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Sociologie-Synthèse Partie 2

La sociologie est l'étude scientifique des sociétés humaines et des faits sociaux, visant à comprendre les comportements sans jugement. Elle a émergé au 18ème siècle, influencée par des penseurs comme Marx, Durkheim et Weber, et se concentre sur l'analyse des structures sociales et des interactions humaines. La socialisation, processus continu de transmission des valeurs et normes culturelles, est essentielle pour comprendre les comportements individuels et collectifs.

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Sociologie-Synthèse Partie 2

La sociologie est l'étude scientifique des sociétés humaines et des faits sociaux, visant à comprendre les comportements sans jugement. Elle a émergé au 18ème siècle, influencée par des penseurs comme Marx, Durkheim et Weber, et se concentre sur l'analyse des structures sociales et des interactions humaines. La socialisation, processus continu de transmission des valeurs et normes culturelles, est essentielle pour comprendre les comportements individuels et collectifs.

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Sociologie

Partie. 1 : Sociologie.

Définitions.
1. Étude scientifique des sociétés humaines et des faits sociaux.

2. Étude des groupes humains qui exercent un métier (sociologie rurale), qui professent une foi,
manifestent des croyances (sociologie religieuse), qui s'intéressent à un phénomène culturel,
artistique (par exemple : sociologie de la littérature).

Le rôle du sociologue est de comprendre et ne pas juger. Il cherche le sens (pq les individus agissent
comme ça)

La méthode : QQOQCPC.
La méthode : QQOQCPC = qui, quoi, où, quand, combien, pourquoi, comment.

L’utilisation de cette méthode permet d’envisager un sujet ou d’aborder une problématique sous
toutes ses facettes.

Différentes situations :

- Définition d’un plan de projet ou d’un plan d’action


- Résolution de problème
- Brainstorming
- Rédaction d’un compte-rendu
- Gestion d’une équipe, voire d’un conflit
- Élaboration d’une stratégie

Chapitre 1 : Les origines de la sociologie.

Pourquoi ? : Depuis très longtemps, des gens ont noté qu’il semblait exister une organisation dans la
société. L’organisation a toujours attisé la curiosité : pourquoi la société est-elle ainsi organisée ? Le
hasard est- il en cause ou existe-t-il une rationalité cachée derrière cet ensemble indéchiffrable ?
(Comment la société s’organise et se structure)

Qui ? :

- Platon et Aristote sont des penseurs/philosophes à l’origine de la sociologie


- Des théologiens (Moyen-Age/ Temps-Modernes) :

Ils affirment que Dieux (ou les dieux) avait un plan et que les textes sacrés révélaient, comment Dieu
(ou les dieux) avait l’intention de mettre en œuvre  Dieu guide société.

1
La société féodale en Europe et ailleurs était dirigée par l’Église et des hommes d’État qui
entendaient régir la société selon la volonté de Dieu.

- Des historiens (Moyen – Age/ Temps Modernes) :

Ils observaient le passé pour comprendre le présent.

Certains se penchaient sur le passé en quête d’idéaux à reproduire dans le présent.

Par exemple, nombre d’historiens étaient convaincus que les Romains avaient tout compris en
matière de système juridique et qu’il fallait s’inspirer de la loi romaine.

Quand ? : L’origine de la sociologie remonte à l’Antiquité (-3200 av J-C) en Grèce.

Comment ? : Ces approches théologiques, philosophiques et historiques étaient intéressantes et


parfois très utiles.

Mais à la fin du 18ème siècle (culture, guerre, brassage de nationalités), il est devenu clair qu’une
nouvelle manière de comprendre la société devait voir le jour  pourquoi faire comme ça et pas
autrement, pourquoi les autres vivent comme ça et pas nous ? est-ce que ma vision du monde est
bonne et je dois l’imposer à tout le monde ? Ou est-ce que toutes les visions du monde sont bonnes
et quelle est le point commun entre toutes ses visions ?

La société évoluait de plus en plus vite, et les gens étaient de moins en moins convaincus du pouvoir
trouver les réponses aux problèmes de société dans les textes sacrés et les ouvrages de philosophie
ou de droit.

Est-ce que les aspects théologiques et religieux nous permettent de comprendre le fonctionnement
de notre société ?

!! La sociologie nait et ne peut naitre que :

- Dans une société qui s’interroge sur elle-même.


- Met en question ses normes (théologique, philosophiques, historiques).
- Fait de son existence et de son fonctionnement un problème (questionnements, problèmes).
- Une société qui ne se pense plus ancrée dans un ordre qui lui soit extérieur (le destin, ou
Dieu).

Quand ? : Fin du 18ème siècle (Époque contemporaine) changement, basculement de la façon de


penser (révolution française).

Quand ? Où ? Par qui ? : La sociologie est historiquement datée : elle commence à prendre
consistance au 18ème siècle dans le cadre d’examens à prétention scientifique des faits sociaux.

Montesquieu, Saint-Simon, Auguste comte, Adolphe Quételet période lumière (fin révolution
industrielle – Temps Modernes).

2
- Saint-Simon : analyse la société, en se posant des questions sur le fonctionnement de la
société. A inventé le terme de physiologie = connaissance du corps. De penser à quelque
chose physiologique mais de façon sociale.
- Comte/Quételet : physique sociale = progression entre physiologie sociale vers physique
sociale. Société doit être pensé à l’image d’une science car le corps n’est pas un objet
matériel.
- Comte : utilise le mot sociologie (fin du 18ème début 19ème siècle).

Pourquoi ? : L’époque contemporaine a été une période troublée en raison de nombreuses


mutations qui ont frappé les sociétés occidentales aux 18è et 19è siècle (révolutions). Ces
bouleversements ont si marqué que les gens ont remis en cause leurs vieilles hypothèses sur la
nature humaine et sur l’organisation sociale. Ils se sont demandé si la méthode scientifique, si
efficace pour la compréhension du monde naturel, ne pourrait pas non plus servir à cerner ce nouvel
univers social dans lequel ils vivaient désormais.

Quoi ? Où ? : (Pas connaitre)

- La Révolution française : qui a commencé en 1789 et a duré jusqu’en 1791.


- La Révolution industrielle : période de transformation économique et sociale qui a
commencé en Grande-Bretagne au 18ème siècle et s’est étendue à l’Europe continentale au
19ème siècle.
- Les révolutions de 1848 : une série de soulèvements populaires qui ont eu lieu dans plusieurs
pays européens
- L’unification italienne : la création de l’État italien moderne en 1861. L’unification
allemande : création de l’État allemand moderne en 1871.

Comment ? :

Au 18ème siècle en Europe.

De nombreuses inventions et découvertes bouleversent la vie quotidienne : le thermomètre à


mercure, la machine à calculer, la pile électrique...

Au 19ème siècle en Europe.

Courant électrique, ampoule électrique, vaccin contre la rage, le radium,

Quoi ? : Arrivée de John Cockerill, première ligne de chemin de fer Bruxelles – Malines, Constitution,
Bataille de Waterloo,… = révolution.

En résumé :
Si auguste Comte a forgé le mot « sociologie », c’est à un sociologue Herbert Spencer que l’on doit
d’avoir écrit le premier grand traité général en la matière

Il y développe une idée : celle d’une élocution sociale identique à l’évolution biologique, qui va du
simple complexe, de l’homogène au différencié.

3
 C’est en Europe que la sociologie se formalise, du 18ème jusque début 19ème, grâce aux théologiens,
penseurs, historiens. Bousculement de la société grâce à différents événements de la société
notamment la révolution industrielle.

Les grands noms de la discipline.

Quand ? Qui ? Où ? : Du milieu du 19ème siècle au début du 20ème siècle, au moment où la sociologie
parvenait à maturité en tant que discipline enseignée et constituait un moyen d’observer le monde,
trois hommes ont suggéré une série d’idées qui influencèrent grandement la sociologie.

Fondateurs de la sociologie :

Karl Marx (1818 – 1883)

- Né en Allemagne, décédé à Londres.


- Ne s’est jamais considéré comme sociologue mais il coiffait un peu toutes les casquettes.
- Il a commencé par étudier le droit, s’est impliqué dans la philosophie et l’histoire puis a
travaillé comme journaliste et a fait de l’activisme politique.
- Arrive en BE en 1845, chassé d’Allemagne et ensuite de France, à cause de ses pensées
révolutionnaires.
- Il vécut à Bruxelles de 1845 à 1848.
- Son œuvre majeure, Le Manifeste du parti communiste, a été écrit dans notre capitale en
1847.
- Il est considéré comme un personnage important pour : sa théorie générale de l'histoire et
ses opinions sur le pouvoir et l'exploitation.

Marx interessé par l’économie, histoire :

- La théorie de l'histoire de Marx s'est souvent appelée matérialisme.

- Importance des forces économiques. Chaque époque de l'histoire a été marquée par un
mode de production qui lui était propre.

- Chaque mode de production (la société esclavagiste de l'Antiquité, le féodalisme médiéval,


etc.), générait des conflits entre les différentes classes.

Mode de production = façon d’organisé la vie en fonction de l’économie = lutte des classes.

Capitalisme industriel :

- La bourgeoisie = les personnes riches et puissantes possédant les usines, les terres agricoles
et presque tout le reste.
- Le prolétariat (intéresse Marx) = les personnes qui ne possèdent pas grand-chose hormis
leurs bras et sont obligées de travailler pour la bourgeoisie afin de nourrir leur famille.

Marx pensait que la capitalisme était mauvais pour le prolétariat.

4
L’utopie communiste mondial allait remplacer le capitaliste où tout le monde contribuerait selon ses
moyens et prendrait ce dont il a besoin.

Emile Durkheim (1858 – 1917)

- Né en France et mort à Paris.


- A étudié la philosophie et la théorie sociale.
- A passé sa vie, à faire de la sociologie, mais aussi à essayer de convaincre le monde de
l’importance de cette discipline.
- A fondé le premier département européen de sociologie.
- Il est l’auteur de célèbres ouvrages de sociologie : le suicide, de la division du travail social,..

Durkheim a une vision positive de la société : les êtres humains sont faits pour vivre en société.

- Notre vie sociale (à la maison, au travail, pour se divertir et prier) nous définissait et donnait
un sens à notre vie.
- Mission du sociologue : étudier les faits sociaux, à savoir des faits portant sur des groupes de
personnes et non des individus isolés.
- Nos valeurs sociales communes nous aident à travailler ensemble de manière productive et,
la plupart du temps, dans un climat pacifique.
- Pour prouver l’utilité de la sociologie, il s’intéresse au suicide qui pour lui était un fait social
d’un groupe de personne.

Max Weber (1864 – 1920)

- Né en Allemagne, mort à Munich.


- Économiste et sociologue formé en droit.
- En 1919, fonde le premier département de sociologie allemand.

Il a la vision la plus juste, car il estimait que la vie sociale se caractérisait à la fois par les conflits et la
cohésion. Parfois nous nous combattons, parfois nous nous entendons. L'essentiel est de savoir
pourquoi et quand.

- Fondateur de la sociologie compréhensive.

Marx et Durkheim avait une vision grandiose de l'histoire, dont ils présentaient le cours comme plus
ou moins inexorable.

Pour Weber, l'histoire relevait plus du Cluedo : nous savons ce qu'il est advenu de la société, mais il
faut réaliser une enquête pour savoir qui est responsable de la tournure prise par les événements,
comment et quand se sont produits ces changements (méthode QQOQCCP).

« Nous appelons sociologie une science qui se propose de comprendre par interprétation l'activité
sociale et par là expliquer causalement son déroulement et ses effets. » sociologie = science de
l’action sociale.

5
La sociologie : une science humaine.

On parle de sciences
humaines par
opposition aux
sciences naturelles
qui étudient
davantage la nature ou
de ce qui est d’ordre
naturel chez Homme
comme sa biologie

La sociologie a une approche différente des autres.

- Méthode : Difficulté d’expérimenter sur les êtres humains (raisons d’éthique et de


reproductivité d’expérience). En sciences humaines et sociales, on utilise les observations, les
entretiens, les questionnaires, l’analyse de données.
- Résultats : La prédiction de l’avenir  On ne peut pas donner de prédictions sur l’avenir
comme en sciences. En sciences humaines sociales, on donne des tendances (probabilités).

L’homme est un animal social.


Il est propre à la nature humaine de s’assembler avec les autres pour survivre. Et c’est grâce au
langage que les hommes peuvent ainsi s’allier aux autres. Du social naissent alors les alliances, qui
s’inscrivent donc dans le registre de la politique.

 Étude de l’effet de la vie sociale sur le psychique d’un individu grâce la psychologie sociale.

Deux études :

Réné Sptiz et l’hospitalisme (1945).

6
Contexte : La croyance assez répandue à l'époque était que l'enfant avant 1, 2 ou 3 ans ne fait que
grandir et qu'il n'a besoin que de nourriture.

Constat : Taux de mortalité des enfants plus important dans les orphelinats que dans la population
générale.

Observation : Les soins, l’hygiène et l’alimentation sont OK.

Explication : Les enfants manquent de contacts humains et 2 5d’affection.

Conséquences : Retard intellectuel, retard de croissance physique, incapacité à avoir des relations
sociales normales, risque élevé de maladie sévère.

Enseignement : L’importance primordiale d’autrui pour un 2 6bon développement de l’enfant.

Harry Harlow et l’attachement (1965).

Contexte : La croyance assez répandue à l'époque était que l'enfant avant 1, 2 ou 3 ans ne fait que
grandir et qu'il n'a besoin que de nourriture.

Objectif : Pousser les recherches entreprises par René Spitz.

Expérience : Mise en isolement social avec des bébés macaques (répartition en 3 groupes, voir p.15
syllabus).

Conséquences : Inadaptation sociale.

Enseignement : Nécessité
vitale de la présence
d’autrui pour l’être
humain.

Into the wild.

Le héros comprend
que la solitude n'est pas l'idéal de l'homme.Aveuglé par son rêve obstiné de l'Alaska, Christopher ne
perçoit pas le bonheur que peut procurer l'amour de l'autre. Il en prend conscience en lisant les
lignes d'un ouvrage de Tolstoï qui décrit le bonheur parfait dans une microsociété rurale. Peu de
temps avant sa mort, Christopher McCandless écrit au stylo sur une page d'un livre : « Happiness
only real when shared ».

Synthèse.

7
La connaissance des chercheurs est différentes en fonctions des années.

Montrer comment on se socialise (Spitz, Harlow, into the Wild).

Chapitre 2 : Socialisation.

Socialisation

= Un processus (ça ne se fait pas en


une fois, progressif tout au
long de notre vie).

= La socialisation désigne les


mécanismes de transmission de la
culture ainsi que la manière dont
les individus reçoivent cette
transmission et intériorisent les
valeurs, les normes et les rôles qui régissent le fonctionnement de la vie sociale.

Socialisation appliquée au tourisme : comme pour l’essentiel de nos pratiques, goûts ou préférences,
nos comportements touristiques sont également le fruit d’un processus de socialisation qui
détermine nos envies et aptitudes à pratiquer le tourisme ainsi que nos préférences (chaque
personne a ses préférences et ses envies lié à notre culture et socialisation donc pas le même type de
tourisme pour tout le monde).

La sociologie et son objet d’étude.

Objet d'étude spécifique : les cultures humaines, leur histoire, leurs réalisations, leurs coutumes,
représentations et comportements, concernant aussi bien les individus que les sociétés.

A. Sociologie et psychologie : Le suicide de Durkheim (19ème).


Date : 1897.

Période : Grands changements de la société.

Sociologie : Discipline en construction

8
But : Démontrer que le suicide est une conduite qui dépend des facteurs sociaux.

Méthode : Traitement statistique  utilisation des statistiques officielles depuis 1840 pour :
Angleterre, Autriche, Belgique, Danemark,..

Pour l’analyse des suicides, il lui fallait des données et donc trouver des statistiques.

Traitement : Similaire à l’analyse multivariée = observation et traitement simultané de plusieurs


variables statistiques en vue d’en dégager une information synthétique pertinente.

Constats :

- Stabilité du nombre de suicide d’une année à l’autre.


- Taux de suicides protestants plus élevé au catholiques.
- Taux de suicide personnes mariés inférieur célibataires.
- Taux de suicide mariés -20 ans supérieur taux de suicide célibataires.
- Veuve supérieure reste de la population.

Faire avancer méthodes et principes de la


sociologie.

Selon Durkheim, la variation des taux de suicide


s’explique par des variables sociales et plus
particulièrement par les différences de
socialisation des individus  Selon les données il y a différents pays et la socialisation est lié à la
culture.

Selon Durkheim : le suicide lié la socialisation (intégration et régulation)

Les 2 dimensions de la socialisation.


- Intégration : Intégrer dans un groupe dans lequel on partage les mêmes valeurs, croyances,
idées,..
- Régulation : Réguler les comportements/désirs/passions des individus, l’idée de
contrôler/maintenir. Savoir ce qu’on peut ou ne pas faire, ne pas désir, il sait ce qu’il peut
atteindre de la vie (spoiler : de la merde).

Formes de suicide (syllabus P.25).

- Altruiste : Se suicide par solidarité forme la plus rare car société individualiste
Ex : commandant qui reste à bord de son bateau alors qu’il sait que son bateau va couler.

9
 Excès d’intégration.
- Fataliste : Les envies et passions et comportements sont contraints par les autres, on se sent
emmurés dans une vie monotone.
Ex : les mecs de 20 ans mariés qui sont au bout du rouleau donc ils se suicident car ils devront se limiter à ken leur
meuf.
 Excès de régulation.
- Égoïste : Manque d’appartenance, d’attachement, d’intégration. +(Pas de socialisation).
Ex : mariage protège des suicides car tissu sociale dense.
 Manque d’intégration.
- Anomique : Quand la vie sociale est déréglée (suicide le plus courant).
Ex : Le mariage protège plus les hommes que les femmes car les hommes ont plus besoin de repères et de
régulation de leurs passions que les femmes.
 Manque de régulation.

Anomie selon Durkheim comme cause de suicide :

- Anomie domestique : qui survient au sein de la famille, notamment après un divorce, perte
d’un enfant (perte de repères, la vie n’a plus de sens)
- Anomie à l’échelle de la société : importants bouleversements politiques (guerre,
changement de régime, avancée technologique, nouvelles préoccupations scientifiques.)

Conclusions de Durkheim :

- Distinction entre psychologie et sociologie grâce à cette étude sur le suicide.


- « Il faut expliquer le social par le social » : la sociologie est la science qui explique la société
et les phénomènes sociaux par des explications sociales et donc relatives au vivre
ensemble (donc le social).

B. Sociologie et économie : Les rationalités de Weber


Le sens des actions dépend des interactions entre eux et des représentations.

- L’interaction qui se trouve au centre de l'analyse sociologique. Il s'intéresse aux


comportements des Hommes entre eux, il va s'intéresser à leurs actes dans la mesure où
ceux-ci influencent ou sont influencés par d'autres comportements d'autres acteurs sociaux.
- La manière dont on interagit dépend de nos valeurs, de nos représentations. Ce sont ces
valeurs et ces croyances que le sociologue doit parvenir à analyser s'il veut comprendre ce
qui fait que les Hommes font ce qu'ils font.

+ Il faut éviter les jugements de valeurs et reste rationnel !

4 types de rationalités.
Rationnel = peser le pour et le contre, être terre à terre.

- La rationalité affective : J’agis sur un coup de tête, mes émotions, mes affects.
Ex : Une daronne au bout du rouleau qui gifle son gosse.

10
- La rationalité traditionnelle : J’agis comme cela car on a toujours agis comme cela et que ça a
toujours fonctionné comme ça donc pourquoi changer.
Ex : Avec mes parents j’allais en vacances là-bas et maintenant j’y vais toujours.

- La rationalité en finalité : être « rationnel ». je définis une fin et les moyens les plus adéquats
pour y parvenir. C’est quand une personne fait un calcul moyen
Ex : Je veux un diplôme donc je vais étudier sérieusement pour y arriver.
- La rationalité en valeur : j’agis comme cela parce que je pense que c’est bien et le bien est
défini par les valeurs dans lesquelles je crois.
Ex : Je décide de trier mes déchets car je pense que c’est bien de le faire pour l’environnement.

Le sociologue voit la société sous 4 rationalités différentes contrairement à l’économiste.

En sociologie, partir de l’individu, comme l’économie, mais avec une démarche compréhensive et
sans jugement, et avec l’éclairage d’autres types de rationalités.

La sociologie a pour objet d’étudier l’action sociale (= comportement en relation avec les autres).

L’action sociale car elle est principalement une interaction et elle résulte de modèles formés en
société, intégrés par la socialisation.

Chapitre 3 : Les concepts de


base de l’analyse sociologique.
La socialisation (représentations, valeurs,
normes).

La socialisation sexiste appelée aussi la « socialisation du genre ». Il s'agit d'un processus dans lequel
les enfants découvrent les identités féminines et masculines. Cela s'explique principalement par le
fait que dès leur venue au monde, les enfants sont traités différemment selon qu'ils soient de sexe
masculin ou féminin. Ex : Les catalogues de jouets.

A. Les représentations.

Même pendant sa conception.


11
Dès que des Hommes se mettent à se côtoyer, ils se mettent à construire des significations
communes. Ils construisent un sens partagé, une même vision du monde qui leur permet de
communiquer.

Ces significations vont se communiquer de génération en génération. C’est ce qui fait la culture d’un
groupe, d’une famille, d’un pays, ou d’un peuple.

L’expérience de Shérif (1935).

L'effet auto-cinétique : une illusion d'optique qui prouve que lorsqu'on observe un point lumineux
sans autre point de référence, on a l'impression que le point bouge.

Ce que l’on retient de ses expériences (p.28 syllabus).

- Lorsque la personne est d'abord seule, elle se créée sa propre valeur centrale puis converge
vers la norme du groupe.
- Dans la seconde condition, le sujet se base sur la norme du groupe pour répondre
individuellement.
- Le groupe se met d’accord sur une illusion commune, une norme.
- Cette norme du groupe est imposée par un leader (influence).
- Celle-ci va continuer à prévaloir sur la perception individuelle et va mettre plusieurs
générations pour changer.

 Les expériences montrent l’impact de l’influence des


autres et création des significations communes.

Le concept de normalisation.
L’expérience réalisée illustre le concept de normalisation.

C’est le fait d’adopter une norme commune par le groupe.


Elle apparaît généralement quand le groupe n’est soumis
à aucune norme, il en adopte alors une majoritaire, suite à
l’influence des membres du groupe les uns sur les autres.

L’ « erreur fondamental ».

L’« erreur fondamentale d’attribution » est propre au monde occidental = Celles-ci montrent toutes
la tendance des occidentaux à surestimer les causes internes (personnelles) du comportement, des
actes, d’un individu en négligeant le contexte, l’environnement (causes externes).

Ce que l’on retient de ses expériences.

- Nous interprétons les événements en nous basant seulement sur les actions individuelles,
sans tenir compte de la situation.
- Nous oublions le rôle de la chance, et nous oublions de prendre en compte l’environnement
et ses contraintes.

 Nous imaginons trop souvent être à l’origine de nos actions. Nous nous sentons responsables de
nos actes et nous jugeons les autres responsables des leurs. On a remarqué que, lorsque se produit

12
une catastrophe, une tuerie ou un accident terrible, les médias occidentaux mettent en valeur la
personnalité de l’auteur de cette catastrophe : celui-ci était instable, malade, fou, etc.

A retenir : Il s’agit surtout de faire la distinction entre l’importance du contexte (environnement) et


celle de la personnalité, de bien prendre le temps d’analyser la situation avant d’en tirer des
conclusions générales sur le comportement de l’individu

Normes et représentations.
Les représentations vont souvent avec une norme de comportement, une règle de conduite en
quelque sorte qui dit ce qui est bien et ce qui n’est pas bien.

Une norme nous dit comment nous comporter dans une situation donnée.

Les normes sont l’ensemble


des règles acceptées et
partagées par une B. Les normes.
collectivité (d’un groupe à
Expérience de Milgram (1962).
l’ensemble d’une société).
Concept : La soumission à l’autorité.
Ces règles portent sur :
But : Évaluer le degré d’obéissance à l’autorité du professeur qui
- ce que l’on doit faire
inflige du mal à son patient (même si c’était un comédien).
et ne pas faire ;
- ce que l’on doit dire Enseignements :
et ne pas dire;
- ce que l’on doit - L’obéissance est une tendance sociale générale liée à
penser et ne pas l’intégration dans un système hiérarchique. Ex : code de la
penser. route, code civil, imposer par la loi.

- Il existe dans la plupart des groupe une hiérarchie perçue


Les normes ne sont pas comme légitime avec à sa tête une ou des autorités. Ex : à
forcément avouées et l’école, les profs ont une autorité sur nous/le travail/mouvement de jeunesse.
explicites. Elles peuvent être
C. Les valeurs.
implicites (= non-dites) et
complètement intériorisées.
Ex : se taire dans une biblothèque.
Définition : type de représentation partagée qui nous informe ce
qui est désirable. Comme vu avec Weber, un comportement sera
guidé par une valeur lorsque la raison de ce comportement se trouvera dans une logique type « je
me comporte ainsi car je pense que c’est bien de le faire ».

 Les valeurs se situent donc à l’intersection entre les représentations et les normes puisqu’elles
nous fournissent du sens et nous disent comment agir.

Les valeurs sont partagées. Ces valeurs guident donc nos comportements et nous disent comment
juger les autres. Les valeurs amènent aux normes.

Les interactions et les rôles.

13
L’interactionnisme : Erwin Goffman (1973).

- La société est une pièce de théâtre : on y joue tous un rôle.


- Ces rôles sont pré-écrits et facilitent les interactions. Ex : chez le médécin, le médécin est habillé avec une
blouse).
- Les rôles permettent de définir des situations d’interaction. Ex : chez le médecin, on peut se déshabiller).
- Lors d’une interaction, l’enjeu est double : ne pas perdre la face et ne pas la faire perdre à
l’autre (aux autres).
- Si nous commettons des impair, il existe des rituels de réparation : excuse, pardon,
remplacement, ect.

Enseignements :

- Notre identité et notre expérience dans l’instant sont en partie crées par les intercations que
nous avons avec les autres.
- L’interaction est symbolique du caractère social de l’Homme.
- Elle fait appel aux représentations des acteurs ainsi qu’aux normes qui nous font endosser
différents rôles.

D. La neutralité axiologique.

Défintion selon Weber : le chercheur prend conscience de ses propres valeurs lors de son travail
scientifique, afin de réduire le plus possible les biais que ses propres jugements de valeur pourraient
causer. (comment le sociologue est-il neutre).

LE SOCIOLOGUE DOIT JAUGER ET NE PAS JUGER ! IL VEUT COMPRENDRE POURQUOI, COMMENT,..

Questions : socialisation.

- Quand se termine la socialisation ? : Jamais


- Selon Goffman, les stigmates peuvent prendre de nombreuses formes. Citez-en 5 dont une en
lien avec l’exemple des catalogues de jouets ? : Genre, stigmates corporelles (handicap,
tatouages, cicatrices), stigmates symboliques (opinions politiques, religieuses), l’accent,
stigmate social (où on vit)
- Stigmates = caractéristiques qui fait qu’une personne est considéré comme inférieure ou
« différente » par la société -> jugements, rejet
- Comment définir une personne ayant un comportement déviant ? : Un individu qui ne se
conforme pas aux normes ou aux habitudes auxquelles il appartient.
- Est-ce que toutes les déviances sont négatives par nature ? : L’orientation sexuelle (mariage
pour tous), le rap,.. = penser en dehors de la norme.
14 - Les différents agents de socialisation ? : La famille, la religion, l’école, le lieu de travail, les
groupe de pairs, les médias, le sport, les associations.
Les 10 valeurs universelles Processus de socialisation

E. Les représentations
dans le tourisme.
Les représentations sont constituées de 3 niveaux :

F. Compréhension sociologique du tourisme.


« Le voyage, c’est le bonheur »

= représentation partagée par la population aujourd’hui (début 20ème siècle) selon laquelle le voyage
est du bonheur. Le voyage est vu comme un double accomplissement :

1. Bonheur bien mérité après tous ces mois de travail.


2. Symbole de l’accomplissement personnel (réussite.

La représentation du voyage est positive et valorisée dans la société : il est de bon ton de le faire et il
est même possible de s’en vanter, ce qui en fait une valeur : le voyage, c’est bien, désirable.

Cette valeur entraîne une norme : il faut voyager !

De plus, toutes une série de normes encadrent le voyage et influencent les rôles touristiques et donc
les comportements :

- Se montrer heureux, ne pas parler boulot ni des problèmes en tous genres, être à l’aise et
ouvert à l’interaction, etc.

15
- Il faut réussir ses vacances : on ne peut pas rater son voyage = norme importante

Le touriste se met en scène et enregistre ces moments de bonheur via des photos, vidéos (qui ne
montrent que le positif du voyage) ou achat de souvenirs...

Une fois de retour, ces témoins du bonheur contribueront à renforcer la représentation voyage =
bonheur... et la boucle est bouclée !

Partie 2:

Sociologie du tourisme.

Chapitre 1 : Les facteurs nécessaires au développement au tourisme.

A. L’envie de partir.
Globalement, 4 grands facteurs sont nécessaires au tourisme :

- Avoir l’envie de partir.


- Avoir du temps à y consacrer.
- Avoir de l’argent.
- Avoir les infrastructures nécessaires.

16
L’histoire du tourisme.
- Le voyage n’est pas une habitude, une norme. On se déplace par nécessité et pas par plaisir :
pour des raisons religieuses, professionnelles ou militaires.
- Le voyage est dangereux ou inconfortable.
- Le romantisme (1770-1850) va poser un nouveau regard sur la nature : elle devient source de
beauté, d’admiration, d’émerveillement.
- La noblesse et la bourgeoisie vont donner du sens au voyage par :
 Grand Tour (17ès) : pèlerinage culturel.
 Thermalisme et bains de mer (18ès) : bon pour la santé selon la médecine.
 Alpinisme (19ès)

- Création d’un sens du voyage et de nouvelles représentations : quête de soi, enrichissement,


aventure, contemplation, attention à soi, au corps, à la santé, etc.
- Diffusion de cette pratique par imitation vers les classes sociales moyenne et, en partie,
ouvrière.
- L’envie de partir s’étend à toute la société.

Le désenchantement du monde.

Max Weber.

Recul du magique et du religieux.

Éclairage grâce aux rationalités.

A l’aide des différents types de rationalités  sociétés sécuralisées.

La rationalité en finalité est remplacée par la rationalité en valeur : là où la religion et ses différentes
explications donnaient sens à la vie et à nos actions, il ne subsisterait qu’une rationalité en finalité
dont nous ne pouvons plus questionner le sens profond

 Désenchantement du monde : recul du magique et du religieux dans l’explication de nos


comportements et des phénomènes qui nous entourent. Pourquoi travailler et faire une carrière
professionnelle, pourquoi aller à l’école, entreprendre des études et les réussir ? Questions qui n’ont
plus d’explications religieuses et dont le sens et la finalité sont laissées à l’appréciation de chacun.

Emile Durkheim.

Recul du magique et du religieux.

Le désenchantement du monde résulte aussi de l’anomie vécue à


l’échelle de la société :

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- Lorsque celle-ci a subi d’importants bouleversements politiques : guerre, changement de
régime, avancée technologique, nouvelles préoccupations scientifiques, etc.
- De plus en plus, les individus sont censés construire eux-mêmes leur propre sens, leurs
propres valeurs et les déterminer. La religion n’a plus sa place centrale de pourvoyeur de
sens.

Karl Marx.

Le sens du travail.

A travers le capitalisme et l’industrialisation, la vie des individus est de plus en plus liée au travail
qu’ils accomplissent. Ils sont aliénés.

L’Aliénation = les gens risquent de ne plus trouver de sens à leurs actes. Ils sont dessaisis de ce qui
fait d’eux un être humain pour le transformer en un autre.

Erwing Goffman.

La motivation du travail.

Les vacances, c’est aussi la volonté de sortir de notre « vie de tous les jours », de la routine, de ses
contraintes et rôles notamment professionnels.

Le temps des vacances est une occasion de revêtir ou investir davantage d’autres rôles que ceux du
quotidien et en prendre de nouveaux comme : jouer à l’aventurier, jouer au riche qu’on n’est pas,
ou, au contraire, cultiver la vie simple.

Edgar Morin.

La motivation du voyage.

« C'est la vacance des valeurs qui fait la valeur des vacances ».

Il entendait par là que c’est en prenant de la distance avec les valeurs de nos sociétés industrielles
modernes que nous trouvons du sens au voyage : se lever tôt, résister émotionnellement, contenir
et maitriser soi-même ses émotions, aller à l’école et bien y travailler.

= Les vacances participent de ce processus de relâchement des rôles et contraintes.

Les types de touristes : Erik Cohen (1979).

« Faire du tourisme » dépend de 3 facteurs :

- Du degré d’aliénation (sentiment de dépossession du sens de ses actes).


- De la distance par rapport à la société d’origine (centre).
- Des expériences recherchées.

a. Le touriste récréatif = veut vivre une expérience récréative, ludique. Ne cherche pas à
découvrir la culture de l’endroit où il vit cette expérience.

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BUT : faire une pause dans la vie quotidienne et « recharger les batteries ». Les vacances ne
constituent pas une rupture importante dans la vie de tous les jours mais constitue plutôt un
prolongement.

b. Le touriste divertissant = veut s’enfuir de l’ennui du quotidien. Activités récréatives. Ne


cherche pas à s’immerger dans une autre culture ou expérimenter un autre mode de vie.

BUT : chercher l’évasion.

c. Le touriste expérientiel = veut trouver du sens dans les voyages, les cultures visitées et les
expériences vécues. Le voyage lui permet alors de faire l’expérience d’autres cultures et
d’autres modes de vie qu’il jugera plus authentique.

BUT : prendre une position d’observateur de la culture et reprendre sa vie normalement après le
voyage.

d. Le touriste expérimental = cherche en voyageant à trouver une alternative culturelle à sa


vie quotidienne en expérimentant d’autres modes de vie.

BUT : il importera dans sa vie quotidienne des éléments des modes de vies et cultures dont il a fait
l’expérience.

e. Le touriste existentiel = il se sent aliéné par sa société et sa culture d’origine qu’il remet
complètement en question.

BUT : il cherche à se relocaliser ailleurs, de façon permanente dans une autre société et dans un
autre mode de vie dans lequel il va pleinement s’immerger. Ex : touristes qui s’implantent dans des temples
bouddhistes et indiens.

B. Le temps.
Deux changements sont nécessaires :

- Le passage aux sociétés industrielle :


- Avant temps religieux (moments sacrés) et naturels (en fonction des saisons).
- Maintenant, le développement du travail salarié va permettre le passage à un temps
comptabilisé : vont s’alterner les moments de travail dûment comptabilisés par les
employeurs avec les moments de loisirs où on peut décider de ce qu’on fait. C’est ainsi
qu’apparait un moment à soi, de loisir, duquel on peut faire ce qu’on souhaite, comme partir
en voyage. Cette nouvelle alternance travail / loisir va remplacer les anciennes.
- Partager les temps libres et permettre les loisirs : réduction du temps de travail et congés
payés (1936).

L’impact du temps contraint.

Si le temps de travail a diminué, le temps contraint (les tâches à accomplir en-dehors du temps de
travail et du temps de loisir, par exemple : les tâches ménagères) a-t-il suivi la même tendance avec
le développement des machines ménagères ?

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- Les sociologues Rosa et Chaumont pensent le contraire. Selon eux, le temps libéré par
l’avancée technologique à été comblée par de nouvelles tâches et non par un surcroit de
temps libre. En réalité, nous serions au contraire toujours plus en manque de temps et
stressés.

Ex : A l’époque, on écrivait 1/2 lettres à la main et on recevait la réponse quelques jours plus tard. Aujourd’hui, on peut envoyer plus de
mails et on reçoit les réponses plus vites et c’est souvent plus que 1/2 mails donc pas gain de temps car on met autant e temps que d’écrire
1/2 lettres.

Partager les temps libres.

 La société s'est adaptée aux vacances après-guerre :

- En 30 ans, la société a intégré une culture où les mobilités saisonnières (comme les vacances
d'été ou les sports d'hiver) sont devenues une habitude.

 Les vacances comme repères stables :

- Elles rythment notre temporalité collective, c'est-à-dire qu'elles organisent le calendrier de


nos vies de manière prévisible.

Par exemple, on anticipe les congés annuels comme des moments fixes dans l'année (été, Noël, etc.).

 Les vacances reprennent le rôle des anciens rituels :

- Avant, les rituels religieux (comme Noël ou Pâques) ou fêtes sociales rythmaient les cycles
de la vie = aujourd'hui, ce rôle est en partie remplacé par les vacances, qui alternent avec les
périodes de travail.

 Transformation des rythmes sociaux :

- Les rythmes collectifs, autrefois dictés par le temps religieux (dimanche à l'église) ou les
fêtes républicaines (comme le 14 juillet), sont maintenant influencés par le calendrier des
congés.

 Double alternance :

Les vacances introduisent une alternance à deux niveaux :

- Territoriale : On quitte la ville pour aller à la campagne, à la mer, ou à la montagne.


- Temporelle : On passe d’une période de travail à une période de repos.

C. L’argent.

Les différences de revenus impact le tourisme (la classe moyenne part moins que la classe
supérieure)

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Les différences de pratique touristique : selon le profil, les envies de voyage, les activités et
comportements sont différents. De manière générale, on remarque notamment que les statuts
moins privilégiés renseignent plus souvent que les autres ne pas vouloir partir par choix.

Les circuits touristiques sont cependant une pratique plus commune chez les personnes possédant
un statut privilégié. A l’inverse, les classes populaires auront tendance à privilégier des vacances
sédentaires, sur un seul lieu

 Il y a une influence de la variable économique (salaire ou la CSP), mais également de la variable


culturelle !

D. Les infrastructures.

L’industrialisation du tourisme à partir du 19ième siècle va profondément changer l’expérience du


voyage.

Trois conquêtes sont chacune indispensable au développement d’une industrie de grande


envergure :

- L’équipement (facilité et confort) (évolution technologique) :

 Développement du chemin de fer, des lignes maritimes, des axes routiers et du transport
aérien.
 Construction d’hôtels, de centres de vacances, d’auberges, le développement de
campings,

- La normalisation (qualité pour vendre en quantité + comparabilité) :

 En développant ses labels et ses classifications, le secteur touristique va rendre tous les
hébergements, lieux touristiques et modes de transport comparables
  Étoiles, épis, classements divers + création de guides touristiques (Routard, Michelin,
Guide Vert).

- Production en série (moindre coût) :

 Organiser des voyages standardisés, vendus en séries.


 Avec le tourisme de masse = tous les voyages pour une destination précise allaient se
ressembler : les mêmes types d’hébergements, les mêmes services, les mêmes types
d’activités, les mêmes circuits, les mêmes programmes, les mêmes sites à visiter.

Ex : Un voyageur qui part à New-York, en Thaïlande ou en Inde connaitra plus ou moins le même niveau de confort, verra
les mêmes sites et essayera les mêmes attractions (monter dans la tour Eiffel, faire un tour à dos d’éléphant).

Les enjeux.

Pour comprendre le tourisme, nous avons étudié les sociétés industrielles et capitalistes où :

- L’apparition du temps contraint et comptabilisé à fait apparaître la notion de temps libre.


- Le développement des sociétés urbaines à fait apparaître le besoin de se réapproprier la
nature.
- Le capitalisme a donné sens au voyage (envie de fuir).

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Le tourisme est lui aussi une industrie qui produit des inégalités :

- Dans les taux de départ en vacances.

- - Des impacts environnementaux :


dégradation ou destruction de milieux.
- Des infrastructures et ressources qui ne
profitent pas aux locaux.
- De la main-d’œuvre bon marché ou exploitée.
- Une folklorisation des lieux récepteurs (mise en scène).
- De la criminalité ou de la prostitution.

Le tourisme est une industrie basée sur 3 piliers.

Le tourisme ne contribuerait pas tant que ça au développement de ces pays (l’argent revient au
multinationales et non aux régions qu’il faudrait développer grâce aux tourisme qu’il y a) mais en
plus le tourisme aurait des effets sociaux et environnementaux néfastes sur ces pays : destruction
des paysages, dégradation de l’environnement, utilisation d’une main d’œuvre bon marché,
acculturation, exclusion d’une partie de la population, développement des tensions sociales ou,
même, de la criminalité et de la prostitution.

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Le tourisme alternatif a pour but de maintenir une partie importante des bénéfices dans les régions
d’accueil afin de financer des projets de développement de ces régions, améliorer la qualité de vie
des communautés locales, enrichir leur culture.

Le tourisme durable permet donc un développement économique qui produit des richesses, qui les
redistribue de façon à garantir un développement sociale équitable, et ce, sans nuire à
l’environnement.

Chapitre 2 : Des sociétés structurées par un conflit social.

Les effets néfastes du développement du tourisme renvoient à sa


dimension industrielle.

Marx apporte des réponses pour comprendre les enjeux du tourisme :

- « Le capital » propose des analyses influentes (économiques et sociologiques) et sont


globalement toujours d’actualité, il y parle de :

 L’accumulation de richesses.
 Les inégalités entre les classes sociales (classe bourgeoise : on les moyens de productions
donc les usines et le prolétariat, ceux qui doivent vendre)
 L’exploitation : les bourgeois capitalistes exploitent les travailleurs salariés (sur-travail et
mécanisme de plus-value)  Les riches sont de plus en plus riches au détriment des
pauvres.

Le capitalisme selon Marx.

Le capitalisme = L’accumulation effrénée de richesse. C’est la recherche du profit pour le profit.

Le capitaliste = Celui qui possède des moyens de productions.

Comment fonctionne l’échange économique et la fixation de la valeur des biens (ce qu’ils valent).

2 types de valeurs :

- La valeur d’usage = Pour vouloir acquérir quelque chose, il faut en avoir l’utilité. Ex : valeur
d’usage d’une veste : me tenir chaud.
- La valeur d’échange = Ce que ça coute. Ex : l’argent, une nuit à l’hôtel, 10 kilos de viande.

 Le temps de travail de la veste donne une valeur d’échange qu’on échangera contre un bien qui a
nécessité la même quantité de travail que la veste.

2 types d’échanges :

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- L’échange sur un circuit marchand (Marchandise – Argent – Marchandise) : j’échange une
quantité de mon travail contre la même quantité de travail d’un autre = pas de profit.

 C’est ce qu’on trouve dans un échange classique dans une société non capitaliste : la base des
échanges est la valeur d’usage.

Ex : Je vends des légumes afin d’avoir de l’argent que j’échangerai afin d’avoir une veste (principe de troc)

- Le circuit économique d’accumulation des richesses (Argent – Marchandise – Argent) :


faire du profit.

Base du capitalisme : accumuler de l’argent, faire du profit !!

Avec son argent, le patron capitaliste achète des marchandises qu’il pourra revendre plus cher, avec
lesquelles il fera encore plus d’argent : c’est la plus-value.

On injecte dans le circuit économique de l’argent, qui dans son cycle va produire du travail,
permettre le développement d’usines et produire à la fin une somme d’argent encore plus
importante  c’est le principe des investissements : quand une banque prête de l’argent pour créer
des entreprises c’est dans le but d’en retirer encore plus d’argent.

La plus-value et surtravail.

La plus-value = La valeur ajoutée à une marchandise après son passage dans le circuit économique.

Faire travailler l’ouvrier plus ce qu’il ne coute. Donc les ouvriers produisent plus de valeur que ce
qu’ils ne coutent  plus-value.

La capitalise va faire travailler l’ouvrier 8h au lieu des 6h nécessaire  surtravail.

Le surtravail = Travail que fournit l'ouvrier au-delà du temps nécessaire pour produire sa force de
travail (main d’œuvre) et non-payé par le patron.

Les conclusions sur le capitalisme de Marx.

Marx a eu tort :

- Le communisme (société sans classe sociale et moyens de productions appartiennent au


peuple) et la révolution ouvrière (unification du prolétariat/des travailleurs mettraient fin au
capitalisme : utopie.

Marx a eu raison :

- Le capitalisme a engendré l’exode rural et le développement des villes, de grandes


métropoles et d’une société urbaine. Ex : grande villes chinoises ou brésiliennes.
- Le monde est riche : développement des technologie et création énorme de richesses.
- Crée des inégalités entre les exploitants et exploités.

Le capitalisme au 20ième siècle.

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- Révolution russe de 1917, révolte spartakiste allemande en janvier 1919, crise de 1929,... ).
Cet épisode historique va amener à la deuxième période du capitalisme.
- Le développement des syndicats (vers 1900) et ensuite des Etats-Providence (avec leurs
systèmes de sécurité sociale, de santé, les congés payés et les retraites) a permis de
redistribuer les richesses de manière un peu plus équitable.

Ces évènements ont permis le développement de tourisme de masse en raison de :

- Après-guerre : l’augmentation du niveau de vie par la redistribution des richesses.


- Années 1960 : l’avènement de la société de consommation a permis une adhésion de la
population à ce système capitaliste.

 Le capitalisme est un système producteur de croissance pour tous.

Le capitalisme aujourd’hui.

- Création de syndicats et développement de l’Etat-Providence (sécurité sociale) = protection


et redistribution.
- Baisse du temps de travail.
- Augmentation des salaires et baisse des prix.
- Golden ’60 : but de la vie = plaisir.

Les loisirs sont vus comme un facteur d’émancipation et de progrès


social.

- Délassement (repos Vs stress et fatigue liés au travail).


- Divertissement (Vs ennui liés aux tâches répétitives).
- Développement de la personnalité (// Grand tour et aristocratie).

Le système monde d’Immanuel Wallerstein.

- Le système-monde est une théorie marxiste des relations internationales qui s'inscrit dans le
post-marxisme économique.
- Les inégalités se renforcent non plus entre les individus d’un même pays, mais entre les pays
eux-mêmes.
- Selon Wallerstein (Années 1070), nous évoluons dans un « système monde » où le Nord
exploite le Sud.

L’un des effets de l’expansion du « système-monde » est l’augmentation continuelle de la


marchandisation des choses, y compris la main-d’œuvre humaine.

Les ressources naturelles, les terres, la main-d’œuvre mais également les relations humaines se font
peu à peu arracher leur valeur « intrinsèque » et sont transformés en marchandises sur un marché
qui dicte leur valeur d’échange.

Tandis que le Nord commence à développer des techniques de transformation (production de


produits manufacturés + rentable). Les pays du Sud et de l’Est de l’Europe continuent de privilégier
l’exploitation des ressources naturelles, la culture et la production de matières premières non-
manufacturées (blés, bois) (-rentable).

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Les pays du Nord se spécialisent et vendent des produits manufacturés qui produisent énormément
de valeur ajoutée et donc de la richesse. Les pays de la périphérie sont spécialisés dans la fourniture
de matières premières bon marché. Les pays du centre réexportent leurs produits manufacturés,
plus chers, vers les pays de la périphérie.

Wallerstein distingue le centre économique du système et sa périphérie.

Ce système-monde s’est déployé sur les relations Nord-Sud, entre les pays occidentaux et les pays en
développement (PED). L’échange inégal reste une des principales causes de leur sous-
développement. Ces derniers restent spécialisés sur les produits agricoles et miniers (coton,
arachides, tabac, café, cacao) et ce, tout en servant de débouchés aux technologies exportées par les
pays développés. Les PED sont alors contraints d’acheter des technologies de plus en plus chères en
les finançant par des exportations de matières premières, qu’ils vendent de moins en moins cher par
effet de
concurrence. Ce système
d’échange contribue à
appauvrir les PED tout
en
enrichissant les pays
développés  résultat : le
creusé ne fait que de se
creuser.

Chapitre 3 : Bourdieu (1930 – 2002).

Ses travaux ont diverses applications dans le domaine du tourisme et des loisirs :

- Inégalités de départ.
- Pratiques culturelles différentes.
- Naissance et diffusion des modes.

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- Distinction de classes sociales.

L’habitus.

Pour Bourdieu, l'habitus est le fait de se socialiser dans un peuple traditionnel. Il permet à un
individu de se mouvoir dans le monde social et de l'interpréter d'une manière qui d'une part lui est
propre, et d'autre part est commune aux membres des catégories sociales auxquelles il appartient.

Le rôle des socialisations primaire et secondaire est très important dans la structuration de l'habitus.
Par le biais de cette acquisition commune de capital social, les individus d’une même classe peuvent
ainsi voir leurs comportements, leurs goûts et leurs « styles de vie » se rapprocher jusqu'à créer un
habitus de classe.

L’habitus et la différenciation.
Notre capital symbolique est composé de capitaux. Nous possédons tous plus ou moins de chacun de
ces capitaux. Ils peuvent se transformer de l’un à l’autre. Quand on possède beaucoup de capital
économique, on pourra plus facilement accéder à du capital culturel.

- Le capital économique = Ce sont les


ressources matérielles qui peuvent être à la fois des
moyens de production (usine, outils de travail, cabinet,
exploitation agricole, fonds de commerce) ou des
revenus (revenus du travail, patrimoine).

- Le capital culturel =
 A l’état incorporé : Les façons d’être qui marquent profondément notre personnalité
Ex : Manière de se tenir, de parler, de s’exprimer,..
 A l’état d’objectivité : Les biens culturels que l’on possède.
Ex : Tableaux livres,..
 A l’Etat institutionnalisé : Le capital culturel reconnu par les institutions.
Ex : Son diplôme.

- Le capital social = Les relations que les individus entretiennent ensemble.

- Le capital symbolique = Rassemble tous les capitaux. C’est l’autorité, le crédit, le prestige, le
charisme et la reconnaissance sociale dont on jouit du fait de la détention des autres formes
de capital.

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La société est un espace de position sociale.

La détention d’un capital


symbolique élevé va donner à
l’individu à son détenteur une
position symbolique dominante.

- Celui-ci va pouvoir imposer ses goûts comme étant les meilleurs, ses pratiques comme étant
les plus légitimes et les plus valorisées.
- Il pourra alors se faire reconnaître comme quelqu’un qui possède de l’élégance, de la
légitimité.
- Sa force va être de faire passer sa culture et son mode de vie comme naturel.

La disctinction.
La Distinction (sous-titré Critique sociale du jugement) est un ouvrage publié en 1979 qui élabore
dans une perspective sociologique une théorie des goûts et des styles de vie.

La distinction est en partie :

- Non-consciente (vient de notre socialisation donc de notre culture).


- Consciente et voulue (vouloir se distinguer).

Dès les origines, le tourisme qui était réservé aux classes supérieures permettait de se distinguer des
autres qui ne voyageaient pas.
Avec le développement des congés payés, les classes moyennes et, en partie, les classes populaires
vont se mettre à voyager. Ceux-ci vont alors vouloir imiter les pratiques touristiques bien ancrées et
valorisées des plus riches, à la mode.

 La distinction est moteur d’innovation et aussi de critique des classes inférieures par les classes
supérieures.

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Les familles royales s’effacent et n’ont plus le leadership de la définition des nouvelles modes
touristiques.

La haute bourgeoisie et l’aristocratie qui remplacent les familles royales sont fortement influencées
par les stars (cinéma) et artistes (écrivains et peintres).

Les modes touristiques qui se développent se diffusent jusque dans les classes moyennes mais
toujours peu parmi les classes populaires.

L’espace social selon Bourdieu.

Cet espace se structure en fonction :

Du volume du capital global (somme des 4 capitaux) sur l’axe vertical et de la nature des
capitaux prédominants pour se distinguer sur
l’axe horizontal.

Les riches au-dessus, les pauvres en bas.

Nos goûts et nos pratiques culturelles sont donc


déterminées par notre origine sociale selon Bourdieu.

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