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Cours Fonctions Usuelles

Le document présente les propriétés des fonctions trigonométriques réciproques, notamment les fonctions arcsin, arccos et arctan. Chaque fonction est décrite avec des théorèmes, des propositions et des preuves concernant leur continuité, leur dérivabilité et leurs relations. Des exercices pratiques sont également inclus pour illustrer ces concepts.

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Le document présente les propriétés des fonctions trigonométriques réciproques, notamment les fonctions arcsin, arccos et arctan. Chaque fonction est décrite avec des théorèmes, des propositions et des preuves concernant leur continuité, leur dérivabilité et leurs relations. Des exercices pratiques sont également inclus pour illustrer ces concepts.

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Classe MPSI 1 Pr.

el ayoubi abdellatif

FONCTIONS USUELLES

1 Fonctions trigonométriques réciproques


1.1 Théorème fondamental
Théorème 1.

Soit I un intervalle de R non nul et f : I −→ R une application continue et strictement monotone. On a


alors les résultats suivants :
1. J = f (I ) est un intervalle de R dont on sait préciser la forme en fonction de I. En effet, en supposant
f strictement croissante (avec des résultats analogues dans le cas où f est strictement décroissante) :
— Si I = [a, b] avec a, b ∈ R , alors J = [f (a) , f (b)]. 
— Si I = ]a, b] avec a ∈ R ∪ {−∞} et b ∈ R, alors J = limf , f (b) .
 a 
— Si I = [a, b[ avec a ∈ R et b ∈ R ∪ {+∞}, alors J = f (a) , limf
b 
— Si I = ]a, b[ avec a ∈ R ∪ {−∞} et b ∈ R ∪ {+∞}, alors J = limf , limf
a b

2. fe : I −→ J = f (I) est bijective et d’application réciproque f −1 . De plus f −1 est continue et de la


x 7−→ f (x)
même stricte monotonie que f . On dit que f induit une bijection de I sur J .
3. On suppose que f est dérivable sur I . Soit x0 ∈ I et y0 = f (x0 ) ∈ J . Si f ′ (x0 ) , 0, alors g = f −1 est
dérivable en y0 et
1
g ′ (y0 ) = ′
f (x0 )

1.2 La fonction arcsin

Théorème 2.

π π π π
   
La fonction sin est continue strictement croissante sur − , , donc induit une bijection de − , dans
2 2 2 2
π π
 
sin − , = [−1, 1]. Sa bijection réciproque est appelée fonction arcsinus notée : arcsin.
2 2

CPGE IBN TIMIYA 1/11 Année scolaire 2024/2025


Proposition 1 (Propriétés de l’arc sinus).

1. Pour x ∈ [−1, 1], sin (arcsin (x)) = x.


π π
 
2. Pour x ∈ − , , arcsin (sin (x)) = x
2 2
3. la fonction arcsin est impaire.
4. L a fonction arcsin est continue strictement croissante sur [−1, 1].
5. la fonction arcsin est dérivable sur ] − 1, 1[ et pour tout x ∈] − 1, 1[ :
1
arcsin′ (x) = √
1 − x2
p
6. ∀x ∈ [−1, 1] cos(arcsin(x)) = 1 − x2 .
7. La fonction arcsin n’est pas dérivable à droite de -1 et à gauche de 1.
π π
 
8. La courbe de arcsin est symétrique à la courbe de la restriction de la fonction sin sur I = − , par
2 2
rapport à la première bissectrice.

Preuve :
π π π π π π
     
sin est dérivable sur − , donc ∀x ∈ − , , ϕ ′ (x) = cos x. De plus ∀x ∈ − , , ϕ ′ (x) , 0 donc arcsin est
 2 2 2 2 2 2
π π

dérivable sur ϕ − , = ]−1, 1[. Pour tout x ∈ ]−1, 1[, et y = sin x,
2 2
1
arcsin′ (y) =
ϕ ′ (x)
1
=
cos (arcsin (x))

Or, pour tout y ∈ [−1, 1],

sin2 (arcsin (y)) + cos2 (arcsin (y)) = 1 ⇔ cos2 (arcsin (y)) = 1 − y 2


π π
q  
⇔ cos (arcsin (y)) = 1 − y 2 car arcsin (y) ∈ − ,
2 2
Ainsi, pour tout y ∈ ]−1, 1[,
1
arcsin′ (y) = p
1 − y2
Tableau de valeurs :

√ √
1 2 3
x 0 1
2 2 2
π π π π
arcsin x 0
6 4 3 2

Exercice 1.

Tracer la courbe représentatif de la fonction arcsin

CPGE IBN TIMIYA 2/11 Année scolaire 2024/2025


1.3 La fonction arccos
Définition 1.

La fonction cos est continue strictement croissante sur [0, π] , donc induit une bijection de [0, π] dans
cos ([0, π]) = [−1, 1]. Sa bijection réciproque est appelée fonction arccosinus notée : arccos.

Proposition 2 (Propriétés de l’arc cosinus).

1. Pour x ∈ [−1, 1], cos (arccos (x)) = x.


2. Pour x ∈ [0, π], arccos (cos (x)) = x
3. Pour x ∈ [0, π], arccos(x) + arccos(−x) = π
4. L a fonction arccos est continue strictement décroissante sur [−1, 1].
5. la fonction arccos est dérivable sur ] − 1, 1[ et pour tout x ∈] − 1, 1[ :
1
arccos′ (x) = − √
1 − x2
p
6. ∀x ∈ [−1, 1] sin(arccos(x)) = 1 − x2 .
7. La fonction arccos n’est pas dérivable à droite de -1 et à gauche de 1.
8. La courbe de arccos est symétrique à la courbe de la restriction de la fonction cos sur I = [0, π] par
rapport à la première bissectrice.

Preuve :

La démonstration pour le point 3) :


Pour x ∈ [−1, 1], soit θ = arcsin (x) ∈ [0, π]. Donc π − θ ∈ [0, π] et cos (π − θ) = − cos θ = −x. Ainsi,

arccos (−x) = π − arccos (x)

La démonstration de la dérivabilité de la fonction arccos sur ] − 1, 1[ :


La fonction cos est dérivable sur [0, π] et ∀x ∈ [0, π], cos′ (x) = − sin x. De plus ∀x ∈ ]0, π[, cos′ (x) , 0 donc arccos est
dérivable sur ϕ (]0, π[) = ]−1, 1[. Pour tout x ∈ ]−1, 1[, et y = cos x,

1
arccos′ (y) =
ϕ ′ (x)
1
= −
sin (arccos (y))

Or, pour tout y ∈ [−1, 1],

sin2 (arccos (y)) + cos2 (arccos (y)) = 1 ⇔ sin2 (arccos (y)) = 1 − y 2


q
⇔ sin (arccos (y)) = 1 − y 2 car arccos (y) ∈ [0, π]

Ainsi, pour tout y ∈ ]−1, 1[,


1
arccos′ (y) = − p
1 − y2

CPGE IBN TIMIYA 3/11 Année scolaire 2024/2025


Exercice 2.

Montrer que pour tout t ∈ [−1, 1],


π
arccos (t) + arcsin (t) =
2
Solution :

Soit l’application g : [−1, 1] −→ R continue sur [−1, 1] et dérivable sur ]−1, 1[. Or
t 7−→ arccos t + arcsin t

1 1
g ′ (t) = p −p =0
1−y 2 1 − y2

donc g est constante sur ]−1, 1[ donc sur [−1, 1] par continuité. De plus

g (0) = arcsin (0) + arccos (0)


π
=
2

Tableau de valeurs
√ √ √ √
3 2 1 1 2 3
x −1 − − − 0 1
2 2 2 2 2 2
5π 3π 2π π π π π
arccos x π 0
6 4 3 2 3 4 6
y
arccos x π

π
2
x
−1 0 1

Courbe représentatif de la fonction arccos

Exercice 3.

3 1
   
1. vérifier que : 2 arccos = arccos
4 8
1 1
   
2. Résoudre dans R l’équation arcsin(x) = arccos − arccos
3 4

Exercice 4.

Vérifier que :
3 1
2 arccos
= arccos ,
4 8
9 4 π
arccos √ + arcsin √ = .
82 41 4

CPGE IBN TIMIYA 4/11 Année scolaire 2024/2025


Exercice 5.

On considère f la fonction définie sur I = [2π, 3π] par :

f (x) = cos2 (x) − 2 cos(x)

Montrer que f est une bijection de [2π, 3π] sur f (I) et expliciter f −1 .

1.4 La fonction arctan


Théorème 3.

π π
 
Soit f :− , −→ R continue et strictement croissante. Or lim + tan x = −∞ et lim tan x = +∞ donc
2 2 x→− π2 x→ π2 −
t 7−→ tan t
π π π π
   
f − , = R, ainsi on définit l’application ϕ : − , −→ R bijective. Par définition,
2 2 2 2
t −→ tan t

arctan = ϕ −1

Proposition 3.

π π
1. On a : lim arctan x = lim arctan x = −
x→+∞ 2 x→−∞ 2
2. La fonction arctan est impaire .
π π
 
3. ∀y ∈ − ,
2 2
1
arctan′ (y) =
1 + y2
4. ∀x > 0,
1 π
arctan x + arctan =
x 2

Preuve :
π π
   
1. arctan est continue et strictement croissante donc arctan (]−∞, +∞[) = − ; . Or ]−∞, +∞[ = lim arctan, lim arctan
2 2 −∞ +∞
d’où le résultat.
2. Pour tout x ∈ R, on a :
tan (− arctan (x)) = − tan (arctan (x)) car tan est impaire
= −x
π π
 
De plus − arctan (x) ∈ − , et −x ∈ R, donc
2 2
tan (− arctan (x)) = −x ⇔ − arctan (x) = arctan (−x)
π π π π
   
3. f est dérivable sur − , donc ∀x ∈ − , , f ′ (x) = 1 + tan2 x donc arctan est dérivable sur R et pour tout
2 2 2 2
y ∈ R tel que y = tan x,
1
arctan′ (y) = ′ (arctan (y))
f
1
=
1 + tan2 (x)

CPGE IBN TIMIYA 5/11 Année scolaire 2024/2025


1
4. En effet ,soit ϕ (x) = arctan x + arctan dérivable sur R∗+ donc
x
1 1 1
ϕ ′ (x) = − · 1
x2 + 1 x2 +1
x2
1 1
= −
x2 + 1 x2 + 1
= 0

Donc ∀x ∈ R∗+ , ϕ ′ (x) = 0 donc ϕ est une fonction constante. Or

ϕ (1) = 2 arctan 1
π
=
2
π
Donc ∀x ∈ R∗+ , ϕ (x) = .
2
Exercice 6.

1 1 π
   
(a) Vérifier que : arctan + arctan =
2 3 4
π
(b) Résoudre l’équation : arctan(2x) + arctan(3x) =
4

Exercice 7.

Tracer la courbe représentatif de la fonction arctan

Exercice 8.

Calculer arctan 2 + arctan 3 + arctan(2 + 3).

Exercice 9.

Montrer que
x
∀x ∈] − 1, 1[, arctan √ = arcsin x
1 − x2
Pour quels x l’équation √
1−x 2 x
arccos + arcsin =π
1+x 1+x
est-elle définie ? Résoudre en posant x = tan2 θ

CPGE IBN TIMIYA 6/11 Année scolaire 2024/2025


2 Fonctions hyperboliques
2.1 Définition des fonctions hyperboliques
Définition 2.

Les fonctions cosh et sinh appelées cosinus hyperbolique et sinus hyperbolique, sont définies sur R par :

et + e−t et − e−t
cosh(x) = sinh(x) =
2 2
. Pour x ∈ R, on appelle la fonction tangente hyperbolique la fonction définie par :

sinh (x)
tanh (x) =
cosh (x)

2.2 Formulaire de trigonométrie hyperbolique


On a ∀t ∈ R,
1.

1 = et e−t ⇔ cosh2 (t) − sinh2 (t) = 1


⇔ cosh2 (t) = 1 + sinh2 (t) ⩾ 1

2. Pour a, b ∈ R,
1  a+b 
cosh (a + b) = e + e−a−b
2
1 a b 
= e e + e−a e−b
2
1
= [(cosh a + sinh a) (cosh b + sinh b) + (cosh a − sinh a) (cosh b − sinh b)]
2
= cosh a cosh a + sinh b sinh b

3.
cosh (a − b) = cosh a cosh b − sinh a sinh b
4.
1  a+b −a−b 
sinh (a + b) = e −e
2
1  a b −a −b 
= e e −e e
2
1
= [(cosh a + sinh a) (cosh b + sinh b) − (cosh a − sinh a) (cosh b − sinh b)]
2
= cosh a sinh b + cosh b sinh a

5.
sinh (a − b) = cosh a sinh b − cosh b sinh a
6.

cosh (2a) = cosh2 a + sinh2 a


= 1 + 2 sinh2 a
= 2 cosh2 a − 1

7.
sinh (2a) = 2 cosh a sinh a

CPGE IBN TIMIYA 7/11 Année scolaire 2024/2025


2.3 étude des fonctions hyperboliques
Théorème 4.

1. La fonction sinh est impaire , continue dérivable sur R et de plus

sinh′ = cosh

2. La fonction cosh est paire , continue et dérivable sur R et de plus

cosh′ = sinh

3. La fonction tanh est impaire, continue et dérivable sur R, et

cosh2 − sinh2 1
tanh′ = =
2
cosh cosh2

Remarques :

1. ∀t < 0, sinh (t) < 0


2. ∀t > 0, sinh (t) > 0
3. Pour x ∈ R,
ex − e−x
tanh (x) =
ex + e−x
1 − e−2x
= (1)
1 + e−2x
e2x − 1
= (2)
e2x + 1
on en déduit : lim tanh = 1 lim tanh = −1
+∞ −∞

Exercice 10.

Tracer les courbes représentatifs des fonctions hyperboliques.

3 Fonctions hyperboliques inverses


3.1 La fonction argsinh
Théorème 5.

On a vu que sinh est bijective de R dans R. Ainsi, on note

argsinh = sinh−1

De plus :  
p
argsinh (x) = ln x + 1 + x2

Exercice 11.

Montrer le théorème précédent.

CPGE IBN TIMIYA 8/11 Année scolaire 2024/2025


Proposition 4.

la fonction argsinh est dérivable sur R de plus ∀t ∈ R

1
argsinh′ (y) = p
1 + y2

Preuve :
La fonction sinh est dérivable sur R et ∀x ∈ R, sinh′ (x) , 0 donc, après le théorème fondamental, argsinh est dérivable
sur R et pour y ∈ R,

1
argsinh′ (y) = ′
sinh (argsinh (y))
1
=
cosh (argsinh (y))

Or ∀y ∈ R,

cosh2 (argsinh (y)) = 1 + sinh2 (argsinh (y))


= 1 + y2

De plus ∀t ∈ R, cosh (t) > 0 donc


1
argsinh′ (y) = p
1 + y2

3.2 la fonction argcosh


Théorème 6.

Soit f : R+ −→ R , alors f est dérivable et f ′ (t) = sinh t ⩾ 0. De même ∀t > 0, f ′ (t) > 0 donc f est
t −→ cosh t
 
strictement croissante sur R∗ donc elle établit une bijection f˜ de R+ dans f (R+ ) = f (0) , limf = [1, +∞[.
+ +∞
Par définition, !
q
argcosh = f˜−1 = ln y + y2 − 1

Preuve :
Soit y ⩾ 1, pour x ⩾ 0,

ex + e−x
cosh x = y ⇔ =y
2
⇔ e2x − 2yex + 1 = 0
⇔ ex est racine du polynôme P (X) = X 2 − 2yX + 1
 
Or ∆ (P ) = 4 y 2 − 1 ⩾ 0 :
— Pour y = 1, ∆ (P ) = 0 donc l’unique racine de P est 1 donc

cosh x = y ⇔ ex = 1
⇔ x=0

— Pour y > 1, ∆ (P ) > 0 donc P admet pour racine


q q
y+ y2 − 1 et y− y2 − 1

CPGE IBN TIMIYA 9/11 Année scolaire 2024/2025


Or pour tout x ∈ R+ , ex ⩾ 1 et on a
q q
y− y2 − 1 < 1 ⇔ y −1 < y2 − 1
⇔ (y − 1)2 < y 2 − 1
⇔ y > 1 ce qui est vrai

Donc
q
ex est racine de P ⇔ ex = y + y2 − 1
q !
⇔ x = ln y + y 2 − 1

q !
Pour y ⩾ 1, l’équation f (x) = y admet donc comme unique solution x = ln y + y2 − 1 .

Or cette unique solution est par définition f˜−1 (y) donc pour y > 1,
q !
argcosh (y) = ln y + y2 − 1

Cette expression est a posteriori valable pour y = 1.

Proposition 5.

1. La fonction argcosh est continue, strictement croissante sur [1, +∞[.


2. Pour tout x ∈ R+ y ∈ [1, +∞[ on a : y = cosh(x) ⇐⇒ x = argcosh(y)
3. Pour tout x ∈ R+ , argcosh(cosh(x)) = x
4. Pour tout x ∈ [1, +∞[, cosh(argcosh(x)) = x

Proposition 6.

La fonction argcosh est dérivable sur ]1, +∞[ de plus :∀y > 1,

1
argcosh′ (y) = p
y2 − 1

Preuve :
argcosh : [1, +∞[ −→ R+ est aussi continue et strictement croissante. f˜ est dérivable sur R+ et ∀t ∈ R∗+ , f˜ (t) > 0 donc
argcosh est dérivable sur f˜ (R∗+ ) = ]1, +∞[ et ∀y > 1,
1
argcosh′ (y) =
˜ ′
f (argcosh (y))
1
=
sinh (argcosh (y))
Or pour y ⩾ 1,

sinh2 (argcosh (y)) = cosh2 (argcosh (y)) − 1


= y2 − 1 ⩾ 0
q
Pour y ⩾ 1, argcosh (y) ⩾ 0 donc sinh (argcosh (y)) ⩾ 0 donc sinh (argcosh (y)) = y 2 − 1 donc ∀y > 1,

1
argcosh′ (y) = p
y2 − 1

CPGE IBN TIMIYA 10/11 Année scolaire 2024/2025


3.3 la fonction argtanh
Théorème 7.

La fonction tanh réalise une bijection R vers tanh(R =] − 1, 1[. Sa réciproque est appelée fonction argument
tangente hyperbolique notée : argtanh. Et pour tout x ∈] − 1, 1[ on a :

1 1+x
 
argtanh(x) = ln
2 1−x
.

Proposition 7.

1. La fonction argtanh est continue, strictement croissante et impaire sur ] − 1, 1[.


2. Pour tout ∀x ∈ R ∀y ∈] − 1, 1[ on a : y = tanh(x) ⇐⇒ x = argtanh(y)
3. Pour tout x ∈ R, argtanh(tanh(x)) = x
4. Pour tout x ∈] − 1, 1[, tanh(argtanh(x)) = x

Proposition 8.

La fonction argtanh est dérivable sur ] − 1, 1[ et on :

1
∀x ∈] − 1, 1[ argtanh′ (x) =
1 − x2

Preuve :
La fonction tanh est dérivable sur R de plus tanh′ (x) = 1−tanh2 (x) > 0 , donc argtanh est dérivable sur tanh(R) =]−1, 1[.
1 1
et on a pour tout x ∈] − 1, 1[ argtanh′ (x) = = .
argtanh (tanh(x)) 1 − x2
2

CPGE IBN TIMIYA 11/11 Année scolaire 2024/2025

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