Extrait Lumumba
Extrait Lumumba
Cet article présente un résumé de l'histoire de la république démocratique du Congo. Le pays qui
porte aujourd’hui le nom de république démocratique du Congo est peuplé depuis au moins
200 000 ans av. J.-C. environ. Il y eut des grands États centralisés sur ce territoire comme les
Kongo, les Basongyes de la province de Lomami Kuba, Garengaze, Lunda et l'Empire luba. Les
Européens ne reconnaissent la région qu'en 1482-1483 avec la découverte de l'embouchure du
fleuve Congo par le marin portugais Diogo Cão (1450-1490). Le royaume du Kongo est alors à
son apogée. À partir de 1879, l'explorateur Henry Morton Stanley (1841-1904) explore l'intérieur
du futur pays pour le compte du roi des Belges Léopold II. Au cours de la conférence de Berlin
(1884-1885), ce dernier parvient à faire reconnaître aux autres puissances européennes sa prise
de possession du Congo. C'est le début de la colonisation. Le secteur contrôlé prend le nom
d'État indépendant du Congo bien qu'il soit en fait la propriété personnelle de Léopold. En 1908,
le Parlement belge reprend, par legs du roi Léopold II, la tutelle sur le territoire, nouvellement
dénommé Congo belge.
Le 30 juin 1960 le Congo arrache son indépendance à la Belgique. Patrice Lumumba (1925-1961)
joue un rôle capital dans cette émancipation. Chargée d'espoir, l'indépendance bascule le pays
dans le chaos : le Katanga puis le Kasaï font sécession. Craignant pour leur vie, les Belges
s'enfuient ; la Belgique puis les Nations unies envoient des troupes ; les gouvernements
congolais se succèdent après l'assassinat de Lumumba le 17 janvier 1961.
En 1965, Joseph-Désiré Mobutu (1930-1997), chef d'état major de l'armée, renverse par un coup
d’État le président Joseph Kasa-Vubu. Le Congo retrouve une certaine stabilité au prix d'un
régime autoritaire. Mobutu, qui a renommé le pays en Zaïre en 1971, se maintient au pouvoir
pendant trente deux ans. En 1997, durant la première guerre du Congo, l'avancée de l'Alliance des
forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), une force armée rebelle soutenue par
le Rwanda et l'Ouganda, l'oblige à fuir Kinshasa. Le régime tombe, affaibli par la crise
économique, discrédité par la corruption, et abandonné par les puissances occidentales. Le
porte-parole de l'AFDL, Laurent-Désiré Kabila, se proclame chef d'État en mai 1997, et renomme
le pays en république démocratique du Congo (RDC). Kabila conduit le pays d'une manière aussi
autocratique que son prédécesseur et en 1996 le pays plonge dans une nouvelle guerre
(deuxième guerre du Congo) à la suite de tensions entre Kabila et ses anciens alliés (Rwanda et
Ouganda). Après l'assassinat de Kabila en 2001, Joseph Kabila lui succède. Depuis la fin du
conflit en 2003, le Congo est entré dans une phase de démocratisation, marquée notamment par
la tenue d'élections libres en 2006, 2011, 2018. En janvier 2019, Félix Tshisekedi, succède à
Joseph Kabila à la présidence de la république démocratique du Congo, cette succession
représente la première alternance pacifique dans l'histoire politique de la RDC. Lors des élections
de 2023, dans un contexte de recrudescence de violence dans l'est du pays, Félix Tshisekedi est
réélu comme président.
Préhistoire
La zone qui porte aujourd’hui le nom de république démocratique du Congo est peuplée depuis
au moins 200 000 ans environ d'après les découvertes de pierres taillées sur les sites de
Mulundwa (Katanga), Katanda et Senga (Kivu)1. Des vestiges archéologiques de l'Homo sapiens
(os, pointes de harpons, outils en quartz) ont été découverts à Ishango (une localité située à
proximité de l’Ouganda, au sud-est du pays et au nord du lac Édouard) dans le parc national des
Virunga et datées entre 25 000 et 20 000 ans. Les os découverts à Ishango sont restés notoires
par les encoches qu’ils comportent. Ces encoches ont donné lieu à des interprétations
controversées2. Des peuples bantous venus d'une zone comprise entre l'est du Nigeria et les
Grassfields du Cameroun viennent s'installer dès 2 600 ans av. J.-C.3.
La culture Urewe désigne l'âge du fer ancien, dans la région des Grands Lacs, dont le Kivu.
Royaumes africains
Esclavage en Afrique
Bantous, Expansion bantoue (depuis -2000 AEC)
Les grands royaumes (Luba, Lunda, Kongo) se forment entre les premiers siècles après Jésus-
Christ et avant le xve siècle, époque de l'arrivée des premiers portugais sur le littoral atlantique.
Mais de nombreuses populations vivent alors dans des chefferies, de petites principautés plus
ou moins autosuffisantes. À partir de cette époque, on voit ces royaumes éclater sous
l’impulsion de la traite et l’émergence de nouveaux rapports de force qui déboucheront sur la
colonisation. Des jésuites portugais christianisent les rois et les peuples du Kongo3.
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (janvier 2025). [afficher]
L' exploration européenne de l'Afrique subsaharienne est tardive. Les mappemondes anciennes
attestent de l'ignorance générale, sauf pour ce qui serait à l'est la côte swahili. Le commerce
transsaharien reste méconnu. L'École majorquine de cartographie accompagne les efforts de
navigation exploratoire des puissances maritimes. La circumnavigation du continent africain
s'amorce au xiiie siècle.
L'idée de partage de l'Afrique se propage dans les années 1850-1880, bien avant la conférence de
Berlin (1884-1885). L'exploration intérieure de l'Afrique reste en 1800 limitée aux grands fleuves :
source du Nil.
Entre 1874 et 1877, Henry Morton Stanley (1841-1904), explorateur britannique, pénètre l'Afrique
équatoriale, jusqu'alors terra incognita pour les Européens. Sur son bateau à vapeur, il descend le
fleuve Congo, principale voie de pénétration, et cartographie la zone, pour un journal. Entre 1879
et 1884, l'explorateur effectue un deuxième voyage à travers le Congo, mais cette fois en
remontant le fleuve. Sa mission est de créer des postes pour le compte de l'Association
Internationale Africaine (AIA), que préside le roi des Belges Léopold II4. L'Association a
officiellement un objectif scientifique et philanthropique : il s'agit de continuer à cartographier la
région et à lutter contre l'esclavage, en rachetant notamment les esclaves aux marchands afro-
arabes. Elle s'avère surtout un moyen d'expansion et d'acquisition d'un nouveau territoire pour le
roi de Belges4. Stanley et ses compagnons négocient avec les chefs locaux pour s'approprier les
terres et exploiter les richesses du pays4. Des missionnaires protestants débarquent4.
La colonisation du Congo se réfère à la période comprise entre la prise de possession par le roi
Léopold II de Belgique en 1885 et l'indépendance en 1960.
Articles détaillés : État indépendant du Congo et exactions commises dans l'État indépendant
du Congo.
Le roi Léopold II prend possession du territoire en son nom propre sous le nom d’État
Indépendant du Congo. Des expéditions d'exploration sont lancées, et les voies de
communication développées. La maîtrise du territoire s'achève en 1894 pour l'essentiel avec la
fin de la guerre contre les Arabo-Swahilis5.
L'exploitation intensive du territoire commence alors, où se côtoient tant les missionnaires que
les aventuriers à la recherche de fortune facile par tous les moyens. La population locale doit
notamment récolter par le travail forcé pour le compte du Domaine royal ou de compagnies
privées du caoutchouc. Le marché de ce matériau est alors en pleine expansion en raison de la
demande mondiale en pneus. À la fin du xixe siècle, on commence à découvrir les richesses
minières du Congo : le cuivre, l'or, le diamant... Après avoir servi à rembourser les emprunts, la
vente du caoutchouc et des produits miniers, facilitée par la toute nouvelle ligne de chemin de fer
Matadi-Léopoldville, fait la fortune de Léopold II, qui fait construire de nombreux bâtiments à
Bruxelles et Ostende5.
En 1908, le Parlement belge reprend la tutelle sur le territoire désormais appelé Congo belge7.
Une colonisation plus « classique » se met en place. Un ministre des Colonies est institué tandis
qu'un gouverneur général est installé sur place, à Boma7. Un réseau d'établissements sanitaires
permet de faire reculer les maladies et la malnutrition. L'enseignement est développé notamment
par les missionnaires protestants et catholiques. Mais le pays est mis en exploitation, avec
notamment la découverte des ressources minières du Katanga7. Le travail forcé, en particulier
dans les mines, persiste sous diverses formes jusqu'à la Seconde Guerre mondiale (1939-
1945)7. S'agissant de l'éducation, comme l'explique un recueil destiné aux fonctionnaires de la
colonie, l'objectif consiste à « toucher [...] la personnalité intime de l'indigène, à transformer sa
mentalité, à le rallier dans son for intérieur à l'ordre social nouveau »8.
Les Congolais s'acculturent à l'Europe par l'intermédiaire des missions qui établissent des écoles
et des chapelles à travers le pays, par l'incorporation dans l'armée (la Force publique) ou par le
travail de boy (serviteur) pour les Blancs7. En travaillant dans les mines, sur les chantiers de
chemin de fer ou dans les plantations, ils découvrent le salariat alors que l'économie domestique
était principalement fondée sur le troc7.
Les Belges pensent avoir trouvé le système parfait : une présence permanente tout en gardant
l'estime des Africains. L'amélioration lente mais continue du niveau de vie semble justifier les
vertus de la colonisation belge. Mais sous cet ordre en surface se développent des
revendications venant de sectes religieuses, des tribus et des intellectuels. Vers 1920, Simon
Kimbangu (1887-1951) prêche une forme originale de christianisme9 ; les autorités belges
jugeant son enseignement subversif le condamnent à mort puis à la détention perpétuelle9.
Joseph Kasa-Vubu (1917-1969) est président de la république du Congo tandis que Patrice
Lumumba (1925-1961) occupe les postes de Premier ministre et ministre de la Défense. Très
rapidement, les relations avec la Belgique se tendent. Quelques jours après l'indépendance, les
soldats de la Force publique, foyer de la ségrégation raciale, se mutinent à la suite de la
provocation de son commandant en chef, le général belge Émile Janssens17. Les mutins pillent
les propriétés des Européens, s'en prennent aux officiers et aux civils européens. Le
gouvernement belge envoie des troupes pour protéger ses ressortissants. La révolte militaire
s'éteint après le limogeage de Janssens par Lumumba et la promotion immédiate de Congolais
comme officiers de la Force publique18. L'ami de Lumumba, Joseph Mobutu, est nommé chef
d'État major avec le grade de colonel.
Dans le même temps, le 11 juillet, Moïse Tshombé, d’origine lunda, déclare l'indépendance de la
riche province minière du Katanga (représentant 70 % des devises) sous le nom d'État du
Katanga, avec le soutien de la Belgique. Le 14 juillet, Kasa-Vubu et Lumumba rompent leur
relation diplomatique avec l'ancienne métropole. À son tour, la province du Sud-Kasaï fait
sécession sous l’égide d’Albert Kalonji. Lumumba s'adresse à l’ONU pour être aidé à reprendre le
contrôle du Katanga ; si le secrétaire général des Nations unies Dag Hammarskjöld envoie bien
des casques bleus, il ne leur donne pas l'ordre d'attaquer les sécessionnistes du Katanga. L'ONU
ordonne à la Belgique de retirer ses troupes, mais, après plusieurs résolutions contradictoires,
rejette l'option militaire et qualifie le conflit au Katanga de « conflit intérieur ». Le 12 août, la
Belgique signe un accord avec Tshombé, reconnaissant de facto l'indépendance du Katanga.
Alors que Lumumba décide de réagir en envoyant des troupes reprendre la région, l'ONU revient
sur sa position initiale et impose militairement un cessez-le-feu, empêchant l'entrée des troupes
congolaises. Dans un télégramme en date du 26 aout, le directeur de la CIA Allen Dulles indique
à ses agents à Léopoldville au sujet de Lumumba : « Nous avons décidé que son éloignement est
notre objectif le plus important et que, dans les circonstances actuelles, il mérite grande priorité
dans notre action secrète »19.
Lumumba demande alors l’aide de l’URSS qui répond favorablement en lui envoyant notamment
des techniciens, des avions et véhicules militaires20. Pour le président des États-Unis, Dwight D.
Eisenhower, il est évident que Lumumba est un communiste. Craignant qu'un bastion
communiste se créé au centre de l’Afrique, le président américain donne l'ordre à la CIA
d'éliminer Lumumba mais la tentative d’empoisonnement échoue. Voyant que son premier
ministre n'arrête pas de se faire des ennemis, le président Kasa-Vubu le démet de ses fonctions.
Soutenu par le Parlement, Lumumba, à son tour, démet le président de ses fonctions.
Partagée entre les deux hommes, l'ONU vote finalement la confiance à Kasa-Vubu. À la suite de
ce qui est connu comme le premier coup d'état, Joseph Mobutu est nommé premier ministre
pendant que Lumumba est placé en résidence surveillée à Kinshasa le 10 octobre 1960. Ce
dernier s’enfuit et tente de rejoindre ses partisans à Kisangani (Stanleyville) mais des soldats de
Mobutu le capturent. Kasa-Vubu et son nouveau premier ministre l'envoient par avion à son
ennemi, Moïse Tshombé, leader du Katanga indépendant. Le 17 janvier 1961, il est exécuté par
un peloton sous les yeux de ministres katangais et d'officiers belges21. La radio préfère annoncer
que Lumumba a été victime de villageois.
Suit une période de grande instabilité où, avec l'aide de l'ONU, le gouvernement de Kinshasa
reprend peu a peu le contrôle de la totalité du pays (cf en particulier la fin de la Sécession du
Katanga et de la Rébellion Simba). Les premiers ministres, dont Moïse Tshombé, se succèdent
jusqu'à ce que Mobutu mène le 24 novembre 1965 un deuxième coup d’État militaire qui, cette
fois, renverse le président Kasa-Vubu.
La police politique recherche, intimide ou torture les opposants politiques. À la suite de voyages
en Chine et en Corée du Nord, Mobutu met en place le culte de sa personnalité. Son portrait
apparaît à la télévision juste avant le journal du soir. Des panneaux dans les rues vantent sa
politique ; des chants célèbrent ses vertus22.
Dès 1971, Mobutu prend une série de mesures pour se détacher de tout ce qui peut rappeler
l'Occident. Le pays est renommé « république du Zaïre ». Les Congolais doivent adopter des
noms africains (suppression des prénoms occidentaux, et rajout d'un « postnom ») à l'image de
Mobutu qui se fait appeler Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Zabanga. La tenue
vestimentaire abacost est imposée aux hommes en lieu et place du costume-cravate. Une
nouvelle monnaie - le zaïre divisé en 100 makuta (singulier likuta) - remplace le franc congolais.
De nombreuses villes sont rebaptisées : Stanleyville devient Kisangani, Elisabethville
Lubumbashi.
Lors du sixième anniversaire de l’indépendance, un défilé résume l’histoire du pays, montrant
notamment le Belge infligeant la chicotte. En arrière-plan, les relations entre la Belgique et le
président sont bonnes : en 1968, en voyage à Bruxelles, Mobutu reçoit le Grand Cordon de l'ordre
de Léopold23. Le roi Baudouin est à son tour reçu au Zaïre en 1970 et 1985.
Décidée par Mobutu en novembre 1973, la « zaïrianisation » a constitué l'un des événements des
plus importants de la politique menée par le régime mobutiste, à savoir la nationalisation
progressive des biens commerciaux et des propriétés foncières qui appartenaient à des
ressortissants ou groupes financiers étrangers. En réalité, si cette mesure s'inscrivait
officiellement dans un effort visant à la réappropriation nationale de l'économie ainsi qu'à la
redistribution des richesses acquises pendant la colonisation, elle constitue surtout un échec.
Le 25 janvier 1978, au moins 500 personnes au moins sont exécutées par le régime près de la
ville d'Idiofa, à la suite de la rébellion d'un mouvement religieux. Les supposés chefs de ce
mouvement sont pendus en public. En 1979, des centaines de chercheurs de diamants qui
avaient organisé un trafic sont massacrés par les troupes d'élite à Mbujimayi24
Économie
Après la première guerre du Congo, Joseph Mobutu, nouveau chef d’État s’est engagé à regagner
la confiance des milieux d’affaires étrangers. En 1966, les puissantes industries minières du
Kasaï et du Katanga ont été nationalisées. C'est alors l’âge d’or du Congo, maintenant
indépendant : en 1967 1 franc congolais vaut alors 2 dollars américains, les écoles publiques se
développent et l’exode rural s’accélère ; les prix du café, du cuivre ou d’autres minerais sont
florissants. La réalisation de grands travaux (le barrage hydroélectrique d’Inga sur le Congo), le
financement d'un programme spatial donnent l'impression que le Zaïre, à l'image de certains
pays asiatiques émergents, est un dragon africain. Cependant l’économie du pays est encore,
comme à l’époque coloniale, trop tournée vers l’exportation et donc fragile.
À partir de 1973, le pays est touché par une crise économique aiguë, causée par la baisse des
prix du cuivre et à l’augmentation de ceux du pétrole. La corruption se généralise et l'inflation
devient galopante tandis que Mobutu privatise de nombreuses entreprises à son nom ou aux
noms de ses proches (« Zaïrianisation »)25. Le pays produit d’importantes quantités de café pour
l’exportation mais ne couvre pas ses besoins alimentaires, Mobutu fait importer des céréales et
de la viande d’Afrique du Sud et de Rhodésie au lieu de moderniser l’agriculture du pays qui, vu
son climat, pourrait facilement subvenir à ses besoins. Dans les années 1980, l'économie
congolaise tourne au marasme : le PIB croît faiblement alors que la croissance démographique
explose.
Le FMI accorde en 1981 au Zaïre un crédit de 1,2 milliard de dollars pour faciliter la phase de
"relance" de l'économie. Le gouvernement licencie alors 35 000 fonctionnaires. Plus d'une
trentaine d'entreprises publiques sont privatisées. En septembre 1983, la monnaie est dévaluée
de 99,5 %. Au début des années 1980, un enfant sur deux meurt avant l'âge de cinq ans. Le
salaire moyen mensuel d'un ouvrier représente un peu plus de 10 dollars, alors qu'un sac de
manioc de 45 kg coûte 52 dollars. L'agriculture d'autosubsistance s'est de ce fait largement
développée pour représenter 20 % du PIB en 1979, contre 12 % en 197624.
De manière générale, les nouveaux propriétaires de biens économiques et financiers ne sont pas
suffisamment préparés pour assurer une gestion de moyen et de long terme de l'outil de
production. Ceux qui n’ont pas fait faillite ont placé d’immenses investissements en Occident.
Mobutu détourne les devises d’État de telle façon qu'en 1984, il est un des hommes les plus
riches de la planète avec 4 milliards de dollars, l’équivalent de la dette extérieure du pays. La
dette s’accroît encore plus avec la construction pharaonique du barrage hydroélectrique d’Inga,
chantier légué par la Belgique coloniale et dont le Zaïre n’avait pas besoin. Si le barrage d’Inga a
rapporté de l’argent aux entreprises françaises (EDF) ou italiennes, celui-ci, tout comme l'aciérie
de Maluku fonctionnent à capacité réduite, faute de maintenance et de personnel
compétent26,27.
La dictature, les persécutions et la paupérisation font fuir les diplômés en Occident (Belgique et
France en tête).
Structures politiques
Diplomatie
Bien que le régime mobutiste se soit inscrit dès le départ dans le sillage de la guerre froide, en
privilégiant des liens étroits avec l'ancienne puissance coloniale belge, les États-Unis et la
France, on peut néanmoins parler de manière générale de schéma politique particulier.
24 novembre 1965 : Le coup d'État orchestré à Kinshasa n'aurait pas pu avoir lieu sans appuis
occidentaux, qui craignent un basculement du géant africain dans la sphère de l'Union
soviétique. Le colonel Mobutu représente à leurs yeux la seule alternative face à la politique
prônée jadis par le panafricaniste Lumumba et à l'incapacité du président Joseph Kasa-Vubu
de stabiliser son gouvernement.
De 1970 à 1980, le Zaïre constitue une forme de rempart anti-communiste en Afrique, une
situation d'autant plus attrayante pour les pays occidentaux que l'endiguement de la sphère
soviétique (ex. Congo-Brazzaville), s'accompagne d'un accès au très important sous-sol minier
(cuivre, uranium, cobalt, etc.).
Ainsi, en parallèle de la coopération militaire avec des pays comme la Belgique et la France, le
Zaïre a également servi de principale base arrière d'approvisionnement en armes de la rébellion
du Front national de libération de l'Angola FNLA de Holden Roberto et l’UNITA de Jonas Savimbi,
soutenue par les États-Unis et l'Afrique du Sud, contre le régime marxiste angolais. Un élément
clé du conflit dans le Sud-Ouest africain transite ainsi par le canal du régime zaïrois et ce, en
échange d'un soutien politique externe mais aussi interne.
1977 : des rebelles « katangais » venus d’Angola envahissent le Katanga (Shaba), les troupes
de Mobutu sont impuissantes, les rebelles sont repoussés par des troupes marocaines
acheminées par l’aviation française28
mai 1978 : à nouveau, 4 000 rebelles venus d’Angola, « les gendarmes katangais », attaquent la
ville minière de Kolwezi, comme on les accuse d’avoir massacré des Européens, la Légion
étrangère française et des soldats belges interviennent pour mater la rébellion29.
Dans ces deux opérations, certains ont pu voir une tentative des marxistes angolais d’affaiblir
Mobutu qui soutient l’UNITA et le FNLA. Les rebelles en tout cas en noyant les mines de Kolwezi,
font aussi fuir pour de bon les ingénieurs, ce qui affaiblit l’économie zaïroise à long terme. Cette
guerre interposée entre Luanda et Kinshasa montre aussi l’importance du Zaïre aux yeux des
Occidentaux. Pour autant, en dépit des liens étroits entretenus avec les capitales occidentales, le
président Mobutu ne ferme à aucun moment véritablement la porte aux pays situés dans l'orbite
soviétique et à la Chine. En réalité, il s'agissait plus d'affinités du régime zaïrois pour les oripeaux
des différents systèmes communistes que pour l'idéologie de base. Ainsi, le modèle de la
révolution culturelle de Mao inspire le dirigeant zaïrois, qui en reprend certains symboles :
publication du petit livre vert (1968), recueil des citations de Mobutu, équivalent du petit livre
rouge de Mao
Bien que largement inférieurs à l'aide occidentale, les appuis issus des pays du bloc de l'Est n'en
sont pas moins existants à l'instar de la mise à disposition de coopérants dans l'enseignement
ou le financement de micro-projets de développement.
En juillet 1983, Mobutu envoie au Tchad une force de 2 700 soldats pour soutenir le régime
d'Hissène Habré menacé par des rebelles, qui sont de leur côté soutenus par la Libye. Ayant ainsi
donné des gages d'"anti-kadhafisme", Mobutu se rend à Washington, où il obtint la prise en
charge des frais de l'expédition zaïroise par le budget américain, mais aussi un rééchelonnement
de la dette du Zaïre à l'égard des États-Unis et la garantie de nouveaux investissements
américains dans le pays. Les tensions sont fortes avec la Ligue arabe du fait de ses bonnes
relations avec Israël (qui prend notamment en main l'encadrement de sa garde personnelle, dont
il doutait de la loyauté)24.
Démocratisation du régime
Avec la fin de la Guerre froide, symbolisée par la chute du mur de Berlin en novembre 1989, le
régime de Mobutu perd la plupart de ses soutiens occidentaux. L'arrestation puis l'exécution de
son ami Nicolae Ceaușescu en Roumanie semble avoir ébranlé le dictateur. Des manifestations,
des grèves, des marches de protestation agitent Kinshasa et d'autres centres urbains. Le 24 avril
1990, dans le « Discours de la démocratisation », Mobutu annonce une série de réformes
politiques pour son pays : abandon de la présidence du MPR, multipartisme, des élections d'ici
deux ans30. Un premier ministre est nommé fin avril. Porté par ce revirement, l'épiscopat zaïrois
propose l'organisation d'une Conférence Nationale Souveraine pour soutenir la transition
démocratique. Mobutu accepte. Pendant environ un an et demi (août 1991-décembre 1992), la
Conférence, réunie à Kinshasa, discute d'une nouvelle constitution pour remplacer celle de
Luluabourg (1964) mais ne débouche sur rien. Une « marche de l'espoir » organisée par les
chrétiens de Kinshasa est réprimée dans le sang le 16 février 199231. Contrairement au vœu de
la rue, Mobutu ne compte pas abandonner le pouvoir. L'élection d’Étienne Tshisekedi wa
Mulumba, principal leader de l'opposition radicale, comme premier ministre par les
Conférenciers32 n'apporte pas de changement. Mobutu le démet de son poste le 5 février 1993.
Les tentatives de libéralisation du régime ne résolvent pas la crise économique. Dans les années
1990, le PIB diminue. Le pays n'arrive plus à assumer le service de la dette. Les services publics
s'effondrent, l'inflation galopante ruine le pouvoir d'achat (+ 9769 % en 199433). Le 21 septembre
1991, des soldats, impayés, pillent les magasins de Kinshasa et d'autres villes. Nouvelles scènes
de pillage, du 28 au 30 janvier 1993, dans la capitale, beaucoup plus violent : on compte environ
un millier de morts dont l'ambassadeur de France33.
Arrivée au pouvoir de Laurent-Désiré Kabila
Articles détaillés : Génocide des Tutsis au Rwanda, Opération Turquoise, Crise des réfugiés en
Afrique des Grands Lacs, Première guerre du Congo et Prise de Kinshasa.
Le génocide des Tutsis au Rwanda redonne une crédibilité internationale au maréchal Mobutu. Il
accepte d'accueillir en Ituri, les réfugiés rwandais, majoritairement Hutu, fuyant les forces
armées du Front patriotique rwandais (FPR), mouvement à prédominance tutsi, par peur de
représailles. Le Zaïre accueille 1,5 million de personnes qui traversent la frontière par la « zone
humanitaire sûre » mise en place par l’opération Turquoise. Au Rwanda, le FPR ont pris le pouvoir
mais s’inquiète de la présence à la frontière zaïroise de ces camps de réfugiés, parmi lesquels se
trouvent les milices et les forces armées ayant pris part au génocide, les interahamwe et les ex-
Forces armées rwandaises (FAR), et qui se servent des camps pour faire des incursions
meurtrières au Rwanda34 et attaquent la communauté Tutsi du Zaïre35. En 1996, le président
rwandais Paul Kagame excite les tensions [Quoi ?].
Physiquement, Mobutu est malade : il souffre d’un cancer de la prostate. Son premier ministre
Kengo Wa Dondo exerce de plus en plus de pouvoir. L’armée du Zaïre est déliquescente. Seule la
Division spéciale présidentielle maintient le régime.
Le Rwanda de Paul Kagame, l’Ouganda de Yoweri Museveni et des Zaïrois se coalise dans un
mouvement hétéroclite appelé Alliance des forces démocratiques de libération du Congo (AFDL).
Cette rébellion armée, soutenue par les États-Unis de Bill Clinton et l’Angola de Dos Santos, vise
officiellement à renverser Mobutu mais sert aussi de couverture à la pénétration par le Rwanda
et l'Ouganda du Zaïre pour traquer les réfugiés hutus et accéder aux richesses du sous-sol36. Un
ancien marxiste congolais, Laurent-Désiré Kabila s'impose à sa tête. Muluba, né à Moba au
Katanga, il a milité pour l’indépendance du Congo belge, a fui la guerre civile de 1960-1965 en
Tanzanie, devenu là-bas trafiquant d’ivoire et d’or. L'AFDL reçoit le financement de lobbys miniers
américains et canadiens. Kabila signera en effet des accords concernant l'exploitation minière
avec les sociétés American mineral fields (le futur Adastra), Barrick Gold, First American
Diamond, Horsham Corporation, Anglo Gold ashanti.
La faible motivation des soldats zaïrois à résister, la corruption de leurs officiers, la lassitude de
la population par rapport au mobutisme facilite l'avancée de l'AFDL37. Alors que la rébellion
approche de Kinshasa, Mobutu fuit dans sa ville natale de Gbadolite, puis s'envole pour le Togo
puis le Maroc. Sans combattre, les forces de l'AFDL entrent dans Kinshasa le 17 mai 1997,
bientôt rejointes par Laurent-Désiré Kabila qui s'autoproclame président du pays. L'opposition,
historique et non violente, d’Étienne Tshisekedi est ignorée par le nouveau pouvoir.
République démocratique du Congo : vers la paix et la
démocratie ? (1997-)
Bien que le Zaïre soit rebaptisé république démocratique du Congo, le régime de Kabila s'avère
aussi autoritaire que du temps de Mobutu. Le multipartisme est supprimé, une nouvelle
constitution met le président à la tête des pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaire. Il est aussi
le chef du seul parti autorisé (l'AFLD), de l'armée, de l'administration et de la diplomatie et choisit
les ministres.
Le 26 juillet 1998, volte-face de Kabila qui rompt avec ses anciens alliés extérieurs : le Rwanda et
l'Ouganda. Les deux pays envahissent le pays par l'entremise d'une nouvelle rébellion
banymulenge, le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) qui prend rapidement le
contrôle de vastes zones à l'est de la RDC38. C'est le début de la deuxième guerre du Congo,
parfois appelée la Grande Guerre africaine39, en raison du nombre de pays belligérants et de
morts. Terminé en 2003, c'est le conflit le plus meurtrier depuis la Seconde guerre mondiale. Il
est pourtant peu couvert par les médias, sûrement gênés par la complexité du conflit40. Ne
pouvant pas faire face à l'invasion, Kabila appelle les armées angolaise, zimbabwéenne et
namibienne à l’aide. À Kinshasa, Didier Mumengi, ministre de l'information et porte-parole du
gouvernement, lance le mot d'ordre de résistance populaire. Il invente le slogan « La Paix se
gagne » et organise des « Forces d'Auto-défense Populaire » (FAP). Les envahisseurs se divisent
entre le Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba soutenu par l’Ouganda
et le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) soutenu par le Rwanda.
Intérim présidentiel de Joseph Kabila (2001-2002)
Joseph Kabila
Le président Laurent-Désiré Kabila est assassiné le 16 janvier 2001. Son fils Joseph Kabila
(1971-), 28 ans, lui succède le 17 janvier41.
En 2003, Kabila démarre une transition démocratique. Une nouvelle constitution est adoptée par
referendum en 2005. L'année suivante, les premières élections libres depuis 1966 confirment
Kabila à la tête du pays42. Il remporte son deuxième mandat en décembre 2011, les observateurs
nationaux et internationaux des élections jugeant toutefois les élections comme manquant de
crédibilité et de transparence43. Le pays reste troublé à l'est, dans la région du Kivu et en Ituri, par
des bandes armées, des dissidents et des déserteurs.
En 2018, en vue d'une nouvelle élection présidentielle, Kabila est incité par l'Union africaine à
respecter la limite du nombre de mandats présidentiels et le choix des urnes. Il ne se présente
pas et soutient la candidature de Emmanuel Ramazani Shadary44. Le 30 décembre 2018, les
élections ont lieu et le 10 janvier 2019, le président de la Commission électorale nationale
indépendante (CENI), Corneille Nangaa nomme Félix Tshisekedi comme Président de la
république démocratique du Congo. Le 20 janvier, Félix Tshisekedi est proclamé président par la
Cour constitutionnelle45. Il prête serment le 24 janvier 2019 au Palais de la Nation, résidence
officielle des présidents congolais.
Félix Tshisekedi a noué une alliance de circonstance pendant la campagne électorale avec le
parti de Joseph Kabila, devenu sénateur à vie et qui conserve ainsi une influence sur le pouvoir.
Leur principal opposant, Martin Fayulu, donné un moment vainqueur de l'élection présidentielle,
sur la base d'une fuite de données de la CENI et par la mission d’observation de l’Église
catholique congolaise, est arrivé deuxième selon les résultats définitifs de la CENI. Il est
contraint de s'incliner devant ce résultat, probablement truqué46, la Cour constitutionnelle
rejetant son recours. Par son alliance avec le parti de Kabila, Félix Tshisekedi joue aussi la
stabilité et prépare la suite de son mandat en composant avec l'assemblée législative où ce parti
possède 337 sièges sur 50046,47.
Félix Tshisekedi
Notes et références
3. Pierre de Maret, « Chapitre XI. Les Royaumes Kongo et Luba, cultures et sociétés dans le
bassin du Congo », dans François-Xavier Fauvelle (dir.), L’Afrique ancienne. De l’Acacus au
Zimbabwe. 20 000 avant notre ère - xviie siècle, Paris, Belin, coll. « Mondes anciens », 2018,
p. 311-342
4. David Van Reybrouck (trad. Isabelle Rosselin), « Nouveaux Esprits », dans Congo. Une
histoire, Arles, Actes Sud, 2012 (ISBN 978-2-330-00930-4), p. 47-76
5. David Van Reybrouck (trad. Isabelle Rosselin), « Une immense saloperie. Le Congo sous
Léopold II. 1885-1908 », dans Congo. Une histoire, Arles, Actes Sud, 2012
(ISBN 978-2-330-00930-4), p. 77-120
6. Elsa Longueville et Karim El Hadj, « Comment les mains coupées du Congo ont secoué
l’Europe coloniale », Le Monde,25 avril 2021 (lire en ligne (https://www.lemonde.fr/afrique/video/202
1/04/25/comment-les-mains-coupees-du-congo-ont-secoue-l-europe-coloniale-flashback-2_6077995_3212.ht
ml) [archive])
7. David Van Reybrouck (trad. Isabelle Rosselin), « “Les Belges nous ont délivrés”. Les
premières années du régime colonial. 1908-1921 », dans Congo. Une histoire, Arles, Actes
Sud, 2012 (ISBN 978-2-330-00930-4), p. 121-161
9. David Van Reybrouck (trad. Isabelle Rosselin), « Sous l'emprise de l'angoisse », dans Congo.
Une histoire, Arles, Actes Sud, 2012 (ISBN 978-2-330-00930-4), p. 161-202
10. Isidore Ndaywel è Nziem, Théophile Obenga, Pierre Salmon, Histoire générale du Congo: de
l'héritage ancien à la république démocratique, p. 515
11. Isidore Ndaywel è Nziem, Théophile Obenga, Pierre Salmon, Histoire générale du Congo: de
l'héritage ancien à la république démocratique, p. 518
12. Isidore Ndaywel è Nziem, Théophile Obenga, Pierre Salmon, Histoire générale du Congo: de
l'héritage ancien à la république démocratique, p. 519-520
13. Isidore Ndaywel è Nziem, Théophile Obenga, Pierre Salmon, Histoire générale du Congo: de
l'héritage ancien à la république démocratique, p. 537
14. « Vers l'indépendance du Congo belge », Le Monde,19 octobre 1959 (lire en ligne (https://www.le
monde.fr/archives/article/1959/10/19/vers-l-independance-du-congo-belge_2148940_1819218.htm
l) [archive])
15. « Un quart de la population européenne a quitté le Congo Belge », Le Monde,7 juin 1960 (lire
en ligne (https://www.lemonde.fr/archives/article/1960/06/07/un-quart-de-la-population-europeenne-a-quitte-
le-congo-belge_2093459_1819218.html) [archive])
16. « Naissance de l'État congolais », Le Monde,27 juin 1960 (lire en ligne (https://www.lemonde.fr/arc
hives/article/1960/06/27/naissance-de-l-etat-congolais_2092434_1819218.html) [archive])
17. Il écrit sur un tableau noir devant ses troupes « avant indépendance = après indépendance »
18. Isidore Ndaywel è Nziem, Théophile Obenga, Pierre Salmon, Histoire générale du Congo: de
l'héritage ancien à la république démocratique, p. 571
20. Frank R. Villafana, Cold War in the Congo: The Confrontation of Cuban Military Forces, 1960-
1967, Transaction Publishers, 2012, p. 24
23. Gauthier de Villers, De Mobutu à Mobutu: trente ans de relations Belgique-Zaïre, De Boeck
Supérieur, 1995, p. 33
pluriel
25. Les années Mobutu (1965-1989): l'accroissement exponentiel d'une dette odieuse (http://w
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26. Jean-Claude Willame, Zaïre : L’épopée d’Inga, Chronique d’une prédation industrielle, Paris,
L’Harmattan, 1986
27. Le barrage d’Inga, l’exemple emblématique d’un éléphant blanc p. 22-26 (http://www.cadtm.
org/IMG/pdf/Partie_2.pdf) [archive]
28. Crawford Young, Thomas Edwin Turner, The Rise and Decline of the Zairian State, 1985,
p. 256-257
29. Crawford Young, Thomas Edwin Turner, The Rise and Decline of the Zairian State, 1985,
p. 257-258
30. Ngimbi Kalumvueziko, Congo-Zaïre: Le destin tragique d'une nation, L'Harmattan, 2013,
p. 179
32. Ngimbi Kalumvueziko, Congo-Zaïre: Le destin tragique d'une nation, L'Harmattan, 2013,
p. 181-189
33. David Van Reybrouck (trad. Isabelle Rosselin), « L'Agonie », dans Congo. Une histoire, Arles,
Actes Sud, 2012 (ISBN 978-2-330-00930-4), p. 425-464
35. « Zaire - FORCED TO FLEE - Violence Against the Tutsis in Zaire (https://www.hrw.org/legac
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36. Ngimbi Kalumvueziko, Congo-Zaïre: Le destin tragique d'une nation, L'Harmattan, 2013,
p. 195
37. Ngimbi Kalumvueziko, Congo-Zaïre: Le destin tragique d'une nation, L'Harmattan, 2013,
p. 201
40. La guerre n'oppose pas deux camps bien circonscrits ; les méchants et les victimes ne se
distinguent pas facilement. David Van Reybrouck, Congo. Een geschiedenis, 2010 (trad.
française : Congo. Une histoire, Actes sud, 2012)
41. « Régence à Kinshasa : Joseph Kabila succède à son père, Laurent-Désiré », Le Monde,
18 janvier 2001 (lire en ligne (https://www.lemonde.fr/archives/article/2001/01/18/regence-a-kinshasa-jos
eph-kabila-succede-a-son-pere-laurent-desire_138480_1819218.html) [archive])
42. Célian Macé, « Joseph Kabila, l’homme qui gagne du temps », Libération,
20 septembre 2016 (lire en ligne (https://www.liberation.fr/planete/2016/09/20/joseph-kabila-l-homme-qu
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43. "RD Congo : 24 morts depuis l’annonce du résultat de l’élection présidentielle", Human
Rights watch, 22 décembre 2011
44. « RD Congo : qui est Emmanuel Ramazani Shadary, le dauphin de Kabila ? », Le Point,
8 août 2018 (lire en ligne (https://www.lepoint.fr/afrique/rd-congo-emmanuel-ramazani-shadary-candidat-d
e-kabila-08-08-2018-2242310_3826.php) [archive])
45. « En RDC, Félix Tshisekedi est proclamé président par la Cour constitutionnelle », Le Monde,
20 janvier 2019 (lire en ligne (https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/01/20/en-rdc-felix-tshisekedi-e
st-proclame-president-par-la-cour-constitutionnelle_5411750_3212.html) [archive])
46. Joan Tilouine, « Malgré les accusations de fraude, Félix Tshisekedi reconnu président de la
RDC », Le Monde,21 janvier 2019 (lire en ligne (https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/01/21/ma
lgre-les-accusations-de-fraude-felix-tshisekedi-reconnu-president-de-la-rdc_5412195_3212.html) [archive])
Annexes
Articles connexes
Congo précolonial
Expansion bantoue
Katanga, Expédition Stairs (1891-1892), Botte du Katanga, négociation de frontières avec les
Britanniques
Révolte des Batetela de Luluabourg (1895), révolte des Batetela (1897-1898), révolte des
Batetela de Shinkakasa (1900)
Métis belges
Liens externes
Mapping, Rapport Mapping (Rapport du projet mapping sur les violations des droits de
l’homme et droit international commise entre 1993 et 2003 en République Démocratique du
Congo), Organisation des Nations Unies, 2010, 583 p. (présentation en ligne (https://www.mapping-rep
ort.org/fr/preface/) [archive], lire en ligne (https://www.ohchr.org/sites/default/files/Documents/Countries/CD/D
RC_MAPPING_REPORT_FINAL_FR.pdf) [archive] ).