remet au client

101 Le client reçoit la facture, il la remet au caissier avec le montant indiqué dessus

Le caissier reçoit la facture et l'argent versé par le client. Il compte l'argent, puis
301 établit un reçu en 3 exemplaires. Il transmet un exemplaire de reçu au client, un autre
au gestionnaire du parc et garde le dernier exemplaire.

Le client reçoit son exemplaire de reçu et se présente chez le gestionnaire du parc. Il


102
lui présente son exemplaire de reçu.

Le gestionnaire du parc reçoit son exemplaire de reçu. Il prépare le vélo et le met à la


501 disposition du client puis classe le reçu. Il reçoit l'exemplaire de reçu du client le
tamponne et le lui retourne.

103 Le client reçoit son vélo ainsi que son reçu tamponné et l'archive par la suite.

A la fin de la journée, le caissier établit le rapport de caisse et le transmet au


302
comptable.

Le comptable reçoit le rapport de caisse et établit un rapport comptable qu'il transmet


401
au chef d'agence à la fin du mois

Le gestionnaire du parc établit le rapport mensuel du parc et le transmet au chef


502
d'agence

Le chef d'agence reçoit les rapports mensuels du comptable et du gestionnaire de


601
parc, les analyse, prend des décisions et les archive

b) Le diagramme de flux d’informations ou le modèle conceptuel de communication

Il existe un formalisme pour la présentation du diagramme de flux. Les symboles


utilisés sont les suivants :
: Acteur interne
: Acteur externe
: Flux (de l’émetteur vers le récepteur)
14

: Le domaine (à l’intérieur duquel on place les acteurs interne)

Il y a une deuxième manière de représenter de diagramme de flux ou on trouve


trois symboles au lieu de 4 comme dit ci- haut.
: Acteur externe
: Flux
: Domaine d’activités
Dans ce deuxième cas, seuls les flux entre l’acteur externe et les acteurs internes sont
présentés. Les flux entre les acteurs internes sont omis.

Considérant le processus de location de vélo, les acteurs sont les suivants :


- Internes : le chef d'agence, le comptable, le gestionnaire du parc, le réceptionniste et le
caissier.
- Externe : le client

Identification et description des flux


Avant de mettre en place un diagramme de flux, il est indispensable de recenser
tout d'abord les flux qui sont échangés entre différents intervenants du processus en
déterminant l'expéditeur et le récepteur de chaque flux ainsi que le document servant de
support de ce flux.

Flux Emetteur Récepteur Nom document

Flux 1 Client Réceptionniste BP

Flux 2 Réceptionniste Client FAC

Flux 3 Client Caissier FAC

Flux 4 Caissier Client R1

Flux 5 Caissier Gestionnaire du parc R3

Flux 6 Client Gestionnaire du parc R1

Flux 7 Gestionnaire du parc Client R1T

Flux 8 Caissier Comptable RC

Flux 9 Comptable Chef d'agence RMC


15

Flux 10 Gestionnaire du parc Chef d'agence RMP

Présentation du diagramme des flux premier modèle

Présentation du diagramme de flux deuxième modèle


Dans ce modèle, les flux internes ne sont pas représentés, seuls les flux qui
s'échangent entre les acteurs externes et les acteurs internes sont représentés : à l'intérieur du
domaine des activités, les acteurs internes sont remplacés par l’intitulé du processus et la
désignation de l’organisation.
Par ailleurs, au premier modèle, l’acteur externe, en occurrence le client, est
présenté par une éclipse pointillée et le diagramme compte 10 flux échangés. Tandis que dans
le deuxième modèle, le même client est représenté par une élise pleine et le diagramme ne
comporte que six flux échangés.

F1

F2

F3
LOCATION DES
CLIENT
F4 VELOS

F5 ALVE

F6
16

c) Matrice de flux
Cette matrice est un tableau à double entrée (colonne et ligne) contenant les
acteurs qui interviennent dans l’activité. Les noms des documents qui servent de support de
flux d'informations échangées sont inscrits à l’intersection des lignes et colonnes.
Du processus ci-haut décrit, la matrice de flux correspondant est ci-après :

Sens des flux Responsable Chef


Client Réceptionniste Caissier Comptable
du parc d'agence

Client BP FAC R1

Réceptionniste FAC

Caissier R1 RC R3

Comptable RMC

Responsable du parc R1T RMG

Chef d'agence

Rappelons que pour parler de flux, il y a existence d’un expéditeur et un


récepteur. C’est pour cette raison que l’intersection entre un acteur et lui-même est hachurée :
un acteur ne peut pas envoyer un document à lui-même.

[Link]. Etude des documents


Les informations qui s'échangent sont contenues dans des différents documents. Il
est nécessaire d'analyser tous les documents relatifs au processus, parmi lesquels on trouve :
- Les documents internes (en sortie)
- Les documents externes (en entrée).
Cette étude consiste à présenter ces documents et à les décrire ensuite. Les documents internes
ou en sortie sont les documents produits par les différents postes de l’entreprise concernés par
l’activité et relatifs à cette activité. Par rapport à notre processus ci-haut décrit, nous avons
comme documents internes : facture, reçu, cahier de caisse, rapport mensuel de comptabilité,
rapport mensuel du parc.
17

Les documents externes ou en entrée sont des documents produits en dehors de l’organisation,
mais relatifs au processus. Dans ce processus, nous avons : le bout de papier venant du client.

a) Répertoire des documents


Le répertoire des documents contient les six rubriques suivantes :
- Numéro d'ordre : C'est un numéro séquentiel et unique attribué à chaque document
- Intitulé du document : Dans une organisation, chaque document porte un nom
significatif à travers lequel on peut déjà connaître l'objet du document, le message
qu’il porte.
- Emetteur : Tout document est édité par un service bien déterminé appelé service
émetteur.
- Récepteur : Le document édité est un support d'un message qui est destiné à un autre
service appelé service récepteur.
- Nombre d'exemplaire : Selon le besoin, un document peut être édité en un ou plusieurs
exemplaires : Il est indispensable de le préciser.
- Fréquence : un document est édité de manière aléatoire, apériodique ou de manière
périodique quand on connait d'avance la périodicité.

Pour le processus de location des vélos, le répertoire des documents se présente


comme suit :
Nombre
Numéro Intitulé Emetteur Récepteur Fréquence
d'exemplaires

Réceptionnist
1 Bout de papier Client 1 Aléatoire
e

2 Facture Réceptionniste Client 1 Aléatoire

Gestionnaire
3 Reçu Caissier du parc et 3 Aléatoire
Client

Rapport journalier
4 Caissier Comptable 1 Journalière
de caisse

Rapport mensuel du Gestionnaire


5 Chef d'agence 1 Mensuelle
parc du Parc

6 Rapport mensuel de Comptable Chef d'agence 1 Mensuelle


18

comptabilité

b) Description
La description de chacun des documents est vivement recommandée suivant le
tableau ci-après :

Rubrique (si nécessaire)


Nom du Dessin ou
Rôle
document spécimen Nom Code Taille Type Nature
rubrique rubrique rubrique rubrique rubrique

Nom du document : Comme dit ci-haut, tout document porte un nom significatif à partir
duquel, on peut déjà savoir, en gros, ce que contient le document.
Rôle : quel rôle joue le document c’est-à-dire son importance dans l’organisation
Dessin ou spécimen : Il est nécessaire de dessiner ou de présenter le spécimen du document
décrit.
Rubrique : c’est une information élémentaire qui permet de décrire une classe d’objets
(entités) ou de relation (liens) entre les classes d’objets.
- Nom rubrique : c’est la désignation de la rubrique
- Code rubrique : c’est le nom qui permet de codifier la rubrique
- Taille rubrique : c’est le nombre de caractère que peut avoir la valeur (occurrence) la
plus longue de cette rubrique
- Type rubrique : une rubrique peut-être :
 Alphabétique : tous les caractères qui la composent sont des lettres de
l’alphabet français. Exemple : Vélo
 Numérique : tous les caractères qui la composent sont des chiffres et
aussi cette rubrique sert à faire des calculs. Exemple : 1968
 Alphanumérique : cette rubrique est composée des lettres et des
chiffres. Exemple : 7519BC
19

 Date : est composée des caractères pour exprimer les dates. Exemple :
09/06/2022
 Olet : cette rubrique prend en compte les images et le son.
 Booléen : elle ne prend en compte que deux valeurs. Exemple : vrai ou
faux ; 0 ou 1
- Nature rubrique : une rubrique peut-être
 Elémentaire : Elle est non décomposable, atomique.
 Calculée : la valeur est obtenue après calcul Exemple : Bénéfice (B) =
Prix de ventes (PV) – Prix d'achat (PA)
B est une rubrique calculée car elle s'obtient par un calcul : PV- PA.
PV aussi est une rubrique calculée car elle s'obtient par la multiplication
du prix unitaire (PU) par la quantité (Q). Seule la rubrique Q est
élémentaire dans ce cas.
 Incrémentée : celle dont les valeurs s’obtiennent en ajoutant ou
retranchant une même valeur constante appelée pas. Exemple : le
numéro d’ordre séquentiel

Description des documents du processus de location des vélos


Quatre documents, sur les six du processus, seront décrits à titre indicatif.
1) Bout de papier
Le processus de location des vélos commence avec ce document. C’est celui-ci
qui décrit le désiderata du client : le type de vélo, la durée de location, le nombre de vélos que
le client souhaite prendre en location sans oublier son nom. Ce manuscrit peut se présenter
comme suit :
20

2) Facture
Elle est le deuxième document du processus, mais le premier document
interne dans le processus de location des vélos. Elle transmet au client les
informations relatives au vélo qu'il souhaite prendre en location. Nous pouvons la
décrire comme suit :
- Nom : Facture
- Rôle : Transmettre au client les informations relatives au vélo désiré
- Dessin : Nous présenterons le spécimen ci-après
- Rubrique : Hormis l'entête, la facture a 5 rubriques qui sont contenus dans le tableau
suivant :

Nom rubrique Code rubrique Taille rubrique Type rubrique Nature rubrique

Numéro N° 3 caractères Numérique Incrémentée

Désignation DESIVELO 20 caractères Alphanumérique Elémentaire

Prix unitaire PU 4 caractères Numérique Elémentaire

Quantité QTE 2 caractères Numérique Elémentaire

Prix total PT 6 caractères Numérique Calculée


21

Spécimen de la facture

AGENCE DE LOCATION DES VELOS FACTURE N° 123


ALVE

Route de Motel n°2 Société et/ou Nom du client


14 ème
Rue : Limete résidentiel KWANGO NIKA
KINSHASA / R.D. CONGO Adresse : Kazadi n° 21/Lemba 9
Téléphone : +243999902381 Ville : KINSHASA
Mail : agence@[Link]
Date début location : 03/10/2022
Date fin location : 10/10/2022
N°client : 456

Tous nos prix sont en dollars


Numéro Désignation Prix unitaire Quantité Prix total
1 Vélo pliant 20 1 20
2 Vélo de course 50 2 100
TOTAL GENERAL A PAYER 120

F ait à Kinshasa, le 01/10/2022


Monsieur René MISIYO,
Le réceptionniste

3) Reçu
Le second document interne du processus de location des vélos c'est le
reçu. Il reprend la désignation, la quantité, le prix unitaire et le prix total tels que
renseignés sur la facture. Le reçu est marqué par le sceau "PAYE". Son rôle est triple
: pour le client, c'est la preuve qu'il a bien payé sa facture. Pour que pour le caissier,
c'est la preuve d'encaissement du montant de la facture. Tandis que pour le
gestionnaire du parc, ce document lui permet de connaître le mouvement des vélos. A
la fin du mois, ce même document lui aidera à établir le rapport du parc des vélos qu’il
transmettra au chef d’agence.
22

Spécimen du reçu

Reçu n° 01

AGENCE DE LOCATION DES VELOS ALVE


Route de Motel n°2
14ème Rue : Limete résidentiel
KINSHASA / [Link]
Téléphone : +243999902381

Date de la facture : 01/10/2022


Paiement effectué le : 02/10/2022
Numéro de facture : 123
Numéro de client : 456
Emis par : René MISIYO,

Informations additionnelles
Merci d'avoir choisi notre agence pour nos services.

Description Quantité Prix unitaire Total


Vélo pliant 1 $20,00 $20,00
Vélo de course 2 $50,00 $100,00
Montant payé
$120,00

PAYE
Siège social Coordonnées

Route de Motel n°2 Rose MWILU


14ème Rue : Limete résidentiel Téléphone : +243999902381
KINSHASA / [Link] E-mail : agence@[Link]
N° Siren ou Siret : xxxxx [Link]

4) Rapport de caisse
Le rapport de caisse ou encore un journal de caisse est un registre où le caissier
transcrit tous les montants payés. Notons que le caissier n’enregistre pas seulement des
entrées, mais aussi des sorties. Cependant, cette étude de cas ne gère que la fonction de
gestion des entrées.
Ce registre comporte six rubriques dont la première renseigne un numéro séquentiel des
opérations. Dans la deuxième, le caissier renseigne la date de l’opération (date du paiement
23

de location du vélo), la troisième rubrique porte le numéro du reçu correspondant. Dans la


quatrième rubrique, le caissier décrit la transaction. La cinquième rubrique comporte le
montant payé par le client. La sixième rubrique, qui n’est pas présenté ici, est bel et bien la
rubrique des sorties, fonction non concernée dans le processus à modéliser.

Extrait d’un cahier de caisse

N° Date N° Reçu Description Entrée

1 02/10/2022 01 Location d’un vélo pliant et 2 vélos de course $120,00

2 02/10/2022 02 Location d’un vélo à 3 roux $30,00

TOTAL DU 02/10/2022 $150 ,00

1.2. Etude de faisabilité


C’est l’étude des moyens de traitement. Ce sont tous les moyens utilisés par le
système d’information existant pour récolter, stocker, traiter et diffuser les informations dans
l’organisation ou en dehors de celle-ci. Il s'agit des moyens humains, matériels et financiers.

1.2.1. Moyens humains


Il s’agit de personnes commises à des postes qui interviennent dans le processus à
informatiser. Ces personnes peuvent être présentées par un tableau où on renseigne chaque
poste et le nombre de personnes qui y sont affectées, leur qualification, leur ancienneté, leur
âge et/ou leur âge moyen. Ces informations sont importantes car le nouveau système
informatisé pourrait nécessiter certaines compétences. L’analyste devrait s’informer de tout
cela en vue de faire des propositions pertinentes à l’utilisateur : capitaliser sur les
compétences internes ou recruter de nouvelles unités ou encore former les anciens à la prise
en mains du nouveau système.

Moyens humains du processus de location des vélos


24

Nombre Age
Poste Qualification Ancienneté Age
Personne moyen

Chef d'agence 1 Licence en gestion 5 ans 49 ans

Comptable Licence en 4 ans 30 ans


1
comptabilité

Gestionnaire du Graduat en gestion 6 ans 52 ans


1
parc

Graduat en gestion
4 ans 31 ans
financière

Brevet en gestion
8 59
Caissier 3 de l'INPP

Graduat en
informatique de 5 ans 55 ans
gestion

Diplôme d'état en
2 ans
commercial

Diplôme d'état en
3 ans
hôtellerie
Réceptionniste 4 40 ans
Diplôme d'état en
4ans
commercial

Sans qualification
4 ans

1.2.2. Moyens matériels


Parmi ces moyens, on trouve les matériels informatiques et les matériels de
bureau. L’informatisation implique l’acquisition de matériel informatique. Il est très utile de
savoir si l’organisation possède déjà des ordinateurs, des imprimantes, des scanners etc. Cet
inventaire permet d’élaborer un état de besoin conséquent pour la mise en place du nouveau
système. En outre, pour travailler avec un ordinateur, un utilisateur devrait avoir besoin d’une
chaise, d’une table, bref, du matériel de bureau. L’analyste devra tenir compte de tout cela.
Ainsi, nous présentons, ci-après, un modèle de répertoire des matériels.
25

Nom du Type de Service Année Etat


Nombr
matériel matériel utilisateu d'acquisition actuel
e
r

Nom Matériel : Chaque matériel porte un nom commun de matériel.


Type Matériel : Un matériel peut être de bureau, matériel informatique, un matériel roulant
etc. Rappelons que même s’il s’agit de l’informatique, on aura toujours besoin des mobiliers
pour poser les ordinateurs par exemple, des chaises pour s’assoir et travailler et d’un véhicule
pour se déplacer etc.
Service utilisateur : chaque matériel est utilisé par un service. Il peut aussi être utilisé par
plusieurs services. Exemple d’une imprimante (matériel informatique) qui peut être mise en
réseau et être utilisée par plusieurs services connectés.
Année d'acquisition : Chaque matériel a une durée de vie, il importe de connaître son année
d’acquisition pour faciliter son amortissement.
Nombre : Un inventaire permettra de connaitre le nombre de matériel mis à la disposition des
acteurs commis au processus à informatiser. Plus tard, on vérifiera si ce nombre est suffisant
ou pas.
Etat actuel : Il s’agit ici, de dire l’état dans lequel se trouve le matériel au moment de
l’analyse Un matériel doit être en bon état, le cas contraire, il devra être remplacé.

Moyens matériels de l’agence de location des vélos


Nom Année Etat
Type matériel Service utilisateur Nombre
matériel d’acquisition actuel

Table Matériel de bureau - Réception 2018 4 Très bon

- Caisse 2019 3 Très bon

- Comptabilité 2020 1 Très bon

- Gestion parc 2020 1 Très bon

- Chef d’agence 2021 1 Très bon

Chaise Matériel de bureau - Réception 2018 15 Très bon

- Caisse 2019 10 Très bon

- Comptabilité 2020 3 Très bon


26

- Gestion parc 2020 3 Très bon

- Chef d’agence 2021 4 Très bon

Etagère en Matériel de bureau - Gestion de parc 2020 2 Très bon


métal - Comptabilité 2021 1 Très bon
Etagère en Matériel de bureau
Chef d’agence 2020 1 Très bon
bois

Ordinateur Matériel informatique - Caisse 2018 1 Bon


- Gestion parc 2018 1 Bon
Imprimante Matériel informatique Caisse 2018 1 Bon

1.2.3. Moyens financiers


L’informatisation d’un système d’information a un coût. L’organisation
qui opte pour cela devra se préparer financièrement pour le financement du projet du
début à la fin. Il importe, d’une part, de préciser la source de financement qui a
soutenu le système informationnel existant et d’autre part, les moyens financiers
prévus pour la mise en place du nouveau système. Question de savoir si l'organisation
est à même de supporter l'éventuelle nouvelle configuration du système d'information.
En ce qui concerne l’agence de location des vélos, Elle s’autofinance avec
ses fonds propres : le bénéfice qu’elle met à part chaque année. Pour sa modernisation
ou son informatisation, l’agence peut penser à un crédit bancaire par exemple.
A ce niveau, l'analyse connaît déjà comment fonctionne le système
existant, il lui reste de porter un critique objectif ce système et de proposer les
solutions pouvant aider à l'amélioration de celui-ci.
27

CHAPITRE 2 : DIAGNOSTIQUE DU SYSTEME EXISTANT


ET PROPOSITION DES SOLUTIONS

Ce chapitre évalue le système informationnel existant en relevant les avantages et


les inconvénients constatés. En effet, l’analyste devra s’efforcer à déceler tous les problèmes
liés à ce système en mettant en évidence ses faiblesses par l’analyse des causes. En face de
ces faiblesses, il devra proposer des solutions sur base desquelles il élaborera un avant-projet
de solution du nouveau système selon un calendrier bien établit.

2.1. Diagnostique du système existant ou critique de l'existant


Il est question d'évaluer objectivement le système informationnel existant. Cette
critique portera sur le circuit d'informations existant, les documents utilisés dans le processus
à informatiser et les moyens de traitement.

2.1.1. Critique par rapport au circuit d'informations


Quand l’utilisateur cherche à informatiser son système d'information, de manière
générale, cela signifie que son circuit d'informations est plus long et il désire le raccourcir. En
clair, certaines tâches qui nécessitaient beaucoup de temps étant manuels vont être remplacées
par des tâches automatiques. Ainsi, le schéma de circulation sera raccourci. Bien sûr, Il y
aura des tâches qui resteront toujours manuelles même si le choix d'information du système
d'information est retenu. Par ailleurs, le changement du schéma de circulation peut entraîner
la modification de l'organigramme ou peut faire fi de certains postes dans l'organigramme
spécifique. Il est nécessaire de signaler tout cela dans le critique du circuit des informations.
Dans le processus de location des vélos, les critiques relatives au circuit de
circulation des informations peuvent être les suivantes :
- Le schéma est clair, on peut comprendre facilement comment les informations
circulent et le tâches sont bien réparties, il y a la subsidiarité ;
- Le schéma est long, il peut être raccourci ;
- Le client effectue beaucoup de tours dans plusieurs bureaux.
28

2.1.2. Critique par rapport aux documents utilisés


Un document doit clairement transmettre le message qu'il contient, l'analyste est
appelé à signifier si oui ou non le document qu’il analyse répond à ce critère. Il ne
peut pas être superflu, encombrant avec des informations inutiles. Il doit être bien
conçu et bien clair. Avec l’informatisation, certains documents se verront retirés du
circuit. D’autres seront améliorés : en ajoutant, en éliminant en aménageant des
informations. Par exemple pour la location de vélo, le bout de papier manuscrit peut
disparaître dans le cas où une application web est mise en place. Le client n’aura qu’à
entrer dans le site, choisir le vélo qu’il désir louer.
Pour le processus de location des vélos, en ce qui concerne les documents, les
critiques suivantes peuvent être relevées :
- Tous les documents sont clairs et les messages qu’ils contiennent sont
compréhensibles ;
- Le bout de papier est inutile, le client peut remplir un bon de commande à la réception.

2.1.3. Critique par rapport aux moyens


En ce qui concerne les moyens humains, il est question de signaler si le personnel
en place possède des compétences nécessaires pour la prise en mains du futur système.
L'âge moyen du personnel n'approche pas l'âge de la retraite. Le personnel n'est ni
sur-employé, ni sous-employé. Il n'y a une bonne répartition des tâches entre le
personnel : des personnes qu'il faut à des postes qu'il faut.
Par rapport aux moyens matériels, il est question de parler particulièrement du
matériel informatique : hardware et software. Et puis que le travail se fera dans des
bureaux, présenter le matériel du bureau est aussi indispensable. Il est recommandé de
préciser si chaque matériel est en bon état ou pas.
En ce qui concerne les moyens financiers, il est à noter que le nouveau système à
mettre en place demande à ce que l’organisation effectue des dépenses d’investissement et des
dépenses courantes. Il sied de se rendre compte si l'organisation qui désire informatiser son
système d'informations en est financièrement capable en vue de faire face surtout aux
dépenses d’investissement.
Dans l’agence de location des vélos tout le processus est manuel d’où la difficulté
de la recherche d’antériorité, l’absence d’un historique fiable des clients et les registres
29

contenant les informations sont déjà vieux, les écrits presque illisibles. Les ordinateurs ne sont
utilisés que comme des machines à écrire.

2.2. Proposition des solutions


Après avoir critiqué l’existant, l’analyste propose des solutions qui peuvent
résoudre les problèmes qui se posent. C’est à l’utilisateur de choisir la solution qui lui
convient.
Par rapport aux critiques formulées et aux besoins immédiats de système à mettre
en place, différentes solutions peuvent être proposés. Ce livre propose quelques-unes.

2.2.1. Solution manuelle


Cette solution consiste à garder le système informationnel manuel en l’améliorant
par rapport à la sécurité, au stockage des informations, à la rapidité dans la recherche.
Toutefois, cette solution étant humaine, elle comportera des faiblesses considérables.
Ainsi, pour un processus qui était complètement manuel et dont les informations
se conservaient dans les cahiers registres par exemple, la proposition serait de créer un fichier
Excel pour conserver les données dans un ordinateur avec une version de rétention sur une clé
USB ou sur un CD. Comme avantage de cette solution, les données seront sécurisées par
rapport aux données contenues dans les cahiers registres qui sont exposés à la vétusté d’usage
assez rapide. La recherche des données se fera assez facile et rapide. C’est une solution qui
coûte moins cher par rapport aux autres solutions. Notons que cette solution est recommandée
lorsque les données à gérer ne sont pas de grande quantité et que les moyens financiers ne
peuvent pas permettre l’informatisation du processus.
Dans le cas où l’agence de location des vélos n’a qu’une dizaine de vélos à faire
loyer et que son chiffre d’affaires ne peut pas lui permettre de financer un projet informatique
de bout en bout, une telle solution peut être envisagée.

2.2.2. Informatisation en mono poste


L’analyste peut proposer d’informatiser le système informationnel existant afin de
réduire au maximum les failles que comporte le système manuel. Cette informatisation passe
par la conception et réalisation d’un logiciel de gestion qui sera installé dans chacun des
ordinateurs utilisés dans le système, sans toutefois les interconnecter. Ce système ainsi obtenu
30

est en monoposte. Un tel système possède plusieurs avantages, citons entre autres :
l’automatisation de certaines tâches du processus ; les données sont bien sécurisées dans
chaque poste de travail (dans l’ordinateur) ; la recherche des données se fait aisément.
L’inconvénient réside du fait que chaque poste gère ses ressources individuellement, chaque
poste a besoin de l’espace de stockage pour conserver ses données et le partage des données
se fait, généralement, à l’aide des supports magnétiques.
Dans le cas où l’agence de location des vélos n’a pas beaucoup de moyens pour
connecter ses services en réseau, il peut se procurer des ordinateurs qui seront dotés d’une
application pour la gestion de location des vélos en vue de capitaliser tous les avantages de
cette solution cités ci-haut. Le majeur inconvénient réside en ce que pour s’échanger des
données, les personnes devraient se déplacer.

2.2.3. Réseau informatique


On peut se décider d’informatiser le système d’information existant en reliant tous
les postes (ordinateurs) impliqués dans la gestion. On obtient ainsi le système en réseau. Ce
système a comme avantage principal : le partage des ressources logicielles et matérielles. Une
seule base de données logée dans le serveur est mise à la disposition de tous les utilisateurs du
processus informatisé. Cela implique qu’une seule donnée est représentée une seule fois dans
le processus et les utilisateurs n’ont pas besoin d’avoir de gros espaces de stockage chacun.
Une seule imprimante peut être mise en réseau pour plusieurs utilisateurs. Le circuit
d’informations se réduit considérablement car les utilisateurs s’échangent les données à temps
réel, ils n’ont pas besoin de se déplacer. L’inconvénient est que le coût du réseautage n’est pas
moindre et la sécurité est un défi à relever car plusieurs utilisateurs manipulent les mêmes
données.
Dans le cas où l’agence de location des vélos a la possibilité de relier tous les
postes en réseau, certains flux seront supprimés. Par exemple, le comptable récupère les
informations directement dans le réseau pour son rapport mensuel et le chef d’agence consulte
toutes les informations à temps réel sans se déplacer. Le caissier n’aura pas besoin d’envoyer
un exemplaire de reçu au gestionnaire de parc, celui-ci va simplement récupérer les
informations concernant le vélo à louer dans le réseau.
31

2.2.4. Système réparti


On peut penser à mettre en place un système réparti pour une gestion de
l'ensemble de l'entreprise avec une base de données répartie. Cette dernière est une base de
données dont différentes parties sont stockées sur des sites, généralement géographiquement
distants, reliés par un réseau. En effet, des bases de données réparties ont une architecture
plus adaptée à l’organisation des entreprises décentralisées. Elles permettent plus de fiabilité
et ont des données réparties qui sont souvent répliquées. La panne d’un site n’est pas très
importante pour l’utilisateur, qui s’adressera à un autre site. Ce système permet une meilleure
performance car il réduit le trafic sur le réseau. Le but de la répartition des données est de les
rapprocher de l’endroit où elles sont accédées. Répartir une base de données sur plusieurs
sites permet de répartir la charge sur les processeurs et sur les entrées/sorties. Ce système
coûte beaucoup plus cher que le système en réseau car il nécessite plus d’un serveur et la
gestion de la mise à jour des données est coûteuse.
Dans le cas où l'organisation qui s'occupe de la location des vélos est nationale
avec des agences dans différentes provinces du pays, un tel système pourrait être indiqué. Les
données liées aux clients d’une province, sont traitées dans la province où elles sont produites.

2.2.5. Application web


L’application web est un site-web responsive, dont l’interface s'adapte aux
différents écrans de de différents utilisateurs. Pour y accéder, un simple navigateur web suffit
à retrouver l’application. Contrairement aux sites internet, l’application web contient des
fonctionnalités pour des utilisateurs identifiés. Un site web est plus statique et informatif que
l’application web. Le premier avantage est sa facilité d’accès. En effet, l’application web ne
nécessite aucun téléchargement, un simple moteur de recherche suffit. De plus, les mises à
jour se font automatiquement, comme pour un site internet, l’utilisateur n’a donc pas besoin
de se soucier des dernières mises à jour à télécharger. Par contre, tout n’est jamais parfait,
l’application web comporte encore quelques limites qu’il faut prendre en compte. Pour
accéder à une application web, l’utilisateur a besoin d'une connexion internet. Une
application web doit être pensée Responsive, elle doit s’adapter à tous les écrans des
utilisateurs. Il faut donc que l’expérience utilisateur et l’ergonomie de l’application web soient
optimales pour garder les clients internautes.
32

Admettons que cette agence de location des vélos est localisée en République
Démocratique du Congo. A partir de la Belgique, un client peut accéder à l'application web
pour réserver le vélo qu'il pourra utiliser pendant ses vacances à Kinshasa.
En outre, dans le processus de location des vélos, le circuit de circulation des informations
peut se voir raccourci si cette solution est retenue : le client reste chez lui, il choisit le vélo
qu’il désire et paie sa facture en ligne. Il ne se présentera à l’agence que pour retirer le vélo
chez le gestionnaire du parc. L’adoption de cette solution raccourcit le schéma de circulation
en omettant deux acteurs internes : le réceptionniste et le caissier.

2.2.6. Cloud computing


Bien plus qu’une simple externalisation, dans le cloud computing, il y a deux
notions qui sont mises en exergue : la virtualisation et l’agilité. La virtualisation est une
abstraction des ressources informatiques (un serveur, un client, un stockage, des réseaux, des
applications ou des systèmes d'exploitation) qui masque la nature physique et les limites de
ces ressources auprès de leurs utilisateurs. L'agilité consiste en le fait que le cloud est réactif
et ses services flexibles par rapport aux besoins des clients.
Son objectif est de fournir des services innovants à la demande de différents types
d’utilisateurs. Ces derniers sont libérés des détails d’infrastructure interne sous-jacente.
De la définition de cloud computing découlent essentiellement les cinq caractéristiques
suivantes :
- Self-service à la demande : On peut accéder aux services informatiques sans la
nécessité d’une intervention et d’une interaction humaine supplémentaire du
fournisseur.
- L’accès à un réseau très large : Il n’existe pas de limites géographiques dans le cloud
computing. Partout où l’on se trouve, on peut bénéficier des services de cloud.
- Mise en commun des ressources : Des organisations mettent leurs données dans le
cloud et celles-ci peuvent être utilisées par tous les autres clients.
- Elasticité rapide : Les capacités du cloud computing apparaissent comme illimitées par
rapport aux consommateurs.
- Services mesurés : Les services sont payés généralement à la consommation
Il existe quatre types principaux de Cloud :
33

- Cloud public : Un cloud public fournit des services à de multiples clients en utilisant la
même infrastructure partagée. Ses services sont gratuits ou payants à l’usage. Ce type
de cloud est conseillé pour les données qui ne sont pas sensibles.
- Cloud privé : Un cloud privé délimite son "pool" de ressources informatiques sous-
jacentes en créant une plateforme cloud distincte, à laquelle seule une organisation
spécifique peut avoir accès. Ce type de cloud est particulièrement conseillé quand il
s’agit de données sensibles.
- Cloud hybride : Un cloud hybride est un service cloud intégré utilisant à la fois un
cloud privé et des cloud public pour remplir différentes fonctions au sein d'une même
organisation. Ce type de cloud est conseillé quand il s’agit d’une même organisation
qui possède à la fois des données sensibles et d’autres moins sensibles.
- Cloud communautaire : Un cloud communautaire est un service cloud où
l’infrastructure est partagée par plusieurs entreprises qui ont des intérêts communs. On
trouvera par exemple un tel cloud pour les universités ou encore pour un domaine
d’activité bien précis.
Dans le cas où l’agence de location des vélos est une grande organisation
multinationale qui gère beaucoup de clients de par le monde en entier, un système cloud est
indiqué pour le stockage des informations des clients par exemple.

2.3. Choix d'une solution


Avant toute chose, il sied de rappeler que c'est l'utilisateur qui choisit la solution
qui lui convient. Il le fait après avoir examiné minutieusement le problème et tenant compte
de ses moyens. Dans le cas de location des vélos, une solution relative à la mise en place
d'une application web, serait idéal pour permettre à chaque client de passer sa commande quel
que soit sa situation géographique sans se déplacer. Au cas où, le coût une telle solution serait
exorbitante pour l'agence de location des vélos, la mise en place d'une solution d'un système
en réseau pourrait être intéressant. Notons que l’analyste est tenu de présenter de manière
chiffrée ce que coûte chacune des solutions proposées ; les coûts des équipements de
connexion, du matériel informatique, des logiciels, du matériel de bureau etc.
Quelle que soit la solution retenue, l’analyse et la conception précèdent le
développement d’une application qui permettra d’interagir avec la base de données conçue.
Comme indiqué dans l’introduction, ce livre est consacré à la préanalyse, l’analyse et la
conception d’une base de données en utilisant la méthode merise.
34

2.4. Planning provisionnel


L'informatisation est un grand projet constitué de plusieurs étapes. Il est logique
de penser que certaines étapes peuvent être effectuées avant d'autres. Certaines encore
peuvent être effectuées en même temps. Ainsi, le but de l'ordonnancement est d'établir une
certaine relation d'ordre entre les étapes des tâches qui aboutissent à la réalisation du projet en
un minimum de temps. Ensuite, il peut être intéressant de détecter les étapes dites critiques
dont le moindre retard peut affecter toute la suite du projet.
Un projet est un ensemble des tâches qui concourent à la réalisation d'un objectif
bien déterminé tel que l'on connait leur durée ainsi que les contraintes qui les lient. Ici, le
projet consiste à l'informatisation de tout ou de quelques processus d'un système
d'informations. Pour réaliser les objectifs de l'informatisation, il est recommandé d’élaborer
le calendrier d'exécution des tâches en vue de déterminer le temps minimum et d'élucider les
tâches critiques où on ne peut accuser un retard sans allonger la durée de réalisation du projet.

2.4.1. Tableau d’enchaînement des étapes

Il présente les différentes étapes du projet en spécifiant leurs durées respectives,


les coûts journaliers ainsi que les coûts totaux.
Ci-après, le tableau d’enchaînement des étapes pour la mise en place d’une base de données
relative au processus de location des vélos

Tâches Durée Coût unitaire Coût total


Tâches Désignation tâches
Antérieures en jour en $ en $

A Etude d’opportunité 20 40 800

B Etude de faisabilité A 5 40 200

C Critique de l’existant A, B 5 40 200

D Propositions des solutions et choix C 15 40 600


d’une solution

E Elaboration de la solution D 25 40 1000

F Constitution de l’avant-projet E 10 40 400

G Evaluation de la solution D 10 40 400

H Etapes conceptuelle et A, E 10 40 400


35

organisationnelle

I Etape logique H 10 40 400

j Etape physique et implémentation F, I 20 40 800


de la base de données sous SQL
server

TOTAL 56
00

Justification des antériorités


1. C’est par l’étude d’opportunité que l’analyste commence son travail au sein de
l’organisation qui désire informatiser au moins un processus de son système
d’information.
2. L’étude de faisabilité ou l’étude des moyens de traitement n’est faite qu’après
l’étude d’opportunité. Le processus devrait être analysé afin de savoir les moyens
qu’il utilise.
3. Pour critiquer le système existant, il faudrait tout d’abord le connaitre en faisant
une étude d’opportunité et de faisabilité.
4. Les solutions proposées viennent réparer les lacunes élucidées dans la critique
d’existant.
5. Après la proposition des solutions et le choix d’une solution, intervient
l’élaboration de cette dernière en énumérant ses objectifs et en décelant ses
contraintes.
6. Puisque la solution choisie est bien connue, l’étape qui suit est bel et bien la
constitution de l’avant-projet pour montrer la manière dont les traitements seront
organisés.
7. Après la présentation de l’avant-projet de la solution, il sied d’évaluer la solution
8. Les étapes conceptuelle et organisationnelle sont mises en place après l’étude
d’opportunité et l’élaboration de l’approche de la solution qui est retenue. Si la
solution est manuelle, il ne sera pas utile d’entamer la modélisation. Au cas
contraire, la modélisation commence par la mise en place des modèles conceptuels
et organisationnels.
36

9. Dans la modélisation, le niveau organisationnel vient avant le niveau logique. Ce


sont les données du modèle conceptuel retenues pour être stockées sur le support
informatique qui subissent les règles de passage en vue de constituer un modèle
logique.
10. Avec la méthode merise, la modélisation se termine par le niveau physique qui
vient après le niveau logique. C’est le modèle physique qui est implémenté sur la
machine (matériel) et cela en tenant compte de l’avant-projet de solution retenue.

2.4.2. Technique MPM


Il existe plusieurs techniques pour ordonnancer les étapes d’un projet. On peut
citer entre autres : Technique MPM, technique PERT, diagramme de Gant etc. Pour le
processus de location des vélos, c’est la technique MPM qui est retenue.
La technique MPM c’est la méthode de potentiel metra mise au point en France
par la société SEMA. MPM est un outil permettant d’ordonnancer, de hiérarchiser, de classer
un très grand nombre de tâches en fonction de contraintes d’antériorité ou de succession qui
peuvent évoluer.
Cette technique utilise un graphe où le sommet représente les tâches. Elle est
basée sur l’approche du chemin critique : un retard sur une étape, entraîne le retard dans la
poursuite du projet

[Link]. Formalisme
La technique MPM utilise un graphe où le sommet représente les tâches. Une
tâche de début et une tâche de fin sont ajoutées à ces tâchées prédéfinies. Les sommets sont
liés par un arc. Cela indique que l’opération associée à l’extrémité initiale de l’arc doit être
commencée pour que puisse débuter l’opération liée à l’extrémité terminale de l’arc. Un arc
du graphe définit une relation d’antériorité. La longueur de l’arc donne le temps minimum
qui doit s’écouler entre le début de la tâche originale et le début de la tâche extrémité.

[Link]. Construction du graphe


Au niveau 1, il y a la tâche qui n’a pas de tâche antérieure. Pour le processus de
location des vélos, c’est la tâche A. Afin de trouver le niveau suivant, on supprime la tâche
du précédent niveau partout dans le tableau et on retient la tâche qui restera sans tâche
antérieure.
37

En supprimant A, c'est B qui reste sans antériorité. En supprimant B, c'est C qui reste sans
antériorité. En supprimant C, c'est D qui reste sans antériorité. En supprimant D, c'est E qui
reste sans antériorité. En supprimant E, ce sont les tâches F, G, H qui restent sans antériorité.
En supprimant ces trois dernières tâches, la tâche I reste sans antériorité et en supprimant I, la
dernière tâche sans antériorité c'est J.
Dans le tableau ci-après les tâches du processus et leurs tâches antérieures.

TACHE
TACHE
ANTERIEURE

A -

B A

C A, B

D C

E D

F E

G D

H A, E

I H

J F, I

Les huit niveaux du graphe sont :


- Niveau 1 = {A}
- Niveau 2 = {B}
- Niveau 3 = {C}
- Niveau 4 = {D}
- Niveau 5 = {E}
- Niveau 6 = {F, G, H}
- Niveau 7 = {I}
- Niveau 8 = {J}
38

Le graphe relatif au processus de location des vélos

70 110 10
G

25
25
20 10

25 25 70 100 90 90 20 110
0 0 0 0 20 20 20 30 30 25
0 5 5 15 45 45
F I 110
Début A B C D E

10
20
120 120
25
FIN

20 115 115
H
39

Le graphe a 8 niveaux comme décrit plus haut. En ajoutant les tâches début et fin, le graphe compte maintenant 10 niveaux.
40

[Link]. Détermination des dates


La technique MPM permet de déterminer les dates de début et de fin au plus tôt
ainsi que les dates de début et de fin au plus tard.
a) Dates de début au plus tôt (DTO)
La date de début au plus tôt tx d’une tâche x est la somme des longueurs des arcs
prise sur le chemin le plus long commençant par la tâche a (tâche initiale) et se terminant par
la tâche x (tâche finale). Tx est la date à laquelle l’ensemble des tâches peut s’achever au plus
tôt.
Ainsi, pour le processus de location des vélos, les dates de début au plus tôt seront :
- Le premier arc qui quitte la tâche initiale vers la tâche A est égal à 0
- De A vers B, il y a 2 arcs et leur somme donne 0 + 20 = 20
- De A vers C, c'est 20 + 5 = 25 (la somme de trois arcs)
- De A vers D, c'est 25 + 5 = 30 (la somme de quatre arcs)
- De A vers E, c'est 30 + 15 = 45 (la somme de cinq arcs)
- De A vers F, c'est 45 + 25 = 70 (la somme de six arcs)
- De A vers G, c'est 45 + 25 = 70 (la somme de sept arcs)
- De A vers H, c'est 45 + 25 = 70 (la somme de huit arcs)
- De A vers J, c'est 70 + 20 = 90 (la somme de neuf arcs)
- De A vers I, c'est 90 + 20 = 110 (la somme de dix arcs)
- De A vers J, c'est 110 + 10 = 1120 (la somme de onze arcs)

Il y a 12 tâches qui sont liées par11 arcs. La somme de ces arcs donne 120.
Rappelons qu'il y a 8 niveaux dans l'arc dont F, G et H forment un seul niveau. Selon le
formalisme de MPM, Le calcul des dates de début au plus tôt se présentent comme suit :

Ta = ta = 0
Tb = ta + 20 = 20
Tc = tb + 5 = 25
Td = tc + 5 = 30
Te = td + 15 = 45
Tf = te + 25 = 70
Tg = tf + 25 = 70
41

Th = tg + 25 = 70
Ti = th + 20 = 90
Tj = ti + 20 = 110
Tfin = tj + 10 = 120

b) Dates de fin au plus tôt (FTO)


La date de fin au plus tôt t’x d’une tâche x est égale à la date de début au plus tôt
de cette tâche augmentée de sa durée d’exécution. T’x= tx +dx où dx est la durée d’exécution
de la tâche x. En effet, la logique est la même comme pour les calculs des dates de début au
plus tôt, sauf qu'ici, il faudrait ajouter la durée de la tâche
Ainsi, pour le processus de location des vélos, les dates de fin au plus tôt seront les suivantes :
T’a = ta + da = 0 + 20 = 20
T’b = tb + db = 20 + 5 = 25
T’c = tc + dc = 25 + 5 = 30
T’d = td + dd = 30 +15 = 45
T’e = te + dc = 45 + 25 = 70
T’f = tf + df = 90+ 20 = 110
T’g = tg + dg = 110 + 10 = 120
T’h = th + dh = 70 + 20 = 90
T’i = ti + di = 90 + 20 = 110
T’j = tj + dj = 110 + 10 = 120

c) Dates de début au plus tard (DTA)


La date de début au plus tard t*x de la tâche x est la différence entre la date au
plus tôt de la fin du projet et la somme des arcs prise sur le chemin le plus long commençant
par la tâche x et se terminant par la tâche fin. Pour le processus de location des vélos, ces
dates se présentent comme suit :
T*j = 120 – 10 = 110
T*i = 110 – 20 = 90
T*h = 90 – 20 = 70
T*g = 120 – 10 = 110
42

T*f = 110 – 10 = 100


T*e = 70 – 25 = 45
T*d = 45 – 15 = 30
T*c = 30 – 5 = 25
T*b = 25 – 5 = 20
T*a = 20 – 20 = 0

d) Date de fin au plus tard (FTA)


La date t*’x de fin au plus tard d’une tâche x est égale à la date de début au plus
tard de cette tâche augmentée de sa durée d’exécution. Pour la location des vélos, on aura :
T*’j = t*j + dj = 110 + 10 = 120
T*’i = t*i + di = 90 + 20 = 110
T*’h = t*h + dh = 70 +20 = 90
T*’g = t*g + dg = 110 +10 = 120
T*’f = t*f + df = 100 +10 = 110
T*’e = t*e + de = 45 + 25 = 70
T*’d = t*d + dd = 30 + 15 = 45
T*’c = t*c + dc = 25 + 5 = 30
T*’b = t*b + dc = 20 + 5 = 25
T*’a = t*a + da = 0 +20 = 20

[Link]. Détermination des marges


Comme pour les dates, les marges sont aussi déterminées : Marge libre et marge
libre.
a) Marge totale (MT)
La marge totale c’est le retard maximum que l’on peut prendre dans la mise en
route d’une tâche sans remettre en cause les dates au plus tard des tâches suivantes, donc sans
retarder la fin des travaux. La marge totale d’une tâche x = t*’a – tx – dx
43

b) Marge libre (ML)


La marge libre est le retard maximum que l’on peut connaître à la mise en route
d’une tâche sans remettre en cause la date au plus tôt d’aucune autre tâche. La marge libre
d’une tâche x = T’x – tx – dx.
Tableau récapitulatif des dates et des marges pour la mise en place d’une base de données du
processus de location des vélos se présente comme suit :

TACHES DUREE DTO DTA FT FTA MT ML


O

A 20 0 0 20 20 20-0- 20 = 0 20-0- 20 = 0

B 5 20 20 25 25 25-20-5= 0 25-20-5= 0

C 5 25 25 30 30 30-25-5= 0 30-25-5= 0

D 15 30 30 45 45 45-30-15=0 45-30-15=0

E 25 45 45 70 70 70-45-25=0 70-45-25=0

F 10 70 100 110 110 110-70-10 =30 110-70-10 =30

G 10 70 110 120 120 120-70-10=40 120-70-10=40

H 20 70 70 90 90 90-70-20=0 90-70-20=0

I 20 90 90 110 110 110-90-20=0 110-90-20=0

J 10 110 110 120 120 120-110-10=0 120-110-10=0

[Link]. Détermination du chemin critique et des tâches critiques


Le chemin critique est le chemin le plus long en termes de durée. Il s’obtient à
partir des deux ordonnancements au plus tôt et au plus tard : les tâches critiques sont celles
pour lesquelles la date du plus tôt est égale à la date au plus tard. Le chemin critique peut être
mis en évidence par un trait ou un double trait. Pour la location des vélos, le chemin critique
est celui- ci : A B C D E H I J Fin

2.5. Elaboration de la solution


Il s’agit ici d’énumérer les objectifs que vise la solution retenue et de déceler des
contraintes liées à l’activité principale de l’organisation.
44

2.5.1. Les objectifs


Chaque solution retenue vise des objectifs précis. Toute organisation qui pense
informatiser un processus de son système d’information vise un ou plusieurs objectifs.
Généralement, ces objectifs peuvent être :
- L’automatisation de la collecte des données
- La création d’une base de données pour stocker les données collectées
- La facilité et la rapidité dans la recherche des données enregistrées et d’autres
traitements spécifiques à l’activité principale de l’organisation.
- L’édition des états statistiques pour une bonne diffusion des résultats des traitements
En ce qui concerne le processus de location des vélos, les objectifs poursuivis
peuvent être la création d’une base de données qui permettra la bonne gestion des clients en
vue de leur fidélisation ainsi que le suivi des vélos pour une bonne maintenance.

2.5.2. Les contraintes

Il s’agit des contraintes administratives, géographiques, techniques et financières


auxquelles une organisation pourrait faire face.

[Link]. Les contraintes administratives


Les contraintes administratives sont celles relatives toute la restructuration qui
peut intervenir dans l’organisation en vue du bon fonctionnement du nouveau système. Il
pourrait s’agir de la suppression de certains postes, de la création d’autres, de l’organisation
du travail, de la répartition des tâches etc.
En ce qui concerne la location des vélos, les contraintes administratives peuvent
être les suivantes :
- La location se fera au en ligne ou à l’agence en présentiel, le client est libre de faire
son choix dans le cas où la société opterait pour une application web;
- Un administrateur de la base de données sera recruté et s’occupera de la gestion de la
base de données ;
- Un administrateur du réseau sera recruté pour le suivi et la maintenance du réseau ;
- Le personnel sera formé sur la nouvelle application qui serait mise en place.
45

[Link]. Les contraintes géographiques


Celles-ci sont liées à l’emplacement géographique des bâtiments de l’organisation
par rapport à l’activité à mener ou par rapport à certaines contraintes techniques. Si dans une
organisation, les postes sont appelés à partager des ressources mises en réseau par exemple,
une contrainte géographique serait que ces postes soient regroupés dans le même local ou
dans des locaux contigus.
Pour la location des vélos, les contraintes géographiques peuvent être les
suivantes :
- Si l’agence opte pour la solution d’informatisation en mono poste, les postes qui se
changent des données souvent devraient se regrouper dans un même local ;
- L’agence devrait avoir plusieurs bureaux de réception dissimilés dans les quartiers
accessibles à tous (on suppose que l’agence n’a pas opté pour l’application web).

[Link]. Les contraintes techniques


Les contraintes techniques sont celles liées à la technologie et au matériel
informatique utilisé dans l’organisation.
En ce qui concerne la location des vélos, la solution retenue peut faire face aux
contraintes techniques suivantes :
- L’utilisation d’un serveur où seront logées la base de données et l’application pour la
gestion des clients et des vélos. Ce serveur va relier tous les postes concernés par la
location des vélos ;
- Au niveau de chaque poste, il sera installé deux ordinateurs connectés à ce réseau
- Trois autres ordinateurs seront prévus les services techniques (développement,
exploitation et maintenance) ;
- Dans chaque poste, il sera aussi prévu une imprimante laser pour l’édition des
différents états statistiques ;
- Tous les utilisateurs qui travailleront sur les terminaux se verront accordés des droits
d’accès qui seront réglementés par des mots de passe cryptés.

[Link]. Les contraintes financières


Certes, la mise en place d’un système nécessite un budget spécial.
L’organisation qui veut s’engager dans un tel projet, est appelé d’entamer, sur base du
46

coût de ce projet que l’analyste présenterait, la préparation de ce budget afin de


disposer dans le délai proche des fonds nécessaires à la réalisation de ce projet.
Pour l’agence de location des vélos, les solutions peuvent être entre autres de puiser dans ses
réserves ou, le cas échéant, de solliciter un crédit à la banque.

2.6. Constitution de l’avant-projet de la solution


La manière dont les traitements seront organisés et la définition de la solution
constituent l’avant-projet.

2.6.1. Organisation des traitements


L’analyste devra présenter le mode de traitement retenu pour la fonction à
informatiser. Un mode de traitement peut être manuel s’il est exécuté totalement par un
homme. Il est automatique, s’il est exécuté par une machine (ordinateur) et conversationnel
s’il est exécuté en partie par un homme et une autre partie par une machine.
Pour la location des vélos, on pourrait retenir le mode de traitement
conversationnel. Ce dernier permettra aux utilisateurs pour la saisie des informations des
clients et des informations relatives aux vélos afin de mettre à jour la base de données.
Les utilisateurs effectueront leurs travaux sans qu’ils aient besoin d’une
intervention permanente d’un informaticien, cela grâce aux différents programmes développés
qui leur serviront d’interface.

2.6.2. Définition de la solution


Ici, il est question de présenter toutes les fonctions à automatiser ainsi que les
moyens à utiliser pour la réalisation de ces fonctions.
Dans notre étude de cas, il y a une seule fonction à automatiser, c’est celle de la
location des vélos. Dans cette fonctionnalité, il sera question de prendre en compte toutes les
informations relatives aux clients et aux vélos que les clients désirent prendre en location et
d’éditer le reçu.
Pour la réalisation de l’automatisation de cette fonctionnalité, nous allons
énumérer les moyens à utiliser ci-après.

[Link]. Les matériels


Ci-dessous, les moyens matériels qui pourraient être utilisés dans ce
nouveau système de location des vélos.
47

- Un serveur où sera logée la base de données ;


- Dix micros ordinateurs ;
- Quatre imprimantes laser ;
- Quatre tables sur lesquelles seront installés les ordinateurs ;
- Dix chaises ;
- Quatre armoires pour le classement des dossiers et les supports informatiques ;
- Quatre climatiseurs ;
- Quatre locaux appropriés;
Compte tenu du volume des informations à stocker et la nécessite
d’automatiser les tâches répétitives, chaque poste de travail doit disposer des spécifications
techniques ci-après :
- Processeur : Intel i7 ;
- Fréquence : 4,7 GHZ ;
- RAM : 8 Go ;
- Disque dur : 500 Go pour les stations et 10 To pour le serveur ;
- Lecteur DVD-RW ;
- Carte son et graphique ;
- Ecran : 17" ;
- Clavier : Azerty.
- Souris et tapis ;
- Carte réseau ;
- Ports USB.
Pour assurer une bonne connexion du réseau LAN qui va être installé, il sera
prévu les éléments ci-après :
- Des câbles,
- Des connecteurs RJ-45,
- Un hub ;
- Une protection anti-foudre ;
- Quatre onduleurs.
48

[Link]. Les logiciels


Au serveur, sous Windows serveur, seront installés le SQL serveur ainsi
que l’application relative à la gestion de location des vélos. Et, aux stations de service
sous Windows, seront installées les applications clientes permettant d’interagir avec le
serveur.
La technologie RAID sera utilisée sur le serveur pour assurer la sauvegarde
(backup) des informations en copiant régulièrement le contenu du disque dur sur d’autres. En
cas de panne, on peut alors récupérer les données précédemment sauvegardées.

[Link]. Le personnel
L’application de location des vélos tournera avec le personnel en place qui
devra être formé. Dans le tableau ci-après, nous présentons les agents qui seront
employés pour développer, maintenir et exploiter cette application.

Qualification Nombre

Ingénieur concepteur 1

Analyste programmeur 2

Agents formés 6

2.7. Evaluation de la solution

Pour chaque solution retenue, l’analyste est tenu à présenter la praticabilité et


l’opportunité de celle-ci.

2.7.1. La praticabilité
La praticabilité d’une solution est démontrée par la facilité pour l’organisation
analysée de se procurer le matériel nécessaire à la réalisation de son projet d’informatisation
et de pouvoir tenir compte de la restructuration que le nouveau système pourrait exiger.
Ainsi, l’agence de location des vélos, étant préoccupée de tenir une bonne gestion
de location de ses vélos, l’acquisition du matériel informatique nécessaire à la mise en place
d’une nouvelle application devra en principe se faire sans problème avec l’accord de la haute
hiérarchie.
49

Sur le plan organisationnel, il serait souhaitable qu’un service informatique soit


créé et qu’il y ait recrutement de nouvelles unités informaticiennes : ingénieur concepteur et
analystes programmeurs pour tenir les services techniques.

2.7.2. L’opportunité économique


Ici, il est question d’évaluer l’opportunité économique du projet d’informatisation
tout en sachant que tout avantage n’est pas chiffrable. Les coûts de développement,
d’acquisition des matériels nécessaires au nouveau système, d’aménagement des locaux et
d’équipement de bureau d’une part, et ceux de fonctionnement du nouveau système, les coûts
d’entretien des matériels, les coûts de fournitures de bureau, les coûts du personnel et ceux
d’abonnements mensuels devront être présentés clairement.

[Link]. Coûts de développement


Un projet d’informatisation est un projet d’investissement, il peut prendre
plusieurs années. En ce qui concerne. En ce qui concerne l’informatisation du
processus de location des vélos, le projet pourrait durer de 3 ans à partir de l’année de
démarrage du projet1.

Couts estimatifs en dollars


Eléments du coût
2022 2023 2024

A. ETUDE
- 1 Ingénieur concepteur (500 $/mois) 6 000
- 3 Analystes programmeurs (400$ /mois /personne) 14 400
- Autres charges 1 200

Sous total (A) 21 600

B. FORMATION
- 6 employés en formation (50$/personne) 300
- 5 Formateurs (160$/personne) 800

Sous total (B) 1 100

C. INSTALLATION
- Achats matériels 11 615
- Main d’œuvre et installation réseau

1
Nous nous sommes inspiré du projet "Procédure Transitoire Simplifiée de la paie des agents civiles de l’Etat
(PTS) de la fonction publique pour les coûts de l’étude.
50

- Aménagement des locaux 1 500


- Equipement bureau 2 000 1 000 1 000
4 600

Sous total (C) 19 715 1 000 1 000

Total couts de développement 42 415 1 000 1 000

Notons que les matériels achetés comprennent2 :


- 10 micro-ordinateurs x 850 $ : 8 500 $
- 1 serveur : 1 400 $
- 4 imprimantes laser x 250 $ : 1 000 $
- 4 onduleurs x 80 $ : 320 $
- 1 protecteur anti-foudre : 200 $
- 100 mètres de câble x 1$ : 100 $
- Des connecteurs RJ-45 : 5$
- 1 hub avec 12 ports : 90 $

Total 11 615 $

La main d’œuvre est destinée à l’installation des matériels informatiques et le


réseautage.
En ce qui concerne l’aménagement des locaux, il sera payé pendant trois ans en
raison de 2 000 $ la première année et 1000 $ pour chaque année suivante. Rappelons-nous
que le projet s’étend sur trois ans, c’est un projet d’investissement.
L’équipement de bureaux comprend l’acquisition des climatiseurs, des tables, des
chaises et des armoires :
- 4 tables x 100 $ : 400 $
- 10 chaises x 60 $ : 600 $
- 4 armoires x 300 $ : 1 200 $
- 4 climatiseurs x 600 $ : 2 400 $
TOTAL 4 600 $

2
Pour les prix, nous nous sommes référés à la maison GYGABYT
51

[Link]. Coûts de fonctionnement


La ventilation des frais relatifs au fonctionnement du nouveau système est
présentée dans le tableau ci-dessous.

Coûts estimatifs en dollars


Eléments du coût
2022 2023 2024

A. ETUDE
- Entretien :
 Climatiseurs 500 500
 Matériels informatiques 1 000 1 000
- Autres frais 900 900

Sous total (A) 2 400 2


400

B. FOURNITURES :
Papiers, supports magnétiques et autres 800 600 600

Sous total (B) 800 600 600

C. PERSONNEL
Motivation 24 000 24 000 24 000

Sous total (C) 24 000 24 000 24 000

Total coûts de fonctionnement 24 800 27 000 27 000

Notons que l’entretien des matériels ne commencera qu’à la deuxième année.

[Link]. Coûts du projet


Le tableau ci-après présente la synthèse du coût global du nouveau système
(développement et fonctionnement).

Coûts estimatifs en dollars


Eléments du cout
2022 2023 2024

- Développement 42 415 1 000 1 000


- Fonctionnement 24 800 27 000 27 000

Sous total nouveau système 67 215 28 000 28 000


52

Le coût total du projet étant connu, il ne reste plus que de débuter le travail
proprement dit : l'analyse fonctionnelle.

CHAPITRE 3 : ANALYSE FONCTIONNELLE

3.1. Préambule
Après la préanalyse, l’option retenue doit être développée. Il est donc question de
mettre en place le nouveau système d’information en déployant la solution choisie. Il faudrait
passer à l’analyse et la conception pour aboutir à la mise en place d’une base de données.
Par ailleurs, la conception des systèmes d’information est une tâche ardue. Elle
nécessite le recours à des méthodes permettant la simulation du système physique perçu. Il
existe de méthodes de conception ou de langage de modélisation. En ce qui concerne les
méthodes, nous pouvons citer entre autres la méthode merise et la méthode UP (Unified
process). Comme langage de modélisation, UML est le plus usuel.
Dans ce livre, nous allons utiliser la méthode Merise pour mettre en place le nouveau système.

3.2. Historique de la méthode Merise


Jusqu’aux années 70, il y avait les informaticiens utilisaient des méthodes
d’analyse, orientées traitement. En effet, à partir des résultats à produire, il fallait définir les
traitements à effectuer, puis déduire les données nécessaires pour ces traitements. Cette
approche présentait plusieurs inconvénients citons entre autres :

- La création des fichiers des données entraine des redondances importantes ;


53

- Le manque de cohérence globale entre les informations des différentes applications


fait qu’une même information soit structurée différemment dans plusieurs traitements
(ou applications) ;
- La lourdeur de la mise en œuvre de l’informatisation suite à la longueur importante du
processus de conception, de développement et de réalisation ;
De ces inconvénients, apparut l’idée d’intégration des différentes applications et
celle de concevoir des systèmes intégrant l’ensemble des activités de l’entreprise. C’est dans
ce contexte qu’ont émergé la notion du système d’information (SI), la nécessité d’une
méthode complète de conception, de spécification et de réalisation des systèmes
d’information informatisés (SII) ainsi que la notion de bases des données rendant ainsi
l’information partageable par plusieurs applications ou traitements.

3.3. Présentation de la Méthode Merise


Le mot merise vient du nom d’un fruit amer d’un arbre appelé le merisier. La
méthode Merise se définit comme une méthode complète de conception et de spécification
pour l’informatisation des systèmes d’information des entreprises. MERISE pour dire :
méthode d’étude et de réalisation informatique pour les systèmes d’entreprise ou pour ses
sous-ensembles. Cette méthode permet d’apporter une démarche globale et cohérente qui
intègre les données et les traitements indépendamment de l’évolution technique. En outre, elle
met à la disposition des informaticiens et utilisateurs les outils d’aide à la mise en œuvre d’un
système d’information informatisé. Ainsi, elle met les organisateurs et les informaticiens sur
la même longueur d’onde en leur servant comme moyen d’étude et de dialogue entre eux.

3.4. Composants de la méthode MERISE


Le processus d’informatisation à l’aide de la méthode merise se fait en trois
dimensions exprimant respectivement le cycle de vie, le cycle de décision et le cycle
d’abstraction

3.4.1. Cycle de vie ou démarche à suivre


Ce cycle de vie comprend une succession de trois phases contrôlables par
l'organisation : la phase de conception, la phase de réalisation et la phase de maintenant.
1) Phase de conception : cette phase comprend trois étapes
a) Schéma directeur : Cette étape présente les grandes orientations politiques et
stratégiques de l’entreprise ainsi que les besoins en SI en fonction de la stratégie de
54

l’entreprise. Elle détermine les cadres budgétaires, la stratégie des besoins en


personnel et les contraintes diverses liées à l’environnement. Elle fixe les lignes
directrices des développements informatiques en déterminant les projets nécessaires à
l’élaboration ou l’évolution du SI. Il produit deux documents : le schéma directeur et
le plan de développement informatique.
b) Etude préalable : Elle comporte une analyse critique de l'existant, les différents
scénarios des solutions informatiques, l'évaluation des coûts et des moyens
nécessaires, les objectifs du nouveau système ainsi que le planning de réalisation. Elle
se traduit par un dossier d'analyse préalable ou dossier de choix.
c) Etude détaillée : Elle concerne les spécifications complètes du futur système
d’information organisé (SIO). Elle permet de préciser l'organisation détaillée de la
solution retenue. Elle se traduit par un cahier des charges et un dossier d'étude
détaillée pour les analystes programmeurs.
2) Phase de réalisation : Elle consiste à produire le logiciel et à le mettre en place. Elle est
constituée de trois étapes suivantes :
a) Etude technique : C’est la spécification du SI. C’est-à-dire le point de vue de
l’utilisateur. Elle produit une documentation technique pour la maintenance des
programmes et un manuel utilisateur pour les utilisateurs des applications.
b) Production du logiciel : Elle décrit un projet dans une forme interprétable par la
machine. Elle comprend la génération des fichiers ou bases de données; l'écriture des
programmes et les tests de mise au point.
c) Mise en service : C’est l’installation de l’application informatique et la mise en place
de la nouvelle organisation. Il est recommandé d'élaborer un planning d'installation au
préalable.
3) Phase de la maintenance : C’est la rectification des anomalies, l’amélioration du système
et l’évolution du SIO. C'est la prise en compte des évolutions apparaissant après le
lancement opérationnel. Elle peut parfois aboutir à une remise en cause de la solution
précédemment mise en place.

3.4.2. Le cycle de décision

Ce cycle comporte les différents choix qui sont effectués tout au long du cycle de
vie car il peut y avoir des situations de conflits. La plupart de ces décisions marquent la fin
d’une étape et le début d’une autre.
55

3.4.3. Cycle d’abstraction ou raisonnement à mener

Lors de la conception d’un SI, différents problèmes peuvent se présenter. Ces


problèmes nécessitent le choix de gestion de nature différente. C’est pourquoi, il est
indispensable que le concepteur procède à la hiérarchisation des préoccupations en les
rassemblant à des niveaux d’intérêt homogènes, appelés niveaux d’abstraction. La méthode
merise applique la séparation des données et des traitements à chacun de ces quatre niveaux
d’abstraction. Ainsi à chaque niveau, on a deux modélisations : Modélisation des données et
modélisation des traitements.

Les modèles à mettre en place sont repris dans le tableau suivant :


Conceptuel Organisationnel Logique Physique

Données MCD MOD MLD MPD


traitement MCT MOT MLT MPT

MCD : modèle conceptuel des données


MOD : modèle organisationnel des données
MLD : modèle logique des données
MPD : modèle physique des données
MCT : modèle conceptuel des traitements
MOT : modèle organisationnel des traitements
MLT : modèle logique des traitements
MPT : modèle physique des traitements

3.5. Etape conceptuelle


A ce niveau, on définit les informations et les activités du domaine à modéliser.
La question à se poser ici c’est le "quoi ?" c'est –à-dire quels sont les objets (avec leurs
relations) que le système manipule ? Quels sont les traitements y afférents ?

3.5.1. Le MCD

Le MCD est la représentation formelle de l’ensemble des informations


mémorisables du domaine étudié, sans tenir compte de leurs contraintes techniques,
organisationnelle ou économique. Il permet l’identification et la description des objets et
56

leurs associations éventuelles dans l’univers de discours du domaine afin de les représenter
formellement.

[Link]. Formalisme du MCD et définitions


Le formalisme du MCD est : objet- relation - propriété.
- Objet ou individu ou encore entité : c'est une représentation d'un élément matériel ou
immatériel ayant un rôle dans le système que l'on désire décrire. Exemple : un vélo,
une un client, un caissier etc… sont des objets dans la gestion de location des vélos
- Classe d’objets ou classe d’entités ou encore type d’objets
Exemple :
Vélo

Propriété 1
Propriété 2
Propriété n

- Relation ou association : C'est une représentation des liens sémantiques qui peuvent
exister entre une ou plusieurs entités ou objets. La dimension d’une relation est le
nombre d’entités qu’elle relie. Il existe :
 Les relations unaires ou de dimension 1
 Les relations binaires ou de dimension 2
 Les relations n-aire ou de dimension n
Le symbolisme de relation est le suivant :

NOM RELATION
PROPRIETES

- Propriété ou rubrique : est une information élémentaire qui permet de décrire un objet
ou une association. C'est une variable stockant des informations d'état de l'objet. Elle
est dynamique. Un identifiant est une propriété particulière dans un objet telle qu'il
n'existe pas deux occurrences de cet objet pour lesquelles cette propriété pourrait
prendre une même valeur. Il est toujours souligné ou précédé du signe dièse (#).
Exemple :
Vélo

#Propriété 1
Propriété 2
Propriété n
57

- L’occurrence d’un objet : se définit comme l’ensemble des valeurs prises par les
propriétés décrivant cet objet à un instant donné.
Ex. classe d’objet étudiant

NumVélo TypeVélo Couleur

134/012 T1 Rouge

453/013 T2 Bleu

376/014 T3 Noir

Occurrence de l’objet vélo

[Link]. Construction du MCD


Pour arriver à la présentation du MCD, on passe par sept étapes : l’élaboration du
dictionnaire, la présentation des dépendances fonctionnelles (DF), l’élaboration de graphe des
dépendances fonctionnelles, le recensement et la description des classes d’entités,
présentation des règles de gestion, le recensement et description des relations ainsi que la
détermination des Cardinalités.
1) Elaboration du dictionnaire de données
Un dictionnaire de données est une liste de données ou d’informations qui sont
indispensables pour la base de données à créer. Ces informations sont, généralement,
recensées à partir de documents (internes et externes), de l’entretien du concepteur avec les
utilisateurs de la base de données, des états en sortie issus du système à mettre en place, de
l’imagination du concepteur et de l’activité décrite.
Le dictionnaire de données brut peut être représenté avec les six rubriques comme suit :
58

Désignatio Code Taille Type Nature Règle de


n rubrique rubrique rubrique rubrique rubrique calcul

- Désignation d’une rubrique : c’est le nom d’une propriété. Exemple : Type de vélo
- Code d’une rubrique : c’est le code utilisé pour désigner une rubrique. Exemple :
TypeV
- Taille d’une rubrique : c’est le nombre maximum de caractères que peut avoir la plus
grande valeur à être prise par cette rubrique. Exemple : la taille de la rubrique Type de
vélo est de 10
- Type d’une rubrique : une rubrique est soit alphabétique (A) quand elle est composée
des lettres ; numérique (N) quand elle comprend les chiffres qui peuvent être utilisés
pour un calcul, alphanumérique (AN) quand il y a mélange des chiffres, des lettres et :
ou des caractères spéciaux ; date (D) quand elle comprend une date ; Olet, quand elle
peut comprendre les images et de son.
- Nature de la rubrique : une rubrique est de nature élémentaire quand la valeur qu’elle
contient est simple et atomique ; elle est calculée quand sa valeur s’obtient par un
calcul. Une rubrique est de nature incrémentée quand sa valeur s’obtient par l’ajout
d’une valeur ou la soustraction d’une valeur connue d’avance appelée pas.
Le dictionnaire brut doit ensuite être épuré en éliminant (en prescrivant) : des
paramètres, des informations calculées, des synonymies et des polysémies. En effet, un
paramètre est une information qui ne se modifie pas tout au long du processus. Exemple : le
nom et l’adresse de l’entreprise pour laquelle on informatise les activités sont des paramètres.
La polysémie est le fait qu’une information ait plusieurs sens.
La Synonymie c’est le fait que des informations aient le même sens. Exemple : Matricule
Agent et Numéro Agent peuvent être des synonymes.

Dictionnaire des données brut du processus de location des vélos

Désignation rubrique Code Taille Type Nature Règle de


rubrique rubrique rubrique rubrique calcul
Numéro de vélo NumV 6 N Elémentaire

Couleur de vélo CouleurV 15 AN Elémentaire


59

Code de type de vélo CodTypeV 10 AN Elémentaire

Libellé de type de vélo LibTypeV 25 AN Elémentaire

Prix unitaire de location PU 6 N Elémentaire

Numéro de client NumCli 9 N Elémentaire

Nom de client NomCli 26 AN Elémentaire

Prénom du client PrénomCli 20 AN Elémentaire

Date de naissance du client DateNaisCli 10 DATE Elémentaire

Téléphone du client TelCli 10 AN Elémentaire

Code de la ville du client CodVil 10 AN Elémentaire

Ville de résidence du client Ville 20 AN Elémentaire

Numéro du réceptionniste NumRecep 10 AN Elémentaire

Nom du réceptionniste NomRecep 26 AN Elémentaire

Prénom du réceptionniste PrenomRecep 20 AN Elémentaire

Numéro du caissier NumC 10 AN Elémentaire

Nom du Caissier NomC 26 AN Elémentaire

Prénom du caissier PrenomC 20 AN Elémentaire

Numéro facture NumFac 10 AN Elémentaire

Date de facture DateFac 10 DATE Elémentaire

Date de début de location DateDebutL 10 DATE Elémentaire

Date de Fin de location DateFinL 10 DATE Elémentaire

Nombre de vélo à louer NBREV 3 N Elémentaire

Prix total à payer PTFac 9 N Calculé PU x NBREV

Numéro de reçu NumRe 10 AN Elémentaire

Date de reçu DateRe 10 DATE Elémentaire

Montant payé MontRe 9 N Calculé PU x NBREV

Dictionnaire des données brut du processus de location des vélos


Dans le dictionnaire des données épuré, les deux rubriques calculées
n'apparaissent plus car les données qui permettent de les obtenir sont déjà répertoriées dans le
dictionnaire. Dans ce cas, c'est le prix total à payer et le montant payé.
60

Désignation rubrique Code Taille Type Nature Règle de


rubrique rubrique rubrique rubrique calcul
Numéro de vélo NumV 6 N Elémentaire

Couleur de vélo CouleurV 15 AN Elémentaire

Code de type de vélo CodTypeV 10 AN Elémentaire

Libellé de type de vélo LibTypeV 25 AN Elémentaire

Prix unitaire de location PU 6 N Elémentaire

Numéro de client NumCli 9 N Elémentaire

Nom de client NomCli 26 AN Elémentaire

Prénom du client PrénomCli 20 AN Elémentaire

Date de naissance du client DateNaisCli 10 DATE Elémentaire

Téléphone du client TelCli 10 AN Elémentaire

Code de la ville du client CodVil 10 AN Elémentaire

Ville de résidence du client Ville 20 AN Elémentaire

Numéro du réceptionniste NumRecep 10 AN Elémentaire

Nom du réceptionniste NomRecep 26 AN Elémentaire

Prénom du réceptionniste PrenomRece 20 AN Elémentaire


p

Numéro du caissier NumC 10 AN Elémentaire

Nom du caissier NomC 26 AN Elémentaire

Prénom du caissier PrénomC 20 AN Elémentaire

Numéro facture NumFac 10 AN Incrémenté

Date de facture DateFac 10 DATE Elémentaire

Date de début de location DateDebutL 10 DATE Elémentaire

Date de Fin de location DateFinL 10 DATE Elémentaire

Nombre de vélo à louer NBREV 3 N Elémentaire

Numéro de reçu NumRe 10 AN Elémentaire

Date de reçu DateRe 10 DATE Elémentaire

2) Présentation des dépendances fonctionnelles (DF)


Soit a et b deux propriétés données, on dit que la propriété a dépend
fonctionnellement de la propriété b ou que a est en dépendance fonctionnelle avec la propriété
61

b et on note b a, si connaissant une valeur de la propriété b, on connait sans aucune


équivoque la valeur de a, on dit aussi que b détermine a. Exemple : NumRecep et NomRecep.
La matrice des DF est un tableau à double entrée reprenant toutes les rubriques
issues du dictionnaire de données épuré. Les rubriques dans les colonnes sont les déterminants
ou constituent la source et les rubriques dans les lignes sont les cibles ou constituent le but. A
l’intersection de la colonne et de la ligne d’une même rubrique on met l’astérisque et si b a,
à l’intersection de la colonne de b et de ligne de a, on marque 1.
62

1 1 1 1 2 2
Buts Signification
1 2 3 4 5 6 7 8 9 0 11 12 3 14 5 16 17 8 19 0 21 22 3 24 25
1 Numéro de vélo *
2 Couleur de vélo 1 *
3 Code de type de vélo 1 *
4 Libellé de type de vélo 1 *
5 Prix unitaire de location 1 *
6 Numéro de client *
7 Nom de client 1 *
8 Prénom du client 1 *
Date de naissance du
9
client 1 *
10 Téléphone du client 1 *
11 Code de la ville du client 1 *
Ville de résidence du
12
client 1 *
13 Numéro du réceptionniste * 1
14 Nom du réceptionniste 1 *
15 Prénom du réceptionniste 1 *
16 Numéro du caissier *
17 Nom du caissier 1 *
18 Prénom du caissier 1 *
19 Numéro facture *
20 Date de facture 1 *
21 Date de début de location 1 1 *
22 Date de Fin de location 1 1 *
23 Nombre de vélo à louer 1 *
24 Numéro de reçu *
25 Date de reçu 1 *
63

3) Graphe des dépendances fonctionnelles


Est un graphe qui reprend toutes les DF issues de la matrice de clés : Les
propriétés sources les pointent les propriétés buts par une flèche. Deux propriétés sources
peuvent déterminer les mêmes buts. Dans ce cas, ces propriétés sources sont au préalable
liées par une éclipse avant de pointer leurs buts par des flèches.

NumV NumCli

CouleurV CodTypeV PU CodVil NomCli PrénomCli DateNaisCli

TelCli
LibTypeV Ville

NumFac

DateDebutL DateFinL

DateFac NBREV

NumRecep
NumRe

NomRecep PostnomRecep
DateRe
NumC

NomC PostnomC
64

4) Recensement des entités


A partir du graphe des DF, chaque rubrique de l'ensemble des sources va générer
une classe d'entité dont elle sera l'identifiant. Ainsi, les classes d'entités du processus de
location des vélos sont :
1. Vélo
2. Type_Vélo
3. Client
4. Ville
5. Facture
6. Reçu
7. Caissier
8. Réceptionniste

5) Règles de gestion

Les règles de gestion associées au niveau conceptuel décrivent le "quoi ?" de


l'entreprise. Elles l'expriment d'une manière dynamique en dictant les actions qui doivent être
accomplies mais aussi statique en détaillant la réglementation jointe à ces actions. Elles se
définissent comme étant la traduction conceptuelle des objectifs et des contraintes acceptées
par l'entreprise. Quand elles sont liées au traitement, on parle des règles d'action et quand
elles sont liées aux données, on parle des règles de calcul.

a) Règle d'action
N° CODE LIBELLE

01 RA01 Un même vélo peut être loué par plusieurs clients, mais à des dates différentes.
02 RA02 Un client peut payer sa facture en plusieurs tranches pourvu que le dernier paiement
intervienne avant de retirer le vélo.

03 RA03 Un client peut renoncer à la location après avoir retiré la facture


65

b) Règle de calcul
Elles décrivent la façon dont doivent s'accomplir les actions.

N° CODE LIBELLE

O1 RC01 Montant de la facture ou montant à payer est égal à PU x NBREV


02 RC02 Montant du reçu ou montant payé est inférieur ou égal au montant de la facture

6) Recensement et description des relations

A partir des règles de gestion ou de l’imagination du concepteur, on recense les


relations qu’il faudra ensuite décrire.

a) Détermination des dépendances fonctionnelles (DF)


Une DF dont la partie gauche non composée est une source et la partie droite est
également une source indique une association binaire à cardinalité 0, 1 ou 1, 1. Cette relation
présente une contrainte d'intégrité fonctionnelle (CIF). Les deux objets se présentent dans
une relation appelée père et fils. Dans une telle relation, la connaissance du fils implique
toujours celle du père. En d'autres termes, une CIF indique que l'une des entités est
totalement déterminée par la connaissance de l'autre.
Nous relevons les relations CIF suivantes :
NumCli CodVil
NumFac NumCli
NumFac NumRecep
NumRe NumFac
NumRe NumC
NumV CodTypeV

b) Détermination des relations porteuses


Une dépendance fonctionnelle avec partie gauche composée (DFPGC) détermine
une association quand elle a pour but une rubrique non recensée comme source. Elle va alors
générer une association entre les entités qui correspondent aux rubriques constituant la partie
66

gauche en question. La rubrique non source de la partie gauche est une propriété de
l'association. Dans ce cas, NumFac et NumV déterminent une association porteuse car leurs
buts DateDebutL et DateFinL ne sont pas recensés comme sources. Cette association donnera
lieu à un objet que nous allons nommer "Location" ou du verbe concerner.

7) Cardinalités
Une cardinalité d’une entité par rapport à une relation est le nombre de fois
minimum et le nombre de fois maximum qu’une occurrence d'un objet peut intervenir dans
cette relation. Elle permet de caractériser le lien qui existe entre une entité et la relation à
laquelle elle est reliée. Elle est composée d'un couple comportant une borne minimale (min)
et une borne maximale (max).

8) Tableaux descriptifs des entités et des relations

Puisque les entités sont toutes énumérées, les relations sont connues et la notion
des cardinalités est bien claire, il sied de décrire toutes les entités recensées ainsi que toutes
les relations retenues avec leurs cardinalités avant de présenter le MCD correspondant.

a) Tableau descriptif des entités

N° ENTITES PROPRIETE IDENTIFIANT

1 VELO NumV #
CouleurV
PU

2 CLIENT NumCli #
NomCli
PrénomCli
DateNaisCli
TelCli

3 CAISSIER NumC #
NomC
PrenomC

4 RECEPTIONNIST NumrRec #
E NomRec
PrenomRec
67

5 VILLE CodVil #
VilleCli

6 TYPE_VELO CodTypeV #
LibTypeV

7 FACTURE NumFac #
DateFac
NBREV

8 RECU NumRe #
DateRe

9 LOCATION NumV #
NumFac #
DateDebutL
DateFinL

b) Tableau descriptif des relations

N° RELATION ENTITES CADINALITES CIF


1 CONCERNER FACTUE – VELO (1, n) – (0, n) NON
2 APPARTENIR TYPE_VELO - VELO (1, n) – (1, 1) OUI
3 RETIRER CLIENT – FACTURE (1, n) – (1, 1) OUI
4 ETABLIR RECEPSIONNISTE - FACTURE (1, n) – (1, 1) OUI
5 RESIDER VILLE - CLIENT (1, n) – (1, 1) OUI
6 ETABLIR1 CAISSIER - RECU (1, n) – (1, 1) OUI
7 DONNER LIEU FACTURE - RECU (1, n) – (1, 1) OUI
68

9) Le MCD relatif au processus de location des vélos

VILLE

(1, n) CodVil
CLIENT TYPE_VELO
VilleCli
NumCli CodTypeV
(1, 1) RESIDER
NomCli LibTypeV
PrénomCli
(1, n)
DateNaisCli
TelCli
VELO

(1, n) NumV
APPARTENIR
CouleurV (0, n)
N
PU
(1, 1)
RETIRER

(1, 1)
CONCER
NER

CAISSIER
FACTURE
NumC
NumFac
DateFac NomC
NBREV PrenomC
69

RECEPTIONNISTE
(1, n)
NumRecep
NomRecep
PrenomRecep

(1, n)

(1, 1)

(0, n) (1, n)
ETABLIR

ETABLIR1
RECU
(1, 1)
LIER NumRe (1, 1)

DateRe

3.5.2. Le MCT ou le schéma de processus

Décrire le traitement revient à écrire les processus déclenchés dans le domaine (vu
comme un système ouvert) en réponse aux stimulations de son environnement. Il est question
de représenter de façon schématique les activités d'un système d'information sans se référer à
l'organisation ou aux moyens d'exécution, c'est-à-dire qu'il permet de définir simplement ce
qui doit être fait, mais il ne dit pas comment, quand ni où. Il représente les événements, les
résultats, les opérations et les synchronisations. Conçu par processus, il exprime la partie la
plus stable du SI.

[Link]. Définitions et formalisme

Il sied de commencer par la définition de l'opération car sans elle, les événements
synchronisés ou pas ne changent pas d'état, par conséquent, on ne peut pas parler de résultat.
a) Une opération
70

C'est l'ensemble d'actions dont le déclenchement est provoqué par un ou plusieurs


événements synchronisés et dont le déroulement dans le temps ne nécessite pas la production
d'autres événements. Elle est présentée par le symbole suivant :

Nom de l’opération

Une tâche est un travail déterminé à être réalisé par un système. Une opération peut avoir
une ou plusieurs tâches.
b) Evénement
C'est un fait dont la venue a pour effet de déclencher l'exécution d'une ou
plusieurs actions. C'est la représentation d'un fait nouveau dans le système. Il est représenté
par une ellipse.
Nom de
l’événement

Exemple : l’arrivée d’un client dans l’agence de location des vélos est un
événement qui déclenche le processus de location des vélos.

c) Synchronisation des événements


C'est une condition booléenne traduisant les règles de gestion que doivent vérifier
les événements pour déclencher les actions. Il donc des conditions au niveau des événements
régis par une condition logique réalisée grâce aux opérateurs : OU, ET et NON. Elle
demeure une association d'événements. Son symbole de représentation est le suivant :

d) Règle d’émission des résultats


C'est une condition traduisant les règles de gestion à partir desquelles sont émis
les résultats d'une opération. Son symbole est le suivant.

Règle d'émission

e) Résultat
71

C'est le produit de l'exécution d'une opération. Un résultat peut devenir un


événement puisqu'un événement et un résultat sont de même nature; un résultat étant un
événement interne. Son symbole est le même que celui d'un événement.

Résultat

[Link]. Le MCT correspondant au processus de location des vélos

Arrivée Bout de
client papier

ET

FACTURATION

- Réception du client
- Vérification de disponibilité

OK KO

Facture Commande
établie L'argent non reçue

A B C

(A ET B) OU
(B ET C)

PAIEMENT

- Comptage de l'argent
- Etablissement de reçu

OK KO

C
Facture
Reçu en attente
X établi

X Vélo
disponible

ET

LIVRAISON

- Apposition de tampon sur le reçu du


client
- Remise de vélo au client

TOUJOURS
72

Vélo
livré

Fin de la
journée

ET

ETABLISSEMENT RAPPOT
JOURNALIER

- Contrôle des documents


- Elaboration de rapport journalier

TOUJOURS

Fin du
Rapport mois
journalier établi

ET
ETABLISSEMENT RAPPOTS
MENSUELS

- Contrôle des documents


- Elaboration de rapport mensuel

TOUJOURS

Rapport mensuel Rapport mensuel


du parc établi comptabilité
établi

3.6. Etape Organisationnelle

Dans cette étape, il s'agit de répondre aux trois questions : Qui, Quand et Où. Les
réponses à ces trois questions posées permettront de réorganiser la procédure et de définir
l'organisation que l'on doit mettre en place. Ce modèle organisationnel se fera en deux
temps : d'un côté les données et de l'autre côté le traitement.

3.6.1. Le MOD
Le MOD donne la description organisationnelle et économique du MCD obtenu
au niveau conceptuel.
73

[Link]. Passage du MCD au MOD


Pour passer du MCD au MOD, les objets ne représentants aucun intérêts et qu'on
ne peut mémoriser informatiquement sont supprimés. Toujours est-il que, souvent les
analystes prennent soin, déjà au niveau de MCD, d'éliminer tout ce qui n'est pas
informatisable. Raison pour laquelle, de manière générale, le MOD est égal au MCD.
En d'autres termes, le MOD est une présentation, exprimée avec le formalisme
entité-association, des informations mémorisables informatiquement sans tenir compte des
conditions de structuration de stockage et de performance liées à la technologie de
mémorisation informatique qui sera utilisée.
Il permet de prendre en compte les éléments qui relèvent de l’utilisation des ressources de
mémorisation suivantes :
- Le choix des informations à mémoriser informatiquement ;
- La répartition organisationnelle des données pour chaque type d’acteurs d’une
organisation, ses droits d’accès aux informations mémorisées.

[Link]. Le MOD relatif au processus de location des vélos

VILLE
(1, n)
CLIENT TYPE_VELO
CodVil
NumCli CodTypeV
(1, 1) RESIDERVilleCli
NomCli LibTypeV
PrénomCli
(1, n)
DateNaisCli
TelCli
VELO

(1, n) NumV
APPARTENIR
CouleurV (0, n)
N
PU

RETIRER
74

(1, 1)
75

(1, 1)
CONCER
NER

RECEPTIONNISTE
(1, n)
NumRecep
FACTURE CAISSIER
NomRecep
NumFac NumC
PrenomRecep
DateFac NomC
NBREV
PrenomC
76

(1, n)

(1, 1)

(0, n) (1, n)
ETABLIR

ETABLIR1
RECU
(1, 1)
LIER NumRe (1, 1)

DateRe

[Link]. Sécurité
a) Du point de vue données
Pour une meilleure sécurité, chaque utilisateur n'accèdera qu'aux données pouvant
contribuer à son bon travail. Le personnel d'un même service constitue un groupe
d'utilisateurs bien identifiés. En outre, chaque membre du groupe d'utilisateurs accèdera à la
base de données par son mot de passe. Toutes les opérations effectuées pendant qu'il reste
connecté sont à sa charge. Raison pour laquelle chacun veillera à son mot de passe et à se
déconnecter dès qu'il finit ses opérations car l'accès au compte d'un utilisateur par un intrus
permet à celui-ci de travailler de la même façon que l'utilisateur lui-même. Les mots de passe
des utilisateurs constituent donc la première défense contre les attaques envers le système.
Par ailleurs, pour protéger les données contre les virus, la sécurité exige qu'un
antivirus puissant soit installé dans toutes les machines du réseau afin de détecter et radier tout
virus.

L'administrateur des données veillera à faire régulièrement le backup pour qu'en


cas d'incident, les versions de rétention puissent servir pour reconstituer les données. Les
versions de rétention doivent être bien gardées en dehors de la salle informatique.
b) Du point de vue traitement
L'administrateur de la base de données attribuera à chaque groupe d'utilisateurs les
droits d'accès pour que les données soient uniquement utilisées dans le cadre où il est prévu,
c'est-à-dire que chaque groupe aura le privilège ou non d'effectuer l'une ou l'autre opération
sur les données.
c) Du point de vu matériel
77

L'utilisation de l'onduleur sera de rigueur pour que l'instabilité du courant


électrique ne puisse pas endommager les machines et par conséquents les données qu'elles
contiennent. Tous les dossiers et les supports informatiques doivent être gardés dans des
armoires bien fermés à clé. La salle informatique doit être climatisée et être bien scellée après
le travail.
d) Du point de vue réseau
Chaque machine doit avoir une adresse IP qui lui permettra d'être reconnu dans le
réseau. L'entrée au réseau est conditionnée par un mot de passe : le premier pour ouvrir
l'ordinateur, le second pour s'identifier au réseau et le dernier pour accéder aux données.
Ci-dessous, le tableau des droits d'accès octroyés à chaque service sur la base de
données sachant que :
- La première ligne représente les tables de la base de données;
- La première colonne représente les postes concernés;
- C = création (écriture);
- S = suppression;
- M = modification;
- L = lecture.
78

TABLEAU RECAPITULATIF DES DROITS D'ACCES DANS LA BASE DES


DONNEES

CLIENT

VILLE

VELO

TYPE_VELO

FACTURE

RECU

CAISSIER

E
RECEPTIONNIST

LOCATION
RECEPTIONNISTE LCMS L L L LCM L LCM

CAISSIER L L L L L LCM L L

COMPTABLE L L L L L LMS L L LMS

GESTIONNAIRE L L LCM LCM LMS L L LMS


DU PARC

CHEF D'AGENCE L LCMS LCMS LCMS L L LCMS LCMS L

3.6.2. Le MOT
Le MCT a permis la définition des fonctions majeures du domaine étudié, sans
tenir compte des ressources nécessaires pouvant assurer leur fonctionnement. En outre, au
niveau de MCT, le concepteur se concentre sur le quoi et le pourquoi. Au niveau du MOT par
contre, il se concentre sur le comment.
Par ailleurs, Le MOT ne nécessite pas un formalisme spécifique, il reprend très
largement les concepts du MCT parfois réadaptés auxquels sont affectés les nouveaux
concepts suivants :
- Tâche ou procédure ;
- Phase ;
- Poste de travail ;
- Déroulement.
Une tâche est une description détaillée d'une phase automatisable. C'est un
ensemble nommé d’activités élémentaires perçues comme homogènes et concourant à un
même but. Elle résulte le plus souvent de la décomposition d’une opération conceptuelle.
79

Une procédure est un regroupement de phases. Elle équivaut sur le plan


organisationnel aux notions d'opérations et d'actions conceptuelles. La différence est que l'on
considère ici ces dernières comme se déroulant sur une période de temps homogène. Des
procédures d'origines non conceptuelles peuvent être ajoutées du fait des choix d'organisation
effectués.
Une phase est un ensemble d'actions réalisées sur un même poste de travail. Elle
permet de reconstituer une succession d’activités qui ne peuvent pas être interrompues par
d’autres événements. Le découpage en tâches au sein de la phase est fréquemment dû à une
alternance du degré d’automatisation différent.
Un poste de travail ou poste-type décrit la localisation, les responsabilités et les
ressources nécessaires pour chaque profil d'utilisateur du système. C'est est un centre
élémentaire d’activités du domaine comprenant tout ce qui est nécessaire à l’exécution d’un
traitement. Pour le spécifier, on décrit :
- Les compétences et aptitudes requises par des personnes intervenant sur ce poste-
type ;
- Les caractéristiques techniques des matériels associées à ce type ;
- L’aménagement général du poste et sa localisation dans l’espace.

[Link]. Passage du MCT au MOT


Il s'agit de répondre aux trois questions suivantes :
a) Qui fera le traitement ?
Ici, il faudrait définir le degré d'informatisation, dire quelle est la ressource
mobilisée dans l’exécution d'une tâche. Les possibilités sont les suivantes :
- Soit l'homme : le traitement est manuel (M) ;
- Soit la machine : c'est le traitement automatique (A) ;
- Soit l'homme au même moment que la machine : on parle du traitement
conversationnel (C).
b) Quand se fera le traitement ?
C’est l’expression de la rapidité de prise en compte d’une nouvelle occurrence
d’événements, à condition que l’ensemble des ressources à l’exécution de la tâche soit
disponible. C'est le délai de réponse, il peut être :
- Immédiat (I);
80

- Différée (D).
Mode de fonctionnement prend deux valeurs : unitaire (U) ou en batch (B). Il est
unitaire lorsque la tâche et les ressources associées traitent les occurrences d’événement une à
une, à la fin de la tâche, les ressources libérées redeviennent disponibles, soit pour prendre
une nouvelle occurrence en attente sur la même tâche, soit pour permettre à une autre tâche de
démarrer. Le mode est dit par lot lorsque la tâche et ressources associées prennent en charge
un lot et restent mobilisées jusqu’à la fin du traitement du lot.
c) Où se fera le traitement ?
- Le lieu où se fera le travail : Une tâche est assurée intégralement par un poste appelé
poste type.
81

[Link]. Le MOT relatif au processus de location des vélos

DEROULEMENT PROCEDURES NATURE POSTE DE


TRAVAIL
PONCTUEL C RECEPTION
Arrivée Bout de
client papier

ET

PF01 FACTURATION

- Réception du client
- Vérification de disponibilité

OK KO

Commande
Facture
non reçue
établie

PONCTUEL C UI RECEPTION
PF02 MISE A JOUR CLIENT

- Réception du client
- Vérification de disponibilité

OK KO

Client à jour
82

PONCTUEL CUI CAISSE


A L'argent

PF03 PAIEMENT

- Comptage de l'argent
- Etablissement de reçu

OK KO

DEROULEMENT PROCEDURES NATURE POSTE DE


TRAVAIL
PONCTUEL M GESTION PARC

PF04 LIVRAISON

- Apposition de tampon sur le reçu du


client
- Remise de vélo au client

TOUJOURS
C
B

(A ET B) OU
PF05 (B ET C)
EDITION RAPPOT JOURNALIER
CDB COMPTABILITE
- Contrôle des documents
- Compilation des reçus

TOUJOURS

JOURNALIER Facture
en attente

C
X
Reçu
PF06 EDITION RAPPOTS MENSUELS
établi
- Contrôle des documents
- Elaboration de rapport mensuel

TOUJOURS
83

CDB COMPTABILITE
GESTION PARC

MENSUEL

[Link]. Description des procédures fonctionnelles


Décrire les procédures fonctionnelles d'un MOT revient à présenter dans des
tableaux successifs, de manière succincte, chacune de ces procédures afin de permettre la
bonne compréhension de chacune d'elles.
Les six procédures fonctionnelles du MOT relatif au processus de location des vélos sont
repris ci-après.

FICHE DE DESCRIPTION DE LA PROCEDURE PF01

Nature : Conversationnelle
Objet : Facturation
Evénements traités : Réception client et vérification de la disponibilité
Données utilisées : Base de données de location des vélos
Evénements résultats : - Facture établie
- Demande non retenue
Données en sortie : Confère diagramme de répartition des tâches homme-
machine
Action sur la base de données : Consultation de la liste des vélos disponibles

FICHE DE DESCRIPTION DE LA PROCEDURE PF02

Nature : Conversationnelle
Objet : Mise à jour client
Evénements traités : Saisie contrôlée des données du client
84

Données utilisées : Base de données de location des vélos


Evénements résultats : Les données du client à jour
Données en sortie : Description des écrans
Action sur la base de données : Consultation et création des clients

FICHE DE DESCRIPTION DE LA PROCEDURE PF03

Nature : Conversationnelle
Objet : Paiement
Evénements traités : Comptage d'argent et édition de reçu
Données utilisées : Base de données de location des vélos
Evénements résultats : - Reçu établi
- Facture en attente
Données en sortie : Description des écrans et de l'état en sortie
Action sur la base de données : Consultation et création d'une transaction de location

FICHE DE DESCRIPTION DE LA PROCEDURE PF04

Nature : Manuelle
Objet : Livraison
Evénements traités : Apposition du tampon sur le reçu et remise de vélo
Données utilisées : Le reçu du client
Evénements résultats : Vélo livré
Données en sortie : Confère diagramme de répartition des tâches homme-
machine
Action sur la base de données : Consultation

FICHE DE DESCRIPTION DE LA PROCEDURE PF05


85

Nature : Conversationnelle
Objet : Edition du rapport journalier
Evénements traités : Contrôle des documents et compilation des reçus
Données utilisées : Base de données de location des vélos
Evénements résultats : Rapport journalier établi
Données en sortie : Description des états en sortie
Action sur la base de données : Consultation, recherche de tous les reçus

FICHE DE DESCRIPTION DE LA PROCEDURE PF05

Nature : Conversationnelle
Objet : Edition des rapports mensuels
Evénements traités : compilation des rapports journaliers
Données utilisées : Base de données de location des vélos
Evénements résultats : - Rapport mensuel de comptabilité établi
- Rapport mensuel de parc établit
Données en sortie : Description des états en sortie
Action sur la base de données : Consultation, recherche de tous les rapports journaliers

3.7. Etape logique

Cette étape a pour objet de répondre à la question de savoir comment et avec quels
moyens logiciels implanter le système.

3.7.1. Le MLD
Le MLD fait la description logique des données et des techniques informatiques
de mémorisation. Il varie en fonction des types de système de gestion des bases de données
(SGBD); Dans ce livre, le choix est porté sur le type relationnel, on aura, par conséquent, un
MLD relationnel. Il conduit aux opérations suivantes :
- La transformation du MOD en MLD exprimé dans un formalisme logique du SGBD
envisagé ;
86

- La quantification en volume du MLD ;


- L’optimisation générale aux accès à la base ;

[Link]. Le passage du MOD au MLD

Pour passer du MOD global au MLD brut, on observe les règles suivantes :
a) Les entités (objets) se transforment en tables ;
b) Les propriétés deviennent les attributs ou rubriques et les identifiants deviennent les
clés primaires ou secondaires ;
c) Les relations sémantiques subissent plusieurs traitements selon les cas :
- Dans le cas d'une relation CIF ou du type père-fils (les cardinalités maximales
différentes), l'objet fils hérite de la clé du père et celle-ci sera nommée clé étrangère.
La relation disparaît. Si elle contient des attributs, ceux-ci iront à l'objet fils ;
- Dans le cas des relations autres que père-fils, des cardinalités maximales égales : (1,
n)-(1, n), (1, n)-(0, n) et (0, n)-(0, n), les relations se transforment en tables de lien et
leurs clés sont composées des clés des tables pour lesquelles elles ont été une relation.
- Cas d’une relation des types (0,1)-(0,1) ou (1,1)-(1,1) ; on choisit n’importe quel objet
comme père ou fils ou encore la relation se transforme en une table de jointure selon le
sens donné au cas par le concepteur.
87

[Link]. Le MLD brut

VILLE
CLIENT
TYPE_VELO
CodVil
NumCli
CodTypeV
VilleCli
NomCli
LibTypeV
PrénomCli
VELO
DateNaisCli
TelCli NumV

CodVil CouleurV

LOCATION PU

NumV CodTypeV

NumFac

DateDebutL
FACTURE DateFinL
NumFac
DateFac RECU
NBREV
NumRe
NumCli
DateRe
NumRecep
NumFac

NumC
88

CAISSIER

NumC
NomC
RECEPTIONNISTE
PrenomC
NumRecep
NomRecep
PrenomRecep

[Link]. Normalisation du MLD


L’objet principal de la normalisation est de constituer un ensemble des tables
limitant le risque d’incohérence potentielle, c’est-à-dire éviter les redondances et les valeurs
nulles. La procédure de normalisation passe par les trois étapes suivantes.

1ère forme normale (1FN)


Une table est à la 1FN si, et seulement si, tout attribut contient une valeur
atomique (non multiples, non composées) et que la table possède une clé primaire à valeur
unique et non nulle.
2ème forme normale (2FN)
Une table est à la 2FN si, et seulement si, elle est à la 1FN et si tous ses attributs
dépendent pleinement de la clé primaire c’est-à-dire que tous ses attributs sont en DF
élémentaire avec la clé primaire, en d’autres termes, aucun attribut ne peut être déterminé par
une partie de la clé primaire.
3ème forme normale (3FN)
Une table est à la 3FN si elle est déjà à la 2FN et si tous ses attributs non clés sont
en DF directe avec la clé primaire : aucun attribut ne peut dépendre de la clé primaire en
passant transitivement par un attribut non clé, en d’autres termes, seuls les clés (primaire ou
secondaire) sont les déterminants dans cette table. Un MLD est normalisé ou valide si toutes
ses tables sont au moins à la 3FN.
NB : les autres formes normales existent même si elles ne sont pas évoquées dans ce livre.
89

Le MLD ci-haut ayant été soumis aux règles de normalisation, le constat est le
suivant :
- La première forme normale est respectée : toutes les tables ont des clés et tous les
attributs sont élémentaires;
- La deuxième forme normale est respectée ; dans le cas où la clé est poly-attribut, une
partie de la clé ne détermine pas le même but;
- La troisième forme normale est respectée : il y a aucun cas de transitivité.

En définitif, le MLD brut est égal au MLD normalisé.

[Link]. Le MLD validé

VILLE
CLIENT
TYPE_VELO
CodVil
NumCli
CodTypeV
VilleCli
NomCli
LibTypeV
PrénomCli
VELO
DateNaisCli
TelCli NumV

CodVil CouleurV

LOCATION PU

NumV CodTypeV

NumFac

DateDebutL
FACTURE DateFinL
NumFac RECU
DateFac
NumRe
NBREV
DateRe
NumCli
NumFac
NumRecep
NumC
90

CAISSIER

NumC
NomC
RECEPTIONNISTE
PrenomC
NumRecep
NomRecep
PrenomRecep

[Link]. Schéma relationnel


Le schéma relationnel est constitué de toutes les relations (tables) issues du MLD
valide ou normalisé.
Le schéma relationnel de MLD ci-haut se présente comme suit :
- CLIENT (NumCli, NomCli, PrénomCli, DateNaisCli, TelCli, CodVil)
- VILLE (CodVil, VilleCli)
- FACTURE (NumFac, DateFac, NBREV, NumCli, NumRecep)
- LOCATION (NumV, NumFac, DateDebutL, DateFinL)
- VELO (NumV, CouleurV, PU, CodTypeV)
- TYPE_VELO (CodTypeV, LibTypeV)
- RECEPTIONNISTE (NumRecep, NomRecep, PrenomRecep)
- RECU (NumRe, DateRe, NumFac, NumC)
- CAISSIER (NumC, NomC, PrenomC)

3.7.2. Le MLT

Il s'agit de répondre à la question "Comment ?", c'est-à-dire l'informaticien se pose


la question de savoir comment concevoir son logiciel par rapport aux fonctions demandées.
C'est ici qu'il y a passage d'un système organisé au système d'information informatisé.

[Link]. Le passage de MOT au MLT


Ce passage nécessite plus de réflexion, d'esprit créatif et de l'imagination car elle
nécessite de de découper ; (décomposer) les tâches en ULT, mais aussi de faire en sorte
qu’une ULT puisse servir à plusieurs tâches possibles. Le MTL a pour objectif de décrire le
91

fonctionnement de système d'information informatisé en réponse au stimulus des événements


associés aux tâches automatisées et interactives précisées par le MOT du SIO : Il décrit les
tâches qui feront l'objet de l'automatisation. Ainsi, les règles de passage sont les suivantes :

- Les évènements et les résultats seront remplacés par les boutons de commande
puisqu'à ce niveau la procédure fonctionnelle devient la procédure logique de
traitement;
- Les tâches automatisables deviennent des unités logiques des traitements (ULT).

[Link]. Formalisme du MLT

En merise, il n’existe pas encore de formalisme adapté à ce niveau. Mais certains


auteurs proposent le formalisme utilisant les concepts suivants :

- Site : C’est le lieu où seront installées physiquement les ressources informatiques pour
constituer les machines logiques.
- Machine logique : C’est un ensemble des ressources informatiques capables d’exercer
de traitements. Le traitement effectué sur une machine logique sera découpé en une ou
plusieurs ULT.
- Unité logique de traitement : Une ULT est une activité informatique composée d’un
ensemble d’actions conduisant à faire subir à un sous schéma logique (SSL) de
transformations spécifiques.

La tâche définie dans le MOT est l’élément de la description de l’activité. Elle


résulte de la décomposition d’une opération conceptuelle du MCT. Dans le MLT, on
précisera pour chacune des tâches informatisées définies dans le MOT, les traitements
informatiques au travers une ou plusieurs ULT. Une tâche est associée à un et un seul poste
de travail, son exécution pourrait immobiliser un ou plusieurs sites. A chaque ULT est associé
un sous schéma conceptuel (SSC) limité aux données concernées par les actions de
consultation et de mise à jour (MAJ) qui sont effectuées par ULT.

[Link]. Le MLT du processus de location des vélos

Début ULT
CLIENT
92

ULT 01 ENREGISTREMENT CLIENT VILLE

SAISIE CONTROLEE DE : NUMCLI, NOMCLI, PRENOMCLI,


DATENAISCLI, TELCLI, CODVIL

ENREGISTRER MODIFIER SUPPRIMER QUITTER ANNULER

Menu appelant

Une connexion à la base de données avec les deux bouts fléchés veut indiquer
simplement qu'il y a lecture et écriture dans la base de données.

Vélo

ULT 02 ENREGISTREMENT FACTURATION

AFFICHER : NumCli, NumV, Client

SAISIR : NumFac, DateDebutL, DateFinL

CALCULER : Montant à payer Caissier


ENREGISTRER MODIFIER SUPPRIMER ANNULER QUITTER

Ville

Menu appelant
Reçu

ULT 03 ENREGISTREMENT PAIEMENT Facture

AFFICHER : NumFac
SAISIR : NumRe, DateRe, NumC Location

RENSEIGNER : Montant payé


ENREGISTRER MODIFIER SUPPRIMER ANNULER QUITTER
93

Type vélo

Menu appelant Réceptionniste

ULT 04 IMPRESSION

IMPRESSION DE :
FACTURE (A), RECU (B), ETAT DE LIEU DU PARC
(D)
RAPPORT JOURNALIER (E), RAPPORT MENSUEL (F)

ANNULER IMPRIMER QUITTER

A B C D E F
Menu principal

3.8. Etape physique


Le niveau physique prépare le système de gestion de base de données (SGBD) et
présente la solution technique de construction du logiciel.

3.8.1. Le MPD
Le MPD consiste à convertir le MLD normalisé dans un langage de description des
données au SGBD. Le SGBD permettra d’assurer l’indépendance des programmes aux
données en donnant la possibilité de modifier les schémas conceptuels (indépendance logique)
et interne sans changer les données d’une application. Le MPD s’intéresse à l’organisation de
la gestion des données en fonction de l’outil choisi pour cette gestion et surtout des
traitements qui utilisent ces données. Il s’agit de définir la taille nécessaire à chaque table, de
définir les champs physiques de la base de données et d'optimiser le temps d’accès à
l’information en utilisant les clés, en créant les index pour les critères de recherche.
Le passage du MLD au MPD
94

[Link]. Passage du MLD au MPD


Pour passer au MPD, le MLD subit les transformations suivantes :
- Les noms des tables deviennent les noms des fichiers ;
- Toutes les tables se transforment en fichiers avec l’extension DBF, ceci est généré par
le SGBD lui-même lors de la création des tables ;
- Chaque fichier aura une clé d’accès.

[Link]. Le MPD du processus de location des vélos

STRUCTURE DE TABLE

NOM SYMBOLIQUE : VILLE


DESIGNATION : Table des villes de résidence des clients
RUBRIQUE
Type Taille Indexe
Nom symbolique Désignation
# CodVil Code de la ville AN 10 Oui, sans doublon

VilleCli Nom de la ville AN 20 Non, avec doublon

STRUCTURE DE TABLE

NOM SYMBOLIQUE : CLIENT


DESIGNATION : Table des clients qui louent des vélos
RUBRIQUE
Type Taille Indexe
Nom symbolique Désignation
# NumCli Numéro du client N 9 Oui, sans doublon

NomCli Nom du client AN 26 Non, avec doublon

PrénomCli Prénom du client AN 20 Oui, sans doublon

DateNaisCli Date de naissance du client DATE 10 Non, avec doublon

TelCli Téléphone du client AN 10 Oui, sans doublon

CodVil Code de la ville de résidence du AN 10 Non, avec doublon


client
95

STRUCTURE DE TABLE

NOM SYMBOLIQUE : FACTURE


DESIGNATION : Table qui enregistre des factures
RUBRIQUE
Type Taille Indexe
Nom symbolique Désignation
# NumFac Numéro de la facture AN 10 Oui, sans doublon

DateFac Date d'émission de la facture DATE 10 Non, avec doublon

NBREV Nombre des vélos sollicités N 3 Oui, sans doublon

NumCli Numéro du client N 9 Non, avec doublon

NumRecep Numéro du réceptionniste AN 10 Oui, sans doublon

STRUCTURE DE TABLE

NOM SYMBOLIQUE : RECEPTIONNISTE


DESIGNATION : Table des réceptionnistes qui accueillent les clients
RUBRIQUE
Type Taille Indexe
Nom symbolique Désignation
# NumRecep Numéro du réceptionniste AN 10 Oui, sans doublon

NomRecep Nom du réceptionniste AN 26 Non, avec doublon

PrenomRecep Prénom du réceptionniste AN 20 Oui, sans doublon

STRUCTURE DE TABLE
96

NOM SYMBOLIQUE : VELO


DESIGNATION : Table des vélos
RUBRIQUE
Type Taille Indexe
Nom symbolique Désignation
# NumV Numéro de vélo N 6 Oui, sans doublon

CouleurV Couleur de vélo AN 15 Non, avec doublon

PU Prix unitaire de location N 6 Oui, sans doublon

CodTypeV Code de type de vélo AN 10 Non, avec doublon

STRUCTURE DE TABLE

NOM SYMBOLIQUE : TYPE_VELO


DESIGNATION : Table des types de vélos
RUBRIQUE
Type Taille Indexe
Nom symbolique Désignation
# CodTypeV Code de type de vélo AN 10 Oui, sans doublon

LibTypeV Libellé de type de vélo AN 25 Non, avec doublon

STRUCTURE DE TABLE

NOM SYMBOLIQUE : RECU


DESIGNATION : Table qui enregistre les reçus
RUBRIQUE
Type Taille Indexe
Nom symbolique Désignation
# NumRe Numéro de reçu AN 10 Oui, sans doublon

DateRe Date d'émission de reçu DATE 10 Non, avec doublon

NumFac Numéro de facture AN 10 Oui, sans doublon

NumC Numéro du caissier AN 10 Non, avec doublon


97

STRUCTURE DE TABLE

NOM SYMBOLIQUE : CAISSIER


DESIGNATION : Table des caissiers
RUBRIQUE
Type Taille Indexe
Nom symbolique Désignation
# NumC Numéro du caissier AN 10 Oui, sans doublon

NomC Nom du caissier AN 26 Non, avec doublon

PrenomC Prénom du caissier AN 20 Oui, sans doublon

3.8.2. Le MPT
Le MPT représente la situation technique de construction du logiciel c'est la
structure hiérarchique des écrans qui serviront d'interface utilisateur. Il est aussi appelé
modèle opérationnel des traitements.

Le MPT du processus de location des vélos

LOGO CONNEXION

RECONNU? O
MENU PRINCIPAL

N GESTION CLIENT: MAJ Client

SORTIE FACTURATION : MAJ Location

PAIEMENT

DONNEES PERMANENTES

VELO
TYPE_VELO
CAISSIER
RECEPTIONNISTE
VILLE
98

IMPRESSION

TRAVAUX TECHNIQUES

QUITTER

CONCLUSION

L’informatisation d’un système d’information oblige une etude approfondie de l’existant qui
facilite l’analyse propremendite du système soumis à l’examen.

Cet ouvrage s'offre comme un outil de travail pour la mise en place d'une bonne base de
données relationnelle d’une part et d’autre part, offre une étude de cas qui part de la pré
analyse aux quatre étapes de la modélisation en merise. Ainsi, on pourrait affirmer que :
- la pré-analyse donne de la matière pour une bonne analyse d'un univers à modéliser ;
- Une bonne pré-analyse facilite l'analyse et la conception ;
- Une bonne étape conceptuelle, répondant correctement à la question "quoi" et
respectant rigoureusement les règles de passage, donne lieu à une bonne étape
organisationnelle;
99

- Une bonne étape organisationnelle répondant aux questions "qui, quand et où" et
respectant rigoureusement les règles de passage donne lieu à une bonne étape logique ;
- Une bonne étape logique répondant encore une fois à la question "comment et avec
quels moyens logiciels" donne lieu à une bonne étape physique ;
- Une bonne étape physique répondant correctement à la question "comment" donne lieu
à une bonne base de données.
Ceci revient à dire que toutes les étapes à parcourir avant la mise en place d'une base de
données sont importantes et méritent beaucoup d'attention dans son élaboration.
Cet ouvrage, notre modeste contribution, pourrait aider à modéliser un univers pas à pas sans
trop de difficultés.

REFERENCES

1. Ouvrages

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pratique. Vuibert informatique, Paris.
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ISTE Group, London.
Baptiste, J.-L. (2009). Merise Guide pratique: Modélisation des données et des traitements,
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Blaha, M. (2010). Patterns of Data Modeling. Taylor and Francis Group, New York.
Blanc, X., & Salvatori, O. (2011). MDA en action: Ingénierie logicielle guidée par les
100

modèles. Editions Eyrolles, Paris.


Chappelet, J.-L., & Snella, J.-J. (2004). Un langage pour l’organisation: L’approche OSSAD.
PPUR presses polytechniques, Lausanne.
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données relationnelle normalisée. Editions ENI, Paris.
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Gabay, J. (2004). Merise et UML: Pour la modélisation des systèmes d’information. Dunod,
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Mitilia, G., & Rampnoux, R. (1991). Informatique—Méthode d’Analyse pour la Gestion et
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REIX, R. (2000). Systèmes d’information et management des organisations. Vuibert gestion,
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Silverston, L. (2001). The Data Model Resource Book, Vol. 2: A Library of Data Models for
Specific Industries. John Wiley & Sons, New York.
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THIBAULT, B. (2017). Modélisation décisionnelle—Concevoir la base de données pour les
traitements OLAP. ENI, Paris.
101

2. Thèse de doctorat

Hug, C. (2009). Méthode, modèles et outil pour la méta-modélisation des processus


d’ingénierie de systèmes d’information. Thèse de doctorat. Université Joseph-Fourier-
Grenoble I.
Fleurey, F. (2006). Langage et méthode pour une ingénierie des modèles fiable. Thèse de
doctorat. Université Rennes 1.
Mallouli, S. (2014). Méta-modélisation du Comportement d’un Modèle de Processus: Une
Démarche de Construction d’un Moteur d’Exécution. Thèse de doctorat. Université
Panthéon-Sorbonne-Paris I.

3. Articles

Farza, L. (2018). La carte conceptuelle comme outil favorisant l’apprentissage de la


modélisation des bases de données. Revue Internationale de Pédagogie de
l’enseignement Supérieur, 34(34 (1)).
Grenier, C. (1989). Des systèmes comptables aux systèmes d’information: Révolution ou
retour aux sources? In : 10ème Congrès de l'AFC. 1989. p. cd-rom.
Lai, G., Chang, W.-C., Yang, Y., & Liu, H. (2018). Modeling long-and short-term temporal
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Larrivée, S., Bédard, Y., & Pouliot, J. (2006). Fondement de la modélisation conceptuelle des
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Mallouli, S. D., Assar, S., & Souveyet, C. (2011). Pour une perspective comportementale
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Qian, L., Luo, Z., Du, Y., & Guo, L. (2009). Cloud Computing: An Overview. IEEE
International Conference on Cloud Computing, 626–631.
Sinnig, D., Forbrig, P., & Seffah, A. (2003). Patterns in model-based development. Position
Paper in INTERACT 03 Workshop entitled: Software and Usability Cross-Pollination:
The Role of Usability Patterns.
White, S. A. (2004). Process modeling notations and workflow patterns. Workflow Handbook,
2004, 265–294.
Yang, H., & Tate, M. (2012). A descriptive literature review and classification of cloud
computing research. Communications of the Association for Information Systems,
31(2), 35–60.
102

4. Webographie

Https://[Link]/tutoriels/merise/initiation-merise/. Consulté le 17
septembre 2022
Https://[Link]/. Consulté le 18 septembre 2022
Https://[Link]/tutoriels/ingenierie-systemes-informations/?page=partie-1-
principes-generaux-et-fondements-theoriques-de-la-methode-merise. Consulté le 12
octobre 2022

TABLE DES MATIERES

AVANT-PROPOS......................................................................................................................1

INTRODUCTION......................................................................................................................2

LE SYSTÈME........................................................................................................................3

1. Le sous-système de pilotage.....................................................................................3

2. Le sous-système opérant...........................................................................................3

3. Le sous-système d’information (SI).........................................................................3

CHAPITRE 1 : LA PREANALYSE...........................................................................................5

1.1. Etude d'opportunité......................................................................................................5

1.1.1. Présentation de l’organisation...............................................................................5

1.1.2. Analyse du système informationnel existant........................................................5


103

[Link]. Etude du processus ou de la procédure..........................................................6

[Link]. Organigramme des postes concernés ou organigramme spécifique..............6

[Link]. Circuit d’information.....................................................................................7

[Link]. Etude des documents...................................................................................16

1.2. Etude de faisabilité.....................................................................................................23

1.2.1. Moyens humains.................................................................................................23

1.2.2. Moyens matériels................................................................................................24

1.2.3. Moyens financiers...............................................................................................26

CHAPITRE 2 : DIAGNOSTIQUE DU SYSTEME EXISTANT ET PROPOSITION DES


SOLUTIONS............................................................................................................................27

2.1. Diagnostique du système existant ou critique de l'existant........................................27

2.1.1. Critique par rapport au circuit d'informations.....................................................27

2.1.2. Critique par rapport aux documents utilisés.......................................................28

2.1.3. Critique par rapport aux moyens.........................................................................28

2.2. Proposition des solutions............................................................................................29

2.2.1. Solution manuelle...............................................................................................29

2.2.2. Informatisation en mono poste............................................................................29

2.2.3. Réseau informatique...........................................................................................30

2.2.4. Système réparti....................................................................................................30

2.2.5. Application web..................................................................................................31

2.2.6. Cloud computing.................................................................................................32

2.3. Choix d'une solution...................................................................................................33

2.4. Planning provisionnel.................................................................................................33

2.4.1. Tableau d’enchaînement des étapes....................................................................34

2.4.2. Technique MPM.................................................................................................35

[Link]. Formalisme..................................................................................................36

[Link]. Construction du graphe................................................................................36


104

[Link]. Détermination des dates...............................................................................39

[Link]. Détermination des marges...........................................................................41

[Link]. Détermination du chemin critique et des tâches critiques...........................42

2.5. Elaboration de la solution...........................................................................................42

2.5.1. Les objectifs........................................................................................................43

2.5.2. Les contraintes....................................................................................................43

[Link]. Les contraintes administratives...................................................................43

[Link]. Les contraintes géographiques.....................................................................44

[Link]. Les contraintes techniques...........................................................................44

[Link]. Les contraintes financières..........................................................................44

2.6. Constitution de l’avant-projet de la solution..............................................................45

2.6.1. Organisation des traitements...............................................................................45

2.6.2. Définition de la solution......................................................................................45

[Link]. Les matériels................................................................................................45

[Link]. Les logiciels.................................................................................................46

[Link]. Le personnel................................................................................................47

2.7. Evaluation de la solution............................................................................................47

2.7.1. La praticabilité....................................................................................................47

2.7.2. L’opportunité économique..................................................................................47

[Link]. Coûts de développement..............................................................................48

[Link]. Coûts de fonctionnement.............................................................................49

[Link]. Coûts du projet.............................................................................................50

CHAPITRE 3 : ANALYSE FONCTIONNELLE....................................................................51

3.1. Préambule...................................................................................................................51

3.2. Historique de la méthode Merise...............................................................................51

3.3. Présentation de la Méthode Merise............................................................................52

3.4. Composants de la méthode MERISE.........................................................................52


105

3.4.1. Cycle de vie ou démarche à suivre.....................................................................52

3.4.2. Le cycle de décision............................................................................................53

3.4.3. Cycle d’abstraction ou raisonnement à mener....................................................53

3.5. Etape conceptuelle......................................................................................................54

3.5.1. Le MCD..............................................................................................................54

[Link]. Formalisme du MCD et définitions.............................................................54

[Link]. Construction du MCD.................................................................................56

3.5.2. Le MCT ou le schéma de processus...................................................................66

[Link]. Définitions et formalisme............................................................................67

[Link]. Le MCT correspondant au processus de location des vélos........................68

3.6. Etape Organisationnelle.............................................................................................70

3.6.1. Le MOD..............................................................................................................70

[Link]. Passage du MCD au MOD..........................................................................70

[Link]. Le MOD relatif au processus de location des vélos....................................71

[Link]. Sécurité........................................................................................................71

3.6.2. Le MOT..............................................................................................................73

[Link]. Passage du MCT au MOT...........................................................................74

[Link]. Le MOT relatif au processus de location des vélos.....................................76

[Link]. Description des procédures fonctionnelles..................................................78

3.7. Etape logique..............................................................................................................80

3.7.1. Le MLD..............................................................................................................80

[Link]. Le passage du MOD au MLD......................................................................80

[Link]. Le MLD brut................................................................................................82

[Link]. Normalisation du MLD...............................................................................82

[Link]. Le MLD validé............................................................................................84

[Link]. Schéma relationnel......................................................................................84

3.7.2. Le MLT...............................................................................................................85
106

[Link]. Le passage de MOT au MLT.......................................................................85

[Link]. Formalisme du MLT....................................................................................85

[Link]. Le MLT du processus de location des vélos................................................86

3.8. Etape physique...........................................................................................................88

3.8.1. Le MPD...............................................................................................................88

[Link]. Passage du MLD au MPD...........................................................................88

[Link]. Le MPD du processus de location des vélos...............................................88

3.8.2. Le MPT...................................................................................................................91

CONCLUSION.........................................................................................................................93

REFERENCES.........................................................................................................................94

1. Ouvrages.......................................................................................................................94

2. Thèse de doctorat..........................................................................................................95

3. Articles..........................................................................................................................95

4. Webographie.................................................................................................................96

TABLE DES MATIERES........................................................................................................97

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