Sociologie-Synthèse Partie 2
Sociologie-Synthèse Partie 2
Partie. 1 : Sociologie.
Définitions.
1. Étude scientifique des sociétés humaines et des faits sociaux.
2. Étude des groupes humains qui exercent un métier (sociologie rurale), qui professent une foi,
manifestent des croyances (sociologie religieuse), qui s'intéressent à un phénomène culturel,
artistique (par exemple : sociologie de la littérature).
Le rôle du sociologue est de comprendre et ne pas juger. Il cherche le sens (pq les individus agissent
comme ça)
La méthode : QQOQCPC.
La méthode : QQOQCPC = qui, quoi, où, quand, combien, pourquoi, comment.
L’utilisation de cette méthode permet d’envisager un sujet ou d’aborder une problématique sous
toutes ses facettes.
Différentes situations :
Pourquoi ? : Depuis très longtemps, des gens ont noté qu’il semblait exister une organisation dans la
société. L’organisation a toujours attisé la curiosité : pourquoi la société est-elle ainsi organisée ? Le
hasard est- il en cause ou existe-t-il une rationalité cachée derrière cet ensemble indéchiffrable ?
(Comment la société s’organise et se structure)
Qui ? :
Ils affirment que Dieux (ou les dieux) avait un plan et que les textes sacrés révélaient, comment Dieu
(ou les dieux) avait l’intention de mettre en œuvre Dieu guide société.
1
La société féodale en Europe et ailleurs était dirigée par l’Église et des hommes d’État qui
entendaient régir la société selon la volonté de Dieu.
Par exemple, nombre d’historiens étaient convaincus que les Romains avaient tout compris en
matière de système juridique et qu’il fallait s’inspirer de la loi romaine.
Mais à la fin du 18ème siècle (culture, guerre, brassage de nationalités), il est devenu clair qu’une
nouvelle manière de comprendre la société devait voir le jour pourquoi faire comme ça et pas
autrement, pourquoi les autres vivent comme ça et pas nous ? est-ce que ma vision du monde est
bonne et je dois l’imposer à tout le monde ? Ou est-ce que toutes les visions du monde sont bonnes
et quelle est le point commun entre toutes ses visions ?
La société évoluait de plus en plus vite, et les gens étaient de moins en moins convaincus du pouvoir
trouver les réponses aux problèmes de société dans les textes sacrés et les ouvrages de philosophie
ou de droit.
Est-ce que les aspects théologiques et religieux nous permettent de comprendre le fonctionnement
de notre société ?
Quand ? Où ? Par qui ? : La sociologie est historiquement datée : elle commence à prendre
consistance au 18ème siècle dans le cadre d’examens à prétention scientifique des faits sociaux.
Montesquieu, Saint-Simon, Auguste comte, Adolphe Quételet période lumière (fin révolution
industrielle – Temps Modernes).
2
- Saint-Simon : analyse la société, en se posant des questions sur le fonctionnement de la
société. A inventé le terme de physiologie = connaissance du corps. De penser à quelque
chose physiologique mais de façon sociale.
- Comte/Quételet : physique sociale = progression entre physiologie sociale vers physique
sociale. Société doit être pensé à l’image d’une science car le corps n’est pas un objet
matériel.
- Comte : utilise le mot sociologie (fin du 18ème début 19ème siècle).
Comment ? :
Quoi ? : Arrivée de John Cockerill, première ligne de chemin de fer Bruxelles – Malines, Constitution,
Bataille de Waterloo,… = révolution.
En résumé :
Si auguste Comte a forgé le mot « sociologie », c’est à un sociologue Herbert Spencer que l’on doit
d’avoir écrit le premier grand traité général en la matière
Il y développe une idée : celle d’une élocution sociale identique à l’évolution biologique, qui va du
simple complexe, de l’homogène au différencié.
3
C’est en Europe que la sociologie se formalise, du 18ème jusque début 19ème, grâce aux théologiens,
penseurs, historiens. Bousculement de la société grâce à différents événements de la société
notamment la révolution industrielle.
Quand ? Qui ? Où ? : Du milieu du 19ème siècle au début du 20ème siècle, au moment où la sociologie
parvenait à maturité en tant que discipline enseignée et constituait un moyen d’observer le monde,
trois hommes ont suggéré une série d’idées qui influencèrent grandement la sociologie.
Fondateurs de la sociologie :
- Importance des forces économiques. Chaque époque de l'histoire a été marquée par un
mode de production qui lui était propre.
Mode de production = façon d’organisé la vie en fonction de l’économie = lutte des classes.
Capitalisme industriel :
- La bourgeoisie = les personnes riches et puissantes possédant les usines, les terres agricoles
et presque tout le reste.
- Le prolétariat (intéresse Marx) = les personnes qui ne possèdent pas grand-chose hormis
leurs bras et sont obligées de travailler pour la bourgeoisie afin de nourrir leur famille.
4
L’utopie communiste mondial allait remplacer le capitaliste où tout le monde contribuerait selon ses
moyens et prendrait ce dont il a besoin.
Durkheim a une vision positive de la société : les êtres humains sont faits pour vivre en société.
- Notre vie sociale (à la maison, au travail, pour se divertir et prier) nous définissait et donnait
un sens à notre vie.
- Mission du sociologue : étudier les faits sociaux, à savoir des faits portant sur des groupes de
personnes et non des individus isolés.
- Nos valeurs sociales communes nous aident à travailler ensemble de manière productive et,
la plupart du temps, dans un climat pacifique.
- Pour prouver l’utilité de la sociologie, il s’intéresse au suicide qui pour lui était un fait social
d’un groupe de personne.
Il a la vision la plus juste, car il estimait que la vie sociale se caractérisait à la fois par les conflits et la
cohésion. Parfois nous nous combattons, parfois nous nous entendons. L'essentiel est de savoir
pourquoi et quand.
Marx et Durkheim avait une vision grandiose de l'histoire, dont ils présentaient le cours comme plus
ou moins inexorable.
Pour Weber, l'histoire relevait plus du Cluedo : nous savons ce qu'il est advenu de la société, mais il
faut réaliser une enquête pour savoir qui est responsable de la tournure prise par les événements,
comment et quand se sont produits ces changements (méthode QQOQCCP).
« Nous appelons sociologie une science qui se propose de comprendre par interprétation l'activité
sociale et par là expliquer causalement son déroulement et ses effets. » sociologie = science de
l’action sociale.
5
La sociologie : une science humaine.
On parle de sciences
humaines par
opposition aux
sciences naturelles
qui étudient
davantage la nature ou
de ce qui est d’ordre
naturel chez Homme
comme sa biologie
Étude de l’effet de la vie sociale sur le psychique d’un individu grâce la psychologie sociale.
Deux études :
6
Contexte : La croyance assez répandue à l'époque était que l'enfant avant 1, 2 ou 3 ans ne fait que
grandir et qu'il n'a besoin que de nourriture.
Constat : Taux de mortalité des enfants plus important dans les orphelinats que dans la population
générale.
Conséquences : Retard intellectuel, retard de croissance physique, incapacité à avoir des relations
sociales normales, risque élevé de maladie sévère.
Contexte : La croyance assez répandue à l'époque était que l'enfant avant 1, 2 ou 3 ans ne fait que
grandir et qu'il n'a besoin que de nourriture.
Expérience : Mise en isolement social avec des bébés macaques (répartition en 3 groupes, voir p.15
syllabus).
Enseignement : Nécessité
vitale de la présence
d’autrui pour l’être
humain.
Le héros comprend
que la solitude n'est pas l'idéal de l'homme.Aveuglé par son rêve obstiné de l'Alaska, Christopher ne
perçoit pas le bonheur que peut procurer l'amour de l'autre. Il en prend conscience en lisant les
lignes d'un ouvrage de Tolstoï qui décrit le bonheur parfait dans une microsociété rurale. Peu de
temps avant sa mort, Christopher McCandless écrit au stylo sur une page d'un livre : « Happiness
only real when shared ».
Synthèse.
7
La connaissance des chercheurs est différentes en fonctions des années.
Chapitre 2 : Socialisation.
Socialisation
Socialisation appliquée au tourisme : comme pour l’essentiel de nos pratiques, goûts ou préférences,
nos comportements touristiques sont également le fruit d’un processus de socialisation qui
détermine nos envies et aptitudes à pratiquer le tourisme ainsi que nos préférences (chaque
personne a ses préférences et ses envies lié à notre culture et socialisation donc pas le même type de
tourisme pour tout le monde).
Objet d'étude spécifique : les cultures humaines, leur histoire, leurs réalisations, leurs coutumes,
représentations et comportements, concernant aussi bien les individus que les sociétés.
8
But : Démontrer que le suicide est une conduite qui dépend des facteurs sociaux.
Méthode : Traitement statistique utilisation des statistiques officielles depuis 1840 pour :
Angleterre, Autriche, Belgique, Danemark,..
Pour l’analyse des suicides, il lui fallait des données et donc trouver des statistiques.
Constats :
- Altruiste : Se suicide par solidarité forme la plus rare car société individualiste
Ex : commandant qui reste à bord de son bateau alors qu’il sait que son bateau va couler.
9
Excès d’intégration.
- Fataliste : Les envies et passions et comportements sont contraints par les autres, on se sent
emmurés dans une vie monotone.
Ex : les mecs de 20 ans mariés qui sont au bout du rouleau donc ils se suicident car ils devront se limiter à ken leur
meuf.
Excès de régulation.
- Égoïste : Manque d’appartenance, d’attachement, d’intégration. +(Pas de socialisation).
Ex : mariage protège des suicides car tissu sociale dense.
Manque d’intégration.
- Anomique : Quand la vie sociale est déréglée (suicide le plus courant).
Ex : Le mariage protège plus les hommes que les femmes car les hommes ont plus besoin de repères et de
régulation de leurs passions que les femmes.
Manque de régulation.
- Anomie domestique : qui survient au sein de la famille, notamment après un divorce, perte
d’un enfant (perte de repères, la vie n’a plus de sens)
- Anomie à l’échelle de la société : importants bouleversements politiques (guerre,
changement de régime, avancée technologique, nouvelles préoccupations scientifiques.)
Conclusions de Durkheim :
4 types de rationalités.
Rationnel = peser le pour et le contre, être terre à terre.
- La rationalité affective : J’agis sur un coup de tête, mes émotions, mes affects.
Ex : Une daronne au bout du rouleau qui gifle son gosse.
10
- La rationalité traditionnelle : J’agis comme cela car on a toujours agis comme cela et que ça a
toujours fonctionné comme ça donc pourquoi changer.
Ex : Avec mes parents j’allais en vacances là-bas et maintenant j’y vais toujours.
- La rationalité en finalité : être « rationnel ». je définis une fin et les moyens les plus adéquats
pour y parvenir. C’est quand une personne fait un calcul moyen
Ex : Je veux un diplôme donc je vais étudier sérieusement pour y arriver.
- La rationalité en valeur : j’agis comme cela parce que je pense que c’est bien et le bien est
défini par les valeurs dans lesquelles je crois.
Ex : Je décide de trier mes déchets car je pense que c’est bien de le faire pour l’environnement.
En sociologie, partir de l’individu, comme l’économie, mais avec une démarche compréhensive et
sans jugement, et avec l’éclairage d’autres types de rationalités.
La sociologie a pour objet d’étudier l’action sociale (= comportement en relation avec les autres).
L’action sociale car elle est principalement une interaction et elle résulte de modèles formés en
société, intégrés par la socialisation.
La socialisation sexiste appelée aussi la « socialisation du genre ». Il s'agit d'un processus dans lequel
les enfants découvrent les identités féminines et masculines. Cela s'explique principalement par le
fait que dès leur venue au monde, les enfants sont traités différemment selon qu'ils soient de sexe
masculin ou féminin. Ex : Les catalogues de jouets.
A. Les représentations.
Ces significations vont se communiquer de génération en génération. C’est ce qui fait la culture d’un
groupe, d’une famille, d’un pays, ou d’un peuple.
L'effet auto-cinétique : une illusion d'optique qui prouve que lorsqu'on observe un point lumineux
sans autre point de référence, on a l'impression que le point bouge.
- Lorsque la personne est d'abord seule, elle se créée sa propre valeur centrale puis converge
vers la norme du groupe.
- Dans la seconde condition, le sujet se base sur la norme du groupe pour répondre
individuellement.
- Le groupe se met d’accord sur une illusion commune, une norme.
- Cette norme du groupe est imposée par un leader (influence).
- Celle-ci va continuer à prévaloir sur la perception individuelle et va mettre plusieurs
générations pour changer.
Le concept de normalisation.
L’expérience réalisée illustre le concept de normalisation.
L’ « erreur fondamental ».
L’« erreur fondamentale d’attribution » est propre au monde occidental = Celles-ci montrent toutes
la tendance des occidentaux à surestimer les causes internes (personnelles) du comportement, des
actes, d’un individu en négligeant le contexte, l’environnement (causes externes).
- Nous interprétons les événements en nous basant seulement sur les actions individuelles,
sans tenir compte de la situation.
- Nous oublions le rôle de la chance, et nous oublions de prendre en compte l’environnement
et ses contraintes.
Nous imaginons trop souvent être à l’origine de nos actions. Nous nous sentons responsables de
nos actes et nous jugeons les autres responsables des leurs. On a remarqué que, lorsque se produit
12
une catastrophe, une tuerie ou un accident terrible, les médias occidentaux mettent en valeur la
personnalité de l’auteur de cette catastrophe : celui-ci était instable, malade, fou, etc.
Normes et représentations.
Les représentations vont souvent avec une norme de comportement, une règle de conduite en
quelque sorte qui dit ce qui est bien et ce qui n’est pas bien.
Une norme nous dit comment nous comporter dans une situation donnée.
Les valeurs se situent donc à l’intersection entre les représentations et les normes puisqu’elles
nous fournissent du sens et nous disent comment agir.
Les valeurs sont partagées. Ces valeurs guident donc nos comportements et nous disent comment
juger les autres. Les valeurs amènent aux normes.
13
L’interactionnisme : Erwin Goffman (1973).
Enseignements :
- Notre identité et notre expérience dans l’instant sont en partie crées par les intercations que
nous avons avec les autres.
- L’interaction est symbolique du caractère social de l’Homme.
- Elle fait appel aux représentations des acteurs ainsi qu’aux normes qui nous font endosser
différents rôles.
D. La neutralité axiologique.
Défintion selon Weber : le chercheur prend conscience de ses propres valeurs lors de son travail
scientifique, afin de réduire le plus possible les biais que ses propres jugements de valeur pourraient
causer. (comment le sociologue est-il neutre).
Questions : socialisation.
E. Les représentations
dans le tourisme.
Les représentations sont constituées de 3 niveaux :
= représentation partagée par la population aujourd’hui (début 20ème siècle) selon laquelle le voyage
est du bonheur. Le voyage est vu comme un double accomplissement :
La représentation du voyage est positive et valorisée dans la société : il est de bon ton de le faire et il
est même possible de s’en vanter, ce qui en fait une valeur : le voyage, c’est bien, désirable.
De plus, toutes une série de normes encadrent le voyage et influencent les rôles touristiques et donc
les comportements :
- Se montrer heureux, ne pas parler boulot ni des problèmes en tous genres, être à l’aise et
ouvert à l’interaction, etc.
15
- Il faut réussir ses vacances : on ne peut pas rater son voyage = norme importante
Le touriste se met en scène et enregistre ces moments de bonheur via des photos, vidéos (qui ne
montrent que le positif du voyage) ou achat de souvenirs...
Une fois de retour, ces témoins du bonheur contribueront à renforcer la représentation voyage =
bonheur... et la boucle est bouclée !
Partie 2:
Sociologie du tourisme.
A. L’envie de partir.
Globalement, 4 grands facteurs sont nécessaires au tourisme :
16
L’histoire du tourisme.
- Le voyage n’est pas une habitude, une norme. On se déplace par nécessité et pas par plaisir :
pour des raisons religieuses, professionnelles ou militaires.
- Le voyage est dangereux ou inconfortable.
- Le romantisme (1770-1850) va poser un nouveau regard sur la nature : elle devient source de
beauté, d’admiration, d’émerveillement.
- La noblesse et la bourgeoisie vont donner du sens au voyage par :
Grand Tour (17ès) : pèlerinage culturel.
Thermalisme et bains de mer (18ès) : bon pour la santé selon la médecine.
Alpinisme (19ès)
Le désenchantement du monde.
Max Weber.
La rationalité en finalité est remplacée par la rationalité en valeur : là où la religion et ses différentes
explications donnaient sens à la vie et à nos actions, il ne subsisterait qu’une rationalité en finalité
dont nous ne pouvons plus questionner le sens profond
Emile Durkheim.
17
- Lorsque celle-ci a subi d’importants bouleversements politiques : guerre, changement de
régime, avancée technologique, nouvelles préoccupations scientifiques, etc.
- De plus en plus, les individus sont censés construire eux-mêmes leur propre sens, leurs
propres valeurs et les déterminer. La religion n’a plus sa place centrale de pourvoyeur de
sens.
Karl Marx.
Le sens du travail.
A travers le capitalisme et l’industrialisation, la vie des individus est de plus en plus liée au travail
qu’ils accomplissent. Ils sont aliénés.
L’Aliénation = les gens risquent de ne plus trouver de sens à leurs actes. Ils sont dessaisis de ce qui
fait d’eux un être humain pour le transformer en un autre.
Erwing Goffman.
La motivation du travail.
Les vacances, c’est aussi la volonté de sortir de notre « vie de tous les jours », de la routine, de ses
contraintes et rôles notamment professionnels.
Le temps des vacances est une occasion de revêtir ou investir davantage d’autres rôles que ceux du
quotidien et en prendre de nouveaux comme : jouer à l’aventurier, jouer au riche qu’on n’est pas,
ou, au contraire, cultiver la vie simple.
Edgar Morin.
La motivation du voyage.
Il entendait par là que c’est en prenant de la distance avec les valeurs de nos sociétés industrielles
modernes que nous trouvons du sens au voyage : se lever tôt, résister émotionnellement, contenir
et maitriser soi-même ses émotions, aller à l’école et bien y travailler.
a. Le touriste récréatif = veut vivre une expérience récréative, ludique. Ne cherche pas à
découvrir la culture de l’endroit où il vit cette expérience.
18
BUT : faire une pause dans la vie quotidienne et « recharger les batteries ». Les vacances ne
constituent pas une rupture importante dans la vie de tous les jours mais constitue plutôt un
prolongement.
c. Le touriste expérientiel = veut trouver du sens dans les voyages, les cultures visitées et les
expériences vécues. Le voyage lui permet alors de faire l’expérience d’autres cultures et
d’autres modes de vie qu’il jugera plus authentique.
BUT : prendre une position d’observateur de la culture et reprendre sa vie normalement après le
voyage.
BUT : il importera dans sa vie quotidienne des éléments des modes de vies et cultures dont il a fait
l’expérience.
e. Le touriste existentiel = il se sent aliéné par sa société et sa culture d’origine qu’il remet
complètement en question.
BUT : il cherche à se relocaliser ailleurs, de façon permanente dans une autre société et dans un
autre mode de vie dans lequel il va pleinement s’immerger. Ex : touristes qui s’implantent dans des temples
bouddhistes et indiens.
B. Le temps.
Deux changements sont nécessaires :
Si le temps de travail a diminué, le temps contraint (les tâches à accomplir en-dehors du temps de
travail et du temps de loisir, par exemple : les tâches ménagères) a-t-il suivi la même tendance avec
le développement des machines ménagères ?
19
- Les sociologues Rosa et Chaumont pensent le contraire. Selon eux, le temps libéré par
l’avancée technologique à été comblée par de nouvelles tâches et non par un surcroit de
temps libre. En réalité, nous serions au contraire toujours plus en manque de temps et
stressés.
Ex : A l’époque, on écrivait 1/2 lettres à la main et on recevait la réponse quelques jours plus tard. Aujourd’hui, on peut envoyer plus de
mails et on reçoit les réponses plus vites et c’est souvent plus que 1/2 mails donc pas gain de temps car on met autant e temps que d’écrire
1/2 lettres.
- En 30 ans, la société a intégré une culture où les mobilités saisonnières (comme les vacances
d'été ou les sports d'hiver) sont devenues une habitude.
Par exemple, on anticipe les congés annuels comme des moments fixes dans l'année (été, Noël, etc.).
- Avant, les rituels religieux (comme Noël ou Pâques) ou fêtes sociales rythmaient les cycles
de la vie = aujourd'hui, ce rôle est en partie remplacé par les vacances, qui alternent avec les
périodes de travail.
- Les rythmes collectifs, autrefois dictés par le temps religieux (dimanche à l'église) ou les
fêtes républicaines (comme le 14 juillet), sont maintenant influencés par le calendrier des
congés.
Double alternance :
C. L’argent.
Les différences de revenus impact le tourisme (la classe moyenne part moins que la classe
supérieure)
20
Les différences de pratique touristique : selon le profil, les envies de voyage, les activités et
comportements sont différents. De manière générale, on remarque notamment que les statuts
moins privilégiés renseignent plus souvent que les autres ne pas vouloir partir par choix.
Les circuits touristiques sont cependant une pratique plus commune chez les personnes possédant
un statut privilégié. A l’inverse, les classes populaires auront tendance à privilégier des vacances
sédentaires, sur un seul lieu
D. Les infrastructures.
Développement du chemin de fer, des lignes maritimes, des axes routiers et du transport
aérien.
Construction d’hôtels, de centres de vacances, d’auberges, le développement de
campings,
En développant ses labels et ses classifications, le secteur touristique va rendre tous les
hébergements, lieux touristiques et modes de transport comparables
Étoiles, épis, classements divers + création de guides touristiques (Routard, Michelin,
Guide Vert).
Ex : Un voyageur qui part à New-York, en Thaïlande ou en Inde connaitra plus ou moins le même niveau de confort, verra
les mêmes sites et essayera les mêmes attractions (monter dans la tour Eiffel, faire un tour à dos d’éléphant).
Les enjeux.
Pour comprendre le tourisme, nous avons étudié les sociétés industrielles et capitalistes où :
21
Le tourisme est lui aussi une industrie qui produit des inégalités :
Le tourisme ne contribuerait pas tant que ça au développement de ces pays (l’argent revient au
multinationales et non aux régions qu’il faudrait développer grâce aux tourisme qu’il y a) mais en
plus le tourisme aurait des effets sociaux et environnementaux néfastes sur ces pays : destruction
des paysages, dégradation de l’environnement, utilisation d’une main d’œuvre bon marché,
acculturation, exclusion d’une partie de la population, développement des tensions sociales ou,
même, de la criminalité et de la prostitution.
22
Le tourisme alternatif a pour but de maintenir une partie importante des bénéfices dans les régions
d’accueil afin de financer des projets de développement de ces régions, améliorer la qualité de vie
des communautés locales, enrichir leur culture.
Le tourisme durable permet donc un développement économique qui produit des richesses, qui les
redistribue de façon à garantir un développement sociale équitable, et ce, sans nuire à
l’environnement.
L’accumulation de richesses.
Les inégalités entre les classes sociales (classe bourgeoise : on les moyens de productions
donc les usines et le prolétariat, ceux qui doivent vendre)
L’exploitation : les bourgeois capitalistes exploitent les travailleurs salariés (sur-travail et
mécanisme de plus-value) Les riches sont de plus en plus riches au détriment des
pauvres.
Comment fonctionne l’échange économique et la fixation de la valeur des biens (ce qu’ils valent).
2 types de valeurs :
- La valeur d’usage = Pour vouloir acquérir quelque chose, il faut en avoir l’utilité. Ex : valeur
d’usage d’une veste : me tenir chaud.
- La valeur d’échange = Ce que ça coute. Ex : l’argent, une nuit à l’hôtel, 10 kilos de viande.
Le temps de travail de la veste donne une valeur d’échange qu’on échangera contre un bien qui a
nécessité la même quantité de travail que la veste.
2 types d’échanges :
23
- L’échange sur un circuit marchand (Marchandise – Argent – Marchandise) : j’échange une
quantité de mon travail contre la même quantité de travail d’un autre = pas de profit.
C’est ce qu’on trouve dans un échange classique dans une société non capitaliste : la base des
échanges est la valeur d’usage.
Ex : Je vends des légumes afin d’avoir de l’argent que j’échangerai afin d’avoir une veste (principe de troc)
Avec son argent, le patron capitaliste achète des marchandises qu’il pourra revendre plus cher, avec
lesquelles il fera encore plus d’argent : c’est la plus-value.
On injecte dans le circuit économique de l’argent, qui dans son cycle va produire du travail,
permettre le développement d’usines et produire à la fin une somme d’argent encore plus
importante c’est le principe des investissements : quand une banque prête de l’argent pour créer
des entreprises c’est dans le but d’en retirer encore plus d’argent.
La plus-value et surtravail.
La plus-value = La valeur ajoutée à une marchandise après son passage dans le circuit économique.
Faire travailler l’ouvrier plus ce qu’il ne coute. Donc les ouvriers produisent plus de valeur que ce
qu’ils ne coutent plus-value.
Le surtravail = Travail que fournit l'ouvrier au-delà du temps nécessaire pour produire sa force de
travail (main d’œuvre) et non-payé par le patron.
Marx a eu tort :
Marx a eu raison :
24
- Révolution russe de 1917, révolte spartakiste allemande en janvier 1919, crise de 1929,... ).
Cet épisode historique va amener à la deuxième période du capitalisme.
- Le développement des syndicats (vers 1900) et ensuite des Etats-Providence (avec leurs
systèmes de sécurité sociale, de santé, les congés payés et les retraites) a permis de
redistribuer les richesses de manière un peu plus équitable.
Le capitalisme aujourd’hui.
- Le système-monde est une théorie marxiste des relations internationales qui s'inscrit dans le
post-marxisme économique.
- Les inégalités se renforcent non plus entre les individus d’un même pays, mais entre les pays
eux-mêmes.
- Selon Wallerstein (Années 1070), nous évoluons dans un « système monde » où le Nord
exploite le Sud.
Les ressources naturelles, les terres, la main-d’œuvre mais également les relations humaines se font
peu à peu arracher leur valeur « intrinsèque » et sont transformés en marchandises sur un marché
qui dicte leur valeur d’échange.
25
Les pays du Nord se spécialisent et vendent des produits manufacturés qui produisent énormément
de valeur ajoutée et donc de la richesse. Les pays de la périphérie sont spécialisés dans la fourniture
de matières premières bon marché. Les pays du centre réexportent leurs produits manufacturés,
plus chers, vers les pays de la périphérie.
Ce système-monde s’est déployé sur les relations Nord-Sud, entre les pays occidentaux et les pays en
développement (PED). L’échange inégal reste une des principales causes de leur sous-
développement. Ces derniers restent spécialisés sur les produits agricoles et miniers (coton,
arachides, tabac, café, cacao) et ce, tout en servant de débouchés aux technologies exportées par les
pays développés. Les PED sont alors contraints d’acheter des technologies de plus en plus chères en
les finançant par des exportations de matières premières, qu’ils vendent de moins en moins cher par
effet de
concurrence. Ce système
d’échange contribue à
appauvrir les PED tout
en
enrichissant les pays
développés résultat : le
creusé ne fait que de se
creuser.
Ses travaux ont diverses applications dans le domaine du tourisme et des loisirs :
- Inégalités de départ.
- Pratiques culturelles différentes.
- Naissance et diffusion des modes.
26
- Distinction de classes sociales.
L’habitus.
Pour Bourdieu, l'habitus est le fait de se socialiser dans un peuple traditionnel. Il permet à un
individu de se mouvoir dans le monde social et de l'interpréter d'une manière qui d'une part lui est
propre, et d'autre part est commune aux membres des catégories sociales auxquelles il appartient.
Le rôle des socialisations primaire et secondaire est très important dans la structuration de l'habitus.
Par le biais de cette acquisition commune de capital social, les individus d’une même classe peuvent
ainsi voir leurs comportements, leurs goûts et leurs « styles de vie » se rapprocher jusqu'à créer un
habitus de classe.
L’habitus et la différenciation.
Notre capital symbolique est composé de capitaux. Nous possédons tous plus ou moins de chacun de
ces capitaux. Ils peuvent se transformer de l’un à l’autre. Quand on possède beaucoup de capital
économique, on pourra plus facilement accéder à du capital culturel.
- Le capital culturel =
A l’état incorporé : Les façons d’être qui marquent profondément notre personnalité
Ex : Manière de se tenir, de parler, de s’exprimer,..
A l’état d’objectivité : Les biens culturels que l’on possède.
Ex : Tableaux livres,..
A l’Etat institutionnalisé : Le capital culturel reconnu par les institutions.
Ex : Son diplôme.
- Le capital symbolique = Rassemble tous les capitaux. C’est l’autorité, le crédit, le prestige, le
charisme et la reconnaissance sociale dont on jouit du fait de la détention des autres formes
de capital.
27
La société est un espace de position sociale.
- Celui-ci va pouvoir imposer ses goûts comme étant les meilleurs, ses pratiques comme étant
les plus légitimes et les plus valorisées.
- Il pourra alors se faire reconnaître comme quelqu’un qui possède de l’élégance, de la
légitimité.
- Sa force va être de faire passer sa culture et son mode de vie comme naturel.
La disctinction.
La Distinction (sous-titré Critique sociale du jugement) est un ouvrage publié en 1979 qui élabore
dans une perspective sociologique une théorie des goûts et des styles de vie.
Dès les origines, le tourisme qui était réservé aux classes supérieures permettait de se distinguer des
autres qui ne voyageaient pas.
Avec le développement des congés payés, les classes moyennes et, en partie, les classes populaires
vont se mettre à voyager. Ceux-ci vont alors vouloir imiter les pratiques touristiques bien ancrées et
valorisées des plus riches, à la mode.
La distinction est moteur d’innovation et aussi de critique des classes inférieures par les classes
supérieures.
28
Les familles royales s’effacent et n’ont plus le leadership de la définition des nouvelles modes
touristiques.
La haute bourgeoisie et l’aristocratie qui remplacent les familles royales sont fortement influencées
par les stars (cinéma) et artistes (écrivains et peintres).
Les modes touristiques qui se développent se diffusent jusque dans les classes moyennes mais
toujours peu parmi les classes populaires.
Du volume du capital global (somme des 4 capitaux) sur l’axe vertical et de la nature des
capitaux prédominants pour se distinguer sur
l’axe horizontal.
29