Correction de la composition standardisée des classes de seconde
Cellule zonale de Cas-Cas
[Link] FR Lycée de Dioudé Diabé Année scolaire : 2019-2020
Evaluation : versification
Réponse aux questions
1. Nous avons comme type de poème un sonnet,
Justification : car il comporte 14 vers dont deux quatrains et deux tercets. Les rimes des deux
quatrains sont embrassées sous le modèle de ABBA/ ABBA et dans les tercets nous avons
CCD/EED.
2. Faisons la syllabisation de la deuxième strophe
A/po/llon/ et/ son/ fils/, deux /grands/ mai/tre/s en/sembles
Ne/ me/ sau/raient/ gué/rir/, leur/ mé/tier/ m’a/ trom/pé
A/dieu,/ plai/sant/ so/leil,/ mo/n œil/ est/ é/tou/pé
Mon/ corps/ s’en/ va/ des/cen/dre où/ tout/ se/ dé/sa/ssemble
Justification : dans ce quatrain les mesures sont égales à douze syllabes Donc le mètre utilisé
c’est l’alexandrin
3. Etudions la rime des deux dernières strophes (c’est-à-dire les tercets)
-dépouillé A Genre Qualité Disposition
-mouillé A AA : rimes masculines AA : rimes riches AA : rimes plates
ou suivies
-face B BB : féminines BB : suffisantes
BCCB : embrassées
-endormis C
-amis C CC : masculines CC : suffisantes
-place B
4. Etudions le rythme des deux premiers vers
Je n’ai plus/ que les os, // un squele/tte je semble
3 3 Césure 3 3
(3/3//3/3) Rythme binaire régulier tétramètre
Décharné/, dénervé, // démusclé/, dépulpé
3 3 Césure 3 3
(3/3//3/3) Rythme binaire régulier tétramètre
5. Nous avons comme de style au
V1 : Hyperbole : nous avons ici une idée d’exagération de la part du poète que veut qu’il
est dépourvu de force, d’énergie.
V14 : Euphémisme : le poète attenue sa parole pour ne pas prononcer l’idée de la mort en
utilisant le verbe « s’en aller »
6. Dégageons l’idée générale
Dans ce texte, Ronsard évoque sa déchéance physique ou la prophétie de sa mort imminente.
Justification : en témoigne les figures de style, hyperbole « Je n’ai plus que les os, un
squelette je semble », énumération « Décharné, dénervé, démusclé, dépulpé », répétition des
« Adieu ». Tout le texte témoigne de sa déchéance physique allant jusqu’à s’assimiler à un
mort.
7. Quel est le champ lexical dominant et relevez les mots qui s’y rapportent.
Le champ lexical dominant c’est la mort ou la déchéance physique : en témoigne
« n’...plus », « les os », « un squelette », « Décharné », « dénervé », « démusclé »,
« dépulpé », « œil est étoupé », répétions du mot « mort » et du mot «Adieu », « Mon corps
s’en va descendre … » etc.
8. Proposons une situation du texte
En se basant sur les éléments du paratexte, on peut dire ainsi :
Ce texte, intitulé « Je n’ai plus que les os… », est extrait de l’œuvre Derniers vers publiée
en 1586 par le poète Pierre de Ronsard. Ce dernier appartient au mouvement humaniste dont
l’objectif est d’assurer l’accomplissement de l’homme mais aussi et surtout la mise valeur de la
langue française.
9. Donnons la nature et la fonction des mots soulignés
-m’ : Prénom personnel complément d’objet direct (COD)
-étoupé : Participe passé adjectival attribut du sujet mon œil
NB : cette proposition n’est pas exhaustive, on peut toujours l’améliorer
Sujet III : Dissertation
Le scientifique et l’homme de lettres s’intéressent également au même objet : la réalité qu’ils
cherchent chacun, à sa manière, à rendre plus compréhensible pour l’homme. Sauf qu’ils n’utilisent
pas les mêmes méthodes pour analyser cette réalité, encore moins le même langage pour la décrire.
Dans une approche comparée, et en vous appuyant sur des exemples bien précis, expliquez
d’abord les méthodes d’analyse du scientifique et de l’homme de lettres, ensuite vous montrerez que
malgré les apparences, ces différences d’approche ne semblent pas opposer fondamentalement le
scientifique et l’homme de lettres : enfin vous direz, selon vous, lequel de ces deux vous semble le
plus utile pour la société.
I. Compréhension
1. Opinion
Dans ce libelle ci-dessus, notons que l’opinion est c’est le l’ensemble du premier paragraphe,
c’est-à-dire de « Le scientifique et l’homme de lettres…. encore moins le même langage pour la décrire
». Donc cela constitue l’opinion.
2. La consigne
Ce sujet a pour consigne l’ensemble du deuxième paragraphe. Disons que la consigne c’est ce
qu’on me demande de faire. Alors ce sujet nous donne des directives que nous devons respecter en le
traitant. Elle de pose pas un problème de compréhension d’autant plus qu’il s’agit des consignes
améliorées on le plan du travail est quasiment clarifié. En témoigne l’usage des connecteurs logiques :
D’abord : vous expliquerez les méthodes d’analyse du scientifique et l’homme de lettres
Ensuite : vous montrerez que malgré les apparences, ces différences d’approche ne semblent
pas opposer fondamentalement le scientifique et l’homme de lettres ;
Enfin : vous direz, selon vous, lequel de des deux vous semble plus utile pour la société.
II. Lecture analyse
Le scientifique : c’est-à-dire qui applique les méthodes de la science, spécialiste, savant,
docteur.
Homme de lettres : un écrivain, littérateur, scribe, auteur, copiste, poète, romancier, homme
de plumes, etc.
Objet : matière, sujet, thème, substance, but, dessin, fin, objectif, cause, motif, etc.
Méthodes : procédé, technique, moyen, manière, formule, agissements, pratiques, art d’emploi..
Réalité : exactitude, évidence, fait, réel, etc.
Analyser : décomposer, distinguer, discerner, remarquer, examiner, évaluer…
Langage : terminologie, vocabulaire, expression, discours, écriture, ton, terme..
Reformulation : le scénique et l’écrivain examinent tous les deux le même fait, c’est-à-dire
la quête de la vérité pour l’homme même s’ils sont divergents dans la manière d’agir pour
discerner cette vérité des faits.
Ou En d’autres termes, on peut dire que pour faire bien l’homme, le scientifique et l’écrivain
se passionnent pour le même but malgré les divergences dans les agissements et les terminologies.
Problématique :
En s’intéressant au même fait, c’est-à-dire faire bien l’homme, le scientifique et l’écrivain ont-
ils toujours les mêmes objectifs ? Pour quoi ? Qu’est-ce qui fait la particularité de l’un au regard de
l’autre ?
III. Contrôle/évaluation
Thème : le scientifique et l’homme de lettres : Science et littérature…
Prédicat : « …s’intéressent également au même objet : …cherchent (la réalité) chacun, à sa
manière, à rendre plus compréhensible pour l’homme. Sauf… n’utilisent pas les mêmes méthodes
pour analyser cette réalité, encore moins le même langage pour la décrire. »
L’auteur a-t-il développé des arguments ? Oui ! Lesquels ?
L’idée essentielle qu’on peut retenir c’est que :
Tous les deux s’intéressent au même objet : la réalité
Mais cette idée comporte une subdivision de petites sous idées notamment :
• Les divergences de méthodes (chacun à sa manière)
• Les divergences dans l’usage du langage
Proposition de plan possible :
D’abord : les divergences des méthodes d’examen des deux domaines
Ensuite : les convergences des deux domaines dans la l’examen de la réalité
Enfin : La spécialité en terme d’utilité de l’un de ces deux domaines (littérature ou science)
IV. La rédaction
Proposition d’une introduction
On a toujours noté des opinions contradictoires en ce qui concerne l’impact de la littérature et
de la science sur la vie de l’homme. Pour certains, la science est pratique, la littérature théorique tandis
que pour d’autres la littérature tout comme la science ont pour finalité de faire bien l’homme
nonobstant leur divergence dans l’exécution des taches. C’est dans ces perspectives qu’on nous dit que
pour faire bien l’homme, le scientifique et l’écrivain se passionnent pour le même but malgré leur
divergence dans les agissements et les terminologies. Ainsi, les questions qui se posent sont de savoir
qu’en s’intéressant au même fait, c’est-à-dire faire bien l’homme, le scientifique et l’écrivain ont-ils
toujours les mêmes objectifs ? Pour quoi ? Qu’est-ce qui fait la particularité de l’un au regard de l’autre
? Ainsi, dans l’optique d’une approche comparée, nous expliquerons, d’abord, les divergences de
méthodes entre les deux domaines ; ensuite, nous montrerons les points de convergence entre la
littérature et la science ; et enfin, nous dirons de manière spécifique l’utilité de la science dans la
société.
Proposition d’un développement détaillé
1e partie : Les divergences des deux domaines
Phrase de présentation : Dans le cadre de rendre les choses plus compréhensibles pour
l’homme, le scientifique et l’homme de lettres n’utilisent pas les mêmes méthodes encore moins les
mêmes langages.
Argument1 : la divergence de méthodes ou de démarches (la littérature est abstraite) et
(la science est concrète)
Exemple1 : A la place des lettres, la science exacte comme les mathématiques utilise
des chiffres
Exemple2 : « La pure connaissance scientifique nous apporte la paix de l’âme en
chassant les superstitions, en nous affranchissant des terreurs invisibles, en nous donnant une
conscience de plus en plus exacte de notre situation dans l’univers », Frédéric Joliot, Conférence de
l’UNESCO, 1947.
Argument2 : la divergence dans le langage ou l’expression (la littérature est subjective) alors
que (la science est objectivité).
Exemple1 : Parlant du divorce entre le scientifique et le romancier Zola écrit « On ne saurait
assimiler à l’expérimentation du biologiste, sanctionnée par le succès ou par l’échec, celle du
romancier dont l’imagination s’exerce librement, dans le cadre de prétendues « lois de la nature »,
sans jamais recevoir de démenti » (Collection Lagarde et Michard, p.484).
Exemple2 : Cécile FEE nous dit clairement que « Les beaux-arts sont le langage des passions,
les sciences celui de la vérité » Les Pensées
Conclusion partielle : En somme, l’examen de cette première partie est intéressant en sens qu’il
nous a permis de voir la différence nette entre la démarche du scientifique et celle de l’homme de
plume. Mais cette dualité différentielle n’est pas toujours cautionnée par les défenseurs de celles-ci,
pour qui la science et la littérature ont parfois des dénominateurs communs dans le cadre de faire bien
l’homme.
2e partie : les points de convergence entre la littérature et la science
Phrase de présentation : La littérature et la science sont deux domaines qui trouvent leur terrain
d’entente non seulement sur le plan de la connaissance mais aussi dans la recherche de la vérité ou de la
réalité.
Argument1 : elles sont deux domaines de la connaissance
Exemple1 : RABELAIS dans son œuvre Pantagruel 1532 : « selon le sage Salomon, Sagesse
n’entre point en âme malveillante et que science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».
Exemple2 : En étudiant les faits et les phénomènes comme un scientifique, Emile Zola nous
dit qu’ « About, il y a la connaissance de l’homme, la connaissance scientifique dans son action
individuelle et sociale » et « dégageant les lois qui régissent individus et sociétés, le romancier
deviendrait un auxiliaire du progrès » (Collection Lagarde et Michard, p.484).
Argument2 : l’écrivain et le scientifique cherchent tous les deux la réalité, la vérité. Ils cherchent
à décrire les choses de manière objective.
Exemple1 : FLAUBERT nous dit que « Le romancier ne peut être vrai que s’il observe l’âme
humaine « avec l’impartialité qu’on met dans les sciences physiques », c’est-à-dire « sans faire
intervenir ses sentiments personnels »
Exemple2 : Pour Leconte de LISLE il faut faire revivre, à l’aide d’une documentation la plus
récente, « les idées et les faits, la vie intime et la vie extérieure, tout ce qui constitue la raison d’être,
de croire, de penser, d’agir, des races anciennes », c’est-à-dire « L’art et la science, longtemps séparés
par suite des efforts divergents de l’intelligence, doivent tendre à s’unir étroitement, si ce n’est à
confondre ».
Conclusion partielle : En résumé, il était question dans cette analyse susmentionnée d’étudier
les relations entre la science et la littérature. Elles se caractérisent toutes les deux de par la quête de la
connaissance et de par la recherche perpétuelle de la réalité. C’est là qu’on découvre que l’art et la
science peuvent ensemble s’assimiler pour aider l’homme à mieux se progresser dans la vie.
Cependant, ce rapport n’aboutit toujours pas car la science ne peut être comparée à la littérature.
3e partie : L’importance cruciale de la science dans la société.
Phrase de présentation : Dans la vie de tous les jours, on ne peut pas s’en passer de la science, car
elle aide les hommes dans la prévention des fléaux (maladies, réchauffements climatiques…), mais
aussi et surtout elle favorise les contacts rapide entre les hommes (internet, réseaux sociaux.)
Argument1 : la science nous aide dans le cadre de la prévention (maladies, réchauffements
climatiques)
Exemple1 : Karl POPPER nous dit que « La science avance en rectifiant ses erreurs »
Exemple2 : Frédéric JOLIOT dans sa conférence de l’UNESCO en 1947 déclare qu’ « Il est certain
que nous serions en proie à des difficultés plus tragiques encore si la science n’avait pas progressé »
Argument2 : La science favorise les interactions rapides et efficaces entre les hommes (internet,
réseaux sociaux…).
Exemple1 : Henri-Frédéric AMIEL : « La science est la puissance de l’homme, et l’amour sa force ».
Exemple2 : Herbert SPENCER : « La science c’est du savoir organiser » (éducation).
Conclusion partielle : Bref, on peut dire que l’apport de la science est plus décisif d’autant
qu’elle agit selon les circonstances en apportant des solutions concrètes et en nous permettant de nous
prévenir en cas de détresse.
Conclusion
En définitive, l’ensemble de cette étude nous a donnés l’occasion de découvrir des choses
intéressantes qui régissent la littérature et la science. Ainsi, par des efforts d’analyse, on a vu que ces
deux domaines peuvent avoir des dénominateurs communs dans le cadre de la recherche de la vérité,
de la connaissance mais elles peuvent aussi se dissocier dans ce qui est de leurs applications dans la
société. Le constat qui s’impose est que la science devient constamment plus efficace que la littérature
en termes de rendement dans la société. Nous pensons que la science est moins bonne que la littérature
d’autant plus que les crises du monde d’aujourd’hui sont dues aux mauvais usages de la science, alors
que la littérature aide moralement l’homme à se constituer