Polycope PROPULSION Alliche2022 PART1
Polycope PROPULSION Alliche2022 PART1
Faculté de Technologie
Département de Génie Mécanique
Polycopié de Cours
Support de Cours
Mécanique de Propulsion
(Cours et Exercices)
Année : 2021/2022
Approuvé par le Conseil Scientifique de la Faculté en date du : Mars/2022
Préface i
Nomenclature ii
Chapitre 1. Introduction Générale 1
I- Introduction 1
II- Aperçu historique 4
III- Notions de thermodynamique 6
Chapitre 2. Principes et performances des moteurs à réaction 9
I. Différents éléments d’un propulseur 10
II. Le Diffuseur 10
III. Le compresseur 11
IV. La chambre de combustion 13
V. La turbine 14
VI. La tuyère 15
Chapitre 3. Calcul du Compresseur 17
Chapitre 4. Calcul de Turbine à gaz 30
Chapitre 5. Calcul de la Chambre de Combustion
Chapitre 6. Moteur d’aviation et Moteur fusée 44
6.1. Turboréacteur 45
6.2. Turbopropulseur 48
6.3. Turboréacteur à double flux 51
6.4. Statoréacteur 52
6.5. Pulsoréacteur 54
6.6. Moteur Fusée 56
Chapitre 7. Performances d’un PROPULSEUR 58
CALCUL DE LA POUSSEE 59
CALCUL DE LA CONSOMMATION SPECIFIQUE 61
CALCUL DES PUISSANCES 61
CALCUL DES RENDEMENTS 62
CALCUL GENERAL D’UN TURBOREACTEUR 63
PARTIE II : EXERCICES & APPLICATIONS 74
BIBLIOGRAPHIE 122
i
Nomenclature
Indice :
- t : état générateur ou total du fluide.
- r : pour les composantes radiales.
- u : pour les composantes tangentielles.
- a : pour les composantes axiales.
- s : pour les transformations isentropiques.
i
Préface
En effet, chaque notion présentée est suivie par une série d’exercices permettant d’illustrer
les concepts présentés. Les techniques de calcul qui sont associées à la résolution des équations
mises en œuvre sont élaborées dans un souci d’efficacité.
Objectifs de l’enseignement :
Le cours a essentiellement pour but de familiariser l'étudiant avec les éléments
constructifs, le fonctionnement et le calcul énergétique des turbomachines thermiques
propulsives (Turbine à gaz, turboréacteur, moteur fusée).
Contenu de la matière :
Chapitre 1 Principe de propulsion
1 Les avions
2 Les principes
2.1 Principe de portance (Comment vole un avion ?)
2.2 Principe de propulsion (Comment se déplace un avion ?)
Chapitre 2 Principes et performances des moteurs à réaction
1 La poussée
2 Les formes d’énergies dans un moteur à réaction
3 Les puissances
4 Les Rendements
Chapitre 3 Turbine à gaz
1 Eléments constructifs d’une turbine à gaz
2 Principe de fonctionnement
3 Calcul énergétique d’une turbine à gaz
Chapitre 4 Moteur d’aviation (Turbo-réacteurs)
1 Principe de fonctionnement du turboréacteur
2 Les éléments constructifs du turboréacteur
3 Les déférents types du turboréacteur
4 Analyse et calcul d’un turboréacteur simple flux
Chapitre 5 Moteur fusée
1. Poussée et principe de fonctionnement
2. Lanceurs et Moteurs
3. Les paramètres descriptifs d’un moteur
4. Les relations fondamentales
Mode d’évaluation :
Contrôle continu : 40% ; Examen : 60%.
Références bibliographiques :
1. Klaus Hünecke , Jet engines: fundamentals of theory, design, and operation, Zenith Imprint,
1997, 241 p.
CPND 2016-2017 P a g e 44
2. Jean-Claude Thevenin, Le turboréacteur, moteur des avions à réaction, Association
Aéronautique et Astronautique. France, 2004, 46 p.
3. Albin Bolcs. Turbomachines thermiques (volume 1et 2), Lausanne 1993.
4. S.Candel. Mécanique des Fluides Tom 3 (Exercices), Dunod 1995.
5. George p. Sutton, 0scar Biblarz, Rocket Propulsion Elements, JOHN WILEY & SONS, 2001
CPND 2016-2017 P a g e 44
Chapitre 1.
INTRODUCTION GENERALE
1
I. Introduction
2
propulsé vers l’avant. Au sein des fluides, le milieu sur lequel le propulseur prend appui n’est
pas fixe ; il se dérobe et est mis lui aussi en mouvement. Le fluide absorbe ainsi une partie de
l’énergie mise en œuvre, qui est dégradée et rendue inutilisable pour le déplacement, ce qui
introduit la notion de rendement de propulsion.
L’eau, au contraire du sol, est incapable de fournir une réaction égale au poids des êtres
humains. Si l’on veut se maintenir à la surface, il faut envoyer vers le fond, avec les pieds ou
les mains, une certaine quantité d’eau, qui par réaction, fournit le complément à la poussée
d’Archimède. La nage, s’effectue donc par réaction. L’action musculaire n’est pas suffisante :
il faut aussi que les mouvements d’appuis sur l’eau soient coordonnés.
Les bateaux utilisent la réaction de l'eau pour assurer leur propulsion. Ce phénomène
d'appui est très net avec une rame ou une roue à aubes, car les forces mises en jeu sont
essentiellement parallèles à la direction moyenne du fluide. Avec une hélice, qui utilise plutôt
des forces de portance, perpendiculaires à la direction moyenne du fluide, le phénomène d'appui
est moins apparent, en raison du mouvement tourbillonnaire communiqué au fluide, mais c'est
bien la projection longitudinale de cette portance qui assure la propulsion. Il faut concevoir une
hélice comme une pelle qui, de façon continue, reçoit de l'eau animée d'une certaine vitesse et
la projette vers l'arrière sensiblement plus vite.
Quelques réalisations récentes remplacent l'hélice par une pompe qui projette l'eau vers
l'arrière, dans l'air ou dans l'eau. Le caractère " à réaction" de ce type de propulsion n'est pas
différent de celui d'une hélice, mais il est sans doute plus visible. Sur les systèmes les plus
modernes, la direction de l'action est variable, dans une certaine mesure, en plus de son
intensité. Dans l'air, la poussée d'Archimède de trois ordres de grandeur plus faible que dans
l'eau, et c'est déjà tout un problème que d'assurer la sustentation.
Actuellement, et après les déboires des ballons gonflables, la sustentation est le plus
souvent assurée par la voilure fixe des avions ou par la voilure tournante des hélicoptères. La
propulsion, quelle que soit la méthode employée, est basée sur le principe qui est d'augmenter
la quantité de mouvement du fluide en contact avec l'élément propulsif. Dans le cas d'une fusée,
les gaz propulsifs ont leur origine à l'intérieur même de l'engin, alors que dans le cas d'un moteur
utilisant l'atmosphère comme comburant, c'est-à-dire un moteur aérobie, la poussée provient
d'une action sur l'air dans lequel baigne le véhicule.
Les différents systèmes de propulsion dans et en dehors de l'atmosphère peuvent être
classés, dans une première approche, en cinq familles :
x les hélices
x les pulsoréacteurs
3
x les statoréacteurs
x les turboréacteurs
x les moteurs-fusées
Une hélice peut être associée soit à un moteur à pistons, soit à une turbine à gaz, pour
former dans ce dernier cas un turbopropulseur.
Durant le siècle dernier, les spécialistes de l’aviation ne cessent de développer leur domaine
après le premier événement qui a eu lieu en 1903, du vol d’ORVILLE WRIGHT sur un engin
propulsé par un moteur à quatre cylindres, et cela par accroissement de la vitesse de l’avion et
améliorant le rendement propulsif.
Cependant l’acquisition de grandes vitesses, surtout par l’aviation militaire, demeure de
plus en plus considérable, c’est ainsi pour permettre une lutte efficace contre les bombardiers
modernes, les constructeurs se conquièrent à réaliser des chasseurs de plus en plus rapides.
L'idée du turboréacteur est née, en 1928 (Frank Whittle), breveté en 1930, tournant au banc
d’essai en 1937. Parallèlement, un ingénieur allemand, Hans Joachim PABST VON OHAIN,
inventait le premier turboréacteur allemand. Son premier réacteur le HES 1, comparable à celui
de l'anglais Whittle, avait tourné au banc en septembre 1937. En 1939, une version améliorée,
le HES 3B permettait le décollage du premier avion à turboréacteur du monde : le Heinkel He-
178
Le rendement propulsif, facteur performant des moteurs qui, à partir d’une certaine valeur
de la vitesse, devient plus élevé, pour les turboréacteurs, caractéristique qui a été toujours le but
de toute étude dans le domaine de l’aviation.
C’est pourquoi on délaisse ces dernières années les groupe « turbopropulseurs » encore
plus les « motopropulseurs », qui se révèlent pratiquement inaptes dans le domaine des avions
rapides, et sont abandonnés au profit des moteurs à réaction, entre autres le turboréacteur qui
permet à l’avion de disposer d’une large gamme de vol.
Les études de performances de ces moteurs sont toujours en cours afin d’optimiser les
caractéristiques et aboutir à une meilleure adaptation de fonctionnement.
De ce fait, sont apparues de nombreuses versions, en l’occurrence, réacteur simple flux,
à double corps avec poste combustion et réacteur à double flux.
Le cas du turboréacteur « mono-flux » et « simple-corps », C’est le cas le plus simple.
Un compresseur assure la compression de l’air. Mais pour cela, il faut le faire tourner. Il est
couplé à une turbine. Cette dernière est-elle même- entraînée par les gaz chauds qui sortent
4
d’une « chambre de combustion ». Dans cette chambre, l’énergie est fournie par la combustion
de kérosène avec l’oxygène de l’air disponible dans l’air absorbé (et comprimé). Une fois
prélevée l’énergie nécessaire à l’entraînement du compresseur, il reste encore suffisamment
d’énergie provenant de la combustion, donc de pression, pour fournir l’énergie de propulsion
requise. La poussée est finalement obtenue au travers d’une « tuyère » destinée à accélérer les
gaz sortant de la turbine et dont la section d’éjection est réglée de telle sorte que la poussée soit
optimale. Cette section peut être définie une fois pour toutes ou ajustable en vol.
5
Le présent cours sera basée sur le calcul thermodynamique, cinématique et aérodynamique
pour enfin aboutir au dimensionnement des principaux organes du turboréacteur et qui sont :
- Le compresseur.
- La chambre de combustion.
- La turbine à gaz.
- Et la tuyère.
6
7. Fonction chemin : soit la transformation (1-2), une fonction chemin est une fonction
qui dépend du chemin parcouru par la transformation. Exp le travail ܹ et la chaleur ܳ:
ߜܹ ൌ ܹଵǡଶ et non pas ܹଵ െ ܹଶ et
ߜܳ ൌ ܳଵǡଶ et non pas ܳଵ െ ܳଶ
8. Variable extensive : est une variable qui varie avec la variation du volume. Exp : le
volume V.
9. Variable intensive : est une variable qui ne varie pas avec la variation du volume. Exp :
la pression P et la température T
10. Fluide parfait : est un fluide idéal (fluide non visqueux ߤ ൌ Ͳ ).
11. Gaz parfait : l’équation d’état d’un gaz parfait est :
ܸܲ ൌ ܴ݊ܶ avec ܴሾܬΤ݈݉Ǥ ܭሿ (1.2a)
ܸܲ ൌ ݉ ܶݎavec ݎሾܬΤ݃ܭǤ ܭሿ (1.2b)
ଵ
ܸܲ ൌ ݉ܲ ฺ ܶݎ ൌ ݒܲ ; ܶݎൌ ฺ ܶݎൌ ܶݎ avec ݒൌ
ఘ ఘ
7
Pour une transformation à température constante :
οݑଵǡଶ ൌ Ͳ donc : ܹଵǡଶ ൌ െܳଵǡଶ (1.5)
Pour une transformation à volume constant :
ܹଵǡଶ ൌ Ͳ ฺ οݑଵǡଶ ൌ ܳଵǡଶ (1.6)
b. Premier principe pour un système ouvert (équation d’énergie)
ܳ ܹ ൌ ο ܪ οܧ οܧ ܬΤ݃ܭ (1.7a)
ܳሶ ܹሶ ൌ ݉ሶሺο݄ οܧ οܧ ሻ ܬΤݏ (1.7b)
ଵ
ܳሶ ܹሶ ൌ ݉ሶሾܥ οܶ ଶ ሺࢂଶଶ െ ࢂଵଶ ሻ ݃ሺݖଶ െ ݖଵ ሻሿ (1.7c)
8
Chapitre 2.
9
II. Différents éléments d’un propulseur
Les éléments de base qui rentrent généralement dans la construction d’un propulseur
sont les suivants : Un diffuseur (D), un compresseur (C), une chambre de combustion (CC), une
turbine (T) et une tuyère (Ty).
II.1. Le diffuseur
Le diffuseur est une conduite divergente à paroi thermiquement isolée. Elle transforme
l’énergie cinétique de l’air en mouvement en énergie de pression. L’air traversant le diffuseur
dans un propulseur subit une compression dynamique.
C’est un processus de compression adiabatique non réversible à cause de la présence
des frottements dans l’écoulement du fluide.
a. Calcul du diffuseur :
Le schéma et le diagramme TS d’un diffuseur sont représentés respectivement sur les figures
1 et 2.
Ve V1
D
Pe P1
e 1, 1’
1’
T 1
S
Fig.2. Diagramme TS d’un diffuseur.
10
L’équation d’énergie donne :
ଵ
݉ሶ ቂܥ οܶ ଶ ሺࢂଵଶ െ ࢂଶ ሻቃ ൌ Ͳ (2.1)
avec ܳሶ ൌ Ͳ , ܹሶ ൌ Ͳ et οܧ ൌ Ͳ
݀݊݅ݐܽ݅ݎܽݒ′ ݁݊݁ݑݍ݅ݎݐ݊݁ݏ݅݊݅ݐܽ݉ݎ݂ݏ݊ܽݎݐ݈ܽݎݑ݈݄݁݅ܽݐ
ߟ ൌ
݀݊݅ݐܽ݅ݎܽݒ′ ݁݊݁ݑݍ݅ݎݐݕ݈݊݅ݐܽ݉ݎ݂ݏ݊ܽݎݐ݈ܽݎݑ݈݄݁݅ܽݐ
Δு ሺ் ି் ሻ
ߟ ൌ Δு ǡభ ൌ ൫்భ ି் ൯ (2.5)
ǡభ′ భ′
II.2. Le compresseur
a. Calcul du compresseur
P1 C P2
1’ 2 2’
11
2’
T 2
1’
S
Fig.4. Diagramme TS d’un compresseur.
݁ݑݍ݅ݎݐ݊݁ݏ݅݊݅ݐܽ݉ݎ݂ݏ݊ܽݎݐ݈ܽݏ݊ܽ݀ݐݑܿ݁ݎ݈݅ܽݒܽݎݐ
ߟ ൌ
݁ݑݍ݅ݎݐݕ݈݊݅ݐܽ݉ݎ݂ݏ݊ܽݎݐ݈ܽݏ݊ܽ݀ݐݑܿ݁ݎ݈݅ܽݒܽݎݐ
ௐ ᇲ Δு ′ ቀ்మ ି்భ′ ቁ
ߟ ൌ భ ǡమ ൌ భ ǡమ ൌ ൫் (2.9)
ௐ Δு
భᇲ ǡమ′ భ′ ǡమ′ మ′
ି்భ′ ൯
12
a. Calcul de la chambre de combustion
Le schéma et le diagramme TS de la chambre de combustion sont représentés
respectivement sur les figures 5 et 6.
Carburant
P2’ P3
Air CC Gaz
2’ 3
T
3
2’
S
Fig.6. Diagramme TS de la chambre de combustion.
b. Rendement de la combustion
ܽ ݀݊݅ݐܽݐ݊݁݉݃ݑ′ ݁݊ݖܽ݃ݏ݈݄݁݀݁݅ܽݐ
ߟ ൌ
݈ ′ é݊݁ݐ݊ܽݎݑܾݎ݈ܽܿ݁ݎܽ݁݅݊ݎݑ݂݁݅݃ݎ
ሺሶೌ ାሶ ሻுయ ିሶೌ ுమᇲ
ߟ ൌ ሶ
(2.12)
avec
ܪଷ ൌ ܥ ܶଷ (2.12a)
13
ܪଶᇲ ൌ ܥ ܶଶᇲ (2.12b)
III.4. La turbine
La turbine avec des parois adiabatiques fournit un travail à l’extérieur. Les gaz de
combustion à haute température et haute pression sortant de la chambre de combustion subit
une détente mécanique en traversant la turbine. C’est un processus de détente adiabatique non
réversible.
a. Calcul de la turbine
P3 T P4
3 4 4’
Fig.7. Schéma de la turbine.
T 3
4’
4
S
Fig.8. Diagramme TS de la turbine.
14
Pour une transformation adiabatique on a aussi :
ఊ ఊ
ൗଵିఊ ൗଵିఊ
ܲଷ ܶଷ ൌ ܲସ ܶସ (2.14)
்ݎൌ య (2.15)
ర
݁ݑݍ݅ݎݐݕ݈݊݅ݐܽ݉ݎ݂ݏ݊ܽݎݐ݈ܽݎܽ݅݊ݎݑ݂݈݅ܽݒܽݎݐ
ߟ் ൌ
݁ݑݍ݅ݎݐ݊݁ݏ݅݊݅ݐܽ݉ݎ݂ݏ݊ܽݎݐ݈ܽݎܽ݅݊ݎݑ݂݈݅ܽݒܽݎݐ
III.5. La tuyère
a. Calcul de la tuyère
Le schéma et le diagramme TS d’un diffuseur sont représentés respectivement sur les figures 9
et 10.
V4’ V5
P4’ Ty P5
4’ 5 5’
T 4’
5’
5
S
Fig.10. Diagramme TS de la tuyère.
15
L’équation d’énergie donne:
ଵ
݉ሶ ቂܥ οܶ ଶ ൫ࢂଶହ െ ࢂସଶᇲ ൯ቃ ൌ Ͳ (2.17)
Avec ܳሶ ൌ Ͳ , ܹሶ ൌ Ͳ et οܧ ൌ Ͳ
La vitesse ܸସᇱ peut être négligée devant ܸହ
ଵ
݉ሶ ቂܥ ሺܶହ െ ܶସᇲ ሻ ଶ ሺࢂଶହ ሻቃ ൌ Ͳ (2.18)
݄ܿ݀݁ݐݑᇱ ݁݊݁ݑݍ݅ݎݐݕ݈݊݅ݐܽ݉ݎ݂ݏ݊ܽݎݐ݈ܽݏ݈݄݊ܽ݀݁݅ܽݐ
ߟ்௬ ൌ
݄ܿ݀݁ݐݑᇱ ݁݊݁ݑݍ݅ݎݐ݊݁ݏ݅݊݅ݐܽ݉ݎ݂ݏ݊ܽݎݐ݈ܽݏ݈݄݊ܽ݀݁݅ܽݐ
ு ᇲ ᇲ ൫்రᇲ ି்ఱᇲ ൯
ߟ்௬ ൌ ுర ǡఱ ൌ ൫்రᇲ ି்ఱ ൯
(2.20)
రᇲ ǡఱ
16
CHAPITRE III
LE COMPRESSEUR
CHAPITRE III LE COMPRESSEUR
III.1 . Introduction :
Les compresseurs sont des appareils destinés à produire un accroissement de pression d’un fluide
à l’état gazeux. Pour comprimer un fluide, on peut précéder de deux manières :
x soit diminuer le volume d’une enceinte a une certaine quantité de fluide (cas des
compresseurs volumétriques.)
x soit communiquer au fluide une grande vitesse, l’énergie cinétique étant ensuite
transformée en énergie de pression (cas des turbo-compresseurs).
L’étage d’un compresseur se compose de trois organes traversés successivement par le fluide et qui
sont :
x le canal d’aspiration.
x le rotor (ou roue), qui fournit de l’énergie cinétique au fluide.
x une partie fixe (ou stator) qui transforme l’énergie cinétique du fluide en énergie de
pression.
Son rôle est d’assurer, avec un bon rendement, un débit d’air suffisant et une pression élevée à
l’entrée de la chambre de combustion. Il est constitué d’un ou plusieurs étages, chaque étage
comprenant une grille d’aubes mobiles (le rotor) qui communiquent le mouvement et l’énergie
cinétique à la masse d’air et une grille d’aubes fixes (le stator) transformant cette énergie en pression
et redressant l’écoulement. Il existe deux principaux types de compresseurs :
Dans cette partie, on présente l’étude du compresseur centrifuge. Pour cela, on se contente
d’une simple comparaison entre les deux genres de compresseur illustrée dans le tableau 1
17
CHAPITRE III LE COMPRESSEUR
Avantages Inconvénients
- moins fragile aux chocs - rendement médiocre en altitude.
- meilleure accélération (moine - taux de compression limite
Compresseur centrifuge. d’inertie) (jusqu’à4).
- usinage plus facile donc moins - maitre couple important.
onéreux.
- rendement supérieur à celui du - fragile aux chocs
compresseur centrifuge lui - usinage délicat, donc onéreux.
donnant une meilleure
performance en altitude.
Compresseur axial
- le débit est environ le double de
celui du compresseur centrifuge, et
de même pour la poussée car elle
est proportionnelle au débit d’air.
Tableau1 : comparaison entre les compresseurs (centrifuge et axial)
Les compresseurs centrifuges comme les compresseurs axiaux sont des turbo-compresseurs où
l’accroissement des pression est obtenu à l’aide d’une action sur la vitesse du fluide.
18
CHAPITRE III LE COMPRESSEUR
Le travail fourni par la turbine entrainant le compresseur est donc transformé en énergie
cinétique des gaz à comprimer qui, à son tour, sera transformée en énergie de pression.
Le fluide entre dans l’étage par le canal d’aspiration, où il sera accéléré puis dirigé vers l’entrée
de la roue ; ce qui se traduit par les inégalités suivantes ;
ଵ ୟ ; ଵ ୟ (3.2)
C augmente P diminue
Le fluide est accéléré dans le système absolu et décéléré dans le système mobile (relatif), il
sera donc comprimé, ce qui se traduit par les inégalités suivantes :
(C ) ; (W ) ; (P )
Les canaux étant divergents, on aura une diminution de la vitesse absolue et une augmentation
de la pression :
ସ ൏ ଶ ; ସ ൏ ଶ (3.4)
19
CHAPITRE III LE COMPRESSEUR
H(KJ/Kg) 2t 3t
3
C42/2
4s
4 P3-4 C32/2
3s C22/2
3 P2-3
2
2s
P1-2
οࢋ࢛
C12/2
1
S(KJ/Kg)
Fig.11 : Cycle thermodynamique du compresseur
III.5.1. Désignations :
C1 W1 C2
W2
C2r W2t
α2 β2
C2u
U1 U2
Fig.12 : Triangles de vitesses
20
CHAPITRE III LE COMPRESSEUR
21
CHAPITRE III LE COMPRESSEUR
ଵ ଵଶ Ȁʹ = ଶ Ȁʹ or CA = 0
D’où ଵ െ ൌ െଵଶ Ȁʹ
- pour le diffuseur :
ସ ൌ ሺ± ̶Ͷ̶ሻȀሺοୣ୳ ሻ
22
CHAPITRE III LE COMPRESSEUR
on obtient ;
ସୗ െ
Ʉୗସ ൌ ሺସୗ െ ሻȀሺସ െ ሻ ൌ
οୣ୳ ሺଶ െ ସଶ ሻȀʹ
ɏଵ ൌ ଵ Ȁሺ כଵ ሻ
ଶ ଶ ሻଵȀଶ
ଶ୰ ൌ ɔଵ כଶ ; ଶ ൌ ሺଶ ଶ୰
Ƚଶ ൌ ሺଶ୰ Ȁଶ ሻ
Donc :
24
CHAPITRE III LE COMPRESSEUR
D’où :
ɏଶ ൌ ଶ Ȁሺ כଶ ሻ
Or : ଶ ൌ ͲǤͲͷ כଶ
ଵ ൌ ଶ Ͳ כǤͲͷ
N = ଶ ȀɎ כଶ
ଵ = 0.05*ଶ
P = Ɏ כଵ Ȁ୰
25
CHAPITRE III LE COMPRESSEUR
On choisi : f = 0.04
On suppose que : ɏଷ ൌ ɏଶ , et on a :
26
CHAPITRE III LE COMPRESSEUR
ɏଷ ൌ ɏଷ Ȁሺ כଷ ሻ
Si ߩଷ calculée est différente de ߩଷ supposée, on revient à (b), en prenant comme deuxième valeur de
ߩଷ supposée, la valeur de ߩଷ calculée. L’itération s’achève lorsque ߩଷ supposée converge vers ߩଷ
calculée.
- choix de la largeur :
b4 =b3
x Température isentropique :
Si ߟସ calculé est différent de ߟସ on refait le calcul à partir de (U2) en prenant comme valeur
supposé de la valeur de ߟସ calculée. L’itération s’achève lorsque ߟସ supposé converge vers
ߟସ calculé.
27
Chapitre IV
Calcul de la turbine
30
ǤͳǤ Introduction :
La turbine est une partie du turboréacteur responsable de la rotation du rotor tout entier. Elle
assure l’entrainement du compresseur en prélevant une partie de l’énergie des gaz sortant de la
chambre de combustion. Ce processus se traduit par une détente des gaz dans l’étage de la turbine
transformant ainsi l’énergie potentielle de la chute d’enthalpie en énergie cinétique et communique
le mouvement de rotation a la partie mobile de la turbine qui entraine a son tour le compresseur.
(4.1):
L’étage d’une turbine axiale se compose d’un certain nombre d’éléments qui
comprennent une couronne de canaux fixes formant le distributeur et une couronne de canaux
mobiles qui représentent la roue.
31
Dans la turbine, le fluide peut se détendre dans l’aubage fixe ou dan l’aubage mobile ou dans
les deux en même temps, ce fait appel aux processus d’action et de réaction dans les turbines, on
distingue donc :
Dans ce genre de turbines le fluide se détend entièrement dans l’aubage fixe et l’énergie
engendrée se transforme dans l’aubage mobile en énergie mécanique du mouvement rotatif.
Le rapport de la chute d’enthalpie dans le rotor a celle produite dans l’étage entier(ou degré
de réaction) est pratiquement nul, et la pression a l’entrée et a la sortie du rotor est pratiquement
la même.
Dans ce cas, une partie de la détente se fait dans le rotor et l’autre dans le stator. Le degré de
réaction est définit par le rapport de la chute d’enthalpie dans le rotor a celle produite dans
l’étage complet.
Si les chutes dans le stator et rotor sont identique, le degré de réaction serait égal a :
9 0 : Entrée de la turbine
9 1 : Sortie de distributeur
9 2: Sortie de la turbine
32
P0 = P3 = 429204.79 Mpa.
T0 = T3 = 1173 0K .
qm =7.6143 kg/s.
C0 = C3 = 100 m/s.
qm t = q m c + qc .
x Le rendement énergétique :
x Le rapport :
x Coefficient de frottement :
x Paramètres de la fumée :
33
γ (3 , 1000) =1.31
γ (3 , 1200) =1.34
ഥ= തതതത
ഥ = 297 KJ/KG 0K
۱ܘ.( (ത,– 1)/ ത,) ; AN :
h0 – h1s =( h0 – h2s’).(1-σ)
h0 - h1 = ( C12 - C02 ) /2
34
ഥ.T1)1/2.
M1=C1/(γ
x Pression statique :
x ഥ.T1.
Densité des gaz a la sortie du distributeur : ρ1= P1/
x Chute d’enthalpie isentropique dans l’etage :
35
x Vitesse de rotation :
U = C1 .Ф
Dt =U/π.N.
36
C2 C2a W2
α2 =86°
C2u U
h1-h2s = cp.T1(1-(p2/p1)γ-1/γ)
w2u=(w22 –C1a2)1/2.
x Vitesse absolue :
C2 =( C2u2 + C2a2)1/2
37
x Densité du fluide :
ρ2=P2/Rmoy.T2.
x Nombre de mach :
M2 =w2/(γ. Rmoy.T2)1/2.
38
Pu = hu1. qmt
D’où : t = topt .b
39
IV.5.5. Perte par le jeu au dessus des aubes mobiles (voir fig.21)
Le but de la prévision du jeu δ est de limiter les fuites entre les pièces mobiles et les pièces
fixes du turboréacteur.
40
La valeur du jeu δ doit assurer le fonctionnement du rotor avec son corps. Le jeu n δ est
donné par la formule suivante :
δ =E + F.Dex
E=0.00025
Ω = Pfuite /(C2a2/2).
Puissance perdue :
୧୲ =Ǥ ୫୲
Rendement interne
41
Chapitre 5.
Calcul de la Chambre de Combustion
(ETUDE ÉNERGÉTIQUE)
1
V.1- CONCEPTION ET DESCRIPTION DE LA CHAMBRE DE COMBUSTION
La chambre de combustion est la partie vitale du turboréacteur. Son rôle est d'établir le
mélange de l'air comprimé avec le combustible et, par combustion, de transformer son énergie
chimique en énergie thermique (calorifique).
- pour une même intensité de combustion la chambre est plus courte d’où la réduction
de la longueur du turboréacteur et par conséquent celle de son poids.
- la combustion est plus complète car la vitesse est réduite au niveau de l’injecteur.
- elle assure une meilleure pulvérisation par suite des chocs sur les molécules de fuel.
L’inconvénient de cette méthode réside dans le fait que l’injecteur se trouve dans la
flamme.
42
Cette difficulté peut être surmontée par l’utilisation d’un matériau thermiquement
résistant.
L'allumage du mélange gazeux s'établit non seulement par des brûleurs mais aussi par
un ensemble d'accessoires qui se trouve à l'extérieur de la chambre.
et mécaniquement.
Actuellement les turboréacteur les plus performants ne dépassent pas 1700 °K alors que
les turboréacteur les plus classiques peuvent atteindre 1500 °K. On a donc intérêt à refroidir
les gaz de combustion avant l’entrée dans la turbine jusqu’à des valeurs admissibles de la
température.
Le système de refroidissement est composé d’une chemise percée d'orifices pour créer
des écoulements secondaire et tertiaire de l'air (60 à 75% de l’air provenant du compresseur)
qui servent à refroidir les gaz ainsi que la chambre de combustion.
Le nombre d’orifices ne peut pas dépasser une certaine valeur pour des raisons de
résistance de la chemise.
Leur forme peut être circulaire ou rectangulaire à bouts arrondis. L’expérience montre
que la combinaison des deux formes d’orifices donne une meilleure combustion, une
poussée plus grande et une homogénéité de la température conséquence d’une meilleure
dilution. Cette homogénéité permet alors une répartition plus uniforme des contraintes sur
les aubes de la turbine et qui sera ainsi favorable à sa résistance.
43
En ce qui concerne les types de chambres, on peut citer les trois suivantes (fig. V.2) :
Remarque :
Les chambres de combustion tubulaires présentent les avantages suivants par rapport aux deux
autres :
44
- meilleur homogénéité de la température à la sortie de la chambre que les annulaires, mais
moindre que les chambres mixtes.
Le rapport fuel/air appelé rapport de mélange f est l'un des paramètres les plus importants
dans la combustion. En négligeant f devant 1, le bilan thermique de la chambre de
combustion s'écrit :
D’où :
ሺ்బర ି்బయ ሻ
݂ൌ ൌ (5.2)
ೌ ொೃ
(5.3)
45
Cette valeur de f entraînant des températures élevées à la sortie de la chambre de combustion
(2500°K), il est alors nécessaire de diluer le mélange pour avoir f ൎ0.01.
Pour un fuel représenté par CnHm on peut calculer son PCI par la formule approchée suivante :
(5.4)
Le rapport des chaleurs spécifiques ߛ dépend non seulement de la température mais aussi de la
composition du mélange (car R dépend de la composition). Ceci est illustré par la figure (V.3)
ci-dessous.
D’après la description faite en (§V.1.4), le calcul des pertes de charge dans la chambre
de combustion peut être simplifiée par la modélisation suivante basée sur l’organisation interne
de la chambre :
Dans un premier temps, l’écoulement non encore soumis à l’apport de chaleur, doit
contourner les obstacles tels que les canalisations d’arrivée du fuel, les injecteurs, l’accroche-
flamme, ...etc. La température du fluide (celle de sortie du compresseur) est suffisamment
basse pour que les effets de la viscosité soient importants. On fait donc intervenir une perte de
charge aérodynamique.
Dans un second temps, l’écoulement subit l’apport de chaleur et la température atteinte permet
de réduire de façon importante les effets de la viscosité, le fluide se rapprochant de l’état
46
parfait quand la température augmente. On fait alors intervenir une deuxième perte de
charge, uniquement thermodynamique.
47
Figure V.5- Ecoulement à travers un tube de flamme idéal (K=2, γ=1.4)
48
Maintenant pour déterminer la température maximale en sortie de la chambre de
combustion nous considérons, dans la seconde partie de la chambre de combustion, l'équation
d'énergie sous sa forme intégrale.
49
50
51
52
Ces courbes nous montrent que la perte de charge est proportionnelle au nombre de
Mach M3’. Plus ce dernier diminue, plus la perte de pression totale diminue mais cela entraîne
inévitablement une température maximale de cycle T04 plus élevée car le rapport de mélange
f est plus grand.
53