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Intégration de l'environnement pour le développement durable

La boîte à outils pour l'intégration de l'environnement de Diakonia vise à analyser les interactions entre la dégradation de l'environnement, le changement climatique et les risques naturels pour promouvoir le développement durable. Elle souligne l'importance de prendre en compte les risques environnementaux dans toutes les activités de développement afin de renforcer la résilience des communautés vulnérables. En intégrant ces dimensions, Diakonia contribue à la réalisation des objectifs de développement durable et à la protection des droits humains.

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Intégration de l'environnement pour le développement durable

La boîte à outils pour l'intégration de l'environnement de Diakonia vise à analyser les interactions entre la dégradation de l'environnement, le changement climatique et les risques naturels pour promouvoir le développement durable. Elle souligne l'importance de prendre en compte les risques environnementaux dans toutes les activités de développement afin de renforcer la résilience des communautés vulnérables. En intégrant ces dimensions, Diakonia contribue à la réalisation des objectifs de développement durable et à la protection des droits humains.

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Boîte à outils pour l’intégration de l’environnement

Intégration de l’environnement
Introduction
L’environnement –
notre base de survie
L’environnement, fait souvent référence à notre milieu où existent des individus et
des communautés. Il est la base de notre existence humaine. Il fournit les conditions
de survie, de développement et de croissance, ainsi que les dangers et les dom-
mages.
Il comprend l’air, l’eau, la terre, les ressources naturelles, l’écosystème, le climat
dans lequel les personnes, les plantes et les animaux vivent et interagissent.
Nous faisons partie de la nature et ne pouvons prospérer que lorsque les modèles
sociaux, politiques, culturels et économiques respectent et garantissent un environ-
nement sain.

2
Qu’est-ce que l’inté-
gration de l’environ-
nement ?
Vous avez à votre possession l’outil de
Diakonia pour L’intégration de l’en-
vironnement. Une boîte à outils qui
vous aide à analyser de manière
systématique, l’interaction entre
la dégradation de l’environne-
ment, le changement climatique
et les risques/dangers naturels
- les communautés et la vie des
gens.
En comprenant les inter-
connexions, nous pouvons
concevoir des stratégies et des
programmes qui contribuent au dé-
veloppement durable, et promouvoir
celui qui tient compte des risques et le
respect des droits humains.

3
L’intégration de l’environnement chez DIAKONIA prend en compte trois risques
environnementaux.
égime des p
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Le changement climatique

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La dégradation de l’environnement

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entraîne par exemple est exacerbée par le changement

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des inondations côtières, climatique et vice versa.

es océans Fonte d
une diminution des eaux
souterraines, des mauvaises CHANGEMENT
La dégradation de
récoltes, des changements CLIMATIQUE

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l’environnement réduit la capacité
dans les stocks de poissons et des écosystèmes à produire par

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augmente les risques liés au exemple, la nourriture, le bois

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climat, entraînant des pertes de

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de chauffage, la pollinisation, le

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vie et de biens

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contrôle de l’érosion, le stockage

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isa au du carbone et d’autres services
L’augmentation des risques tion
des zo Réch
écosystémiques.
nes côtières
naturels rend plus de personnes
vulnérables et moins résilientes,
car elle peut se transformer en
catastrophes
Les problèmes/risques
environnementaux
aggravent souvent
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d’autres problèmes é et s
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les sexes et la

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RISQUES/DANGERS DÉGRADATION
NATURELLES ENVIRONNEMENTALE
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terre de rces
Ora s naturelles Érosion

Dégradation continue de
l’environnement rend les gens plus
vulnérables aux dangers naturels.

Des écosystèmes sains réduisent la


vulnérabilité aux risques naturels en
érigeant des barrières physiques,
comme exemple, forêts, mangroves
et des dunes de sable.

4
Comment utiliser
cette boîte à outils ?
La boîte à outils a été conçue pour les organisations, afin d’être pertinente dans
un monde en mutation. Si vous utilisez cette boîte à outils et que vous prenez des
mesures en fonction des résultats obtenus, vous pouvez vous attendre à des résul-
tats plus durables, à de meilleures conditions environnementales et à une meilleure
connaissance de l’importance des questions liées à l’environnement et au climat.
L’analyse doit être effectuée dès les premières étapes de la planification afin que
les pratiques et les stratégies puissent être adaptées aux nouvelles idées. Il est éga-
lement utile d’effectuer l’analyse pendant et après un projet ou un programme pour
apprendre et améliorer le travail futur. Il est particulièrement important d’utiliser la
boîte à outils pour les stratégies, programmes ou projets qui ne sont pas explicite-
ment axés sur l’environnement.
L’une des meilleures façons d’utiliser cette boîte à outils est de faire l’analyse en
groupe. Les acteurs - les détenteurs de droits, les organisations partenaires et les
organismes donateurs impliqués dans l’organisation ou dans le programme/projet
devraient de préférence participer à l’analyse afin que les résultats de l’analyse
soient basés sur leurs perspectives. L’analyse peut également être réalisée par le
personnel des projets/programmes uniquement ou sous la forme d’une analyse mul-
tipartite.

5
«Nous sommes la première génération ca-
pable de mettre fin à la pauvreté et la dernière
génération qui peut prendre des mesures pour
éviter les pires conséquences du changement
climatique. Les générations futures nous
jugeront sévèrement si nous ne respectons pas
notre responsabilité morale et historique».
Ban Ki-moon, Secrétaire Général
des Nations Unies 2007-2016

«Reconnaître que le développement durable, la


démocratie et la paix sont indivisibles est une idée
dont l’heure est venue... Aujourd’hui, nous sommes
confrontés à un défi qui exige un changement de
notre façon de penser, afin que l’humanité cesse de
menacer son système de survie».

Wangari Maathai

6
Pourquoi l’intégration
de l’environnement ?
Les risques environnementaux constituent des menaces urgentes pour le développe-
ment durable et mettent en péril la réalisation des droits fondamentaux de l’homme
- pour tous.
Les risques environnementaux nous touchent tous, mais certaines personnes et cer-
tains groupes sont plus affectés que d’autres. Des facteurs tels que le sexe, l’origine
ethnique, l’âge, les capacités, la classe sociale, la religion et le lieu de résidence se
recoupent avec la vulnérabilité. Pour les personnes qui vivent dans la pauvreté, l’en-
vironnement n’est pas une «autre perspective» ; il est la base de leur survie et d’une
vie dans la dignité.
Par conséquent, toute organisation qui s’engage à œuvrer pour la réduction de la
pauvreté, la justice et un monde durable et plus égalitaire doit prendre en consi-
dération le risque environnemental, c’est notre responsabilité si nous voulons lutter
contre l’injustice.
C’est pourquoi DIAKONIA, en tant qu’organisation de défense des droits de l’homme,
doit intégrer la dimension environnementale dans ses activités. Cela nous aide à
aller dans la bonne direction. Pour le peuple/la population et pour toute la planète.

7
Développement durable =
Développement fondé sur la
connaissance des risques
Rien ne sape et ne perturbe le développement durable comme le changement clima-
tique et les catastrophes.
Pour que le développement soit durable, les acteurs de l’aide, les communautés et
les organisations sont appelés à prévenir, préparer, atténuer, adapter et répondre
à la dégradation de l’environnement, au changement climatique ou aux dangers,
plutôt que d’agir après qu’une catastrophe ait déjà frappé.
L’intégration de l’environnement au sein de Diakonia fait partie de notre approche
de prévention. Elle nous aide à passer d’une «approche de pansement» - ramasser
les morceaux après une crise - à un développement fondé sur la connaissance des
risques, qui prévoit et prépare les risques probables.
En comprenant les risques environnementaux, qui est le plus affecté, et en nous
penchant sur la vulnérabilité et l’exposition des personnes à ces risques, nous cher-
chons à intégrer la prévention, la préparation, la réponse et la capacité de récu-
pération dans les processus de changement que nous soutenons. Nous visons à
renforcer la résilience en collaboration avec les personnes et les groupes les plus
touchés.
Par l’intégration de l’environnement, nous contribuons à la réalisation d’objectifs
dans plusieurs cadres et accords internationaux - l’Agenda 2030, l’Accord de Paris,
le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophes, le Nouvel agenda
urbain, le Programme d’action d’Addis Abeba et l’Agenda pour l’humanité.

8
PLAN DE PROJET

CONTEXTE

Un développement éclairé par le risque

PLAN DE PROJET

CONTEXTE

Lorsqu’un projet, un programme ou une stratégie a été


adapté aux risques encourus par les détenteurs de droits
9 dans un contexte spécifique.
En identifiant les risques environnementaux, en y répondant et en les atténuant, nous contribuons à
la réalisation de plusieurs des objectifs du développement durable et vice versa. En travaillant avec
les objectifs de développement durable, nous abordons les risques environnementaux. Vous trouverez
ci-dessous quelques exemples d’objectifs et de cibles.
Objectif 1 Pas de Pauvreté lence, de la citoyenneté mondiale et de l’appréciation
de la diversité culturelle et de la contribution de la
BUT 1:5 D’ici à 2030, renforcer la résilience
culture au développement durable
des pauvres et des personnes en situation
vulnérable et réduire leur exposition et leur
vulnérabilité aux phénomènes climatiques extrêmes et Objectif 5 Egalité entre les sexes
à d’autres chocs et catastrophes d’ordre économique,
BUT 5:5 Garantir la participation entière et
social ou environnemental
effective des femmes et leur accès en toute
égalité aux fonctions de direction à tous les
Objectif 2: Faim Zéro
niveaux de décision, dans la vie politique, économique
BUT 2:4 D’ici à 2030, assurer la viabilité et publique.
des systèmes de production alimentaire et
5A Entreprendre des réformes visant à donner aux
mettre en œuvre des pratiques agricoles
femmes les mêmes droits aux ressources écono-
résilientes qui permettent d’accroître la productivité et
miques, ainsi qu’à l’accès à la propriété et au contrôle
la production, contribuent à la préservation des éco-
des terres et d’autres formes de propriété, aux services
systèmes, renforcent les capacités d’adaptation aux
financiers, à l’héritage et aux ressources naturelles,
changements climatiques, aux phénomènes météoro-
dans le respect du droit interne.
logiques extrêmes, à la sécheresse, aux inondations et
à d’autres catastrophes et améliorent progressivement
Objectif 6 Eau Propre et Assainissement
la qualité des terres et des sols
BUT 6:3 D’ici à 2030, améliorer la qualité de
l’eau en réduisant la pollution, en éliminant
Objectif 3 Bonne Santé et Bien-être
l’immersion de déchets et en réduisant au
BUT 3:9 D’ici à 2030, réduire nettement le minimum les émissions de produits chimiques et de
nombre de décès et de maladies dus à des matières dangereuses, en diminuant de moitié la pro-
substances chimiques dangereuses et à la portion d’eaux usées non traitées et en augmentant
pollution et à la contamination de l’air, de l’eau et du considérablement à l’échelle mondiale le recyclage et
sol la réutilisation sans danger de l’eau.
Objectif 4 Education de Qualité BUT 6.6 D’ici à 2020, protéger et restaurer les éco-
systèmes liés à l’eau, notamment les montagnes, les
BUT 4:7 D’ici à 2030, faire en sorte que tous
forêts, les zones humides, les rivières, les aquifères et
les élèves acquièrent les connaissances et
les lacs.
compétences nécessaires pour promouvoir
le développement durable, notamment par l’éduca-
tion en faveur du développement et de modes de vie
durables, des droits de l’homme, de l’égalité des sexes,
de la promotion d’une culture de paix et de non-vio-

10
Objectif 12 Consommation et Production Goal 14 Vie Aquatique,
responsable
BUT 14:1 D’ici à 2025, prévenir et réduire
BUT 12:2 D’ici à 2030, parvenir à une gestion nettement la pollution marine de tous types,
durable et à une utilisation rationnelle des en particulier celle résultant des activités
ressources naturelles terrestres, y compris les déchets en mer et la pollution
par les nutriments
BUT 12:4 D’ici à 2020, instaurer une gestion écologi-
quement rationnelle des produits chimiques et de tous BUT 14:2 D’ici à 2020, gérer et protéger durablement
les déchets tout au long de leur cycle de vie, confor- les écosystèmes marins et côtiers, notamment en ren-
mément aux principes directeurs arrêtés à l’échelle forçant leur résilience, afin d’éviter les graves consé-
internationale, et réduire considérablement leur déver- quences de leur dégradation et prendre des mesures
sement dans l’air, l’eau et le sol, afin de minimiser leurs en faveur de leur restauration pour rétablir la santé et
effets négatifs sur la santé et l’environnement la productivité des océans
BUT 12:5 D’ici à 2030, réduire considérablement la Goal 15 Vie Terrestre
production de déchets par la prévention, la réduction,
TARGET 15:1 ensure conservation, resto-
le recyclage et la réutilisation
ration and sustainable use of freshwater,
BUT 12:6 Encourager les entreprises, en particulier les ecosystems, forests, wetlands, mountains
grandes et les transnationales, à adopter des pra- and dry lands.
tiques viables et à intégrer dans les rapports qu’elles
TARGET 15.2 halt deforestation,
établissent des informations sur la viabilité
TARGET 15:3 combat desertification, restore degraded
BUT 12:8 D’ici à 2030, faire en sorte que toutes les per-
land and soil.
sonnes, partout dans le monde, aient les informations
et connaissances nécessaires au développement du- TARGET 15:5 halt the loss of biodiversity.
rable et à un style de vie en harmonie avec la nature.
Goal 16 Promouvoir l’avènement de
Goal 13 Mesures relatives à la lutte sociétés pacifiques et ouvertes aux fins
contre le changement climatique du développement durable
BUT 13:1 Renforcer, dans tous les pays, la BUT 16:1 Réduire nettement, partout dans
résilience et les capacités d’adaptation face le monde, toutes les formes de violence et les taux de
aux aléas climatiques et aux catastrophes naturelles mortalité qui y sont associés
liées au climat.
BUT 16:3 Promouvoir l’état de droit aux niveaux natio-
BUT 13:3 Améliorer l’éducation, la sensibilisation et les nal et international et donner à tous accès à la justice
capacités individuelles et institutionnelles en ce qui dans des conditions d’égalité
concerne l’adaptation aux changements climatiques,
BUT 16:5 Réduire nettement la corruption et la pra-
l’atténuation de leurs effets et la réduction de leur
tique des pots-de-vin sous toutes leurs formes,
impact et les systèmes d’alerte rapide.
BUT 16:7 Faire en sorte que le dynamisme, l’ouverture,
la participation et la représentation à tous les niveaux
caractérisent la prise de décisions

11
12
La surprise est la
nouvelle norme
Notre planète, nos circonstances, nos besoins et nos choix ont toujours évolué et
changé, cela fait partie de notre expérience collective. Alors, qu’y a-t-il de nouveau ?
z Les changements environnementaux se produisent plus rapidement et plus sou-
dainement dans plusieurs dimensions et à plusieurs échelles que nous ne l’aurions
jamais cru possible. Le changement climatique est un moteur et un amplificateur
majeur des catastrophes et des échecs du développement qui exacerbent les
inégalités entre les sexes et les risques de conflit. Les pays aux revenus les plus
faibles et les plus touchés par les conflits supportent les coûts relatifs les plus éle-
vés des catastrophes, car les pertes humaines et matérielles tendent à être plus
importantes dans les pays ayant une faible capacité de préparation, de finance-
ment et de réponse aux catastrophes et au changement climatique.
z De nouveaux risques et corrélations apparaissent d’une manière que nous
n’avions pas prévue. La destruction de l’habitat des animaux peut conduire à
l’apparition de maladies d’une ampleur pandémique et à une récession écono-
mique d’ampleur mondiale.
z Des modes de vie non durables sur le plan environnemental. Si nous continuons
à vivre et à nous engager les uns envers les autres et envers la planète de ma-
nière linéaire plutôt que circulaire, notre survie même est en risque.
z L’avenir sera plus incertain et plus surprenant. Le passé n’est plus un indicateur
fiable de ce que l’avenir nous réserve en matière de risques environnementaux.
z Nous avons moins de contrôle sur les trajectoires de développement en raison
du nombre et de la densité des différentes crises qui minent le développement.

13
Tout est lié

CONTEXTE
z Avec la complexité croissante et l’interaction des systèmes humains, écono-
miques, politiques et naturels, ce qui se passe dans une partie du monde af-
fecte l’autre, ce qui entraîne des risques de plus en plus systémiques.
z Le changement climatique dû au réchauffement de la planète contribue désor-
mais à la dégradation de l’environnement et à la perte de biodiversité. Cela a
un impact sur le rendement des cultures et la sécurité alimentaire, le commerce
international et les marchés financiers, ce qui entraîne une volatilité et une ins-

SOUDAIN ET GRADUEL
tabilité politique.
z Les systèmes économiques peuvent être à l’origine de risques environnemen-
taux, et la dégradation de l’environnement a à son tour des conséquences éco-
nomiques, la perte de revenus et de moyens de subsistance pouvant entraîner
des migrations ou des émeutes de la faim.
z Cependant, Nous devons donc réfléchir à la nature systémique du risque et à
la manière dont nous le répliquons de manière globale. Il est essentiel de relier
les points entre les développements sociopolitiques, économiques et environne-
mentaux, entre les pays.

ECHEC SYSTÉMIQUE
14
Population
croissante
CONTEXTE

Inégalité des
revenus
Réchauffement
climatique

Vagues de chaleur
Sécheresses Dégradation de
l’environnement

TIPPING POINT, POINT DE BASCULEMENT

Volatilité du
SOUDAIN ET GRADUEL

marché
Déplacement

Mauvaise récolte

Conflit de l’eau

Flambées de prix
ECHEC SYSTÉMIQUE

Destabilisation
Migration Guerre
politique

15
Émeutes de la insécurité
Troubles civils
faim alimentaire
L’intégration de l’en-
vironnement avec une
approche basée sur
les droits de l’homme
z Les droits de l’homme sont universellement liés aux conditions environnemen-
tales par exemple :
z Le droit à la vie - les risques environnementaux peuvent contribuer directement
à la perte de vies humaines.
z Le droit à l’eau potable, le droit à une alimentation suffisante peut être violé en
cas de sécheresse et d’inondation.
z Le droit à la santé peut être violé par exemple par la pollution.
z L’environnement est également une question de justice, car les personnes les
plus touchées par les problèmes environnementaux sont souvent celles qui en
sont les moins responsables.
Lorsque nous procédons à l’intégration de l’environnement, nous examinons com-
ment les risques environnementaux affectent les détenteurs de droits et les com-
munautés/sociétés dans un certain contexte et comment nous et nos programmes
affectent l’environnement.

16
Le degré de vulnérabilité des détenteurs de droits et des communautés face aux
risques dépend de:
z L’endroit où nous sommes (localisation)
z Qui nous sommes (Identité)
z Quel pouvoir nous avons (Droits)
z Notre dépendance vis-à-vis de l’environnement pour notre survie quotidienne
(Moyens de subsistance)
Faire une analyse environnementale sous l’angle des droits de l’homme exige que
nous considérions que nos conditions préalables sur les facteurs énumérés ci-des-
sus diffèrent, et que nous sommes donc vulnérables aux risques environnementaux
à des degrés divers.
Tout le monde n’a pas les mêmes possibilités d’ajustement ou d’adaptation pour
éviter les risques. Le lieu, l’âge, le sexe, le revenu, la capacité, l’accès à l’informa-
tion, l’accès à la protection sociale et aux filets de sécurité ou le fait d’en bénéficier
ont une grande incidence sur les choix que les gens ont pour anticiper, prévenir et
atténuer les risques. Cela est particulièrement évident dans les contextes de conflit.
Les vulnérabilités peuvent apparaître et évoluer au cours d’une vie, et les catas-
trophes amplifient souvent les inégalités sociales existantes et désavantagent da-
vantage ceux qui sont déjà vulnérables.
Les personnes vivant dans la pauvreté dans les zones rurales et les pays en dévelop-
pement sont particulièrement vulnérables aux effets du changement climatique, de
la dégradation de l’environnement et des catastrophes, car elles sont très dépen-
dantes des ressources naturelles locales pour leur consommation quotidienne. La
perte des terres ou des moyens de subsistance contraint les gens à s’installer dans
des zones urbaines ou des bidonvilles, ou à se déplacer d’un pays à l’autre, ce qui
les rend encore plus vulnérables.

17
Qu’est-ce qui serait différent si les décideurs étaient responsables de ces rives ?
Quelles solutions ou idées seraient discutées ?

18
Risque envionnemen-
tal et égalité des sexes
z Dans la plupart des contextes, les femmes sont plus vulnérables que les
hommes, principalement parce qu’elles sont souvent exclues des différents pro-
cessus de décision ; ainsi les besoins ou les forces des femmes sont souvent né-
gligés dans les initiatives de développement. Les femmes constituent également
la majorité des populations économiquement pauvres du monde, et portent la
plus grande charge de soins, avec une plus grande responsabilité pour assurer
l’approvisionnement en eau, en nourriture et en combustible du ménage. Les
femmes sont souvent confrontées à des obstacles sociaux, économiques et po-
litiques qui limitent leurs possibilités et leur capacité d’adaptation.
z Associée à un accès inégal aux ressources et aux processus décisionnels,
lorsque l’inégalité d’accès aux ressources et aux processus décisionnels se
conjugue aux possibilités limitées qu’ont les femmes de se déplacer et de cher-
cher de nouveaux moyens de subsistance, cela laisse les femmes des zones
rurales sont touchées de manière disproportionnée par le changement clima-
tique, la dégradation de l’environnement et les catastrophes.
z Par conséquent, nous devons appliquer des stratégies et des réponses sexos-
pécifiques qui cherchent à aborder et à transformer des rôles et des relations
profondément enracinés. En fondant votre travail sur des principes féministes et
en appliquant la boîte à outils de Diakonia pour l’intégration de la dimension de
genre, vous contribuerez à ce que les efforts visant à réduire les risques envi-
ronnementaux et à accroître la résilience contribuent à l’égalité des sexes.

19
LES PERSONNES SONT PLUS SÛRES ET PLUS SÉCURISÉES

Manque de bonne gouvernance


Bonne gouvernance / / État de droit /
État de droit / Égalité
Égalité

Niveau de Niveau et capacité


Niveau de l’égalité capacité de prévention, de
des sexes en matière à prévenir et préparation et de
de justice répondre aux réaction aux risques
conflits environnementaux

LES GENS NE SONT PAS EN SÉCURITÉ

Nos thèmes transversaux, Genre, conflits et l’environnement sont tous liés et ont un
impact les uns sur les autres.

La bonne gouvernance, l’État de droit et l’égalité sont des facteurs qui permettent de
créer un environnement dans lequel les personnes sont plus en sécurité.

20
Conflits et Risques
environnementaux
La relation entre les risques environnementaux et les conflits violents est complexe,
le sexe étant un facteur à examiner dans l’interaction. Les détenteurs de droits qui
vivent dans la pauvreté, qui n’ont pas la possibilité d’éviter les risques, sont souvent
vulnérables à la fois aux risques environnementaux et aux conflits violents, sans le
soutien et la protection d’un gouvernement qui fonctionne. Certains liens le sont :
z Les risques environnementaux peuvent exacerber les conflits en exposant la
mauvaise gouvernance et/ou les divisions existantes au sein des communautés,
lorsque la concurrence pour les ressources s’intensifie en raison de la destruc-
tion soudaine ou progressive des ressources naturelles. Une mauvaise gouver-
nance peut également exacerber les risques environnementaux en ne fournis-
sant pas de ressources et en ne prenant pas en compte les risques auxquels
les gens sont confrontés. L’extrême pauvreté se concentre aujourd’hui dans
des zones où la gouvernance est faible, où il existe des conflits violents et des
risques environnementaux.
z Les conflits violents peuvent exacerber les risques environnementaux en per-
mettant une extraction prédatrice des ressources naturelles sans aucun garde-
fou en matière d’environnement ou de droits de l’homme. Ou en détournant les
programmes et les fonds publics de l’atténuation du changement climatique
et de l’adaptation à la sécurité. Les conflits violents peuvent également aggra-
ver les inégalités socioéconomiques, ce qui accroît la vulnérabilité de certains
groupes face aux risques environnementaux.

21
Les trois livres suivants vous guiderons
à travers les trois étapes de l’intégra-
tion de l’environnement dans les
stratégies, programmes et projets de
Diakonia.
Étape 1 : Analyse du contexte :
Identifiez les principaux risques environnementaux (changement climatique, risques
naturels et dégradation de l’environnement) dans votre région. Qui est touché et
comment ?
Étape 2 Analyser l’impact :
Analyser la manière dont la stratégie, le programme ou le projet et les risques envi-
ronnementaux interagissent.
Comment les risques environnementaux affectent-ils les résultats de votre straté-
gie, programme ou projet et comment votre stratégie, programme ou projet a-t-il un
impact sur les risques environnementaux, tant positif que négatif ?
Étape 3 Ajustement et adaptation :
Identifiez si et comment vous pouvez ajuster ou adapter votre stratégie, programme
ou projet pour réduire l’impact négatif et augmenter l’impact positif sur les risques
environnementaux. Que peut faire la stratégie, le programme ou le projet pour ré-
duire la vulnérabilité et renforcer les capacités des personnes à risque ? Comment
pouvez-vous contribuer à un changement positif ?

22
Lexique
Changement Le changement climatique désigne toute modification significative des mesures du climat qui dure pendant une période pro-
Climatique longée. En d'autres termes, le changement climatique comprend les changements majeurs de la température, des précipita-
tions ou de la configuration des vents, entre autres effets, qui se produisent sur plusieurs décennies ou plus.

Atténuation du L'atténuation s'attaque aux causes du changement climatique, par exemple l'accumulation des gaz à effet de serre dans l'at-
changement clima- mosphère, tandis que l'adaptation s'attaque aux conséquences du changement climatique. Les mesures prises pour s'adapter
tique et adaptation ou gérer les changements, par exemple la plantation de cultures à croissance rapide qui résistent à la sécheresse ou tolèrent
au changement la salinité, la promotion de l'agriculture sur lit surélevé ou la plantation de mangroves dans des zones exposées aux cyclones,
climatique sont des activités d'adaptation.
L’adaptation ne pourra pas éliminer tous les impacts négatifs et l’atténuation est crucial pour limiter les changements du
système climatique.

Catastrophe et Une catastrophe est une perturbation grave du fonctionnement d’une communauté ou d’une société entraînant des pertes et
réduction des des impacts humains, matériels, économiques ou environnementaux importants, dépassant la capacité de la communauté
risques de catas- touchée à y faire face en utilisant ses propres ressources, par exemple un cyclone, une inondation, une pandémie, etc.
trophes La réduction des risques de catastrophes (RRC) est une approche systématique pour identifier, évaluer et la réduction des
risques de catastrophe. Elle vise à réduire l’exposition aux dangers et les vulnérabilités socio-économiques des personnes et
des biens, renforcer la capacité à la gestion des terres et de l’environnement et une meilleure préparation à la prévention les
catastrophes et les risques environnementaux qui les déclenchent.

Dégradation de La dégradation de l’environnement est la détérioration de l’environnement par l’épuisement des ressources telles que l’air, l’eau
l'environnement et le sol ; la destruction des écosystèmes ; la destruction des habitats ; l’extinction de la faune et de la flore ; et la pollution. La
déforestation, l’érosion des sols, le faible niveau des nappes phréatiques, la pollution extrême de l’air ou de l’eau, l’utilisation
d’engrais et de pesticides chimiques sont autant d’exemples de dégradation de l’environnement. Il est possible de prévenir ces
phénomènes en réduisant la surconsommation ou la surexploitation des ressources naturelles.

Dangers / Dangers Un danger est un événement extrême susceptible de causer des pertes de vies humaines, des blessures ou d’autres effets sur
naturels et risques la santé, des dommages aux biens, aux moyens de subsistance, aux services, des perturbations sociales et économiques ou
des dommages environnementaux à un groupe vulnérable. Les risques peuvent être naturels ou provoqués par l’homme. Par-
fois, les risques naturels tels que les inondations et la sécheresse peuvent être causés par l’activité humaine. Les inondations
peuvent être causées par de mauvaises installations de drainage et les sécheresses peuvent être causées par une irrigation
excessive ou la pollution des eaux souterraines. Les termes «danger» et «risque» sont souvent utilisés de manière interchan-
geable. Toutefois, en termes d’évaluation des risques, ce sont deux termes très distincts. Un danger est tout événement qui
peut causer des dommages ou des préjudices aux personnes, aux biens ou à l’environnement. Le risque est défini comme la
probabilité que l’exposition à un danger entraîne une conséquence négative, ou plus simplement, qu’un danger ne présente
aucun risque s’il n’y a pas d’exposition à ce danger.

Prévention Activités qui augmentent la capacité des gens à prévoir une catastrophe, à s’y préparer, à y réagir et à s’en remettre. Par
exemple, la connaissance des risques environnementaux, l’accès aux prévisions météorologiques ou aux informations sur le lieu
et le moment d’une évacuation permettent aux gens de mieux se préparer.

Résilience La résilience est la capacité des individus, des communautés, des organisations ou des pays exposés à une catastrophe, à une
crise et aux vulnérabilités sous-jacentes à anticiper, à se préparer, à réduire l’impact, à faire face et à se remettre des effets
des chocs et des tensions sans compromettre leurs perspectives à long terme. Par exemple, un individu qui peut satisfaire ses
besoins fondamentaux et qui a des opportunités économiques est plus résistant. De même, une communauté qui est sociale-
ment cohésive, qui a accès à et gère ses actifs naturels, est plus résistante.

Vulnérabilité Une condition qui réduit la capacité des personnes à se préparer, à résister ou à réagir à un danger particulier (naturel et créé
par l’activité humaine). Par exemple, le fait d’appartenir à un certain groupe de personnes, de vivre dans une certaine zone, de
ne pas avoir accès à l’information rend certaines personnes plus vulnérables que d’autres.

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