EEA
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SOMMAIRE ____________________________________________________________________________________________________2
1. Arts plastiques et visuels __________________________________________________________________________________4
Séance 1 : Points, lignes et formes (Éléments de base en arts plastiques et visuels) _______________________ 5
Séance 2 : Dessins, types de dessins ________________________________________________________________________________ 7
Séance 3 : Techniques de dessins artistiques et de composition ______________________________________________ 9
Séance 4 : Les couleurs ______________________________________________________________________________________________ 10
Séance 5 : Types de couleurs et utilisation symbolique des couleurs _______________________________________ 14
Séance 6 : Révision et évaluation finale __________________________________________________________________________ 16
2. Patrimoine et histoire de l’art __________________________________________________________________________ 17
Séance : 1 : Patrimoine universel __________________________________________________________________________________ 18
Séance : 2 : Le patrimoine national d'Haïti _______________________________________________________________________ 22
Séance : 3 : Généralité historique de l’art ________________________________________________________________________ 29
Séance : 4 : Histoire de l’art en Haïti_______________________________________________________________________________ 36
Séance : 5 : Histoire générale de la musique _____________________________________________________________________ 40
Séance : 6 : Histoire de la musique en Haïti ______________________________________________________________________ 43
Elle te permettra aussi d’avoir des éléments de connaissance pouvant faciliter la construction des repères à
l'observation, la reconnaissance, l'interprétation, la catégorisation, la périodisation des œuvres d’art et des
éléments du patrimoine. Tu découvriras ton rôle et tes responsabilités dans la société, tout en apprenant la
fonction des institutions et des professions, techniques artistiques et culturelles.
Pour cette année, cette fiche porte sur deux thèmes, à savoir, les arts plastiques et visuels et l’histoire de l’art
et du patrimoine.
Objectifs d’apprentissage :
• Comprendre les concepts de base en arts plastiques et visuels (points, lignes et formes).
• Développer la capacité à observer et à analyser des œuvres artistiques.
• Expérimenter la création artistique en utilisant différents éléments visuels.
Déroulement de la séance
Par ces exercices, tu fais des explorations créatives et tu développes tes compétences artistiques, en comprenant
les éléments de base des arts visuels. En effet, tu fais montre de tes capacités d’expérimentation et tu partages
ton expression personnelle artistique.
III- À retenir
- Récapitulation des principaux concepts abordés pendant la séance.
N.B: Points, lignes et formes constituent des éléments de base de la création en arts plastiques et
visuels.
Objectifs d'apprentissage :
• Comprendre les concepts de base en arts plastiques et visuels (points, lignes, formes et dessins).
• Développer la capacité à observer et à analyser des œuvres artistiques.
• Identifier et expérimenter différents types de dessins pour comprendre leurs caractéristiques et leurs
applications.
Déroulement de la séance
Par ces exercices, tu développes tes capacités à observer et à analyser des œuvres artistiques par compréhension
des éléments de base des arts visuels. En effet, tu démontres tes capacités à distinguer et expérimenter différents
types de dessins.
2- Dresse une liste de différentes manières dont les artistes utilisent ces éléments pour transmettre des
messages ou des émotions.
III- À retenir
Récapitulation des principaux concepts abordés pendant la séance.
- Dessin. - En général, on appelle “dessin”, l’expression graphique de l’idée ou du projet de l'œuvre.
D’une manière spécifique, le dessin est la construction et la délimitation des formes au moyen des
lignes.
- Différents types de dessin : esquisse, dessin de contour, dessin réaliste, dessin de perspective, dessin
de composition…
Dessin de contour
3. Dessine un objet sans regarder la feuille de papier sur laquelle tu le réalises, en considérant uniquement
son contour et en essayant de maintenir un trait continu, sans main levée.
4. Dessine le contour d'un paysage en te servant uniquement des lignes continues pour représenter les
formes principales tout en évitant les détails.
Dessin réaliste
5. En groupe, toi et tes ami.e.s observez un objet relativement complexe, puis reproduisez cet objet-là de
manière précise avec ses détails, tout en vous servant de différentes techniques de hachurage et de
nuances.
6. Fais le dessin réaliste d’une personne (enfant, homme ou femme) ou d’un animal, tout en considérant
particulièrement les proportions et valeurs.
Dessin de composition
8. Réalise une composition en te servant à la fois des éléments de la question #7 et des formes
géométriques simples afin de créer un équilibre visuel.
9. En adoptant les principes de l'équilibre et du mouvement, dessine une nature morte par l’arrangement
d’objets différents pour en faire une composition attrayante et intéressante.
Objectifs d’apprentissage :
- Expérimenter différentes techniques pour créer des effets visuels uniques.
- Développer la capacité à observer et à analyser des œuvres artistiques.
Déroulement de la séance
Par ces exercices, tu démontres tes capacités d’expérimentation de différentes techniques de dessins et de
composition ainsi que leur application ; puis tu partages ton expression artistique personnelle.
III- À retenir
- Récapitulation sur les techniques et procédés de base du dessin et de la composition. Parmi lesquelles,
on peut citer “le hachurage”
- Accentuation sur l'importance de quelques éléments de la composition
Objectifs d’apprentissage :
- Identifier et nommer différentes couleurs primaires, secondaires
- Comprendre les associations de couleurs et leur impact émotionnel.
- Expérimenter différentes techniques de mélange des couleurs.
1. Observe divers objets dans la salle de classe ou dans la nature (si possible), puis dresse une liste de trois
(3) ou cinq (5) de ces objets et précise leurs couleurs respectives. Ensuite, dispose ces couleurs
différentes sans les mélanger de manière à créer des tableaux simples en vue d’exprimer les sentiments
éprouvés ou les impressions. (Pour ce faire, on peut utiliser des crayons de couleur, de l’acrylique, de
la gouache, etc.)
2. A l’aide de deux triangles équilatéraux entrecroisés, forme une étoile à six pointes. Ensuite, colorie
respectivement en “bleu, jaune, rouge”, chaque angle du premier triangle. Associe (mélange) deux à
deux ces trois premières couleurs pour remplir respectivement chacun des angles du second triangle,
en vue d’obtenir les couleurs secondaires (ou binaires).
3. Forme le cercle chromatique en reliant d’une ligne courbe les pointes de l'hexagone formé par ces deux
triangles ; puis fais donc la trajectoire dans le sens de l’aiguille d’une montre en mélangeant
successivement deux à deux les couleurs voisines pour en obtenir celles qui remplissent les espaces
vides au contour de cette figure.
5. En utilisant soit un crayon à mine ou une plume, soit une seule couleur et ses nuances, compose ton
propre dessin en y intégrant les lignes et les formes géométriques que tu as relevées du tableau ci-
dessus.
III- À retenir
- Récapitulation des principaux concepts abordés pendant la séance.
N.B: Les couleurs primaires (rouge, bleu, jaune) sont celles qui ne résultent pas du mélange issu d’autres
couleurs. Les couleurs secondaires (orange, vert, violet) sont celles qui dérivent du mélange de couples de
couleurs primaires.
1. En utilisant trois ou cinq formes géométriques et deux couleurs principales ainsi que leurs nuances,
crée une composition abstraite attractive.
2. Crée, au moins une œuvre, en combinant cinq (5) formes géométriques (cercles, carrés, triangles, etc.)
et les couleurs primaires et secondaires.
3. Travail collaboratif :
a) Toi et tes camarades, réalisez une notice sur Préfète Duffaut, à l’aide des informations
recueillies auprès d’autres personnes et/ou sur Internet.
b) Choisissez un des tableaux de Duffaut en y relevant les types de couleurs utilisées ainsi que des
éléments géométriques.
Fiche d’activités de l’élève _ EEA_ 9e AF 2024 Page 12 of 46
c) En identifiant dans cette œuvre d’autres couleurs utilisées par l’artiste, présentez une tentative
d’explication de leurs fonctions et leurs sens respectifs par rapport à l’ensemble.
4. Fais une analyse de cette œuvre de Luce Turnier (1924-1995) en y relevant avec quelques précisions
les différents éléments de base des arts tels : lignes, formes, couleurs, etc.).
- En te servant de ces éléments utilisés par l'artiste, compose une œuvre de ton choix, tout en lui donnant
un titre.
Objectifs d'apprentissage :
- Comprendre les associations de couleurs et leur impact émotionnel.
- Expérimenter différentes techniques de mélange des couleurs.
Matériels artistiques :
- Peintures acryliques, aquarelles, gouaches, dans les couleurs primaires et secondaires.
- Pinceaux de différentes tailles.
- Palettes pour mélanger les couleurs.
- Papier à dessin ou toile pour créer des œuvres d'art.
- Carte chromatique illustrant les couleurs primaires, secondaires et tertiaires.
- Peintures acryliques ou aquarelles dans une variété de teintes.
- Roue chromatique pour comprendre les relations entre les couleurs.
- Photographies ou œuvres d'art mettant en valeur l'utilisation efficace des couleurs.
- Activités pratiques de mélange de couleurs à l'aide de peinture, de crayons de couleur ou de pastels.
Déroulement de la séance
Par ces exercices, tu apprendras à associer les couleurs et comprendras qu’elles ont aussi des valeurs
symboliques : le rouge (la passion, la colère ou la violence, la puissance), le jaune (joie, l'énergie, la lumière),
le bleu (la paix, le calme ou la tranquillité), le vert (la fraicheur, la vitalité).
IV. À retenir
- Récapitulation des principaux concepts abordés pendant la séance.
L’accent est porté sur l'importance des couleurs ainsi que les valeurs symboliques dans la création artistique.
V. Activités d'approfondissement
Exercices en classe et/ou à domicile
1. Dessine trois objets de ton choix et dont les formes et couleurs spécifiques symbolisent respectivement
des réalités abstraites ou concrètes.
2. À l’occasion de la fête du drapeau haïtien, toi et tes camarades souhaitez décorer la classe avec une
grande œuvre. Alors, composez donc cette œuvre en choisissant les couleurs symbolisant l'ambiance
de ce grand moment de l’histoire d'Haïti.
3. A partir des formes suivantes, compose un dessin, tout en utilisant des couleurs correspondantes ainsi
que des points et des lignes.
Matériels et supports et matériels pédagogiques : Feuilles de papier blanc, crayons, crayons de couleur, instruments
de géométrie, gouache, etc.
1. Choisis deux ou trois objets de formes différentes. Fais-en l’esquisse des croquis rapides, en te
concentrant essentiellement sur les formes et les lignes.
2. Retiens l’un de tes croquis réalisés et utilise-le comme base d’une composition artistique plus élaborée.
3. Sers-toi de différentes techniques artistiques pour valoriser les lignes plus expressément.
4. Après avoir terminé ta composition, rédige un court texte (6 à 8 lignes) pour expliquer tes choix
artistiques relatifs aux formes, aux lignes, à la composition et à la dimension symbolique que tu donnes
à ton œuvre.
1. Choisis les couleurs primaires et couleurs binaires ; puis dessine un ensemble de cercles de taille
relativement identique sur une feuille de papier blanc ou un bristol blanc.
2. Colorie soigneusement chaque cercle avec l'une des couleurs que tu as choisie.
3. Imagine une émotion ou une idée que tu souhaites exprimer à travers ton œuvre
4. En t’aidant stratégiquement de chaque couleur préalablement choisie, exprime cette émotion. Selon les
besoins de l’art, tu peux utiliser les éléments de base des arts visuels.
5. Après être sûr de finir ton œuvre, rédige un texte bref d’un ou de deux paragraphes (au moins de 5
lignes) pour décrire tes choix ; puis expliquer la dimension symbolique et culturelle des couleurs
utilisées.
Cette activité peut être collaborative ou individuelle et fait l’objet d’évaluation sommative en fin de parcours
:
• Luce Turnier est l’une des premières peintres haïtiennes attachées au Centre d’art. Alors, en te
renseignant sur Internet ou auprès des personnes de ta connaissance, rédige une notice sur cette artiste
des natures mortes, puis présente-nous une ou deux de ses œuvres, en mettant particulièrement l'accent
sur les éléments de base des arts visuels ainsi des techniques du dessin et de composition.
Déroulement de la séance :
Cérémonie de vodou
[Link]
Lis attentivement les trois premiers articles de la « Convention concernant la protection du patrimoine mondial
culturel et naturel » par la Conférence générale de l’UNESCO à sa dix-septième session, à Paris, 16 novembre
1972. Puis réponds convenablement aux questions, ci-après.
Texte #1
Article 1
Aux fins de la présente Convention sont considérés comme « patrimoine culturel » :
les monuments : œuvres architecturales, de sculpture ou de peinture monumentales, éléments ou structures de
caractère archéologique, inscriptions, grottes et groupes d'éléments, qui ont une valeur universelle exceptionnelle
du point de vue de l'histoire, de l'art ou de la science,
- les ensembles : groupes de constructions isolées ou réunies, qui, en raison de leur architecture, de leur
unité, ou de leur intégration dans le paysage, ont une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de
l'histoire, de l'art ou de la science,
- les sites : œuvres de l'homme ou œuvres conjuguées de l'homme et de la nature, et zones incluant des sites
archéologiques, qui ont une valeur universelle exceptionnelle du point de vue historique, esthétique,
ethnologique ou anthropologique.
Article 2
Aux fins de la présente Convention sont considérés comme « patrimoine naturel » :
- les monuments naturels constitués par des formations physiques et biologiques ou par des groupes de
telles formations qui ont une valeur universelle exceptionnelle du point de vue esthétique ou scientifique,
- les formations géologiques et physiographiques et les zones strictement délimitées constituant l'habitat
d'espèces animale et végétale menacées, qui ont une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de
la science ou de la conservation,
- les sites naturels ou les zones naturelles strictement délimitées, qui ont une valeur universelle
exceptionnelle du point de vue de la science, de la conservation ou de la beauté naturelle.
Article 3
Il appartient à chaque État partie à la présente Convention d'identifier et de délimiter les différents biens situés sur
son territoire et visés aux articles 1 et 2 ci-dessus.
UNESCO, Convention concernant la protection du patrimoine mondial culturel et naturel », Paris, 16 novembre
1972.
Questions
1. D'après la Convention de 1972 de l’UNESCO, énumère les types de patrimoine.
2. Revois les images proposées plus haut, puis indique :
a) Celles qui correspondent au patrimoine culturel.
b) Celles qui correspondent au patrimoine naturel.
3. Les éléments auxquels renvoient ces images relèvent-ils de la simple propriété personnelle ou du bien
commun public ? Explique.
Activités de renforcement
1- D'après ce que tu as retenu du texte, quelle définition peut-on proposer pour définir la notion de
“patrimoine” ?
2- Établis la différence entre le patrimoine naturel et le patrimoine culturel ?
3- Un patrimoine naturel peut-il être associé à une activité humaine ? Pourquoi ?
Évaluation
Pour chaque élément présenté dans la colonne “Patrimoine”, coche les cases appropriées pour indiquer qu’il
s'agit d’un patrimoine “naturel” ou “culturel” ; “matériel” ou immatériel”.
Le fleuve de l’Artibonite
Le site de Bois-Caïman
2- Au regard de la convention de 1972 de l’UNESCO, repère dans ta localité des “biens” qui sont susceptibles
d'être élevés au rang de patrimoine”. Insère le nom de chaque “bien” identifié dans le tableau ci-dessous, puis
coche les cases appropriées.
Déroulement de la séance
Texte # 2
« Le Patrimoine immatériel d'Haïti est composé d’un ensemble d'éléments fluides, mais aussi d'éléments matériels
porteurs de mémoire et valeur immatérielle. Ce sont en fait :
- Des éléments fluides tels que : les traditions, légendes, coutumes, rituels, chants, proverbes, contes, etc.
- Des sites naturels sacrés comme les bois sacrés, les montagnes sacrées, les rivières sacrées, les grottes sacrées,
etc.
- Des lieux (paysages) spirituels et de pèlerinage comme les grands temples vaudou, les péristyles, les “lakou”,
etc.
Tous ces éléments porteurs de valeur immatérielle constituent le fond commun, notre mémoire collective ou tout”. Au
niveau du Ministère de la Culture et de la Communication (MCC), la Direction du Patrimoine Culturel s’occupe de
l'actualisation de la liste des pratiques culturelles classées au registre du patrimoine culturel immatériel d'Haïti. Sur
cette liste sont classés, à titre d’exemples, le conte oral tezen, le tresse ruban, l’art du bâton ou jeu de bâton de
l’Artibonite, jwèt kay, la pratique du « fer découpé ou métal découpe » du village de Noailles à Croix-des-Bouquets, le
rara et ses différentes manifestations territoriales, la musique et la danse compas, les techniques de production des
masques en papier mâché de Jacmel, la technique de production traditionnelle de la “dous makòs” de Petit-Goâve, la
technique de production traditionnelle de konparèt de Jérémie, la technique de préparation traditionnelle du lalo de
l’Artibonite, la technique de préparation traditionnelle du tchaka….
Claude Metayer (2003), Patrimoine Immatériel d’Haïti, UNESCO et Ministère du Tourisme;
[Link]
Questions
1. Quelle instance du Ministère de la Culture et de la Communication est responsable de l’actualisation
du registre du patrimoine culturel immatériel d’Haïti ?
2. Repère trois proverbes et leurs significations particulières au sein de la communauté.
3. À quels éléments du patrimoine culturel immatériel, cités dans le texte, correspondent les termes
“Cric-crac”, “Tim-Tim bwasèk” ?
À retenir :
Les éléments culturels (traditions, proverbes, contes, jeux traditionnels), les éléments liés aux croyances
ancestrales, les lieux de mémoire (forts, habitations coloniales, les cimetières) sont porteurs de valeur
immatérielle. Ils constituent le fond commun de notre mémoire collective et le reflet de notre identité
nationale.
Évaluation :
1. Dans quelle ville ou département d'Haïti ont été inventoriés les éléments du patrimoine national
suivants ?
- La pratique du « fer découpé ou métal découpé » du village de Noailles.
……………………………..(ville)
- Les techniques de production des masques en papier
mâché……………………………….(ville)
- La technique de production traditionnelle de la “dous makòs” …………………….(ville).
- La technique de production traditionnelle de konparèt ……………………………..(ville).
- La technique de préparation traditionnelle du lalo
………………………………..(département).
- L’art du bâton ou jeu de bâton………………………….(département).
2. Complétez les 2 phrases suivantes :
- Les contes constituent un exemple de patrimoine culturel ……………………………………
- La liste des pratiques culturelles classées au registre du patrimoine culturel immatériel d'Haïti
relève de la compétence du Ministère ……………………………………..
3. Dans ta localité, nomme un élément qui peut être classé patrimoine national. Justifie convenablement
ta réponse.
Ⓒ[Link]
La soupe joumou
Inscrit en 2021 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, la
soupe joumou, ou soupe au giraumon, est une soupe traditionnelle haïtienne à base de citrouille, comprenant des
légumes, des bananes plantains, de la viande, des pâtes et des épices. Il s’agit d’un plat de fête, profondément
enraciné dans l’identité haïtienne, dont la préparation favorise la cohésion sociale ainsi que le sentiment
d’appartenance aux communautés. Réservée à l’origine aux propriétaires d’esclaves, les Haïtiens se sont
approprié la soupe lorsqu’ils ont obtenu leur indépendance de la France, faisant de ce plat un symbole de leur
liberté nouvellement acquise et une expression de leur dignité et de leur résilience.
La soupe est composée principalement de giraumon, une variété de potiron cultivée autrefois par les peuples
autochtones des Caraïbes. Elle est préparée et consommée spécifiquement le 1er janvier, jour de la proclamation
de l’indépendance d’Haïti, et constitue le premier repas de l’année. Elle sert également de petit-déjeuner
dominical traditionnel. La préparation de la soupe au giraumon est une activité en famille et en communauté :
les femmes gèrent les préparatifs dans leur ensemble, les enfants aident à préparer les ingrédients, les artisans
fabriquent les marmites en aluminium et les autres ustensiles utilisés lors de la préparation de la soupe, et les
fermiers travaillent la terre afin de récolter les légumes. Aujourd’hui, plusieurs variantes de cette soupe existent
dans les cuisines caribéenne et latino-américaine.
Source : [Link]
Questions
1. À quel mode de production du passé de l'histoire d'Haïti renvoie la soupe joumou consommée le 1er
janvier de chaque année et qui lui vaudra le statut de patrimoine de toute l’humanité ?
2. Quel organisme international est responsable de la liste représentative du patrimoine mondial ?
3. Quelle différence y a-t-il entre la liste du patrimoine national et la liste du patrimoine mondial ?
4. Explique pourquoi la soupe joumou est un élément de cohésion sociale en Haïti ?
5. À quel symbolisme se réfère la consommation de la soupe joumou le 1er janvier de chaque année en
Haïti ?
6. Quels sont les différents groupes impliqués dans la préparation de la soupe joumou ?
7. À quels groupes de gens renvoient l’expression “Les peuples autochtones des Caraïbes” ?
8. Indique deux groupes d’autochtones qui habitaient l'île d'Haïti ?
L’Institut de Sauvegarde du
Patrimoine National est un
organisme autonome de l’État
haïtien placé sous l'égide du
Ministère de la Culture et de la
Communication. Il a été créé en
octobre 1979, par un arrêté présidentiel transformant en organisme d’État le Service national de conservation
des monuments historiques. [...] La loi organique instituant l’ISPAN a pour mission de procéder à
l’identification et à l’inventaire des monuments et des sites historiques en s’appuyant sur des recherches
d’archives et de terrain.
L’ISPAN est également chargée du classement des monuments et sites historiques sur la liste du patrimoine
national de la République d'Haïti. L’ISPAN intervient sur les monuments historiques en y procédant à des
actions de conservation, de restauration et de mise en valeur. Il est le seul organisme habilité par l’État à
intervenir sur les monuments historiques. [...] la population haïtienne ne connaissait qu’une dizaine de
bâtiments relevant des monuments historiques. Étaient identifiés comme tels, entre autres, la Citadelle Henri,
le palais de Sans-Souci, le palais aux 365 Portes, le fort de la Crête- à-Pierrot, les forts Jacques et Alexandre.
Depuis les travaux d’inventaire, près d’un millier d'éléments patrimoniaux ont été recensés et sont désormais
perçus à l'échelle locale et nationale comme des biens investis d’une grande valeur culturelle.
Daniel Elie (2010). Haïti Patrimoine culture et refondation, Museum International, Volume 62, n°4.
Questions
1. Que signifie : MCC, ISPAN
2. Quelles sont les deux maisonnettes présentées avant le texte ?
3. Relève, deux parmi, les missions attribuées à l’ISPAN.
4. Dresse la liste des monuments historiques d'Haïti rapportés dans le texte.
5. Dans quel département se trouvent les monuments suivants :
- le Palais aux 365 Portes,
- le Fort de la Crête- à-Pierrot,
- les Forts Jacques et Alexandre.
6. Cite deux monuments historiques se trouvant dans votre département.
7. Associe-toi avec tes camarades pour faire deux propositions de projets d’activités destinées à mettre en
valeurs deux éléments du patrimoine national.
Le Bureau national d'ethnologie (BNE) a été créé le 31 Octobre 1941 par Jacques Roumain, romancier de
renom et ethnologue haïtien. C'est un organisme à vocation scientifique et culturelle placé sous la tutelle du
ministre de la Culture et de la Communication. Le BNE est un centre de recherche et de documentation
scientifique dans les domaines de l'anthropologie, de l'ethnologie et de l'archéologie. Le BNE a pour mission
d'identifier, de classer, de conserver les objets archéologiques retrouvés en territoire haïtien qui constituent une
source précieuse de la culture des peuples ayant habité l'île. Il entreprend des études sur la société et la culture
haïtiennes en vue d'une meilleure compréhension de l'homme haïtien. [….] Nous avons visité les grottes Marie-
Jeanne et Saint Francisque respectivement à Port- à- Piment et à Saint Michel de l'Attalaye. Nous avons
également visité le Temple Anba Lakay et Lakou Masson à Léogane, les lakou Souvenance, Badjo et Soukri
aux Gonaïves. […] Disons mieux, nous avons plutôt dressé des inventaires de 950 sites archéologiques sur le
territoire national.
Nélio Joseph (2006). Bureau national d’Ethnologie : quelle délicate mission ? Le Nouvelliste.
Questions
1. Énumère les trois disciplines scientifiques autour desquelles tournent plus spécifiquement les activités
du Bureau national d’ethnologie.
R…………………………………………………………………………………………………………
……………………
2. Dans quelle commune et quel département se situe la grotte de Saint Francisque ?
3. Dans le texte, il est indiqué que le Temple AnbaLakay et Lakou Masson se trouvent à Léogane.
Quelle autre pratique culturelle d’ampleur nationale a une très grande renommée dans cette même
ville ?
4. Quelle est la mission du BNE ?
Le MUPANAH
Question
1- Après avoir lu attentivement le texte, prépare un dossier dans lequel tu présentes :
a) La définition et l’utilité d’un musée.
b) La signification et la fonction culturelle du MUPANAH.
2- Mets-toi avec tes camarades, puis rédigez des propositions pertinentes servant à sauvegarder et
valoriser deux éléments du patrimoine haïtien.
Les hommes de l’âge paléolithique furent les premiers artistes de l’humanité. A l’aide de silex taillés, ils
décoraient de frustes gravures leurs armes en os et les humbles ustensiles dont ils se servaient dans la vie
quotidienne. Puis, devenus plus habiles, les hommes sculptèrent de véritables statues, généralement de
femmes, auxquelles nous donnons aujourd’hui le nom de « Venus » (la célèbre déesse grecque de la
Beauté), bien qu’en réalité elles soient loin d’être belles ! Et ils firent mieux encore : utilisant des couleurs
naturelles (généralement de l’argile rouge, ainsi que du bois ou des ossements carbonisés), ils peignirent
dans les cavernes des silhouettes d’animaux ou des scènes de chasse.
Depuis ces temps reculés, la peinture, la sculpture puis l’architecture sont toujours présentes là où se
trouve l’Homme ; il n’y a pas de grande civilisation antique qui n’ait possédé ses temples, ses statues de
divinités, qui n’ait honoré ses défunts par de somptueux tombeaux, qui n’ait bâti à la gloire de ses chefs
de fastueux palais ornés de peintures et d’un grand nombre d’objets d’art. Ainsi firent les Égyptiens, les
Assyro-Babyloniens et tous les autres peuples antiques. Si les œuvres des Égyptiens sont très différentes
de celles des Sumériens, des Babyloniens ou des Perses, c’est parce que ces peuples avaient chacun une
civilisation différente, une façon différente de concevoir l’art et la beauté. Il vous faut retenir un fait
important : dans toutes les civilisations antiques et pendantes longtemps ensuite au cours de l’Histoire,
les artistes travaillaient pour la plupart au service de la religion ou des princes, sans jouir d’une grande
considération. Les Grecs furent les premiers à leur honorer et à transmettre à la postérité le nom de
certains d’entre eux, car ils appréciaient l’art plus que tous les autres peuples de l’Antiquité.
Encyclopédie moderne, Art-Musique-Littérature, Éditions tout connaitre, SD
Questions
1- Indique les différents types d’art que mentionne le texte.
2- Quels sujets que les premiers hommes représentaient dans leurs œuvres ?
3- Les parois des cavernes font-ils partie des premiers supports à la réalisation des premières œuvres
artistiques ?
4- A quoi servait l’art dans les périodes de sa première manifestation ?
5- Explique ce qui fait que les œuvres artistiques ont toujours été différentes chez les peuples, depuis
l’Antiquité à nos jours.
6- Comment les premiers artistes avaient-ils procédé pour créer et composer leur peinture.
Activités de renforcement
1. En t’aidant d’un dictionnaire ou de l’Internet, établis la différence entre gravure, peinture, sculpture,
architecture.
2. Qu’est-ce qui justifie l’importance de l’art Grecs dans l’étude historique des œuvres d’art
aujourd’hui ?
Activités d’évaluation
1. Indique deux parmi les premiers supports utilisés par l'homme dans la réalisation des œuvres
artistiques.
2. En considérant à la fois le texte et tes recherches, explique ce qui justifie que l’art préhistorique est
qualifié de rupestre ou pariétal.
Activités 2
L’art préhistorique
Gravure rupestre appelée gazelle, à Taghirt, sur Le Tassili N’ajjer, en Algérie. © Linus Wolf,
Wikipédia, Gnu
Les peintures rupestres se classent en cinq différentes thématiques qui correspondent à plusieurs étapes
dans l'évolution de l'Homme préhistorique. Ainsi, on distingue : la période des chasseurs ; la période
des cueilleurs archaïques ; la période des chasseurs évolués ; la période des pasteurs ; la période dite
« économiquement complexe ». Tout ceci atteste de l'éveil de l'Homme à la conscience, un des
principaux marqueurs du début de l'humanité.
Activités d’auto-apprentissage :
1- Pourquoi les parois des grottes ont été pendant longtemps l’un des supports privilégiés utilisés par
l’homme pour réaliser des styles de gravure et de peinture ?
2- Quels motifs ont impulsé la réalisation des premières œuvres artistiques ?
3- Quelle différence peut-on établir entre l’art mobilier et l’art immobilier ?
4- Dans quel pays se trouve la grotte de Lascaux ? Quelle est son importance dans l’histoire de l’art.
Texte #9
Grotte de Lascaux et gravures de Tassili
La grotte de Lascaux est le parfait modèle de peintures rupestres. Ses représentations datant du Paléolithique
ont traversé les millénaires sans que le temps n'altère leur pigmentation. Les Hommes du Paléolithique ont
dessiné et gravé plusieurs animaux ainsi que des scènes du quotidien. En effet, on y voit des taureaux, des
chevaux et des félins. Les gravures de Tassili, en Algérie, sont également un superbe témoignage d'art rupestre.
Plus abouties en termes de détails, ces gravures datent du début du Néolithique.
Activités d’auto-apprentissage
1- À quelle période remonte ce modèle de bâtiment ? À quoi sert-il ?
Édifice religieux se trouvant à Miragoâne. À quelle secte religieuse appartient-il ? Quels autres types d’art sont
généralement présents à l'intérieur de ce genre d'édifice religieux ?
Activités d’auto-apprentissage
Quel peuple avait développé ce type d’architecture ? À quelle époque remonte-
t-il ? À quel style appartiennent les colonnes de cet édifice ? Quels sont les
deux autres styles de rencontres à cette même époque ? Ce modèle de bâtiment
existe-t-il encore ? Explique.
Le bâtiment logeant la cour de Cassation, la plus haute instance judiciaire en Haïti, a été inauguré en juillet
2015. Après avoir observé attentivement ce bâtiment, indique le nom du peuple qui avait développé ce
modèle ? À quel style appartiennent les poteaux du bâtiment ?
Activités d’approfondissement
Observe ces deux édifices... Le premier a été réalisé au cours
de la période antique et le second au cours de l'époque
baroque durant les temps modernes. Retrouve les
ressemblances et les dissemblances. Quelles sont les
nouveautés apportées au second ?
Les artistes imitent directement les œuvres d'art classiques ou des parties de celles-ci dans leurs propres œuvres.
En 1496 par exemple, Michel-Ange (1475-1564) sculpta le Cupidon dormant (aujourd'hui perdu) qu'il vieillit
volontairement pour le faire passer pour une authentique œuvre antique. Une autre recréation de l'Antiquité,
cette fois entièrement imaginaire, était la fresque de l'École d'Athènes de Raphaël (1483-1520). Achevée en
1511 et située au Vatican, cette fresque montre tous les grands penseurs du monde antique. Les images
communes de la mythologie classique étaient particulièrement populaires. Elles furent à nouveau réimaginées
et, dans certains cas, elles supplantèrent même l'art ancien dans notre esprit lorsque nous pensons à certains
sujets. La Naissance de Vénus (c. 1484, Galerie des Offices, Florence) de Sandro Botticelli (1445-1510) en est
un exemple. Enfin, la représentation d'architectures et de ruines antiques était particulièrement prisée par de
nombreux artistes de la Renaissance pour donner une atmosphère de fond à leurs œuvres mythologiques et
religieuses.
Source :[Link]
Activités d’auto-apprentissage :
• Quelle a été la principale source d’inspiration des artistes de la Renaissance ?
• Qui était Laurent de Médicis ? Pourquoi a-t-il exercé une grande influence au cours de la Renaissance
?
• L’art de la renaissance était-il au service d’une cause ? Justifie ta réponse.
• L’art de la renaissance a-t-il été la résurrection ou l’imitation de l’art antique ? Justifie ta réponse.
Déroulement de la séance :
Activité de découverte
Lis attentivement le texte intitulé “L'art d'Haïti”. Tout en te servant de ton dictionnaire, retrouve la signification
des mots dont tu ignores la signification. En poursuivant ta lecture, essaie d’identifier, les courants artistiques,
leurs tenants et les perspectives adoptées.
Texte # 12
L'art d'Haïti
L'art haïtien est constitué d'un ensemble complexe de traditions artistiques. Au début du XXe siècle, Haïti avait
une vie culturelle et intellectuelle riche. Le livre de Jean Price Mars, “Ainsi parla l’oncle”, a constitué un
tournant décisif ouvrant des débats et des échanges autour de l'indigénisme. Plus tard, le manifeste de Pétion
Savain posa l'idée que l'art haïtien devait s'inspirer des paysages haïtiens et des scènes de la vie rurale. Ce
nouveau regard posé sur la vie de l’Haïtien ordinaire a ouvert de nouvelles possibilités à la littérature et l'art
haïtiens. Si, au XIXe siècle, le portrait était l'un des genres majeurs de l'art haïtien, il y a eu au début du XXe
siècle un changement radical dans ce domaine.
En 1944, lorsque le groupe d'Haïtiens, incluant notamment Maurice Borno, Albert Mangonès et Lucien Price,
alliés à l'aquarelliste américain Dewitt Peters, fondent Le Centre d'Art à Port-au-Prince, ils n’établissent pas le
moment fondateur de l'art haïtien. Ce qu’ils font, cependant, c’est créer un centre culturel et artistique qui
deviendrait rapidement un lieu de rencontre privilégié pour les artistes. Les membres du Centre joueront un
rôle important dans la recherche de talents artistiques et dans leur mise en valeur. En 1945, l'écrivain français
André Breton arrive en Haïti pour donner une série de conférences en conjonction avec l'exposition de l'artiste
afro-cubain, Wifredo Lam. Il note, après avoir vu le travail d'Hector Hyppolite, que « l’art haïtien avait résolu
Fiche d’activités de l’élève _ EEA_ 9e AF 2024 Page 36 of 46
le problème de la forme ». La première conférence publique de Breton assistée par plus de 600 personnes était
intitulée « Le Surréalisme et Haïti ». La visite de Breton et l’exposition qu’il a organisée par la suite à Paris
des œuvres d'Hyppolite a établi un courant d'écriture sur l'art haïtien qui le rattache toujours au surréalisme.
C'est un lien paradoxal puisque, dans une interview ultérieure sur la conférence, Breton a noté qu'une partie de
sa conférence était « par déférence envers l'esprit qui anime l'histoire [d'Haïti] [et] pour aligner les objectifs
surréalistes sur les objectifs séculaires des paysans haïtiens ». En d'autres termes, l'art haïtien avait sa propre
histoire et des idées avec lesquelles il voulait aligner le surréalisme.
Un autre courant d’écriture sur l'art haïtien est celui des critiques et des historiens de l'art qui ont tendance à le
classer comme primordialement naïf. En plus d'ignorer les différentes écoles d'art haïtien, telles Saint-Soleil,
Cap-Haïtien et Jacmel, pour ne nommer que celles-là, cette catégorisation fait abstraction des façons dont l'art
haïtien en tant que forme d'art diasporique africain pose une série de nouvelles questions, distinctes de celles
du modernisme conventionnel, de l'art abstrait ou conceptuel. Cela ne veut pas dire que les artistes haïtiens
contemporains ne pratiquent pas des formes d'art abstrait ou conceptuel, comme l'artiste de Jacmel, Rénold
Laurent. Il s'agit plutôt de suggérer que les traditions artistiques complexes d'Haïti ont ouvert de nouveaux
espaces dans les pratiques de l'art diasporique africain, même dans la façon dont l'art conceptuel ou abstrait est
pratiqué. Cette catégorisation ignore aussi l'art textile créé par les fabricants de drapeaux tels que Myrlande
Constant et les remarquables sculptures en métal de créateurs comme Serge Jolimeau.
Anthony Bogues (2018). L'art d’Haïti : Loas, histoire et mémoire, une réflexion, Traduit de l’anglais
par Tessa Mars, Le Nouvelliste.
Activités d’apprentissage :
1. Qui a posé la première perspective de l'art haïtien ?
2. Qui est Pétion Savain ? Quelles perspectives a-t-il proposées comme source d'inspiration de l'art
haïtien ?
3. Que rappelle l'année 1944 sur l'évolution de l'art en Haïti ? Quels sont les initiateurs de ce mouvement
?
4. Quelle œuvre d’art, de renommée internationale, se rapportant à l’histoire de l’esclavage en Haïti, a
été réalisée par Albert Mangonès? Quelles autres œuvres de grandes envergures a-t-il réalisées ?
5. Indique trois courants de l’art haïtien rapportés dans le texte.
Activités de renforcement
1. Expliqueen peu de mots ce que veut dire l’auteur quand il a parlé de “pratiques de l'art diasporique
africain” en Haïti ?
2. En quoi consiste l’art naïf ?
3. Établis la différence entre l’art réaliste et l’art surréaliste.
4. Que dit le texte sur l’artiste Hector Hyppolite ?
Synthèse :
Les spécialistes de l’art ne s'accordent pas sur la façon de classer les œuvres produites par les peintres haïtiens.
Pour certains, les tableaux produits relèvent principalement de l’art naïf qui s'intéresse aux réalités de la vie
courante. Pétion Savain est l’une des figures emblématiques de ce type d’art. Il a préconisé l'idée selon laquelle
l'art haïtien devait s'inspirer des paysages haïtiens et des scènes de la vie rurale. D’autres cependantestiment
que l’art haïtien est plutôt caractérisé par la dominance du surréalisme. Le surréalisme est un courant artistique
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qui permet à l'artiste d’exprimer librement ses pensées par l’écriture, le dessin ou toute autre manière sans rien
censurer. Hector Hyppolite, formé au Centre d’art, figure parmi les pionniers de ce courant en Haïti. Pour
promouvoir la création artistique d’Haïti, en 1944, des hommes tels que Maurice Borno, Albert Mangonès,
Lucien Price et Dewitt Peters ont fondé le Centre d’art à Port-au-Prince. D’autres institutions telles l'Ecole
Nationale des Arts (ENARTS) interviennent dans la formation de jeunes artistes en Haïti.
Activités d'évaluation
1. Cet artiste a posé l'idée que l'art haïtien s'inspire des paysages haïtiens et des scènes de la vie
rurale. Qui est-il ?
2. Quel rôle a joué le centre d’art dans le développement de l’art en Haïti ? En quelle année a-t-il
été fondé ? Par qui ?
3. Indique trois parmi les courants de l’art haïtien.
4. En quoi consiste l’art surréaliste ?
Activités d’approfondissement
A- Activité 1
Texte #13
Contribution du Centre d’art dans le développement de l’art haïtien
Le Centre d’art est à l’origine de la création du premier journal sur les arts plastiques en Haïti « STUDIO No
3 ». Le premier texte d’histoire de l’art haïtien, Panorama de l’art haïtien, est signé d’un des fondateurs du
Centre d’art, Philippe Thoby-Marcelin en 1956. Par la promotion de la création de ses artistes, le Centre d’art
pose les bases du marché de l’art haïtien et impulse une nouvelle activité économique, qui prend de l’ampleur
avec le développement du tourisme dans les années 1950. Il sert en effet de pivot pour relier le monde des arts
au public et aux structures de promotion artistique. Il est l’intermédiaire des institutions internationales qui
acquièrent des œuvres d’artistes haïtiens, comme Le Musée d’Art Moderne de New York (MoMA). Il devient
également le référent des premières galeries d’art qui voient le jour à Port-au-Prince.
En 1965, Francine Murat prend la relève de DeWitt Peters et pérennise la vision du fondateur. Elle poursuit les
activités malgré de grandes difficultés financières, jusqu’à son effondrement le 12 janvier 2010. Ce
tremblement de terre du 12 janvier 2010 affecte lourdement le Centre d’art. Après l’effondrement du bâtiment
et le décès de sa directrice, Francine Murat, l’institution reste fermée au public pendant quatre ans. C’est à
l’occasion de ses 70 ans que le Centre d’art renaît, en novembre 2014, avec des aménagements provisoires
installés dans le jardin de l’espace historique. L’institution reprend alors ses activités auprès du public et des
artistes : cours, conférences, rencontres, expositions. En parallèle, l’équipe travaille à la valorisation du
patrimoine du centre, par la conservation et l’inventaire de sa collection d’œuvres, de photographies et des
archives afférentes.
Source :[Link]
Activité 2
Texte #14
Village de Noailles, la capitale du fer découpé
Bruno, artisan du village de Noailles
Ⓒ [Link]
En 2009, au village de Noailles, un musée dédié à Georges Liautaud (1899-1991) a été inauguré. Ce forgeron
haïtien façonnait des croix peu communes pour les tombes du cimetière, ainsi que des sculptures, à partir de
métal récupéré sur des bidons. Depuis, l'art du fer découpé est devenu une tradition d'Haïti.
Source :[Link]
du-fer-decoupe
Activités :
1. Qui est Georges Liautaud ?
2. Sur quoi repose la spécificité du village de Noailles ?
3. Quelle différence y a-t-il entre art et artisanat ?
4. Dans quelle commune se trouve le village de Noailles ? Que font les artisans de ce village ?
5. En quoi consiste une œuvre d'art en fer découpé ?
6. Peut-on assimiler les pratiques du fer découpé à la ferronnerie ? Pourquoi ?
Déroulement de la séance :
Instruments préhistoriques
Ⓒ classic- [Link]
Conque de lambi
Ⓒ [Link]
Ⓒ[Link]
Durant la période antique, la maîtrise de l’écriture, l'amélioration des outils de travail ont permis à l’homme de réaliser
des instruments mieux perfectionnés qu’auparavant. À cette époque, dans chaque grand foyer de civilisation (Égypte,
Chine et Grèce) se développent des types particuliers de notations musicales, d’instruments, de chants et de danses. En
chine, par exemple, il existait un système de notation musicale à 12 notes qui daterait du 3e millénaire avant notre ère.
En Grèce plus précisément, le chant et la danse se mêlaient à presque tout ce qui se faisait dans les cités (guerre, fêtes,
cérémonies funéraires, religieuses, théâtre). Des « aèdes » dont « Homère » parcouraient les grandes cours et les châteaux
pour chanter et danser en l’honneur des dieux et des héros. Les premières notations trouvées en Grèce datent de la fin du
2e siècle avant notre ère et comportent environ de 1000 signes. Bien que les premières traces écrites de musique
remontent à plusieurs millénaires, il semble être difficile de faire le tri et d’interpréter les premières notations musicales
découvertes au fil du temps.
Au Moyen Âge, la musique liturgique (le chant grégorien et l’organum notamment) a constitué le genre musical
dominant. Le chant grégorien apparu au 9e siècle est un style de chant sobre, solennel et monodique. Il est composé d’une
seule mélodie exécutée sans accompagnement instrumental. L’organum apparu au 10e siècle s’est popularisé deux siècles
après notamment par le biais des écoles de composition dont Notre-Dame de Paris. À la différence du chant grégorien,
cette technique musicale introduit un certain niveau de polyphonie superposant plusieurs voix à des hauteurs différentes.
Parallèlement à l'expansion de la musique religieuse, se développent également d’autres musiques destinées aux
événements festifs et récréatifs, ainsi qu’à la célébration de l’amour courtois.
Les genres musicaux non religieux du Moyen Âge sont notamment les trouvères et les troubadours. Ils provenaient de
poètes-musiciens spécialisés dans la réalisation de musiques lyriques capables de provoquer certains types d’émotions.
L'exécution d'une musique lyrique peut se faire avec accompagnement d’instruments de musique tels que la lyre, le luth,
la flûte ou la vièle. Les danses médiévales sont notamment la carole, le branle, l’estampie et la virelai. À cette époque,
la musique instrumentale était souvent privilégiée pour accompagner la danse ou le théâtre, toutefois certaines pièces
pouvaient également comporter uniquement des parties vocales. Au 11e siècle, le moine Guido d’Arezzo (992-1033)
propose une notation musicale sur portée comportant quatre lignes horizontales représentant la hauteur des notes. C’est
de lui également que vient le système de solmisation : ut, ré, mi, fa, sol, la. Dans le solfège, la portée est aujourd’hui
constituée de cinq lignes horizontales et de quatre interlignes. La clé placée au début de la portée permet de connaître
avec précision le nom de chaque note et sa place dans l'échelle musicale.
Durant les Temps modernes répartis en trois sous périodes, la renaissance, le baroque et le classicisme, la musique s'est
presque définitivement fixée. Si la musique avait peu évolué au cours de la renaissance, durant la période baroque
l’écriture musicale a évolué et les genres musicaux se sont diversifiés. Avec le baroque, un certain équilibre a été retrouvé
entre le vocal et l’instrumental. De tous ces genres musicaux réalisés, l’opéra demeure jusqu'ici l'un des plus connus.
Durant la période classique qui marque un tournant, des hommes comme Mozart, Haydn et Beethoven ont produit des
œuvres quasiment éternelles. De nos jours, les instruments de musique et les genres musicaux sont aussi variés que les
langues. Les activités musicales se sont rencontrées un peu partout à travers le monde. De plus en plus de spécialités sont
créées en rapport au monde musical. Mis à part la production musicale qui relève de la compétence des musiciens
(instrumentistes, compositeurs, interprètes, arrangeurs…), des spécialistes en musicologie s'intéressent eux aussi à des
Fiche d’activités de l’élève _ EEA_ 9e AF 2024 Page 41 of 46
études portant sur les phénomènes musicaux, leur évolution et la façon dont ils participent au façonnement de la vie en
société.
De : Samuel PIERRE
Activités d’apprentissage :
Le chant grégorien est un chant liturgique officiel de l’Église catholique dont l'origine est attribuée au Pape
Grégoire 1er.
1. Explique, en peu de mots, comment l'homme primitif a découvert la musique ?
2. Est-il possible de séparer la musique de la danse ? Pourquoi ?
3. Après avoir indiqué à quelle époque appartiennent les personnages suivants, indiques en quoi consiste
leur apport au développement de la musique : Pape Grégoire 1e ? Guido d’Arezzo ? Mozart ?
4. Combien de notes existe-t-il actuellement dans la musique occidentale ? Existe-t-il d'autres formes
d'annotations ? Justifie ta réponse.
5. Peut-on admettre que les types d'instruments utilisés au cours de la préhistoire ont totalement disparu
dans le monde actuel. Justifie ta réponse à l'aide d'un exemple.
6. À quelle sous-période appartient l'opéra ? Dis en quoi consiste ce genre musical.
7. Quels sont les noms attribués aux différentes voix réalisées dans les groupes musicaux ?
Renforcement
1. Établis la différence entre un musicien et un musicologue.
2. Cite les notes de musique utilisées actuellement dans le monde occidental.
3. Qu'est-ce qu'une portée ? Illustre ta réponse à l'aide d'un schéma.
4. En te référant aux œuvres de deux artistes connus dans le milieu haïtien, montre qu'il existe vraiment
des musiques religieuses et des musiques non religieuses.
5. Trouve trois moments festifs en Haïti qui, chaque année, mettent en vedette des musiques non
religieuses. À ton avis, ces moments ont-ils leur place dans le fonctionnement de la société ?
6. Dessine un exemple de flûte. Quel est l'ancêtre de cet instrument ?
À retenir :
La musique est une activité humaine qui évolue constamment. Depuis le paléolithique jusqu’à nos jours, les
connaissances musicales, les instruments de musique, les styles et genres musicaux n'ont pas cessé d’évoluer.
Chaque génération, chaque pays, chaque religion, chaque groupe musical apporte leur touche à la construction
de l'édifice musical. Le monde occidental se sert des sept notes de musique proposées par Guido d'Arezzo à
savoir do, re, mi, fa, sol, la, si. La portée est aujourd’hui constituée de cinq lignes horizontales et de quatre
interlignes. La clé placée au début de la portée permet de connaître avec précision le nom de chaque note et sa
place dans l'échelle musicale.
Texte #16
Des traditions musicales d’une grande variété
Ⓒ Haiti-Inter
Konpa direct, créé par Nemours Jean-
Baptiste en 1955, devient indubitablement
le genre musical le plus populaire en Haïti.
Nemours a défini son rythme comme une
dérivation des airs que jouaient les soldats
en parade au Champ-de-Mars. Toutefois, la
musique se jouait partout sur le territoire
après l’indépendance en 1804. Cependant,
c’est avant la création du Konpa, soit à la
première moitié du 20e siècle, que les styles
de musique d’origine africaine, parmi
d’autres, étaient en plein essor en Haïti. Les
plus populaires étaient la Méringue, le Folklore, le Troubadour, la musique Yéyé et peu ou prou le Rara.
D’abord, la Méringue est une musique élitiste qui se jouait dans les salons. Selon Jean Fouchard, auteur de La
meringue, danse nationale d’Haïti (1988), le mot « méringue » tire son origine d’une danse bantoue nommée
« mouringué », des esclaves du Mozambique. Quant à la musique folklorique, celle-ci se jouait partout en Haïti.
Le Troubadour (en créole haïtien « Twoubadou ») a gagné le cœur de nombre Haïtiens à partir des années 1940
jusqu’aux années 1970 et 1980. Les groupes ayant joué le Troubadour étaient formés de trois ou quatre
musiciens. Le Troubadour portait aussi le nom de « Grenn siwèl ». Aujourd’hui, cette musique se joue encore
avec des instruments acoustiques ou électro-acoustiques comme la guitare, le tambour, les tcha-tchas et
l’accordéon. On ne saurait oublier le Rara qui se jouait principalement entre la période du carnaval et les
Pâques dans les milieux urbains du pays par l’entremise de bandes à pied.
Source : Le Courrier de la Nouvelle-Ecosse (22 Février 2023.). Mois du patrimoine africain : la musique
d’Haïti sous un regard historico-politique (1ère partie), [Link]
patrimoine-africain-la-musique-dhaiti-sous-un-regard.
Activités de renforcement :
a) Pendant longtemps, la Méringue, le Folklore, le Troubadour, la musique Yéyé et le Rara constituaient
les musiques les plus populaires en Haïti. En fonction de ce que toi tu as observé en Haïti, cite trois
parmi les styles de musique les plus populaires dans le pays. Indique, pour chacun des styles cités, deux
noms d’artistes qui te semblent les plus célèbres et au moins l’un des titres qu’ils ont chantés.
b) Explique, en quelques mots, ce que tu penses de l’importance de la musique dans la vie d’un peuple.
c) Réalise le dessin d’un instrument de musique traditionnel rencontré en Haïti.
À retenir :
Les premiers styles de musique adoptés en Haïti étaient d’origine africaine. Avant la création du Konpa par
Nemours Jean-Baptiste en 1955, les musiques les plus populaires rencontrées en Haïti étaient la Meringue, le
Folklore, le Troubadour, la musique Yéyé et le Rara. Il existe des musiques élitistes et des musiques populaires.
Les instruments traditionnels utilisés dans quelques styles musicaux en Haïti sont notamment : le tcha-tcha, le
tambour, la conque de lambi, le bambou et le kone.
Activités d'évaluation
1. Il est connu dans l’histoire de la musique haïtienne comme étant le fondateur du Konpa. Qui est-il ?
Quels instruments a-t-il joué ?
2. Il s’agit d’un style de musique élitiste qui, à ses débuts, se jouait dans les salons en Haïti. De quel style
s’agit-il ? À quel autre style l’avait-on opposé ?
3. Dresse une liste de cinq instruments traditionnels utilisés en Haïti.
4. Réalise le dessin d’un tambour et d’un tcha-tcha, puis colorie-les.
Activités complémentaires
Texte #17
Quelques figures iconiques de la musique haïtienne
[...] Une pléiade de musiciens légendaires a marqué le rythme de Nemours Jean-Baptiste. Nous pouvons
citer, entre autres, Dadou Pasquet, Shoubou, Ti Manno, André et Fred Dejean ainsi que Ulrick Pierre-Louis.
Depuis quelques années, d’autres musiciens font valoir la musique haïtienne à travers leurs talents. Si ces
artistes ont assaisonné la musique haïtienne de leurs épices après la création du Konpa, force est de constater
qu’Haïti a connu d’autres musiciens ou groupes chevronnés bien avant la création du Konpa.
Nous pouvons les appeler les figures iconiques pré-compas. Citons, entre autres, Occide Jeanty, Ludovic
Lamothe, Justin Élie et Guy Durosier qui furent l’une des premières vedettes de la musique haïtienne au
Source : Le Courrier de la Nouvelle-Ecosse (22 Février 2023.). Mois du patrimoine africain : la musique
d’Haïti sous un regard historico-politique (1ère partie),[Link]
patrimoine-africain-la-musique-dhaiti-sous-un-regard.
Activités d’auto-apprentissage :
1. Qui est Issa El Saieh ? Cite deux parmi ses plus célèbres compositions musicales ? Quels instruments
savait-il jouer ?
2. À quoi renvoie l'expression “le rythme de Nemours Jean-Baptiste” ? Trouve d’autres mots pouvant
exprimer la même idée.
3. En quelle année a été fondé le Jazz des jeunes ? A quelle origine associe-t-on ce genre musical ?
4. La liste suivante comporte des noms de musiciens pré-compas et des noms de musiciens compas.
Coche la colonne appropriée pour situer le musicien.
Guy Durosier
Dadou Pasquet
Occide Jeanty
Ludovic Lamothe
Fred Dejean
De 1960 à nos jours, une variété de groupes à tendance compas ont surgi. Dans un premier temps, les mini-
djaz tels que : Los Incognitos de Pétion-ville (devenu Tabou Combo), les Difficiles de Pétion-ville (scindé un
peu plus tard en D.P Express et Gypsies de Pétion-ville), les Frères Déjean, Bossa Combo, les Légendaires de
Delmas, Scorpio et les Shleu Shleu (devenu également Skah-Shah) ont été des plus populaires. Dans un second
temps : l’orchestre Tropicana d’Haïti, les groupes Caribbean Sextet, Zeklè, Zin, Zenglen, Mizik Mizik, Sweet
Micky, et tant d’autres de la nouvelle génération ont réussi à imposer leur son sur la scène nationale et
internationale. Certains groupes ont joué un compas (pour ainsi dire moins direct) que d’autres. Par exemple,
les musiciens de Zeklè y avaient ajouté du funk, du jazz, et aussi des synthétiseurs. Pour finir, divers styles
sont découlés du compas direct dont le compas mamba de Coupé-Cloué, digital compas de Robert Martino,
compas love de Alan Cavé, compas reggae de black parents, etc.
Le Rabòday est à l’origine un rythme vodou au même titre que le Ibo et le kongo. Souvent utilisé par l’artiste
Freshla dans ses chansons, il est devenu un genre musical populaire sur tout le territoire. Le DJ Tony Mix a
grandement contribué à sa vulgarisation en y ajoutant sa touche originale. A l’heure actuelle, le rabòday est
chanté et dansé autant dans le milieu urbain qu'en milieu rural. Le répertoire de la musique haïtienne est riche
et diversifié. Outre les genres musicaux que nous venons de présenter, les musiciens haïtiens ont également
expérimenté d’autres catégories de musique. Certains ont joué du boléro, du jazz, de la musique classique
contemporaine et du reggae.
Source : Albert Darlenson (2023), Les genres et les styles musicaux typiquement haïtiens à partir du 20e siècle,
[Link]
20e-siecle/
Activités d’auto-apprentissage :
1. Nemours Jean-Baptiste avait lancé le “Compas direct”, son rival Weber Sicot avait lancé le “Compas
Cadence”. Complète le tableau suivant en associant chaque type de compas à son inventeur ?
Digital Compas
Compas Reggae
Compas Love
Compas Mamba
2. Dans les années 90, l’artiste solo Jhon Steeve Brunache a produit l’un des premiers albums de la
tendance racine. Quel est le titre de cet album ? Indique 2 parmi les titres qui se trouvaient sur cet
album.
3. Qu’est-ce qu’un DJ ? Cite trois parmi les DJ haïtiens les plus connus ?
4. Quel DJ haïtien a popularisé le style rabòday ?
5. Cite deux parmi les plus anciens orchestres qui existent encore en Haïti ? Dans quel département ont-
ils pris naissance ?