Cours Chimie l1
Cours Chimie l1
sti
og
ol
bi
le
CHAPITRE I
ye
te
EXPRESSION DE LA
Bi
h
e
II.2.2. Le pourcentage en masse ................................................................................................... 4
st
II.2.3. Fraction molaire ................................................................................................................ 5
i
og
II.2.4. Molalité ............................................................................................................................. 5
ol
II.2.5. Relation entre les titres : 𝔜𝔜, 𝑥𝑥𝑥𝑥, XA .................................................................................... 5
bi
II.3. Relation entre les concentrations et les titres ........................................................................... 5
le
III.1. Titre ou Degré Chlorométrique d’une solution d’eau de javel (NaClO) : .............................. 6
h
- le ou les soluté (s) : c’est l’ensemble des substances dissoutes dans le solvant. C’est le
constituant minoritaire. On l’appelle milieu dispersé.
Remarque :
- Comme solvant, on peut citer le pétrole, l’alcool, l’éther, l’eau, les solvants organiques etc.
e
Dans notre étude, nous nous intéressons principalement aux solutions aqueuses où l’eau joue
st
le rôle de solvant.
i
og
II. DIFFERENTES EXPRESSIONS D’UNE SOLUTION
ol
Dans une solution, les espèces chimiques présentes sont généralement caractérisées par leur
quantité de matière (soluté) rapportée à la quantité de solution ou de solvant. On parlera alors
bi
de concentration ou de titre.
le
- Titre d’un constituant (composition rapportée à l’unité de masse (m) ou au nombre de mole
(n)) : c’est la quantité de matière d’une substance (masse, nombre de moles) rapportée à
h
Remarque : La concentration ou le titre est un paramètre intensif, c'est à dire qui ne dépend
om
pas de la quantité de solution. Alors que la quantité de matière ou de la masse de soluté sont
des grandeurs extensives qui dépendent de la quantité de solution.
M
Volumique (𝛒𝛒) et celle de l’eau prise à 4°C (ρe), soit 1000 g·L-1 :
𝝆𝝆
𝒅𝒅 =
𝝆𝝆𝒆𝒆
Remarque : Il ne faut pas confondre concentration massique et masse volumique bien que
qu’elles s’expriment dans les mêmes unités.
e
Exemple : Une solution contenant 1 mole de chlorure de calcium par litre de solution est dite
st
molaire alors qu’une solution contenant 0,02 mole de ce même composé est dite 0,02 molaire,
i
0,02 M ou encore 0,02 mol·L-1.
𝐧𝐧é𝐪𝐪
ye
𝐂𝐂é𝐪𝐪 =
𝐕𝐕
te
Exemple : une solution est dite normale si 𝐂𝐂𝐞𝐞𝐞𝐞 = 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏. 𝐠𝐠. 𝐋𝐋−𝟏𝟏, alors qu’une solution
Bi
réducteur) se fait toujours "équivalent par équivalent" (1 éq-g d’acide avec 1 éq-g de base,
om
1 éq-g d’oxydant avec 1 éq-g de réducteur et vice-versa), quelles que soient les concentrations
molaires respectives et la nature des substances antagonistes.
M
La notion d’équivalent-gramme (éq-g) est donc liée à celle d’échange de particules actives
(protons ou électrons) entre de telles substances.
- Cas des Sels : p est égal au nombre total de charges positives ou négatives libéré par 1 mole
de sel. Il s’exprime en éq. mol−1 .
Exemple :
M
NaCl → Na+ + Cl− ; p = 1 éq/mol et méq = = 58,5 g⁄é𝑞𝑞
1
M 208,23
BaCl2 → Ba2+ + 2 Cl− ; p = 2 éq/mol et méq = = = 104,115 g/éq
2 2
- Cas des acides et des bases : p est égal au nombre de protons (H+ ou H3O+) libérés par 1
mole d’acide ou captés par 1 mole de base. Il peut être défini aussi par le nombre d’ion
OH-, sachant qu’en solution aqueuse chaque ion H+ est accompagné par autant d’ion OH−.
Exemples :
e
st
• Acides :
i
og
M
HCl + H2 O → H3 O+ + Cl− ; p = 1éq/mol et méq = = 36,5 g/éq
ol 1
M
bi
H2 SO4 + 2H2 O → 2H3 O+ + SO4 2− ; p = 2éq/mol et méq = = 49 g/éq
2
le
• Bases :
ye
M
NaOH → Na+ + OH − ; p = 1éq/mol et méq = = 40 g/éq
te
1
Bi
M
Ba(OH)2 → Ba2+ + 2 OH − ; p = 2éq/mol et méq = = 85,7 g/éq
2
h
- Cas des oxydants et des réducteurs : p est égal au nombre d’électrons libérés par 1 mole de
at
Exemple :
M
• Oxydants :
M
KMnO4 + 8H + + 5e− ⟶ K + + Mn2+ + 4H2 O ⇒ p = 5éq/mol et méq = = 31,6 g/éq
5
M
KMnO4 + 4H + + 3e− ⟶ K + + MnO2 + 2H2 O ⇒ p = 3éq/mol et méq = = 52,7 g/éq
3
M
K 2 Cr2 O7 + 14H + + 6e− ⟶ 2K + + 2Cr 3+ + 7H2 O ⇒ p = 6 éq⁄mol et méq = = 49 g/éq
6
• Réducteurs:
M
2 Na2 S2 O3 ⟶ 4 Na+ + S4 O2− −
6 + 2 e ⇒ p = 1 éq⁄mol méq = = 158 g/éq
1
𝑀𝑀
H2 O2 → 2𝐻𝐻 + + 𝑂𝑂2 + 2 e− ⇒ 𝑝𝑝 = éq⁄mol 𝑒𝑒𝑒𝑒 méq = = 17 g/éq
2
Ainsi : 𝐧𝐧é𝐪𝐪 = 𝐩𝐩. 𝐧𝐧
Ecrire les équations et déterminer l’équivalent-gramme des composés suivants : HClO4 ; H3PO4 ;
KOH, Ba(OH)2 ; K2Cr2O7 ; et Na2S2O3. Les couples redox à considérer sont :
Cr2O72-/ Cr3+ ; S4O62-/S2O32-
Composé HClO4 H3PO4 KOH Ba(OH)2 K2Cr2O7 Na2S2O3
M (g/mol) 100,5 98 56,1 171 294,2 158
II.1.6. Relation entre les concentrations Cm, CM et Céq
Si on connait une concentration, on peut facilement en déduire toutes les autres
concentrations.
e
𝐩𝐩 𝐌𝐌
st
Exercice d’application 2
i
og
Une solution a été obtenue en dissolvant une masse m = 12 g de sulfate de sodium (Na2SO4) dans de
ol
l'eau et en complétant le volume à 500 mL.
bi
1) Quels sont les ions présents dans cette solution ?
le
équivalente.
te
C'est le rapport entre la masse d’un constituant i, contenu dans un certain volume de solution
at
𝑚𝑚𝑖𝑖 𝑚𝑚𝑖𝑖
Elle est notée τi ou 𝒙𝒙𝒊𝒊 avec 𝑥𝑥𝑖𝑖 = τi = =
∑ 𝑚𝑚𝑖𝑖 𝑚𝑚𝑠𝑠
M
Remarque :
- La somme des fractions massiques de tous les constituants est égale à 1 ( ∑ 𝑥𝑥𝑖𝑖 = 1).
Par exemple une solution du constituant 𝒊𝒊 à 10% contient 10 g de composé 𝒊𝒊 pour 100 g de
solution.
Ainsi, le pourcentage en masse est donc la masse de constituant contenue dans 100 g de
solution. Il ne présente d'intérêt que lorsqu'on utilise des solutions très concentrées.
mi mi
% 𝑖𝑖 = 100 = 100 = 100 τi = 100 𝑥𝑥𝑖𝑖
∑ mi ms
La fraction molaire est peu utilisée pour exprimer les concentrations des solutés dans des
solutions diluées ; en revanche, elle sert pour exprimer la composition des mélanges.
II.2.4. Molalité
Elle correspond au nombre de mole de soluté rapporté à 1 kg de solvant. Elle est notée 𝔜𝔜 et
s’exprime en mol par kg de solvant (ou molale). Cette unité de concentration n'est que très
𝑛𝑛
rarement utilisée. 𝔜𝔜 =
𝑚𝑚𝑚𝑚 (𝑘𝑘𝑘𝑘)
NB : A titre exceptionnelle, la molalité est souvent appelée concentration molale bien que
e
rapportée à une masse et non à un volume.
st
II.2.5. Relation entre les titres : 𝖄𝖄, 𝒙𝒙𝑨𝑨 , 𝐗𝐗𝐀𝐀
i
og
En exprimant les masses en fonction de la fraction massique et de la masse de solution ms on
peut obtenir : ol
bi
𝑛𝑛𝐴𝐴 103 𝑛𝑛𝐴𝐴 103 𝑚𝑚𝐴𝐴 103 𝑥𝑥𝐴𝐴
𝔜𝔜𝐴𝐴 = = = =
𝑚𝑚𝑒𝑒 (𝑘𝑘𝑘𝑘) 𝑚𝑚𝑒𝑒 𝑀𝑀𝑥𝑥𝑒𝑒 𝑚𝑚𝑆𝑆𝐴𝐴 𝑀𝑀(1 − 𝑥𝑥𝐴𝐴)
le
𝑚𝑚𝐴𝐴
ye
établir :
h
103 𝑋𝑋𝐴𝐴
at
𝔜𝔜𝐴𝐴 =
𝑀𝑀𝑒𝑒 (1 − 𝑋𝑋𝐴𝐴)
om
𝑛𝑛𝐴𝐴
𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴 𝑋𝑋𝐴𝐴 = 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑋𝑋𝑒𝑒 = 1 − 𝑋𝑋𝐴𝐴
M
𝑛𝑛𝐴𝐴 + 𝑛𝑛𝑒𝑒
Connaissant la masse volumique, on a besoin d’une seule grandeur d’une série pour retrouver
toutes les autres grandeurs quantitatives d’une solution.
Soit SA une solution aqueuse d’acide sulfurique H2SO4 de molalité égale à 10,20 et de densité 1,31.
Calculer les fractions massique et molaire du soluté ainsi que la molarité de la solution A.
Exercice d’application 4:
e
Calculer les concentrations équivalente et molaire de cette solution d’eau de javel.
st
III.2. Titre Volumique d’une solution d’eau oxygénée (H2O2)
i
og
C’est le volume ou le nombre de litre de dioxygène (O2) dégagé par 1 litre d’une solution de
peroxyde de dihydrogène ou eau oxygénée (H2O2) dans les CNTP selon l’équation suivante :
ol
bi
1
H2 O2 → H2 O + O
2 2
le
Il est noté TV et s’exprime en volume. 𝑇𝑇𝑉𝑉 = 11, 2. 𝐶𝐶𝐻𝐻2𝑂𝑂2 = 5,6. 𝐶𝐶é𝑞𝑞 𝐻𝐻2𝑂𝑂2
ye
Exercice d’application 5:
te
On appelle solution binaire une solution qui contient un solvant et un seul soluté.
On a le schéma suivant :
𝑉𝑉𝐴𝐴 𝑉𝑉𝐵𝐵
SA �𝐶𝐶𝑀𝑀𝐴𝐴 ; 𝐶𝐶é𝑞𝑞𝑞𝑞 ; 𝐶𝐶𝑚𝑚𝑚𝑚 + Veaj SB �𝐶𝐶𝑀𝑀𝐵𝐵 ; 𝐶𝐶é𝑞𝑞𝑞𝑞 ; 𝐶𝐶𝑚𝑚𝑚𝑚
𝜌𝜌𝐴𝐴 𝜌𝜌𝐵𝐵
- Conservation de la matière :
nA = nB ⟹ CMA VA = CMB VB
mA = mB ⟹ CmA VA = CmB VB
néqA = néqB ⟹ CéqA VA = CéqB VB
- Effet d’addition
e
st
𝑚𝑚𝑠𝑠𝐵𝐵 = 𝑚𝑚𝑠𝑠𝐴𝐴 + 𝑚𝑚𝑒𝑒𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑉𝑉𝐵𝐵 = 𝑉𝑉𝐴𝐴 + 𝑉𝑉𝑒𝑒𝑎𝑎𝑎𝑎
i
og
Remarques :
ol
1 - Au cours d’une dilution toutes les grandeurs qui se rapportent au volume de solution, à la
bi
masse de solvant et de solution changent.
le
Exercice d’application 6 :
te
Bi
Un industriel veut éliminer 1 m3 de déchets liquides dont la teneur en nitrates est de 10g/L.
Dans quel volume d’eau doit-il le diluer avant le rejet en rivière, sachant que la législation
h
► les deux solutions ont le même nombre d’équivalent : on parle de neutralisation totale.
𝑛𝑛é𝑞𝑞𝐴𝐴 = 𝑛𝑛é𝑞𝑞𝐵𝐵 ⇒ 𝐶𝐶é𝑞𝑞𝐴𝐴 𝑉𝑉𝐴𝐴 = 𝐶𝐶é𝑞𝑞𝐵𝐵 𝑉𝑉𝐵𝐵
Remarque :
Pour faire un dosage, les substances A et B doivent être antagonistes et la réaction entre ces
deux substances doit les conditions suivantes :
⇒ réaction rapide et spontanée: pas besoin d’un catalyseur ou d’une élévation de température
⇒ la fin de la réaction doit être signalée par un changement de coloration ou d’état physique
de la solution (formation d’un précipité)
Responsables du cours : Pr Momar NDIAYE et Pr Abdou Karim Diagne DIAW 7
Attention :
A l’équivalence ne jamais utiliser nA = nB qui n’est valable que lorsque les substances
antagonistes présentent le même nombre de particules actives.
Exercice d’application 7 :
Calculer les volumes d’une solution H2SO4 4,66 éq/L nécessaires pour neutraliser:
a)- 60g de solution KOH 6,63 M, de masse volumique 1,28g/mL.
b)- 250 mL de solution Na2CO3 4% et de masse volumique 1,0363g/mL.
e
𝐴𝐴 ; 𝐶𝐶é𝑞𝑞𝑞𝑞 ; 𝐶𝐶𝑚𝑚𝑚𝑚 + B ; 𝐶𝐶é𝑞𝑞𝑞𝑞 ; 𝐶𝐶𝑚𝑚𝑚𝑚 ⟹ C
𝑚𝑚 𝑚𝑚 𝑚𝑚
st
⎨ 𝑆𝑆𝐴𝐴 ⎨ 𝑆𝑆𝐵𝐵 ⎨ 𝑆𝑆𝐶𝐶
⎪ 𝑚𝑚𝐴𝐴 ⎪ 𝑚𝑚𝐵𝐵 ⎪ 𝑚𝑚𝐶𝐶
i
og
⎪𝑚𝑚𝑒𝑒𝐴𝐴 ⎪ 𝑚𝑚𝑒𝑒𝐵𝐵 ⎪ 𝑚𝑚𝑒𝑒𝐶𝐶
⎩ 𝑥𝑥𝐴𝐴 ⎩ 𝑥𝑥𝐵𝐵 ol ⎩ 𝑥𝑥𝐶𝐶
Le mélange est régi par les relations suivantes :
bi
𝑉𝑉𝐶𝐶 = 𝑉𝑉𝐴𝐴 + 𝑉𝑉𝐵𝐵
le
𝑚𝑚𝐶𝐶 = 𝑚𝑚𝐴𝐴 + 𝑚𝑚𝐵𝐵 = 𝑥𝑥𝐶𝐶 𝑚𝑚𝑆𝑆𝐶𝐶 = 𝑥𝑥𝐶𝐶 (𝑚𝑚𝑆𝑆𝐴𝐴 + 𝑚𝑚𝑆𝑆𝐵𝐵 ) = 𝑥𝑥𝐶𝐶 (𝜌𝜌𝐴𝐴 𝑉𝑉𝐴𝐴 + 𝜌𝜌𝐵𝐵 𝑉𝑉𝐵𝐵 )
te
Bi
𝑚𝑚𝑒𝑒𝐶𝐶 = 𝑚𝑚𝑒𝑒𝐴𝐴 + 𝑚𝑚𝑒𝑒𝐵𝐵 = 𝑥𝑥𝑒𝑒𝐶𝐶 𝑚𝑚𝑆𝑆𝐶𝐶 = 𝑥𝑥𝑒𝑒𝐶𝐶 (𝑚𝑚𝑆𝑆𝐴𝐴 + 𝑚𝑚𝑆𝑆𝐵𝐵 ) = (1- 𝑥𝑥𝐶𝐶 ) (𝜌𝜌𝐴𝐴 𝑉𝑉𝐴𝐴 + 𝜌𝜌𝐵𝐵 𝑉𝑉𝐵𝐵 )
h
Exercice d’application 8:
om
On mélange 250 mL d’une solution A de Na2CO3 à 40%, de densité 1,824 avec 525 g d’une
M
Exercice 1:
1) Déterminer le nombre de particule active des composés suivants : HClO4 ; H3PO4 ; KOH,
Ba(OH)2 ; Na2SO4 ; K2Cr2O7 ; et Na2S2O3.
e
Données :
st
Les couples redox à considérer sont : Cr2O72-/ Cr3+ ; S4O62-/ S2O32- ;
i
og
MnO4-/Mn2+ ; MnO4--/MnO2 M(KMnO4) = 158 g/mol
Exercice 2 :
ol
bi
On dispose d’une solution d’acide nitrique (HNO3) (Solution A) de densité 1,33 % et 54% en
masse.
le
ye
Calculer:
te
Exercice 3 :
Une solution commerciale d’acide chlorhydrique (HCl, solution A) contient 78,07 % en masse
M
Exercice 4:
Pour préparer une solution Sc, on mélange 315 mL d’une solution A de Na2CO3 35,5 % en
masse et de densité dA = 1,824 avec 475 mL d’une solution B de Na2CO3 29,8 % en masse et
de masse volumique 1,173 g/mL. Calculer :
1) la molalité de la solution Sc
2) la densité de la solution Sc
3) les fractions massiques
Exercice 5:
Calculer les volumes d’une solution H2SO4 4,66 éq/L nécessaires pour neutraliser:
a)- 60g de solution KOH 6,63 M, de masse volumique 1,28g/mL.
b)- 250 mL de solution Na2CO3 4% et de masse volumique 1,0363g/mL.
c)- 500 mL de solution KHCO3 0,833 molale de masse volumique 1,0534g/mL.
d)- 74,2 g de solution NaOH de fraction molaire 0,025.
Exercice 6:
Sur un flacon contenant de l’eau oxygénée, il est marqué 8 Volumes. Que signifie cette
information ? En déduire les concentrations molaire, équivalente et massique de cette solution
A.
1°) Calculer le volume à prélever de ce flacon pour préparer 1 litre d’une solution B
décimolaire.
2°) Calculer le volume de permanganate de sodium 0,01 M nécessaire pour doser une prise de
e
st
10 mL de la solution diluée d’eau oxygénée en présence d’acide sulfurique concentrée. .
i
og
Exercice 7:
Une solution d’eau de Javel (NaClO) a un titre chlorométrique égal à 2,24°.
ol
1°) Calculer les concentrations équivalente et molaire de cette solution.
bi
2°) Quel est le volume d’eau à ajouter à 85 mL de cette solution pour que son titre soit égal à
le
0,6°.
3°) Une prise de 10 mL de la solution ainsi obtenue est neutralisée par une solution de
ye
neutralisation.
h
at
om
M
UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR Année 2022-2023
FACULTE DES SCIENCES ET TECHNIQUES
DEPARTEMENT DE CHIMIE
---oOo---
e
i st
og
158
2) a) KMnO4 MnO4- + K+ p=1 éq/mol meq-g= 1
= 158 g/eq
ol 158
bi
b) MnO4 - +8H++5e- Mn2+ + 7H2O p=5 éq/mol meq-g= 5
= 31,6 g/eq
le
158
c) MnO4 - +4H++3e- MnO2 + 2H2O p=3 éq/mol meq-g= 3
= 52,66 g /eq
ye
te
Exercice 2:
Bi
=
𝑀𝑀𝐴𝐴 63
at
om
𝒑𝒑 = 𝟏𝟏éq/mol 𝒆𝒆𝒆𝒆 𝑪𝑪𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆 = 𝐩𝐩𝐶𝐶𝐴𝐴 = 1 𝑥𝑥𝟏𝟏𝟏𝟏, 𝟒𝟒 = 𝟏𝟏𝟏𝟏, 𝟒𝟒 𝒆𝒆𝒆𝒆/𝐿𝐿 et 𝑪𝑪𝒎𝒎𝒎𝒎 = M𝐶𝐶𝐴𝐴 = 718,2 g/L
𝑥𝑥 𝑥𝑥103
M
0,54𝑥𝑥1000
2) ɱA =𝑀𝑀 𝐴𝐴(1−𝑥𝑥 =63(1−0,54)=18,63354 molale
𝐴𝐴 𝐴𝐴 )
𝑉𝑉𝐴𝐴 =? 𝑉𝑉𝑆𝑆𝑆𝑆 =?
3) 𝑆𝑆𝐴𝐴 � 𝑑𝑑𝐴𝐴 = 1,496 Veaj 𝑆𝑆𝐵𝐵 � 𝑑𝑑𝐴𝐴 = 1,496
𝑥𝑥𝐴𝐴 = 54% 𝑥𝑥𝐵𝐵 = 20%
𝑥𝑥𝐵𝐵 (𝑚𝑚𝑆𝑆𝑆𝑆 ) 𝑥𝑥𝐵𝐵 (𝜌𝜌𝐴𝐴 𝑉𝑉𝐴𝐴 + 𝜌𝜌𝑒𝑒 𝑉𝑉𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 ) 𝑥𝑥𝐵𝐵 𝜌𝜌𝑒𝑒
𝑛𝑛𝐴𝐴 =𝑛𝑛𝐵𝐵 𝐶𝐶𝐴𝐴 𝑉𝑉𝐴𝐴 = 𝑀𝑀𝐵𝐵
= 𝑉𝑉𝐴𝐴 = 𝑀𝑀 𝑉𝑉𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒
𝑀𝑀𝐵𝐵 𝐵𝐵 𝐶𝐶𝐴𝐴 − 𝑥𝑥𝐵𝐵 𝜌𝜌𝐴𝐴
1000𝑥𝑥0,2
𝑉𝑉𝐴𝐴 = 63𝑥𝑥11,4− 0,2𝑥𝑥1330 𝑉𝑉𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑉𝑉𝐴𝐴 = 1,105 𝑉𝑉𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 et 𝑉𝑉𝐴𝐴 + 𝑉𝑉𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 = 1
1
Exercice 3:
e
𝐶𝐶𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑉𝑉𝐴𝐴 = 𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐵𝐵 (𝑉𝑉𝐴𝐴 + 𝑉𝑉𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 ) avec p=1 𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶 ≈ 𝐶𝐶
st
𝑉𝑉𝐴𝐴 (𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐴𝐴 − 𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐵𝐵 ) 0,05552(32−1)
𝑉𝑉𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 = =
i
og
𝐶𝐶𝐵𝐵 1
𝑽𝑽𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆 = 1,7210092 L
ol
bi
Exercice 4:
le
(𝑛𝑛𝐴𝐴 + 𝑛𝑛𝐵𝐵 ) 103 (𝑚𝑚𝐴𝐴 + 𝑚𝑚𝐵𝐵 ) 103 (𝑥𝑥𝐴𝐴 𝑚𝑚𝑠𝑠𝑠𝑠 + 𝑥𝑥𝐵𝐵 𝑚𝑚𝑚𝑚𝐵𝐵 ) 103
ye
1) ɱC = = =
𝑚𝑚𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑀𝑀(𝑚𝑚𝑒𝑒𝑒𝑒 +𝑚𝑚𝑒𝑒𝑒𝑒 ) 𝑀𝑀[ �1−𝑥𝑥𝐴𝐴 ) 𝜌𝜌𝐴𝐴 𝑉𝑉𝐴𝐴 + (1−𝑥𝑥𝐵𝐵 ) 𝜌𝜌𝐵𝐵 𝑉𝑉𝐵𝐵 )�]
te
3
10 (0,355𝑥𝑥1824𝑥𝑥0,315 +0,298𝑥𝑥1173𝑥𝑥0,475)
2) ɱC =
Bi
106[(1−0,355)1824𝑥𝑥0,315 + (1−0,298)1173𝑥𝑥0,475]
ɱC= 4,5825823 molale
h
3) ρC = = =
𝑉𝑉𝐶𝐶 𝑉𝑉𝐴𝐴 + 𝑉𝑉𝐵𝐵 0,315 + 0,475
om
=
ɱC MC + 103 4,58521682 𝑥𝑥 106 + 103
𝒙𝒙C = 32,69 % 𝒙𝒙e = 67,31 %
Exercice 5 :
𝑝𝑝𝑵𝑵𝑵𝑵𝟐𝟐 𝑪𝑪𝑶𝑶𝟑𝟑 (𝒙𝒙𝑵𝑵𝑵𝑵𝟐𝟐 𝑪𝑪𝑶𝑶𝟑𝟑 × 𝝆𝝆𝑵𝑵𝑵𝑵 ×𝑽𝑽𝑵𝑵𝑵𝑵𝟐𝟐 𝑪𝑪𝑶𝑶𝟑𝟑 ) 𝟐𝟐(𝟎𝟎,𝟎𝟎𝟎𝟎 ×𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏,𝟑𝟑 × 𝟎𝟎,𝟐𝟐𝟐𝟐)
𝟐𝟐 𝑪𝑪𝑶𝑶𝟑𝟑
b) 𝑽𝑽𝑯𝑯𝟐𝟐 𝑺𝑺𝑶𝑶𝟒𝟒 = =
𝑵𝑵𝒆𝒆𝒆𝒆𝑯𝑯𝟐𝟐 𝑺𝑺𝑶𝑶𝟒𝟒 × 𝑴𝑴𝑵𝑵𝑵𝑵 𝑪𝑪𝑶𝑶 𝟒𝟒,𝟔𝟔𝟔𝟔 × 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏
𝟐𝟐 𝟑𝟑
2
c)
𝑝𝑝𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶𝟑𝟑 (𝒙𝒙𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶𝟑𝟑 × 𝝆𝝆𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶 ×𝑽𝑽𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶𝟑𝟑 ) 𝑝𝑝𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶𝟑𝟑 ɱK𝑯𝑯𝑯𝑯𝑶𝑶𝟑𝟑 MK𝑯𝑯𝑯𝑯𝑶𝑶𝟑𝟑 ( 𝝆𝝆𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶 ×𝑽𝑽𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶𝟑𝟑 )
𝑽𝑽𝑯𝑯𝟐𝟐 𝑺𝑺𝑶𝑶𝟒𝟒 = 𝟑𝟑
= 𝑥𝑥 𝟑𝟑
𝑵𝑵𝒆𝒆𝒆𝒆𝑯𝑯𝟐𝟐 𝑺𝑺𝑶𝑶𝟒𝟒 ×𝑴𝑴𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶 ɱ𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶𝟑𝟑 MK𝑯𝑯𝑯𝑯𝑶𝑶𝟑𝟑 + 103 𝑵𝑵𝒆𝒆𝒆𝒆𝑯𝑯𝟐𝟐 𝑺𝑺𝑶𝑶𝟒𝟒 ×𝑴𝑴𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶
𝟑𝟑 𝟑𝟑
(𝟎𝟎,𝟖𝟖𝟖𝟖𝟖𝟖 ×𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏) (𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏,𝟒𝟒 ×𝟎𝟎,𝟓𝟓)
𝑽𝑽𝑯𝑯𝟐𝟐 𝑺𝑺𝑶𝑶𝟒𝟒 = × = 0,086985 L
𝟎𝟎,𝟖𝟖𝟖𝟖𝟖𝟖 ×𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏+ 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟑𝟑 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏 ×𝟒𝟒,𝟔𝟔𝟔𝟔
(𝒙𝒙𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵 × 𝒎𝒎𝒎𝒎𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵 ) (𝑿𝑿𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵 × 𝑴𝑴𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵 ) ( 𝒎𝒎𝒎𝒎𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵 )
d) 𝑽𝑽𝑯𝑯𝟐𝟐 𝑺𝑺𝑶𝑶𝟒𝟒 = = ×
𝑵𝑵𝒆𝒆𝒆𝒆𝑯𝑯𝟐𝟐 𝑺𝑺𝑶𝑶𝟒𝟒 ×𝑴𝑴𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵 𝑿𝑿𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵 (𝑴𝑴𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵 −𝑴𝑴𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆 )+𝑴𝑴𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆 𝑵𝑵𝒆𝒆𝒆𝒆𝑯𝑯𝟐𝟐 𝑺𝑺𝑶𝑶𝟒𝟒 ×𝑴𝑴𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵
Exercice 6 :
𝑇𝑇𝑣𝑣 8
𝐶𝐶𝑀𝑀 = = 11,2 = 0,71428 L 𝐶𝐶𝑚𝑚 =0,71428×34= 24,2857g/L et 𝐶𝐶𝑒𝑒𝑒𝑒 = 𝟏𝟏, 𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒 N
11,2
e
𝐶𝐶𝑖𝑖
st
2) 𝑪𝑪𝑪𝑪𝑪𝑪𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶𝟒𝟒 × 𝑽𝑽𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶𝟒𝟒 = 𝑪𝑪𝒆𝒆𝒆𝒆𝑯𝑯𝟐𝟐𝑶𝑶𝟐𝟐 × 𝑽𝑽𝑯𝑯𝟐𝟐𝑶𝑶𝟐𝟐
i
og
𝒑𝒑𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶𝟒𝟒 𝑪𝑪𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶𝟒𝟒 × 𝑽𝑽𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶𝟒𝟒 = 𝒑𝒑𝑯𝑯𝟐𝟐𝑶𝑶𝟐𝟐 𝑪𝑪𝑯𝑯𝟐𝟐𝑶𝑶𝟐𝟐 × 𝑽𝑽𝑯𝑯𝟐𝟐𝑶𝑶𝟐𝟐
ol 𝟐𝟐𝑪𝑪𝑯𝑯𝟐𝟐𝑶𝑶𝟐𝟐 ×𝑽𝑽𝑯𝑯𝟐𝟐 𝑶𝑶𝟐𝟐
bi
3) 𝟓𝟓𝑪𝑪𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶𝟒𝟒 × 𝑪𝑪𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶𝟒𝟒 = 𝟐𝟐𝑪𝑪𝑯𝑯𝟐𝟐𝑶𝑶𝟐𝟐 × 𝑽𝑽𝑯𝑯𝟐𝟐𝑶𝑶𝟐𝟐 d’où 𝑪𝑪𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶𝟒𝟒 =
𝟓𝟓𝑪𝑪𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶𝟒𝟒
le
𝟐𝟐×𝟎𝟎,𝟏𝟏×𝟏𝟏𝟏𝟏
𝑪𝑪𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶𝟒𝟒 = = 40 mL
ye
𝟓𝟓×𝟎𝟎,𝟎𝟎𝟎𝟎
te
Exercice 7 :
Bi
𝐷𝐷° 2,4
1) 𝐶𝐶𝑀𝑀 =22,4 = 22,4 = 0,1 M 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝐶𝐶𝑒𝑒𝑒𝑒 = 𝑝𝑝𝐶𝐶𝑀𝑀 = 0,2 N
h
at
3
e
sti
og
ol
bi
le
ye
te
Bi
Département de Chimie
om
e
[Link] intensives
st
[Link] extensives
i
og
II.1.3. Fonction d'état
II.2. Thermochimie
ol
bi
1I.2.1.1. Chaleur massique
le
Les gaz sont généralement caractérisés par trois paramètres que sont :
e
st
exprimée en degrés Kelvin (K) (T et t sont liés par la relation : T = t + 273,15).
i
og
I.2 Les gaz parfaits
Le modèle de gaz parfait repose sur les hypothèses suivantes :
ol
bi
- les molécules sont assimilables à des masses ponctuelles, de volume négligeable devant
le volume occupé par le gaz ;
le
dimensions de la molécule.
te
NB :
Bi
Même dans les conditions les plus favorables (température élevée, pression, masse molaire
h
moléculaire et polarité faibles), aucun gaz n’a jamais pu vérifier entièrement les hypothèses ci-
at
dessus. Donc il n’existe pas de gaz réellement parfaits. Toutefois, certains gaz peuvent être
om
On peut faire subir plusieurs transformations à un gaz en jouant sur les paramètres qui le
caractérisent : la Température, la Pression, le Volume…
On distinguera ainsi : une transformation isotherme (T= cte), une transformation isobare (P=
cte), une transformation isochore (V= cte) et une transformation adiabatique (Q= 0).
• Loi de Boyle-Mariotte
• Loi de Gay-Lussac
𝐕𝐕
A pression constante, (transformation isobare) le rapport reste constant pour une masse
𝐓𝐓
donnée de gaz parfait. Le volume V est donc proportionnel à la température T absolue.
• Loi de Charles
Responsables du cours : Pr Momar NDIAYE et Pr Abdou Karim Diagne DIAW 1
𝐏𝐏
A volume constant (transformation isochore), le rapport reste constant pour une masse
𝐓𝐓
donnée de gaz parfait. La pression P est donc proportionnelle à la température T absolue.
En plus de ces lois décrites précédemment (Mariotte, Gay-Lussac et Charles), les gaz parfaits
obéissent à une loi générale appelée loi des gaz parfaits :
𝐏𝐏𝐏𝐏 = 𝐧𝐧𝐧𝐧𝐧𝐧
P = la pression
T = la température
V = le volume
e
Détermination de R :
st
Dans les conditions normales de température et de pression (CNTP), une mole de gaz parfait
i
og
occupe un volume V = 22,414 L (soit Vm = 22,414·L·mol-1), sous une pression P0 = 1 atm et à la
température T0 = 273,15 K. ol
bi
𝐏𝐏𝐏𝐏
𝐑𝐑 =
𝐧𝐧𝐧𝐧
le
AN :
ye
1 × 22,414
R= = 0,08206 L. atm. mol−1 . K −1
te
1 × 273,15
Bi
Si on utilise les unités du système international, on a : 1 atm = 101325 Pa, le volume V est
at
101325 × 0,022414
R= = 8,314 J. mol−1 . K −1
1 × 273,15
M
• Loi de Lavoisier
PV γ = cte
TV γ−1 = cste
TP1−γ = cste
On définit aussi :
- Le coefficient adiabatique, dit coefficient de Laplace :
𝐂𝐂𝐏𝐏
= 𝛄𝛄 ou 𝐂𝐂𝐏𝐏 = 𝛄𝛄𝐂𝐂𝐕𝐕 (𝟏𝟏)
𝐂𝐂𝐕𝐕
𝟏𝟏
𝐂𝐂𝐕𝐕 = 𝐑𝐑
𝛄𝛄 − 𝟏𝟏
R R (γ − 1)R (1 + γ − 1)R
CP = +R= + =
γ−1 γ−1 γ−1 γ−1
𝛄𝛄
𝐂𝐂𝐏𝐏 = 𝐑𝐑
𝛄𝛄 − 𝟏𝟏
𝟓𝟓
Pour un gaz parfait monoatomique, γ = 𝟑𝟑
𝟕𝟕
Pour un gaz parfait diatomique, γ = 𝟓𝟓
e
Soit un mélange de gaz parfaits (nombre total de moles = n), dont le volume total est V et la
st
pression totale P. En admettant que le mélange des gaz parfaits se comporte lui-même comme
i
og
un gaz parfait, on peut lui appliquer la loi générale :
𝐏𝐏𝐭𝐭 𝐕𝐕 = 𝐧𝐧𝐭𝐭 𝐑𝐑𝐑𝐑
ol
bi
Par ailleurs, chaque constituant i du mélange, occupe un certain volume appelé volume réduit
Vi et peut être caractérisé par sa fraction molaire Xi ou sa pression partielle Pi.
le
C’est la pression (fictive) qu’aurait le gaz i s’il occupait seul le volume total (V) du mélange,
te
à la même température. Si ni est le nombre de moles de i, on peut appliquer à ce gaz la loi des
Bi
• Loi de Dalton
La pression d’un mélange de gaz parfaits est la somme des pressions partielles des différents
gaz constituant ce mélange :
∑ 𝐏𝐏𝐢𝐢 = ∑ 𝐗𝐗 𝐢𝐢 𝐏𝐏 = 𝐏𝐏
La masse molaire moyenne (ou apparente) d’un mélange de gaz parfaits est le rapport entre
la masse totale de gaz et le nombre total de moles de gaz. On peut également la définir comme
Pour les gaz, l’air est généralement pris comme référence dans les calculs de densité.
Connaissant la composition de l’air (en moyenne de 78 % d’azote, 21 % d’oxygène et 1 % d’argon)
on peut facilement calculer sa masse molaire moyenne (Mair = 29) et exprimer la densité de
n’importe quel gaz par rapport à celui-ci.
Ainsi, la densité d’un gaz par rapport à l’air, représente le rapport entre la masse volumique
de ce gaz et celle de l’air, dans les mêmes conditions de température et de pression :
𝑀𝑀 𝑀𝑀
𝑑𝑑 = =
�
𝑀𝑀𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 29
Exercice : d’application 1 :
e
st
Une mole de gaz parfait, pour lequel Cp/Cv est égal à 1,4 décrit le cycle de transformations réversibles
i
og
suivant, appelé cycle de Carnot :
•
ol
Transformation AB : détente isotherme, de VA = 1L à VB = 5L, à TA = 400K.
bi
• Transformation BC : détente adiabatique, de VB à VC.
• Transformation CD : compression isotherme, de VC à VD = VC/5, à TC = 372K.
le
importante non seulement parce qu’elle fournit des renseignements relatifs à l’énergie que l’on
om
peut obtenir des réactions chimiques mais aussi parce qu’elle permet d’établir des théories
concernant les liaisons chimiques et les structures moléculaires.
M
II.1 Définitions
II.1.1 Système Thermodynamique
C’est l’ensemble des substances contenus à l’intérieur d’une surface fermée réelle ou non. Le
système peut échanger avec le reste de l’univers dit milieu extérieur de la quantité de matière
et de l’énergie.
Système fermé ou clos : uniquement échange de chaleur avec le milieu extérieur, pas
d’échange de matière.
Ces grandeurs, qui changent selon l’état du système, sont appelées Variables d’états.
e
Une variable est dite intensive lorsque sa valeur ne dépend pas de la quantité de matière
st
mise en jeu.
i
og
Exemple : la température, la pression, la densité, la masse volumique
ol
Une variable intensive garde la valeur en tout point du système.
bi
II.1.2.2 Variables extensives
le
Une variable est dite extensive lorsque sa valeur dépend de la quantité de matière mise en
jeu.
ye
Une fonction d’état est une grandeur macroscopique qui décrit l’état d’un système. Elle est
om
Une fonction d’état F (P, V, T, ni...), dépend des variables d’état (P, V, T, ni...).
M
Une fonction d’état est indépendante du chemin suivi mais dépend de l’état initial et de l’état
final.
II.2 Thermochimie
La thermochimie est la partie de la chimie qui étudie les phénomènes thermiques échangés entre un
système et le milieu extérieur ou accompagnant les réactions chimiques.
Certaines réactions peuvent dégager de la chaleur, on dit qu'elles sont exothermiques. En revanche,
celles qui en absorbent, sont endothermiques.
Chaque substance, du fait de sa structure et de son état physique, emmagasine une certaine énergie.
Cette énergie est déterminée par la chaleur massique (ou molaire) ou la capacité calorifique.
Q = m. c. ΔT ou Q = n. c. ΔT avec ΔT = T2 – T1
e
st
C'est une grandeur extensive : plus la quantité de matière est importante plus la capacité
i
thermique est grande. Toutes choses étant égales par ailleurs, plus la capacité thermique d'un
og
corps est grande, plus grande sera la quantité d'énergie échangée au cours d'une transformation
s'accompagnant d'une variation de la température de ce corps.
ol
bi
A pression constante : Q = CpΔT
le
est la masse d'eau fictive μ qui a la même capacité thermique que le corps.
Bi
Soit
h
at
Il existe trois phases : solide, liquide et gazeuse. Il est possible pour certains corps d’effectuer
des changements de phase selon le diagramme suivant.
Tout changement de phase se fait à l’aide d’une énergie appelée Chaleur latente de
changement de phase. Ainsi une chaleur latente de changement de phase (LF, LV…) est la
quantité de chaleur nécessaire pour transformer l’unité de masse ou de mole d’un corps d’un
état à un autre. Elle s’exprime en [Link]-1 ou en [Link]-1.
e
st
Exemple : à 0 ° la chaleur latente de fusion de la glace est égale à LF = 6 kJ mol-1
i
og
II.2.1.5 Echange de chaleur et équilibre thermique
ol
bi
Lorsqu’on met en contact un corps chaud A de masse m1 de température T1 et de capacité
calorique Cp1 avec un corps froid B caractérisé par m2, T2 et Cp2, il y’aura échange de chaleur
le
A l’équilibre les deux corps gardent la même température Teq et le système n’évolue plus, on
dit alors que le système est en équilibre.
te
Bi
• Le corps A cède la quantité de chaleur Q1 et passe de la température T1 à Teq (avec Teq <
at
T1) alors :
om
On mélange 1,08 kg d’eau à 100°C et 108 g de glace à -10 °C. Lorsque l’équilibre final est atteint, la
température de l’eau est de 75 °C.
1°) Calculer la quantité de chaleur reçue par la glace et celle cédée par l’eau pour aller jusqu’à
l’équilibre.
2°) le système est –il adiabatique ? Justifier
3°) Calculer le pourcentage de perte de chaleur
Données : 𝐂𝐂𝐏𝐏 (𝐇𝐇𝟐𝟐 𝐎𝐎(𝐥𝐥)) = 𝟕𝟕𝟕𝟕, 𝟐𝟐 𝐉𝐉. 𝐦𝐦𝐦𝐦𝐦𝐦−𝟏𝟏 . 𝐊𝐊 −𝟏𝟏 , 𝐂𝐂𝐏𝐏 (𝐇𝐇𝟐𝟐 𝐎𝐎(𝐬𝐬)) = 𝟑𝟑𝟑𝟑 𝐉𝐉. 𝐦𝐦𝐦𝐦𝐦𝐦−𝟏𝟏 . 𝐊𝐊 −𝟏𝟏,
𝐋𝐋𝐋𝐋 = 𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑 𝐉𝐉. 𝐠𝐠 −𝟏𝟏
II.2.2 Notion d’énergie interne
Considérons un système chimique échangeant du travail (W) et de la chaleur (Q) avec le milieu
extérieur. Ce système détient de l’énergie appelée énergie interne.
Cette énergie notée U, est la somme des énergies de translation, de rotation, de vibration des
e
molécules, etc. Elle est caractéristique d’un état donné : c’est une fonction d’état.
st
La variation d’énergie (énergie échangée pour passer d’un état initial à un état final) est exprimée
i
og
par la relation mathématique :
ol
𝑇𝑇𝑇𝑇
bi
𝛥𝛥𝛥𝛥 = 𝑈𝑈𝐹𝐹 − 𝑈𝑈𝐼𝐼 = ∫𝑇𝑇𝑇𝑇 𝑛𝑛𝐶𝐶𝐶𝐶 𝑑𝑑𝑑𝑑
le
ye
Pour un système donné, on peut introduire la notion d’énergie interne qui est la somme des deux
te
On ne peut pas déterminer avec exactitude l’énergie interne d’un système. Mais, on peut évaluer ces
h
variations.
at
Conséquence:
om
On peut caractériser un système par son énergie interne, et l’évolution du système par la variation de
M
TF
ΔH = HF -HI = ∫TI nCp dT
Tout comme l’énergie interne, l’enthalpie est aussi une fonction d’état.
Responsables du cours : Pr Momar NDIAYE et Pr Abdou Karim Diagne DIAW 8
Exercices d’application 3:
Calculer les variations d’enthalpie et d’énergie interne d’une mole de glace qui passe de -10° à 150 °
K sous 1 atm.
Données 𝒆𝒆𝐧𝐧 𝐉𝐉. 𝐦𝐦𝐦𝐦𝐦𝐦−𝟏𝟏 . 𝐊𝐊 −𝟏𝟏 : 𝐂𝐂𝐏𝐏 (𝐇𝐇𝟐𝟐 𝐎𝐎(𝐥𝐥)) = 𝟕𝟕𝟕𝟕, 𝟐𝟐 ; 𝐂𝐂𝐏𝐏 (𝐇𝐇𝟐𝟐 𝐎𝐎(𝐬𝐬)) = 𝟑𝟑𝟑𝟑 et Cp(H2O (g)) = 53,2.
LF298K = 𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑 𝐉𝐉. 𝐠𝐠 −𝟏𝟏 et Lv398K = 43,8 kJ/mol
e
- de l’état physique des réactifs et produits (solide, liquide et gaz)
i st
- de la température
og
- de la pression. ol
bi
III. Evolution d’un système et Principe thermodynamique
le
Une transformation est une évolution du système au cours de laquelle il n’y a pas de changement
ye
A tout système isolé correspond une énergie interne U, qui est une fonction d’état
om
Autrement dit : l’énergie interne d’un système isolé est constante ou l’énergie de l’univers se
conserve.
M
Le premier principe exprime que l’énergie ne peut être créée ou détruite spontanément, elle se
conserve.
III.1.2 Expressions mathématiques :
Pour toute évolution élémentaire,
dU = δQ + δW
U est une grandeur extensive, c’est aussi une fonction d’état
Le principe général de la conservation d'énergie permet d'écrire :
Pour un système subissant une transformation fermée (cycle) ou Pour un système isolé
W+Q=0
Pour un système subissant une transformation ouverte i (A→B)
Wi + Qi = Cte
On peut passer de l'état A à l'état B d'une infinité de manières (on dit souvent par une infinité de
trajets)
e
i st
og
.
ol
bi
Dans tous les cas : ΔU = W1 +Q1 = W2+Q2 = W3+Q3 est indépendante du chemin suivi.
le
Remarque:
te
2- Par contre, le travail et la chaleur dépendent du chemin suivi et ne sont donc pas des fonctions
M
3- Cas particulier
e
Pour cette transformation on a les résultats suivants :
st
Variation d’enthalpie: ΔH = nCP ΔT = nCP (TF – TI)
i
og
Chaleur échangée : Q = ΔH = Qp = nCP (TF – TI)
Travail échangé: W = P (VF- VI)
ol
bi
Conclusion: A pression constante (transformation isobare), la variation d'enthalpie ΔH du système
le
Exercice d’application 4 :
te
Une mole de gaz parfait, pour lequel Cp/Cv est égal à 1,4 décrit le cycle de transformations réversibles
Bi
Calculer le travail fourni, la quantité de chaleur échangée et les variations d’énergie interne et
d’enthalpie au cours du cycle? Conclure.
e
st
Un gaz parfait diatomique définit par l'état initial (P1 = 4atm, V1 =50l, T1 = 27°C) effectue un
cycle réversible décrit par : Une isobare jusqu'à T2 =480 K ; suivi d’une isochore jusqu'à T3 =
i
og
T1, puis d’une isotherme jusqu'à l'état 1.
ol
1. Calculer (P, V, T) pour chaque état puis représenter le cycle dans le plan Clapeyron (P, V)
bi
2. Calculer W, Q, ΔU et ΔH pour chaque transformation et pour le cycle.
le
Exercice 3:
1. On transforme 90g de glace, à -10°C en vapeur d’eau, à 100°C, sous la pression
ye
Données : Cpe = 75,2 J/mol.K ; Cpg= 37,6 J/mol.K ; ΔHvap= 44,1 KJ/mol ; ΔHfus= 6 KJ/mol
om
Exercice 4:
M
La combustion de l'acide méthanoïque (CH2O2) liquide dégage 253,31 KJ/mol; celle de l'acide
méthanoïque gazeux dégage 299,50 KJ/mol, les produits de la combustion sont dans les deux
cas du CO2 (g) et H2O(l).
1. Ecrire les réactions de combustion de l'acide méthanoïque gazeux et liquide, puis établir
dans chaque cas la relation entre ΔHRc et ΔURc
2. Calculer les enthalpies standards de formation ΔH°f de l'acide méthanoïque à l’état :
a) liquide
b) gazeux
3. Calculer l’enthalpie standard de vaporisation ΔHv l'acide méthanoïque à 298 K en
utilisant :
a) La méthode de combinaison linéaire
b) Les enthalpies de formation
Exercice 6:
A partir des réactions ci-dessous
0
a) 2B(s) + 3/2𝑂𝑂2(g) 𝐵𝐵2 𝑂𝑂3 (𝑠𝑠); 𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅𝑅𝑅.𝑎𝑎 = -1254,55 KJ
0
b) 𝐻𝐻2 (g) +1/2 𝑂𝑂2(g) 𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙); 𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅𝑅𝑅.𝑏𝑏 =-285,85 KJ
0
c) 𝐵𝐵2 𝐻𝐻6(g) + 3𝑂𝑂2(g) 𝐵𝐵2 𝑂𝑂3 (𝑠𝑠) + 3𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) ; 𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅𝑅𝑅.𝑐𝑐 =-2147,5 KJ
e
st
1) Déterminer la variation d’enthalpie de la réaction de formation du diborane gazeux à
298K
i
og
2B(s) + 3𝐻𝐻2 (g) 𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔)
ol
a) En faisant une combinaison des réactions données.
bi
b) E utilisant les enthalpies de combustion
c) En établissant un cycle de Hess.
le
Données :
B2 O3 (s) H2 O(l) B2 H6 (g) O2 (g)
h
Composés
at
Exercice 7:
M
L’enthalpie standard de combustion du propane gazeux, donnant CO2(g) et H2O (l), est égale à
– 2220 kJ/mol (à 298 K) et l’enthalpie standard de vaporisation d’une mole de propane liquide
à 298 K est de 15 kJ. Calculer :
1) L’enthalpie standard et l’énergie interne standard de combustion à 298 K du propane
liquide.
2) L’enthalpie standard de formation du propane liquide.
3) Déterminer ΔHRC pour la combustion du propane gazeux à 423 K, sachant que l’eau formée
étant liquide.
Données: M (C3H8) = 44 g/mol.
Les enthalpies standards de formation en (kJ/mol) des composés CO2(g) et H2O(l) sont
respectivement: - 393,51 et - 285,83.
Composés C3H8(g) H2O (l) H2O (g) CO2 (g) O2
Cp (J/[Link]) 73,5 75,29 33,58 37,11 29,96
UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR Année 2022 - 2023
FACULTE DES SCIENCES ET TECHNIQUES
DEPARTEMENT DE CHIMIE
---oOo---
La pression totale PT
e
st
𝑃𝑃𝑇𝑇 = 𝑃𝑃𝑁𝑁2 + 𝑃𝑃𝐻𝐻2 = 2,44 + 7,32 = 𝟗𝟗, 𝟕𝟕𝟕𝟕 𝒂𝒂𝒂𝒂𝒂𝒂
i
og
2) La masse molaire moyenne et densité
1 3
ol
𝑋𝑋𝑁𝑁2 = = 0,25 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑋𝑋𝐻𝐻2 = = 0,75
bi
4 4
le
��� 8,5
𝑀𝑀 ���
𝒅𝒅� 𝒅𝒅� = 𝑀𝑀 = 8,5 = 𝟎𝟎, 𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐
Bi
Exercice 2 :
at
om
𝑉𝑉1
⎧ 𝑃𝑃3 = 𝑃𝑃1 ( )
⎪ 𝑉𝑉3
𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸 3 𝑉𝑉3 = 𝑉𝑉2
⎨
⎪
⎩𝑇𝑇3 = 𝑇𝑇1 = 300 𝐾𝐾
480
AN : 𝑽𝑽𝟐𝟐 = 50 𝑥𝑥 � � = 𝟖𝟖𝟖𝟖 𝑳𝑳
300
50
𝑷𝑷𝟑𝟑 = 4 𝑥𝑥 � � = 𝟐𝟐. 𝟓𝟓 𝒂𝒂𝒂𝒂𝒂𝒂
80
Traçons le diagramme P = f (V)
e
i st
Gaz diatomique Cv=5/2 R, Cp= 7/2 R
og
2) Calcul de W12 , Q12 , ΔU12 et ΔH12
ol
1→ 2 : transformation isobare ⟹ P = cste 𝑃𝑃2 = 𝑃𝑃1
bi
5
ΔU12 = nCv (T2 - T1 )= 8,13 × 2 × 8; 314 × (480 − 300) = 𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑, 𝟕𝟕𝟕𝟕𝟕𝟕 J
le
7
ΔH12 = Q12 = nCp (T2 - T1 )= 8.13 × 2 × 8,314 × (480 − 300) = 𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒, 𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒 J
ye
te
7
ΔH23 = nCp (T3 - T2 )= 8.13 × 2 × 8,314 × (300 − 480) = −𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒, 𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒 J
Q31 = - 9530 J
Calcul de W1231 , Q1231 , ΔU1231 et ΔH1231
W1231 = W12 + W23 + W31 = - 12166,7076 + 0 + 9530 = -2636,0464 J
Q1231 = Q12 + Q23 + Q31 = 42583,4766 -30416,769 - 9530 = 2636,0464 J
ΔU1231 = ΔU12 + ΔU23 + ΔU31 = 30416,769 -30416,769= 0 J
Oubien ΔU1231 = W1231 + Q1231 = 0 J
ΔH1231 = ΔH12 + ΔH23 + ΔH31 = 42583,4766-42583,4766-0 = 0 J
Conclusion : W et Q dépendent du chemin suivi, H et U sont des fonctions d’état
Exercice 3 :
90g de glace 5 moles
373K (v)
ΔH4 vaporisation
To=273K (l) ΔH3
e
Tg=265K glace To=273K (s)
i st
og
ΔH = ΔH1 + ΔH2 + ΔH3 + ΔH4
ol
ΔH1 = 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑔𝑔 �𝑇𝑇0 − 𝑇𝑇𝑔𝑔 � ; ΔH2 = nΔHfus ; ΔH3 = 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑒𝑒 (𝑇𝑇𝑣𝑣 − 𝑇𝑇0 ) ; ΔH4 = nΔHvap
bi
𝚫𝚫𝚫𝚫 = 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏 𝑱𝑱
Bi
2) a)
h
To=273K (l) Qe
ne
M
Qfusion
ng Qg
Tg To=273K (s)
Soit Qfus la quantité de chaleur nécessaire pour faire fondre la glace à 0°C
Q𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 = ngΔHfus = 2 × 6000 = 12000𝐽𝐽
⎢Q𝑔𝑔 + Q𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 ⎢ ˃ ⎢Qe ⎢ 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 est partielle ⟹mélange d’eau et de glace et Teq=273K
e
Teq=273K et ( ngF =2 - 0,88 =1,12 mol et neF = 5 + 0,88 = 5,88mol)
i st
b) ne= 20 mol
og
Qe = 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑒𝑒 (𝑇𝑇0 − 𝑇𝑇𝑒𝑒 ) = 20 × 75,2 (−20) = −30080 J ol
bi
⎢Q𝑔𝑔 + Q𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 ⎢ ˂ ⎢Qe ⎢ 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 la fusion est totale
Teq Є [0 ; Te] Qc ne
le
ye
Teq Te
te
Qfusion
ng Qr
Bi
Tg To=273K (s)
h
0 0 𝟎𝟎 1 𝟎𝟎 𝟏𝟏
∆URC(𝐥𝐥) = ∆HRC(𝐥𝐥) − 𝑅𝑅𝑅𝑅∆𝑛𝑛 avec ∆𝑛𝑛 = 2 ⟹ ∆𝐔𝐔𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) = ∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) − 𝟐𝟐 𝑹𝑹𝑹𝑹
𝟏𝟏
𝐂𝐂𝐇𝐇𝟐𝟐 𝐎𝐎𝟐𝟐 (𝐠𝐠) + 𝐎𝐎 → 𝐂𝐂𝐎𝐎𝟐𝟐 (𝐠𝐠) + 𝐇𝐇𝟐𝟐 𝐎𝐎(𝐥𝐥)
𝟐𝟐 𝟐𝟐 (𝐠𝐠)
0 0 𝟎𝟎 𝟎𝟎 1 𝟏𝟏
∆URC (𝐠𝐠) = ∆HRC(𝐠𝐠) − 𝑅𝑅𝑅𝑅∆𝑛𝑛 avec ∆𝑛𝑛 = − 2 ⟹ ∆𝐔𝐔𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐠𝐠) = ∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐠𝐠) + 𝟐𝟐 𝑹𝑹𝑹𝑹
𝟎𝟎
∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) = −𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐, 𝟑𝟑𝟑𝟑 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
0
∆HRC(𝐥𝐥) = ∆Hf0 CO + ∆Hf0 H - ∆Hf0 CH
2 (g) 2 O(l) 2 O2 (l)
𝟎𝟎
∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐠𝐠) = −𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐, 𝟓𝟓𝟓𝟓 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
e
st
0
∆HRC(𝐠𝐠) = ∆Hf0 CO + ∆Hf0 H - ∆Hf0 CH
i
2 O(l) 2 O2 (g)
og
2 (g)
𝟎𝟎
3) ∆𝐇𝐇𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯
ye
=?
𝐂𝐂𝐂𝐂𝟐𝟐 𝐎𝐎𝟐𝟐
a) Par combinaison
te
𝟎𝟎
𝐂𝐂𝐇𝐇𝟐𝟐 𝐎𝐎𝟐𝟐 (𝐥𝐥) → 𝐂𝐂𝐇𝐇𝟐𝟐 𝐎𝐎𝟐𝟐 (𝐠𝐠) ∆𝐇𝐇𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯
Bi
𝐂𝐂𝐂𝐂𝟐𝟐 𝐎𝐎𝟐𝟐
1 0
h
1 0
om
Exercice 5 :
𝟎𝟎
∆𝐇𝐇𝐬𝐬𝐬𝐬𝐬𝐬 (𝐂𝐂) 1
𝐷𝐷 𝐷𝐷𝐶𝐶=𝑂𝑂
2 𝑂𝑂=𝑂𝑂
C(𝑔𝑔) + O(𝑔𝑔)
1
ΔHsub(C) + 𝐷𝐷𝑂𝑂=𝑂𝑂 − 𝐷𝐷𝐶𝐶=𝑂𝑂 − ∆Hf0 CO = 0
2 (g)
e
1
𝚫𝚫𝚫𝚫𝐬𝐬𝐬𝐬𝐬𝐬(𝐂𝐂)= ∆Hf0 CO − 𝐷𝐷𝑂𝑂=𝑂𝑂 + 𝐷𝐷𝐶𝐶=𝑂𝑂 = −110,5 + 1080 − 0,5 × 502 = 719 KJ/mol
st
(g) 2
i
og
Exercice 6 :
a) 2 𝐵𝐵(s) + 2 𝑂𝑂2(𝑔𝑔)
3 ol
𝐵𝐵2 𝑂𝑂3(𝑆𝑆) 0
𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅,𝑎𝑎
bi
1
b) 𝐻𝐻2(g) + 2 𝑂𝑂2(𝑔𝑔) 𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) 𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅,𝑏𝑏
le
1) Déterminons ΔH de la réaction
te
3
3𝑏𝑏) 3 𝐻𝐻2(g) + 2 𝑂𝑂2(𝑔𝑔) 3 𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) 3 𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅,𝑏𝑏
om
3 3 3
𝑂𝑂 𝑂𝑂 𝑂𝑂
2 2(𝑔𝑔) 2 2(𝑔𝑔) 2 2(𝑔𝑔)
𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅,𝑎𝑎
3𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅,𝑏𝑏 𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅,𝑐𝑐
298
∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 (𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔))
𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔) + 3𝑂𝑂2 (𝑔𝑔) 𝐵𝐵2 𝑂𝑂3 (𝑠𝑠) + 3𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) 298K
e
st
323
∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 (𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔))
𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔) + 3𝑂𝑂2 (𝑔𝑔) 𝐵𝐵2 𝑂𝑂3 (𝑠𝑠) + 3𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙)
i
323K
og
ol
bi
323 298
∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 �𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔)� = ∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 �𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔)� + ∆𝐻𝐻3 + ∆𝐻𝐻4 − (∆𝐻𝐻1 + ∆𝐻𝐻2 )
le
323
∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 �𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔)� = −2147,5. 103 + 25 𝑥𝑥 62,93 + (25 𝑥𝑥 75,2 𝑥𝑥 3)
ye
393 393
∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 �𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔)� = ∆𝑈𝑈𝑅𝑅𝑅𝑅 �𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔)� + 𝑅𝑅𝑅𝑅∆n avec ∆n = −4
h
−3
⟹ ∆𝑈𝑈393
𝑅𝑅𝑅𝑅 �𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔)� = −2143, 91 + 4 × 8,314 × 323. 10 = −𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐, 𝟏𝟏𝟏𝟏 𝒌𝒌𝒌𝒌/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
at
om
Exercice 7 :
M
𝟎𝟎
∆𝐇𝐇𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯
𝑪𝑪𝟑𝟑 𝐇𝐇𝟖𝟖
7 0
𝐶𝐶3 H8 (g) + 2
O2 ∆HRC(g)
(g)
0 0 0
∆Hvap + ∆HRC(g) − ∆HRC(l) =0
𝐶𝐶3 H8
𝟎𝟎 𝟎𝟎 𝟎𝟎
∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) = ∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐠𝐠) + ∆𝐇𝐇𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯 = −2220 + 15 = −𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
𝑪𝑪𝟑𝟑 𝐇𝐇𝟖𝟖
Autre méthode
7 0
𝐶𝐶3 𝐻𝐻8 (𝑔𝑔) + 2
𝑂𝑂(𝑔𝑔) 3CO2 (g) + 4𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) ∆HRC(g)
0
𝐶𝐶3 𝐻𝐻8 (l) 𝐶𝐶3 𝐻𝐻8 (g) ∆Hvap𝐶𝐶3 𝐻𝐻8
7 0
𝐶𝐶3 𝐻𝐻8 (𝑙𝑙) + 2
𝑂𝑂(𝑔𝑔) 3CO2 (g) + 4𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) ∆HRC(l)
0 0 0
∆HRC(l) = ∆HRC(l) + ∆Hvap𝐶𝐶3 𝐻𝐻8
𝟎𝟎 𝟎𝟎 𝟎𝟎 𝟎𝟎 𝟕𝟕 𝟏𝟏 𝟏𝟏
∆𝐔𝐔𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) = ∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) − 𝑹𝑹𝑹𝑹∆𝐧𝐧 avec ∆𝐧𝐧 = 3 − 𝟐𝟐 = − 𝟐𝟐 ⟹ ∆𝐔𝐔𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) = ∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) + 𝟐𝟐 𝑹𝑹𝑹𝑹
𝟎𝟎 1
∆𝐔𝐔𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) = −2205 + 2 × 8,314 × 298 × 10−3 = −𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐, 𝟕𝟕𝟕𝟕 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
e
𝟑𝟑 𝐇𝐇𝟖𝟖 (𝐥𝐥)
st
7 0
𝐶𝐶3 𝐻𝐻8 (𝑙𝑙) + 𝑂𝑂(𝑔𝑔) 3CO2 (g) + 4𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) ∆HRC(l)
i
og
2
0
∆HRC(𝐥𝐥) = 3∆Hf0 CO + 4∆Hf0 H - ∆Hf0 𝐶𝐶 ol
2 (g) 2 O(l) 3 𝐻𝐻8 (l)
bi
∆𝐇𝐇𝐟𝐟𝟎𝟎 𝑪𝑪 = 𝟑𝟑∆𝐇𝐇𝐟𝐟𝟎𝟎 𝐂𝐂𝐎𝐎 + 𝟒𝟒∆𝐇𝐇𝐟𝐟𝟎𝟎 𝐇𝐇 𝟎𝟎
- ∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥)
𝟑𝟑 𝑯𝑯𝟖𝟖 (𝐥𝐥) 𝟐𝟐 𝐎𝐎(𝐥𝐥)
le
𝟐𝟐 (𝐠𝐠)
𝟑𝟑 𝑯𝑯𝟖𝟖 (𝐥𝐥)
te
298
∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 (𝐶𝐶2 𝐻𝐻8 (𝑔𝑔))
h
7
at
423
7
∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 (𝐶𝐶2 𝐻𝐻8 (𝑔𝑔))
𝐶𝐶3 𝐻𝐻8 (𝑔𝑔) + 2
𝑂𝑂2 (𝑔𝑔) 𝐶𝐶𝐶𝐶2 (𝑔𝑔) + 3𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) 423K
423
∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 �𝐶𝐶3 𝐻𝐻8 (𝑔𝑔)� = −𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐, 𝟕𝟕𝟕𝟕 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
B
e
sti
PREMIER PRINCIPE AUX REACTIONS og
ol
bi
le
ye
te
Bi
Département de Chimie
om
e
st
III.4. Variation des enthalpies de réaction avec la température: Loi de Kirchhoff
i
og
ol
bi
le
ye
te
Bi
h
at
om
M
I. DEFINITIONS
Une réaction chimique est une transformation qui modifie la nature chimique des constituants d’un
système. Cette transformation peut s’accompagner d’un effet thermique.
Généralement on distingue trois types de réactions:
- Une réaction exothermique : qui dégage de la chaleur
- Une réaction endothermique : qui absorbe de la chaleur
- Une réaction athermique : qui se fait sans échange de chaleur avec le milieu extérieur
I.1. Enthalpie standard molaire de formation d’un corps
e
Définition: L’enthalpie standard molaire de formation (ΔH°f) d’un corps est la quantité de chaleur
i st
nécessaire à la formation d’une mole de ce corps à l’état standard à partir des corps purs simples
og
considérés également à l’état standard. ol
bi
Remarques:
le
ΔH°f (KJ/mol)
Bi
H2O(g) -241,80
H2O(l) H2 (g) + ½ O2 (g) → H2O (l) -285,57
• Par convention, l’enthalpie standard de formation de tout corps simple est nulle.
1- La combustion d’une substance se fait avec l’oxygène (O2). La réaction complète dégage
toujours du CO2 gazeux et de H2O liquide.
2- Une réaction de combustion est toujours exothermique, sa chaleur est donc négative.
e
i st
og
3- La chaleur de combustion ainsi que celle de formation sont mesurées à l’aide d’un
ol
calorimètre.
bi
Remarque
le
- la température
Bi
- la pression.
h
at
carbone (CO)
Dans un calorimètre indilatable (volume constante), v = 0,5L, on enferme à T =298 K sous une
M
pression de 1 atm, un mélange stœchiométrique de CO(g) et O2(g), supposés parfaits. Une réaction
se produit.
A1 et A2 : réactifs ; A3 et A4 : produits
Cette réaction peut se produire dans des conditions expérimentales bien définies : à pression
constante ou à volume constant.
e
Dans ce cas, 𝐕𝐕 = 𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜 ⇒ 𝐐𝐐𝐕𝐕 = 𝚫𝚫𝐔𝐔𝐑𝐑 = 𝐔𝐔𝐅𝐅 − 𝐔𝐔𝐈𝐈 (𝐔𝐔𝐅𝐅 énergie interne finale, 𝐔𝐔𝐈𝐈 énergie interne
st
initiale).
i
og
Avec 𝐐𝐐𝐕𝐕 = Chaleur de réaction à volume constant.
ol
La chaleur de réaction à volume constant ne dépend que de l’état initial (avant réaction) et
bi
de l’état final (après réaction) ; elle est égale à la variation d’énergie interne de la réaction
le
Plus fréquemment, les réactions s’effectuent à pression atmosphérique constante, alors que
le volume du système peut varier.
te
Dans ce cas, 𝐏𝐏 = 𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜 ⇒ 𝐐𝐐𝐏𝐏 = 𝚫𝚫𝐇𝐇𝐑𝐑 = 𝐇𝐇𝐅𝐅 − 𝐇𝐇𝐈𝐈 (𝐇𝐇𝐈𝐈 enthalpie initiale, 𝐇𝐇𝐅𝐅 enthalpie finale).
Bi
La chaleur de réaction à pression constante ne dépend que de l’état initial (avant réaction) et
om
de l’état final (après réaction) ; elle est égale à la variation d’enthalpie de la réaction.
Pour une réaction effectuée à pression constante, on a : 𝚫𝚫𝐇𝐇𝑹𝑹 = 𝚫𝚫𝐔𝐔𝑹𝑹 + 𝐏𝐏(𝐕𝐕𝐅𝐅 − 𝐕𝐕𝐈𝐈 ).
Pour les gaz parfaits, P(VF − VI ) = PVF − PVI = (nF − nI )RT = ΔnRT
Remarque :
Pour les liquides et les solides peu compressibles, P(VF – VI) est négligeable devant ΔUR et
dans ce cas 𝚫𝚫𝐇𝐇𝐑𝐑 = 𝚫𝚫𝐔𝐔𝐑𝐑
Exemple:
1- CaCO3(s) ⇒ CaO(s) +CO2(g)
Exercice d’application 2 :
La combustion de 78 g de benzène liquide à 25 °C à pression constante (1 atm) dégage 3265
kJ.
1°) Ecrire l’équation de la réaction de combustion.
2°) Calculer la variation d’énergie interne de la réaction de combustion à 25°C.
2- D’une manière générale : soit une réaction chimique homogène gazeux s'effectuant à la
température T constante.
Alors ΔH = ΔU + Δ(PV)
e
st
Δ(PV) = PF VF − PI VI = ΔnRT avec Δn = (ν3 + ν4 ) − (ν1 + ν2 )
i
og
ΔHR = ΔUR + ΔnRT
𝐐𝐐𝐏𝐏 = 𝐐𝐐𝐕𝐕 + 𝚫𝚫𝚫𝚫𝚫𝚫𝚫𝚫
ol
bi
III. Détermination des chaleurs de réaction : Loi de HESS
le
A pression constante, la chaleur de réaction d’un système est toujours la même que la réaction se
te
fasse directement ou par étape. C’est la loi de HESS ou loi d’additivité des chaleurs de réactions.
Bi
La détermination des chaleurs de réactions est régie par les règles suivantes:
at
om
a)- La chaleur de réaction est proportionnelle à la quantité de matière impliquée dans la réaction.
Exemple :
M
b) Si une réaction met en jeu une quantité de chaleur ΔH, la réaction inverse mettra en jeu – 𝚫𝚫𝚫𝚫.
c) Si une réaction est la somme algébrique de deux ou plusieurs autres réactions (partielles), sa
chaleur est égale à la somme des chaleurs des réactions correspondantes.
d) La quantité de chaleur mis en jeu au cours d’une réaction à pression constante ne dépend
que de l’état initial et de l’état final (Loi de Hess ou du principe de l’état initial et de l’état final).
Remarque :
e
st
Cette loi permet, à partir de réaction dont on connait la variation d’enthalpie, de calculer
i
og
l’enthalpie de toute autre réaction chimique obtenue par sommation de ces réactions connues.
Exemple :
ol
bi
le
Données :
ye
te
Bi
La variation d’enthalpie accompagnant une réaction chimique est égale à la somme des
enthalpies de formation des produits affectés de leurs coefficients stœchiométriques diminuée
de la somme des enthalpies de formation des réactifs affectés aussi de leurs coefficients
stœchiométriques.
𝚫𝚫𝚫𝚫°𝐫𝐫 = 𝚺𝚺 𝚫𝚫𝐇𝐇°𝒇𝒇 (𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩) − 𝚺𝚺 𝚫𝚫𝐇𝐇°𝒇𝒇 (𝐫𝐫é𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚) 𝐋𝐋𝐋𝐋𝐋𝐋 𝐃𝐃𝐃𝐃 𝐇𝐇𝐇𝐇𝐇𝐇𝐇𝐇
𝚺𝚺 𝚫𝚫𝐇𝐇°𝒓𝒓 = 𝟐𝟐 × 𝚫𝚫𝐇𝐇°𝒇𝒇 �𝐂𝐂𝐎𝐎𝟐𝟐(𝐠𝐠) � + 𝚫𝚫𝐇𝐇°𝒇𝒇 �𝐇𝐇𝟐𝟐 𝐎𝐎(𝐠𝐠) � − 𝚫𝚫𝐇𝐇°𝒇𝒇 �𝐂𝐂𝟐𝟐 𝐇𝐇𝟒𝟒(𝐠𝐠) � − 𝟑𝟑 × 𝚫𝚫𝐇𝐇°𝒇𝒇 � 𝐎𝐎𝟐𝟐(𝐠𝐠) �
𝚫𝚫𝐇𝐇°𝒇𝒇 � 𝐎𝐎𝟐𝟐(𝐠𝐠) � = 𝟎𝟎
e
st
𝚫𝚫𝚫𝚫°𝐫𝐫 = 𝛎𝛎𝟑𝟑 𝚫𝚫𝐇𝐇°𝒇𝒇 (𝐀𝐀𝟑𝟑 ) + 𝛎𝛎𝟒𝟒 𝚫𝚫𝐇𝐇°𝒇𝒇 (𝐀𝐀𝟒𝟒 ) − 𝛎𝛎𝟏𝟏 𝚫𝚫𝐇𝐇°𝒇𝒇 (𝐀𝐀𝟏𝟏 ) + 𝛎𝛎𝟐𝟐 𝚫𝚫𝐇𝐇°𝒇𝒇 (𝐀𝐀𝟐𝟐 )
i
og
Remarque : Cette loi de Hess permet de conclure que leurs variations ΔU et ΔH sont aussi
ol
des fonctions d’état, c’est-à-dire indépendantes du chemin suivi. Ceci est d’une grande
importance, puisqu’il permet d’envisager plusieurs méthodes pour déterminer les chaleurs de
bi
réaction qu’on ne peut pas mesurer directement.
le
Exercice d’application 4:
ye
L’urée est un solide blanc dont la formule semi-développée est donnée ci-contre :
te
Bi
/𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵
𝒐𝒐 = 𝒄𝒄 ⃥
𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵
h
at
Sa réaction de combustion avec le dioxygène à T = 298 K dans les conditions Standard donne du dioxyde de
om
La variation d’enthalpie accompagnant une réaction chimique est égale à la somme des
enthalpies de combustion des réactifs affectés de leurs coefficients stœchiométriques diminuée
de la somme des enthalpies de combustion des produits affectés aussi de leurs coefficients
stœchiométriques.
𝚫𝚫𝚫𝚫°𝐫𝐫 = 𝚺𝚺 𝚫𝚫𝑯𝑯𝒄𝒄 (𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫) − 𝚺𝚺 𝚫𝚫𝑯𝑯𝒄𝒄 (𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩) 𝐋𝐋𝐎𝐎𝐎𝐎 𝐃𝐃𝐃𝐃 𝐇𝐇𝐇𝐇𝐇𝐇𝐇𝐇
Cette loi permet de calculer la variation d'enthalpie d'une réaction chimique à partir des
enthalpies de combustion des différents constituants.
e
st
III.3 Détermination des chaleurs de réaction à partir des énergies de liaison
i
og
Les atomes s’associent pour donner des édifices stables. ol
On appelle énergie de liaison (souvent noté D), l’énergie nécessaire pour rompre une liaison
bi
entre deux atomes dans une molécule gazeuse avec libération de ces deux atomes à l’état gazeux
le
Exemple :
te
L’enthalpie (ΔH) d’une réaction, où tous les constituants sont gazeux, est égal à la somme des
énergies de liaison des réactifs diminuée de la somme des énergies de liaison des produits.
ΔH°f (HCl) g = -92 ; DCl-Cl = 242,8 ; DC-Cl = 326,6 ; DH-Cl = 431,3 ; DH-H = 435,5
e
Soit la réaction :
i st
og
Le cycle suivant trace les deux chemins permettant de passer de l’état initial (réactifs) à l’état
ol
final (produits).
bi
le
ye
te
Bi
h
at
𝑇𝑇1
∆𝐻𝐻𝑟𝑟 (𝑇𝑇2 ) = ∆𝐻𝐻𝑟𝑟 (𝑇𝑇1 ) + � �−𝝂𝝂1 𝐶𝐶𝑝𝑝 (𝐴𝐴1 ) − 𝝂𝝂2 𝐶𝐶𝑝𝑝 (𝐴𝐴2 ) + 𝝂𝝂3 𝐶𝐶𝑝𝑝 (𝐴𝐴3 ) + 𝝂𝝂4 𝐶𝐶𝑝𝑝 (𝐴𝐴4 )�𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑇𝑇2
𝑇𝑇2
∆𝐻𝐻𝑟𝑟 (𝑇𝑇2 ) = ∆𝐻𝐻𝑟𝑟 (𝑇𝑇1 ) + � ∆𝐶𝐶𝑝𝑝 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝐾𝐾𝐾𝐾𝐾𝐾𝐾𝐾𝐾𝐾𝐾𝐾𝐾𝐾𝐾𝐾
𝑇𝑇1
∆𝐻𝐻𝑟𝑟 (𝑇𝑇2 ) = ∆𝐻𝐻𝑟𝑟 (𝑇𝑇1 ) + �� 𝝂𝝂𝑗𝑗 𝐶𝐶𝑝𝑝𝑗𝑗 (𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃) − � 𝝂𝝂𝑖𝑖 𝐶𝐶𝑝𝑝𝑖𝑖 (𝑅𝑅é𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎)� ΔT
Remarque :
∆Ur (T2 ) = ∆Ur (T1 ) + �� 𝝂𝝂𝑗𝑗 𝐶𝐶𝑝𝑝𝑗𝑗 (𝑃𝑃roduits) − � 𝝂𝝂𝑖𝑖 𝐶𝐶𝑝𝑝𝑖𝑖 (Réactifs)� ΔT
Attention, ces relations ne sont valables que s’il n’y a aucun changement d’état entre les
températures T1 et T2.
S’il y a un changement d’état de l’espèce A1 par exemple, on est obligé de considérer 3 étapes
pour le passage de T1 et T2 :
𝐓𝐓
- Le réchauffement de T1 à Tvap pour A1 : ∆𝐇𝐇𝟏𝟏𝟏𝟏 = ∫𝐓𝐓 𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯 𝛎𝛎𝟏𝟏 𝐂𝐂𝐩𝐩 �𝐀𝐀𝟏𝟏(𝐥𝐥) � 𝐝𝐝𝐭𝐭
𝟏𝟏
- Le changement d’état de A1 : ∆𝐇𝐇𝟏𝟏𝟐𝟐 = ∆𝐇𝐇𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯 (𝐀𝐀𝟏𝟏 )
𝐓𝐓
- Le réchauffement de Tvap à T2 pour A1 : ∆𝐇𝐇𝟏𝟏𝟑𝟑 = ∫𝐓𝐓 𝟐𝟐 𝛎𝛎𝟏𝟏 𝐂𝐂𝐩𝐩 �𝐀𝐀𝟏𝟏(𝐠𝐠) � 𝐝𝐝𝐝𝐝
𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯
e
i st
og
ol
bi
le
ye
te
Bi
Tvap T2 T1
at
∆Hr (T2 ) = ∆Hr (T1 ) − � ν1 Cp �A1(l) �dt − ∆Hvap (A1 ) − � ν1 Cp �A1(g) � dt − � �−ν2 Cp (A2 ) + ν3 Cp (A3 ) + ν4 Cp (A4 )�dt
T1 Tvap T2
om
Exercice d’application 7:
M
e
st
Un gaz parfait diatomique définit par l'état initial (P1 = 4atm, V1 =50l, T1 = 27°C) effectue un
cycle réversible décrit par : Une isobare jusqu'à T2 =480 K ; suivi d’une isochore jusqu'à T3 =
i
og
T1, puis d’une isotherme jusqu'à l'état 1.
ol
1. Calculer (P, V, T) pour chaque état puis représenter le cycle dans le plan Clapeyron (P, V)
bi
2. Calculer W, Q, ΔU et ΔH pour chaque transformation et pour le cycle.
le
Exercice 3:
1. On transforme 90g de glace, à -10°C en vapeur d’eau, à 100°C, sous la pression
ye
Données : Cpe = 75,2 J/mol.K ; Cpg= 37,6 J/mol.K ; ΔHvap= 44,1 KJ/mol ; ΔHfus= 6 KJ/mol
om
Exercice 4:
M
La combustion de l'acide méthanoïque (CH2O2) liquide dégage 253,31 KJ/mol; celle de l'acide
méthanoïque gazeux dégage 299,50 KJ/mol, les produits de la combustion sont dans les deux
cas du CO2 (g) et H2O(l).
1. Ecrire les réactions de combustion de l'acide méthanoïque gazeux et liquide, puis établir
dans chaque cas la relation entre ΔHRc et ΔURc
2. Calculer les enthalpies standards de formation ΔH°f de l'acide méthanoïque à l’état :
a) liquide
b) gazeux
3. Calculer l’enthalpie standard de vaporisation ΔHv l'acide méthanoïque à 298 K en
utilisant :
a) La méthode de combinaison linéaire
b) Les enthalpies de formation
Exercice 6:
A partir des réactions ci-dessous
0
a) 2B(s) + 3/2𝑂𝑂2(g) 𝐵𝐵2 𝑂𝑂3 (𝑠𝑠); 𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅𝑅𝑅.𝑎𝑎 = -1254,55 KJ
0
b) 𝐻𝐻2 (g) +1/2 𝑂𝑂2(g) 𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙); 𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅𝑅𝑅.𝑏𝑏 =-285,85 KJ
0
c) 𝐵𝐵2 𝐻𝐻6(g) + 3𝑂𝑂2(g) 𝐵𝐵2 𝑂𝑂3 (𝑠𝑠) + 3𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) ; 𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅𝑅𝑅.𝑐𝑐 =-2147,5 KJ
e
st
1) Déterminer la variation d’enthalpie de la réaction de formation du diborane gazeux à
298K
i
og
2B(s) + 3𝐻𝐻2 (g) 𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔)
ol
a) En faisant une combinaison des réactions données.
bi
b) E utilisant les enthalpies de combustion
c) En établissant un cycle de Hess.
le
Données :
B2 O3 (s) H2 O(l) B2 H6 (g) O2 (g)
h
Composés
at
Exercice 7:
M
L’enthalpie standard de combustion du propane gazeux, donnant CO2(g) et H2O (l), est égale à
– 2220 kJ/mol (à 298 K) et l’enthalpie standard de vaporisation d’une mole de propane liquide
à 298 K est de 15 kJ. Calculer :
1) L’enthalpie standard et l’énergie interne standard de combustion à 298 K du propane
liquide.
2) L’enthalpie standard de formation du propane liquide.
3) Déterminer ΔHRC pour la combustion du propane gazeux à 423 K, sachant que l’eau formée
étant liquide.
Données: M (C3H8) = 44 g/mol.
Les enthalpies standards de formation en (kJ/mol) des composés CO2(g) et H2O(l) sont
respectivement: - 393,51 et - 285,83.
Composés C3H8(g) H2O (l) H2O (g) CO2 (g) O2
Cp (J/[Link]) 73,5 75,29 33,58 37,11 29,96
Correction des exercices d’application du chapitres III
Exercice d’application 1
1) Equation de la réaction : il s’agit d’une réaction de combustion CO
𝟏𝟏
𝑪𝑪𝑪𝑪(𝒈𝒈) + 𝑶𝑶 → 𝑪𝑪𝑪𝑪𝟐𝟐(𝒈𝒈)
𝟐𝟐 𝟐𝟐
2) A l’état initial, avant la réaction on a un mélange de CO et O2
PI = 1atm ; VI = 0,5L et T = 298K
𝑃𝑃𝑖𝑖 𝑉𝑉𝑖𝑖
On a 𝑃𝑃𝑖𝑖 𝑉𝑉𝑖𝑖 = 𝑛𝑛𝑖𝑖 𝑅𝑅𝑅𝑅 → 𝑛𝑛𝑖𝑖 = 𝑅𝑅𝑅𝑅
1×0,5
𝑛𝑛𝑖𝑖 = 0,082×298 = 0,02𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚
e
𝑛𝑛𝑖𝑖
Or 𝑛𝑛𝑖𝑖 = 𝑛𝑛𝐶𝐶𝐶𝐶 + 𝑛𝑛𝑂𝑂2 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑛𝑛𝐶𝐶𝐶𝐶 = 2𝑛𝑛𝑂𝑂2 → 𝑛𝑛𝑖𝑖 = 3𝑛𝑛𝑂𝑂2 → 𝑛𝑛𝑂𝑂2 =
st
3
i
0,02
og
𝑛𝑛𝑂𝑂2 = = 0,0068𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑛𝑛𝐶𝐶𝐶𝐶 = 2 × 0,0068 = 0,0136𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚
3 ol
3) Dans ce système on a :
bi
− la réaction de combustion de CO, se produit à 298 K, est exothermique car dégage
le
∆𝑯𝑯 = −𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
Pour calculer ∆U on a :
∆𝐻𝐻 = ∆𝑈𝑈 + ∆𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛
e
∆𝑛𝑛 = 𝜗𝜗𝐶𝐶𝐶𝐶2 − 𝜗𝜗𝑂𝑂2
st
∆𝑈𝑈 = ∆𝐻𝐻 − ∆𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛 avec �𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝐶𝐶6 𝐻𝐻6 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙
i
og
𝐻𝐻2 𝑂𝑂 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙
∆𝑛𝑛 = 6 −
15
= −2
3
ol
bi
2
3 3
∆𝑈𝑈 = ∆𝐻𝐻 + 2 𝑅𝑅𝑅𝑅 = −3265 + 2 × 8,314 × 298. 10−3
le
ye
Exercice d’application 3
Bi
5
𝑃𝑃(𝑠𝑠) + 𝐶𝐶𝐶𝐶 (𝑔𝑔) → 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃5 (𝑠𝑠) ∆𝐻𝐻𝑓𝑓°𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 ?
at
2 2 5
om
• On tourne l’équation 2
𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃3 (𝑙𝑙) + 𝐶𝐶𝐶𝐶2 (𝑔𝑔) → 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃5 (𝑠𝑠) : − ∆𝐻𝐻2
Et on fait la somme des 2 :
3 ∆𝐻𝐻1
𝑃𝑃(𝑠𝑠) + 𝐶𝐶𝐶𝐶2 (𝑔𝑔) → 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃3 (𝑙𝑙)
2 2
𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃3 (𝑙𝑙) + 𝐶𝐶𝐶𝐶2 (𝑔𝑔) → 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃5 (𝑠𝑠) − ∆𝐻𝐻2
��������������������������������������������������������������������
5 ∆𝐻𝐻
𝑃𝑃(𝑠𝑠) + 2 𝐶𝐶𝐶𝐶2 (𝑔𝑔) → 𝑃𝑃𝐶𝐶𝐶𝐶5 (𝑠𝑠) ∆𝐻𝐻𝑓𝑓°𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 = 2 1 − ∆𝐻𝐻2
5
635,1
∆𝐻𝐻𝑓𝑓°𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 = − − 137,3
5 2
Exercice d’application 4
1) Equation de combustion :
3
CO(N𝐻𝐻2 )2 (S) + 2 𝑂𝑂2 (𝑔𝑔) 𝐶𝐶𝐶𝐶2 (𝑔𝑔) + 2 𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) + 𝑁𝑁2 (𝑔𝑔) ΔH𝑟𝑟𝑟𝑟
e
2-b) 𝛥𝛥𝐻𝐻𝑟𝑟𝑟𝑟 = 𝛥𝛥𝑈𝑈𝑟𝑟𝑟𝑟 + 𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅
st
3 3
i
𝛥𝛥𝑈𝑈𝑟𝑟𝑟𝑟 = 𝛥𝛥𝐻𝐻𝑟𝑟𝑟𝑟 − 𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅 𝛥𝛥𝛥𝛥 = (2 + 1) − =
og
avec 2 2
3
𝛥𝛥𝑈𝑈𝑟𝑟𝑟𝑟 = −633 − 2 × 8,314 . 10−3 × 298 ol
bi
𝜟𝜟𝑼𝑼𝒓𝒓𝒓𝒓 = −𝟔𝟔𝟔𝟔𝟔𝟔, 𝟕𝟕𝟕𝟕 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
le
Exercice d’application 5
ye
D’après Hess : 𝛥𝛥𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 = 𝛥𝛥𝐻𝐻𝑟𝑟𝑟𝑟 �𝐶𝐶𝑂𝑂(𝑔𝑔) � + 2 × 𝛥𝛥𝐻𝐻𝑟𝑟𝑟𝑟 �𝐻𝐻2 (𝑔𝑔) � − 𝛥𝛥𝐻𝐻𝑟𝑟𝑟𝑟 �𝐶𝐶𝐶𝐶3 𝑂𝑂𝐻𝐻(𝑙𝑙) �
h
∆𝐻𝐻1
Or 𝛥𝛥𝐻𝐻𝑟𝑟𝑟𝑟 �𝐶𝐶𝑂𝑂(𝑔𝑔) � = car
at
2
1 ∆𝐻𝐻1
om
à 298 K ΔH°𝑟𝑟 = ΔH°𝑓𝑓 �CH3 Cl(g) � + ΔH°𝑓𝑓 �HCl(g) � − ΔH°𝑓𝑓 �CH4(g) � − ΔH°𝑓𝑓 � Cl2(g) �
or ΔH°𝑓𝑓 � Cl2(g) � = 0
𝛥𝛥𝐻𝐻°𝑟𝑟 = −84 − 92 + 75
𝜟𝜟𝑯𝑯°𝒓𝒓 = −𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
2) 𝐶𝐶𝐶𝐶4 (g) + Cl2 (g) CH3 Cl (g) + HCl (g)
Tout est gazeux, on peut appliquer aussi la loi de Hess sur les énergies de liaisons :
e
ΔH°𝑟𝑟 = � 𝜈𝜈𝑖𝑖 𝐷𝐷𝑖𝑖 (𝑟𝑟é𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎) − � 𝜈𝜈𝑗𝑗 𝐷𝐷𝑗𝑗 (𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝)
ist
𝛥𝛥𝐻𝐻°𝑟𝑟 = (4 D C−H + D Cl−Cl ) − (3 D C−H + D C−Cl + D H− Cl )
↓ ↓ ↓ ↓
og
ol
bi
le
ye
On aura donc :
te
298
3) 𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀3 (s) 𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀 (s) + 𝐶𝐶𝐶𝐶2 (g) ΔH
𝑟𝑟
298
D’après Hess : ΔH 𝑟𝑟
= ΔH°𝑓𝑓 �MgO(s) � + ΔH°𝑓𝑓 �CO2(g) � − ΔH°𝑓𝑓 �MgCO3(s) �
298
ΔH = 601,1 − 393 + 1111,9
𝑟𝑟
𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐
𝚫𝚫𝚫𝚫 = 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
𝒓𝒓
1) A 498 K on a :
𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀3 (s) 𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀 (s) + 𝐶𝐶𝐶𝐶2 (g)
Comparer à la réaction à 298 K, il n’y a pas de changement de phase (les solides restent des
solides et le gaz reste gaz).
498 298
ΔH
𝑟𝑟
= ΔH
𝑟𝑟
+ �𝐶𝐶𝐶𝐶𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀(𝑠𝑠) + 𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝑂𝑂2 − 𝐶𝐶𝐶𝐶𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑂𝑂3 � (𝑇𝑇𝐹𝐹 − 𝑇𝑇𝑖𝑖 )
(𝑔𝑔) (𝑠𝑠)
498
ΔH = 1320 + (44,02 +45,98 −89,24) . 10−3 (498 – 298)
𝑟𝑟
𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒 𝑲𝑲𝑲𝑲
𝚫𝚫𝚫𝚫 = 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏, 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏 𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
𝒓𝒓
e
i st
og
ol
bi
le
ye
te
Bi
h
at
om
M
La pression totale PT
e
st
𝑃𝑃𝑇𝑇 = 𝑃𝑃𝑁𝑁2 + 𝑃𝑃𝐻𝐻2 = 2,44 + 7,32 = 𝟗𝟗, 𝟕𝟕𝟕𝟕 𝒂𝒂𝒂𝒂𝒂𝒂
i
og
2) La masse molaire moyenne et densité
1 3
ol
𝑋𝑋𝑁𝑁2 = = 0,25 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑋𝑋𝐻𝐻2 = = 0,75
bi
4 4
le
��� 8,5
𝑀𝑀 ���
𝒅𝒅� 𝒅𝒅� = 𝑀𝑀 = 8,5 = 𝟎𝟎, 𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐
Bi
Exercice 2 :
at
om
𝑉𝑉1
⎧ 𝑃𝑃3 = 𝑃𝑃1 ( )
⎪ 𝑉𝑉3
𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸 3 𝑉𝑉3 = 𝑉𝑉2
⎨
⎪
⎩𝑇𝑇3 = 𝑇𝑇1 = 300 𝐾𝐾
480
AN : 𝑽𝑽𝟐𝟐 = 50 𝑥𝑥 � � = 𝟖𝟖𝟖𝟖 𝑳𝑳
300
50
𝑷𝑷𝟑𝟑 = 4 𝑥𝑥 � � = 𝟐𝟐. 𝟓𝟓 𝒂𝒂𝒂𝒂𝒂𝒂
80
Traçons le diagramme P = f (V)
e
i st
Gaz diatomique Cv=5/2 R, Cp= 7/2 R
og
2) Calcul de W12 , Q12 , ΔU12 et ΔH12
ol
1→ 2 : transformation isobare ⟹ P = cste 𝑃𝑃2 = 𝑃𝑃1
bi
5
ΔU12 = nCv (T2 - T1 )= 8,13 × 2 × 8; 314 × (480 − 300) = 𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑, 𝟕𝟕𝟕𝟕𝟕𝟕 J
le
7
ΔH12 = Q12 = nCp (T2 - T1 )= 8.13 × 2 × 8,314 × (480 − 300) = 𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒, 𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒 J
ye
te
7
ΔH23 = nCp (T3 - T2 )= 8.13 × 2 × 8,314 × (300 − 480) = −𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒, 𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒 J
Q31 = - 9530 J
Calcul de W1231 , Q1231 , ΔU1231 et ΔH1231
W1231 = W12 + W23 + W31 = - 12166,7076 + 0 + 9530 = -2636,0464 J
Q1231 = Q12 + Q23 + Q31 = 42583,4766 -30416,769 - 9530 = 2636,0464 J
ΔU1231 = ΔU12 + ΔU23 + ΔU31 = 30416,769 -30416,769= 0 J
Oubien ΔU1231 = W1231 + Q1231 = 0 J
ΔH1231 = ΔH12 + ΔH23 + ΔH31 = 42583,4766-42583,4766-0 = 0 J
Conclusion : W et Q dépendent du chemin suivi, H et U sont des fonctions d’état
Exercice 3 :
90g de glace 5 moles
373K (v)
ΔH4 vaporisation
To=273K (l) ΔH3
e
Tg=265K glace To=273K (s)
i st
og
ΔH = ΔH1 + ΔH2 + ΔH3 + ΔH4
ol
ΔH1 = 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑔𝑔 �𝑇𝑇0 − 𝑇𝑇𝑔𝑔 � ; ΔH2 = nΔHfus ; ΔH3 = 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑒𝑒 (𝑇𝑇𝑣𝑣 − 𝑇𝑇0 ) ; ΔH4 = nΔHvap
bi
𝚫𝚫𝚫𝚫 = 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏 𝑱𝑱
Bi
2) a)
h
To=273K (l) Qe
ne
M
Qfusion
ng Qg
Tg To=273K (s)
Soit Qfus la quantité de chaleur nécessaire pour faire fondre la glace à 0°C
Q𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 = ngΔHfus = 2 × 6000 = 12000𝐽𝐽
⎢Q𝑔𝑔 + Q𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 ⎢ ˃ ⎢Qe ⎢ 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 est partielle ⟹mélange d’eau et de glace et Teq=273K
e
Teq=273K et ( ngF =2 - 0,88 =1,12 mol et neF = 5 + 0,88 = 5,88mol)
i st
b) ne= 20 mol
og
Qe = 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑒𝑒 (𝑇𝑇0 − 𝑇𝑇𝑒𝑒 ) = 20 × 75,2 (−20) = −30080 J ol
bi
⎢Q𝑔𝑔 + Q𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 ⎢ ˂ ⎢Qe ⎢ 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 la fusion est totale
Teq Є [0 ; Te] Qc ne
le
ye
Teq Te
te
Qfusion
ng Qr
Bi
Tg To=273K (s)
h
0 0 𝟎𝟎 1 𝟎𝟎 𝟏𝟏
∆URC(𝐥𝐥) = ∆HRC(𝐥𝐥) − 𝑅𝑅𝑅𝑅∆𝑛𝑛 avec ∆𝑛𝑛 = 2 ⟹ ∆𝐔𝐔𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) = ∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) − 𝟐𝟐 𝑹𝑹𝑹𝑹
𝟏𝟏
𝐂𝐂𝐇𝐇𝟐𝟐 𝐎𝐎𝟐𝟐 (𝐠𝐠) + 𝐎𝐎 → 𝐂𝐂𝐎𝐎𝟐𝟐 (𝐠𝐠) + 𝐇𝐇𝟐𝟐 𝐎𝐎(𝐥𝐥)
𝟐𝟐 𝟐𝟐 (𝐠𝐠)
0 0 𝟎𝟎 𝟎𝟎 1 𝟏𝟏
∆URC (𝐠𝐠) = ∆HRC(𝐠𝐠) − 𝑅𝑅𝑅𝑅∆𝑛𝑛 avec ∆𝑛𝑛 = − 2 ⟹ ∆𝐔𝐔𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐠𝐠) = ∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐠𝐠) + 𝟐𝟐 𝑹𝑹𝑹𝑹
𝟎𝟎
∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) = −𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐, 𝟑𝟑𝟑𝟑 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
0
∆HRC(𝐥𝐥) = ∆Hf0 CO + ∆Hf0 H - ∆Hf0 CH
2 (g) 2 O(l) 2 O2 (l)
𝟎𝟎
∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐠𝐠) = −𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐, 𝟓𝟓𝟓𝟓 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
e
st
0
∆HRC(𝐠𝐠) = ∆Hf0 CO + ∆Hf0 H - ∆Hf0 CH
i
2 O(l) 2 O2 (g)
og
2 (g)
𝟎𝟎
3) ∆𝐇𝐇𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯
ye
=?
𝐂𝐂𝐂𝐂𝟐𝟐 𝐎𝐎𝟐𝟐
a) Par combinaison
te
𝟎𝟎
𝐂𝐂𝐇𝐇𝟐𝟐 𝐎𝐎𝟐𝟐 (𝐥𝐥) → 𝐂𝐂𝐇𝐇𝟐𝟐 𝐎𝐎𝟐𝟐 (𝐠𝐠) ∆𝐇𝐇𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯
Bi
𝐂𝐂𝐂𝐂𝟐𝟐 𝐎𝐎𝟐𝟐
1 0
h
1 0
om
Exercice 5 :
𝟎𝟎
∆𝐇𝐇𝐬𝐬𝐬𝐬𝐬𝐬 (𝐂𝐂) 1
𝐷𝐷 𝐷𝐷𝐶𝐶=𝑂𝑂
2 𝑂𝑂=𝑂𝑂
C(𝑔𝑔) + O(𝑔𝑔)
1
ΔHsub(C) + 𝐷𝐷𝑂𝑂=𝑂𝑂 − 𝐷𝐷𝐶𝐶=𝑂𝑂 − ∆Hf0 CO = 0
2 (g)
e
1
𝚫𝚫𝚫𝚫𝐬𝐬𝐬𝐬𝐬𝐬(𝐂𝐂)= ∆Hf0 CO − 𝐷𝐷𝑂𝑂=𝑂𝑂 + 𝐷𝐷𝐶𝐶=𝑂𝑂 = −110,5 + 1080 − 0,5 × 502 = 719 KJ/mol
st
(g) 2
i
og
Exercice 6 :
a) 2 𝐵𝐵(s) + 2 𝑂𝑂2(𝑔𝑔)
3 ol
𝐵𝐵2 𝑂𝑂3(𝑆𝑆) 0
𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅,𝑎𝑎
bi
1
b) 𝐻𝐻2(g) + 2 𝑂𝑂2(𝑔𝑔) 𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) 𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅,𝑏𝑏
le
1) Déterminons ΔH de la réaction
te
3
3𝑏𝑏) 3 𝐻𝐻2(g) + 2 𝑂𝑂2(𝑔𝑔) 3 𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) 3 𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅,𝑏𝑏
om
3 3 3
𝑂𝑂 𝑂𝑂 𝑂𝑂
2 2(𝑔𝑔) 2 2(𝑔𝑔) 2 2(𝑔𝑔)
𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅,𝑎𝑎
3𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅,𝑏𝑏 𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅,𝑐𝑐
298
∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 (𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔))
𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔) + 3𝑂𝑂2 (𝑔𝑔) 𝐵𝐵2 𝑂𝑂3 (𝑠𝑠) + 3𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) 298K
e
st
323
∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 (𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔))
𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔) + 3𝑂𝑂2 (𝑔𝑔) 𝐵𝐵2 𝑂𝑂3 (𝑠𝑠) + 3𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙)
i
323K
og
ol
bi
323 298
∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 �𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔)� = ∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 �𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔)� + ∆𝐻𝐻3 + ∆𝐻𝐻4 − (∆𝐻𝐻1 + ∆𝐻𝐻2 )
le
323
∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 �𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔)� = −2147,5. 103 + 25 𝑥𝑥 62,93 + (25 𝑥𝑥 75,2 𝑥𝑥 3)
ye
393 393
∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 �𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔)� = ∆𝑈𝑈𝑅𝑅𝑅𝑅 �𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔)� + 𝑅𝑅𝑅𝑅∆n avec ∆n = −4
h
−3
⟹ ∆𝑈𝑈393
𝑅𝑅𝑅𝑅 �𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔)� = −2143, 91 + 4 × 8,314 × 323. 10 = −𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐, 𝟏𝟏𝟏𝟏 𝒌𝒌𝒌𝒌/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
at
om
Exercice 7 :
M
𝟎𝟎
∆𝐇𝐇𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯
𝑪𝑪𝟑𝟑 𝐇𝐇𝟖𝟖
7 0
𝐶𝐶3 H8 (g) + 2
O2 ∆HRC(g)
(g)
0 0 0
∆Hvap + ∆HRC(g) − ∆HRC(l) =0
𝐶𝐶3 H8
𝟎𝟎 𝟎𝟎 𝟎𝟎
∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) = ∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐠𝐠) + ∆𝐇𝐇𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯 = −2220 + 15 = −𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
𝑪𝑪𝟑𝟑 𝐇𝐇𝟖𝟖
Autre méthode
7 0
𝐶𝐶3 𝐻𝐻8 (𝑔𝑔) + 2
𝑂𝑂(𝑔𝑔) 3CO2 (g) + 4𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) ∆HRC(g)
0
𝐶𝐶3 𝐻𝐻8 (l) 𝐶𝐶3 𝐻𝐻8 (g) ∆Hvap𝐶𝐶3 𝐻𝐻8
7 0
𝐶𝐶3 𝐻𝐻8 (𝑙𝑙) + 2
𝑂𝑂(𝑔𝑔) 3CO2 (g) + 4𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) ∆HRC(l)
0 0 0
∆HRC(l) = ∆HRC(l) + ∆Hvap𝐶𝐶3 𝐻𝐻8
𝟎𝟎 𝟎𝟎 𝟎𝟎 𝟎𝟎 𝟕𝟕 𝟏𝟏 𝟏𝟏
∆𝐔𝐔𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) = ∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) − 𝑹𝑹𝑹𝑹∆𝐧𝐧 avec ∆𝐧𝐧 = 3 − 𝟐𝟐 = − 𝟐𝟐 ⟹ ∆𝐔𝐔𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) = ∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) + 𝟐𝟐 𝑹𝑹𝑹𝑹
𝟎𝟎 1
∆𝐔𝐔𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) = −2205 + 2 × 8,314 × 298 × 10−3 = −𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐, 𝟕𝟕𝟕𝟕 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
e
𝟑𝟑 𝐇𝐇𝟖𝟖 (𝐥𝐥)
st
7 0
𝐶𝐶3 𝐻𝐻8 (𝑙𝑙) + 𝑂𝑂(𝑔𝑔) 3CO2 (g) + 4𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) ∆HRC(l)
i
og
2
0
∆HRC(𝐥𝐥) = 3∆Hf0 CO + 4∆Hf0 H - ∆Hf0 𝐶𝐶 ol
2 (g) 2 O(l) 3 𝐻𝐻8 (l)
bi
∆𝐇𝐇𝐟𝐟𝟎𝟎 𝑪𝑪 = 𝟑𝟑∆𝐇𝐇𝐟𝐟𝟎𝟎 𝐂𝐂𝐎𝐎 + 𝟒𝟒∆𝐇𝐇𝐟𝐟𝟎𝟎 𝐇𝐇 𝟎𝟎
- ∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥)
𝟑𝟑 𝑯𝑯𝟖𝟖 (𝐥𝐥) 𝟐𝟐 𝐎𝐎(𝐥𝐥)
le
𝟐𝟐 (𝐠𝐠)
𝟑𝟑 𝑯𝑯𝟖𝟖 (𝐥𝐥)
te
298
∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 (𝐶𝐶2 𝐻𝐻8 (𝑔𝑔))
h
7
at
423
7
∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 (𝐶𝐶2 𝐻𝐻8 (𝑔𝑔))
𝐶𝐶3 𝐻𝐻8 (𝑔𝑔) + 2
𝑂𝑂2 (𝑔𝑔) 𝐶𝐶𝐶𝐶2 (𝑔𝑔) + 3𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) 423K
423
∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 �𝐶𝐶3 𝐻𝐻8 (𝑔𝑔)� = −𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐, 𝟕𝟕𝟕𝟕 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
e
sti
og
ol
bi
le
CHAPITRE IV
ye
te
Bi
EQUILIBRE CHIMIQUE
h
at
om
M
Pr Momar N’DIAYE
Pr Abdou Karim Diagne DIAW
Département de Chimie
FACULTÉ DES SCIENCES ET TECHNIQUES
Université Cheikh Anta DIOP de Dakar
TABLE DES MATIERES
I. GENERALITES ............................................................................................................................... 1
I.1. Réactions totales ........................................................................................................................ 1
I.2. Réactions équilibrées ................................................................................................................. 1
I.2.1. Equilibres homogènes ......................................................................................................... 1
I.2.2. Equilibres hétérogènes ........................................................................................................ 1
II. LOI D’ACTION DE MASSE (LAM) ou de GULBERG et WAAGE ........................................... 2
II.1. Système homogène ................................................................................................................... 2
II.1.1. LAM relative aux concentrations (constante d’équilibre relative aux concentrations)..... 2
II.1.2. LAM relative aux pressions partielles (constante d’équilibre relative aux pressions
partielles). ..................................................................................................................................... 3
II.1.3. LAM relative aux fractions molaires (constante d’équilibre relative aux fractions
molaires)....................................................................................................................................... 3
e
st
II.1.4. LAM relative aux nombres de moles (constante d’équilibre relative aux nombres de
i
moles). .......................................................................................................................................... 3
og
II.1.5. Relation entre les constantes d’équilibre ........................................................................... 4
ol
II.2. Système hétérogène .................................................................................................................. 5
bi
III. Coefficient de dissociation - Méthodologie d’étude d’un équilibre chimique............................... 5
le
IV. Facteurs d’influence d’un équilibre : Principe de Le Chatelier ou principe de modération .......... 7
Bi
IV.3.2. Variation de la constante d’équilibre avec la température : Equation de Van’t Hoff. ..... 8
V. Equilibres simultanés ...................................................................................................................... 9
VI. Equilibre ionique : cas des sels peu solubles en solution. ........................................................... 10
VI.1. Sels solubles et sels insolubles.............................................................................................. 10
VI.2. Produit de solubilité (Ks) ...................................................................................................... 11
VI.3. Solubilité d’un sel peu soluble .............................................................................................. 11
VI.4. Facteurs influençant la solubilité .......................................................................................... 12
VI.4.1. Addition d’un ion commun ............................................................................................ 12
VI.4.2. Effet du pH..................................................................................................................... 13
I. GENERALITES
I.1. Réactions totales
Une réaction est dite totale, si au moins un des réactifs disparait.
Exemple :
e
On appelle réaction d’équilibre, toute réaction au cours de laquelle tous les réactifs coexistent
st
toujours avec tous les produits.
i
og
Les équilibres chimiques sont des réactions incomplètes et sont dites réversibles.
ol
On distingue deux types d’équilibres : les équilibres homogènes et les équilibres hétérogènes.
bi
I.2.1. Equilibres homogènes
le
Un équilibre est dit homogène lorsque tous les constituants sont dans une même phase
ye
Les substances doivent être toutes soient à l’état gazeux, soit à l’état de liquides entièrement
Bi
Exemple :
at
om
M
Exemple :
Gulberg et Waage ont défini une constante K caractéristique des réactions équilibrées : la loi
d’action de masse (LAM).
La loi d’action de masse permet d’associer les caractéristiques des constituants de l’équilibre
(concentration, pression, nombre de moles, fraction molaire, etc.)
e
[𝐀𝐀]𝐚𝐚 × [𝐁𝐁]𝐛𝐛
st
[A] : concentration molaire de A à l’équilibre,
i
og
[B] : concentration molaire de B à l’équilibre, ol
[C] : concentration molaire de C à l’équilibre,
bi
[D] : concentration molaire de D à l’équilibre
le
la réaction.
te
Bi
h
at
om
M
[NH3 ]2
Kc =
[H2 ]3 × [N2 ]1
II.1.2. LAM relative aux pressions partielles (constante d’équilibre relative aux
pressions partielles).
PC c × PD d
Kp = a
PA × PB b
Les différentes pressions partielles sont mesurées à l’équilibre.
Exemple :
PNH3 2
e
Kp =
st
PH2 3 × PN2 1
i
og
II.1.3. LAM relative aux fractions molaires (constante d’équilibre relative aux fractions
molaires).
ol
𝑋𝑋C c × 𝑋𝑋D d
bi
K𝑋𝑋 = a
𝑋𝑋A × 𝑋𝑋B b
le
II.1.4. LAM relative aux nombres de moles (constante d’équilibre relative aux nombres
te
de moles).
Bi
nC c × nD d
K 𝑛𝑛 = a
nA × nB b
h
at
Exemple :
M
2
𝑛𝑛𝑁𝑁𝐻𝐻3
K 𝑛𝑛 = 2
𝑛𝑛𝐻𝐻2
× 𝑛𝑛1𝑁𝑁2
Remarques :
2)- La valeur de K fixe un rapport dont la forme exacte dépend de l’équilibre considéré.
K P = K C (RT)∆n K P = K X P∆n K n = K C V ∆n
P ∆n n ∆n
KP = Kn � � KC = KX � �
𝑛𝑛 𝑉𝑉
T : la température absolue,
e
st
∆n : la différence entre la somme des nombres de moles de produits gazeux et la somme des
i
og
nombres de moles de réactifs gazeux.
Attention : Ces relations restent valables dans les équilibres hétérogènes mais pour calculer
ol
∆n on ne s’intéresse qu’aux réactifs et produits gazeux.
bi
Exemple :
le
ye
te
Exercice d’application 1 :
Bi
atmosphère :
at
om
Données : N = 14 g ; O = 16 g
La loi de Gulberg et Waage s’applique uniquement à la phase la plus fluide : phase gazeuse
pour un équilibre liquide/gaz ou solide/gaz, et à la phase liquide pour un système liquide/solide.
Exemples :
𝟏𝟏 𝟏𝟏
𝐊𝐊 𝐏𝐏 = ; 𝐊𝐊 𝐂𝐂 =
𝐏𝐏𝐇𝐇𝟐𝟐 × 𝐏𝐏𝐎𝐎𝟎𝟎,𝟓𝟓 [𝐇𝐇𝟐𝟐 ][𝐎𝐎𝟐𝟐 ]𝟎𝟎,𝟓𝟓
𝟐𝟐
e
𝐊𝐊 𝐏𝐏 = 𝐏𝐏𝐇𝐇𝟐𝟐𝐎𝐎(𝐠𝐠) ; 𝐊𝐊 𝐂𝐂 = �𝐇𝐇𝟐𝟐 𝐎𝐎(𝐠𝐠) �
i st
og
� CO2+
(solution) �
ol
𝐊𝐊 𝐂𝐂 = Les phases solides n’interviennent pas.
bi
� Ni2+
(solution) �
le
Remarque :
ye
Exercice d’application 2 :
Pour cela on introduit n0 moles de CaCO3(s) dans un réacteur initialement vide de volume
M
invariable V = 10 L.
Calculer la pression partielle ainsi que le nombre de moles de CO2 (g) à l’équilibre.
𝑥𝑥
𝛼𝛼 = ⇒ 𝑥𝑥 = 𝛼𝛼𝑛𝑛0
𝑛𝑛0
e
st
• Cas d’une dissociation hétérogène
i
og
ol
bi
le
ye
te
Bi
Exemple :
h
𝑥𝑥
𝛼𝛼 = ⇒ 𝑥𝑥 = 𝛼𝛼𝑛𝑛0 𝛼𝛼 = 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑛𝑛0
2
PNO 2
(2α)2 (2 − α)2 2 − α PT2
KP = 2 = × × ×
PNO × PO2 (2 − α)2 (1 − 2α)2 1 − α PT3
Le nombre initial de mole du PCl5 est de 0,3 pour une pression initiale de 1 atm.
Une fois l’équilibre établi, la pression totale est égale à 1,25 atm.
e
Ces facteurs d’équilibre sont ceux qui permettent de calculer la constante d’équilibre :
st
pression, concentration, température, nombre de mole et fraction molaire.
i
og
IV.1. Influence de la pression totale ol
A température et volume constants :
bi
• Toute augmentation de la pression totale déplace l’équilibre dans le sens d’une
le
pression).
Bi
Exemple :
h
at
om
M
L’introduction d’un gaz inerte à température constante ne provoque aucune réaction entre
celui-ci et les constituants de l’équilibre mais entraine une augmentation du nombre total de
moles gazeux dans le système en équilibre.
• Si l’introduction du gaz inerte a lieu à volume total constant, il n’y aura pas de
modifications des pressions partielles des constituants de l’équilibre, et donc pas de la
valeur de KP. Dans ce cas, il n’y aura pas de déplacement de l’équilibre.
Pour étudier l’effet de la température sur une réaction d’équilibre, il faut s’intéresser au signe
de ∆H ainsi :
∆𝐇𝐇 < 𝟎𝟎 : réaction exothermique : dégage de la chaleur donc favorable avec un abaissement
de température.
∆𝐇𝐇 > 𝟎𝟎 : réaction endothermique : absorbe de la chaleur donc favorable avec une élévation
de température.
e
st
Exemple :
i
og
ol
bi
Cette écriture de la réaction nous permet de dire que :
le
Remarque :
h
at
Avec ces relations on peut confirmer les résultats tirés du principe de Le Chatelier.
Car :
• pour une réaction endothermique ∆H > 0 ⇒ K P augmente avec l’augmentation de la
température ;
• pour une réaction exothermique : ∆H < 0 ⇒ K P diminue avec l’augmentation de la
température.
Les équilibres suivants sont – ils déplacés, et dans quel sens si l’on effectue les modifications
suivantes :
1- augmentation de la température,
e
st
V. Equilibres simultanés
i
og
Il y a équilibres simultanés, quand plusieurs réactions ont lieu en même temps dans des
ol
conditions expérimentales données.
bi
Dans ce cas l’une des constantes d’équilibre s’exprime en fonction des autres.
le
Dans le bilan, chacun des constituants doit tenir compte de la réaction des autres.
ye
Exemples :
te
2 2
PCO PCO
K P1 = PCO2 et K P2 = =
PCO2 K P1
𝑃𝑃𝐶𝐶𝐶𝐶 = �K P1 × K P2
8500
On a : logK P = 7,3 − (l’unité de la pression est en bar).
T
b) A température constante, quel est l’effet d’une augmentation de pression sur Kp, Kc et Kx ?
e
st
8922
i
og
logK P2 = 9,12 −
T
ol
On réalise la réaction de dissociation de CaCO3 (en excès) dans une enceinte fermée, en
bi
présence de carbone solide.
le
En ajoutant une certaine quantité d’un sel à un certain volume d’eau, la dissolution du sel
h
peut être totale et on dit que la solution est homogène. Cette solution est dite insaturée et le sel
at
Toute fois si on continue à ajouter du sel dans cette solution il arrive un moment où le sel ne
peut plus se dissoudre on obtient alors une solution hétérogène (phase liquide + phase solide) et
M
Dans cette solution saturée, le solide non dissout et les ions formés sont en équilibre
hétérogène.
Exemple :
Par ailleurs, pour plusieurs sels dissous dans le même volume d’eau, on remarque que la
quantité de sel utilisé pour atteindre la saturation dépend fortement de la nature de ce dernier
ainsi on peut distinguer principalement deux types de sels :
Exemple :
Ce dernier cas de figure est obtenu avec d’infimes quantités de sels capables de se dissoudre.
La solution est toujours hétérogène. Ces sels sont dits sels insolubles.
Soit un sel peu soluble, A𝑥𝑥 B𝑦𝑦 ; en excès en solution dans l’eau, on a l’équilibre suivant, entre
le solide non dissout et les ions :
e
sti
og
Exemple :
Bi2 S3 (𝑠𝑠) 2Bi3+ + 3S 2−
ol
bi
le
ye
�A𝑥𝑥 B𝑦𝑦 �
Pour un sel peu soluble, la concentration de A𝑥𝑥 B𝑦𝑦 est pratiquement constante, et donc :
h
at
Le terme K�A𝑥𝑥 B𝑦𝑦 � est appelé produit de solubilité ; il est noté Ks.
M
Remarque
Définition :
La solubilité d’un sel représente la quantité maximale de ce sel qu’on peut dissoudre dans un
litre de solution à température donnée.
La solubilité est en général notée s et s’exprime en mol L-1. Elle peut aussi s’exprimer en g/L.
𝑥𝑥+𝑦𝑦 𝐾𝐾𝐾𝐾
𝑠𝑠 = � 𝑥𝑥 𝑦𝑦
𝑥𝑥 𝑦𝑦
Exemple :
K s = 𝑠𝑠 2 ⇒ 𝑠𝑠 = √𝐾𝐾𝐾𝐾
e
st
i
og
ol
bi
3 𝐾𝐾𝐾𝐾
le
K s = 𝑠𝑠(2𝑠𝑠)2 = 4𝑠𝑠 3 ⇒ 𝑠𝑠 = �
4
ye
La solubilité ne dépend que de la température, à T donnée, Ks est une constante. Mais il peut
Bi
exister des facteurs pouvant influer sur la solubilité s parmi ceux-ci on peut citer l’effet d’ions
h
Exercice d’application 6:
Calculer la solubilité de AgCl dans l’eau pure et dans une solution de NaCl 0,1 M sachant
M
K s = 𝑠𝑠 2 ⇒ 𝑠𝑠 = √𝐾𝐾𝐾𝐾
K s = 𝑠𝑠′(𝑠𝑠 ′ + 0,1)
Calculer de s’ :
e
st
Selon la loi de Le Chatelier : 𝑠𝑠′ < 𝑠𝑠
i
og
K
D’où 𝑠𝑠 ′ ≪≪ 0,1 ; alors K s = 0,1𝑠𝑠 ′ ⇒ 𝑠𝑠 ′ = 0,1s ⇒ 𝑠𝑠 ′ = 1,69 × 10−9 mol. L−1
ol
A la fin il faut vérifier la supposition pour pouvoir conclure que 𝑠𝑠 ′ = 1,69 × 10−9 mol. L−1
bi
Conclusion : 𝑠𝑠′ < 𝑠𝑠 par effet d’ion commun ⇒la solubilité diminue
le
Pour comprendre l’effet d’ion commun on peut faire appel au principe de Le Chatelier : ‘‘Tout
ye
déplacement d’un facteur d’équilibre entraine un déplacement de l’équilibre dans le sens qui
te
La présence de l’ion Cl− a pour effet de déplacer l’équilibre AgCl (s) Ag+ + Cl− dans le sens
de la précipitation de AgCl.
h
at
La solubilité en présence d’un ion commun (s’) est donc inférieure à celle du même sel dans
om
VI.4.2. Effet du pH
M
La solubilité des électrolytes ayant une action sur l’eau peut être fortement affectée par le
pH.
Calculer la solubilité de Me(OH)2 dans l’eau pure et dans une solution de pH égal à 3.
e
[S2−][H3O+]
= 10−13
st
S2- + H3O+ HS- + H2O 𝑘𝑘𝑘𝑘2 = [HS−]
i
og
►Le bilan de la matière sur l’espèce Fe permet d’écrire S = [Fe2+]
ol
►Le bilan de la matière sur l’espèce soufre permet d’écrire (S est la solubilité totale du sulfure):
bi
S = [S2-] + [HS-] + [H2S]
le
A partir des expressions de Ka1 et Ka2, on peut exprimer les concentrations de HS- et H2S en fonction
ye
[S2−][H3O+] [S2−][H3O+]
𝑘𝑘𝑘𝑘2 = [HS−]
⇒[HS-] = 𝐾𝐾𝐾𝐾2
Bi
𝐾𝐾𝐾𝐾2 𝐾𝐾𝐾𝐾2𝐾𝐾𝐾𝐾1 S
𝐾𝐾𝐾𝐾2
+ )= (1+ + )
𝐾𝐾𝐾𝐾2𝐾𝐾𝐾𝐾1 S 𝐾𝐾𝐾𝐾2 𝐾𝐾𝐾𝐾2𝐾𝐾𝐾𝐾1
A pH = 0 ⇒S ≅ 1010 x (Ks)1/2
A pH = 7 ⇒S ≅ 103 x (2Ks)1/2
Conclusion: Le pH est, d’un point de vue pratique, un facteur important sur lequel on peut agir
facilement, pour modifier (augmenter ou diminuer) les solubilités. Son mode d’action n’a rien de
particulier: il intervient sur les solubilités si les ions H3O+ et OH- participent directement à l’équilibre
de dissolution ou s’ils déterminent la concentration d’espèces qui y participent, par le jeu d’équilibres
acidobasiques.
1- Le produit de solubilité du sulfure de bismuth Bi2S3 est 1,6.10-72 à 25°C. Calculer en g/L la
solubilité de ce sel à cette température. M(Bi2S3) = 514 g/mol
2- La solubilité du chromate d’argent (Ag₂CrO₄) dans l’eau à 18°C est 7,5.10-5 mol/L. Calculer
son produit de solubilité.
Réponse : Ks = 1,6875.10-12
e
i st
og
ol
bi
le
ye
te
Bi
h
at
om
M
Exercice 1:
Pour la réaction en phase gazeuse, à 250 °C :
PCl5 PCl3 + Cl2 Kp = 1,7 atm
On introduit 0,5 mol de pentachlorure de phosphore (PCl5) et 0,5 mol de dichlore dans un
récipient de volume 2 litres. La température est maintenue à 250°C.
1°) Etablir une relation entre Kp et Kn.
2°) Calculer, à l’équilibre :
a) le nombre de mole et la fraction molaire de chaque constituant
e
b) la pression totale
st
c) la densité du mélange gazeux par rapport à l’air.
i
og
Données : P : 31g/mol ; Cl : 35,5g/mol.
ol
Exercice 2:
bi
On étudie l'équilibre en phase gazeuse: 2 HI H2 + I2
le
KX à cette température.
om
Exercice 3:
M
A 20°C, dans un récipient indilatable de volume 2,5 L dans lequel on a préalablement fait le
vide, on introduit 0,5 mole de NH4HS solide qui se décompose selon l’équation :
NH4HS (s) NH3 (g) + H2S (g) KP = 20
1°) Calculer les nombres de moles de chaque constituant à l’équilibre.
2°) Quel est le pourcentage de solide dissocié ?
3°) Quelle masse de NH3 faut-il mettre initialement dans le récipient pour que le pourcentage
de solide (0,5 mol à l’état initial) dissocié soit de 2 % ? Masses atomiques: N(14) ; H(1) ; S(32)
Exercice 4:
Soit l’équilibre en phase homogène gazeuse :
COCl2 CO + Cl2 ∆H°r = 38,7 kJ
On place 0,631 g de COCl2 dans un récipient indilatable de volume 0,472 L, et on porte la
température à 627 °C. La pression totale à l’équilibre est de 1,872 atm.
1°) Calculer la variance du système.
2°) Calculer la constante d’équilibre relative aux concentrations (Kc) à 627°C.
3°) On chauffe à 827°C. Calculer la nouvelle pression totale.
4°) A la température de 627°C, on double la pression dans le récipient par l’introduction d’un
gaz inerte, l’argon. Quelle est la nouvelle composition molaire du mélange ?
Données : Masses atomiques en g/mol: C(12) ; O(16) ; Cl(35,5)
Exercice 5:
On considère la réaction de synthèse de l’éthanol, à partir d’un mélange équimolaire de CO et
H2 :
CO (g) + 2 H2 (g) CH3OH (g) avec ∆Hr° = -90960 J
1°) A 25 °C, la constante d’équilibre (Kp1) est 2,51 x 104 atm-2. Calculer alors la pression
totale à appliquer au mélange pour obtenir un degré de dissociation de 99% de l’hydrogène.
4°) On porte la température à 200°C. Calculer la nouvelle constante d’équilibre (Kp2).
5°) Calculer la pression totale à appliquer au mélange à 200 °C pour retrouver le
e
coefficient de dissociation de 99% de H2.
st
6°) Quel est l’effet de :
i
og
a) Augmentation de la pression totale sur l’équilibre à T et V constants.
b) diminution de la température sur l’équilibre à P et V constants.
ol
7°) Calculer la variance du système à l’équilibre.
bi
le
Exercice 6:
ye
1°) Etablir une relation entre la solubilité s et le produit de solubilité Ks dans l’eau pure des
composés suivants :
te
b) Zn3(PO4)2pKs2 = 32
h
c) Cr(OH)3 pKs3 = 31
at
Exercice 7:
A- Le produit de solubilité du chromate d'argent Ag2CrO4 est égal à 3.10-12.
M
1) Relation entre Kp et Kn
𝑅𝑇 𝑹𝑻
PV = nRT ⟹ P = n 𝑉 ⟹ Kp = Kn ( 𝑽 ) Δn
2) Calculer à l’équilibre
a) le nombre de moles et les fractions molaires des constituants
𝑅𝑇 𝑛(𝑃𝐶𝑙3 )𝑥 𝑛(𝐶𝑙2 )
Kp = Kn ( 𝑉 )Δn or Kn = 𝑛(𝑃𝐶𝑙5 )
𝑥 (0,5+𝑥) 𝑅𝑇
Kp = x ( 𝑉 )Δn avec Δn = 2 – 1 = 1
(0,5−𝑥)
e
VKp (0,5 – x) = xRT (0,5 + x) ⟹ RTx2 + (VKp + 0,5RT)x – 0,5VKp = 0
i st
og
42,886 x2 + 24,843 x – 1,7 = 0
−𝑏+ √𝛥
Δ = b2 – 4ac ⟹ Δ = 908,799449 ⟹ x= ⟹
ol x = 0,06183 mol
2𝑎
n (PCl5) = 0,5 – x
bi
⟹ n(PCl5) = 0,43817 mol
n (PCl3) = x ⟹ n (PCl3) = 0,06183 mol
le
𝑛𝑖
Xi = 𝑛𝑡 avec nt = 1 + x ⟹ nt = 1,06183 mol
te
Bi
𝑛 (𝑃𝐶𝑙5 ) 0,43817
X(PCl5) = ⟹ X(PCl5) = 1,06183 ⟹ X(PCl5) = 0,413
𝑛𝑡
h
𝑛 (𝑃𝐶𝑙3 ) 0,06183
at
𝑛 (𝐶𝑙2 ) 0,56183
X(Cl2) = ⟹ X(Cl2) = 1,06183 ⟹ X(Cl2) = 0,529
𝑛𝑡
b) La pression totale
M
0,413 𝑥 1,7
AN: Pt = 0,058 𝑥 0,529 ⟹ Pt = 22,88 atm
1
EXERCICE 2
2𝐻𝐼(𝑔) ⇌ 𝐻2 (𝑔) + 𝐼2 (𝑔) 𝑛𝑡 (𝑔𝑎𝑧)
Etat Initial 2 0 0 2
Etat d’équi. 2 − 2𝑥 𝑥 𝑥 2
a) La pression initiale et la pression totale à l’équilibre
𝑛0𝑅𝑇
P0V = n0RT ⟹ P0 = 𝑉
2 𝑥 0,082 𝑥 900
AN : P0 = ⟹ P0 = 24,6 atm
6
e
st
𝑃(𝐻2 )2 1 𝑃(𝐻2 )
Kp = x or X(HI) + X(H2) + X(I2) = 1 et X(I2) = X(H2) =
i
𝑋(𝐻𝐼)2 𝑃𝑡 2
og
𝑃𝑡
𝑃(𝐻2 ) 𝑷(𝑯𝟐 )
ol
X(HI) = 1 – 2X(H2) = 1 – 2 x ⟹ Kp = [ ]2
𝑃𝑡 𝑷𝒕−𝟐𝑷(𝑯𝟐 )
bi
c) Calculer Kp et en déduire Kc, Kn et Kx
le
3,1
AN : Kp = [ 24,6 − ]2 ⟹ Kp = 0,03
ye
2 𝑥 3,1
te
𝑅𝑇 Δn
Kp = Kc (RT) Δn = Kn ( ) = Kx PΔn or Δn = 2 - 2 = 0
𝑉
Bi
Kp = Kc = Kn = Kx = 0,03
h
at
EXERCICE 3
om
2
𝒏(𝑵𝑯𝟒 𝑯𝑺) = 𝟎, 𝟎𝟑𝟓 𝒎𝒐𝒍
𝒏(𝑵𝑯𝟑 ) = 𝒏(𝑯𝟐 𝑺) = 𝟎, 𝟒𝟔𝟓 𝒎𝒐𝒍
e
𝐾𝑝 = 𝑃𝑇 ∗ 𝑃𝑇 or 𝑃𝑇 = (𝑦 + 𝛼 ′ )
st
𝑦+𝛼′ 𝑦+𝛼′ 𝑉
𝑦+0,5𝛼′ (𝑅𝑇)2
i
𝐾𝑝 = ∗ (𝑦 + 𝛼 ′ )2 2
og
𝑦+𝛼′ 𝑉
2
′ (𝑅𝑇) ol
𝐾𝑝 = (𝑦 + 0,5𝛼 ′ ) ∗ (𝑦 + 𝛼 )
𝑉2
bi
(𝑅𝑇)2
𝐾𝑝 = (𝑦 + 0,5𝛼 ′ ) ∗ (𝑦 + 𝛼′) 2
le
𝑉
(0,083∗293)2
20 = (𝑦 + 0,01) ∗ (0,01)
ye
(2,5)2
5,77248676y + 0,057724867 = 125
te
y= 21,64 mol
Bi
EXERCICE 4
om
Etat initial n0 0 0 n0
Etat d’équilibre n0 – x x x n0 + x
1) Calculer la variance
V=n–r+p–φ => V = 3 – 2 + 2 – 1 => V = 2
2) Calculer Kc à 627 °C
[𝐶𝑂]𝑥 [Cl2] 𝑥 𝑛0−𝑥
Kc = avec [CO] = [Cl2] = 𝑉 et [COCl2] =
[𝐶𝑂Cl2] 𝑉
𝑥2
Kc = 𝑉(𝑛0−𝑥)
𝑷𝒆𝒒𝑽 𝑚0
A l’équilibre : PeqV = neqRT => PeqV = (n0 + x)RT => x = – n0 avec n0 =
𝑹𝑻 𝑀
0,631 1,872 𝑥 0,472 0,631
AN : n0 = = 0,0063737374 mol => x = - = 0,0055989455 mol
99 0,082 𝑥 900 99
3
(0,0055989455)2
Kc = 0,472(0,0063737374−0,0055989455) => Kc1 = 0,086 M
𝛥𝑈 𝑇1 − 𝑇
− ( 2 )
D’après l’équation de Van’t Hoff : Kc2 = Kc1 𝑒 𝑅 𝑇1 𝑇
2 avec ΔU = ΔH – RTΔn
ΔU = 38,7.103 – 8,314x900x1 = 31217,4 J
31217,4 900−1100
− ( )
Kc2 = 0,086 x 𝑒 8,314 900 𝑥 1100 => Kc2 = 0,184 M
𝑥 2
Kc2 = 𝑉(𝑛02− 𝑥 => x22 + Kc2Vx2 - Kc2Vn0 = 0
2)
e
Δ = 0,0097567603 => x2 = 0,0059641573
i st
0,082 𝑥 1100 𝑥 (0,0063737374+0,0059641573 )
og
Peq2 = => Peq2 = 2,358 atm
0,472
ol
bi
EXERCICE 5
le
Etat initial n0 n0 0 2 n0
te
𝛼 𝛼𝑛0
n0 (1 - 2 ) n0 (1 – α) 2n0 (1 – α)
h
2
at
𝛼𝑛0 1
𝑃𝐶𝐻3 𝑂𝐻 𝑥 𝑥 𝑃𝑇 2𝛼 (1− 𝛼) 1
2 2𝑛0(1− 𝛼)
Kp1 = 𝑃 = 𝛼 => Kp1 = 𝛼 x𝑃 2
M
𝐶𝑂 𝑥 ( 𝑃𝐻2 )2 𝑛0 (1− )𝑥 𝑃𝑇
2 𝑛0 (1− 𝛼)𝑥 𝑃𝑇 (1− )
2 𝑇
𝑥[ ]2
2𝑛0 (1− 𝛼) 2𝑛0 (1− 𝛼)
2𝛼 𝑥 (1− 𝛼)
𝑃𝑇 = √ 𝛼
𝐾𝑃1 (1− )
2
2 𝑥 0,99 𝑥 (1−0,99)
AN : 𝑃𝑇 = √ 0,99 => PT = 125.10 -5 atm
2,51.104 (1− )
2
4
2𝛼 𝑥 (1− 𝛼)
P2T = √ 𝛼 avec α2 = α = 0,99
𝐾𝑃2 (1− )
2
2 𝑥 0,99 𝑥 (1−0,99)
AN: 𝑃2𝑇 = √ 0,99 => P2T = 1,113 atm
31,66.10−3 (1− )
2
4) L’effet d‘une:
a) Augmentation de la pression totale à (T et V constant) => l’augmentation du nombre
de moles total => le déplacement de l’équilibre dans le sens d’une diminution du
nombre de moles (sens de la formation du méthanol)
b) Diminution de la température à (P et V constant) => le déplacement de l’équilibre
dans le sens exothermique, ΔH < 0 : (sens de la formation du méthanol).
5) Variance
V=n–r+p–φ => V = 3 – 1 + 2 – 1 => V = 3
EXERCICE 6
1) Relation en s et Ks
e
1.a) Mn(IO)2 ⇌ Mn2+ + 2IO3-
st
s 2s
i
og
3 𝐾
𝐾𝑠 = (𝑠) ∗ (2𝑠)2 = 4𝑠 3 => 𝑠1 = √ 4𝑠
ol
⇌ 3Zn2+ + 2PO43-
bi
1.b) Zn3(PO3)2
3s 2s
le
5 𝐾
𝐾𝑠 = (3𝑠)3 ∗ (2𝑠)2 = 27𝑠 3 ∗ 4𝑠 2 = 108𝑠 5 =>𝑠2 = √108
𝑠
ye
1.c) Cr(OH)3 ⇌
Cr3+ + 3OH-
te
s 3s
Bi
𝐾
h
4
=> 𝑠3 = √27𝑠
at
om
3 10−6
M
𝑠1 = √ 4
= 5,003954. 10−3 𝑚𝑜𝑙/𝐿
5 10−32
𝑠2 = √ = 156. 10−9 𝑚𝑜𝑙/𝐿
108
4 10−31
𝑠3 = √ =7,80116. 10−9 𝑚𝑜𝑙/𝐿
27
𝒔𝟏 > 𝒔𝟐 > 𝒔𝟑
5
EXERCICE 7
A)
1) La solubilité de ce produit dans l’eau
Ag2CrO4 ⇌ 2Ag+ + CrO42-
a 0 0
a–s 2s s
𝟑 𝑲
Ks = [Ag+]2 x [CrO42-] => Ks = (2s)2 x s => s = √ 𝟒𝒔
3 3.10−12
AN : s = √ 4
=> s = 3,60.𝟏𝟎−𝟓 M
e
st
C 2C C
i
og
Ag2CrO4 ⇌ 2Ag+ + CrO42-
b 10-4 C
ol
bi
b–s 10-4+ 2s C+s
le
𝑲𝒔
Ks = (10-4 + 2s)2 x (C + s) => C = (𝟏𝟎−𝟒 - s
ye
𝟐𝒔)𝟐
te
𝟑𝟏𝟎−𝟏𝟐
AN: C = (𝟏𝟎−𝟒 𝟐 𝒙 𝟑,𝟔.𝟏𝟎−𝟓 )𝟐
- 3,6.10-5 => C = 0,000067448 M
Bi
B)
3) Les équations
om
a 0 0
a–s 2s s
AgNO3 → Ag+ + NO3-
C‘ C‘ C‘
Ag2CrO4 ⇌ 2Ag+ + CrO42-
b C‘ 0
b – s‘ C‘ + 2s‘ s‘
Effet d’ion commun
4) La masse de nitrate d’argent
m‘ = C’VM‘ avec M‘ = 169,9 g/mol
6
Ks = [Ag+]2 x [CrO42-] => Ks = (C‘ - 2s‘)2 x s‘ or 2s‘<< C‘
𝐾𝑠 𝑠 1000𝐾𝑠
Ks = C‘2 x s‘ => C‘ = √ 𝑠′ avec s’ = 1000 => C’ = √ 𝑠
1000 𝑥 3.10−12
AN : C’ = √ 3,6.10−5
C’ = 0,009128691 M
m’ = 0,009128691 x 1 x 169,9
m‘ = 1,551 g
e
i st
og
ol
bi
le
ye
te
Bi
h
at
om
M
7
e
st
i
og
ol
bi
le
ye
te
Bi
h
at
om
M
e
st
II.3. Relation entre Ka et Kb d’un même couple acide-base
i
og
II.4. Constante d’équilibre d’une réaction acido-basique
B. PH DES SOLUTIONS AQUEUSES ol
bi
I. Acidité et basicité d’une solution
le
Il existe trois grandes définitions complémentaires qui permettent de définir la nature acide ou
basique d’un composé.
- Selon ARRHENIUS, un acide est une espèce chimique susceptible de libérer un ou plusieurs ions
e
(H+).
i st
Exemple:
og
𝐻𝐶𝑙 → 𝐻 + + 𝐶𝑙 − ; 𝐻2 𝑆𝑂4 → 2 𝐻 + + 𝑆𝑂4 2− ol
- Une base est une espèce chimique capable de libérer un ou plusieurs ions OH-
bi
Exemple:
le
- Le proton n’existe pas à l’état libre en solution aqueuse. Il est hydraté c.-à-d. piégé par une molécule
Bi
d’eau. On a:
h
at
- cette théorie ne permettait pas aussi, par exemple, de considérer que l'ammoniaque de formule NH3,
était une "base".
M
- Cette théorie, élaborée à la suite de la théorie des ions qui a permis à ARRHENIUS de recevoir le
Prix NOBEL, ne décrivait pas le rôle pourtant majeur du solvant.
Selon BRONSTED:
► Un acide est une espèce chimique, ion ou molécule, susceptible de libérer un ou plusieurs ions
H+.
Exemple:
𝐻𝐴 ⇾ 𝐻 + + 𝐴− (1)
NB: Il faut noter que, les composés tels que NaOH, KOH. Dans l’eau se dissocient en donnant des
ions OH - qui à leur tour vont fixer le proton :
𝐻 + + 𝑂𝐻 − → 𝐻2 𝑂 (3)
e
st
La théorie de Brönsted peut être ainsi reformulée, en milieu aqueux, on parlera de théorie de
i
og
Brönsted-Lowry.
Dans cette théorie: ol
bi
► Un acide est une substance, pas nécessairement neutre électriquement, qui est capable de transférer
le
► Une base est une substance, pas nécessairement neutre électriquement, qui est capable d’accepter
te
un ou plusieurs protons.
Bi
Cette théorie sera surtout utilisée en DEUG 2 ème année, de Chimie organique.
Selon LEWIS:
► Un acide est une espèce chimique qui possède une lacune électronique sur sa couche externe
(voir cours d’Atomistique).
C'est l'exemple de l'ion hydrogène, le proton H+, qui n'a pas sa couche externe saturée à deux
électrons, et pour cause, puisqu'il n'a pas du tout d'électrons
► Une base est une espèce chimique qui est porteuse sur sa couche externe d'un doublet électronique
susceptible d'interagir avec une lacune électronique.
C'est le cas de la molécule d'eau (H2O) et d’ammoniac (NH3).
Exemple:
e
st
Remarque: Cas de l’eau
i
og
► Introduisons un acide dans l’eau:
𝐴𝑐𝑖𝑑𝑒 + 𝐻2 𝑂
ol
𝐻3 𝑂+ + 𝐵𝑎𝑠𝑒
bi
H2O joue le rôle d’une base vis-à-vis de l’acide.
le
𝐵𝑎𝑠𝑒 + 𝐻2 𝑂 𝐴𝑐𝑖𝑑𝑒 + 𝑂𝐻 −
te
Ainsi l’eau peut se comporter comme acide ou comme base, en fonction de l’espèce qu’elle a en
h
at
𝐻2 𝑂 + 𝐻2 𝑂 𝐻3 𝑂+ + 𝑂𝐻 −
M
2𝐻2 𝑂 𝐻3 𝑂+ + 𝑂𝐻 −
𝐴𝑐1 + 𝐻2 𝑂 𝐻3 𝑂+ + 𝐵1 (1)
𝐵2 + 𝐻3 𝑂+ 𝐴𝑐2 + 𝐻2 𝑂 (2)
-----------------------------------------------------------
Ac1 + B2 B1 + Ac2 (3)
Exemple
𝐻𝐹 + 𝐻2 𝑂 𝐻3 𝑂+ + 𝐹 −
𝑁𝐻3 + 𝐻3 𝑂+ 𝑁𝐻4 + + 𝐻2 𝑂
e
---------------------------------------------------------------
st
𝐻𝐹 + 𝑁𝐻3 𝑁𝐻4 + + 𝐹 −
i
og
Pour cette réaction acido-basique (3), on peut définir une constante d’équilibre donnée par:
[𝐀𝐜𝟐][𝐁𝟏]
ol
bi
𝐾é𝑞 =
[𝐀𝐜𝟏][𝐁𝟐]
le
Ainsi pour comparer différents acides, il est indispensable de mesurer leurs tendances à céder un
te
Il existe deux types d’acides et de bases: les acides forts ou faibles, les bases fortes ou faibles.
at
om
II.2.1. Acide
𝐴𝐻 + 𝐻2 𝑂 → 𝐻3 𝑂+ + 𝐴−
Ca 0 0
0 Ca Ca
𝐴− ne peut pas réagir avec l’eau, on dit qu’il est aprotique (ion spectateur).
𝐴𝐻 + 𝐻2 𝑂 𝐻3 𝑂+ + 𝐴−
Ca 0 0
Ca-x x x
e
i st
Remarque:
og
- Un acide est d’autant plus fort que Ka du couple est élevée et donc pKa faible. Un acide est d’autant
ol
bi
plus faible que Ka est petit.
le
- Autrement dit: pour deux acides faibles celui qui a la valeur de Ka la plus grande (pKa la plus faible)
ye
II.2.1. Base
Bi
𝐵 + 𝐻2 𝑂 → 𝐵𝐻 + + 𝑂𝐻 −
om
Cb 0 0
M
0 Cb Cb
𝐵 + 𝐻2 𝑂 𝐵𝐻 + + 𝑂𝐻 −
Cb / 0 0
Cb-x x x
Une base faible coexiste avec ces ions; sa réaction de dissociation est donc une réaction d’équilibre.
En appliquant la loi d’action de masse ou de Guldberg et Waage, on peut alors définir pour le couple
BH+/B, une constante d’équilibre Kb donnée par:
Kb est appelé constance de basicité, elle permet de mesurer la force d’une base. C’est une constante
thermodynamique qui ne dépend que de la température.
Exemple:
Remarque:
e
- Une base est d’autant plus forte que Kb du couple est élevée et donc le pKb faible.
i st
og
- Autrement dit: pour deux bases faibles celle qui a la valeur de Kb la plus grande (pKb la plus faible)
est considérée comme la plus forte. ol
bi
II.3. Relation entre Ka et Kb d’un même couple acide-base
le
[𝐀− ][𝐇𝟑 𝐎+ ]
𝐴𝐻 + 𝐻2 𝑂 𝐻3 𝑂+ + 𝐴− (𝐸𝑞𝑢𝑖𝑙𝑖𝑏𝑟𝑒 𝐴) 𝑒𝑡 𝐾𝑎 =
te
[𝐀𝐇]
Sa base conjuguée A- peut être le siège d’un autre équilibre de dissociation (équilibre B):
Bi
[𝐀𝐇][𝐎𝐇 − ]
𝐴− + 𝐻2 𝑂 𝐴𝐻 + 𝑂𝐻 − (𝐸𝑞𝑢𝑖𝑙𝑖𝑏𝑟𝑒 𝐵) et Kb =
h
[𝐀− ]
at
Remarque:
- Ka et Kb étant inversement et proportionnelle, on peut établir que:
- une base est d’autant moins forte que son acide conjugué est faible alors qu’un acide est d’autant
moins fort que sa base conjuguée est faible.
- Pour une base faible, la constante d’acidité associée, sera celle de l’acide conjugué de cette base.
Exercice d’application :
On considère trois solutions acides : A1H, A2H et A3H de même concentration égale à 10-2 M
1°) Calculer leur constante d’équilibre sachant que leur degré de dissociation respectif est 0,1 ; 0,05
et 0,02
2°) Classer ces acides par ordre d’acidité croissante
3°) Pour l’acide A1H, déterminer les valeurs de α lors d’une dilution au centième et au millième.
Conclure
La notion d’acide a été introduite en 1909 par la chimiste Danoise Søren Peder Lauritz Sörensen.
Le pH (potentiel Hydrogène) est une mesure de la concentration en ions H3O+ d’une solution. Il
permet de déterminer l’état d’acidité ou de basicité d’un milieu, il est défini par:
pH = - log [H3O+] où [H3O+] est exprimée en mol L-1.
Par analogie au pH, on définit également le pOH, qui est le cologarithme décimal de la concentration
en ions OH- :
pOH = - log [OH-] où [OH-] est exprimée en mol L-1.
Remarque:
e
1 - On a donc [H3O+] = 10-pH
st
Plus la concentration en H3O+ est importante plus le caractère acide de la solution augmente et plus
i
og
le pH est petit.
ol
Inversement plus la concentration en H3O+ est faible plus le caractère acide de la solution diminue
bi
et plus le pH est grand.
le
2- En solution aqueuse, il y a équilibre entre les ions OH- et H3O+ qui est régie par la constante ionique
ye
- Milieu neutre : c’est un milieu qui contient autant d’ions [H3O+] que d’ions [OH-] alors
h
- Milieu acide : Un milieu est dit acide s’il contient plus d’ions H3O+ que d’ions OH- alors
[H3O+] > [OH-] d’où [H3O+] > 10-7 pH < 7
M
- Milieu basique : Un milieu est dit basique s’il contient plus d’ions OH- que d’ions H3O+ alors
[H3O+] < [OH-] d’où [H3O+] < 10-7 pH > 7
𝐴𝐻 + 𝐻2 𝑂 → 𝐻3 𝑂+ + 𝐴−
e
st
Ca / 0 0
i
og
0 Ca Ca
ol
bi
2𝐻2 𝑂 𝐻3 𝑂+ + 𝑂𝐻 −
le
►Si [H3O+] >>> [OH] (ou pH ≤ 6 ou Ca ≥10-6 M). On peut négliger les ions hydroniums
om
produits par la dissociation de l’eau devant ceux venant de la dissociation de l’acide alors le bilan
M
e
st
II.1.2. Monoacide faible
i
og
Considérons un monoacide faible AH, de concentration Ca, qui se dissocie dans l’eau
a)- Equations:
ol
bi
𝐴𝐻 + 𝐻2 𝑂 𝐻3 𝑂+ + 𝐴−
le
ye
Ca / 0 0
te
Ca-x x x
Bi
2𝐻2 𝑂 𝐻3 𝑂+ + 𝑂𝐻 −
h
at
d)- Approximations: On peut calculer facilement le pH d’une telle solution, si deux approximations
sont faites.
1ère approximation: Les ions hydroniums produits par la dissociation de l’eau peuvent être négligés
devant ceux venant de la dissociation de l’acide. Cette hypothèse est vérifiée si on peut mesurer la
valeur du pH de la solution d’acide et que pH ≤ 6.
2ème approximation: L’acide est suffisamment peu dissocié (suffisamment faible) pour pouvoir
négliger [A-] devant [AH].
On dira donc que AH est un acide très faible, il est donc peu dissocié alors :
L’équation (1) devient : [AH]f = Ca (4) et L’équation (2) devient: [H3O+] = [A-] (5)
[𝐇𝟑 𝐎+ ]𝟐
La combinaison de : (3), (4) et (5) donne 𝐾𝑎 = [H3O+] = (KaCa)1/2 d’où
𝐂𝐚
1
pH = (pKa - log Ca)
2
Remarques
- On peut considérer que cette 2ème approximation est vérifiée si :
[AH]/[A-] ≥ 10. Ainsi, en utilisant la loi d’action de masse ou l’expression de Ka, il vient :
Ka/[H3O+] ≤ 10-1; Ce qui correspond à log Ka / log [H3O+] ≤ -1
e
st
Il vient alors : log Ka – log [H3O+] ≤ -1
i
og
Donc – log [H3O+] ≤ - log Ka -1 pH ≤ pKa -1
La 2ème approximation est donc vérifiée si pH ≤ pKa -1
ol
bi
le
[𝑯𝟑 𝑶+ ] [𝐇𝟑 𝐎+ ]𝟐
- A partir des deux formules suivantes: 𝜶 = < 0,1 𝑒𝑡 𝐾𝑎 =
ye
𝑪𝒂 𝐂𝐚
►Si la première approximation est vérifiée et que la deuxième n’est pas vérifiée :
om
𝑲𝒂
2eme : [A-] non négligeable devant [AH] (ou pH > pKa + 1 ou 0,1< α < 0,8) ou > 𝟏𝟎−𝟐)
𝑪𝒂
On dira donc que AH est un acide moyen, il est donc bien dissocié alors on a :
[AH]i = Ca = [AH]f + [A-]f (1)
[𝐀− ][𝐇𝟑 𝐎+ ]
L’expression du Ka est donnée par: 𝐾𝑎 = [𝐀𝐇]
(3)
Remarques
Responsables du cours : Pr Momar NDIAYE et Pr Abdou Karim Diagne DIAW 11
- On peut considérer que cette 2ème approximation n’est pas vérifiée si :
[AH]/[ A-] < 10. Ainsi, en utilisant la loi d’action de masse ou l’expression de Ka, il vient :
Ka/[H3O+] >10; Ce qui correspond à log Ka / log [H3O+] >1
Il vient alors : log Ka – log [H3O+] > 1
Donc – log [H3O+] >- log Ka +1 pH > pKa +1
La 2ème approximation est donc non vérifiée si pH > pKa +1
[𝑯𝟑 𝑶+ ] [𝐇𝟑 𝐎+ ]𝟐
- A partir des deux formules suivantes: 𝜶 = < 0,1 𝑒𝑡 𝐾𝑎 =
𝑪𝒂 𝐂𝐚
Exercice d’application :
e
st
Calculer le pH des solutions suivantes :
i
og
►100 cm3 d’une solution A de HNO2 ; 0,1M. ol
bi
►Une solution B, obtenue en mélangeant la solution A et 200 cm3 de H2O
le
a) Equation:
M
𝐵 + 𝐻2 𝑂 → 𝐵𝐻 + + 𝑂𝐻 −
Cb 0 0
0 Cb Cb
b) Bilan de la matière:
[B]i = Cb = [B]f + [BH+]f (1) ou B est entièrement dissocié : [B]f = 0 alors Cb = [BH+]f (1)’
c) Bilan électronique:
[OH-] = [H3O+] + [BH+] (2)
d) Approximations: Milieu basique : pH > 7, deux cas peuvent se présenter :
e
st
[OH-] = [Cb + (Cb2 + 4Ke)0,5]/2
i
og
pH = 14 + log [OH-] = 14 +log ([Cb + (Cb2 + 4Ke)0,5]/2)
Exercice d’application:
ol
bi
On introduit 20 mg d’hydroxyde de Sodium de masse molaire M = 40 g mol-1 dans un demi litre
le
a) Equation
M
𝐵 + 𝐻2 𝑂 𝐵𝐻 + + 𝑂𝐻 −
Cb 0 0
Cb-x x x
[𝐎𝐇− ][𝐁𝐇+ ]
L’expression de Kb est donnée par: 𝐾𝑏 = [𝐁]
(1)
b) Bilan de la matière
[B]i = Cb = [B]f + [BH+]f (2)
c) Bilan électronique
[OH-] = [H3O+] + [BH+] (3)
d) Approximations : deux approximations doivent être considérées :
e
𝑪𝒃
st
𝟏𝟎−𝟐 );
i
og
On dira donc que B est une base très faible, elle est donc peu dissociée alors :
L’équation (2) devient: [B]f = Cb (4).
ol
bi
le
En milieu basique [OH-] >>> [H3O+] alors L’équation (3) devient: [OH-] = [BH+] (5)
ye
[𝑶𝑯− ] 𝟐
𝐾𝑏 = [OH-]2 = (KbxCb)1/2 d’où pH = 7 + ½ (pKa + log Cb)
𝐂𝐛
Bi
[𝐎𝐇−] [𝑶𝑯− ] 𝟐
h
►Si la première approximation est vérifiée et que la deuxième n’est pas vérifiée :
1er : [OH-] >>> [H3O+]( ou pH ≥ 8)
𝑲𝒃
2eme : [BH-] non négligeable devant [B] (ou pH < pKa + 1 ou 0,1< α < 0,8) ou > 𝟏𝟎−𝟐 )
𝑪𝒃
On dira donc que B est une base moyenne, il est donc bien dissociée alors on a :
B est une base de force moyenne on ne peut plus négliger BH+ devant B alors l’équation (2)
donne [B]f: = Cb - [BH+]f
[𝐎𝐇−]𝟐
(2), (1) et (5) donne 𝐾𝑏 = . Alors pour calculer le pH on est obligé de résoudre l’équation
𝐂𝐛−[𝐎𝐇−]
Exercice d’application :
On dissout 224 cm3 de NH3 gazeux (mesuré dans les CNTP) dans 200 cm3 d’eau ; calculer le pH de
la solution ainsi que le degré de dissociation de l’ammoniaque. Le pKa du couple NH4+/NH3 est égal
à 9,25.
On rajoute 150 mL d'eau à 100 mL de la solution précédente ; Calculer la nouvelle valeur du
coefficient de dissociation de l’ammoniaque et le pH de la solution ainsi préparée.
e
Sel + Eau
st
On distingue quatre types de sels.
i
og
III.1. Sel neutre
ol
Il provient d’une neutralisation entre un acide fort et une base forte.
bi
Exemple:
le
Le sel est formé de Na+ et Cl- qui sont des ions aprotiques (spectateurs), le pH est donné par l’eau :
Bi
D’où pH = 7
h
at
Exemple:
HCl + NH3 → NH4Cl
acide fort base faible sel d’acide fort et de base faible
Le sel (NH4Cl) est formé d’un cation acide (NH4+) et d’un anion aprotique (Cl-). Le pH est donné par
l’acide faible (cf paragraphe II.1.2.).
e
CH3COOH + NH3 → CH3COONH4
i st
Cette réaction est la somme globale de deux réactions:
og
[𝐂𝐇𝟑𝐂𝐎𝐎− ][𝐇𝟑 𝐎+ ]
CH3COOH + H2O CH3COO- + H3O+ 𝐾𝑎1 =
ol [𝐂𝐇𝟑𝐂𝐎𝐎𝐇]
(1)
bi
[NH3][H3 O+ ]
NH4+ + H2O NH3 + H3O+ 𝐾𝑎2 = [NH4+ ]
(2)
le
[CH3COO− ][NH3]
𝐾𝑎1. 𝐾𝑎2 = [𝐻3 𝑂+ ]2
ye
[CH3COOH][NH4 + ]
te
1⁄ 1
[𝐻3 𝑂+ ] = (𝐾𝑎1 . 𝐾𝑎2 ) 2 pH = 2 (𝑝𝐾𝑎1 + 𝑝𝐾𝑎2)
M
NB: Ce sel se comporte comme un amphotère; il a à la fois un site acide et un site basique.
Exercice d’application :
On appelle solution tampon une solution dans laquelle on a un mélange appréciable de deux
électrolytes faibles et conjugués.
Il existe deux méthodes de préparation d’une solution tampon:
► Mélange
e
En mélangeant un acide faible avec son sel de base conjuguée (ou une base faible et son sel d’acide
i st
conjugué).
og
► Neutralisation ol
bi
En neutralisant partiellement:
- un acide faible avec une base forte (avec na > nb)
le
Exemple:
ye
𝐴1 𝐻 + 𝑁𝑎𝑂𝐻 → (𝑁𝑎+ + 𝐴1 − ) + 𝐻2 𝑂
te
na nb 0 0
Bi
na-nb 0 nb /
h
at
Exemple:
𝐻𝐶𝑙 + 𝐵 − → 𝐵𝐻 + 𝐶𝑙 −
M
na nb 0 0
0 nb-na na na
Une solution tampon existe dans un domaine de pH bien défini: 𝑝𝐾𝑎 − 1 ≤ 𝑝𝐻 ≤ 𝑝𝐾𝑎 + 1
Une solution tampon se caractérise par une faible variation du pH après ajout de faibles quantités
d’acide ou de base.
Dans les deux cas, le pH d’une solution tampon est donnée par:
[𝒇𝒐𝒓𝒎𝒆 𝒃𝒂𝒔𝒊𝒒𝒖𝒆]
𝒑𝑯 = 𝒑𝑲𝒂 + 𝐥𝐨𝐠( [𝒇𝒐𝒓𝒎𝒆 𝒂𝒄𝒊𝒅𝒆]
)
Remarque:
Ces solutions tampons présentent un intérêt vital pour tout individu.
Malgré le caractère acide ou basique de nos aliments, l’organisme doit toujours être régulé. Ainsi:
pH = 1,5 pour une partie de l’estomac
e
st
pKa (CH3COOH/ CH3COO-) = 4,8; pKa(HBrO/BrO-) = 8,7
i
og
ol
bi
le
ye
te
Bi
h
at
om
M
Exercice 1 :
A-Pour préparer la solution A, on place de 10 mL, d’une solution normale d’acide faible (AH) dans
une fiole de 100 mL et on complète jusqu’au trait de jauge.
e
st
4°) Que devient ce pH si on dilue cent fois la solution C.
i
og
Exercice 2 : ol
Une solution A est obtenue en dissolvant 4,48 mL de gaz d’acide chlorhydrique, mesuré dans les
bi
CNTP, dans 2L d’eau sans variation de volume.
le
Exercice 3:
Une solution aqueuse saline (S1) contient du NaBrO. Cette solution présente un pH = 11.
1°) Déterminer, en justifiant votre démarche, la concentration molaire de cette solution.
On ajoute à 100 mL de cette solution (S1), un volume V de HCl 0,2 M pour obtenir une solution (S2)
de pH = 8.
2°) Déterminer la nature de cette solution (S2)
3°) Calculer le volume V de la solution de HCl 0,2 M ajouté.
Données : pKa (HBrO / BrO -) = 8,7
1
Exercice 4:
Considérons les solutions suivantes :
Solution A: HCl (0,2 M);
Solution B: NaOH (0,2 M)
Solution C: CH3COOH (0,1 M);
Solution D: NH3 (0,2 M)
Calculer le pH des solutions obtenues en mélangeant:
a) - des volumes égaux de A et B (solution E)
b) - des volumes égaux de A et D (solution F)
c) - deux volumes de C et un volume B (solution G)
2°) Définir une solution tampon et donner ces caractéristiques
3°) A partir des solutions A , B, C ou D ; on veut préparer 0,5 Litre d’une solution tampon de pH =
e
st
4,5.
i
og
a) Décrire la méthode utilisée en donnant les solutions à mélanger
b) Déterminer les volumes de chaque solution utilisée. ol
bi
c) pKa (NH4+/NH3 ) = 9,25;
le
Exercice 5:
te
Les constantes d’acidité d’un diacide (pouvant être noté H2A) sont : pK a1 = 6,3 et pK a 2 = 10,3. On
Bi
1.1.) Calculer le pH, la concentration molaire de HA- et celle de A2- dans la solution A.
at
om
Dans cette manipulation, On appelle x le rapport entre le volume de la base versée et le volume
M
𝑉𝑉𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁
d’acide initial, donné par la formule suivante : x=
𝑉𝑉𝐴𝐴𝐴𝐴2
La matière peut être divisée en plus petites parties jusqu'au moment où celle-ci n'est
plus divisible.
On arrive alors à un élément constituant la matière: les molécules.
e
Toutefois, dans cette division, il y a un stade où lorsque l'on continue la division, les
st
i
morceaux obtenus ne sont plus identiques et n'ont plus les mêmes propriétés que la
og
matière de départ. ol
bi
Ainsi, on peut encore diviser les molécules en entités plus petites, comme des blocs
le
L’atome, entité insécable apparaît de plus en plus complexe aux chercheurs du 19è
Bi
siècle.
h
at
particulier nous ont apporté la preuve que les atomes ne sont pas les constituants
ultimes de la matière.
M
1 – Composition de l’atome
La majeure partie de l’atome est constituée par un vide et l’ensemble de la masse est
rassemblée dans un noyau minuscule chargé positivement.
1/8
Hommage au Prof. Abdoulaye DIOP – 1956 - 2023
1- 1. Constitution du noyau
Le noyau renferme des particules simples: (Z) protons et (N) neutrons.
Z indique le numéro atomique ou le nombre de charge.
Q
Z= avec Q (charge du noyau).
e
N = nombre de neutrons dans le noyau.
A = Z + N est le nombre de masse de l’atome.
On représentera un élément chimique par le schéma suivant:
A
ZX
e
st
Caractéristiques des nucléons :
i
og
Particule Charge
olMasse
bi
Proton + 1,6.10-19C 1,6724.10-27kg
le
Neutron 0 1,6747.10-27kg
te
Bi
1 uma = 1,66.10-27kg
Remarque 1 : Tous les atomes ayant le même nombre de nucléons présentent à peu
près les mêmes propriétés physiques. On les appelle des nucléides.
1
me = 9.10-31 kg = mp
1835
2/8
Hommage au Prof. Abdoulaye DIOP – 1956 - 2023
La quasi-totalité de la masse de l’atome est donc concentrée dans le noyau.
1 – 2. Dimensions des nucléons:
On admet que les nucléons sont des particules sphériques.
4 4
rproton ≅ rneutron ≅ 1,2.10-15m V(noyau) = πR3 = πr3.A
3 3
ro = rayon des nucléons ; R = rayon du noyau ; A = nombre de masse du noyau
considéré
On peut écrire :
3
R3 = A.ro3 → R = ro. A
3
R = 1,2.10-15 A
e
st
i
og
2 - Défaut De Masse: courbe d’Aston.
ol
Considérons un noyau renfermant Z protons de masse mp et N neutrons de
bi
masse mn. La masse du noyau (A) s’écrit:
le
A = Zmp + N (mn)
ye
la somme des masses des particules qui le compose. Ce défaut de masse est noté
Bi
∆m = A – M > 0 indique que l’atome est stable vis à vis de ses constituants.
h
at
4
om
2p + 2n 4 He
2
∆m = (2mp + 2mn) – m He = 002986 uma
∆m = 0,04957.10-27kg
3/8
Hommage au Prof. Abdoulaye DIOP – 1956 - 2023
∆E = ∆mC2
∆E = quantité d’énergie, ∆m = défaut de masse, C = vitesse de la lumière = 3.108 m/s
Exercice : calculons l’énergie (∆E) qui correspond à une perte de masse
∆m = 0,02986 uma.
∆E = 0,04957.10-27 x 9.1016 = 0,446/1.10-11 J
On peut donner la valeur de l’énergie en eV
1eV = 1,6.10-19C x 1.V = 1,6.10-19J
0,4461
d’où ∆E = . 10+19.10-11J =
1,6
e
i st
og
La réaction est exothermique. On peut l’écrire de la manière suivante :
ol
bi
4 ∆
le
2p + 2n
2He + E
ye
4/8
Hommage au Prof. Abdoulaye DIOP – 1956 - 2023
L'énergie de liaison par nucléon représente l'énergie à dépenser en moyenne pour
arracher un nucléon d'un noyau. C'est un étalon de la stabilité d'un noyau.
Cette courbe montre que les noyaux de masse moyenne sont les plus stables.
e
sti
og
ol
bi
le
𝐸𝐸𝑙𝑙
l’énergie de liaison par nucléon ( ).
te
𝐴𝐴
Bi
𝐸𝐸𝑙𝑙
est appelée énergie de liaison par nucléon
𝐴𝐴
Plus l’énergie de liaison par nucléon est élevée plus le noyau est stables.
Les noyaux instables peuvent se transformer en d’autres noyaux plus stables selon
différentes réactions:
5/8
Hommage au Prof. Abdoulaye DIOP – 1956 - 2023
3.1. Réaction de fusion nucléaire.
3
Les noyaux légers, comme par exemple 11𝐻𝐻, 21𝐻𝐻, 1𝐻𝐻, peuvent «fusionner» pour former
un noyau placé plus haut dans le diagramme. Ce sont des réactions nucléaires de
fusion.
C’est une réaction nucléaire au cours de laquelle deux noyaux légers fusionnent pour
former des noyaux plus lourds. La fusion de noyaux légers permet de libérer de
l’énergie.
3
Exemple: 1𝐻𝐻 + 21𝐻𝐻 4
2𝐻𝐻𝐻𝐻 + 𝐴𝐴
𝑍𝑍𝑋𝑋 + ∆𝐸𝐸
∆𝐸𝐸 = ∆𝑚𝑚. C2 , ∆𝑚𝑚 est appelé diminution de masse.
∆𝑚𝑚 = ∑masse des réactifs - ∑masse des produits
e
3.2. Réaction de fission nucléaire.
st
235
Les noyaux lourds (A > 110), comme par exemple 92𝑈𝑈, peuvent se briser en deux
i
og
noyaux légers appartenant au domaine de stabilité. Ils subissent alors une réaction
nucléaire de fission.
ol
bi
C’est une réaction nucléaire provoquée au cours de laquelle un noyau lourd se scinde
le
235 1 139 86
Exemple: 92𝑈𝑈+ 0𝑛𝑛 56𝐵𝐵 a + 36𝐾𝐾𝐾𝐾 + 11 10𝑛𝑛 + ∆𝐸𝐸
te
a) Le rayonnement α :
6/8
Hommage au Prof. Abdoulaye DIOP – 1956 - 2023
4 2+
Le rayonnement α est un faisceau de noyau d’hélium ( 2 H e ). Les particules α
sont éjectées avec une vitesse = 20 000 km/s et ionisent l’air ou tout autre gaz.
Elles subissent aussi une déflexion magnétique ou électrique.
Exemple:
A
Z X → A− 4
Y
Z −2 + 4
2 He + +
Cette réaction suit la première loi de Soddy.
Enoncé: Au cours d’une émission α le numéro atomique du noyau radioactif diminue
de 2 unités et sa masse de 4 unités.
b) Le rayonnement β:
e
Ce rayonnement est constitué d’électrons β- ou de positons β+. Ces particules
st
proviennent de transformations intranucléaires.
i
og
1p 1n +
+β +v ol
1 0
bi
ex 53 Fe 53 + m=0
Mn + β + v v = c
le
26 25
ye
1p
+ β− + v
1
n
te
0 1
Bi
32
ex 32 S β− + v (anti-neutrino)
15 P 16 +
h
at
om
c) Le rayonnement γ :
Ce rayonnement provient d’une expulsion d’énergie sous forme de rayonnement
électromagnétique de très courte longueur d’onde (0,0001 Å < λ < 1Å). Le noyau de
l’atome émetteur passe alors d’un état excité à son état fondamental.
Au cours de l’émulsion γ (A et Z) ne varient pas, mais la masse atomique diminue:
7/8
Hommage au Prof. Abdoulaye DIOP – 1956 - 2023
∆E hv
∆m = =
C2 C2
Exemple :
137 137
56Ba* 56 Ba + γ
3.3.2. Loi de décroissance radioactive : La décroissance radioactive est la réduction
du nombre de noyaux radioactifs (instables) dans un échantillon.
Nt= N0 e-λt
No = le nombre initial de noyaux et Nt = le nombre restant de noyaux à l’instant t.
e
Nd = N0 (1- e-λt)
st
Nd = le nombre désintégré de noyaux à l’instant t
i
og
ol
3.3.4. Activité d’une substance radioactive : L'activité d'une source radioactive est
bi
la vitesse de désintégration de l’élément radioactif la constituant.
le
temps.
At = λN = A0 e-λt
te
Bi
8/8
Hommage au Prof. Abdoulaye DIOP – 1956 - 2023
UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR Année: 2022-2023
FACULTE DES SCIENCES ET TECHNIQUES
DEPARTEMENT DE CHIMIE
2nd Semestre : L1BCGS
Travaux Dirigés de Chimie Atomistique : Série 1
e
st
1)- Donner la définition de l’unité de masse atomique (uma) et calculer sa valeur en gramme.
2)- L’isotope 4 est associé à l’isotope artificiel instable car il a une abondance de 00,00 %.
i
og
Justifier.
3)- Recopier et compléter le tableau suivant. ol
Isotopes 1 2 3 4
bi
Masse atomique (uma) … 24,986 25,983 27,984
le
4)- Calculer les masses molaires atomiques de chacun des isomères en g/mol.
te
5)- Pour l’isotope 3, calculer la somme des masses (en uma) des particules constituant l’atome.
Bi
mol-1.
at
om
− 2+
d’électrons, de protons, de neutrons et la charge de l’élément : 238
92 U ;
81
35 Br et
58
26 Fe .
2) Parmi les noyaux suivants indiquer les isotopes, les isobares, les isotones et les nucléides
miroirs s’il y a lieu : 126C ; 18
40
Ar; 51
23V ;
40
19 K ;
14
6 C;
52
24 Cr .
B 1- Compléter la réaction nucléaire suivante (sachant que c’est un isotope de l’hydrogène qui réagit)
et dites quelles sont les lois de conservation à respecter: 168𝑂𝑂 + … . ⇒ 189𝐹𝐹
2- Soit la réaction nucléaire suivante : 11𝐻𝐻 + 31𝑋𝑋 ⇒ 𝐴𝐴𝑍𝑍𝑌𝑌
a- Compléter et dites de quel type de réaction s’agit-il?
b- Calculer, en joule et en eV, l'énergie libérée lors de la formation de lg d'hélium.
On donne: lH = 1,007276 uma; 31X = 3,0165 uma; AzY = 4,00276uma; M(Y) = 4g/mol
e
st
Données: mp = 1,00728 u ; mn = 1,00866 u ; 1u = 1,6605.10-27 kg ; 1 eV= 1,602.10-19 J ;
i
og
Exercice 7 : Energie libérée par la fusion ol
On considère les 2 réactions nucléaires (a) et (b) suivantes :
bi
(a)- 37Li + 24He → 10 1
5 B + 0n (b)- 73Li + 42He → 11
5B
le
2°)- Quelle est l’énergie libérée, en joules, lors de la formation de 1 mg de bore (B).
3°)- Calculer, en MeV, les énergies de liaison des noyaux suivants : 7Li, 4He et 10B. Quel est le
te
1) Calculer l'énergie de cohésion d'une mole de noyaux d'uranium 235 sachant que la masse
du noyau est de 235,044 u.m.a.
M
2) Cet atome peut subir une réaction de fission fournissant le lantane 146 et le brome 87.
a) Ecrire la réaction de fission.
b) Calculer l'énergie dégagée en Joule/Kg d'uranium 235.
c) Quelle masse de charbon doit-on brûler pour produire l'énergie équivalente à celle de la
fission d'un Kg d'uranium 235? Le pouvoir calorifique du charbonest de 33400 KJ/Kg.
𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏 𝟖𝟖𝟖𝟖
Données :m ( 𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐
𝟗𝟗𝟗𝟗𝐔𝐔)=235,044u ; m ( 𝟓𝟓𝟓𝟓𝐋𝐋𝐋𝐋) = 145,943u ; m ( 𝟑𝟑𝟑𝟑𝐁𝐁𝐁𝐁) = 86,912u ; mn = 1,0087u et
Ɲ = 6,02.10 mol .
23 -1
Exercice 9: Le laboratoire du lycée de l’IFAN possède une source contenant du césium 137Cs.
L’activité initiale de cette source est Ao= 1,5.105Bq. Le césium 137 est radioactif de type β-.
1. Ecrire l’équation de la désintégration du césium 137.
2.1. Calculer la constante radioactive du césium 137.
2.2. Calculer la masse de césium 137 dans cette source.
3.1. Ecrire la loi donnant l’activité de cette source en fonction du temps.
3.2. En déduire l’activité de cette source 1 an plus tard.
3.3. Que peut-on dire qualitativement de l’activité de cette source durant une séance de travaux
pratiques de deux heures. Vérifier votre réponse par le calcul.
3.4. La source n’est plus utilisable lorsque son activité devient inférieure à 0,3.105Bq. Déterminer
la durée pendant laquelle elle est encore utilisable.
Données : M( 137Cs ) = 136,9 [Link]-1 T= 30,2 ans
e
2) La période du (90Sc) est de 28 ans.
st
a) Quelle est l’activité, exprimée en curie d’une source radioactive constituée
i
og
par 500 mg de strontium.
b) Que devient cette activité un an plus tard ?
ol
c) Au bout de combien de temps cette activité est réduite de 10%.
bi
le
ye
te
Bi
h
at
om
M
CORRECTION SERIE N°1 L1 BCGS 2022/2023: SECOND
SEMESTRE
Exercice 1
1) A : nombre de masses, nombre de nucléons
Z : nombre de protons, numéro atomique ou nombre de charge
2) Définitions
Elément chimique : l’ensemble des entités qui présentent le même nombre Z de protons dans
leurs noyaux
Nucléide : l’ensemble des entités caractérisées par Z et A
3)
Données : A= 17, Q=1,2816.10-18C
e
Q = Z*e Z=Q
e
st
1,2816.10—18
i
og
AN : Z = —19 = 18 Z =18
1,6.10
A= Z+ N N= A-Z
ol
bi
AN : N = 17-8= 9 N=9
le
Exercice 2
1) Uma : correspond à 1/12e de la masse d’un atome de carbone 12
ye
1 𝑁𝑁
1 uma = 12 x m (12C) or m = n x M avec n = Ɲ
te
1 𝑁𝑁
1uma = 12 x Ɲ x M (12C) or N=1 et M (12C) = 12g/mol
Bi
1
1uma = Ɲ
h
at
2) Il a une abondance zéro car il n’est pas naturel, il ne se trouve pas dans la croûte terrestre.
M
3) Le nombre de masse est l’entier naturel le plus proche de la masse atomique (en Uma).
Isotopes 1 2 3 4
Masse atomique (uma) 23,985 24,986 25,983 27,984
Abondance (%) 78,99 10,00 11,01 00,00
Nombre de Masse 24 25 26 28
2)
Les isotopes : 126𝐶𝐶 et 146𝐶𝐶
e
st
Les isotones : 51 52
23𝑉𝑉 et 24𝐶𝐶𝐶𝐶
i
Les isobares : 40 40
og
18𝐴𝐴𝐴𝐴 et 19𝐾𝐾
Les nucléides miroirs : néant ol
bi
Exercice 4
le
A 107 109
Z 47 47
te
A-Z 60 62
Bi
3) La masse de l’échantillon
M
107,868 𝑥𝑥 1,825.1026
AN : mech = mech = 63130 g
0,518 𝑥𝑥 6,02.1023
Exercice 5
A)
235 93
92𝑈𝑈 + 1
0𝑛𝑛 36𝐾𝐾𝐾𝐾 + 140 1
56𝐵𝐵𝐵𝐵 + x 0𝑛𝑛 x = 236 – (93 + 140) = 3
𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐
𝟗𝟗𝟗𝟗𝑼𝑼 + 𝟏𝟏
𝟎𝟎𝒏𝒏
𝟗𝟗𝟗𝟗
𝟑𝟑𝟑𝟑𝑲𝑲𝑲𝑲 + 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏 𝟏𝟏
𝟓𝟓𝟓𝟓𝑩𝑩𝑩𝑩 + 3 𝟎𝟎𝒏𝒏 : réaction nucléaire provoquée
238 234
92𝑈𝑈 90𝑇𝑇ℎ + 𝐴𝐴𝑍𝑍𝑋𝑋 A = 4 et Z = 2
𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐 𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐
𝟗𝟗𝟗𝟗𝑼𝑼 𝟗𝟗𝟗𝟗𝑻𝑻𝑻𝑻 + 𝑨𝑨𝒁𝒁𝑯𝑯𝑯𝑯 : réaction nucléaire spontanée
239 135
94𝑃𝑃𝑃𝑃 + 1
0𝑛𝑛 52𝑇𝑇𝑇𝑇 + 102𝑍𝑍𝑋𝑋 + x 10𝑛𝑛
𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐 𝟏𝟏 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏
𝟗𝟗𝟗𝟗𝑷𝑷𝑷𝑷 + 𝟎𝟎𝒏𝒏 𝟓𝟓𝟓𝟓𝑻𝑻𝑻𝑻 + 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏 𝟏𝟏
𝟒𝟒𝟒𝟒𝑴𝑴𝑴𝑴 + 3 𝟎𝟎𝒏𝒏 : réaction nucléaire provoquée
14 𝐴𝐴 0
6𝐶𝐶 𝑍𝑍𝑋𝑋 + −1𝑒𝑒 A = 14 et Z = 7
𝟏𝟏𝟏𝟏 𝟏𝟏𝟏𝟏 𝟎𝟎
𝟔𝟔𝑪𝑪 𝟕𝟕𝑵𝑵 + −𝟏𝟏𝒆𝒆 : réaction nucléaire spontanée
16 𝐴𝐴 18
B.1) 8O + 1𝐻𝐻 9F A = 18 – 16 = 2
𝟏𝟏𝟏𝟏 𝟐𝟐 𝟏𝟏𝟏𝟏
𝟖𝟖𝐎𝐎 + 𝟏𝟏𝑯𝑯 𝟗𝟗𝐅𝐅 : Conservation du nombre de masse et de charge
3 A
B.2) 11H + 1𝑋𝑋 ZY : A = 4 et Z = 2 donc Y = He
e
st
1 3 4
a) 1H + 1𝑋𝑋 2He réaction de fusion nucléaire
i
og
b) Energie pour la formation d’un noyau d’hélium en J et en eV
ol
El = ΔmC2 avec Δm = m ( 11H) + m ( 31X) - m ( 42He)
bi
le
El = 3,141.10-10 J
Bi
h
3,141.10−10
El = = 1,963.109 eV car 1 eV = 1,6.10-19 J
at
1,6.10−19
om
E l’ = 4,724.1013 J
4,724.1013
E l’ = = 2,952.1032 eV car 1 eV = 1,6.10-19 J
1,6.10−19
Exercice 6
1) ∆m= Z mp + (A – Z) mn - mK
∆m(Fe) = 26*1,00728 + (56 – 26)* 1,00866 – 55,9207
∆m(Fe) = 0,52838 Uma
1 u → 1,6605.10-27Kg
0,52838u ← ∆m(Fe) en Kg
∆m(Fe) = 8,77375 Kg
2) El = ∆m* C2
El = 8,77375* (3.108)2
El = 78,96375.10-12 J
1eV → 1,602.10-19 J 1Mev → 1,602.10-13
1eV → 10-6 MeV El(Mev) → 78,96375.10-12 J
El = 492,907 MeV
𝐸𝐸𝑙𝑙 492,907
3) EA = AN : EA = EA = 8,802 Mev/nucleon
𝐴𝐴 56
Exercice 7
1)
e
1
∆ma= m (Li) + m (He) — [m(B) + m ( 0 n) ]
ist
AN ∆ma= (7,0144 + 4,0015) — (11,0066 + 1,0087)
El = ∆mC2
om
E l’ = 7,6.107 J
Pour 7 :
3𝐿𝐿𝐿𝐿 ∆m= (3*1,0073) – (4*1,0087) - 7,0144 ∆m= 0,0423 Uma
Pour 42𝐻𝐻𝐻𝐻 : ∆m= (2*1,0073) + (2*1,0087) - 4,0015 Δm = 0,0305 uma
Pour
11
5𝐵𝐵 : ∆m = 5*1,0073 - 6*1,0087- 4,0015 ∆m= 1,0785Uma
Energie de liaison des noyaux
1 Uma → 931,5 MeV /C2 => El(MeV) = 931,5 ∗ ∆m(Uma)
∆m(Uma) → ∆m(Mev/C2)
e
El(He) = 28,411MeV
st
El(B) = 1,0785 ∗ 931,5
i
og
El(B) = 1004,623MeV
Le noyau le plus stable
ol
bi
𝐸𝐸𝑙𝑙
EA =
le
𝐴𝐴
39,402
Pour Li : EA = => EA = 5,63 MeV/Nucleon
ye
7
28,411
Pour He : EA = 4
=> EA = 7,10 MeV/Nucleon
te
1004,623
Pour B : EA = => EA = 91,33 MeV/Nucleon
Bi
11
Le Bore(B) est plus stable que l’hélium(He), qui est plus stable que le lithium(Li) car
h
at
Exercice 8
1) Energie de cohésion pour un noyau d’uranium
M
N = Ɲ x 𝑚𝑚�𝑀𝑀
e
st
E′d = 6531,12.1010 J/Kg
i
og
1Kg
3) La masse de charbon
33400 KJ mch = 1955,42 Tonnes
ol
bi
mch 6531,12.107 KJ
le
Exercice 9
ye
1) Equation de désintégration
te
137 𝐴𝐴 0
55𝐶𝐶𝐶𝐶 → 𝑍𝑍𝑋𝑋 + −1𝑒𝑒 +ῡ A = 177 et Z = 56
Bi
137
→ 137
55𝐶𝐶𝐶𝐶 56𝐵𝐵𝐵𝐵 + −10𝑒𝑒 + ῡ
h
𝑙𝑙𝑙𝑙2 𝑙𝑙𝑙𝑙2
λ = 𝑇𝑇 AN : λ = 30,2 ; 𝛌𝛌 = 0,023 an-1
M
3.3) En 1an l’activité passe de 1,5.105 𝐵𝐵𝐵𝐵 à 1,466.105 Bq, au cours d’une séance pratique de
2H, l’activité va rester constantes.
Après calcul on trouve : A2 = A0𝑒𝑒 −𝜆𝜆𝑡𝑡2 = 1,49999.105 Bq ≈ 1,5.105 Bq CQFD
3.4) t3 ?/ A3 = 0,3.105 Bq
−1 𝐴𝐴3
A3 = A0𝑒𝑒 −𝜆𝜆𝜆𝜆3 on a 𝑡𝑡3 = λ ln( A0) = T*ln5/ln2 = 70,12 ans
Exercice 10
1) La période : Temps au bout duquel la moitié des noyaux se désintègre
𝐴𝐴 4 𝐴𝐴−4
𝑍𝑍𝑋𝑋 → 2𝐻𝐻𝐻𝐻 + 𝑍𝑍−2𝑌𝑌
𝑙𝑙𝑙𝑙2
2) 𝛌𝛌 = 𝑇𝑇
;
𝑙𝑙𝑙𝑙2
3) AN: 𝛌𝛌 = 10
𝛌𝛌= 0,07 s-1
𝐴𝐴0
3) A = 2
2.107
AN : A = A = 107dps
2
4)
𝐴𝐴
N0 = 𝜆𝜆0
2.107
N0 = N0 = 28,57.107 noy
0,07
e
5) N = N0e–𝛌𝛌 t
st
AN N = 28,57.107e–(0,07∗30) N = 3,5.107 Noyaux
i
og
6) Nd = N0 — N
ol
bi
Nd = 28,57.107 — 3,5.107 Nd = 25,07.107Noyaux
le
ye
te
Exercice 11
Bi
1) a) 𝛌𝛌 et T
h
at
Nd
N = N0𝑒𝑒 −𝜆𝜆𝜆𝜆 = N0 – Nd N0 (1 - 𝑒𝑒 −𝜆𝜆𝜆𝜆 ) = Nd 1 - 𝑒𝑒 −𝜆𝜆𝜆𝜆 = N0
om
Nd Nd 1 Nd
𝑒𝑒 −𝜆𝜆𝜆𝜆 = 1 - N0 −𝜆𝜆𝜆𝜆 = ln (1 - N0) 𝛌𝛌 = - 𝑡𝑡 x ln (1 - N0)
M
1 35,38
AN : 𝛌𝛌 = - 1000 x ln (1 - 100
) λ = 0,436.10–3 An–1
𝑙𝑙𝑙𝑙2 𝑙𝑙𝑙𝑙2
T= λ
AN : T = 0,436.10−3 T = 1589,8 ans
b) La masse
𝑁𝑁 𝐴𝐴 𝑨𝑨 𝒙𝒙𝒙𝒙
m = Ɲ x M or N = λ m= 𝛌𝛌 𝐱𝐱 Ɲ
10 0,436.10−3
1Ci = 3,7.10 dps et 0,436.10 An-1 =
-3
s-1
31536000
2)
a) Activité A0
𝑙𝑙𝑙𝑙2 𝑚𝑚
A0 = 𝛌𝛌N0 avec 𝛌𝛌 = T
et N0 = 𝑀𝑀 x Ɲ
𝑙𝑙𝑙𝑙2 0,5
AN : A0 = 28𝑥𝑥365𝑥𝑥24𝑥𝑥3600 x 90
x 6,02.1023
A0 = 262,533549.1010 dps = 71 Ci
b) Activité A
𝑙𝑙𝑙𝑙2
A = A0𝑒𝑒 −𝜆𝜆𝜆𝜆 = A0𝑒𝑒 − 𝑇𝑇
𝑡𝑡
𝑙𝑙𝑙𝑙2
AN : A = 71𝑒𝑒 − 28
𝑥𝑥 1
; A = 69,26 Ci
c) Le temps
90 90 90 𝑻𝑻 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏
A = A0𝑒𝑒 −𝜆𝜆𝜆𝜆 = 100 A0 𝑒𝑒 −𝜆𝜆𝜆𝜆 = 100 - 𝛌𝛌t = ln (100) t = 𝐥𝐥𝐥𝐥𝐥𝐥 x ln( )
e
𝟗𝟗𝟗𝟗
st
28 100
i
og
AN : t = ln2 x ln ( 90
) t = 4,25 ans = 4 ans 3 mois
ol
bi
le
ye
te
Bi
h
at
om
M
CHAPITRE II
-------------
------------
e
A) MODELE DE PERRIN – RUTHERFORD :
sti
og
Rutherford ramena l’étude de l’atome d’hydrogène à celle du problème
classique du mouvement de deux particules en interaction.
ol
bi
L’électron de masse me tourne autour du noyau chargé positivement en
le
ET = Ec + Ep
Ec = énergie cinétique = ½ mv2
Ep = énergie potentielle due au champ électrique
Ep = dérive d’un champ de force
1/10
Hommage au Prof. Abdoulaye DIOP – 1956 - 2023
Soit : Fe = - grad Ep (1)
e2 dEp
Fel = - et d’après l’équation (1) : Fe = -
4π ε o r 2
dr
e2
dEp = - F(r) dr = dr
4π ε o r 2
e2
Par intégration Ep = - + cte
4π ε o r
Ep (∞) = 0 → cte = 0
e
st
L’électron est soumis à deux forces opposées :
i
og
Fe : force centrifuge
ol
Fel : force d’attraction coulombienne.
bi
le
Fel = Fc
te
Bi
e2 mv 2 e2
Soit = ⇒ mv 2 =
4π ε o r 2 4π ε o r
h
r
at
om
2
1 e
Ec = mv2 =
2 8π ε o r
M
e2 e2
ET = Ep + Ec = - +
4π ε o r 8π ε o r
e2
ET = -
8π ε o r
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Remarques:
1- L’énergie de l’électron varie de manière continue en fonction du rayon de la
trajectoire.
ET = f(r)
r
0
-0,2 0 5 10 15 20 25
-0,4
-0,6
-0,8
-1
-1,2
-1,4
-1,6
e
i st
og
2- L’électron en mouvement devrait rayonner de l’énergie, sous forme d’ondes
ol
électromagnétiques, ce qui est en contradiction avec les phénomènes observés.
bi
le
L’ATOME D’HYDROGENE:
te
Bi
visible et l’infrarouge.
L’étude expérimentale des spectres d’émission de nombreux atomes a révélé
que les fréquences des raies obéissent à la relation suivante:
C 1 1
Ʋ= = RHC − 2
λ 2
n1 n2
1 1 1
σ= = RH − 2 (pour l’hydrogène Ritz 1908)
λ 2
n1 n2
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L’ensemble des raies correspondant aux différents couples (n1, n2) avec n2 > n1
constitue une série.
n1 Région Série
1 U.V Lyman (1916)
2 Visible Balmer (1885)
3 IR Paschen (1908)
4 IR. Lointain Brackett (1922)
5 IR. Lointain Pfund (1924)
e
L’atome de Bohr a été proposé pour supprimer les contradictions et expliquer
st
l’allure du spectre d’émission de l’hydrogène. Le modèle de Bohr est fondé sur la
i
og
théorie des quanta de Max Planck et Einstein qui stipule que les échanges d’énergie
ol
entre la matière et le rayonnement se font par multiples entiers d’une quantité minimale
bi
d’énergie, égale à un quantum.
le
1 quantum = ε = h Ʋ :
ye
h : constante de Planck.
te
Ʋ : fréquence de rayonnement.
Bi
1ère hypothèse : l’électron se déplace sur des orbites dites stationnaires et ne rayonne
om
1 e2 e2 mv 2 e2
a) =K 2 = d’où K = mv2
4π ε o r2 r r r
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1 e2
b) ET = -
8π ε o r
nh
c) mvr =
2π
Calculons r (rayon), v (vitesses de l’électron) et ET.
e2 2 2
mr 2
K = mv = mv x
r mr 2
e2 (mvr ) 2 n2 h2
K = =
r mr 2 4π 2 mr 2
e2 n2 h2 n2 h2
K = ⇒ K e 2 =
r 4π 2 mr 2 4π 2 mr
e
n2 h2 1
st
(Ke2) (4π2 mr) = n2h2 ⇒ r = x
4π me
2 2
K
i
og n2 h2 ε o
n2 h2 1
ol
r= x ⇒ r dépend de n d’où rn =
bi
4π me
2 2
K π me2
le
ye
nh 1 nh π me 2
v= x = x
te
2π 2
mr 2πm n 2 h 2 ε o
Bi
h e2 e2 1
v= ⇒
h
2n ε o h 2 v= x
2ε oh n
at
e 2 x π me 2
om
1 e2 1
ET = - x =− x
8π ε o r 8π ε o (n 2 h 2ε o)
M
me 4 1
ET = - x
8ε o2 h 2 n 2
Dans cette formule l’énergie En est une fonction du nombre entier (n). Elle est
donc quantifiée.
me 4 1
En = - 2 2 x 2
8ε o h n
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1
εo = 8,854.10-12S I ou εo = 9 ; m = 0,9108.10
-30 kg
36π . 10
e = 1,602.10-19 C ; h = 6,625.10-34 J.s
Pour l’atome d’hydrogène (on trouve) n = 1
e
n2
ist
Les valeurs de n > 1, correspondent aux différents états excités de l’atome.
og
n = 2, l’énergie du niveau = E2 = -
13,6 ol
= -3,40 eV
bi
4
13,6
le
n = 3, E3 = - = -1,51 eV
(3) 2
ye
13,6
te
n = 4, E4 = - = -0,85 eV
(4) 2
Bi
Lorsqu’un électron passe d’une orbite circulaire (d’énergie E1) à une autre orbite
om
stationnaire E2, il absorbe ou émet un photon dont l’énergie est égale à la différence
C
M
de deux niveaux : ∆E = E2 – E1 = hv = h
λ
La figure ci-dessous représente les orbites circulaires de Bohr.
Le modèle Bohr permet d’expliquer aisément le spectre d’émission ou
d’absorption de l’atome d’hydrogène :
- quand l’électron passe d’un niveau d’énergie En1 à un niveau d’énergie
supérieur En2 > En1, l’atome absorbe de l’énergie électromagnétique.
- quand l’électron passe d’un niveau d’énergie En2 à un niveau d’énergie
En1 < En2, l’atome émet de l’énergie électromagnétique.
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e
sti
og
ol
Diagramme énergétique de l’atome d’hydrogène
bi
le
me 4 1 1
∆E = hv = En2 – En1 = ( 2 − 2)
te
8 ε o h n 1 n2
2 2
Bi
v=C/λ
h
at
hC me 4 1 1
∆E = =− 2 2 ( − )
om
λ 8 εo h n 21 n 22
M
1 me 4 1 1 1 1
= ( − ) = RH ( − )
λ 8 ε o2 h3C n 21 n 22 n 21 n 22
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Remarque 1: Extension aux spectres des hydrogénoïdes.
+
Le noyau des ions H e (Z=2), Li2+ (Z=3), Be3+ (Z=4) renferme (+Ze) charges
m Z 2e 4
1 1 1
On a alors: = ( 2 − 2)
e
λ 8 ε o h C n 1 n2
2 3
i st
og
1 1 1
= Z2RH ( 2 − 2 )
λ n 1 n2 ol
bi
le
e2
om
La force d’attraction coulombienne sera plus faible: F el = K (Z - σ) 2
r
M
1 1 1
D’où (
= RH 2 − ) (Z - σ)2
λ n 1 n 22
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D) ENERGIE D’IONISATION – POTENTIEL D’IONISATION
* Energie d’ionisation
L’énergie d’ionisation est l’énergie minimale nécessaire pour extraire l’électron le plus
faiblement lié d’un atome (1ère ionisation). On distingue ensuite l’énergie de 2e, 3e
ionisation correspondant à l’enlèvement de 2 et 3 électrons respectivement.
Eionisation : = Ei = E∞ - En (fondamental)
m ( Z − σ )2 e4 1
E∞ → 0 Ei = -Enf = x
8 ε o2 h 2 n2
m e4
Pour l’atome d’hydrogène : Ei = = 13,56 eV
8 ε o2 h 2
e
* Potentiel d’ionisation
i st
Ei
Ei = qUi = eUi ⇒ Ui =
og
e
Pour l’atome d’hydrogène :
ol
bi
Ei 13,66 eV
Ui = = = 13,56 V
le
e e
ye
quantiques
Bi
La théorie de Bohr est très simple et explique mal la structure des atomes
h
que chaque raie était composée en fait de plusieurs raies très serrées, fines.
om
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Hommage au Prof. Abdoulaye DIOP – 1956 - 2023
‘‘il n’est pas possible de considérer l’électron autour du noyau comme une
particule dont la position et la vitesse peuvent être connues à tout instant’’.
C’est pourquoi il faut s’intéresser à la probabilité de présence de l’électron autour du
noyau et être capable de définir une région de l’espace où cette probabilité sera
maximale.
Cette région est définie par 3 nombres quantiques: n, l, m :
e
st
module du moment cinétique orbitale (moment de la quantité de mouvement de
i
og
l’électron par rapport au noyau).
- Le nombre quantique magnétique (ml) indique la multiplicité de la sous couche
ol
bi
ou le nombre de cases quantiques:
le
Exemple:
h
at
Pour n = 4
om
Un 4ème nombre quantique est introduit pour tenir compte du fait que l’électron se
comporte en particule pouvant tourner sur elle-même dans un sens ou dans un autre,
d’où son nom : nombre quantique de spin s.
Il indique le sens de rotation de l’électron sur lui-même.
Quand l’électron tourne dans le sens des aiguilles d’une montre: s = +1/2
Quand l’électron tourne dans le sens contraire des aiguilles d’une montre: s = -1/2
10/10
Hommage au Prof. Abdoulaye DIOP – 1956 - 2023
CHAPITRE III
-------------
CONFIGURATION ELECTRONIQUE.
CLASSIFICATION PERIODIQUE DES
ELEMENTS
------------
A) EDIFICATION DU CORTEGE ELECTRONIQUE
D’UN ATOME
La structure électronique d’un atome est régie par quatre facteurs:
e
st
a) Principe de stabilité:
i
og
« A l’état fondamental, les électrons occupent les niveaux d’énergie les plus bas, pour
conférer à l‘atome une stabilité maximale».
ol
bi
Exemple: atome d’hydrogène (Z=1). L’électron occupe l’orbitale 1s.
le
ye
Dans un atome donné, deux électrons ne peuvent exister dans un même état
Bi
n
𝑙𝑙 ↿⇂
ml
s = +1/2 s= -1/2
3 cas sont possibles :
↑ ↿⇂
case vide un électron célibataire un doublet électronique
Le spin est caractérisé par une flèche :
( s = 1/2 ) ou ( s = - 1/2 )
stabilité et non
Azote N (Z = 7 )
1 s2
2 s2
e
i st
2 p3
og
ol
bi
d) Règle de KLECHKOWSKY:
L’ordre de remplissage des sous-couches énergétiques est celui des (n + 𝑙𝑙) croissants.
le
Pour un (n+l) donné, le niveau d’énergie le plus bas est celui correspondant à la valeur
Bi
Exemple:
om
Couche M : n = 3
3s : n = 3 et 𝑙𝑙 = 0 d’où n+ 𝑙𝑙 = 3
M
3p n = 3 et 𝑙𝑙 = 1 ; n+ 𝑙𝑙 = 3 + 1 = 4
3d n = 3 et 𝑙𝑙 = 2 ; n+ 𝑙𝑙 = 3 + 2 = 5
Couche N : n = 4
4s n = 4 et 𝑙𝑙 = 0; d’où n + 𝑙𝑙 = 4 + 0 = 4
D’où l’ordre de remplissage :
3s 3p 4s 3d
D’une manière générale l’ordre de remplissage est donné par le graphique suivant :
e
1 s1
st
1
1H
i
og
1 s2 2 s2 2 p4
16 ol
8 O
bi
Les électrons de la couche périphérique sont appelés: électrons de valence.
le
ye
a) Généralités:
h
at
En 1869 le chimiste russe Mendeleïev proposa une classification des éléments. Il les
om
e
en cours de remplissage ou qui donne naissance à un ou plusieurs cations ayant une
st
sous-couche (d) incomplète.
i
og
Exemple : Structure électronique du fer (Z = 26)
ol
bi
Fe = 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 3d6 4s2
le
ye
C’est l’énergie nécessaire pour arracher un électron externe à l’atome neutre pour donner le
at
om
cation correspondant.
M
Exemple :
X
(g) X + + e-
(g)
Cette énergie est toujours positive.
- Première ionisation (Ei1)
Ei1 = EX+ - EX
EX+ : énergie totale de l’ion X+
X+ : énergie totale de X.
- Nième ionisation (Ein).
période.
e
i st
Elément Li Be B C N O F Ne
og
Ei 5,4 9,3 8,3 11,3 14,5
ol 13,6 17,4 21,50
(eV)
bi
le
ye
Elément Li Na K Rb Cs
Ei (eV) 5,4 5,1 4,3 4,2 3,9
M
e
st
- Echelle de Millikan
i
og
Selon Millikan, l’électronégativité est une moyenne arithmétique de l’énergie
d’ionisation Ei et de l’affinité électronique A. ol
bi
1
χ = ( Ei + A )
le
2
ye
- Echelle de Pauling
te
H
at
2,2
om
Li Be B C N O F
M
Exemple :
Elément Li Be B C N O
Rayon atomiques (Å) 1,23 0,89 0,80 0,77 0,66 0,64
Exemple :
e
st
Elément Li Na K Rb Cs
i
og
Rayon (Å) 1,23 1,57 2,03 2,16 2,35
ol
bi
5. Rayon ionique:
le
Le rayon des cations du type Mn+ est toujours plus faible que celui de l’atome
ye
neutre. Par contre les ions de type Xn- sont plus gros que les atomes neutres.
te
Remarque : Lorsque des ions possèdent une même configuration électronique (ex :
Bi
S2-, Cl-, K+, Ca2+ ) leur rayon diminue lorsque le numéro atomique Z augmente.
h
at
om
M
Les atomes ont tendance à s’unir pour former des édifices (ions, molécules,
cristaux) stables dont l’énergie est inférieure à la somme des énergies des atomes
isolés. La formation ou l’établissement de ces liaisons chimiques s’accompagne d’une
redistribution des électrons des couches externes des atomes.
e
st
Nous étudierons dans ce chapitre deux types de liaisons chimiques :
i
og
- Les liaisons fortes (ou intramoléculaires)
ol
- Les liaisons relativement faibles (ou intermoléculaires)
bi
le
I. La liaison covalente:
te
doublets d’électrons entre deux atomes. Les éléments acquièrent par la suite une
om
(pour l’hydrogène).
Dans le modèle proposé par Lewis en 1916, les doublets électroniques sont
représentés par un tiret (-) ou par deux points (:) et les électrons non appariés par un
point (.).
Le doublet mis en commun symbolise la liaison chimique. Lorsque deux ou trois
doublets sont mis en commun, la liaison est double ou triple.
Pour représenter le digramme de Lewis d’une molécule ou ion donné, on définit
d’abord l’élément central et on le lie ensuite à tous les atomes environnants en
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respectant la règle de valence. Toutefois dans le schéma de Lewis on ne tient compte
que des électrons de la couche externe des atomes.
Exemple : Formation de la molécule de H2 l’hydrogène H(Z=1)
H 1s1 H 1 s1
mise en commun
H – H ou H : H
Chaque atome d’hydrogène acquiert ainsi la structure électronique stable de l’hélium.
. Formation de molécule d’eau (H2O)
l’hydrogène H(Z = 1)
H 1 s1
l’oxygène O(Z = 8)
e
st
16 2 2 p4
8O 1 s2 2 s
i
og
soit (divalence
ol
naturelle)
bi
le
H 1 s1 H 1 s1
ye
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2
1 s2 2 s 2p3
7N (N est trivalent)
e
i st
og
8O: 1s2 2s2 2p4 ou (divalent)
ol
bi
6C: 1s2 2s2 2p2
↑↓ ↑ ↑
le
ye
Pour former quatre liaisons, il faut exciter l’atome de carbone, un des deux électrons (2s)
at
2 s1 2p3
Le carbone est toujours tétravalent, il forme ici une liaison double avec l’oxygène
et une liaison covalente simple avec chaque atome de chlore.
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Remarque:
Dans une liaison de covalence la paire électronique appartient simultanément
aux deux atomes. Mais elle peut subir dans certains cas, l’influence de l’atome le plus
électronégatif. Ce dernier attire le doublet, engendrant ainsi une de la liaison.
e
i st
og
ol
bi
le
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La liaison dative se réalise par la mise en commun d’une paire d’électrons qui est
fournie par l’un des atomes qui se lient.
Exemples:
La molécule de trioxyde de soufre (SO3)
3s2 3p4
e
8O: 1s2 2s2 2p4
st
↑↓ ↑↓ ↑ ↑
i
og
ol
Pour rendre compte des liaisons dans la molécule de SO3, on doit coupler les électrons
bi
célibataires (2p) des deux atomes d’oxygène.
le
↑↓ ↑↓ ↑↓
te
(atome accepteur)
Bi
h
at
D’où la représentation:
om
M
. L’ion ammonium NH 4+
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c) Insuffisances du modèle de Lewis.
- La méthode ne s’applique pas aux atomes pauvres en électrons de valence
tels que le bore B ou le béryllium Be.
e
Exemple : BF3
st
: 1s2 2s2 2p1
i
5B
og
↑↓ ↑ ol
2s2 2p1
bi
le
B* : ↑ ↑ ↑
ye
9F : ↑↓ ↑↓ ↑↓ ↑
Bi
h
2s2 2p5
at
om
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16S 1s2 2s2 2p6 3p4 3d°
e
de la couche de valence.
i st
La méthode de Gillepsie permet de prévoir à partir du schéma de Lewis, la
og
géométrie des molécules de type AXaEm : ol
A : atome central
bi
X : atomes voisins ou ligands
le
Principe de la méthode :
te
Dans une molécule polyatomique, les doublets liants et non liants évoluent à la
Bi
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AX4 109,47° CH4
AX3E 4 Tétraèdre SO 32 − , PCl3
AX2E2
H2O, ClO 3−
AX5 5 Bipyramide à 90°
Base et PCl5
triangulaire 120
AX6 6 Bipyramide à SF6
base carrée 90° PCl 6−
e
permet de rendre compte de la géométrie de composés et des liaisons présentes par
st
i
le recouvrement d’orbitales. C'est une théorie descriptive de la liaison chimique qui
og
eut, et a encore, un grand succès en chimie organique, car elle rend assez bien compte
ol
de faits expérimentaux, absolument incompréhensibles par la théorie de LEWIS, tels
bi
que l'existence de liaisons s et p.
le
ye
3-1. Hybridation sp
te
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3-3. Hybridation sp3
e
i st
og
ol
bi
le
Chaque liaison C-H sera une liaison covalente s résultant du recouvrement entre une
orbitale hybride sp3 de l’atome de carbone et l'orbitale 1s d’un atome d'hydrogène.
ye
Ces quatre liaisons sont équivalentes (même énergie) et dirigées selon les quatre
te
Bi
sommets du tétraèdre.
h
at
om
M
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e
ist
og
ol
bi
le
ye
te
Bi
h
at
om
M
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