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Cours Chimie l1

Le document présente une étude approfondie sur les solutions, en définissant leurs composants, notamment le solvant et le soluté. Il explore différentes expressions de la composition d'une solution, y compris la concentration et le titre, ainsi que des relations entre ces paramètres. Des applications pratiques, telles que la dilution et le titrage, sont également abordées.

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Cours Chimie l1

Le document présente une étude approfondie sur les solutions, en définissant leurs composants, notamment le solvant et le soluté. Il explore différentes expressions de la composition d'une solution, y compris la concentration et le titre, ainsi que des relations entre ces paramètres. Des applications pratiques, telles que la dilution et le titrage, sont également abordées.

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e

sti
og
ol
bi
le

CHAPITRE I
ye
te

EXPRESSION DE LA
Bi
h

COMPOSITION D’UNE SOLUTION


at
om
M

Pr Momar NDIAYE et Pr Abdou Karim Diagne DIAW


Département de Chimie
FACULTÉ DES SCIENCES ET TECHNIQUES
Université Cheikh Anta DIOP de Dakar
TABLE DES MATIERES
I. DEFINITIONS ................................................................................................................................. 1
II. DIFFERENTES EXPRESSIONS D’UNE SOLUTION ................................................................. 1
II.1. Composition rapportée à l’unité de volume ............................................................................. 1
II.1.1. Masse volumique et densité d’une solution ...................................................................... 1
II.1.2. Densité d’une solution ....................................................................................................... 1
II.1.3. Concentration massique (volumique) (ou concentration pondérale) ................................ 2
II.1.4. Concentration molaire (volumique) .................................................................................. 2
II.1.5. Concentration équivalente ou Normalité ........................................................................... 2
II.1.6. Relation entre les concentrations Cm, CM et Céq ................................................................ 4
II.2. Composition rapportée à l’unité de masse (m) ou au nombre de mole (n) (titre) .................... 4
II.2.1. Fraction ou titre massique ................................................................................................. 4

e
II.2.2. Le pourcentage en masse ................................................................................................... 4

st
II.2.3. Fraction molaire ................................................................................................................ 5

i
og
II.2.4. Molalité ............................................................................................................................. 5
ol
II.2.5. Relation entre les titres : 𝔜𝔜, 𝑥𝑥𝑥𝑥, XA .................................................................................... 5
bi
II.3. Relation entre les concentrations et les titres ........................................................................... 5
le

II.3.1. Relation entre la fraction massique et les concentrations.................................................. 5


ye

II.3.2. Relation entre la molalité et les concentrations ................................................................. 5


te

III. AUTRES EXPRESSIONS DE LA COMPOSITION D’UNE SOLUTION ................................. 6


Bi

III.1. Titre ou Degré Chlorométrique d’une solution d’eau de javel (NaClO) : .............................. 6
h

III.2. Titre Volumique d’une solution d’eau oxygénée (H2O2)........................................................ 6


at

IV. APPLICATIONS : Cas des solutions binaires .............................................................................. 6


om

IV.1. Notion de dilution ................................................................................................................... 7


M

IV.2. Dosage ou neutralisation et équivalence ou titrage ................................................................ 7


IV.3. Mélange de solutions de même espèce ................................................................................... 8
I. DEFINITIONS
Une solution est un mélange homogène de deux ou de plusieurs constituants en proportions
variables. Dans une solution on distingue :

- Le solvant : Tout liquide pouvant dissoudre un soluté. C’est le constituant majoritaire,


appelé milieu dispersif

- le ou les soluté (s) : c’est l’ensemble des substances dissoutes dans le solvant. C’est le
constituant minoritaire. On l’appelle milieu dispersé.

Remarque :

Il existe des solutions dans tous les états de la matière :

- Les solutés peuvent être liquides, solides ou gazeux.

- Comme solvant, on peut citer le pétrole, l’alcool, l’éther, l’eau, les solvants organiques etc.

e
Dans notre étude, nous nous intéressons principalement aux solutions aqueuses où l’eau joue

st
le rôle de solvant.

i
og
II. DIFFERENTES EXPRESSIONS D’UNE SOLUTION
ol
Dans une solution, les espèces chimiques présentes sont généralement caractérisées par leur
quantité de matière (soluté) rapportée à la quantité de solution ou de solvant. On parlera alors
bi
de concentration ou de titre.
le

- Concentration d’un constituant (composition rapportée à l’unité de volume): c’est la


ye

quantité de matière d’une substance (masse, nombre de moles, nombre d’équivalents)


rapportée à l’unité de volume de solution.
te
Bi

- Titre d’un constituant (composition rapportée à l’unité de masse (m) ou au nombre de mole
(n)) : c’est la quantité de matière d’une substance (masse, nombre de moles) rapportée à
h

la masse ou au nombre de moles de solution.


at

Remarque : La concentration ou le titre est un paramètre intensif, c'est à dire qui ne dépend
om

pas de la quantité de solution. Alors que la quantité de matière ou de la masse de soluté sont
des grandeurs extensives qui dépendent de la quantité de solution.
M

II.1. Composition rapportée à l’unité de volume


II.1.1. Masse volumique et densité d’une solution
La masse volumique d’une solution est la masse de solution (ms) rapportée à l’unité de
volume de solution (V). Elle est généralement notée ρ et peut s’exprimer en mg·L-1, g·L-1,
kg·L-1, etc…
𝒎𝒎𝒔𝒔
𝛒𝛒 =
𝑽𝑽
II.1.2. Densité d’une solution
La densité (par rapport à l’eau) d’une solution aqueuse (d) représente le rapport entre sa
masse

Volumique (𝛒𝛒) et celle de l’eau prise à 4°C (ρe), soit 1000 g·L-1 :
𝝆𝝆
𝒅𝒅 =
𝝆𝝆𝒆𝒆

Responsables du cours : Pr Momar NDIAYE et Pr Abdou Karim Diagne DIAW 1


II.1.3. Concentration massique (volumique) (ou concentration pondérale)
La concentration massique (Cm) représente la masse de soluté (mi) par unité de volume de
solution (V).
𝐦𝐦
𝐂𝐂𝐦𝐦 =
𝐕𝐕
Elle peut s’exprimer en (g.L-1, kg·L-1, etc.).

Remarque : Il ne faut pas confondre concentration massique et masse volumique bien que
qu’elles s’expriment dans les mêmes unités.

II.1.4. Concentration molaire (volumique)


La concentration molaire (volumique), encore appelée molarité, est égale au nombre de moles
de soluté (n) rapporté à l’unité de volume de solution (V). Elle est généralement notée CM, M, CA
(ou [A] pour un constituant A donné) et s’exprime en (mol·L-1, M ou molaire).
𝐧𝐧
𝐂𝐂𝐌𝐌 =
𝐕𝐕

e
Exemple : Une solution contenant 1 mole de chlorure de calcium par litre de solution est dite

st
molaire alors qu’une solution contenant 0,02 mole de ce même composé est dite 0,02 molaire,

i
0,02 M ou encore 0,02 mol·L-1.

II.1.5. Concentration équivalente ou Normalité


og
ol
La concentration équivalente (autrefois appelée normalité) est égale au nombre d’équivalents
bi
grammes de soluté (néq) rapporté à l’unité de volume de solution (V). Elle est notée Céq ou N et
s’exprime en (éq.L-1 ou éq.g.L-1 ou N).
le

𝐧𝐧é𝐪𝐪
ye

𝐂𝐂é𝐪𝐪 =
𝐕𝐕
te

Exemple : une solution est dite normale si 𝐂𝐂𝐞𝐞𝐞𝐞 = 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏. 𝐠𝐠. 𝐋𝐋−𝟏𝟏, alors qu’une solution
Bi

décinormale a 𝐂𝐂𝐞𝐞𝐞𝐞 = 𝟎𝟎, 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏. 𝐠𝐠. 𝐋𝐋−𝟏𝟏


h

Remarque : La réaction entre deux substances antagonistes (acide-base ou oxydant-


at

réducteur) se fait toujours "équivalent par équivalent" (1 éq-g d’acide avec 1 éq-g de base,
om

1 éq-g d’oxydant avec 1 éq-g de réducteur et vice-versa), quelles que soient les concentrations
molaires respectives et la nature des substances antagonistes.
M

La notion d’équivalent-gramme (éq-g) est donc liée à celle d’échange de particules actives
(protons ou électrons) entre de telles substances.

II.1.5.1. Définition de l’équivalent-gramme


L’équivalent-gramme (méq) désigne la quantité (en grammes) de substance mettant en jeu
une mole de particules actives.

Pour déterminer l’équivalent gramme, il faut identifier la nature de la substance, écrire sa


réaction de dissociation, et mettre en évidence le nombre de particules actives mises en jeu par
mole de substance (noté p).
𝑴𝑴𝑴𝑴𝑴𝑴𝑴𝑴𝑴𝑴 𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
Ainsi : 𝒎𝒎é𝒒𝒒 =
𝒑𝒑

méq= équivalent-gramme ou masse de l’équivalent

p = nombre de particule actives

Responsables du cours : Pr Momar NDIAYE et Pr Abdou Karim Diagne DIAW 2


II.1.5.2. Détermination du nombre de particules actives p
Le nombre de particules actives p, mis en jeu pour une mole de substance, est déterminé
selon le cas envisagé :

- Cas des Sels : p est égal au nombre total de charges positives ou négatives libéré par 1 mole
de sel. Il s’exprime en éq. mol−1 .

Exemple :
M
NaCl → Na+ + Cl− ; p = 1 éq/mol et méq = = 58,5 g⁄é𝑞𝑞
1
M 208,23
BaCl2 → Ba2+ + 2 Cl− ; p = 2 éq/mol et méq = = = 104,115 g/éq
2 2
- Cas des acides et des bases : p est égal au nombre de protons (H+ ou H3O+) libérés par 1
mole d’acide ou captés par 1 mole de base. Il peut être défini aussi par le nombre d’ion
OH-, sachant qu’en solution aqueuse chaque ion H+ est accompagné par autant d’ion OH−.

Exemples :

e
st
• Acides :

i
og
M
HCl + H2 O → H3 O+ + Cl− ; p = 1éq/mol et méq = = 36,5 g/éq
ol 1
M
bi
H2 SO4 + 2H2 O → 2H3 O+ + SO4 2− ; p = 2éq/mol et méq = = 49 g/éq
2
le

• Bases :
ye

M
NaOH → Na+ + OH − ; p = 1éq/mol et méq = = 40 g/éq
te

1
Bi

M
Ba(OH)2 → Ba2+ + 2 OH − ; p = 2éq/mol et méq = = 85,7 g/éq
2
h

- Cas des oxydants et des réducteurs : p est égal au nombre d’électrons libérés par 1 mole de
at

réducteur ou captés par 1 mole d’oxydant.


om

Exemple :
M

• Oxydants :
M
KMnO4 + 8H + + 5e− ⟶ K + + Mn2+ + 4H2 O ⇒ p = 5éq/mol et méq = = 31,6 g/éq
5
M
KMnO4 + 4H + + 3e− ⟶ K + + MnO2 + 2H2 O ⇒ p = 3éq/mol et méq = = 52,7 g/éq
3
M
K 2 Cr2 O7 + 14H + + 6e− ⟶ 2K + + 2Cr 3+ + 7H2 O ⇒ p = 6 éq⁄mol et méq = = 49 g/éq
6
• Réducteurs:
M
2 Na2 S2 O3 ⟶ 4 Na+ + S4 O2− −
6 + 2 e ⇒ p = 1 éq⁄mol méq = = 158 g/éq
1
𝑀𝑀
H2 O2 → 2𝐻𝐻 + + 𝑂𝑂2 + 2 e− ⇒ 𝑝𝑝 = éq⁄mol 𝑒𝑒𝑒𝑒 méq = = 17 g/éq
2
Ainsi : 𝐧𝐧é𝐪𝐪 = 𝐩𝐩. 𝐧𝐧

Responsables du cours : Pr Momar NDIAYE et Pr Abdou Karim Diagne DIAW 3


Exercice d’application 1

Ecrire les équations et déterminer l’équivalent-gramme des composés suivants : HClO4 ; H3PO4 ;
KOH, Ba(OH)2 ; K2Cr2O7 ; et Na2S2O3. Les couples redox à considérer sont :
Cr2O72-/ Cr3+ ; S4O62-/S2O32-
Composé HClO4 H3PO4 KOH Ba(OH)2 K2Cr2O7 Na2S2O3
M (g/mol) 100,5 98 56,1 171 294,2 158
II.1.6. Relation entre les concentrations Cm, CM et Céq
Si on connait une concentration, on peut facilement en déduire toutes les autres
concentrations.

Ainsi on peut établir :


mA M × nA néq p × nA
CmA = = = M × CMA et CéqA = = = p × CMA
VA VA VA VA
𝐂𝐂é𝐪𝐪𝐀𝐀 𝐂𝐂𝐦𝐦𝐦𝐦
donc 𝐂𝐂𝐌𝐌𝐀𝐀 = =

e
𝐩𝐩 𝐌𝐌

st
Exercice d’application 2

i
og
Une solution a été obtenue en dissolvant une masse m = 12 g de sulfate de sodium (Na2SO4) dans de
ol
l'eau et en complétant le volume à 500 mL.
bi
1) Quels sont les ions présents dans cette solution ?
le

2) Calculer la concentration massique Cm de cette solution.


3) Calculer la concentration molaire C de cette même solution en déduire la concentration
ye

équivalente.
te

Données: Masses molaires atomiques en [Link]-1 : Na = 23 ; S = 32; O = 16


II.2. Composition rapportée à l’unité de masse (m) ou au nombre de mole (n) (titre)
Bi

II.2.1. Fraction ou titre massique


h

C'est le rapport entre la masse d’un constituant i, contenu dans un certain volume de solution
at

et la masse de ce volume de solution.


om

𝑚𝑚𝑖𝑖 𝑚𝑚𝑖𝑖
Elle est notée τi ou 𝒙𝒙𝒊𝒊 avec 𝑥𝑥𝑖𝑖 = τi = =
∑ 𝑚𝑚𝑖𝑖 𝑚𝑚𝑠𝑠
M

Remarque :

- Ce rapport n’a pas d’unité et est obligatoirement compris entre 0 et 1.

- La somme des fractions massiques de tous les constituants est égale à 1 ( ∑ 𝑥𝑥𝑖𝑖 = 1).

II.2.2. Le pourcentage en masse


On a pris l'habitude de l'exprimer en % pour manipuler des nombres compris entre 0 et 100.

Par exemple une solution du constituant 𝒊𝒊 à 10% contient 10 g de composé 𝒊𝒊 pour 100 g de
solution.

Ainsi, le pourcentage en masse est donc la masse de constituant contenue dans 100 g de
solution. Il ne présente d'intérêt que lorsqu'on utilise des solutions très concentrées.
mi mi
% 𝑖𝑖 = 100 = 100 = 100 τi = 100 𝑥𝑥𝑖𝑖
∑ mi ms

Responsables du cours : Pr Momar NDIAYE et Pr Abdou Karim Diagne DIAW 4


II.2.3. Fraction molaire
C'est le rapport entre le nombre de mole du constituant 𝒊𝒊, contenue dans un certain volume
de solution, et la somme des nombres de mole de tous les constituants présents dans ce volume
de solution. Une fraction molaire 𝑿𝑿𝒊𝒊 est un nombre sans dimension. Cette dernière se calculera
à partir de la relation ci-dessous :
𝑛𝑛𝑖𝑖 𝑛𝑛𝑖𝑖
𝑋𝑋𝑖𝑖 = =
∑ 𝑛𝑛𝑖𝑖 𝑛𝑛𝑡𝑡

La fraction molaire est peu utilisée pour exprimer les concentrations des solutés dans des
solutions diluées ; en revanche, elle sert pour exprimer la composition des mélanges.

II.2.4. Molalité
Elle correspond au nombre de mole de soluté rapporté à 1 kg de solvant. Elle est notée 𝔜𝔜 et
s’exprime en mol par kg de solvant (ou molale). Cette unité de concentration n'est que très
𝑛𝑛
rarement utilisée. 𝔜𝔜 =
𝑚𝑚𝑚𝑚 (𝑘𝑘𝑘𝑘)

NB : A titre exceptionnelle, la molalité est souvent appelée concentration molale bien que

e
rapportée à une masse et non à un volume.

st
II.2.5. Relation entre les titres : 𝖄𝖄, 𝒙𝒙𝑨𝑨 , 𝐗𝐗𝐀𝐀

i
og
En exprimant les masses en fonction de la fraction massique et de la masse de solution ms on
peut obtenir : ol
bi
𝑛𝑛𝐴𝐴 103 𝑛𝑛𝐴𝐴 103 𝑚𝑚𝐴𝐴 103 𝑥𝑥𝐴𝐴
𝔜𝔜𝐴𝐴 = = = =
𝑚𝑚𝑒𝑒 (𝑘𝑘𝑘𝑘) 𝑚𝑚𝑒𝑒 𝑀𝑀𝑥𝑥𝑒𝑒 𝑚𝑚𝑆𝑆𝐴𝐴 𝑀𝑀(1 − 𝑥𝑥𝐴𝐴)
le

𝑚𝑚𝐴𝐴
ye

𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴 𝑥𝑥𝐴𝐴 = 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑥𝑥𝑒𝑒 = 1 − 𝑥𝑥𝐴𝐴


𝑚𝑚𝐴𝐴 + 𝑚𝑚𝑒𝑒
te

En fonction de la fraction molaire XA et de la masse molaire du solvant Me on peut aussi


Bi

établir :
h

103 𝑋𝑋𝐴𝐴
at

𝔜𝔜𝐴𝐴 =
𝑀𝑀𝑒𝑒 (1 − 𝑋𝑋𝐴𝐴)
om

𝑛𝑛𝐴𝐴
𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴𝐴 𝑋𝑋𝐴𝐴 = 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑋𝑋𝑒𝑒 = 1 − 𝑋𝑋𝐴𝐴
M

𝑛𝑛𝐴𝐴 + 𝑛𝑛𝑒𝑒

II.3. Relation entre les concentrations et les titres :


Pour passer des titres aux concentrations et vice-versa, il faut nécessairement connaitre la
densité ou la masse volumique. Ainsi on peut établir les relations suivantes :

II.3.1. Relation entre la fraction massique et les concentrations


𝑛𝑛𝐴𝐴 𝑚𝑚𝐴𝐴 𝑥𝑥𝑥𝑥𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑥𝑥𝜌𝜌𝐴𝐴 𝑃𝑃𝑃𝑃𝜌𝜌𝐴𝐴
𝐶𝐶𝐴𝐴 = = = = ; 𝐶𝐶𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 = ; 𝐶𝐶𝑚𝑚𝑚𝑚 = 𝑥𝑥𝑥𝑥𝐴𝐴
𝑉𝑉 𝑀𝑀𝑀𝑀 𝑀𝑀𝑀𝑀 𝑀𝑀 𝑀𝑀
II.3.2. Relation entre la molalité et les concentrations
𝑛𝑛𝐴𝐴 103 𝑛𝑛𝐴𝐴 103 𝑚𝑚𝐴𝐴 103 𝐶𝐶𝑚𝑚𝑚𝑚
𝔜𝔜𝐴𝐴 = = = =
𝑚𝑚𝑒𝑒 (𝑘𝑘𝑘𝑘) 𝑚𝑚𝑒𝑒 𝑀𝑀(𝑚𝑚𝑆𝑆𝐴𝐴 − 𝑚𝑚𝐴𝐴) 𝑀𝑀(𝜌𝜌𝐴𝐴 − 𝐶𝐶𝑚𝑚𝑚𝑚 )

103 𝐶𝐶𝑀𝑀𝐴𝐴 103 𝐶𝐶é𝑞𝑞𝑞𝑞


𝔜𝔜𝐴𝐴 = =
(𝜌𝜌𝐴𝐴 − M. 𝐶𝐶𝑀𝑀𝐴𝐴 ) (𝑝𝑝𝜌𝜌𝐴𝐴 − 𝑀𝑀. 𝐶𝐶é𝑞𝑞𝑞𝑞)

Connaissant la masse volumique, on a besoin d’une seule grandeur d’une série pour retrouver
toutes les autres grandeurs quantitatives d’une solution.

Responsables du cours : Pr Momar NDIAYE et Pr Abdou Karim Diagne DIAW 5


Exercice d’application 3:

Soit SA une solution aqueuse d’acide sulfurique H2SO4 de molalité égale à 10,20 et de densité 1,31.
Calculer les fractions massique et molaire du soluté ainsi que la molarité de la solution A.

III. AUTRES EXPRESSIONS DE LA COMPOSITION D’UNE SOLUTION


III.1. Titre ou Degré Chlorométrique d’une solution d’eau de javel (NaClO) :
C’est le volume ou le nombre de litre de dichlore (Cl2) dégagé par 1 litre d’une solution
d’hypochlorite de sodium ou eau de javel (NaClO) dans les CNTP selon l’équation suivante :
NaClO + 2 HCl → NaCl + H2 O + Cl2

Il est noté D et s’exprime en degré.


D = 22, 4 × CNaClO = 11,2 × Céq NaClO

Exercice d’application 4:

Une solution d’eau de Javel (NaClO) a un titre chlorométrique égal à 2,24°.

e
Calculer les concentrations équivalente et molaire de cette solution d’eau de javel.

st
III.2. Titre Volumique d’une solution d’eau oxygénée (H2O2)

i
og
C’est le volume ou le nombre de litre de dioxygène (O2) dégagé par 1 litre d’une solution de
peroxyde de dihydrogène ou eau oxygénée (H2O2) dans les CNTP selon l’équation suivante :
ol
bi
1
H2 O2 → H2 O + O
2 2
le

Il est noté TV et s’exprime en volume. 𝑇𝑇𝑉𝑉 = 11, 2. 𝐶𝐶𝐻𝐻2𝑂𝑂2 = 5,6. 𝐶𝐶é𝑞𝑞 𝐻𝐻2𝑂𝑂2
ye

Exercice d’application 5:
te

Une eau oxygénée commerciale a un titre en volume de 10 volumes. Calculer ses


Bi

concentrations molaire et équivalente.


h
at

IV. APPLICATIONS : Cas des solutions binaires


om

On appelle solution binaire une solution qui contient un solvant et un seul soluté.

Soit une solution binaire, avec :


M

𝑚𝑚𝑠𝑠𝐴𝐴 : Masse de solution A

𝑚𝑚𝐴𝐴 : Masse de soluté

𝑚𝑚𝑒𝑒 : Masse d’eau

XA: Fraction molaire de A

𝑥𝑥𝐴𝐴 : Fraction massique du soluté A

On a les expressions suivantes :

msA = 𝑚𝑚𝐴𝐴 + 𝑚𝑚𝑒𝑒 = 𝜌𝜌𝐴𝐴 VA

𝑚𝑚𝐴𝐴 = 𝑚𝑚𝑠𝑠𝐴𝐴 – me = xA 𝑚𝑚𝑠𝑠𝐴𝐴 = [Link] = 𝐶𝐶𝑀𝑀𝐴𝐴 𝑉𝑉𝐴𝐴 MA

𝑚𝑚𝑒𝑒 = 𝑚𝑚𝑠𝑠𝐴𝐴 - 𝑚𝑚𝐴𝐴 = xe 𝑚𝑚𝑠𝑠𝐴𝐴 = (1 - xA) 𝑚𝑚𝑠𝑠𝐴𝐴 = 𝜌𝜌𝜌𝜌Ve

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IV.1. Notion de dilution
La dilution consiste à diminuer la concentration d'une solution A en ajoutant de l’eau pour
obtenir une solution B moins concentrée.

On a le schéma suivant :
𝑉𝑉𝐴𝐴 𝑉𝑉𝐵𝐵
SA �𝐶𝐶𝑀𝑀𝐴𝐴 ; 𝐶𝐶é𝑞𝑞𝑞𝑞 ; 𝐶𝐶𝑚𝑚𝑚𝑚 + Veaj SB �𝐶𝐶𝑀𝑀𝐵𝐵 ; 𝐶𝐶é𝑞𝑞𝑞𝑞 ; 𝐶𝐶𝑚𝑚𝑚𝑚
𝜌𝜌𝐴𝐴 𝜌𝜌𝐵𝐵

Lois d’une dilution :

- Conservation de la matière :
nA = nB ⟹ CMA VA = CMB VB

mA = mB ⟹ CmA VA = CmB VB
néqA = néqB ⟹ CéqA VA = CéqB VB

- Effet d’addition

e
st
𝑚𝑚𝑠𝑠𝐵𝐵 = 𝑚𝑚𝑠𝑠𝐴𝐴 + 𝑚𝑚𝑒𝑒𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑉𝑉𝐵𝐵 = 𝑉𝑉𝐴𝐴 + 𝑉𝑉𝑒𝑒𝑎𝑎𝑎𝑎

i
og
Remarques :
ol
1 - Au cours d’une dilution toutes les grandeurs qui se rapportent au volume de solution, à la
bi
masse de solvant et de solution changent.
le

2 - On appellera « solution mère » la solution concentrée (solution commerciale) à partir de


laquelle on prépare la nouvelle solution (appelée solution diluée).
ye

Exercice d’application 6 :
te
Bi

Un industriel veut éliminer 1 m3 de déchets liquides dont la teneur en nitrates est de 10g/L.
Dans quel volume d’eau doit-il le diluer avant le rejet en rivière, sachant que la législation
h

autorise un maximum de 50 mg/L


at

IV.2. Dosage ou neutralisation et équivalence ou titrage


om

C’est le mélange de deux solutions A et B antagonistes (acide + base ou oxydant + réducteur).


Il se produit une réaction totale entre les deux solutions.
M

A la fin de la réaction (point équivalent), se présentent deux possibilités :

► les deux solutions ont le même nombre d’équivalent : on parle de neutralisation totale.
𝑛𝑛é𝑞𝑞𝐴𝐴 = 𝑛𝑛é𝑞𝑞𝐵𝐵 ⇒ 𝐶𝐶é𝑞𝑞𝐴𝐴 𝑉𝑉𝐴𝐴 = 𝐶𝐶é𝑞𝑞𝐵𝐵 𝑉𝑉𝐵𝐵

► le nombre d’équivalent de l’une des solutions est supérieur à l’autre : on parle de


neutralisation partielle.

Remarque :
Pour faire un dosage, les substances A et B doivent être antagonistes et la réaction entre ces
deux substances doit les conditions suivantes :

⇒ réaction rapide et spontanée: pas besoin d’un catalyseur ou d’une élévation de température

⇒ réaction totale: disparition d’un moins d’un des réactifs

⇒ la fin de la réaction doit être signalée par un changement de coloration ou d’état physique
de la solution (formation d’un précipité)
Responsables du cours : Pr Momar NDIAYE et Pr Abdou Karim Diagne DIAW 7
Attention :

A l’équivalence ne jamais utiliser nA = nB qui n’est valable que lorsque les substances
antagonistes présentent le même nombre de particules actives.

Exercice d’application 7 :

Calculer les volumes d’une solution H2SO4 4,66 éq/L nécessaires pour neutraliser:
a)- 60g de solution KOH 6,63 M, de masse volumique 1,28g/mL.
b)- 250 mL de solution Na2CO3 4% et de masse volumique 1,0363g/mL.

IV.3. Mélange de solutions de même espèce


Soit une solution C obtenue en mélangeant deux solutions aqueuses A et B de même nature.

𝑉𝑉𝐴𝐴 𝑉𝑉𝐵𝐵 𝑉𝑉𝐶𝐶


⎧𝐶𝐶 ⎧ 𝐶𝐶 ⎧ 𝐶𝐶
𝑀𝑀 𝑀𝑀
⎪ 𝜌𝜌 𝐴𝐴 ⎪ 𝜌𝜌 𝐵𝐵 ⎪ 𝜌𝜌𝑀𝑀𝐶𝐶
⎪ 𝐴𝐴 ⎪ 𝐵𝐵 ⎪ 𝑐𝑐
𝔜𝔜𝐴𝐴 𝔜𝔜𝐵𝐵 𝔜𝔜𝐶𝐶
; 𝐶𝐶é𝑞𝑞𝑞𝑞 ; 𝐶𝐶𝑚𝑚𝑚𝑚

e
𝐴𝐴 ; 𝐶𝐶é𝑞𝑞𝑞𝑞 ; 𝐶𝐶𝑚𝑚𝑚𝑚 + B ; 𝐶𝐶é𝑞𝑞𝑞𝑞 ; 𝐶𝐶𝑚𝑚𝑚𝑚 ⟹ C
𝑚𝑚 𝑚𝑚 𝑚𝑚

st
⎨ 𝑆𝑆𝐴𝐴 ⎨ 𝑆𝑆𝐵𝐵 ⎨ 𝑆𝑆𝐶𝐶
⎪ 𝑚𝑚𝐴𝐴 ⎪ 𝑚𝑚𝐵𝐵 ⎪ 𝑚𝑚𝐶𝐶

i
og
⎪𝑚𝑚𝑒𝑒𝐴𝐴 ⎪ 𝑚𝑚𝑒𝑒𝐵𝐵 ⎪ 𝑚𝑚𝑒𝑒𝐶𝐶
⎩ 𝑥𝑥𝐴𝐴 ⎩ 𝑥𝑥𝐵𝐵 ol ⎩ 𝑥𝑥𝐶𝐶
Le mélange est régi par les relations suivantes :
bi
𝑉𝑉𝐶𝐶 = 𝑉𝑉𝐴𝐴 + 𝑉𝑉𝐵𝐵
le

𝑚𝑚𝑆𝑆𝐶𝐶 = 𝜌𝜌𝐶𝐶 𝑉𝑉𝐶𝐶 = 𝑚𝑚𝑆𝑆𝐴𝐴 + 𝑚𝑚𝑆𝑆𝐵𝐵 = 𝜌𝜌𝐴𝐴 𝑉𝑉𝐴𝐴 + 𝜌𝜌𝐵𝐵 𝑉𝑉𝐵𝐵


ye

𝑚𝑚𝐶𝐶 = 𝑚𝑚𝐴𝐴 + 𝑚𝑚𝐵𝐵 = 𝑥𝑥𝐶𝐶 𝑚𝑚𝑆𝑆𝐶𝐶 = 𝑥𝑥𝐶𝐶 (𝑚𝑚𝑆𝑆𝐴𝐴 + 𝑚𝑚𝑆𝑆𝐵𝐵 ) = 𝑥𝑥𝐶𝐶 (𝜌𝜌𝐴𝐴 𝑉𝑉𝐴𝐴 + 𝜌𝜌𝐵𝐵 𝑉𝑉𝐵𝐵 )
te
Bi

𝑚𝑚𝑒𝑒𝐶𝐶 = 𝑚𝑚𝑒𝑒𝐴𝐴 + 𝑚𝑚𝑒𝑒𝐵𝐵 = 𝑥𝑥𝑒𝑒𝐶𝐶 𝑚𝑚𝑆𝑆𝐶𝐶 = 𝑥𝑥𝑒𝑒𝐶𝐶 (𝑚𝑚𝑆𝑆𝐴𝐴 + 𝑚𝑚𝑆𝑆𝐵𝐵 ) = (1- 𝑥𝑥𝐶𝐶 ) (𝜌𝜌𝐴𝐴 𝑉𝑉𝐴𝐴 + 𝜌𝜌𝐵𝐵 𝑉𝑉𝐵𝐵 )
h

= (1 − 𝑥𝑥𝐴𝐴 )𝜌𝜌𝐴𝐴 𝑉𝑉𝐴𝐴 + (1 − 𝑥𝑥𝐵𝐵 )𝜌𝜌𝐵𝐵 𝑉𝑉𝐵𝐵


at

Exercice d’application 8:
om

On mélange 250 mL d’une solution A de Na2CO3 à 40%, de densité 1,824 avec 525 g d’une
M

solution B de Na2CO3 à 16,17 éq/L de masse volumique 1,775 g/mL. Calculer :


1- La concentration molaire des solutions A et B.
2- la concentration molaire de la solution finale notée SC.
3- La molalité de la solution finale.

Responsables du cours : Pr Momar NDIAYE et Pr Abdou Karim Diagne DIAW 8


UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR Année 2022-2023
FACULTE DES SCIENCES ET TECHNIQUES
DEPARTEMENT DE CHIMIE
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Série I –L1BCGS - CHIMIE PHYSIQUE

Exercice 1:
1) Déterminer le nombre de particule active des composés suivants : HClO4 ; H3PO4 ; KOH,
Ba(OH)2 ; Na2SO4 ; K2Cr2O7 ; et Na2S2O3.

2) Ecrire les équations de réaction de KMnO4 en milieu et déterminer l’équivalent-gramme :


a) aqueux neutre
b) en milieu acide très concentré
c) en milieu peu acide

e
Données :

st
Les couples redox à considérer sont : Cr2O72-/ Cr3+ ; S4O62-/ S2O32- ;

i
og
MnO4-/Mn2+ ; MnO4--/MnO2 M(KMnO4) = 158 g/mol

Exercice 2 :
ol
bi
On dispose d’une solution d’acide nitrique (HNO3) (Solution A) de densité 1,33 % et 54% en
masse.
le
ye

Calculer:
te

1°) les concentrations équivalente et massique.


Bi

2°) la concentration molale de la solution A.


3°) le volume de la solution A et la masse d’eau qu’il faut mélanger pour obtenir 1 L d’une
h

solution B de HNO3 20% ?


at
om

Exercice 3 :
Une solution commerciale d’acide chlorhydrique (HCl, solution A) contient 78,07 % en masse
M

de cet acide ; la densité est d = 1,496. On demande de calculer :


1) la masse d’acide contenue dans un litre de la solution A
2) la molalité de la solution A
3) la concentration molaire volumique de la solution A
4) le volume d’eau à ajouter à 55,52 mL de la solution A pour obtenir une solution B normale.
5) la densité de la solution B. Données : Cl = 35,5 ; H = 1.

Exercice 4:
Pour préparer une solution Sc, on mélange 315 mL d’une solution A de Na2CO3 35,5 % en
masse et de densité dA = 1,824 avec 475 mL d’une solution B de Na2CO3 29,8 % en masse et
de masse volumique 1,173 g/mL. Calculer :
1) la molalité de la solution Sc
2) la densité de la solution Sc
3) les fractions massiques
Exercice 5:
Calculer les volumes d’une solution H2SO4 4,66 éq/L nécessaires pour neutraliser:
a)- 60g de solution KOH 6,63 M, de masse volumique 1,28g/mL.
b)- 250 mL de solution Na2CO3 4% et de masse volumique 1,0363g/mL.
c)- 500 mL de solution KHCO3 0,833 molale de masse volumique 1,0534g/mL.
d)- 74,2 g de solution NaOH de fraction molaire 0,025.

Exercice 6:
Sur un flacon contenant de l’eau oxygénée, il est marqué 8 Volumes. Que signifie cette
information ? En déduire les concentrations molaire, équivalente et massique de cette solution
A.
1°) Calculer le volume à prélever de ce flacon pour préparer 1 litre d’une solution B
décimolaire.

2°) Calculer le volume de permanganate de sodium 0,01 M nécessaire pour doser une prise de

e
st
10 mL de la solution diluée d’eau oxygénée en présence d’acide sulfurique concentrée. .

i
og
Exercice 7:
Une solution d’eau de Javel (NaClO) a un titre chlorométrique égal à 2,24°.
ol
1°) Calculer les concentrations équivalente et molaire de cette solution.
bi
2°) Quel est le volume d’eau à ajouter à 85 mL de cette solution pour que son titre soit égal à
le

0,6°.
3°) Une prise de 10 mL de la solution ainsi obtenue est neutralisée par une solution de
ye

thiosulfate de sodium (Na2S2O3) 0,2 M en présence d’un excès de KI et de 10 mL d’acide


te

chlorhydrique normale. Calculer le volume du thiosulfate de sodium permettant cette


Bi

neutralisation.
h
at
om
M
UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR Année 2022-2023
FACULTE DES SCIENCES ET TECHNIQUES
DEPARTEMENT DE CHIMIE
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Correction Série I –L1 BCGS - CHIMIE PHYSIQUE


Exercice 1:
1) HClO4 H+ + ClO4- KOH K+ + HO- p =1éq/mol
p=1éq/mol
Ba(OH)2 Ba2+ + 2HO-
3-
H3PO4 3H+ + PO4 p=2éq/mol
p=3 éq/mol
Cr2O7 - +14H++6e 2Cr3+ + 7H2O p=6 éq/mol
2S2O32- 2S4O62- + 2e- p =1 éq/mol

e
i st
og
158
2) a) KMnO4 MnO4- + K+ p=1 éq/mol meq-g= 1
= 158 g/eq
ol 158
bi
b) MnO4 - +8H++5e- Mn2+ + 7H2O p=5 éq/mol meq-g= 5
= 31,6 g/eq
le

158
c) MnO4 - +4H++3e- MnO2 + 2H2O p=3 éq/mol meq-g= 3
= 52,66 g /eq
ye
te

Exercice 2:
Bi

𝑥𝑥𝐴𝐴 𝜌𝜌𝐴𝐴 0.54𝑋𝑋1330


1) 𝐶𝐶𝐴𝐴 = = 𝟏𝟏𝟏𝟏, 𝟒𝟒𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚/𝐿𝐿
h

=
𝑀𝑀𝐴𝐴 63
at
om

𝒑𝒑 = 𝟏𝟏éq/mol 𝒆𝒆𝒆𝒆 𝑪𝑪𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆 = 𝐩𝐩𝐶𝐶𝐴𝐴 = 1 𝑥𝑥𝟏𝟏𝟏𝟏, 𝟒𝟒 = 𝟏𝟏𝟏𝟏, 𝟒𝟒 𝒆𝒆𝒆𝒆/𝐿𝐿 et 𝑪𝑪𝒎𝒎𝒎𝒎 = M𝐶𝐶𝐴𝐴 = 718,2 g/L

𝑥𝑥 𝑥𝑥103
M

0,54𝑥𝑥1000
2) ɱA =𝑀𝑀 𝐴𝐴(1−𝑥𝑥 =63(1−0,54)=18,63354 molale
𝐴𝐴 𝐴𝐴 )

𝑉𝑉𝐴𝐴 =? 𝑉𝑉𝑆𝑆𝑆𝑆 =?
3) 𝑆𝑆𝐴𝐴 � 𝑑𝑑𝐴𝐴 = 1,496 Veaj 𝑆𝑆𝐵𝐵 � 𝑑𝑑𝐴𝐴 = 1,496
𝑥𝑥𝐴𝐴 = 54% 𝑥𝑥𝐵𝐵 = 20%
𝑥𝑥𝐵𝐵 (𝑚𝑚𝑆𝑆𝑆𝑆 ) 𝑥𝑥𝐵𝐵 (𝜌𝜌𝐴𝐴 𝑉𝑉𝐴𝐴 + 𝜌𝜌𝑒𝑒 𝑉𝑉𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 ) 𝑥𝑥𝐵𝐵 𝜌𝜌𝑒𝑒
𝑛𝑛𝐴𝐴 =𝑛𝑛𝐵𝐵 𝐶𝐶𝐴𝐴 𝑉𝑉𝐴𝐴 = 𝑀𝑀𝐵𝐵
= 𝑉𝑉𝐴𝐴 = 𝑀𝑀 𝑉𝑉𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒
𝑀𝑀𝐵𝐵 𝐵𝐵 𝐶𝐶𝐴𝐴 − 𝑥𝑥𝐵𝐵 𝜌𝜌𝐴𝐴

1000𝑥𝑥0,2
𝑉𝑉𝐴𝐴 = 63𝑥𝑥11,4− 0,2𝑥𝑥1330 𝑉𝑉𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑉𝑉𝐴𝐴 = 1,105 𝑉𝑉𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 et 𝑉𝑉𝐴𝐴 + 𝑉𝑉𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 = 1

𝑽𝑽𝑨𝑨 = 525 mL 𝒎𝒎𝒆𝒆 = 474,901g

1
Exercice 3:

1) 𝑚𝑚𝐴𝐴 =𝑥𝑥𝐴𝐴 𝜌𝜌𝐴𝐴 𝑉𝑉𝑆𝑆𝑆𝑆 = 0,7807x1496x1 = 1167,9272 g


𝑥𝑥 𝑥𝑥103 0,7807𝑥𝑥1000
2) ɱA =𝑀𝑀 𝐴𝐴(1−𝑥𝑥 )= 36(1−0,7807)= 97,4 molale
𝐴𝐴 𝐴𝐴
𝑥𝑥𝐴𝐴 𝜌𝜌𝐴𝐴 0.7807𝑋𝑋1496
3) 𝐶𝐶𝐴𝐴 = = = 32 mol/L
𝑀𝑀𝐴𝐴 36,5
𝑉𝑉𝐴𝐴 = 55,52 𝑚𝑚𝑚𝑚 𝐶𝐶𝐵𝐵 = 1𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚/𝐿𝐿
4) � 𝐶𝐶𝐴𝐴 = 32 Veaj 𝑆𝑆𝐵𝐵 � 𝑑𝑑𝐴𝐴
𝑥𝑥𝐴𝐴 = 78,07% 𝑡𝑡

e
𝐶𝐶𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑉𝑉𝐴𝐴 = 𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐵𝐵 (𝑉𝑉𝐴𝐴 + 𝑉𝑉𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 ) avec p=1 𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶 ≈ 𝐶𝐶

st
𝑉𝑉𝐴𝐴 (𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐴𝐴 − 𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐵𝐵 ) 0,05552(32−1)
𝑉𝑉𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 = =

i
og
𝐶𝐶𝐵𝐵 1
𝑽𝑽𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆 = 1,7210092 L
ol
bi
Exercice 4:
le

(𝑛𝑛𝐴𝐴 + 𝑛𝑛𝐵𝐵 ) 103 (𝑚𝑚𝐴𝐴 + 𝑚𝑚𝐵𝐵 ) 103 (𝑥𝑥𝐴𝐴 𝑚𝑚𝑠𝑠𝑠𝑠 + 𝑥𝑥𝐵𝐵 𝑚𝑚𝑚𝑚𝐵𝐵 ) 103
ye

1) ɱC = = =
𝑚𝑚𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑀𝑀(𝑚𝑚𝑒𝑒𝑒𝑒 +𝑚𝑚𝑒𝑒𝑒𝑒 ) 𝑀𝑀[ �1−𝑥𝑥𝐴𝐴 ) 𝜌𝜌𝐴𝐴 𝑉𝑉𝐴𝐴 + (1−𝑥𝑥𝐵𝐵 ) 𝜌𝜌𝐵𝐵 𝑉𝑉𝐵𝐵 )�]
te

3
10 (0,355𝑥𝑥1824𝑥𝑥0,315 +0,298𝑥𝑥1173𝑥𝑥0,475)
2) ɱC =
Bi

106[(1−0,355)1824𝑥𝑥0,315 + (1−0,298)1173𝑥𝑥0,475]
ɱC= 4,5825823 molale
h

(𝑚𝑚𝑆𝑆𝑆𝑆 + 𝑚𝑚𝑆𝑆𝑆𝑆 ) 𝜌𝜌𝐴𝐴 𝑉𝑉𝐴𝐴 + 𝜌𝜌𝐵𝐵 𝑉𝑉𝐵𝐵 (1824𝑥𝑥0,315 +1173𝑥𝑥0,475)


at

3) ρC = = =
𝑉𝑉𝐶𝐶 𝑉𝑉𝐴𝐴 + 𝑉𝑉𝐵𝐵 0,315 + 0,475
om

ρC = 1432,57594 g/L dC = 1,43257594


ɱC MC (4,58521682 𝑥𝑥 106)
4) 𝑥𝑥C =
M

=
ɱC MC + 103 4,58521682 𝑥𝑥 106 + 103
𝒙𝒙C = 32,69 % 𝒙𝒙e = 67,31 %

Exercice 5 :

𝑝𝑝𝐾𝐾𝐾𝐾𝐾𝐾 (𝑚𝑚𝑚𝑚𝐾𝐾𝐾𝐾𝐾𝐾 × 𝐶𝐶𝐾𝐾𝐾𝐾𝐾𝐾 )


a) 𝑛𝑛𝑒𝑒𝑒𝑒𝐻𝐻2 𝑆𝑆𝑂𝑂4 =𝑛𝑛𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒0𝐻𝐻 𝑁𝑁𝑒𝑒𝑒𝑒𝐻𝐻2 𝑆𝑆𝑂𝑂4 × 𝑉𝑉𝐻𝐻2 𝑆𝑆𝑂𝑂4 =
𝜌𝜌𝐾𝐾𝐾𝐾𝐾𝐾

(𝒎𝒎𝒎𝒎𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲 × 𝑪𝑪𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲 ) (𝟔𝟔𝟔𝟔 × 𝟔𝟔,𝟔𝟔𝟔𝟔)


𝑽𝑽𝑯𝑯𝟐𝟐 𝑺𝑺𝑶𝑶𝟒𝟒 =𝑝𝑝𝐾𝐾𝐾𝐾𝐾𝐾 = 𝟏𝟏𝟏𝟏 = 0,066691 L
𝑵𝑵𝒆𝒆𝒆𝒆𝑯𝑯𝟐𝟐 𝑺𝑺𝑶𝑶𝟒𝟒 × 𝝆𝝆𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲 𝟒𝟒,𝟔𝟔𝟔𝟔 × 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏

𝑝𝑝𝑵𝑵𝑵𝑵𝟐𝟐 𝑪𝑪𝑶𝑶𝟑𝟑 (𝒙𝒙𝑵𝑵𝑵𝑵𝟐𝟐 𝑪𝑪𝑶𝑶𝟑𝟑 × 𝝆𝝆𝑵𝑵𝑵𝑵 ×𝑽𝑽𝑵𝑵𝑵𝑵𝟐𝟐 𝑪𝑪𝑶𝑶𝟑𝟑 ) 𝟐𝟐(𝟎𝟎,𝟎𝟎𝟎𝟎 ×𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏,𝟑𝟑 × 𝟎𝟎,𝟐𝟐𝟐𝟐)
𝟐𝟐 𝑪𝑪𝑶𝑶𝟑𝟑
b) 𝑽𝑽𝑯𝑯𝟐𝟐 𝑺𝑺𝑶𝑶𝟒𝟒 = =
𝑵𝑵𝒆𝒆𝒆𝒆𝑯𝑯𝟐𝟐 𝑺𝑺𝑶𝑶𝟒𝟒 × 𝑴𝑴𝑵𝑵𝑵𝑵 𝑪𝑪𝑶𝑶 𝟒𝟒,𝟔𝟔𝟔𝟔 × 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏
𝟐𝟐 𝟑𝟑

𝑽𝑽𝑯𝑯𝟐𝟐 𝑺𝑺𝑶𝑶𝟒𝟒 = 0,0418772 L

2
c)
𝑝𝑝𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶𝟑𝟑 (𝒙𝒙𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶𝟑𝟑 × 𝝆𝝆𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶 ×𝑽𝑽𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶𝟑𝟑 ) 𝑝𝑝𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶𝟑𝟑 ɱK𝑯𝑯𝑯𝑯𝑶𝑶𝟑𝟑 MK𝑯𝑯𝑯𝑯𝑶𝑶𝟑𝟑 ( 𝝆𝝆𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶 ×𝑽𝑽𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶𝟑𝟑 )
𝑽𝑽𝑯𝑯𝟐𝟐 𝑺𝑺𝑶𝑶𝟒𝟒 = 𝟑𝟑
= 𝑥𝑥 𝟑𝟑
𝑵𝑵𝒆𝒆𝒆𝒆𝑯𝑯𝟐𝟐 𝑺𝑺𝑶𝑶𝟒𝟒 ×𝑴𝑴𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶 ɱ𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶𝟑𝟑 MK𝑯𝑯𝑯𝑯𝑶𝑶𝟑𝟑 + 103 𝑵𝑵𝒆𝒆𝒆𝒆𝑯𝑯𝟐𝟐 𝑺𝑺𝑶𝑶𝟒𝟒 ×𝑴𝑴𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶
𝟑𝟑 𝟑𝟑
(𝟎𝟎,𝟖𝟖𝟖𝟖𝟖𝟖 ×𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏) (𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏,𝟒𝟒 ×𝟎𝟎,𝟓𝟓)
𝑽𝑽𝑯𝑯𝟐𝟐 𝑺𝑺𝑶𝑶𝟒𝟒 = × = 0,086985 L
𝟎𝟎,𝟖𝟖𝟖𝟖𝟖𝟖 ×𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏+ 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟑𝟑 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏 ×𝟒𝟒,𝟔𝟔𝟔𝟔
(𝒙𝒙𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵 × 𝒎𝒎𝒎𝒎𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵 ) (𝑿𝑿𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵 × 𝑴𝑴𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵 ) ( 𝒎𝒎𝒎𝒎𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵 )
d) 𝑽𝑽𝑯𝑯𝟐𝟐 𝑺𝑺𝑶𝑶𝟒𝟒 = = ×
𝑵𝑵𝒆𝒆𝒆𝒆𝑯𝑯𝟐𝟐 𝑺𝑺𝑶𝑶𝟒𝟒 ×𝑴𝑴𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵 𝑿𝑿𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵 (𝑴𝑴𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵 −𝑴𝑴𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆 )+𝑴𝑴𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆 𝑵𝑵𝒆𝒆𝒆𝒆𝑯𝑯𝟐𝟐 𝑺𝑺𝑶𝑶𝟒𝟒 ×𝑴𝑴𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵

(𝟎𝟎,𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎 ×𝟒𝟒𝟒𝟒) (𝟕𝟕𝟕𝟕,𝟐𝟐)


𝑽𝑽𝑯𝑯𝟐𝟐 𝑺𝑺𝑶𝑶𝟒𝟒 = × = 0,021459 L
𝟎𝟎,𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎 (𝟒𝟒𝟒𝟒−𝟏𝟏𝟏𝟏)+𝟏𝟏𝟏𝟏 𝟒𝟒𝟒𝟒 ×𝟒𝟒,𝟔𝟔𝟔𝟔

Exercice 6 :
𝑇𝑇𝑣𝑣 8
𝐶𝐶𝑀𝑀 = = 11,2 = 0,71428 L 𝐶𝐶𝑚𝑚 =0,71428×34= 24,2857g/L et 𝐶𝐶𝑒𝑒𝑒𝑒 = 𝟏𝟏, 𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒 N
11,2

𝐶𝐶𝑓𝑓 𝑉𝑉𝑓𝑓 0,1×1


1) 𝐶𝐶𝑓𝑓 𝑉𝑉𝑓𝑓 = 𝐶𝐶𝑖𝑖 𝑉𝑉𝑖𝑖 𝑉𝑉𝑖𝑖 = 𝑉𝑉𝑖𝑖 =0,71428= 0,14 L

e
𝐶𝐶𝑖𝑖

st
2) 𝑪𝑪𝑪𝑪𝑪𝑪𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶𝟒𝟒 × 𝑽𝑽𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶𝟒𝟒 = 𝑪𝑪𝒆𝒆𝒆𝒆𝑯𝑯𝟐𝟐𝑶𝑶𝟐𝟐 × 𝑽𝑽𝑯𝑯𝟐𝟐𝑶𝑶𝟐𝟐

i
og
𝒑𝒑𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶𝟒𝟒 𝑪𝑪𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶𝟒𝟒 × 𝑽𝑽𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶𝟒𝟒 = 𝒑𝒑𝑯𝑯𝟐𝟐𝑶𝑶𝟐𝟐 𝑪𝑪𝑯𝑯𝟐𝟐𝑶𝑶𝟐𝟐 × 𝑽𝑽𝑯𝑯𝟐𝟐𝑶𝑶𝟐𝟐
ol 𝟐𝟐𝑪𝑪𝑯𝑯𝟐𝟐𝑶𝑶𝟐𝟐 ×𝑽𝑽𝑯𝑯𝟐𝟐 𝑶𝑶𝟐𝟐
bi
3) 𝟓𝟓𝑪𝑪𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶𝟒𝟒 × 𝑪𝑪𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶𝟒𝟒 = 𝟐𝟐𝑪𝑪𝑯𝑯𝟐𝟐𝑶𝑶𝟐𝟐 × 𝑽𝑽𝑯𝑯𝟐𝟐𝑶𝑶𝟐𝟐 d’où 𝑪𝑪𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶𝟒𝟒 =
𝟓𝟓𝑪𝑪𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶𝟒𝟒
le

𝟐𝟐×𝟎𝟎,𝟏𝟏×𝟏𝟏𝟏𝟏
𝑪𝑪𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑲𝑶𝑶𝟒𝟒 = = 40 mL
ye

𝟓𝟓×𝟎𝟎,𝟎𝟎𝟎𝟎
te

Exercice 7 :
Bi

𝐷𝐷° 2,4
1) 𝐶𝐶𝑀𝑀 =22,4 = 22,4 = 0,1 M 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝐶𝐶𝑒𝑒𝑒𝑒 = 𝑝𝑝𝐶𝐶𝑀𝑀 = 0,2 N
h
at

𝐷𝐷𝑓𝑓° 22,4𝐶𝐶𝑀𝑀𝑀𝑀 𝑉𝑉𝑖𝑖 22,4×0,1×85


om

2) 𝐶𝐶𝑀𝑀𝑀𝑀 =22,4 𝐶𝐶𝑀𝑀𝑀𝑀 𝑉𝑉𝑓𝑓 =𝐶𝐶𝑀𝑀𝑀𝑀 𝑉𝑉𝑖𝑖 𝑉𝑉𝑓𝑓 = = = 317,333 mL


𝐷𝐷𝑓𝑓° 0,6
M

𝑉𝑉𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 = 𝑉𝑉𝑓𝑓 − 𝑉𝑉𝑖𝑖 = 317,333 − 85 = 232,33 mL

3) 𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝑁𝑁𝑁𝑁2𝑆𝑆2𝑂𝑂3 × 𝑉𝑉𝑁𝑁𝑁𝑁2𝑆𝑆2𝑂𝑂3 = 𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 × 𝑉𝑉𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁


𝑝𝑝𝑁𝑁𝑁𝑁2 𝑆𝑆2 𝑂𝑂3 𝐶𝐶𝑁𝑁𝑁𝑁2𝑆𝑆2 𝑂𝑂3 × 𝑉𝑉𝑁𝑁𝑁𝑁2 𝑆𝑆2 𝑂𝑂3 = 𝑝𝑝𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝐶𝐶𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 × 𝑉𝑉𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁
2𝐶𝐶𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 ×𝑉𝑉𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝐷𝐷𝑓𝑓° 𝑜𝑜,6
4) 𝐶𝐶𝑁𝑁𝑁𝑁2𝑆𝑆2𝑂𝑂3 × 𝑉𝑉𝑁𝑁𝑁𝑁2𝑆𝑆2𝑂𝑂3 = 2𝐶𝐶𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 × 𝑉𝑉𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑉𝑉𝑁𝑁𝑁𝑁2 𝑆𝑆2 𝑂𝑂3 = avec 𝐶𝐶𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 =22,4 =22,4
𝐶𝐶𝑁𝑁𝑁𝑁2 𝑆𝑆2 𝑂𝑂3
𝟐𝟐×𝟎𝟎,𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎×𝟏𝟏𝟏𝟏
𝑽𝑽𝑵𝑵𝑵𝑵𝟐𝟐𝑺𝑺𝟐𝟐𝑶𝑶𝟑𝟑 = = 2,67857 mL
𝟎𝟎,𝟐𝟐

3
e
sti
og
ol
bi
le
ye
te
Bi

Pr Momar NDIAYE et Pr Abdou Karim Diagne DIAW


h
at

Département de Chimie
om

FACULTÉ DES SCIENCES ET TECHNIQUES


M

Université Cheikh Anta DIOP de Dakar


TABLE DES MATIERES
RAPPELS SUR LES GAZ PARFAITS - NOTIONS de THERMOCHIMIE
Plan du cours
I. Rappel sur les gaz Parfaits
I.1. Propriétés générales et caractéristiques des gaz
I. 2. Les gaz parfaits
I.2.1. Lois des gaz parfaits
I.2.2. Mélange de gaz parfaits
II. NOTIONS THERMODYNAMIQUES
II.1 DEFINITIONS
II.1.1 Système Thermodynamique
II.1.2. Variables d'état

e
[Link] intensives

st
[Link] extensives

i
og
II.1.3. Fonction d'état
II.2. Thermochimie
ol
bi
1I.2.1.1. Chaleur massique
le

1I.2.1.2. Capacité calorifique


ye

1I.2.1.3. Valeur en eau


te

1I.2.1.4. Chaleur Latente


Bi

II.2.1.5. Echange de chaleur et équilibre thermique


h
at

II.2.2 Notion d’énergie interne


om

II.2.3 Notion d’enthalpie


II.3. Les différentes formes d'énergie échangée entre le système et le milieu extérieur
M

III. Evolution d’un système


III.1. Le premier principe de la thermodynamique
III.1.1. Enoncé
III.1.2. Expression mathématique
III.1.3. Transformation à volume constant (isochore)
III.1.4. Transformation à pression constante (isobare)
I. Rappel sur les gaz Parfaits
I.1 Propriétés générales et caractéristiques des gaz
Les gaz possèdent certaines propriétés, qui les distinguent des liquides et des solides. Parmi
celles-ci, on distingue :

- faible masse volumique ;


- sensibilité à la pression (grande compressibilité) ;
- pas de forme fixe, ni de surface ;
- mélange toujours homogène (grande miscibilité) ;
- libre parcours des molécules dans l’espace.

Les gaz sont généralement caractérisés par trois paramètres que sont :

- La pression, notée P ; elle s’exprime en atmosphères, pascals, bars, cm de Hg, mm de


Hg.
- Le volume, noté V s’exprime le plus souvent en litre (L) mais aussi en mètre cube (m3).
- La température : elle est notée t ou θ si elle exprimée en degrés Celsius (°C) et T si elle

e
st
exprimée en degrés Kelvin (K) (T et t sont liés par la relation : T = t + 273,15).

i
og
I.2 Les gaz parfaits
Le modèle de gaz parfait repose sur les hypothèses suivantes :
ol
bi
- les molécules sont assimilables à des masses ponctuelles, de volume négligeable devant
le volume occupé par le gaz ;
le

- il n’existe pas d’interaction entre les molécules du gaz


- la distance parcourue par une molécule entre deux collisions est grande devant les
ye

dimensions de la molécule.
te

NB :
Bi

Même dans les conditions les plus favorables (température élevée, pression, masse molaire
h

moléculaire et polarité faibles), aucun gaz n’a jamais pu vérifier entièrement les hypothèses ci-
at

dessus. Donc il n’existe pas de gaz réellement parfaits. Toutefois, certains gaz peuvent être
om

assimilés plus ou moins comme un gaz parfait dans certaines conditions.

I.2.1 Lois des gaz parfaits


M

On peut faire subir plusieurs transformations à un gaz en jouant sur les paramètres qui le
caractérisent : la Température, la Pression, le Volume…

On distinguera ainsi : une transformation isotherme (T= cte), une transformation isobare (P=
cte), une transformation isochore (V= cte) et une transformation adiabatique (Q= 0).

Au cours de ces transformations on peut établir les lois suivantes :

• Loi de Boyle-Mariotte

A température constante, (transformation isotherme) le produit PV reste constant pour une


masse donnée de gaz parfait. La pression P est ainsi inversement proportionnelle au volume V.

• Loi de Gay-Lussac
𝐕𝐕
A pression constante, (transformation isobare) le rapport reste constant pour une masse
𝐓𝐓
donnée de gaz parfait. Le volume V est donc proportionnel à la température T absolue.

• Loi de Charles
Responsables du cours : Pr Momar NDIAYE et Pr Abdou Karim Diagne DIAW 1
𝐏𝐏
A volume constant (transformation isochore), le rapport reste constant pour une masse
𝐓𝐓
donnée de gaz parfait. La pression P est donc proportionnelle à la température T absolue.

• Loi générale des gaz parfaits

En plus de ces lois décrites précédemment (Mariotte, Gay-Lussac et Charles), les gaz parfaits
obéissent à une loi générale appelée loi des gaz parfaits :

𝐏𝐏𝐏𝐏 = 𝐧𝐧𝐧𝐧𝐧𝐧

P = la pression

T = la température

V = le volume

n = moles de gaz parfaits

R = constante des gaz parfaits.

e
Détermination de R :

st
Dans les conditions normales de température et de pression (CNTP), une mole de gaz parfait

i
og
occupe un volume V = 22,414 L (soit Vm = 22,414·L·mol-1), sous une pression P0 = 1 atm et à la
température T0 = 273,15 K. ol
bi
𝐏𝐏𝐏𝐏
𝐑𝐑 =
𝐧𝐧𝐧𝐧
le

AN :
ye

1 × 22,414
R= = 0,08206 L. atm. mol−1 . K −1
te

1 × 273,15
Bi

𝐑𝐑 ≈ 𝟎𝟎, 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎 𝐋𝐋. 𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚. 𝐦𝐦𝐦𝐦𝐦𝐦−𝟏𝟏 . 𝐊𝐊 −𝟏𝟏


h

Si on utilise les unités du système international, on a : 1 atm = 101325 Pa, le volume V est
at

exprimé en m3 (V=0,022414 m3) et donc :


om

101325 × 0,022414
R= = 8,314 J. mol−1 . K −1
1 × 273,15
M

• Loi de Lavoisier

Lors d’une transformation adiabatique, Q = 0, on a aussi les relations suivantes :

PV γ = cte
TV γ−1 = cste
TP1−γ = cste
On définit aussi :
- Le coefficient adiabatique, dit coefficient de Laplace :

𝐂𝐂𝐏𝐏
= 𝛄𝛄 ou 𝐂𝐂𝐏𝐏 = 𝛄𝛄𝐂𝐂𝐕𝐕 (𝟏𝟏)
𝐂𝐂𝐕𝐕

- La relation de Meyer : 𝐂𝐂𝐏𝐏 = 𝐂𝐂𝐕𝐕 + 𝐑𝐑 ou 𝐂𝐂𝐏𝐏 − 𝐂𝐂𝐕𝐕 = 𝐑𝐑 (𝟐𝟐)

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Ces deux relations conduisent à :
(2) dans (1) γCV − CV = R ⇒ (γ − 1)CV = R

𝟏𝟏
𝐂𝐂𝐕𝐕 = 𝐑𝐑
𝛄𝛄 − 𝟏𝟏

R R (γ − 1)R (1 + γ − 1)R
CP = +R= + =
γ−1 γ−1 γ−1 γ−1
𝛄𝛄
𝐂𝐂𝐏𝐏 = 𝐑𝐑
𝛄𝛄 − 𝟏𝟏
𝟓𝟓
Pour un gaz parfait monoatomique, γ = 𝟑𝟑
𝟕𝟕
Pour un gaz parfait diatomique, γ = 𝟓𝟓

I.2.2 Mélange de gaz parfaits

e
Soit un mélange de gaz parfaits (nombre total de moles = n), dont le volume total est V et la

st
pression totale P. En admettant que le mélange des gaz parfaits se comporte lui-même comme

i
og
un gaz parfait, on peut lui appliquer la loi générale :
𝐏𝐏𝐭𝐭 𝐕𝐕 = 𝐧𝐧𝐭𝐭 𝐑𝐑𝐑𝐑
ol
bi
Par ailleurs, chaque constituant i du mélange, occupe un certain volume appelé volume réduit
Vi et peut être caractérisé par sa fraction molaire Xi ou sa pression partielle Pi.
le

Pression partielle (Pi)


ye

C’est la pression (fictive) qu’aurait le gaz i s’il occupait seul le volume total (V) du mélange,
te

à la même température. Si ni est le nombre de moles de i, on peut appliquer à ce gaz la loi des
Bi

gaz parfaits : 𝐏𝐏𝐢𝐢 𝐕𝐕 = 𝐧𝐧𝐢𝐢 𝐑𝐑𝐑𝐑 Équation 1


h

• Volume réduit (Vi)


at
om

C’est le volume qu’occuperait le gaz i s’il était à la pression totale P.

𝐏𝐏𝐕𝐕𝐢𝐢 = 𝐧𝐧𝐢𝐢 𝐑𝐑𝐑𝐑 Équation 2


M

• Loi de Dalton

La pression d’un mélange de gaz parfaits est la somme des pressions partielles des différents
gaz constituant ce mélange :
∑ 𝐏𝐏𝐢𝐢 = ∑ 𝐗𝐗 𝐢𝐢 𝐏𝐏 = 𝐏𝐏

En combinant les relations (1) et (2), on peut montrer aisément que :


𝐏𝐏𝐢𝐢 𝐕𝐕𝐢𝐢
= = 𝐗𝐗 𝐢𝐢
𝐏𝐏 𝐕𝐕
Xi Fraction molaire du gaz i

• Masse molaire moyenne d’un mélange de gaz parfaits

La masse molaire moyenne (ou apparente) d’un mélange de gaz parfaits est le rapport entre
la masse totale de gaz et le nombre total de moles de gaz. On peut également la définir comme

Responsables du cours : Pr Momar NDIAYE et Pr Abdou Karim Diagne DIAW 3


étant égale à la somme algébrique des masse molaires des différents constituants affectés d’un
coefficient appelé fraction molaire.
𝐦𝐦𝟏𝟏 + 𝐦𝐦𝟐𝟐 + 𝐦𝐦𝟑𝟑 + ⋯ 𝐧𝐧𝟏𝟏 𝐧𝐧𝟐𝟐 𝐧𝐧𝟑𝟑
� =
𝐌𝐌 = 𝐱𝐱 𝐌𝐌𝟏𝟏 + 𝐱𝐱 𝐌𝐌𝟐𝟐 + 𝐱𝐱 𝐌𝐌𝟑𝟑 + ⋯ = �(𝐗𝐗 𝐢𝐢 𝐌𝐌𝐢𝐢 )
𝐧𝐧𝐭𝐭 𝐧𝐧𝐭𝐭 𝐧𝐧𝐭𝐭 𝐧𝐧𝐭𝐭

• Densité d’un gaz parfait par rapport à l’air

Pour les gaz, l’air est généralement pris comme référence dans les calculs de densité.
Connaissant la composition de l’air (en moyenne de 78 % d’azote, 21 % d’oxygène et 1 % d’argon)
on peut facilement calculer sa masse molaire moyenne (Mair = 29) et exprimer la densité de
n’importe quel gaz par rapport à celui-ci.

Ainsi, la densité d’un gaz par rapport à l’air, représente le rapport entre la masse volumique
de ce gaz et celle de l’air, dans les mêmes conditions de température et de pression :
𝑀𝑀 𝑀𝑀
𝑑𝑑 = =

𝑀𝑀𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 29

Exercice : d’application 1 :

e
st
Une mole de gaz parfait, pour lequel Cp/Cv est égal à 1,4 décrit le cycle de transformations réversibles

i
og
suivant, appelé cycle de Carnot :

ol
Transformation AB : détente isotherme, de VA = 1L à VB = 5L, à TA = 400K.
bi
• Transformation BC : détente adiabatique, de VB à VC.
• Transformation CD : compression isotherme, de VC à VD = VC/5, à TC = 372K.
le

• Transformation DA : compression adiabatique, de VD à VA.


ye

a) Calculer les variables d’états : PB, VB, TB, PC et VC.


te

b) Représenter cette série de transformations sur un diagramme (P, V).


Bi

II. Notions Thermodynamiques


La thermodynamique chimique est une science qui étudie les variations énergétiques
h

accompagnant les réactions physico-chimiques. L’étude de cette branche de la chimie est


at

importante non seulement parce qu’elle fournit des renseignements relatifs à l’énergie que l’on
om

peut obtenir des réactions chimiques mais aussi parce qu’elle permet d’établir des théories
concernant les liaisons chimiques et les structures moléculaires.
M

II.1 Définitions
II.1.1 Système Thermodynamique
C’est l’ensemble des substances contenus à l’intérieur d’une surface fermée réelle ou non. Le
système peut échanger avec le reste de l’univers dit milieu extérieur de la quantité de matière
et de l’énergie.

Responsables du cours : Pr Momar NDIAYE et Pr Abdou Karim Diagne DIAW 4


En fonction de la nature des échanges on distingue :

Système ouvert : échange de chaleur et de matière entre le système et le milieu extérieur.

Système fermé ou clos : uniquement échange de chaleur avec le milieu extérieur, pas
d’échange de matière.

Système isolé : aucun échange, ni chaleur, ni de matière entre le système et le milieu


extérieur.

II.1.2 Variables d'états


L’état d’un système est défini par un certain nombre de grandeurs comme : la pression, la
température, le volume, le nombre de mole, la densité, les compositions (molaire, massique,
équivalente).

Ces grandeurs, qui changent selon l’état du système, sont appelées Variables d’états.

On distingue deux types de variables d’états :

II.1.2.1 Variables intensives

e
Une variable est dite intensive lorsque sa valeur ne dépend pas de la quantité de matière

st
mise en jeu.

i
og
Exemple : la température, la pression, la densité, la masse volumique
ol
Une variable intensive garde la valeur en tout point du système.
bi
II.1.2.2 Variables extensives
le

Une variable est dite extensive lorsque sa valeur dépend de la quantité de matière mise en
jeu.
ye

Exemple : la masse, le volume, le nombre de mole, la chaleur, le travail.


te
Bi

Les variables extensives sont additives.


h

II.1.3 Fonction d'état


at

Une fonction d’état est une grandeur macroscopique qui décrit l’état d’un système. Elle est
om

définie par les variables d’état.

Une fonction d’état F (P, V, T, ni...), dépend des variables d’état (P, V, T, ni...).
M

Une fonction d’état est indépendante du chemin suivi mais dépend de l’état initial et de l’état
final.

II.2 Thermochimie

La thermochimie est la partie de la chimie qui étudie les phénomènes thermiques échangés entre un
système et le milieu extérieur ou accompagnant les réactions chimiques.

Certaines réactions peuvent dégager de la chaleur, on dit qu'elles sont exothermiques. En revanche,
celles qui en absorbent, sont endothermiques.

II.2.1 Notion de chaleur et d’énergie

Chaque substance, du fait de sa structure et de son état physique, emmagasine une certaine énergie.
Cette énergie est déterminée par la chaleur massique (ou molaire) ou la capacité calorifique.

Responsables du cours : Pr Momar NDIAYE et Pr Abdou Karim Diagne DIAW 5


II.2.1.1 Chaleur massique
La chaleur massique d’un corps ou capacité thermique massique est la quantité de chaleur
nécessaire pour élever d'un degré la température de l'unité de masse (ou de mole) du corps.

Elle est généralement notée cp ou cv (cp ou cv) et s’exprime en J.g-1.K-1 ou [Link]-1.K-1.

A pression constante : Q = m cp.ΔT ou Q = n cp.ΔT

A volume constant Q = m cv.ΔT ou Q = n cv.ΔT

Pour une transformation par un corps de masse m ou de nombre de mole n, de T1 à T2, la


quantité de chaleur reçue ou cédée est donnée par :

Q = m. c. ΔT ou Q = n. c. ΔT avec ΔT = T2 – T1

II.2.1.2 Capacité calorifique


La capacité thermique ou calorifique est l'énergie qu'il faut apporter à un corps pour
augmenter sa température d'un degré.

Elle est notée Cp ou Cv et s'exprime en joule par kelvin (J/K) ou kJ/K.

e
st
C'est une grandeur extensive : plus la quantité de matière est importante plus la capacité

i
thermique est grande. Toutes choses étant égales par ailleurs, plus la capacité thermique d'un

og
corps est grande, plus grande sera la quantité d'énergie échangée au cours d'une transformation
s'accompagnant d'une variation de la température de ce corps.
ol
bi
A pression constante : Q = CpΔT
le

A volume constant : Q = CvΔT


ye

II.2.1.3 La masse en eau d’un corps


En calorimétrie, la masse en eau (ou valeur en eau ou encore équivalent en eau) d'un corps
te

est la masse d'eau fictive μ qui a la même capacité thermique que le corps.
Bi

Soit
h
at

• Cm= capacité thermique du corps exprimée en J.K-1


om

• Ceau = chaleur massique de l'eau, soit 4185 [Link]-1


M

Alors, la valeur en eau est définie par :


𝐶𝐶𝑚𝑚
𝜇𝜇 =
𝐶𝐶𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒
II.2.1.4 Chaleur latente de changement d’état

Il existe trois phases : solide, liquide et gazeuse. Il est possible pour certains corps d’effectuer
des changements de phase selon le diagramme suivant.

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Diagramme de changement de phase

Tout changement de phase se fait à l’aide d’une énergie appelée Chaleur latente de
changement de phase. Ainsi une chaleur latente de changement de phase (LF, LV…) est la
quantité de chaleur nécessaire pour transformer l’unité de masse ou de mole d’un corps d’un
état à un autre. Elle s’exprime en [Link]-1 ou en [Link]-1.

NB : Ce changement de phase se fait toujours à une température fixe donnée.

e
st
Exemple : à 0 ° la chaleur latente de fusion de la glace est égale à LF = 6 kJ mol-1

i
og
II.2.1.5 Echange de chaleur et équilibre thermique
ol
bi
Lorsqu’on met en contact un corps chaud A de masse m1 de température T1 et de capacité
calorique Cp1 avec un corps froid B caractérisé par m2, T2 et Cp2, il y’aura échange de chaleur
le

du corps le plus chaud vers le corps le plus froid jusqu’à l’équilibre.


ye

A l’équilibre les deux corps gardent la même température Teq et le système n’évolue plus, on
dit alors que le système est en équilibre.
te
Bi

Au cours de cet échange on peut considérer que :


h

• Le corps A cède la quantité de chaleur Q1 et passe de la température T1 à Teq (avec Teq <
at

T1) alors :
om

Q1 = m1Cp1ΔT = m1Cp1(Teq –T1) < 0


M

• Le corps B reçoit la quantité de chaleur Q2 et passe de la température T2 à Teq (avec Teq


> T2) alors :

Q2 = m2Cp2ΔT = m2Cp2(Teq –T2) > 0

• A l’équilibre le bilan thermique est nul alors : Q1 + Q2 = 0

m1Cp1(Teq –T1) + m2Cp2(Teq –T2) = 0 donne :


𝐦𝐦𝟏𝟏 𝐂𝐂𝐂𝐂𝟏𝟏 𝐓𝐓𝟏𝟏 + 𝐦𝐦𝟐𝟐 𝐂𝐂𝐂𝐂𝟐𝟐 𝐓𝐓𝟐𝟐
𝐓𝐓𝐞𝐞𝐞𝐞 =
𝐦𝐦𝟏𝟏 𝐂𝐂𝐂𝐂𝟏𝟏 + 𝐦𝐦𝟐𝟐 𝐂𝐂𝐂𝐂𝟐𝟐

T2 < Teq < T1

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Exercice d’application 2 :

On mélange 1,08 kg d’eau à 100°C et 108 g de glace à -10 °C. Lorsque l’équilibre final est atteint, la
température de l’eau est de 75 °C.
1°) Calculer la quantité de chaleur reçue par la glace et celle cédée par l’eau pour aller jusqu’à
l’équilibre.
2°) le système est –il adiabatique ? Justifier
3°) Calculer le pourcentage de perte de chaleur
Données : 𝐂𝐂𝐏𝐏 (𝐇𝐇𝟐𝟐 𝐎𝐎(𝐥𝐥)) = 𝟕𝟕𝟕𝟕, 𝟐𝟐 𝐉𝐉. 𝐦𝐦𝐦𝐦𝐦𝐦−𝟏𝟏 . 𝐊𝐊 −𝟏𝟏 , 𝐂𝐂𝐏𝐏 (𝐇𝐇𝟐𝟐 𝐎𝐎(𝐬𝐬)) = 𝟑𝟑𝟑𝟑 𝐉𝐉. 𝐦𝐦𝐦𝐦𝐦𝐦−𝟏𝟏 . 𝐊𝐊 −𝟏𝟏,
𝐋𝐋𝐋𝐋 = 𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑 𝐉𝐉. 𝐠𝐠 −𝟏𝟏
II.2.2 Notion d’énergie interne
Considérons un système chimique échangeant du travail (W) et de la chaleur (Q) avec le milieu
extérieur. Ce système détient de l’énergie appelée énergie interne.
Cette énergie notée U, est la somme des énergies de translation, de rotation, de vibration des

e
molécules, etc. Elle est caractéristique d’un état donné : c’est une fonction d’état.

st
La variation d’énergie (énergie échangée pour passer d’un état initial à un état final) est exprimée

i
og
par la relation mathématique :
ol
𝑇𝑇𝑇𝑇
bi
𝛥𝛥𝛥𝛥 = 𝑈𝑈𝐹𝐹 − 𝑈𝑈𝐼𝐼 = ∫𝑇𝑇𝑇𝑇 𝑛𝑛𝐶𝐶𝐶𝐶 𝑑𝑑𝑑𝑑
le
ye

Pour un système donné, on peut introduire la notion d’énergie interne qui est la somme des deux
te

formes d’énergie: U = Eméc + Eth


Bi

On ne peut pas déterminer avec exactitude l’énergie interne d’un système. Mais, on peut évaluer ces
h

variations.
at

Conséquence:
om

On peut caractériser un système par son énergie interne, et l’évolution du système par la variation de
M

son énergie interne.


II.2.3 Notion d‘enthalpie
Etant donné que la plupart des processus technologiques se fait sous pression atmosphérique c’est-
à-dire à pression constante, on fait appel souvent à une nouvelle fonction appelée enthalpie pour les
calculs des effets thermiques au cours de ces processus.
Cette nouvelle fonction H appelée enthalpie du système définit par : H = U + PV.
On peut donc à l’aide de l’une de ces fonctions trouver aisément l’autre.
La variation d’enthalpie (énergie échangée pour passer d’un état initial à un état final) est exprimée
par la relation mathématique :

TF
ΔH = HF -HI = ∫TI nCp dT

Tout comme l’énergie interne, l’enthalpie est aussi une fonction d’état.
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Exercices d’application 3:
Calculer les variations d’enthalpie et d’énergie interne d’une mole de glace qui passe de -10° à 150 °
K sous 1 atm.
Données 𝒆𝒆𝐧𝐧 𝐉𝐉. 𝐦𝐦𝐦𝐦𝐦𝐦−𝟏𝟏 . 𝐊𝐊 −𝟏𝟏 : 𝐂𝐂𝐏𝐏 (𝐇𝐇𝟐𝟐 𝐎𝐎(𝐥𝐥)) = 𝟕𝟕𝟕𝟕, 𝟐𝟐 ; 𝐂𝐂𝐏𝐏 (𝐇𝐇𝟐𝟐 𝐎𝐎(𝐬𝐬)) = 𝟑𝟑𝟑𝟑 et Cp(H2O (g)) = 53,2.
LF298K = 𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑 𝐉𝐉. 𝐠𝐠 −𝟏𝟏 et Lv398K = 43,8 kJ/mol

Convention: si E représente la quantité d’énergie échangée entre le système et le milieu extérieur.


- E > 0 si l'énergie est reçue par le système.
- E < 0 si l'énergie est cédée par le système.
- E = 0 ⇒ Système isolé: n'échange pas d'énergie avec le milieu extérieur.
Remarque:
Les enthalpies dépendent:

e
- de l’état physique des réactifs et produits (solide, liquide et gaz)

i st
- de la température

og
- de la pression. ol
bi
III. Evolution d’un système et Principe thermodynamique
le

Une transformation est une évolution du système au cours de laquelle il n’y a pas de changement
ye

d’état physique mais les grandeurs thermodynamiques peuvent évoluer.


te

III.1. Le premier principe de la thermodynamique


Bi

III.1.1 Énoncé du 1er principe :


h
at

A tout système isolé correspond une énergie interne U, qui est une fonction d’état
om

Autrement dit : l’énergie interne d’un système isolé est constante ou l’énergie de l’univers se
conserve.
M

Le premier principe exprime que l’énergie ne peut être créée ou détruite spontanément, elle se
conserve.
III.1.2 Expressions mathématiques :
Pour toute évolution élémentaire,
dU = δQ + δW
U est une grandeur extensive, c’est aussi une fonction d’état
Le principe général de la conservation d'énergie permet d'écrire :
 Pour un système subissant une transformation fermée (cycle) ou Pour un système isolé
W+Q=0
 Pour un système subissant une transformation ouverte i (A→B)
Wi + Qi = Cte

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En effet soient deux états différents d'un même système

Etat initial A W et Q échangés par ∑ avec l′éxterieur Etat final B

On peut passer de l'état A à l'état B d'une infinité de manières (on dit souvent par une infinité de
trajets)

e
i st
og
.
ol
bi
Dans tous les cas : ΔU = W1 +Q1 = W2+Q2 = W3+Q3 est indépendante du chemin suivi.
le

La variation d’énergie interne est une fonction d’état


ye

Remarque:
te

1- Pour calculer ΔU, on considère d'abord une transformation infiniment petite: dU = δQ + δW


Bi

δW: travail élémentaire avec δW = - PdV


h

δQv = Cv dT à volume cte, Cv: capacité calorifique à V cte.


at

δQp = Cp dT à pression cte, Cp: capacité calorifique à P cte.


om

2- Par contre, le travail et la chaleur dépendent du chemin suivi et ne sont donc pas des fonctions
M

d’état; ce sont des fonctions de transfert.

3- Cas particulier

Etat initial = Etat final ⇒ ΔU = Uf - Ui = 0 ⇒ W + Q = 0. La variation d'énergie interne d'un système


lors d'un cycle est nulle.

III.1.3. Transformation à volume constant (isochore)


dU = δQ + δW = δQ - PdV = δQv (V= cte)
ΔU = ∫ dU =∫δQ = Qv
Pour cette transformation on a les résultats suivants :
Variation d’énergie interne : ΔU = nCv ΔT = n Cv (TF – TI)
Chaleur échangée : Q = ΔU = Qv = nCv (TF – TI)

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Conclusion: A volume constant (transformation isochore), la variation d’énergie interne ΔU est donc
égale à la quantité de chaleur échangée Qv.

III.1.4. Transformation à pression constante (isobare)


dU = δQ + δW = δQ – PdV
ΔU = ∫ dU = ∫δQ − ∫ PdV
P = cte: ∆𝑼𝑼 = 𝑸𝑸𝒑𝒑 − ∫ 𝑷𝑷𝑷𝑷𝑷𝑷 = 𝑸𝑸𝒑𝒑 − 𝑷𝑷(𝑽𝑽𝑭𝑭 − 𝑽𝑽𝑰𝑰 ) = 𝑼𝑼𝑭𝑭 − 𝑼𝑼𝑰𝑰 ) ⇒ Qp = (UF + PVF) - (UF + PVI)
On introduit une nouvelle fonction H appelée enthalpie du système.
H = U + PV ;
dH = dU+PdV +VdP = δQ - PdV+PdV +VdP
dH = δQ + VdP
Si P= Cte alors dH = δQp ⇒ Qp = HF – HI = ΔH

e
Pour cette transformation on a les résultats suivants :

st
Variation d’enthalpie: ΔH = nCP ΔT = nCP (TF – TI)

i
og
Chaleur échangée : Q = ΔH = Qp = nCP (TF – TI)
Travail échangé: W = P (VF- VI)
ol
bi
Conclusion: A pression constante (transformation isobare), la variation d'enthalpie ΔH du système
le

égale à la quantité de chaleur échangée Qp.


ye

Exercice d’application 4 :
te

Une mole de gaz parfait, pour lequel Cp/Cv est égal à 1,4 décrit le cycle de transformations réversibles
Bi

suivant, appelé cycle de Carnot :


h

• Transformation AB : détente isotherme, de VA = 1L à VB = 5L, à T1 = 400K.


at

• Transformation BC : détente adiabatique, de VB à VC.


om

• Transformation CD : compression isotherme, de VC à VD = VC/5, à T2 = 372K.


• Transformation DA : compression adiabatique, de VD à VA.
M

Calculer le travail fourni, la quantité de chaleur échangée et les variations d’énergie interne et
d’enthalpie au cours du cycle? Conclure.

Responsables du cours : Pr Momar NDIAYE et Pr Abdou Karim Diagne DIAW 11


UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR Année 2022 - 2023
FACULTE DES SCIENCES ET TECHNIQUES
DEPARTEMENT DE CHIMIE
---oOo---
Série II - L1BCGS - CHIMIE PHYSIQUE
Exercice 1:
Une mole d’azote et 3 moles d’hydrogène sont introduites dans un réservoir de volume 10 L à
298 K.
1. Calculer les pressions partielles et la pression totale
2. Calculer la masse molaire moyenne du mélange ainsi que sa densité par rapport à l’air et à
l’oxygène
Exercice 2:

e
st
Un gaz parfait diatomique définit par l'état initial (P1 = 4atm, V1 =50l, T1 = 27°C) effectue un
cycle réversible décrit par : Une isobare jusqu'à T2 =480 K ; suivi d’une isochore jusqu'à T3 =

i
og
T1, puis d’une isotherme jusqu'à l'état 1.
ol
1. Calculer (P, V, T) pour chaque état puis représenter le cycle dans le plan Clapeyron (P, V)
bi
2. Calculer W, Q, ΔU et ΔH pour chaque transformation et pour le cycle.
le

Exercice 3:
1. On transforme 90g de glace, à -10°C en vapeur d’eau, à 100°C, sous la pression
ye

atmosphérique. Calculer la variation d’enthalpie lors de cette transformation.


te

2. Dans un calorimètre parfaitement adiabatique contenant 36g de glace à -30°C on introduit


Bi

90g d’eau à 20°C.


a) Quel est l’état final du système ?
h

b) Quel serait la température d’équilibre si la masse d’eau introduite était de 360 g ?


at

Données : Cpe = 75,2 J/mol.K ; Cpg= 37,6 J/mol.K ; ΔHvap= 44,1 KJ/mol ; ΔHfus= 6 KJ/mol
om

Exercice 4:
M

La combustion de l'acide méthanoïque (CH2O2) liquide dégage 253,31 KJ/mol; celle de l'acide
méthanoïque gazeux dégage 299,50 KJ/mol, les produits de la combustion sont dans les deux
cas du CO2 (g) et H2O(l).

1. Ecrire les réactions de combustion de l'acide méthanoïque gazeux et liquide, puis établir
dans chaque cas la relation entre ΔHRc et ΔURc
2. Calculer les enthalpies standards de formation ΔH°f de l'acide méthanoïque à l’état :
a) liquide
b) gazeux
3. Calculer l’enthalpie standard de vaporisation ΔHv l'acide méthanoïque à 298 K en
utilisant :
a) La méthode de combinaison linéaire
b) Les enthalpies de formation

Données en KJ/mol: ΔH°f (CO2(g))= – 393,5 ; ΔH°f (H2O(l)) = – 285,6


Exercice 5:
On considère la réaction associée à la synthèse du méthanol :
CO(g) + 2H2 (g) CH3OH(g) ΔHR = -129 [Link]-1
1. Calculer l’énergie de la liaison C -H.
2. En utilisant l’enthalpie standard de formation du CO(g) et les énergies de la liaison C=O et
O=O calculer l’enthalpie de sublimation du carbone.
Données : ΔHf (CO) = – 110,5 KJ/mol
O-H H-H C-O C=O O=O
Di-j (kJ/mol) 464 436 350 1080 502

Exercice 6:
A partir des réactions ci-dessous
0
a) 2B(s) + 3/2𝑂𝑂2(g) 𝐵𝐵2 𝑂𝑂3 (𝑠𝑠); 𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅𝑅𝑅.𝑎𝑎 = -1254,55 KJ
0
b) 𝐻𝐻2 (g) +1/2 𝑂𝑂2(g) 𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙); 𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅𝑅𝑅.𝑏𝑏 =-285,85 KJ
0
c) 𝐵𝐵2 𝐻𝐻6(g) + 3𝑂𝑂2(g) 𝐵𝐵2 𝑂𝑂3 (𝑠𝑠) + 3𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) ; 𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅𝑅𝑅.𝑐𝑐 =-2147,5 KJ

e
st
1) Déterminer la variation d’enthalpie de la réaction de formation du diborane gazeux à
298K

i
og
2B(s) + 3𝐻𝐻2 (g) 𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔)
ol
a) En faisant une combinaison des réactions données.
bi
b) E utilisant les enthalpies de combustion
c) En établissant un cycle de Hess.
le

2) Déterminer la variation d’enthalpie molaire correspondant à la combustion du B2H6 (g) à


323K.
ye

𝐵𝐵2 𝐻𝐻6(g) + 3𝑂𝑂2(g) 𝐵𝐵2 𝑂𝑂3 (𝑠𝑠) + 3𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙)


te

3) En déduire la variation d’énergie interne molaire à 323K.


Bi

Données :
B2 O3 (s) H2 O(l) B2 H6 (g) O2 (g)
h

Composés
at

Cp(J/K. mol) 62,93 75,2 56,9 29,4


om

Exercice 7:
M

L’enthalpie standard de combustion du propane gazeux, donnant CO2(g) et H2O (l), est égale à
– 2220 kJ/mol (à 298 K) et l’enthalpie standard de vaporisation d’une mole de propane liquide
à 298 K est de 15 kJ. Calculer :
1) L’enthalpie standard et l’énergie interne standard de combustion à 298 K du propane
liquide.
2) L’enthalpie standard de formation du propane liquide.
3) Déterminer ΔHRC pour la combustion du propane gazeux à 423 K, sachant que l’eau formée
étant liquide.
Données: M (C3H8) = 44 g/mol.
Les enthalpies standards de formation en (kJ/mol) des composés CO2(g) et H2O(l) sont
respectivement: - 393,51 et - 285,83.
Composés C3H8(g) H2O (l) H2O (g) CO2 (g) O2
Cp (J/[Link]) 73,5 75,29 33,58 37,11 29,96
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FACULTE DES SCIENCES ET TECHNIQUES
DEPARTEMENT DE CHIMIE
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CORRECTION DE LA SERIE II - L1BCGS - CHIMIE PHYSIQUE


Exercice 1 :
N2 : 1 mol ; H2 : 3 mol ; V=10 L ; T= 298 K
1) Les pressions partielles et la pression totale
𝑅𝑅𝑅𝑅 0,082×298
𝑃𝑃𝑁𝑁2 = 𝑛𝑛𝑁𝑁2 × 𝑉𝑉
=1× 10
= 𝟐𝟐, 𝟒𝟒𝟒𝟒 𝒂𝒂𝒂𝒂𝒂𝒂
𝑅𝑅𝑅𝑅 0,082×298
𝑃𝑃𝐻𝐻2 = 𝑛𝑛𝐻𝐻2 × 𝑉𝑉
= 3× 10
= 𝟕𝟕, 𝟑𝟑𝟑𝟑 𝒂𝒂𝒂𝒂𝒂𝒂

La pression totale PT

e
st
𝑃𝑃𝑇𝑇 = 𝑃𝑃𝑁𝑁2 + 𝑃𝑃𝐻𝐻2 = 2,44 + 7,32 = 𝟗𝟗, 𝟕𝟕𝟕𝟕 𝒂𝒂𝒂𝒂𝒂𝒂

i
og
2) La masse molaire moyenne et densité
1 3
ol
𝑋𝑋𝑁𝑁2 = = 0,25 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑋𝑋𝐻𝐻2 = = 0,75
bi
4 4
le

� = 𝑋𝑋𝑁𝑁2 × 𝑀𝑀𝑁𝑁2 + 𝑋𝑋𝐻𝐻2 × 𝑀𝑀𝐻𝐻2 = 0,25 × 28 + 0,75 × 2 = 𝟖𝟖, 𝟓𝟓 𝒈𝒈/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎


𝑀𝑀
ye

La densité par rapport à l’air La densité par rapport à l’oxygène


te

��� 8,5
𝑀𝑀 ���
𝒅𝒅� 𝒅𝒅� = 𝑀𝑀 = 8,5 = 𝟎𝟎, 𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐
Bi

𝒂𝒂𝒂𝒂𝒂𝒂 𝟐𝟐𝟐𝟐 = 29 = 𝟎𝟎, 𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐


= 𝑶𝑶𝟐𝟐 𝟑𝟑𝟑𝟑 32
h

Exercice 2 :
at
om

1) Calculer (P, V, T) pour chaque état


𝑉𝑉 𝑃𝑃
Isobare: P= cste → 𝑇𝑇 = 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 , isochore: V=cste → 𝑇𝑇 = 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐, isotherme: T=cste→ PV = cste
M

𝑃𝑃1 = 4 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑃𝑃2 = 𝑃𝑃1 = 4 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎


⎧ ⎧
⎪ 𝑉𝑉1 = 50 𝐿𝐿 Isobare à P = cste 𝑇𝑇2
𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸 1 𝑃𝑃1 𝑉𝑉1 𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸 2 𝑉𝑉2 = 𝑉𝑉1 (𝑇𝑇1)
⎨𝑛𝑛 = 𝑅𝑅𝑇𝑇1 = 8,13
(P1 = P2 )

⎪ ⎩ 𝑇𝑇2 = 480 𝐾𝐾
⎩ 𝑇𝑇1 = 300 𝐾𝐾

Isotherme T=cste Isochore à V = cste


(T1 = T3) (V2 = V3)

𝑉𝑉1
⎧ 𝑃𝑃3 = 𝑃𝑃1 ( )
⎪ 𝑉𝑉3
𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸 3 𝑉𝑉3 = 𝑉𝑉2


⎩𝑇𝑇3 = 𝑇𝑇1 = 300 𝐾𝐾
480
AN : 𝑽𝑽𝟐𝟐 = 50 𝑥𝑥 � � = 𝟖𝟖𝟖𝟖 𝑳𝑳
300
50
𝑷𝑷𝟑𝟑 = 4 𝑥𝑥 � � = 𝟐𝟐. 𝟓𝟓 𝒂𝒂𝒂𝒂𝒂𝒂
80
Traçons le diagramme P = f (V)

e
i st
Gaz diatomique Cv=5/2 R, Cp= 7/2 R

og
2) Calcul de W12 , Q12 , ΔU12 et ΔH12
ol
1→ 2 : transformation isobare ⟹ P = cste 𝑃𝑃2 = 𝑃𝑃1
bi
5
ΔU12 = nCv (T2 - T1 )= 8,13 × 2 × 8; 314 × (480 − 300) = 𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑, 𝟕𝟕𝟕𝟕𝟕𝟕 J
le

7
ΔH12 = Q12 = nCp (T2 - T1 )= 8.13 × 2 × 8,314 × (480 − 300) = 𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒, 𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒 J
ye
te

W12 = ΔU12− Q12= ΔU12 − ΔH12 = 30416,769 − 42583,4766 = −𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏, 𝟕𝟕𝟕𝟕𝟕𝟕𝟕𝟕 J


Bi

Oubien W12 = P( V2 - V1) oubien W12 = nR(T1 – T2)


h

Calcul de W23 , Q23 , ΔU23 et ΔH23


at
om

2→3 : transformation isochore ⟹ V2 = V3 = 80 L ⟹W23 = 𝟎𝟎 J


5
ΔU23 = Q23 = nCv (T3 – T2)= 8,13 × 2 × 8.314 × (300 − 480) = −𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑, 𝟕𝟕𝟕𝟕𝟕𝟕 J
M

7
ΔH23 = nCp (T3 - T2 )= 8.13 × 2 × 8,314 × (300 − 480) = −𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒, 𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒 J

Calcul de W31 , Q31 , ΔU31 et ΔH31


3→1 : transformation isotherme 𝑇𝑇3 = 𝑇𝑇1 ⟹ ΔU31 = ΔH31 = 0 (loi de Joule)
𝑉𝑉1 80
W31 = - Q31 = - 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑇𝑇1 𝑙𝑙𝑙𝑙 = 8,13× 8,314 × 𝑙𝑙𝑙𝑙 50 = 𝟗𝟗𝟗𝟗𝟗𝟗𝟗𝟗 J
𝑉𝑉3

Q31 = - 9530 J
Calcul de W1231 , Q1231 , ΔU1231 et ΔH1231
W1231 = W12 + W23 + W31 = - 12166,7076 + 0 + 9530 = -2636,0464 J
Q1231 = Q12 + Q23 + Q31 = 42583,4766 -30416,769 - 9530 = 2636,0464 J
ΔU1231 = ΔU12 + ΔU23 + ΔU31 = 30416,769 -30416,769= 0 J
Oubien ΔU1231 = W1231 + Q1231 = 0 J
ΔH1231 = ΔH12 + ΔH23 + ΔH31 = 42583,4766-42583,4766-0 = 0 J
Conclusion : W et Q dépendent du chemin suivi, H et U sont des fonctions d’état
Exercice 3 :
90g de glace 5 moles
373K (v)

ΔH4 vaporisation
To=273K (l) ΔH3

eau Tv=373K (l)


ΔH2 fusion
5 moles ΔH1

e
Tg=265K glace To=273K (s)

i st
og
ΔH = ΔH1 + ΔH2 + ΔH3 + ΔH4
ol
ΔH1 = 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑔𝑔 �𝑇𝑇0 − 𝑇𝑇𝑔𝑔 � ; ΔH2 = nΔHfus ; ΔH3 = 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑒𝑒 (𝑇𝑇𝑣𝑣 − 𝑇𝑇0 ) ; ΔH4 = nΔHvap
bi

ΔH = 𝑛𝑛[𝐶𝐶𝐶𝐶𝑔𝑔 �𝑇𝑇0 − 𝑇𝑇𝑔𝑔 � + ΔHfus + 𝐶𝐶𝐶𝐶𝑒𝑒 (𝑇𝑇𝑣𝑣 − 𝑇𝑇0 ) + ΔHvap ]


le
ye

ΔH = 5 [37,6(10) + 6. 103 + 75,2(100) + 44,1. 103 ]


te

𝚫𝚫𝚫𝚫 = 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏 𝑱𝑱
Bi

2) a)
h

Glace (ng= 2mol ; Tg = 243K) Eau (ne= 5mol ; Te = 293K)


at
om

To=273K (l) Qe
ne
M

Qfusion
ng Qg

Tg To=273K (s)

Qg =La quantité de chaleur nécessaire pour ramener la glace a 0 0C(s)


Qe= La quantité de chaleur nécessaire pour refroidir l’eau jusqu’à à 0 0C(l)

Qg = 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑔𝑔 �𝑇𝑇0 − 𝑇𝑇𝑔𝑔 � = 2 × 37,6 × 30 = 2256 J

Qe = 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑒𝑒 (𝑇𝑇0 − 𝑇𝑇𝑒𝑒 ) = 5 × 75,2 (−20) = −7520 J

⎢Qe ⎢ ˃ Qg donc on aura une fusion

Soit Qfus la quantité de chaleur nécessaire pour faire fondre la glace à 0°C
Q𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 = ngΔHfus = 2 × 6000 = 12000𝐽𝐽

Q𝑔𝑔 + Q𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 = 2256 + 12000 = 14256𝐽𝐽

⎢Q𝑔𝑔 + Q𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 ⎢ ˃ ⎢Qe ⎢ 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 est partielle ⟹mélange d’eau et de glace et Teq=273K

Soit x le nombre de mole de glace fondue


Qr = Qg + x ΔHfus et Qc = Qe
−(Qg + Qe)
Qr + Qc = 0 ⟹ Qg + x ΔHfus + Qe = 0 ⟹ x =
ΔHfus
−(−7520 + 2256)
x= ⟹ x = 0,88mol
6000
Etat final : mélange eau + glace

e
Teq=273K et ( ngF =2 - 0,88 =1,12 mol et neF = 5 + 0,88 = 5,88mol)

i st
b) ne= 20 mol

og
Qe = 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑒𝑒 (𝑇𝑇0 − 𝑇𝑇𝑒𝑒 ) = 20 × 75,2 (−20) = −30080 J ol
bi
⎢Q𝑔𝑔 + Q𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 ⎢ ˂ ⎢Qe ⎢ 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 la fusion est totale
Teq Є [0 ; Te] Qc ne
le
ye

Teq Te
te

Qfusion
ng Qr
Bi

Tg To=273K (s)
h

Qr = Qg + Qfus + 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑒𝑒 �𝑇𝑇𝑒𝑒𝑒𝑒 − 𝑇𝑇𝑜𝑜 �


at
om

Qc = 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑒𝑒 �𝑇𝑇𝑒𝑒 − 𝑇𝑇𝑒𝑒𝑒𝑒 �


M

Qr + Qc = 0 ⟹ Qg + Qfus + 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑒𝑒 �𝑇𝑇𝑒𝑒𝑒𝑒 − 𝑇𝑇𝑜𝑜 � + 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑒𝑒 �𝑇𝑇𝑒𝑒 − 𝑇𝑇𝑒𝑒𝑒𝑒 � = 0


−(Qg + Qfus ) + 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑒𝑒 𝑇𝑇𝑜𝑜 + 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑒𝑒 𝑇𝑇𝑒𝑒
𝑇𝑇𝑒𝑒𝑒𝑒 =
𝐶𝐶𝐶𝐶𝑒𝑒 �𝑛𝑛𝑒𝑒 + 𝑛𝑛𝑔𝑔 �
−14256 + 75,2(2 × 273 + 20 × 293)
𝑇𝑇𝑒𝑒𝑒𝑒 =
75,2(2 + 20)
𝑻𝑻𝒆𝒆𝒆𝒆 = 𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐, 𝟓𝟓𝟓𝟓𝑲𝑲 = 𝟗𝟗, 𝟓𝟓𝟓𝟓 °𝑪𝑪
Exercice 4 :
𝟎𝟎
1) Les équations de réactions de combustion et les expressions de ∆𝐔𝐔𝐑𝐑𝐑𝐑
𝟏𝟏
𝐂𝐂𝐇𝐇𝟐𝟐 𝐎𝐎𝟐𝟐 (𝐥𝐥) + 𝐎𝐎𝟐𝟐 → 𝐂𝐂𝐎𝐎𝟐𝟐 (𝐠𝐠) + 𝐇𝐇𝟐𝟐 𝐎𝐎(𝐥𝐥)
𝟐𝟐 (𝐠𝐠)

0 0 𝟎𝟎 1 𝟎𝟎 𝟏𝟏
∆URC(𝐥𝐥) = ∆HRC(𝐥𝐥) − 𝑅𝑅𝑅𝑅∆𝑛𝑛 avec ∆𝑛𝑛 = 2 ⟹ ∆𝐔𝐔𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) = ∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) − 𝟐𝟐 𝑹𝑹𝑹𝑹
𝟏𝟏
𝐂𝐂𝐇𝐇𝟐𝟐 𝐎𝐎𝟐𝟐 (𝐠𝐠) + 𝐎𝐎 → 𝐂𝐂𝐎𝐎𝟐𝟐 (𝐠𝐠) + 𝐇𝐇𝟐𝟐 𝐎𝐎(𝐥𝐥)
𝟐𝟐 𝟐𝟐 (𝐠𝐠)
0 0 𝟎𝟎 𝟎𝟎 1 𝟏𝟏
∆URC (𝐠𝐠) = ∆HRC(𝐠𝐠) − 𝑅𝑅𝑅𝑅∆𝑛𝑛 avec ∆𝑛𝑛 = − 2 ⟹ ∆𝐔𝐔𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐠𝐠) = ∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐠𝐠) + 𝟐𝟐 𝑹𝑹𝑹𝑹

2) Les enthalpies de formation ∆𝐇𝐇𝐟𝐟𝟎𝟎 𝐂𝐂𝐂𝐂 et ∆𝐇𝐇𝐟𝐟𝟎𝟎 𝐂𝐂𝐂𝐂


𝟐𝟐 𝐎𝐎𝟐𝟐(𝐠𝐠) 𝟐𝟐 𝐎𝐎𝟐𝟐 (𝐥𝐥)

𝟎𝟎
∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) = −𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐, 𝟑𝟑𝟑𝟑 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
0
∆HRC(𝐥𝐥) = ∆Hf0 CO + ∆Hf0 H - ∆Hf0 CH
2 (g) 2 O(l) 2 O2 (l)

∆Hf0 CH = ∆Hf0 CO + ∆Hf0 H 0


− ∆HRC(𝐥𝐥)
2 O2 (l) 2 (g) 2 O(l)

∆𝐇𝐇𝐟𝐟𝟎𝟎 𝐂𝐂𝐂𝐂 = −393,5 − 285,6 + 253,31 = −𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒, 𝟕𝟕𝟕𝟕 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎


𝟐𝟐 𝐎𝐎𝟐𝟐 (𝐥𝐥)

𝟎𝟎
∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐠𝐠) = −𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐, 𝟓𝟓𝟓𝟓 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎

e
st
0
∆HRC(𝐠𝐠) = ∆Hf0 CO + ∆Hf0 H - ∆Hf0 CH

i
2 O(l) 2 O2 (g)

og
2 (g)

∆Hf0 CH = ∆Hf0 CO + ∆Hf0 H 0


− ∆HRC(𝐠𝐠) ol
2 O2 (g) 2 (g) 2 O(l)
bi
∆𝐇𝐇𝐟𝐟𝟎𝟎 𝐂𝐂𝐂𝐂 = −393,5 − 285,6 + 299,50 = −𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑, 𝟔𝟔𝟔𝟔 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
𝟐𝟐 𝐎𝐎𝟐𝟐 (𝐠𝐠)
le

𝟎𝟎
3) ∆𝐇𝐇𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯
ye

=?
𝐂𝐂𝐂𝐂𝟐𝟐 𝐎𝐎𝟐𝟐
a) Par combinaison
te

𝟎𝟎
𝐂𝐂𝐇𝐇𝟐𝟐 𝐎𝐎𝟐𝟐 (𝐥𝐥) → 𝐂𝐂𝐇𝐇𝟐𝟐 𝐎𝐎𝟐𝟐 (𝐠𝐠) ∆𝐇𝐇𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯
Bi

𝐂𝐂𝐂𝐂𝟐𝟐 𝐎𝐎𝟐𝟐

1 0
h

CH2 O2 (l) + 2 𝑂𝑂2(𝑔𝑔) 𝐶𝐶𝐶𝐶2 (𝑔𝑔) + 𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) ∆HRC(l)


at

1 0
om

𝐶𝐶𝐶𝐶2 (𝑔𝑔) + 𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) CH2 O2 (g) + 2 𝑂𝑂2(𝑔𝑔) − ∆HRC(g)


M

CH2 O2 (l) CH2 O2 (g)


; 𝟎𝟎 𝟎𝟎
𝟎𝟎
∆𝐇𝐇𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯 = ∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) − ∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐠𝐠) =-253,31+299,50= 46,19 KJ/mol
𝐂𝐂𝐂𝐂𝟐𝟐 𝐎𝐎𝟐𝟐

b) A partir des enthalpies


𝐂𝐂𝐇𝐇𝟐𝟐 𝐎𝐎𝟐𝟐 (𝐥𝐥) 𝐂𝐂𝐇𝐇𝟐𝟐 𝐎𝐎𝟐𝟐 (𝐠𝐠)
0
∆Hvap = ∆Hf0 - ∆Hf0 CH = −379,6 + 425,79 = 𝟒𝟒𝟒𝟒, 𝟏𝟏𝟏𝟏 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
CH2 O2 CH2 O2 (g) 2 O2 (l)

Exercice 5 :

CO(g) + 2 H2 (𝑔𝑔) CH3 OH(g) ∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝟎𝟎 = −𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎

1) L’énergie de la liaison C-H


∆𝐇𝐇𝟎𝟎𝐑𝐑 = DC=O + 2DH−H - 3DC−H - DC−O - DO−H
(DC=O + 2DH−H − DC−O − DO−H −∆H0R ) (1080+2×436−350−464+129)
𝐃𝐃𝐂𝐂−𝐇𝐇 = 3
= 3
= 𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒, 𝟑𝟑𝟑𝟑 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
𝟎𝟎
2) ∆𝐇𝐇𝐬𝐬𝐬𝐬𝐬𝐬 (𝑪𝑪) = ? ∆Hf0 CO
(g)
1
C(𝑠𝑠) + 2
O2 CO(g)
(𝑔𝑔)

𝟎𝟎
∆𝐇𝐇𝐬𝐬𝐬𝐬𝐬𝐬 (𝐂𝐂) 1
𝐷𝐷 𝐷𝐷𝐶𝐶=𝑂𝑂
2 𝑂𝑂=𝑂𝑂

C(𝑔𝑔) + O(𝑔𝑔)
1
ΔHsub(C) + 𝐷𝐷𝑂𝑂=𝑂𝑂 − 𝐷𝐷𝐶𝐶=𝑂𝑂 − ∆Hf0 CO = 0
2 (g)

e
1
𝚫𝚫𝚫𝚫𝐬𝐬𝐬𝐬𝐬𝐬(𝐂𝐂)= ∆Hf0 CO − 𝐷𝐷𝑂𝑂=𝑂𝑂 + 𝐷𝐷𝐶𝐶=𝑂𝑂 = −110,5 + 1080 − 0,5 × 502 = 719 KJ/mol

st
(g) 2

i
og
Exercice 6 :

a) 2 𝐵𝐵(s) + 2 𝑂𝑂2(𝑔𝑔)
3 ol
𝐵𝐵2 𝑂𝑂3(𝑆𝑆) 0
𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅,𝑎𝑎
bi
1
b) 𝐻𝐻2(g) + 2 𝑂𝑂2(𝑔𝑔) 𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) 𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅,𝑏𝑏
le

c) 𝐵𝐵2 𝐻𝐻6(𝑔𝑔) + 3 𝑂𝑂2(𝑔𝑔) 𝐵𝐵2 𝑂𝑂3(𝑆𝑆) + 3 𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) 𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅,𝑐𝑐


ye

1) Déterminons ΔH de la réaction
te

2 𝐵𝐵(s) + 3 𝐻𝐻2(𝑔𝑔) 𝐵𝐵2 𝐻𝐻6(𝑔𝑔)


Bi

a) Combinaison des réactions


3
h

a) 2 𝐵𝐵(s) + 2 𝑂𝑂2(𝑔𝑔) 𝐵𝐵2 𝑂𝑂3(𝑆𝑆) 𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅,𝑎𝑎


at

3
3𝑏𝑏) 3 𝐻𝐻2(g) + 2 𝑂𝑂2(𝑔𝑔) 3 𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) 3 𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅,𝑏𝑏
om

−𝑐𝑐) 𝐵𝐵2 𝑂𝑂3(𝑆𝑆) + 3 𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) 𝐵𝐵2 𝐻𝐻6(𝑔𝑔) + 3 𝑂𝑂2(𝑔𝑔) − 𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅,𝑐𝑐


M

2 𝐵𝐵(s) + 3 𝐻𝐻2(g) 𝐵𝐵2 𝐻𝐻6(𝑔𝑔) 𝛥𝛥𝛥𝛥

ΔH = ΔHR,a + 3 ΔHR,b – ΔHR,c

ΔH = -1254,55 – (3×285,85) + 2147,5 ΔH = 35,4 Kj/mol


b) Cycle de Hess ∆H
2 𝐵𝐵(s) + 3 𝐻𝐻2(g) 𝐵𝐵2 𝐻𝐻6(𝑔𝑔)

3 3 3
𝑂𝑂 𝑂𝑂 𝑂𝑂
2 2(𝑔𝑔) 2 2(𝑔𝑔) 2 2(𝑔𝑔)
𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅,𝑎𝑎
3𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅,𝑏𝑏 𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅,𝑐𝑐

𝐵𝐵2 𝑂𝑂3(𝑆𝑆) + 3 𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙)


ΔH = ΔHR,a + 3 ΔHR,b – ΔHR,c

ΔH = -1254,55 – (3×285,85) + 2147,5


ΔH = 35,4 Kj/mol
323𝐾𝐾
2°) Déterminons ∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 (𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔)),

298
∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 (𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔))
𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔) + 3𝑂𝑂2 (𝑔𝑔) 𝐵𝐵2 𝑂𝑂3 (𝑠𝑠) + 3𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) 298K

∆𝐻𝐻2 ∆𝐻𝐻3 ∆𝐻𝐻4


∆𝐻𝐻1

e
st
323
∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 (𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔))
𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔) + 3𝑂𝑂2 (𝑔𝑔) 𝐵𝐵2 𝑂𝑂3 (𝑠𝑠) + 3𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙)

i
323K

og
ol
bi
323 298
∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 �𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔)� = ∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 �𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔)� + ∆𝐻𝐻3 + ∆𝐻𝐻4 − (∆𝐻𝐻1 + ∆𝐻𝐻2 )
le

323
∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 �𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔)� = −2147,5. 103 + 25 𝑥𝑥 62,93 + (25 𝑥𝑥 75,2 𝑥𝑥 3)
ye

−25𝑥𝑥 (3 𝑥𝑥 29,4 + 56,9) = −𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐, 𝟗𝟗𝟗𝟗 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎


te
Bi

393 393
∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 �𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔)� = ∆𝑈𝑈𝑅𝑅𝑅𝑅 �𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔)� + 𝑅𝑅𝑅𝑅∆n avec ∆n = −4
h

−3
⟹ ∆𝑈𝑈393
𝑅𝑅𝑅𝑅 �𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔)� = −2143, 91 + 4 × 8,314 × 323. 10 = −𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐, 𝟏𝟏𝟏𝟏 𝒌𝒌𝒌𝒌/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
at
om

Exercice 7 :
M

1) L’enthalpie standard et l’énergie interne de la réaction de combustion du C3H8(l)


7 0
𝐶𝐶3 H8 (l) + 2 O2 3 CO2 (g) + 4 H2 O(l) ∆HRC(l)
(g)

𝟎𝟎
∆𝐇𝐇𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯
𝑪𝑪𝟑𝟑 𝐇𝐇𝟖𝟖

7 0
𝐶𝐶3 H8 (g) + 2
O2 ∆HRC(g)
(g)

0 0 0
∆Hvap + ∆HRC(g) − ∆HRC(l) =0
𝐶𝐶3 H8

𝟎𝟎 𝟎𝟎 𝟎𝟎
∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) = ∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐠𝐠) + ∆𝐇𝐇𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯 = −2220 + 15 = −𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
𝑪𝑪𝟑𝟑 𝐇𝐇𝟖𝟖
Autre méthode
7 0
𝐶𝐶3 𝐻𝐻8 (𝑔𝑔) + 2
𝑂𝑂(𝑔𝑔) 3CO2 (g) + 4𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) ∆HRC(g)
0
𝐶𝐶3 𝐻𝐻8 (l) 𝐶𝐶3 𝐻𝐻8 (g) ∆Hvap𝐶𝐶3 𝐻𝐻8

7 0
𝐶𝐶3 𝐻𝐻8 (𝑙𝑙) + 2
𝑂𝑂(𝑔𝑔) 3CO2 (g) + 4𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) ∆HRC(l)
0 0 0
∆HRC(l) = ∆HRC(l) + ∆Hvap𝐶𝐶3 𝐻𝐻8

𝟎𝟎 𝟎𝟎 𝟎𝟎 𝟎𝟎 𝟕𝟕 𝟏𝟏 𝟏𝟏
∆𝐔𝐔𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) = ∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) − 𝑹𝑹𝑹𝑹∆𝐧𝐧 avec ∆𝐧𝐧 = 3 − 𝟐𝟐 = − 𝟐𝟐 ⟹ ∆𝐔𝐔𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) = ∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) + 𝟐𝟐 𝑹𝑹𝑹𝑹

𝟎𝟎 1
∆𝐔𝐔𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) = −2205 + 2 × 8,314 × 298 × 10−3 = −𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐, 𝟕𝟕𝟕𝟕 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎

2) L’enthalpie de formation ∆𝐇𝐇𝐟𝐟𝟎𝟎 𝑪𝑪

e
𝟑𝟑 𝐇𝐇𝟖𝟖 (𝐥𝐥)

st
7 0
𝐶𝐶3 𝐻𝐻8 (𝑙𝑙) + 𝑂𝑂(𝑔𝑔) 3CO2 (g) + 4𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) ∆HRC(l)

i
og
2
0
∆HRC(𝐥𝐥) = 3∆Hf0 CO + 4∆Hf0 H - ∆Hf0 𝐶𝐶 ol
2 (g) 2 O(l) 3 𝐻𝐻8 (l)
bi
∆𝐇𝐇𝐟𝐟𝟎𝟎 𝑪𝑪 = 𝟑𝟑∆𝐇𝐇𝐟𝐟𝟎𝟎 𝐂𝐂𝐎𝐎 + 𝟒𝟒∆𝐇𝐇𝐟𝐟𝟎𝟎 𝐇𝐇 𝟎𝟎
- ∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥)
𝟑𝟑 𝑯𝑯𝟖𝟖 (𝐥𝐥) 𝟐𝟐 𝐎𝐎(𝐥𝐥)
le

𝟐𝟐 (𝐠𝐠)

∆𝐇𝐇𝐟𝐟𝟎𝟎 𝑪𝑪 = 3 × (−393,5) + 4 × (−285,6) + 2205 = −𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏, 𝟗𝟗 𝐊𝐊𝐊𝐊/𝐦𝐦𝐦𝐦𝐦𝐦


ye

𝟑𝟑 𝑯𝑯𝟖𝟖 (𝐥𝐥)
te

3) L’enthalpie standard de la réaction de combustion du C3H8(g) à 423 K


Bi

298
∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 (𝐶𝐶2 𝐻𝐻8 (𝑔𝑔))
h

7
at

𝐶𝐶3 𝐻𝐻8 (𝑔𝑔) + 2


𝑂𝑂2 (𝑔𝑔) 3𝐶𝐶𝐶𝐶2 (𝑔𝑔) + 4𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) 298K
om
M

∆𝐻𝐻2 ∆𝐻𝐻3 ∆𝐻𝐻4


∆𝐻𝐻1

423
7
∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 (𝐶𝐶2 𝐻𝐻8 (𝑔𝑔))
𝐶𝐶3 𝐻𝐻8 (𝑔𝑔) + 2
𝑂𝑂2 (𝑔𝑔) 𝐶𝐶𝐶𝐶2 (𝑔𝑔) + 3𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) 423K

423 298 423


∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 = ∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 + ∫298 ∆𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶
423 298
∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 �𝐶𝐶3 𝐻𝐻8 (𝑔𝑔)� = ∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 �𝐶𝐶3 𝐻𝐻8 (𝑔𝑔)� + ∆𝐻𝐻3 + ∆𝐻𝐻4 − (∆𝐻𝐻1 + ∆𝐻𝐻2 )
423
∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 �𝐶𝐶3 𝐻𝐻8 (𝑔𝑔)� = −2220 + (3 × 37,11 + 4 × 75,2 − 73,5 − 3,5 × 29,96)10−3 × (423 − 298)

423
∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 �𝐶𝐶3 𝐻𝐻8 (𝑔𝑔)� = −𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐, 𝟕𝟕𝟕𝟕 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
B

CHAPITRE III: APPLICATION DU

e
sti
PREMIER PRINCIPE AUX REACTIONS og
ol
bi
le
ye
te
Bi

Pr Momar N’DIAYE et Pr Abdou Karim Diagne DIAW


h
at

Département de Chimie
om

FACULTÉ DES SCIENCES ET TECHNIQUES


M

Université Cheikh Anta DIOP de Dakar


TABLE DES MATIERES
I. DEFINITIONS
I.1 Enthalpie standard molaire de formation d’un corps
I.2. Enthalpie molaire de combustion
II. Application du premier principe aux réactions chimiques
II.1. Réaction à volume constant
II.2. Réaction à pression constante
II.3. Relations entre ΔUR et ΔHR
III. Détermination des chaleurs de réaction : Loi de HESS
III.1. Détermination des chaleurs de réaction à partir des enthalpies de formation
III.2. Détermination des chaleurs de réaction à partir des enthalpies de combustion
III.3. Détermination des chaleurs de réaction à partir des énergies de liaison

e
st
III.4. Variation des enthalpies de réaction avec la température: Loi de Kirchhoff

i
og
ol
bi
le
ye
te
Bi
h
at
om
M

Responsables du cours : Pr Momar NDIAYE et Pr Abdou Karim Diagne DIAW 1


Application du premier principe aux réactions chimiques

I. DEFINITIONS
Une réaction chimique est une transformation qui modifie la nature chimique des constituants d’un
système. Cette transformation peut s’accompagner d’un effet thermique.
Généralement on distingue trois types de réactions:
- Une réaction exothermique : qui dégage de la chaleur
- Une réaction endothermique : qui absorbe de la chaleur
- Une réaction athermique : qui se fait sans échange de chaleur avec le milieu extérieur
I.1. Enthalpie standard molaire de formation d’un corps

e
Définition: L’enthalpie standard molaire de formation (ΔH°f) d’un corps est la quantité de chaleur

i st
nécessaire à la formation d’une mole de ce corps à l’état standard à partir des corps purs simples

og
considérés également à l’état standard. ol
bi
Remarques:
le

• A l’état standard: P = 1 bar et T ~ 298 K,


ye

Exemple: Enthalpie de formations de quelques substances à l’Etat standard.


te

ΔH°f (KJ/mol)
Bi

Substance chimique Réaction de formation


CH4 (g) C (s) + 2 H2 → CH4(g) -74,81
h
at

CH3OH(g) C (s) +4 H2 + ½ O2→ CH3OH (g) -201,17


om

C2H4(g) 2 C (s) + 2 H2 → C2H4 (g) +52,26


H2 (g) + ½ O2 (g) → H2O (g)
M

H2O(g) -241,80
H2O(l) H2 (g) + ½ O2 (g) → H2O (l) -285,57

• Par convention, l’enthalpie standard de formation de tout corps simple est nulle.

Exemple de corps pur simple: N2, O2, H2, Cl2, C(s)

alors: ΔH°f(N2) = ΔH°f(O2) = ΔH°f(C)(S) = ΔH°f(H2) = ΔH°f(Cl2) = 0

III.2 Enthalpie molaire de combustion


Définition : L’enthalpie molaire de combustion d’un corps est la chaleur dégagée par la
combustion complète d’une mole de ce corps.

Responsable du cours : Pr Momar N’DIAYE et Abdou Karim Diagne DIAW 2


Remarque :

1- La combustion d’une substance se fait avec l’oxygène (O2). La réaction complète dégage
toujours du CO2 gazeux et de H2O liquide.

2- Une réaction de combustion est toujours exothermique, sa chaleur est donc négative.

Exemple : Combustion d’un alcane, elle s’écrit de manière générale :

e
i st
og
3- La chaleur de combustion ainsi que celle de formation sont mesurées à l’aide d’un
ol
calorimètre.
bi
Remarque
le

Les enthalpies dépendent de :


ye

- l’état physique des réactifs et produits (solide, liquide et gaz),


te

- la température
Bi

- la pression.
h
at

Exercice d’application 1: Détermination de la chaleur molaire de combustion du monoxyde de


om

carbone (CO)
Dans un calorimètre indilatable (volume constante), v = 0,5L, on enferme à T =298 K sous une
M

pression de 1 atm, un mélange stœchiométrique de CO(g) et O2(g), supposés parfaits. Une réaction
se produit.

1) Ecrire l’équation de la réaction de combustion de CO(g).


2) Calculer le nombre de mole initial du mélange gazeux et de chaque constituant.
3) La température finale dans le calorimètre, après la réaction, est Tf = 428,4K. Calculer la
chaleur dégagée lors de cette réaction de combustion, en supposant qu’il n’y a pas de perte de
chaleur.
4) Calculer la variation d’énergie interne molaire

Donnée : Cv(CO2)(g) = 28,8 [Link]-1 ; R = 0,082 [Link]-1.k-1

Responsable du cours : Pr Momar N’DIAYE et Abdou Karim Diagne DIAW 3


II. Application du premier principe aux réactions chimiques
Soit la Transformation suivante par Réaction chimique :

A1 et A2 : réactifs ; A3 et A4 : produits

υ1, υ2, υ3 et υ4 : Coefficients stœchiométriques

Etat initial : υ1 moles de A1, υ2 moles de A2.

Etat final : υ3 moles de A3, υ4 moles de A4.

Cette réaction peut se produire dans des conditions expérimentales bien définies : à pression
constante ou à volume constant.

II.1 Réaction à volume constant


Cette réaction peut se produire dans une enceinte indilatable (V constant) et hermétiquement
fermé (une bombe calorimétrique).

e
Dans ce cas, 𝐕𝐕 = 𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜 ⇒ 𝐐𝐐𝐕𝐕 = 𝚫𝚫𝐔𝐔𝐑𝐑 = 𝐔𝐔𝐅𝐅 − 𝐔𝐔𝐈𝐈 (𝐔𝐔𝐅𝐅 énergie interne finale, 𝐔𝐔𝐈𝐈 énergie interne

st
initiale).

i
og
Avec 𝐐𝐐𝐕𝐕 = Chaleur de réaction à volume constant.
ol
La chaleur de réaction à volume constant ne dépend que de l’état initial (avant réaction) et
bi
de l’état final (après réaction) ; elle est égale à la variation d’énergie interne de la réaction
le

II.2 Réaction à pression constante


ye

Plus fréquemment, les réactions s’effectuent à pression atmosphérique constante, alors que
le volume du système peut varier.
te

Dans ce cas, 𝐏𝐏 = 𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜𝐜 ⇒ 𝐐𝐐𝐏𝐏 = 𝚫𝚫𝐇𝐇𝐑𝐑 = 𝐇𝐇𝐅𝐅 − 𝐇𝐇𝐈𝐈 (𝐇𝐇𝐈𝐈 enthalpie initiale, 𝐇𝐇𝐅𝐅 enthalpie finale).
Bi

Avec 𝐐𝐐𝐏𝐏 = Chaleur de réaction à pression constante ;


h
at

La chaleur de réaction à pression constante ne dépend que de l’état initial (avant réaction) et
om

de l’état final (après réaction) ; elle est égale à la variation d’enthalpie de la réaction.

II.3 Relations entre 𝚫𝚫𝐔𝐔𝐑𝐑 et 𝚫𝚫𝐇𝐇𝐑𝐑


M

A partir de la relation : 𝐇𝐇 = 𝐔𝐔 + 𝐏𝐏𝐏𝐏, on a 𝐝𝐝𝐝𝐝 = 𝐝𝐝𝐝𝐝 + 𝐝𝐝(𝐏𝐏𝐏𝐏) ⇒ 𝚫𝚫𝚫𝚫 = 𝚫𝚫𝚫𝚫 + 𝚫𝚫(𝐏𝐏𝐏𝐏),

Pour une réaction effectuée à pression constante, on a : 𝚫𝚫𝐇𝐇𝑹𝑹 = 𝚫𝚫𝐔𝐔𝑹𝑹 + 𝐏𝐏(𝐕𝐕𝐅𝐅 − 𝐕𝐕𝐈𝐈 ).

Pour les gaz parfaits, P(VF − VI ) = PVF − PVI = (nF − nI )RT = ΔnRT

Finalement : 𝚫𝚫𝐇𝐇𝐑𝐑 = 𝚫𝚫𝐔𝐔𝐑𝐑 + 𝚫𝚫𝚫𝚫𝚫𝚫𝚫𝚫

Δn = variation du nombre de moles de gaz en passant de l’état initial à l’état final.


𝚫𝚫𝚫𝚫 = nombre total de moles de produits gazeux − nombre total de moles de réactifs gazeux.

Remarque :

Pour les liquides et les solides peu compressibles, P(VF – VI) est négligeable devant ΔUR et
dans ce cas 𝚫𝚫𝐇𝐇𝐑𝐑 = 𝚫𝚫𝐔𝐔𝐑𝐑

Exemple:
1- CaCO3(s) ⇒ CaO(s) +CO2(g)

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Δn= 1 ⇒ Qp = Qv+ RT ou ΔHR = ΔUR + RT

Exercice d’application 2 :
La combustion de 78 g de benzène liquide à 25 °C à pression constante (1 atm) dégage 3265
kJ.
1°) Ecrire l’équation de la réaction de combustion.
2°) Calculer la variation d’énergie interne de la réaction de combustion à 25°C.

2- D’une manière générale : soit une réaction chimique homogène gazeux s'effectuant à la
température T constante.

Etat initial : υ1 moles de A1, υ2 moles de A2.

Etat final : υ3 moles de A3, υ4 moles de A4.

Alors ΔH = ΔU + Δ(PV)

e
st
Δ(PV) = PF VF − PI VI = ΔnRT avec Δn = (ν3 + ν4 ) − (ν1 + ν2 )

i
og
ΔHR = ΔUR + ΔnRT
𝐐𝐐𝐏𝐏 = 𝐐𝐐𝐕𝐕 + 𝚫𝚫𝚫𝚫𝚫𝚫𝚫𝚫
ol
bi
III. Détermination des chaleurs de réaction : Loi de HESS
le

a)- Enoncé de la loi de Hess:


ye

A pression constante, la chaleur de réaction d’un système est toujours la même que la réaction se
te

fasse directement ou par étape. C’est la loi de HESS ou loi d’additivité des chaleurs de réactions.
Bi

b)- Propriétés de la loi de Hess:


h

La détermination des chaleurs de réactions est régie par les règles suivantes:
at
om

a)- La chaleur de réaction est proportionnelle à la quantité de matière impliquée dans la réaction.
Exemple :
M

Si la réaction ci-dessous met en jeu une quantité de chaleur ΔH,

La réaction ci-dessous mettra en jeu nΔH

b) Si une réaction met en jeu une quantité de chaleur ΔH, la réaction inverse mettra en jeu – 𝚫𝚫𝚫𝚫.

c) Si une réaction est la somme algébrique de deux ou plusieurs autres réactions (partielles), sa
chaleur est égale à la somme des chaleurs des réactions correspondantes.

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𝚫𝚫𝐇𝐇𝟑𝟑 = 𝚫𝚫𝐇𝐇𝟏𝟏 + 𝚫𝚫𝐇𝐇𝟐𝟐

d) La quantité de chaleur mis en jeu au cours d’une réaction à pression constante ne dépend
que de l’état initial et de l’état final (Loi de Hess ou du principe de l’état initial et de l’état final).

−𝚫𝚫𝐇𝐇𝐗𝐗 + 𝚫𝚫𝐇𝐇𝟏𝟏 + 𝚫𝚫𝐇𝐇𝟐𝟐 = 𝟎𝟎 ⇒ 𝚫𝚫𝐇𝐇𝐗𝐗 = 𝚫𝚫𝐇𝐇𝟏𝟏 + 𝚫𝚫𝐇𝐇𝟐𝟐

Remarque :

e
st
Cette loi permet, à partir de réaction dont on connait la variation d’enthalpie, de calculer

i
og
l’enthalpie de toute autre réaction chimique obtenue par sommation de ces réactions connues.

Exemple :
ol
bi
le

Données :
ye
te
Bi

La réaction (1) est la somme des réactions (2) et (3), on a :


h
at

𝚫𝚫𝐇𝐇𝟏𝟏 = 𝚫𝚫𝐇𝐇𝟐𝟐 + 𝚫𝚫𝐇𝐇𝟑𝟑


om

AN : ΔH1 = −110 − 283,5 = −393,5 kJ. mol−1


M

Exercice d’application 3 : A partir des données suivantes (à 298° K ; 1 bar) :


2 P (S) + 3 Cl2 2 PCl3 (L) ∆H1 = − 635, 1 kJ
PCl5 (S) PCl3 (L) + Cl2 (g) ∆H2 = 137, 3 kJ
2 P (S) + 3 Cl2 (g) 2 PCl3 (g) ∆H3 = − 612, 8 kJ

Calculer ∆H𝑗𝑗0 PCl5 (s) ?

III. 1 Détermination des chaleurs de réaction à partir des enthalpies de formation


Enoncé de la loi de HESS :

La variation d’enthalpie accompagnant une réaction chimique est égale à la somme des
enthalpies de formation des produits affectés de leurs coefficients stœchiométriques diminuée
de la somme des enthalpies de formation des réactifs affectés aussi de leurs coefficients
stœchiométriques.
𝚫𝚫𝚫𝚫°𝐫𝐫 = 𝚺𝚺 𝚫𝚫𝐇𝐇°𝒇𝒇 (𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩) − 𝚺𝚺 𝚫𝚫𝐇𝐇°𝒇𝒇 (𝐫𝐫é𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚) 𝐋𝐋𝐋𝐋𝐋𝐋 𝐃𝐃𝐃𝐃 𝐇𝐇𝐇𝐇𝐇𝐇𝐇𝐇

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Cette loi permet de calculer la variation d'enthalpie d'une réaction chimique à partir des
enthalpies de formation des différents constituants.

Exemple : Soit la réaction suivante :

Connaissant les enthalpies de formation des différents constituants à la température To =


298 K, la variation d’enthalpie de cette réaction est :

𝚺𝚺 𝚫𝚫𝐇𝐇°𝒓𝒓 = 𝟐𝟐 × 𝚫𝚫𝐇𝐇°𝒇𝒇 �𝐂𝐂𝐎𝐎𝟐𝟐(𝐠𝐠) � + 𝚫𝚫𝐇𝐇°𝒇𝒇 �𝐇𝐇𝟐𝟐 𝐎𝐎(𝐠𝐠) � − 𝚫𝚫𝐇𝐇°𝒇𝒇 �𝐂𝐂𝟐𝟐 𝐇𝐇𝟒𝟒(𝐠𝐠) � − 𝟑𝟑 × 𝚫𝚫𝐇𝐇°𝒇𝒇 � 𝐎𝐎𝟐𝟐(𝐠𝐠) �

𝚫𝚫𝐇𝐇°𝒇𝒇 � 𝐎𝐎𝟐𝟐(𝐠𝐠) � = 𝟎𝟎

D’une manière générale :

𝚫𝚫𝚫𝚫°𝐫𝐫 = 𝚺𝚺 𝚫𝚫𝐇𝐇°𝒇𝒇 (𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩) − 𝚺𝚺 𝚫𝚫𝐇𝐇°𝒇𝒇 (𝐫𝐫é𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚) 𝐋𝐋𝐋𝐋𝐋𝐋 𝐃𝐃𝐃𝐃 𝐇𝐇𝐇𝐇𝐇𝐇𝐇𝐇

e
st
𝚫𝚫𝚫𝚫°𝐫𝐫 = 𝛎𝛎𝟑𝟑 𝚫𝚫𝐇𝐇°𝒇𝒇 (𝐀𝐀𝟑𝟑 ) + 𝛎𝛎𝟒𝟒 𝚫𝚫𝐇𝐇°𝒇𝒇 (𝐀𝐀𝟒𝟒 ) − 𝛎𝛎𝟏𝟏 𝚫𝚫𝐇𝐇°𝒇𝒇 (𝐀𝐀𝟏𝟏 ) + 𝛎𝛎𝟐𝟐 𝚫𝚫𝐇𝐇°𝒇𝒇 (𝐀𝐀𝟐𝟐 )

i
og
Remarque : Cette loi de Hess permet de conclure que leurs variations ΔU et ΔH sont aussi
ol
des fonctions d’état, c’est-à-dire indépendantes du chemin suivi. Ceci est d’une grande
importance, puisqu’il permet d’envisager plusieurs méthodes pour déterminer les chaleurs de
bi
réaction qu’on ne peut pas mesurer directement.
le

Exercice d’application 4:
ye

L’urée est un solide blanc dont la formule semi-développée est donnée ci-contre :
te
Bi

/𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵
𝒐𝒐 = 𝒄𝒄 ⃥
𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵𝑵
h
at

Sa réaction de combustion avec le dioxygène à T = 298 K dans les conditions Standard donne du dioxyde de
om

carbone (CO2), du diazote gazeux (N2) ainsi que de l’eau liquide.


1°) Ecrire et équilibrer l’équation de la réaction de combustion de l’urée
M

2-a) Calculer l’enthalpie standard de combustion de l’urée.


2-b) En déduire la variation d’énergie interne à 298 K de cette réaction de combustion.
Données:
∆H°f (CO(NH2)2) = -333 [Link]-1 ; ∆H°f (CO2) = -394 [Link]-1; ∆H°f (H2O(l)) = -286 [Link]-1

III.2 Détermination des chaleurs de réaction à partir des enthalpies de combustion


Enoncé de la loi de HESS :

La variation d’enthalpie accompagnant une réaction chimique est égale à la somme des
enthalpies de combustion des réactifs affectés de leurs coefficients stœchiométriques diminuée
de la somme des enthalpies de combustion des produits affectés aussi de leurs coefficients
stœchiométriques.
𝚫𝚫𝚫𝚫°𝐫𝐫 = 𝚺𝚺 𝚫𝚫𝑯𝑯𝒄𝒄 (𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫𝐫) − 𝚺𝚺 𝚫𝚫𝑯𝑯𝒄𝒄 (𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩) 𝐋𝐋𝐎𝐎𝐎𝐎 𝐃𝐃𝐃𝐃 𝐇𝐇𝐇𝐇𝐇𝐇𝐇𝐇

Cette loi permet de calculer la variation d'enthalpie d'une réaction chimique à partir des
enthalpies de combustion des différents constituants.

D’une manière générale :

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𝚫𝚫𝚫𝚫𝚫𝚫 = 𝚺𝚺 𝚫𝚫𝑯𝑯𝒄𝒄 (𝐫𝐫é𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚) − 𝚺𝚺 𝚫𝚫𝑯𝑯𝒄𝒄 (𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐩𝐝𝐝𝐮𝐮𝐮𝐮𝐮𝐮𝐮𝐮) 𝐋𝐋𝐋𝐋𝐋𝐋 𝐃𝐃𝐃𝐃 𝐇𝐇𝐇𝐇𝐇𝐇𝐇𝐇
𝚫𝚫𝚫𝚫𝚫𝚫 = 𝛎𝛎𝟏𝟏 𝚫𝚫𝑯𝑯𝒄𝒄 (𝐀𝐀𝟏𝟏 ) + 𝛎𝛎𝟐𝟐 𝚫𝚫𝑯𝑯𝒄𝒄 (𝐀𝐀𝟐𝟐 ) − 𝛎𝛎𝟑𝟑 𝚫𝚫𝑯𝑯𝒄𝒄 (𝐀𝐀𝟑𝟑 ) + 𝟒𝟒𝟒𝟒𝑯𝑯𝒄𝒄 (𝐀𝐀𝟒𝟒 )
Exercice 5:
La réaction de synthèse du méthanol à 25°C est donnée par l’équation-bilan suivante :
𝐂𝐂𝐂𝐂(𝐠𝐠) + 𝟐𝟐𝐇𝐇𝟐𝟐 (𝐠𝐠) ⟶ 𝐂𝐂𝐇𝐇𝟑𝟑 𝐎𝐎𝐎𝐎(𝐥𝐥) ∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑 =? 𝐊𝐊𝐊𝐊
Dans les conditions standard et en utilisant les données ci-dessous à 25°C :
𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐(𝒈𝒈) + 𝑶𝑶𝟐𝟐 (𝒈𝒈) ⟶ 𝟐𝟐𝑪𝑪𝑪𝑪𝟐𝟐 (𝒈𝒈) ∆𝐇𝐇𝟏𝟏 = −𝟓𝟓𝟓𝟓𝟓𝟓 𝐤𝐤𝐤𝐤
𝟏𝟏
𝑯𝑯𝟐𝟐 (𝒈𝒈) + 𝑶𝑶𝟐𝟐 (𝒈𝒈) ⟶ 𝑯𝑯𝟐𝟐 𝑶𝑶(𝒍𝒍) ∆𝐇𝐇𝟐𝟐 = −𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐 𝐤𝐤𝐤𝐤
𝟐𝟐
𝟑𝟑
𝐂𝐂𝐇𝐇𝟑𝟑 𝐎𝐎𝐎𝐎(𝐥𝐥) + 𝑶𝑶𝟐𝟐 (𝒈𝒈) ⟶ 𝑪𝑪𝑪𝑪𝟐𝟐 (𝒈𝒈) + 𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐 𝑶𝑶(𝒍𝒍) ∆𝐇𝐇𝟑𝟑 = −𝟕𝟕𝟕𝟕𝟕𝟕 𝐤𝐤𝐤𝐤
𝟐𝟐
Calculer l’enthalpie (∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑 ) de la réaction de synthèse du 𝐶𝐶𝐻𝐻3 𝑂𝑂𝑂𝑂(𝑙𝑙) en utilisant les enthalpies de
combustions des constituants de cette réaction.

e
st
III.3 Détermination des chaleurs de réaction à partir des énergies de liaison

i
og
Les atomes s’associent pour donner des édifices stables. ol
On appelle énergie de liaison (souvent noté D), l’énergie nécessaire pour rompre une liaison
bi
entre deux atomes dans une molécule gazeuse avec libération de ces deux atomes à l’état gazeux
le

dans les conditions standard.


ye

Exemple :
te

Avec DA–B > 0


Bi
h
at
om
M

ΔH = DA–B + DC–D − DA–C − DB–D

D’une manière générale :

∆𝑯𝑯 = �� 𝝂𝝂𝒊𝒊 𝑫𝑫𝒊𝒊 (𝒓𝒓é𝒂𝒂𝒂𝒂𝒂𝒂𝒂𝒂𝒂𝒂𝒂𝒂)� − �� 𝝂𝝂𝒋𝒋 𝑫𝑫𝒋𝒋 (𝒑𝒑𝒑𝒑𝒑𝒑𝒑𝒑𝒑𝒑𝒑𝒑𝒑𝒑𝒑𝒑)�

L’enthalpie (ΔH) d’une réaction, où tous les constituants sont gazeux, est égal à la somme des
énergies de liaison des réactifs diminuée de la somme des énergies de liaison des produits.

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Exercice d’application 6: Soit la réaction suivante à 298K :

CH4(g) + Cl2(g) → CH3Cl(g) + HCl(g)

1°) Calculer l’enthalpie standard de réaction ΔH°r298.

2°) Calculer l’énergie de la liaison C-H à 298 K.

Données en [Link]-1 à 298 K: ΔH°f (CH4) g = -75 ; ΔH°f (CH3Cl) g = -84 ;

ΔH°f (HCl) g = -92 ; DCl-Cl = 242,8 ; DC-Cl = 326,6 ; DH-Cl = 431,3 ; DH-H = 435,5

III. 4 Variation des enthalpies de réaction avec la température : Loi de


Kirchhoff
Connaissant la variation d’enthalpie 𝚫𝚫𝚫𝚫𝚫𝚫(𝐓𝐓𝟏𝟏) de la réaction à la température T1, on veut
déterminer la variation d’enthalpie 𝚫𝚫𝚫𝚫𝚫𝚫(𝐓𝐓𝟐𝟐) de cette même réaction à une autre température T2.

e
Soit la réaction :

i st
og
Le cycle suivant trace les deux chemins permettant de passer de l’état initial (réactifs) à l’état
ol
final (produits).
bi
le
ye
te
Bi
h
at

On supposera que les constituants ne subissent pas de changement d’état.


om

−ΔHr(T2 ) + ΔHr(T1 ) − ΔH1 − ΔH2 + ΔH3 + ΔH4


M

ΔHr(T2 ) = ΔHr(T1 ) − ΔH1 − ΔH2 + ΔH3 + ΔH4

• Si les Cp sont fonction de la température, on a:


𝑇𝑇 𝑇𝑇 𝑇𝑇 𝑇𝑇
ΔHr(T2 ) = ∆𝐻𝐻𝑟𝑟 (𝑇𝑇1 ) − ∫𝑇𝑇 2 𝝂𝝂1 𝐶𝐶𝑝𝑝 (𝐴𝐴1 )𝑑𝑑𝑑𝑑 − ∫𝑇𝑇 2 𝝂𝝂2 𝐶𝐶𝑝𝑝 (𝐴𝐴2 )𝑑𝑑𝑑𝑑 + ∫1 2 𝝂𝝂3 𝐶𝐶𝑝𝑝 (𝐴𝐴3 )𝑑𝑑𝑑𝑑 + ∫𝑇𝑇 2 𝝂𝝂4 𝐶𝐶𝑝𝑝 (𝐴𝐴4 )𝑑𝑑𝑑𝑑
1 1 1

𝑇𝑇1
∆𝐻𝐻𝑟𝑟 (𝑇𝑇2 ) = ∆𝐻𝐻𝑟𝑟 (𝑇𝑇1 ) + � �−𝝂𝝂1 𝐶𝐶𝑝𝑝 (𝐴𝐴1 ) − 𝝂𝝂2 𝐶𝐶𝑝𝑝 (𝐴𝐴2 ) + 𝝂𝝂3 𝐶𝐶𝑝𝑝 (𝐴𝐴3 ) + 𝝂𝝂4 𝐶𝐶𝑝𝑝 (𝐴𝐴4 )�𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑇𝑇2

𝑇𝑇2
∆𝐻𝐻𝑟𝑟 (𝑇𝑇2 ) = ∆𝐻𝐻𝑟𝑟 (𝑇𝑇1 ) + � ∆𝐶𝐶𝑝𝑝 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝐾𝐾𝐾𝐾𝐾𝐾𝐾𝐾𝐾𝐾𝐾𝐾𝐾𝐾𝐾𝐾
𝑇𝑇1

• Si les Cp sont constantes entre T1 et T2, la relation devient :

∆𝐻𝐻𝑟𝑟 (𝑇𝑇2 ) = ∆𝐻𝐻𝑟𝑟 (𝑇𝑇1 ) + �� 𝝂𝝂𝑗𝑗 𝐶𝐶𝑝𝑝𝑗𝑗 (𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃) − � 𝝂𝝂𝑖𝑖 𝐶𝐶𝑝𝑝𝑖𝑖 (𝑅𝑅é𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎)� ΔT

Remarque :

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La loi de Kirchhoff peut être appliquée aussi à la variation de l’énergie interne :

∆Ur (T2 ) = ∆Ur (T1 ) + �� 𝝂𝝂𝑗𝑗 𝐶𝐶𝑝𝑝𝑗𝑗 (𝑃𝑃roduits) − � 𝝂𝝂𝑖𝑖 𝐶𝐶𝑝𝑝𝑖𝑖 (Réactifs)� ΔT

Attention, ces relations ne sont valables que s’il n’y a aucun changement d’état entre les
températures T1 et T2.

S’il y a un changement d’état (liquide → vapeur par exemple)

S’il y a un changement d’état de l’espèce A1 par exemple, on est obligé de considérer 3 étapes
pour le passage de T1 et T2 :
𝐓𝐓
- Le réchauffement de T1 à Tvap pour A1 : ∆𝐇𝐇𝟏𝟏𝟏𝟏 = ∫𝐓𝐓 𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯 𝛎𝛎𝟏𝟏 𝐂𝐂𝐩𝐩 �𝐀𝐀𝟏𝟏(𝐥𝐥) � 𝐝𝐝𝐭𝐭
𝟏𝟏
- Le changement d’état de A1 : ∆𝐇𝐇𝟏𝟏𝟐𝟐 = ∆𝐇𝐇𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯 (𝐀𝐀𝟏𝟏 )
𝐓𝐓
- Le réchauffement de Tvap à T2 pour A1 : ∆𝐇𝐇𝟏𝟏𝟑𝟑 = ∫𝐓𝐓 𝟐𝟐 𝛎𝛎𝟏𝟏 𝐂𝐂𝐩𝐩 �𝐀𝐀𝟏𝟏(𝐠𝐠) � 𝐝𝐝𝐝𝐝
𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯

e
i st
og
ol
bi
le
ye
te
Bi

ΔHr(T2 ) = ΔHr(T1 ) − ∆H11 − ∆H12 − ∆H12 − ΔH2 + ΔH3 + ΔH4


h

Tvap T2 T1
at

∆Hr (T2 ) = ∆Hr (T1 ) − � ν1 Cp �A1(l) �dt − ∆Hvap (A1 ) − � ν1 Cp �A1(g) � dt − � �−ν2 Cp (A2 ) + ν3 Cp (A3 ) + ν4 Cp (A4 )�dt
T1 Tvap T2
om

Exercice d’application 7:
M

Soit la réaction de décomposition du carbonate de magnésium qui s’écrit comme suit :


MgCO3 (s) → MgO(s) + CO2 (g)
Calculer la variation d’enthalpie de la réaction de décomposition du carbonate de magnésium sous
pression atmosphérique :
1. à la température de 298 K
2. à la température de 498 K
Données: Les Cp sont constantes dans l’intervalle de température considéré.

MgCO3(s) MgO(s) CO2 (g)

ΔHf° (kJ mol-1) - 1111,9 601,1 – 393,0

Cp (J K-1 mol-1) 89,24 44,02 45,98

Responsable du cours : Pr Momar N’DIAYE et Abdou Karim Diagne DIAW 10


UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR Année 2022 - 2023
FACULTE DES SCIENCES ET TECHNIQUES
DEPARTEMENT DE CHIMIE
---oOo---
Série II - L1BCGS - CHIMIE PHYSIQUE
Exercice 1:
Une mole d’azote et 3 moles d’hydrogène sont introduites dans un réservoir de volume 10 L à
298 K.
1. Calculer les pressions partielles et la pression totale
2. Calculer la masse molaire moyenne du mélange ainsi que sa densité par rapport à l’air et à
l’oxygène
Exercice 2:

e
st
Un gaz parfait diatomique définit par l'état initial (P1 = 4atm, V1 =50l, T1 = 27°C) effectue un
cycle réversible décrit par : Une isobare jusqu'à T2 =480 K ; suivi d’une isochore jusqu'à T3 =

i
og
T1, puis d’une isotherme jusqu'à l'état 1.
ol
1. Calculer (P, V, T) pour chaque état puis représenter le cycle dans le plan Clapeyron (P, V)
bi
2. Calculer W, Q, ΔU et ΔH pour chaque transformation et pour le cycle.
le

Exercice 3:
1. On transforme 90g de glace, à -10°C en vapeur d’eau, à 100°C, sous la pression
ye

atmosphérique. Calculer la variation d’enthalpie lors de cette transformation.


te

2. Dans un calorimètre parfaitement adiabatique contenant 36g de glace à -30°C on introduit


Bi

90g d’eau à 20°C.


a) Quel est l’état final du système ?
h

b) Quel serait la température d’équilibre si la masse d’eau introduite était de 360 g ?


at

Données : Cpe = 75,2 J/mol.K ; Cpg= 37,6 J/mol.K ; ΔHvap= 44,1 KJ/mol ; ΔHfus= 6 KJ/mol
om

Exercice 4:
M

La combustion de l'acide méthanoïque (CH2O2) liquide dégage 253,31 KJ/mol; celle de l'acide
méthanoïque gazeux dégage 299,50 KJ/mol, les produits de la combustion sont dans les deux
cas du CO2 (g) et H2O(l).

1. Ecrire les réactions de combustion de l'acide méthanoïque gazeux et liquide, puis établir
dans chaque cas la relation entre ΔHRc et ΔURc
2. Calculer les enthalpies standards de formation ΔH°f de l'acide méthanoïque à l’état :
a) liquide
b) gazeux
3. Calculer l’enthalpie standard de vaporisation ΔHv l'acide méthanoïque à 298 K en
utilisant :
a) La méthode de combinaison linéaire
b) Les enthalpies de formation

Données en KJ/mol: ΔH°f (CO2(g))= – 393,5 ; ΔH°f (H2O(l)) = – 285,6


Exercice 5:
On considère la réaction associée à la synthèse du méthanol :
CO(g) + 2H2 (g) CH3OH(g) ΔHR = -129 [Link]-1
1. Calculer l’énergie de la liaison C -H.
2. En utilisant l’enthalpie standard de formation du CO(g) et les énergies de la liaison C=O et
O=O calculer l’enthalpie de sublimation du carbone.
Données : ΔHf (CO) = – 110,5 KJ/mol
O-H H-H C-O C=O O=O
Di-j (kJ/mol) 464 436 350 1080 502

Exercice 6:
A partir des réactions ci-dessous
0
a) 2B(s) + 3/2𝑂𝑂2(g) 𝐵𝐵2 𝑂𝑂3 (𝑠𝑠); 𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅𝑅𝑅.𝑎𝑎 = -1254,55 KJ
0
b) 𝐻𝐻2 (g) +1/2 𝑂𝑂2(g) 𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙); 𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅𝑅𝑅.𝑏𝑏 =-285,85 KJ
0
c) 𝐵𝐵2 𝐻𝐻6(g) + 3𝑂𝑂2(g) 𝐵𝐵2 𝑂𝑂3 (𝑠𝑠) + 3𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) ; 𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅𝑅𝑅.𝑐𝑐 =-2147,5 KJ

e
st
1) Déterminer la variation d’enthalpie de la réaction de formation du diborane gazeux à
298K

i
og
2B(s) + 3𝐻𝐻2 (g) 𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔)
ol
a) En faisant une combinaison des réactions données.
bi
b) E utilisant les enthalpies de combustion
c) En établissant un cycle de Hess.
le

2) Déterminer la variation d’enthalpie molaire correspondant à la combustion du B2H6 (g) à


323K.
ye

𝐵𝐵2 𝐻𝐻6(g) + 3𝑂𝑂2(g) 𝐵𝐵2 𝑂𝑂3 (𝑠𝑠) + 3𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙)


te

3) En déduire la variation d’énergie interne molaire à 323K.


Bi

Données :
B2 O3 (s) H2 O(l) B2 H6 (g) O2 (g)
h

Composés
at

Cp(J/K. mol) 62,93 75,2 56,9 29,4


om

Exercice 7:
M

L’enthalpie standard de combustion du propane gazeux, donnant CO2(g) et H2O (l), est égale à
– 2220 kJ/mol (à 298 K) et l’enthalpie standard de vaporisation d’une mole de propane liquide
à 298 K est de 15 kJ. Calculer :
1) L’enthalpie standard et l’énergie interne standard de combustion à 298 K du propane
liquide.
2) L’enthalpie standard de formation du propane liquide.
3) Déterminer ΔHRC pour la combustion du propane gazeux à 423 K, sachant que l’eau formée
étant liquide.
Données: M (C3H8) = 44 g/mol.
Les enthalpies standards de formation en (kJ/mol) des composés CO2(g) et H2O(l) sont
respectivement: - 393,51 et - 285,83.
Composés C3H8(g) H2O (l) H2O (g) CO2 (g) O2
Cp (J/[Link]) 73,5 75,29 33,58 37,11 29,96
Correction des exercices d’application du chapitres III

Exercice d’application 1
1) Equation de la réaction : il s’agit d’une réaction de combustion CO
𝟏𝟏
𝑪𝑪𝑪𝑪(𝒈𝒈) + 𝑶𝑶 → 𝑪𝑪𝑪𝑪𝟐𝟐(𝒈𝒈)
𝟐𝟐 𝟐𝟐
2) A l’état initial, avant la réaction on a un mélange de CO et O2
PI = 1atm ; VI = 0,5L et T = 298K
𝑃𝑃𝑖𝑖 𝑉𝑉𝑖𝑖
On a 𝑃𝑃𝑖𝑖 𝑉𝑉𝑖𝑖 = 𝑛𝑛𝑖𝑖 𝑅𝑅𝑅𝑅 → 𝑛𝑛𝑖𝑖 = 𝑅𝑅𝑅𝑅
1×0,5
𝑛𝑛𝑖𝑖 = 0,082×298 = 0,02𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚

e
𝑛𝑛𝑖𝑖
Or 𝑛𝑛𝑖𝑖 = 𝑛𝑛𝐶𝐶𝐶𝐶 + 𝑛𝑛𝑂𝑂2 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑛𝑛𝐶𝐶𝐶𝐶 = 2𝑛𝑛𝑂𝑂2 → 𝑛𝑛𝑖𝑖 = 3𝑛𝑛𝑂𝑂2 → 𝑛𝑛𝑂𝑂2 =

st
3

i
0,02

og
𝑛𝑛𝑂𝑂2 = = 0,0068𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑛𝑛𝐶𝐶𝐶𝐶 = 2 × 0,0068 = 0,0136𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚
3 ol
3) Dans ce système on a :
bi
− la réaction de combustion de CO, se produit à 298 K, est exothermique car dégage
le

de la chaleur appelée Qcédée


ye

− le calorimètre contenant le produit final de la réaction ( 𝐶𝐶𝐶𝐶2 ), ce composé absorbe


te

la chaleur appelée Qreçue qui est dégagée par la réaction


Bi

A la fin le système est adiabatique 𝑄𝑄𝑟𝑟eçue + 𝑄𝑄𝑐𝑐é𝑑𝑑é𝑒𝑒 = 0


h
at

𝑄𝑄𝑐𝑐é𝑑𝑑é𝑒𝑒 = − 𝑄𝑄𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟 = −𝑄𝑄𝐶𝐶𝐶𝐶2 = −𝑛𝑛𝐶𝐶𝐶𝐶2 𝐶𝐶𝑉𝑉𝐶𝐶𝐶𝐶2 (𝑇𝑇𝐹𝐹 − 𝑇𝑇𝐼𝐼 )


om

𝑛𝑛𝐶𝐶𝐶𝐶2 𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓é = 𝑛𝑛𝑂𝑂2 𝑟𝑟é𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 = 0,0136𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚


M

D’où : 𝑄𝑄𝑐𝑐é𝑑𝑑é𝑒𝑒 = −0,0136 × 298(428,4 − 298) → 𝑸𝑸𝒄𝒄é𝒅𝒅é𝒆𝒆 = −𝟓𝟓𝟓𝟓, 𝟐𝟐𝟐𝟐 𝑱𝑱


4) A volume constant on a : 𝑄𝑄 = 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛 → 𝑄𝑄𝑐𝑐é𝑑𝑑é𝑒𝑒 = 𝑛𝑛𝐶𝐶𝐶𝐶 𝛥𝛥𝛥𝛥
𝑄𝑄𝑐𝑐é𝑑𝑑é𝑒𝑒 −51,23
𝛥𝛥𝛥𝛥 = → 𝛥𝛥𝛥𝛥 = → 𝜟𝜟𝜟𝜟 = −𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑, 𝟖𝟖𝟖𝟖𝟖𝟖/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
𝑛𝑛𝐶𝐶𝐶𝐶 0,0136
De plus 𝛥𝛥𝛥𝛥 = 𝛥𝛥𝛥𝛥 + 𝛥𝛥𝛥𝛥𝛥𝛥𝛥𝛥 et 𝛥𝛥𝛥𝛥 se calcule sur la réaction
𝛥𝛥𝛥𝛥 = ∑𝜐𝜐𝑃𝑃 𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 − ∑𝜐𝜐𝑅𝑅 𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔
1 1
𝛥𝛥𝛥𝛥 = 𝜐𝜐 𝐶𝐶𝐶𝐶 − 𝜐𝜐 𝐶𝐶𝐶𝐶 − 𝜐𝜐 𝑂𝑂 → 𝛥𝛥𝛥𝛥 = 1 − 1 − = −
2 2 2 2
1 1
𝛥𝛥𝛥𝛥 = 𝛥𝛥𝛥𝛥 − 2 𝑅𝑅𝑅𝑅 → 𝛥𝛥𝛥𝛥 = −3766,86 − 2 (8,314 × 298)

𝜟𝜟𝜟𝜟 = −𝟓𝟓𝟓𝟓𝟓𝟓𝟓𝟓, 𝟔𝟔𝟔𝟔 𝑱𝑱/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎

Responsables du cours : Pr Momar NDIAYE et Pr Abdou Karim Diagne DIAW


Exercice d’application 2

1) Réaction de combustion du Benzène liquide


15
𝐶𝐶6 𝐻𝐻6 (𝑙𝑙) + 𝑂𝑂 (𝑔𝑔) → 6𝐶𝐶𝐶𝐶2 (𝑔𝑔) + 3𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙)
2 2
2) A P = constante on a : 𝑄𝑄𝑝𝑝 = 𝑛𝑛∆𝐻𝐻
𝑄𝑄𝑝𝑝 𝑚𝑚 𝑀𝑀 = 78 𝑔𝑔/𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚
∆𝐻𝐻 = avec 𝑛𝑛 = 𝑀𝑀 � 𝑚𝑚𝐶𝐶6 𝐻𝐻6
𝑛𝑛 𝑐𝑐𝐶𝐶6 𝐻𝐻6 = 78𝑔𝑔
𝑄𝑄𝑝𝑝 78
∆𝐻𝐻 = × 𝑀𝑀 = −3265 × 78
𝑚𝑚

∆𝑯𝑯 = −𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
Pour calculer ∆U on a :
∆𝐻𝐻 = ∆𝑈𝑈 + ∆𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛

e
∆𝑛𝑛 = 𝜗𝜗𝐶𝐶𝐶𝐶2 − 𝜗𝜗𝑂𝑂2

st
∆𝑈𝑈 = ∆𝐻𝐻 − ∆𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛 avec �𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝐶𝐶6 𝐻𝐻6 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙

i
og
𝐻𝐻2 𝑂𝑂 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙

∆𝑛𝑛 = 6 −
15
= −2
3
ol
bi
2
3 3
∆𝑈𝑈 = ∆𝐻𝐻 + 2 𝑅𝑅𝑅𝑅 = −3265 + 2 × 8,314 × 298. 10−3
le
ye

∆𝑼𝑼 = −𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑, 𝟐𝟐𝟐𝟐 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎


te

Exercice d’application 3
Bi

La formation d’un corps se fait à partir des corps purs simples :


h

5
𝑃𝑃(𝑠𝑠) + 𝐶𝐶𝐶𝐶 (𝑔𝑔) → 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃5 (𝑠𝑠) ∆𝐻𝐻𝑓𝑓°𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 ?
at

2 2 5
om

Pour déterminer ∆𝐻𝐻𝑓𝑓°𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 ∶


5
M

• On divise par 2 l’équation 1 :


3 ∆𝐻𝐻1
𝑃𝑃(𝑠𝑠) + 2
𝐶𝐶𝐶𝐶2 (𝑔𝑔) → 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃3 (𝑙𝑙): 2

• On tourne l’équation 2
𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃3 (𝑙𝑙) + 𝐶𝐶𝐶𝐶2 (𝑔𝑔) → 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃5 (𝑠𝑠) : − ∆𝐻𝐻2
Et on fait la somme des 2 :
3 ∆𝐻𝐻1
𝑃𝑃(𝑠𝑠) + 𝐶𝐶𝐶𝐶2 (𝑔𝑔) → 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃3 (𝑙𝑙)
2 2
𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃3 (𝑙𝑙) + 𝐶𝐶𝐶𝐶2 (𝑔𝑔) → 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃5 (𝑠𝑠) − ∆𝐻𝐻2
��������������������������������������������������������������������
5 ∆𝐻𝐻
𝑃𝑃(𝑠𝑠) + 2 𝐶𝐶𝐶𝐶2 (𝑔𝑔) → 𝑃𝑃𝐶𝐶𝐶𝐶5 (𝑠𝑠) ∆𝐻𝐻𝑓𝑓°𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 = 2 1 − ∆𝐻𝐻2
5

635,1
∆𝐻𝐻𝑓𝑓°𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 = − − 137,3
5 2

Responsables du cours : Pr Momar NDIAYE et Pr Abdou Karim Diagne DIAW


∆𝑯𝑯°𝒇𝒇𝑷𝑷𝑷𝑷𝑷𝑷 (𝒔𝒔) = −𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒, 𝟓𝟓𝟓𝟓 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
𝟓𝟓

Exercice d’application 4

1) Equation de combustion :
3
CO(N𝐻𝐻2 )2 (S) + 2 𝑂𝑂2 (𝑔𝑔) 𝐶𝐶𝐶𝐶2 (𝑔𝑔) + 2 𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) + 𝑁𝑁2 (𝑔𝑔) ΔH𝑟𝑟𝑟𝑟

2-a) D’après Hess : 𝛥𝛥𝐻𝐻𝑟𝑟𝑟𝑟 = ∑ ∆𝐻𝐻𝑓𝑓° (𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝) − ∑ ∆𝐻𝐻𝑓𝑓° (𝑟𝑟é𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎) 𝛥𝛥𝐻𝐻𝑟𝑟𝑟𝑟


3
= ΔH°𝑓𝑓 �CO2(g) � + 2ΔH°𝑓𝑓 �𝐻𝐻2 𝑂𝑂(l) � + ΔH°𝑓𝑓 �𝑁𝑁2 (g) � − ΔH°𝑓𝑓 �𝐶𝐶𝐶𝐶(𝑁𝑁𝐻𝐻2 )2(s) � − ΔH°𝑓𝑓 �𝑂𝑂2 (g) �
2
Or ΔH°𝑓𝑓 �𝑁𝑁2 (g) � = ΔH°𝑓𝑓 �𝑂𝑂2 (g) � = 0

𝛥𝛥𝐻𝐻𝑟𝑟𝑟𝑟 = −394 + 2(−286) + 333


𝜟𝜟𝑯𝑯𝒓𝒓𝒓𝒓 = − 𝟔𝟔𝟔𝟔𝟔𝟔 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎

e
2-b) 𝛥𝛥𝐻𝐻𝑟𝑟𝑟𝑟 = 𝛥𝛥𝑈𝑈𝑟𝑟𝑟𝑟 + 𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅

st
3 3

i
𝛥𝛥𝑈𝑈𝑟𝑟𝑟𝑟 = 𝛥𝛥𝐻𝐻𝑟𝑟𝑟𝑟 − 𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅𝑅 𝛥𝛥𝛥𝛥 = (2 + 1) − =

og
avec 2 2
3
𝛥𝛥𝑈𝑈𝑟𝑟𝑟𝑟 = −633 − 2 × 8,314 . 10−3 × 298 ol
bi
𝜟𝜟𝑼𝑼𝒓𝒓𝒓𝒓 = −𝟔𝟔𝟔𝟔𝟔𝟔, 𝟕𝟕𝟕𝟕 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
le

Exercice d’application 5
ye

CO (g) + 2 𝐻𝐻2 (𝑔𝑔) 𝐶𝐶𝐶𝐶3 𝑂𝑂𝑂𝑂(𝑙𝑙) ΔH𝑅𝑅𝑅𝑅 ?


te
Bi

D’après Hess : 𝛥𝛥𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 = 𝛥𝛥𝐻𝐻𝑟𝑟𝑟𝑟 �𝐶𝐶𝑂𝑂(𝑔𝑔) � + 2 × 𝛥𝛥𝐻𝐻𝑟𝑟𝑟𝑟 �𝐻𝐻2 (𝑔𝑔) � − 𝛥𝛥𝐻𝐻𝑟𝑟𝑟𝑟 �𝐶𝐶𝐶𝐶3 𝑂𝑂𝐻𝐻(𝑙𝑙) �
h

∆𝐻𝐻1
Or 𝛥𝛥𝐻𝐻𝑟𝑟𝑟𝑟 �𝐶𝐶𝑂𝑂(𝑔𝑔) � = car
at

2
1 ∆𝐻𝐻1
om

CO (g) + 2 𝑂𝑂2 (𝑔𝑔) 𝐶𝐶𝐶𝐶2 (𝑔𝑔) : 2


M

𝛥𝛥𝐻𝐻𝑟𝑟𝑟𝑟 �𝐻𝐻2 (𝑔𝑔) � = 𝛥𝛥𝐻𝐻2


1
𝐻𝐻2 (𝑔𝑔) + 2
𝑂𝑂2 (𝑔𝑔) 𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) ≡ combustion de 𝐻𝐻2 : 𝛥𝛥𝐻𝐻2

Et 𝛥𝛥𝐻𝐻𝑟𝑟𝑟𝑟 �𝐶𝐶𝐶𝐶3 𝑂𝑂𝐻𝐻(𝑙𝑙) � = 𝛥𝛥𝐻𝐻3


∆𝐻𝐻1
D’où 𝛥𝛥𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 = 𝟐𝟐 × 𝛥𝛥𝐻𝐻2 + − 𝛥𝛥𝐻𝐻3
2
566
= 𝟐𝟐 × (−286) − + 725
2

𝜟𝜟𝑯𝑯𝑹𝑹𝑹𝑹 = −𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎

Responsables du cours : Pr Momar NDIAYE et Pr Abdou Karim Diagne DIAW


Exercice d’application 6
1) 𝐶𝐶𝐶𝐶4 (g) + Cl2 (g) CH3 Cl (g) + HCl (g)
D’après Hess :

à 298 K ΔH°𝑟𝑟 = ΔH°𝑓𝑓 �CH3 Cl(g) � + ΔH°𝑓𝑓 �HCl(g) � − ΔH°𝑓𝑓 �CH4(g) � − ΔH°𝑓𝑓 � Cl2(g) �

or ΔH°𝑓𝑓 � Cl2(g) � = 0

𝛥𝛥𝐻𝐻°𝑟𝑟 = −84 − 92 + 75
𝜟𝜟𝑯𝑯°𝒓𝒓 = −𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
2) 𝐶𝐶𝐶𝐶4 (g) + Cl2 (g) CH3 Cl (g) + HCl (g)
Tout est gazeux, on peut appliquer aussi la loi de Hess sur les énergies de liaisons :

e
ΔH°𝑟𝑟 = � 𝜈𝜈𝑖𝑖 𝐷𝐷𝑖𝑖 (𝑟𝑟é𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎) − � 𝜈𝜈𝑗𝑗 𝐷𝐷𝑗𝑗 (𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝)

ist
𝛥𝛥𝐻𝐻°𝑟𝑟 = (4 D C−H + D Cl−Cl ) − (3 D C−H + D C−Cl + D H− Cl )
↓ ↓ ↓ ↓
og
ol
bi
le
ye

On aura donc :
te

𝛥𝛥𝐻𝐻°𝑟𝑟 = D C−H + D Cl−Cl − D C−Cl − D H− Cl


Bi

D C−H = 𝛥𝛥𝐻𝐻°𝑟𝑟 − D Cl−Cl + D C−Cl + D H− Cl


h

D C−H = −101 − 242,8 + 326,6 + 431,3


at
om

D C−H = 𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒, 𝟏𝟏 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎


Exercice d’application 7
M

298
3) 𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀3 (s) 𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀 (s) + 𝐶𝐶𝐶𝐶2 (g) ΔH
𝑟𝑟
298
D’après Hess : ΔH 𝑟𝑟
= ΔH°𝑓𝑓 �MgO(s) � + ΔH°𝑓𝑓 �CO2(g) � − ΔH°𝑓𝑓 �MgCO3(s) �

298
ΔH = 601,1 − 393 + 1111,9
𝑟𝑟
𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐
𝚫𝚫𝚫𝚫 = 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
𝒓𝒓
1) A 498 K on a :
𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀3 (s) 𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀 (s) + 𝐶𝐶𝐶𝐶2 (g)
Comparer à la réaction à 298 K, il n’y a pas de changement de phase (les solides restent des
solides et le gaz reste gaz).

Responsables du cours : Pr Momar NDIAYE et Pr Abdou Karim Diagne DIAW


On peut donc appliquer Kirchhoff :

498 298
ΔH
𝑟𝑟
= ΔH
𝑟𝑟
+ �𝐶𝐶𝐶𝐶𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀(𝑠𝑠) + 𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝑂𝑂2 − 𝐶𝐶𝐶𝐶𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑀𝑂𝑂3 � (𝑇𝑇𝐹𝐹 − 𝑇𝑇𝑖𝑖 )
(𝑔𝑔) (𝑠𝑠)

Car les Cp sont constantes

498
ΔH = 1320 + (44,02 +45,98 −89,24) . 10−3 (498 – 298)
𝑟𝑟

𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒 𝑲𝑲𝑲𝑲
𝚫𝚫𝚫𝚫 = 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏, 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏 𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
𝒓𝒓

e
i st
og
ol
bi
le
ye
te
Bi
h
at
om
M

Responsables du cours : Pr Momar NDIAYE et Pr Abdou Karim Diagne DIAW


UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR Année 2022 - 2023
FACULTE DES SCIENCES ET TECHNIQUES
DEPARTEMENT DE CHIMIE
---oOo---

CORRECTION DE LA SERIE II - L1BCGS - CHIMIE PHYSIQUE


Exercice 1 :
N2 : 1 mol ; H2 : 3 mol ; V=10 L ; T= 298 K
1) Les pressions partielles et la pression totale
𝑅𝑅𝑅𝑅 0,082×298
𝑃𝑃𝑁𝑁2 = 𝑛𝑛𝑁𝑁2 × 𝑉𝑉
=1× 10
= 𝟐𝟐, 𝟒𝟒𝟒𝟒 𝒂𝒂𝒂𝒂𝒂𝒂
𝑅𝑅𝑅𝑅 0,082×298
𝑃𝑃𝐻𝐻2 = 𝑛𝑛𝐻𝐻2 × 𝑉𝑉
= 3× 10
= 𝟕𝟕, 𝟑𝟑𝟑𝟑 𝒂𝒂𝒂𝒂𝒂𝒂

La pression totale PT

e
st
𝑃𝑃𝑇𝑇 = 𝑃𝑃𝑁𝑁2 + 𝑃𝑃𝐻𝐻2 = 2,44 + 7,32 = 𝟗𝟗, 𝟕𝟕𝟕𝟕 𝒂𝒂𝒂𝒂𝒂𝒂

i
og
2) La masse molaire moyenne et densité
1 3
ol
𝑋𝑋𝑁𝑁2 = = 0,25 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑋𝑋𝐻𝐻2 = = 0,75
bi
4 4
le

� = 𝑋𝑋𝑁𝑁2 × 𝑀𝑀𝑁𝑁2 + 𝑋𝑋𝐻𝐻2 × 𝑀𝑀𝐻𝐻2 = 0,25 × 28 + 0,75 × 2 = 𝟖𝟖, 𝟓𝟓 𝒈𝒈/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎


𝑀𝑀
ye

La densité par rapport à l’air La densité par rapport à l’oxygène


te

��� 8,5
𝑀𝑀 ���
𝒅𝒅� 𝒅𝒅� = 𝑀𝑀 = 8,5 = 𝟎𝟎, 𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐
Bi

𝒂𝒂𝒂𝒂𝒂𝒂 𝟐𝟐𝟐𝟐 = 29 = 𝟎𝟎, 𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐


= 𝑶𝑶𝟐𝟐 𝟑𝟑𝟑𝟑 32
h

Exercice 2 :
at
om

1) Calculer (P, V, T) pour chaque état


𝑉𝑉 𝑃𝑃
Isobare: P= cste → 𝑇𝑇 = 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 , isochore: V=cste → 𝑇𝑇 = 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐, isotherme: T=cste→ PV = cste
M

𝑃𝑃1 = 4 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑃𝑃2 = 𝑃𝑃1 = 4 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎


⎧ ⎧
⎪ 𝑉𝑉1 = 50 𝐿𝐿 Isobare à P = cste 𝑇𝑇2
𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸 1 𝑃𝑃1 𝑉𝑉1 𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸 2 𝑉𝑉2 = 𝑉𝑉1 (𝑇𝑇1)
⎨𝑛𝑛 = 𝑅𝑅𝑇𝑇1 = 8,13
(P1 = P2 )

⎪ ⎩ 𝑇𝑇2 = 480 𝐾𝐾
⎩ 𝑇𝑇1 = 300 𝐾𝐾

Isotherme T=cste Isochore à V = cste


(T1 = T3) (V2 = V3)

𝑉𝑉1
⎧ 𝑃𝑃3 = 𝑃𝑃1 ( )
⎪ 𝑉𝑉3
𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸𝐸 3 𝑉𝑉3 = 𝑉𝑉2


⎩𝑇𝑇3 = 𝑇𝑇1 = 300 𝐾𝐾
480
AN : 𝑽𝑽𝟐𝟐 = 50 𝑥𝑥 � � = 𝟖𝟖𝟖𝟖 𝑳𝑳
300
50
𝑷𝑷𝟑𝟑 = 4 𝑥𝑥 � � = 𝟐𝟐. 𝟓𝟓 𝒂𝒂𝒂𝒂𝒂𝒂
80
Traçons le diagramme P = f (V)

e
i st
Gaz diatomique Cv=5/2 R, Cp= 7/2 R

og
2) Calcul de W12 , Q12 , ΔU12 et ΔH12
ol
1→ 2 : transformation isobare ⟹ P = cste 𝑃𝑃2 = 𝑃𝑃1
bi
5
ΔU12 = nCv (T2 - T1 )= 8,13 × 2 × 8; 314 × (480 − 300) = 𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑, 𝟕𝟕𝟕𝟕𝟕𝟕 J
le

7
ΔH12 = Q12 = nCp (T2 - T1 )= 8.13 × 2 × 8,314 × (480 − 300) = 𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒, 𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒 J
ye
te

W12 = ΔU12− Q12= ΔU12 − ΔH12 = 30416,769 − 42583,4766 = −𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏, 𝟕𝟕𝟕𝟕𝟕𝟕𝟕𝟕 J


Bi

Oubien W12 = P( V2 - V1) oubien W12 = nR(T1 – T2)


h

Calcul de W23 , Q23 , ΔU23 et ΔH23


at
om

2→3 : transformation isochore ⟹ V2 = V3 = 80 L ⟹W23 = 𝟎𝟎 J


5
ΔU23 = Q23 = nCv (T3 – T2)= 8,13 × 2 × 8.314 × (300 − 480) = −𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑, 𝟕𝟕𝟕𝟕𝟕𝟕 J
M

7
ΔH23 = nCp (T3 - T2 )= 8.13 × 2 × 8,314 × (300 − 480) = −𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒, 𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒 J

Calcul de W31 , Q31 , ΔU31 et ΔH31


3→1 : transformation isotherme 𝑇𝑇3 = 𝑇𝑇1 ⟹ ΔU31 = ΔH31 = 0 (loi de Joule)
𝑉𝑉1 80
W31 = - Q31 = - 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑇𝑇1 𝑙𝑙𝑙𝑙 = 8,13× 8,314 × 𝑙𝑙𝑙𝑙 50 = 𝟗𝟗𝟗𝟗𝟗𝟗𝟗𝟗 J
𝑉𝑉3

Q31 = - 9530 J
Calcul de W1231 , Q1231 , ΔU1231 et ΔH1231
W1231 = W12 + W23 + W31 = - 12166,7076 + 0 + 9530 = -2636,0464 J
Q1231 = Q12 + Q23 + Q31 = 42583,4766 -30416,769 - 9530 = 2636,0464 J
ΔU1231 = ΔU12 + ΔU23 + ΔU31 = 30416,769 -30416,769= 0 J
Oubien ΔU1231 = W1231 + Q1231 = 0 J
ΔH1231 = ΔH12 + ΔH23 + ΔH31 = 42583,4766-42583,4766-0 = 0 J
Conclusion : W et Q dépendent du chemin suivi, H et U sont des fonctions d’état
Exercice 3 :
90g de glace 5 moles
373K (v)

ΔH4 vaporisation
To=273K (l) ΔH3

eau Tv=373K (l)


ΔH2 fusion
5 moles ΔH1

e
Tg=265K glace To=273K (s)

i st
og
ΔH = ΔH1 + ΔH2 + ΔH3 + ΔH4
ol
ΔH1 = 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑔𝑔 �𝑇𝑇0 − 𝑇𝑇𝑔𝑔 � ; ΔH2 = nΔHfus ; ΔH3 = 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑒𝑒 (𝑇𝑇𝑣𝑣 − 𝑇𝑇0 ) ; ΔH4 = nΔHvap
bi

ΔH = 𝑛𝑛[𝐶𝐶𝐶𝐶𝑔𝑔 �𝑇𝑇0 − 𝑇𝑇𝑔𝑔 � + ΔHfus + 𝐶𝐶𝐶𝐶𝑒𝑒 (𝑇𝑇𝑣𝑣 − 𝑇𝑇0 ) + ΔHvap ]


le
ye

ΔH = 5 [37,6(10) + 6. 103 + 75,2(100) + 44,1. 103 ]


te

𝚫𝚫𝚫𝚫 = 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏 𝑱𝑱
Bi

2) a)
h

Glace (ng= 2mol ; Tg = 243K) Eau (ne= 5mol ; Te = 293K)


at
om

To=273K (l) Qe
ne
M

Qfusion
ng Qg

Tg To=273K (s)

Qg =La quantité de chaleur nécessaire pour ramener la glace a 0 0C(s)


Qe= La quantité de chaleur nécessaire pour refroidir l’eau jusqu’à à 0 0C(l)

Qg = 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑔𝑔 �𝑇𝑇0 − 𝑇𝑇𝑔𝑔 � = 2 × 37,6 × 30 = 2256 J

Qe = 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑒𝑒 (𝑇𝑇0 − 𝑇𝑇𝑒𝑒 ) = 5 × 75,2 (−20) = −7520 J

⎢Qe ⎢ ˃ Qg donc on aura une fusion

Soit Qfus la quantité de chaleur nécessaire pour faire fondre la glace à 0°C
Q𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 = ngΔHfus = 2 × 6000 = 12000𝐽𝐽

Q𝑔𝑔 + Q𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 = 2256 + 12000 = 14256𝐽𝐽

⎢Q𝑔𝑔 + Q𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 ⎢ ˃ ⎢Qe ⎢ 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 est partielle ⟹mélange d’eau et de glace et Teq=273K

Soit x le nombre de mole de glace fondue


Qr = Qg + x ΔHfus et Qc = Qe
−(Qg + Qe)
Qr + Qc = 0 ⟹ Qg + x ΔHfus + Qe = 0 ⟹ x =
ΔHfus
−(−7520 + 2256)
x= ⟹ x = 0,88mol
6000
Etat final : mélange eau + glace

e
Teq=273K et ( ngF =2 - 0,88 =1,12 mol et neF = 5 + 0,88 = 5,88mol)

i st
b) ne= 20 mol

og
Qe = 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑒𝑒 (𝑇𝑇0 − 𝑇𝑇𝑒𝑒 ) = 20 × 75,2 (−20) = −30080 J ol
bi
⎢Q𝑔𝑔 + Q𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 ⎢ ˂ ⎢Qe ⎢ 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 la fusion est totale
Teq Є [0 ; Te] Qc ne
le
ye

Teq Te
te

Qfusion
ng Qr
Bi

Tg To=273K (s)
h

Qr = Qg + Qfus + 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑒𝑒 �𝑇𝑇𝑒𝑒𝑒𝑒 − 𝑇𝑇𝑜𝑜 �


at
om

Qc = 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑒𝑒 �𝑇𝑇𝑒𝑒 − 𝑇𝑇𝑒𝑒𝑒𝑒 �


M

Qr + Qc = 0 ⟹ Qg + Qfus + 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑒𝑒 �𝑇𝑇𝑒𝑒𝑒𝑒 − 𝑇𝑇𝑜𝑜 � + 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑒𝑒 �𝑇𝑇𝑒𝑒 − 𝑇𝑇𝑒𝑒𝑒𝑒 � = 0


−(Qg + Qfus ) + 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑒𝑒 𝑇𝑇𝑜𝑜 + 𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑒𝑒 𝑇𝑇𝑒𝑒
𝑇𝑇𝑒𝑒𝑒𝑒 =
𝐶𝐶𝐶𝐶𝑒𝑒 �𝑛𝑛𝑒𝑒 + 𝑛𝑛𝑔𝑔 �
−14256 + 75,2(2 × 273 + 20 × 293)
𝑇𝑇𝑒𝑒𝑒𝑒 =
75,2(2 + 20)
𝑻𝑻𝒆𝒆𝒆𝒆 = 𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐, 𝟓𝟓𝟓𝟓𝑲𝑲 = 𝟗𝟗, 𝟓𝟓𝟓𝟓 °𝑪𝑪
Exercice 4 :
𝟎𝟎
1) Les équations de réactions de combustion et les expressions de ∆𝐔𝐔𝐑𝐑𝐑𝐑
𝟏𝟏
𝐂𝐂𝐇𝐇𝟐𝟐 𝐎𝐎𝟐𝟐 (𝐥𝐥) + 𝐎𝐎𝟐𝟐 → 𝐂𝐂𝐎𝐎𝟐𝟐 (𝐠𝐠) + 𝐇𝐇𝟐𝟐 𝐎𝐎(𝐥𝐥)
𝟐𝟐 (𝐠𝐠)

0 0 𝟎𝟎 1 𝟎𝟎 𝟏𝟏
∆URC(𝐥𝐥) = ∆HRC(𝐥𝐥) − 𝑅𝑅𝑅𝑅∆𝑛𝑛 avec ∆𝑛𝑛 = 2 ⟹ ∆𝐔𝐔𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) = ∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) − 𝟐𝟐 𝑹𝑹𝑹𝑹
𝟏𝟏
𝐂𝐂𝐇𝐇𝟐𝟐 𝐎𝐎𝟐𝟐 (𝐠𝐠) + 𝐎𝐎 → 𝐂𝐂𝐎𝐎𝟐𝟐 (𝐠𝐠) + 𝐇𝐇𝟐𝟐 𝐎𝐎(𝐥𝐥)
𝟐𝟐 𝟐𝟐 (𝐠𝐠)
0 0 𝟎𝟎 𝟎𝟎 1 𝟏𝟏
∆URC (𝐠𝐠) = ∆HRC(𝐠𝐠) − 𝑅𝑅𝑅𝑅∆𝑛𝑛 avec ∆𝑛𝑛 = − 2 ⟹ ∆𝐔𝐔𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐠𝐠) = ∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐠𝐠) + 𝟐𝟐 𝑹𝑹𝑹𝑹

2) Les enthalpies de formation ∆𝐇𝐇𝐟𝐟𝟎𝟎 𝐂𝐂𝐂𝐂 et ∆𝐇𝐇𝐟𝐟𝟎𝟎 𝐂𝐂𝐂𝐂


𝟐𝟐 𝐎𝐎𝟐𝟐(𝐠𝐠) 𝟐𝟐 𝐎𝐎𝟐𝟐 (𝐥𝐥)

𝟎𝟎
∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) = −𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐, 𝟑𝟑𝟑𝟑 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
0
∆HRC(𝐥𝐥) = ∆Hf0 CO + ∆Hf0 H - ∆Hf0 CH
2 (g) 2 O(l) 2 O2 (l)

∆Hf0 CH = ∆Hf0 CO + ∆Hf0 H 0


− ∆HRC(𝐥𝐥)
2 O2 (l) 2 (g) 2 O(l)

∆𝐇𝐇𝐟𝐟𝟎𝟎 𝐂𝐂𝐂𝐂 = −393,5 − 285,6 + 253,31 = −𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒, 𝟕𝟕𝟕𝟕 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎


𝟐𝟐 𝐎𝐎𝟐𝟐 (𝐥𝐥)

𝟎𝟎
∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐠𝐠) = −𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐, 𝟓𝟓𝟓𝟓 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎

e
st
0
∆HRC(𝐠𝐠) = ∆Hf0 CO + ∆Hf0 H - ∆Hf0 CH

i
2 O(l) 2 O2 (g)

og
2 (g)

∆Hf0 CH = ∆Hf0 CO + ∆Hf0 H 0


− ∆HRC(𝐠𝐠) ol
2 O2 (g) 2 (g) 2 O(l)
bi
∆𝐇𝐇𝐟𝐟𝟎𝟎 𝐂𝐂𝐂𝐂 = −393,5 − 285,6 + 299,50 = −𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑, 𝟔𝟔𝟔𝟔 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
𝟐𝟐 𝐎𝐎𝟐𝟐 (𝐠𝐠)
le

𝟎𝟎
3) ∆𝐇𝐇𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯
ye

=?
𝐂𝐂𝐂𝐂𝟐𝟐 𝐎𝐎𝟐𝟐
a) Par combinaison
te

𝟎𝟎
𝐂𝐂𝐇𝐇𝟐𝟐 𝐎𝐎𝟐𝟐 (𝐥𝐥) → 𝐂𝐂𝐇𝐇𝟐𝟐 𝐎𝐎𝟐𝟐 (𝐠𝐠) ∆𝐇𝐇𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯
Bi

𝐂𝐂𝐂𝐂𝟐𝟐 𝐎𝐎𝟐𝟐

1 0
h

CH2 O2 (l) + 2 𝑂𝑂2(𝑔𝑔) 𝐶𝐶𝐶𝐶2 (𝑔𝑔) + 𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) ∆HRC(l)


at

1 0
om

𝐶𝐶𝐶𝐶2 (𝑔𝑔) + 𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) CH2 O2 (g) + 2 𝑂𝑂2(𝑔𝑔) − ∆HRC(g)


M

CH2 O2 (l) CH2 O2 (g)


; 𝟎𝟎 𝟎𝟎
𝟎𝟎
∆𝐇𝐇𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯 = ∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) − ∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐠𝐠) =-253,31+299,50= 46,19 KJ/mol
𝐂𝐂𝐂𝐂𝟐𝟐 𝐎𝐎𝟐𝟐

b) A partir des enthalpies


𝐂𝐂𝐇𝐇𝟐𝟐 𝐎𝐎𝟐𝟐 (𝐥𝐥) 𝐂𝐂𝐇𝐇𝟐𝟐 𝐎𝐎𝟐𝟐 (𝐠𝐠)
0
∆Hvap = ∆Hf0 - ∆Hf0 CH = −379,6 + 425,79 = 𝟒𝟒𝟒𝟒, 𝟏𝟏𝟏𝟏 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
CH2 O2 CH2 O2 (g) 2 O2 (l)

Exercice 5 :

CO(g) + 2 H2 (𝑔𝑔) CH3 OH(g) ∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝟎𝟎 = −𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎

1) L’énergie de la liaison C-H


∆𝐇𝐇𝟎𝟎𝐑𝐑 = DC=O + 2DH−H - 3DC−H - DC−O - DO−H
(DC=O + 2DH−H − DC−O − DO−H −∆H0R ) (1080+2×436−350−464+129)
𝐃𝐃𝐂𝐂−𝐇𝐇 = 3
= 3
= 𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒, 𝟑𝟑𝟑𝟑 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
𝟎𝟎
2) ∆𝐇𝐇𝐬𝐬𝐬𝐬𝐬𝐬 (𝑪𝑪) = ? ∆Hf0 CO
(g)
1
C(𝑠𝑠) + 2
O2 CO(g)
(𝑔𝑔)

𝟎𝟎
∆𝐇𝐇𝐬𝐬𝐬𝐬𝐬𝐬 (𝐂𝐂) 1
𝐷𝐷 𝐷𝐷𝐶𝐶=𝑂𝑂
2 𝑂𝑂=𝑂𝑂

C(𝑔𝑔) + O(𝑔𝑔)
1
ΔHsub(C) + 𝐷𝐷𝑂𝑂=𝑂𝑂 − 𝐷𝐷𝐶𝐶=𝑂𝑂 − ∆Hf0 CO = 0
2 (g)

e
1
𝚫𝚫𝚫𝚫𝐬𝐬𝐬𝐬𝐬𝐬(𝐂𝐂)= ∆Hf0 CO − 𝐷𝐷𝑂𝑂=𝑂𝑂 + 𝐷𝐷𝐶𝐶=𝑂𝑂 = −110,5 + 1080 − 0,5 × 502 = 719 KJ/mol

st
(g) 2

i
og
Exercice 6 :

a) 2 𝐵𝐵(s) + 2 𝑂𝑂2(𝑔𝑔)
3 ol
𝐵𝐵2 𝑂𝑂3(𝑆𝑆) 0
𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅,𝑎𝑎
bi
1
b) 𝐻𝐻2(g) + 2 𝑂𝑂2(𝑔𝑔) 𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) 𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅,𝑏𝑏
le

c) 𝐵𝐵2 𝐻𝐻6(𝑔𝑔) + 3 𝑂𝑂2(𝑔𝑔) 𝐵𝐵2 𝑂𝑂3(𝑆𝑆) + 3 𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) 𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅,𝑐𝑐


ye

1) Déterminons ΔH de la réaction
te

2 𝐵𝐵(s) + 3 𝐻𝐻2(𝑔𝑔) 𝐵𝐵2 𝐻𝐻6(𝑔𝑔)


Bi

a) Combinaison des réactions


3
h

a) 2 𝐵𝐵(s) + 2 𝑂𝑂2(𝑔𝑔) 𝐵𝐵2 𝑂𝑂3(𝑆𝑆) 𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅,𝑎𝑎


at

3
3𝑏𝑏) 3 𝐻𝐻2(g) + 2 𝑂𝑂2(𝑔𝑔) 3 𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) 3 𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅,𝑏𝑏
om

−𝑐𝑐) 𝐵𝐵2 𝑂𝑂3(𝑆𝑆) + 3 𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) 𝐵𝐵2 𝐻𝐻6(𝑔𝑔) + 3 𝑂𝑂2(𝑔𝑔) − 𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅,𝑐𝑐


M

2 𝐵𝐵(s) + 3 𝐻𝐻2(g) 𝐵𝐵2 𝐻𝐻6(𝑔𝑔) 𝛥𝛥𝛥𝛥

ΔH = ΔHR,a + 3 ΔHR,b – ΔHR,c

ΔH = -1254,55 – (3×285,85) + 2147,5 ΔH = 35,4 Kj/mol


b) Cycle de Hess ∆H
2 𝐵𝐵(s) + 3 𝐻𝐻2(g) 𝐵𝐵2 𝐻𝐻6(𝑔𝑔)

3 3 3
𝑂𝑂 𝑂𝑂 𝑂𝑂
2 2(𝑔𝑔) 2 2(𝑔𝑔) 2 2(𝑔𝑔)
𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅,𝑎𝑎
3𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅,𝑏𝑏 𝛥𝛥𝛥𝛥𝑅𝑅,𝑐𝑐

𝐵𝐵2 𝑂𝑂3(𝑆𝑆) + 3 𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙)


ΔH = ΔHR,a + 3 ΔHR,b – ΔHR,c

ΔH = -1254,55 – (3×285,85) + 2147,5


ΔH = 35,4 Kj/mol
323𝐾𝐾
2°) Déterminons ∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 (𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔)),

298
∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 (𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔))
𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔) + 3𝑂𝑂2 (𝑔𝑔) 𝐵𝐵2 𝑂𝑂3 (𝑠𝑠) + 3𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) 298K

∆𝐻𝐻2 ∆𝐻𝐻3 ∆𝐻𝐻4


∆𝐻𝐻1

e
st
323
∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 (𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔))
𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔) + 3𝑂𝑂2 (𝑔𝑔) 𝐵𝐵2 𝑂𝑂3 (𝑠𝑠) + 3𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙)

i
323K

og
ol
bi
323 298
∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 �𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔)� = ∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 �𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔)� + ∆𝐻𝐻3 + ∆𝐻𝐻4 − (∆𝐻𝐻1 + ∆𝐻𝐻2 )
le

323
∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 �𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔)� = −2147,5. 103 + 25 𝑥𝑥 62,93 + (25 𝑥𝑥 75,2 𝑥𝑥 3)
ye

−25𝑥𝑥 (3 𝑥𝑥 29,4 + 56,9) = −𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐, 𝟗𝟗𝟗𝟗 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎


te
Bi

393 393
∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 �𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔)� = ∆𝑈𝑈𝑅𝑅𝑅𝑅 �𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔)� + 𝑅𝑅𝑅𝑅∆n avec ∆n = −4
h

−3
⟹ ∆𝑈𝑈393
𝑅𝑅𝑅𝑅 �𝐵𝐵2 𝐻𝐻6 (𝑔𝑔)� = −2143, 91 + 4 × 8,314 × 323. 10 = −𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐, 𝟏𝟏𝟏𝟏 𝒌𝒌𝒌𝒌/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
at
om

Exercice 7 :
M

1) L’enthalpie standard et l’énergie interne de la réaction de combustion du C3H8(l)


7 0
𝐶𝐶3 H8 (l) + 2 O2 3 CO2 (g) + 4 H2 O(l) ∆HRC(l)
(g)

𝟎𝟎
∆𝐇𝐇𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯
𝑪𝑪𝟑𝟑 𝐇𝐇𝟖𝟖

7 0
𝐶𝐶3 H8 (g) + 2
O2 ∆HRC(g)
(g)

0 0 0
∆Hvap + ∆HRC(g) − ∆HRC(l) =0
𝐶𝐶3 H8

𝟎𝟎 𝟎𝟎 𝟎𝟎
∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) = ∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐠𝐠) + ∆𝐇𝐇𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯𝐯 = −2220 + 15 = −𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
𝑪𝑪𝟑𝟑 𝐇𝐇𝟖𝟖
Autre méthode
7 0
𝐶𝐶3 𝐻𝐻8 (𝑔𝑔) + 2
𝑂𝑂(𝑔𝑔) 3CO2 (g) + 4𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) ∆HRC(g)
0
𝐶𝐶3 𝐻𝐻8 (l) 𝐶𝐶3 𝐻𝐻8 (g) ∆Hvap𝐶𝐶3 𝐻𝐻8

7 0
𝐶𝐶3 𝐻𝐻8 (𝑙𝑙) + 2
𝑂𝑂(𝑔𝑔) 3CO2 (g) + 4𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) ∆HRC(l)
0 0 0
∆HRC(l) = ∆HRC(l) + ∆Hvap𝐶𝐶3 𝐻𝐻8

𝟎𝟎 𝟎𝟎 𝟎𝟎 𝟎𝟎 𝟕𝟕 𝟏𝟏 𝟏𝟏
∆𝐔𝐔𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) = ∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) − 𝑹𝑹𝑹𝑹∆𝐧𝐧 avec ∆𝐧𝐧 = 3 − 𝟐𝟐 = − 𝟐𝟐 ⟹ ∆𝐔𝐔𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) = ∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) + 𝟐𝟐 𝑹𝑹𝑹𝑹

𝟎𝟎 1
∆𝐔𝐔𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥) = −2205 + 2 × 8,314 × 298 × 10−3 = −𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐, 𝟕𝟕𝟕𝟕 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎

2) L’enthalpie de formation ∆𝐇𝐇𝐟𝐟𝟎𝟎 𝑪𝑪

e
𝟑𝟑 𝐇𝐇𝟖𝟖 (𝐥𝐥)

st
7 0
𝐶𝐶3 𝐻𝐻8 (𝑙𝑙) + 𝑂𝑂(𝑔𝑔) 3CO2 (g) + 4𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) ∆HRC(l)

i
og
2
0
∆HRC(𝐥𝐥) = 3∆Hf0 CO + 4∆Hf0 H - ∆Hf0 𝐶𝐶 ol
2 (g) 2 O(l) 3 𝐻𝐻8 (l)
bi
∆𝐇𝐇𝐟𝐟𝟎𝟎 𝑪𝑪 = 𝟑𝟑∆𝐇𝐇𝐟𝐟𝟎𝟎 𝐂𝐂𝐎𝐎 + 𝟒𝟒∆𝐇𝐇𝐟𝐟𝟎𝟎 𝐇𝐇 𝟎𝟎
- ∆𝐇𝐇𝐑𝐑𝐑𝐑(𝐥𝐥)
𝟑𝟑 𝑯𝑯𝟖𝟖 (𝐥𝐥) 𝟐𝟐 𝐎𝐎(𝐥𝐥)
le

𝟐𝟐 (𝐠𝐠)

∆𝐇𝐇𝐟𝐟𝟎𝟎 𝑪𝑪 = 3 × (−393,5) + 4 × (−285,6) + 2205 = −𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏, 𝟗𝟗 𝐊𝐊𝐊𝐊/𝐦𝐦𝐦𝐦𝐦𝐦


ye

𝟑𝟑 𝑯𝑯𝟖𝟖 (𝐥𝐥)
te

3) L’enthalpie standard de la réaction de combustion du C3H8(g) à 423 K


Bi

298
∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 (𝐶𝐶2 𝐻𝐻8 (𝑔𝑔))
h

7
at

𝐶𝐶3 𝐻𝐻8 (𝑔𝑔) + 2


𝑂𝑂2 (𝑔𝑔) 3𝐶𝐶𝐶𝐶2 (𝑔𝑔) + 4𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) 298K
om
M

∆𝐻𝐻2 ∆𝐻𝐻3 ∆𝐻𝐻4


∆𝐻𝐻1

423
7
∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 (𝐶𝐶2 𝐻𝐻8 (𝑔𝑔))
𝐶𝐶3 𝐻𝐻8 (𝑔𝑔) + 2
𝑂𝑂2 (𝑔𝑔) 𝐶𝐶𝐶𝐶2 (𝑔𝑔) + 3𝐻𝐻2 𝑂𝑂(𝑙𝑙) 423K

423 298 423


∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 = ∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 + ∫298 ∆𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶
423 298
∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 �𝐶𝐶3 𝐻𝐻8 (𝑔𝑔)� = ∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 �𝐶𝐶3 𝐻𝐻8 (𝑔𝑔)� + ∆𝐻𝐻3 + ∆𝐻𝐻4 − (∆𝐻𝐻1 + ∆𝐻𝐻2 )
423
∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 �𝐶𝐶3 𝐻𝐻8 (𝑔𝑔)� = −2220 + (3 × 37,11 + 4 × 75,2 − 73,5 − 3,5 × 29,96)10−3 × (423 − 298)

423
∆𝐻𝐻𝑅𝑅𝑅𝑅 �𝐶𝐶3 𝐻𝐻8 (𝑔𝑔)� = −𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐, 𝟕𝟕𝟕𝟕 𝑲𝑲𝑲𝑲/𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎𝒎
e
sti
og
ol
bi
le

CHAPITRE IV
ye
te
Bi

EQUILIBRE CHIMIQUE
h
at
om
M

Pr Momar N’DIAYE
Pr Abdou Karim Diagne DIAW
Département de Chimie
FACULTÉ DES SCIENCES ET TECHNIQUES
Université Cheikh Anta DIOP de Dakar
TABLE DES MATIERES
I. GENERALITES ............................................................................................................................... 1
I.1. Réactions totales ........................................................................................................................ 1
I.2. Réactions équilibrées ................................................................................................................. 1
I.2.1. Equilibres homogènes ......................................................................................................... 1
I.2.2. Equilibres hétérogènes ........................................................................................................ 1
II. LOI D’ACTION DE MASSE (LAM) ou de GULBERG et WAAGE ........................................... 2
II.1. Système homogène ................................................................................................................... 2
II.1.1. LAM relative aux concentrations (constante d’équilibre relative aux concentrations)..... 2
II.1.2. LAM relative aux pressions partielles (constante d’équilibre relative aux pressions
partielles). ..................................................................................................................................... 3
II.1.3. LAM relative aux fractions molaires (constante d’équilibre relative aux fractions
molaires)....................................................................................................................................... 3

e
st
II.1.4. LAM relative aux nombres de moles (constante d’équilibre relative aux nombres de

i
moles). .......................................................................................................................................... 3

og
II.1.5. Relation entre les constantes d’équilibre ........................................................................... 4
ol
II.2. Système hétérogène .................................................................................................................. 5
bi
III. Coefficient de dissociation - Méthodologie d’étude d’un équilibre chimique............................... 5
le

III.1. Coefficient de dissociation ...................................................................................................... 5


ye

III.2. Méthodologie d’étude d’un équilibre chimique ...................................................................... 6


te

IV. Facteurs d’influence d’un équilibre : Principe de Le Chatelier ou principe de modération .......... 7
Bi

IV.1. Influence de la pression totale ................................................................................................ 7


h

IV.2. Influence d’un gaz inerte ........................................................................................................ 7


at

IV.3. Influence de la température..................................................................................................... 8


om

IV.3.1. Etude du sens de variation d’un équilibre avec la température ....................................... 8


M

IV.3.2. Variation de la constante d’équilibre avec la température : Equation de Van’t Hoff. ..... 8
V. Equilibres simultanés ...................................................................................................................... 9
VI. Equilibre ionique : cas des sels peu solubles en solution. ........................................................... 10
VI.1. Sels solubles et sels insolubles.............................................................................................. 10
VI.2. Produit de solubilité (Ks) ...................................................................................................... 11
VI.3. Solubilité d’un sel peu soluble .............................................................................................. 11
VI.4. Facteurs influençant la solubilité .......................................................................................... 12
VI.4.1. Addition d’un ion commun ............................................................................................ 12
VI.4.2. Effet du pH..................................................................................................................... 13
I. GENERALITES
I.1. Réactions totales
Une réaction est dite totale, si au moins un des réactifs disparait.

Exemple :

I.2. Réactions équilibrées

e
On appelle réaction d’équilibre, toute réaction au cours de laquelle tous les réactifs coexistent

st
toujours avec tous les produits.

i
og
Les équilibres chimiques sont des réactions incomplètes et sont dites réversibles.
ol
On distingue deux types d’équilibres : les équilibres homogènes et les équilibres hétérogènes.
bi
I.2.1. Equilibres homogènes
le

Un équilibre est dit homogène lorsque tous les constituants sont dans une même phase
ye

(solide, liquide ou gaz).


te

Les substances doivent être toutes soient à l’état gazeux, soit à l’état de liquides entièrement
Bi

miscibles ou solide dissout dans un même solvant.


h

Exemple :
at
om
M

On dit également que l’équilibre a lieu en phase homogène.

I.2.2. Equilibres hétérogènes


Un équilibre est dit hétérogène lorsque les constituants sont dans des états physiques
différents : solide/gaz, solide/liquide, solide/solide, liquide/gaz ou liquide/liquide (dans le cas où
les liquides ne sont pas entièrement miscibles).

Exemple :

Responsables du cours : Pr Momar N’DIAYE et Pr Abdou Karim Diagne DIAW 1


II. LOI D’ACTION DE MASSE (LAM) ou de GULBERG et WAAGE
II.1. Système homogène

Soit la réaction homogène gazeuse, en équilibre, suivante :

a, b, c et d sont appelés coefficients stœchiométriques.

Gulberg et Waage ont défini une constante K caractéristique des réactions équilibrées : la loi
d’action de masse (LAM).

La loi d’action de masse permet d’associer les caractéristiques des constituants de l’équilibre
(concentration, pression, nombre de moles, fraction molaire, etc.)

II.1.1. LAM relative aux concentrations (constante d’équilibre relative aux


concentrations).
[𝐂𝐂]𝐜𝐜 × [𝐃𝐃]𝐝𝐝
𝐊𝐊𝐊𝐊 =

e
[𝐀𝐀]𝐚𝐚 × [𝐁𝐁]𝐛𝐛

st
[A] : concentration molaire de A à l’équilibre,

i
og
[B] : concentration molaire de B à l’équilibre, ol
[C] : concentration molaire de C à l’équilibre,
bi
[D] : concentration molaire de D à l’équilibre
le

Cette constante KC relative aux concentrations molaires ne dépend que de la température de


ye

la réaction.
te
Bi
h
at
om
M

Responsables du cours : Pr Momar NDIAYE et Pr Abdou Karim Diagne DIAW 2


Exemple :

[NH3 ]2
Kc =
[H2 ]3 × [N2 ]1

II.1.2. LAM relative aux pressions partielles (constante d’équilibre relative aux
pressions partielles).
PC c × PD d
Kp = a
PA × PB b
Les différentes pressions partielles sont mesurées à l’équilibre.
Exemple :

PNH3 2

e
Kp =

st
PH2 3 × PN2 1

i
og
II.1.3. LAM relative aux fractions molaires (constante d’équilibre relative aux fractions
molaires).
ol
𝑋𝑋C c × 𝑋𝑋D d
bi
K𝑋𝑋 = a
𝑋𝑋A × 𝑋𝑋B b
le

Les différentes fractions molaires sont mesurées à l’équilibre.


ye

II.1.4. LAM relative aux nombres de moles (constante d’équilibre relative aux nombres
te

de moles).
Bi

nC c × nD d
K 𝑛𝑛 = a
nA × nB b
h
at

Les différents nombres de moles sont mesurés à l’équilibre.


om

Exemple :
M

2
𝑛𝑛𝑁𝑁𝐻𝐻3
K 𝑛𝑛 = 2
𝑛𝑛𝐻𝐻2
× 𝑛𝑛1𝑁𝑁2

Remarques :

1)-Dans l’expression de la loi d’action de masse, les produits apparaissent au numérateur et


les réactifs au dénominateur.

2)- La valeur de K fixe un rapport dont la forme exacte dépend de l’équilibre considéré.

3)- La constante d’équilibre dépend de la température.

4)- KP ne se calcule qu’avec les systèmes en phase gazeuse.

Responsables du cours : Pr Momar NDIAYE et Pr Abdou Karim Diagne DIAW 3


II.1.5. Relation entre les constantes d’équilibre
Pour la réaction homogène gazeuse suivante :

On peut aisément établir les relations suivantes :

K P = K C (RT)∆n K P = K X P∆n K n = K C V ∆n

P ∆n n ∆n
KP = Kn � � KC = KX � �
𝑛𝑛 𝑉𝑉

R : désigne la constante des gaz parfaits,

T : la température absolue,

V : le volume total du mélange à l’équilibre,

P : la pression totale du mélange à l’équilibre

e
st
∆n : la différence entre la somme des nombres de moles de produits gazeux et la somme des

i
og
nombres de moles de réactifs gazeux.

Attention : Ces relations restent valables dans les équilibres hétérogènes mais pour calculer
ol
∆n on ne s’intéresse qu’aux réactifs et produits gazeux.
bi
Exemple :
le
ye
te

Exercice d’application 1 :
Bi

On réalise l’équilibre en phase vapeur à la température T sous une pression constante de 1


h

atmosphère :
at
om

Tous les gaz sont assimilés à des gaz parfaits.


M

Dans un récipient de volume V = 20 litres, maintenu à la température T = 360 K, on introduit


48,4 g de N2O4. Calculer :

1– La composition en moles des constituants à l’équilibre.

2– La constante d’équilibre Kn. En déduire Kp et Kc

Données : N = 14 g ; O = 16 g

Responsables du cours : Pr Momar NDIAYE et Pr Abdou Karim Diagne DIAW 4


II.2. Système hétérogène

La loi de Gulberg et Waage s’applique uniquement à la phase la plus fluide : phase gazeuse
pour un équilibre liquide/gaz ou solide/gaz, et à la phase liquide pour un système liquide/solide.

Exemples :

𝐊𝐊 𝐏𝐏 = 𝐏𝐏𝐂𝐂𝐎𝐎𝟐𝟐 ; 𝐊𝐊 𝐂𝐂 = [𝐂𝐂𝐎𝐎𝟐𝟐 ] ; 𝐊𝐊 𝐗𝐗 = 𝐗𝐗 𝐂𝐂𝐎𝐎𝟐𝟐 et 𝐊𝐊 𝐧𝐧 = 𝐧𝐧𝐂𝐂𝐎𝐎𝟐𝟐

𝟏𝟏 𝟏𝟏
𝐊𝐊 𝐏𝐏 = ; 𝐊𝐊 𝐂𝐂 =
𝐏𝐏𝐇𝐇𝟐𝟐 × 𝐏𝐏𝐎𝐎𝟎𝟎,𝟓𝟓 [𝐇𝐇𝟐𝟐 ][𝐎𝐎𝟐𝟐 ]𝟎𝟎,𝟓𝟓
𝟐𝟐

e
𝐊𝐊 𝐏𝐏 = 𝐏𝐏𝐇𝐇𝟐𝟐𝐎𝐎(𝐠𝐠) ; 𝐊𝐊 𝐂𝐂 = �𝐇𝐇𝟐𝟐 𝐎𝐎(𝐠𝐠) �

i st
og
� CO2+
(solution) �
ol
𝐊𝐊 𝐂𝐂 = Les phases solides n’interviennent pas.
bi
� Ni2+
(solution) �
le

Remarque :
ye

La loi d’action de masse s’applique uniquement à la phase vapeur, dans un équilibre où il y


a des gaz et uniquement à la phase liquide dans un équilibre liquide/solide.
te
Bi

Exercice d’application 2 :

On considère l’équilibre de dissociation du carbonate de calcium :


h
at
om

Pour cela on introduit n0 moles de CaCO3(s) dans un réacteur initialement vide de volume
M

invariable V = 10 L.

A T = 1100 K la constante d’équilibre est KP1 = 0, 4.

Calculer la pression partielle ainsi que le nombre de moles de CO2 (g) à l’équilibre.

III. Coefficient de dissociation - Méthodologie d’étude d’un équilibre chimique

III.1. Coefficient de dissociation

Le coefficient de dissociation d’un réactif (appelé également degré de dissociation, ou encore


taux de conversion), noté en général 𝜶𝜶, représente le rapport entre le nombre de moles dissociées
et le nombre de moles initial de ce composé.
𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑é𝑒𝑒𝑒𝑒
𝛼𝛼 =
𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛𝑛 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖
avec 0 < 𝛼𝛼 < 1

Responsables du cours : Pr Momar NDIAYE et Pr Abdou Karim Diagne DIAW 5


III.2. Méthodologie d’étude d’un équilibre chimique
• Cas d’une dissociation homogène gazeuse :

𝑥𝑥
𝛼𝛼 = ⇒ 𝑥𝑥 = 𝛼𝛼𝑛𝑛0
𝑛𝑛0

e
st
• Cas d’une dissociation hétérogène

i
og
ol
bi
le
ye
te
Bi

Exemple :
h

Si on part des proportions équimolaires (a = b)


at
om
M

𝑥𝑥
𝛼𝛼 = ⇒ 𝑥𝑥 = 𝛼𝛼𝑛𝑛0 𝛼𝛼 = 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑛𝑛0
2
PNO 2
(2α)2 (2 − α)2 2 − α PT2
KP = 2 = × × ×
PNO × PO2 (2 − α)2 (1 − 2α)2 1 − α PT3

𝟒𝟒𝛂𝛂𝟐𝟐 (𝟐𝟐 − 𝛂𝛂)


𝐊𝐊 𝐏𝐏 =
(𝟏𝟏 − 𝛂𝛂)(𝟏𝟏 − 𝟐𝟐𝟐𝟐)𝟐𝟐 𝐏𝐏𝐓𝐓

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Exercice d’application 3 :

On réalise la réaction homogène gazeuse :

PCl5 PCl3 + Cl2

Le nombre initial de mole du PCl5 est de 0,3 pour une pression initiale de 1 atm.

Une fois l’équilibre établi, la pression totale est égale à 1,25 atm.

Le volume et la température sont maintenus constants.

1- Calculer le coefficient de dissociation

2 - Calculer la pression partielle de chaque constituant.

IV. Facteurs d’influence d’un équilibre : Principe de Le Chatelier ou principe de modération

Dans un équilibre chimique, toute modification d’un facteur d’équilibre entraîne un


déplacement de l’équilibre dans le sens qui s’oppose à cette modification.

e
Ces facteurs d’équilibre sont ceux qui permettent de calculer la constante d’équilibre :

st
pression, concentration, température, nombre de mole et fraction molaire.

i
og
IV.1. Influence de la pression totale ol
A température et volume constants :
bi
• Toute augmentation de la pression totale déplace l’équilibre dans le sens d’une
le

diminution du nombre total de moles gazeux (sens de diminution de la pression).


ye

• Toute diminution de la pression totale déplace l’équilibre dans le sens d’une


augmentation du nombre total de moles gazeux (sens de l’augmentation de la
te

pression).
Bi

Exemple :
h
at
om
M

Si PT augmente, l’équilibre se déplace dans le sens de la diminution de nT : sens 1.

Si PT diminue l’équilibre se déplace dans le sens de l’augmentation de nT : sens 2.

IV.2. Influence d’un gaz inerte

L’introduction d’un gaz inerte à température constante ne provoque aucune réaction entre
celui-ci et les constituants de l’équilibre mais entraine une augmentation du nombre total de
moles gazeux dans le système en équilibre.

Toute fois on peut constater que :

• Si l’introduction du gaz inerte a lieu à volume total constant, il n’y aura pas de
modifications des pressions partielles des constituants de l’équilibre, et donc pas de la
valeur de KP. Dans ce cas, il n’y aura pas de déplacement de l’équilibre.

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• Si par contre l’introduction d’un gaz inerte se fait à pression totale constante, on a une
augmentation de volume du système, donc une diminution des pressions partielles
des constituants de l’équilibre. Le système évolue dans le sens d’une augmentation du
nombre de moles de gaz.

IV.3. Influence de la température

IV.3.1. Etude du sens de variation d’un équilibre avec la température

Pour étudier l’effet de la température sur une réaction d’équilibre, il faut s’intéresser au signe
de ∆H ainsi :

∆𝐇𝐇 < 𝟎𝟎 : réaction exothermique : dégage de la chaleur donc favorable avec un abaissement
de température.

∆𝐇𝐇 > 𝟎𝟎 : réaction endothermique : absorbe de la chaleur donc favorable avec une élévation
de température.

∆𝐇𝐇 = 𝟎𝟎 : réaction athermique : insensible à la variation de température

e
st
Exemple :

i
og
ol
bi
Cette écriture de la réaction nous permet de dire que :
le

- la réaction est exothermique dans le sens 1.


la réaction est endothermique dans le sens 2.
ye

Si on augmente T, l’équilibre se déplace dans le sens endothermique : sens 2


te
Bi

Si on diminue T, l’équilibre se déplace dans le sens exothermique : sens 1

Remarque :
h
at

Tous les effets étudiés à l’exception de celui de la température entrainent un déplacement de


om

l’équilibre sans modification des constantes d’équilibres.

Seul l’effet de température peut entrainer une variation de Kp.


M

IV.3.2. Variation de la constante d’équilibre avec la température :


Equation de Van’t Hoff.
Les constantes d’équilibre (KC et KP) varient avec la température suivant les relations :
𝐝𝐝(𝐥𝐥𝐥𝐥𝐊𝐊 𝐂𝐂 ) ∆𝐔𝐔 𝐝𝐝(𝐥𝐥𝐥𝐥𝐊𝐊 𝐏𝐏 ) ∆𝐇𝐇
= 𝐞𝐞𝐞𝐞 =
𝐝𝐝𝐝𝐝 𝐑𝐑𝐑𝐑 𝟐𝟐 𝐝𝐝𝐝𝐝 𝐑𝐑𝐑𝐑 𝟐𝟐
Ces relations sont appelées équations de Van’t Hoff.

Avec ces relations on peut confirmer les résultats tirés du principe de Le Chatelier.

Car :
• pour une réaction endothermique ∆H > 0 ⇒ K P augmente avec l’augmentation de la
température ;
• pour une réaction exothermique : ∆H < 0 ⇒ K P diminue avec l’augmentation de la
température.

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Exercice d’application 4 :

Les équilibres suivants sont – ils déplacés, et dans quel sens si l’on effectue les modifications
suivantes :

1- augmentation de la température,

2- diminution de la pression totale (en modifiant le volume offert au système),

3- introduction d’un gaz inerte à volume constant,

4- augmentation de la quantité de d’un des réactifs (à T et V constants) :

e
st
V. Equilibres simultanés

i
og
Il y a équilibres simultanés, quand plusieurs réactions ont lieu en même temps dans des
ol
conditions expérimentales données.
bi
Dans ce cas l’une des constantes d’équilibre s’exprime en fonction des autres.
le

Dans le bilan, chacun des constituants doit tenir compte de la réaction des autres.
ye

Exemples :
te

1- Soient les réactions suivantes :


Bi
h
at
om
M

La réaction (3) est la somme de (1) et (2), on a : K P3 = K P1 × K P2

2- Considérons le système d’équations suivant :

2 2
PCO PCO
K P1 = PCO2 et K P2 = =
PCO2 K P1

𝑃𝑃𝐶𝐶𝐶𝐶 = �K P1 × K P2

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Exercice d’application 5:

1°) Pour la réaction de décomposition thermique du carbonate de calcium :

8500
On a : logK P = 7,3 − (l’unité de la pression est en bar).
T

a) Donner les relations entre Kp et Kc et entre Kp et Kx

b) A température constante, quel est l’effet d’une augmentation de pression sur Kp, Kc et Kx ?

c) Calculer la valeur numérique de ∆H.

d) Quel est l’effet d’une augmentation de température sur l’équilibre ?

2°) En présence de carbone solide, le monoxyde de carbone peut se former à partir de


l’équilibre suivant :

e
st
8922

i
og
logK P2 = 9,12 −
T
ol
On réalise la réaction de dissociation de CaCO3 (en excès) dans une enceinte fermée, en
bi
présence de carbone solide.
le

Etablir la relation entre la température T et la pression partielle de CO à l’équilibre.


ye

VI. Equilibre ionique : cas des sels peu solubles en solution.


te

VI.1. Sels solubles et sels insolubles


Bi

En ajoutant une certaine quantité d’un sel à un certain volume d’eau, la dissolution du sel
h

peut être totale et on dit que la solution est homogène. Cette solution est dite insaturée et le sel
at

est dit soluble.


om

Toute fois si on continue à ajouter du sel dans cette solution il arrive un moment où le sel ne
peut plus se dissoudre on obtient alors une solution hétérogène (phase liquide + phase solide) et
M

la solution est dite saturée.

Dans cette solution saturée, le solide non dissout et les ions formés sont en équilibre
hétérogène.

Exemple :

Par ailleurs, pour plusieurs sels dissous dans le même volume d’eau, on remarque que la
quantité de sel utilisé pour atteindre la saturation dépend fortement de la nature de ce dernier
ainsi on peut distinguer principalement deux types de sels :

• Les sels solubles ou électrolytes forts : dissociation spontanée et totale

Exemple : NaCl → Na+ + Cl-

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• Les sels peu solubles (insolubles) ou électrolytes faibles : dissociation faible et lente

Exemple :

Ce dernier cas de figure est obtenu avec d’infimes quantités de sels capables de se dissoudre.
La solution est toujours hétérogène. Ces sels sont dits sels insolubles.

Expérimentalement, si on élève la température d’une solution saturée (phase liquide + phase


solide) par chauffage on remarque que la quantité de solide déposée au fond se dissout
progressivement en fonction de l’augmentation de la température. On peut alors dire que la
solubilité d’un sel dépend fortement de la température.

VI.2. Produit de solubilité (Ks)

Soit un sel peu soluble, A𝑥𝑥 B𝑦𝑦 ; en excès en solution dans l’eau, on a l’équilibre suivant, entre
le solide non dissout et les ions :

e
sti
og
Exemple :
Bi2 S3 (𝑠𝑠) 2Bi3+ + 3S 2−
ol
bi
le
ye

Application la loi d’action de masse (LAM) à l’équilibre précédent:


te

[A𝑦𝑦+ ]𝑥𝑥 [B 𝑥𝑥− ]𝑦𝑦


K= ⇒ [A𝑦𝑦+ ]𝑥𝑥 [B 𝑥𝑥− ]𝑦𝑦 = K × �A𝑥𝑥 B𝑦𝑦 �
Bi

�A𝑥𝑥 B𝑦𝑦 �

Pour un sel peu soluble, la concentration de A𝑥𝑥 B𝑦𝑦 est pratiquement constante, et donc :
h
at

K × �A𝑥𝑥 B𝑦𝑦 � = 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐


om

Le terme K�A𝑥𝑥 B𝑦𝑦 � est appelé produit de solubilité ; il est noté Ks.
M

K s = K × �A𝑥𝑥 B𝑦𝑦 � = [A𝑦𝑦+ ]𝑥𝑥 [B 𝑥𝑥− ]𝑦𝑦

[A𝑦𝑦+ ] et [B 𝑥𝑥− ] : concentrations des ions dans la solution saturée.

Remarque

• Le produit de solubilité est fonction de la température et du solvant. Sauf indication


contraire, les produits de solubilité sont valables en solution aqueuse à 25 °C.
• En général Ks est sans unité, mais les concentrations doivent être exprimées en mol
L-1.

VI.3. Solubilité d’un sel peu soluble

Définition :

La solubilité d’un sel représente la quantité maximale de ce sel qu’on peut dissoudre dans un
litre de solution à température donnée.

La solubilité est en général notée s et s’exprime en mol L-1. Elle peut aussi s’exprimer en g/L.

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K s = K × �A𝑥𝑥 B𝑦𝑦 � = [A𝑦𝑦+ ]𝑥𝑥 [B 𝑥𝑥− ]𝑦𝑦 = (𝑥𝑥𝑥𝑥)𝑥𝑥 (𝑦𝑦𝑦𝑦)𝑦𝑦 = 𝑥𝑥 𝑥𝑥 𝑦𝑦 𝑦𝑦 𝑠𝑠 𝑥𝑥+𝑦𝑦

𝑥𝑥+𝑦𝑦 𝐾𝐾𝐾𝐾
𝑠𝑠 = � 𝑥𝑥 𝑦𝑦
𝑥𝑥 𝑦𝑦

Exemple :

K s = 𝑠𝑠 2 ⇒ 𝑠𝑠 = √𝐾𝐾𝐾𝐾

e
st
i
og
ol
bi
3 𝐾𝐾𝐾𝐾
le

K s = 𝑠𝑠(2𝑠𝑠)2 = 4𝑠𝑠 3 ⇒ 𝑠𝑠 = �
4
ye

VI.4. Facteurs influençant la solubilité


te

La solubilité ne dépend que de la température, à T donnée, Ks est une constante. Mais il peut
Bi

exister des facteurs pouvant influer sur la solubilité s parmi ceux-ci on peut citer l’effet d’ions
h

communs, l’effet de pH, et l’effet de complexation.


at

VI.4.1. Addition d’un ion commun


om

Exercice d’application 6:

Calculer la solubilité de AgCl dans l’eau pure et dans une solution de NaCl 0,1 M sachant
M

que le produit de solubilité Ks = 1,69·10-10

a) Dans l’eau pure

K s = 𝑠𝑠 2 ⇒ 𝑠𝑠 = √𝐾𝐾𝐾𝐾

𝑠𝑠 = �1,69 × 10−10 = 1,3 × 10−5 mol. L−1

b) Dans la solution de NaCl 0,1 M

NaCl est un électrolyte fort : sa réaction de dissociation est spontanée et totale.

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Alors que AgCl est un électrolyte faible donc sa dissociation est partielle et lente.

K s = 𝑠𝑠′(𝑠𝑠 ′ + 0,1)

Calculer de s’ :

• On peut résoudre l’équation de second degré : 𝑠𝑠′2 + 0,1𝑠𝑠 ′ − K s = 0


• On peut constater que :

 𝑠𝑠 = 1,3 × 10−5 mol. L−1 ≪ 0,1 mol. L−1

e
st
 Selon la loi de Le Chatelier : 𝑠𝑠′ < 𝑠𝑠

i
og
K
D’où 𝑠𝑠 ′ ≪≪ 0,1 ; alors K s = 0,1𝑠𝑠 ′ ⇒ 𝑠𝑠 ′ = 0,1s ⇒ 𝑠𝑠 ′ = 1,69 × 10−9 mol. L−1
ol
A la fin il faut vérifier la supposition pour pouvoir conclure que 𝑠𝑠 ′ = 1,69 × 10−9 mol. L−1
bi
Conclusion : 𝑠𝑠′ < 𝑠𝑠 par effet d’ion commun ⇒la solubilité diminue
le

Pour comprendre l’effet d’ion commun on peut faire appel au principe de Le Chatelier : ‘‘Tout
ye

déplacement d’un facteur d’équilibre entraine un déplacement de l’équilibre dans le sens qui
te

s’oppose à cette modification’’.


Bi

La présence de l’ion Cl− a pour effet de déplacer l’équilibre AgCl (s) Ag+ + Cl− dans le sens
de la précipitation de AgCl.
h
at

La solubilité en présence d’un ion commun (s’) est donc inférieure à celle du même sel dans
om

l’eau pure (s).

VI.4.2. Effet du pH
M

La solubilité des électrolytes ayant une action sur l’eau peut être fortement affectée par le
pH.

Exemple 1 : Cas des hydroxydes métalliques

Calculer la solubilité de Me(OH)2 dans l’eau pure et dans une solution de pH égal à 3.

K s = [Mn2+ ] × [OH − ]2 𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 = −𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙[OH− ] = 14 − 𝑝𝑝𝑝𝑝 ⇒ [OH − ] = 10−(14−𝑝𝑝𝑝𝑝)

Bilan de la matière : [Mn2+ ] = 𝑠𝑠


Ks
[Mn2+ ] = 𝑠𝑠 =
10−(14−𝑝𝑝𝑝𝑝)
De manière générale, on peut établir pour les hydroxydes métalliques de types M(OH)n que :
𝐥𝐥𝐥𝐥𝐥𝐥(𝐬𝐬) = 𝐥𝐥𝐥𝐥𝐥𝐥𝐊𝐊 𝐬𝐬 + 𝐧𝐧(𝟏𝟏𝟏𝟏 − 𝐩𝐩𝐩𝐩)

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Conclusion : Le pH est, d’un point de vue pratique, un facteur important sur lequel on peut
agir facilement, pour modifier (augmenter ou diminuer) les solubilités. Son mode d’action n’a
rien de particulier : il intervient sur les solubilités si les ions H3O+ et OH- participent
directement à l’équilibre de dissolution ou s’ils déterminent la concentration d’espèces qui y
participent, par le jeu d’équilibres acidobasiques.

Exemple 2 : Cas des sulfures métalliques (MS)


Calculer la solubilité de FeS sachant que Ka1 = 10-7 et Ka2 = 10-13
La réaction d’équilibre de dissociation peut s’écrire;

FeS Fe2+ + S2- Ks = [Fe2+] x [S2-]


S2- a un caractère basique donc capable de réagir avec les ions de l’eau. Sa présence dans la solution
aqueuse donne lieu aux équilibres suivants:
[HS−][H3O+]
HS- + H3O+ H2S + H2O𝑘𝑘𝑘𝑘1 = [H2S]
= 10−7

e
[S2−][H3O+]
= 10−13

st
S2- + H3O+ HS- + H2O 𝑘𝑘𝑘𝑘2 = [HS−]

i
og
►Le bilan de la matière sur l’espèce Fe permet d’écrire S = [Fe2+]
ol
►Le bilan de la matière sur l’espèce soufre permet d’écrire (S est la solubilité totale du sulfure):
bi
S = [S2-] + [HS-] + [H2S]
le

A partir des expressions de Ka1 et Ka2, on peut exprimer les concentrations de HS- et H2S en fonction
ye

de celles de H3O+ et S2- :


te

[S2−][H3O+] [S2−][H3O+]
𝑘𝑘𝑘𝑘2 = [HS−]
⇒[HS-] = 𝐾𝐾𝐾𝐾2
Bi

[HS−][H3O+] [HS−][H3O+] [S2−][H3O+]2


𝑘𝑘𝑘𝑘1 = ⇒[H2S] = =
h

[H2S] 𝐾𝐾𝐾𝐾1 𝐾𝐾𝐾𝐾2𝐾𝐾𝐾𝐾1


at

[S2−][H3O+] [S2−][H3O+]2 𝐾𝐾𝐾𝐾 𝐾𝐾𝐾𝐾


S = [S2-] + + or [S2-] = [Fe2−] =
om

𝐾𝐾𝐾𝐾2 𝐾𝐾𝐾𝐾2𝐾𝐾𝐾𝐾1 S

[H3O+] [H3O+]2 𝐾𝐾𝐾𝐾 [H3O+] [H3O+]2


S = [S2-](1+
M

𝐾𝐾𝐾𝐾2
+ )= (1+ + )
𝐾𝐾𝐾𝐾2𝐾𝐾𝐾𝐾1 S 𝐾𝐾𝐾𝐾2 𝐾𝐾𝐾𝐾2𝐾𝐾𝐾𝐾1

De plus [H3O+] = 10-pH alors:


𝐾𝐾𝐾𝐾 10−pH 10−2pH
S= (1+ + 𝐾𝐾𝐾𝐾2𝐾𝐾𝐾𝐾1)
S 𝐾𝐾𝐾𝐾2
10−pH 10−2pH
S2 = ks(1+ + 𝐾𝐾𝐾𝐾2𝐾𝐾𝐾𝐾1)
𝐾𝐾𝐾𝐾2

A pH = 0 ⇒S ≅ 1010 x (Ks)1/2
A pH = 7 ⇒S ≅ 103 x (2Ks)1/2

Conclusion: Le pH est, d’un point de vue pratique, un facteur important sur lequel on peut agir
facilement, pour modifier (augmenter ou diminuer) les solubilités. Son mode d’action n’a rien de
particulier: il intervient sur les solubilités si les ions H3O+ et OH- participent directement à l’équilibre
de dissolution ou s’ils déterminent la concentration d’espèces qui y participent, par le jeu d’équilibres
acidobasiques.

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Exercices d’application 7:

1- Le produit de solubilité du sulfure de bismuth Bi2S3 est 1,6.10-72 à 25°C. Calculer en g/L la
solubilité de ce sel à cette température. M(Bi2S3) = 514 g/mol

Réponse: S = 1,7145. 10-15 mol/L; S = 8,81.10-13 g/L

2- La solubilité du chromate d’argent (Ag₂CrO₄) dans l’eau à 18°C est 7,5.10-5 mol/L. Calculer
son produit de solubilité.

Réponse : Ks = 1,6875.10-12

e
i st
og
ol
bi
le
ye
te
Bi
h
at
om
M

Responsables du cours : Pr Momar NDIAYE et Pr Abdou Karim Diagne DIAW 15


UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOPDE DAKAR Année 2022 -2023
FACULTE DES SCIENCES ET TECHNIQUES
DEPARTEMENT DE CHIMIE
---oOo---

Série 3 : Equilibres Chimiques L1BCGS

Exercice 1:
Pour la réaction en phase gazeuse, à 250 °C :
PCl5 PCl3 + Cl2 Kp = 1,7 atm
On introduit 0,5 mol de pentachlorure de phosphore (PCl5) et 0,5 mol de dichlore dans un
récipient de volume 2 litres. La température est maintenue à 250°C.
1°) Etablir une relation entre Kp et Kn.
2°) Calculer, à l’équilibre :
a) le nombre de mole et la fraction molaire de chaque constituant

e
b) la pression totale

st
c) la densité du mélange gazeux par rapport à l’air.

i
og
Données : P : 31g/mol ; Cl : 35,5g/mol.
ol
Exercice 2:
bi
On étudie l'équilibre en phase gazeuse: 2 HI H2 + I2
le

Dans un récipient de volume V = 6 L, on introduit 2 moles d’iodure d'hydrogène gazeux. La


ye

température est maintenue constante égale à T = 900 K. A l'équilibre la pression partielle de


te

dihydrogène est pH2 = 3,1 atm.


a. Calculer la pression initiale. En déduire la pression totale PT à l'équilibre.
Bi

b. Exprimer la constante d'équilibre Kp (900K) en fonction de PT et des fractions molaires


h

c. Calculer la constante d'équilibre Kp (900K) et en déduire les constantes d'équilibre Kc, Kn et


at

KX à cette température.
om

Exercice 3:
M

A 20°C, dans un récipient indilatable de volume 2,5 L dans lequel on a préalablement fait le
vide, on introduit 0,5 mole de NH4HS solide qui se décompose selon l’équation :
NH4HS (s) NH3 (g) + H2S (g) KP = 20
1°) Calculer les nombres de moles de chaque constituant à l’équilibre.
2°) Quel est le pourcentage de solide dissocié ?
3°) Quelle masse de NH3 faut-il mettre initialement dans le récipient pour que le pourcentage
de solide (0,5 mol à l’état initial) dissocié soit de 2 % ? Masses atomiques: N(14) ; H(1) ; S(32)

Exercice 4:
Soit l’équilibre en phase homogène gazeuse :
COCl2 CO + Cl2 ∆H°r = 38,7 kJ
On place 0,631 g de COCl2 dans un récipient indilatable de volume 0,472 L, et on porte la
température à 627 °C. La pression totale à l’équilibre est de 1,872 atm.
1°) Calculer la variance du système.
2°) Calculer la constante d’équilibre relative aux concentrations (Kc) à 627°C.
3°) On chauffe à 827°C. Calculer la nouvelle pression totale.
4°) A la température de 627°C, on double la pression dans le récipient par l’introduction d’un
gaz inerte, l’argon. Quelle est la nouvelle composition molaire du mélange ?
Données : Masses atomiques en g/mol: C(12) ; O(16) ; Cl(35,5)

Exercice 5:
On considère la réaction de synthèse de l’éthanol, à partir d’un mélange équimolaire de CO et
H2 :
CO (g) + 2 H2 (g) CH3OH (g) avec ∆Hr° = -90960 J
1°) A 25 °C, la constante d’équilibre (Kp1) est 2,51 x 104 atm-2. Calculer alors la pression
totale à appliquer au mélange pour obtenir un degré de dissociation de 99% de l’hydrogène.
4°) On porte la température à 200°C. Calculer la nouvelle constante d’équilibre (Kp2).
5°) Calculer la pression totale à appliquer au mélange à 200 °C pour retrouver le

e
coefficient de dissociation de 99% de H2.

st
6°) Quel est l’effet de :

i
og
a) Augmentation de la pression totale sur l’équilibre à T et V constants.
b) diminution de la température sur l’équilibre à P et V constants.
ol
7°) Calculer la variance du système à l’équilibre.
bi
le

Exercice 6:
ye

1°) Etablir une relation entre la solubilité s et le produit de solubilité Ks dans l’eau pure des
composés suivants :
te

a) Mn(IO3)2 pKs1 = 6,3


Bi

b) Zn3(PO4)2pKs2 = 32
h

c) Cr(OH)3 pKs3 = 31
at

Classer les trois produits par ordre de solubilité croissante.


om

Exercice 7:
A- Le produit de solubilité du chromate d'argent Ag2CrO4 est égal à 3.10-12.
M

1°) Calculer la solubilité de ce produit.


2°) Calculer la masse minimum de Na2CrO4 que l'on doit ajouter à un litre d’une solution
contenant 10-4 mol/L d’ions Ag+ sans variation de volume pour que le chromate d'argent
commence à précipiter.
B- A partir d’une solution saturée de chromate d'argent Ag2CrO4, on ajoute une certaine
masse de nitrate d’argent (AgNO3), on remarque une diminution de la solubilité.
3°) Ecrire les équations qui se produisent dans la solution et dites comment appelle-t-on cet
effet?
4°) Quelle masse de nitrate d'argent (AgNO3) faudrait-il ajouter à un litre d'une solution saturée
de chromate d'argent pour diviser la solubilité de ce dernier par 1000 ?
Données : Masses atomiques : Ag : 107,9 ; Cr : 52 ; O : 16 ; Na : 23 ; N : 14 ;
Réaction chimique : Corrigé de la Série 4 - L1BCGS 2022/2023
EXERCICE 1 :

1) Relation entre Kp et Kn
𝑅𝑇 𝑹𝑻
PV = nRT ⟹ P = n 𝑉 ⟹ Kp = Kn ( 𝑽 ) Δn
2) Calculer à l’équilibre
a) le nombre de moles et les fractions molaires des constituants

𝑃𝐶𝑙5 (𝑔) ⇌ 𝑃𝐶𝑙3 (𝑔) + 𝐶𝑙2 (𝑔) 𝑛𝑡 (𝑔𝑎𝑧)


Etat Initial 0,5 0 0,5 1
Etat d’équi. 0,5 − 𝑥 𝑥 0,5 + 𝑥 1+𝑥

𝑅𝑇 𝑛(𝑃𝐶𝑙3 )𝑥 𝑛(𝐶𝑙2 )
Kp = Kn ( 𝑉 )Δn or Kn = 𝑛(𝑃𝐶𝑙5 )
𝑥 (0,5+𝑥) 𝑅𝑇
Kp = x ( 𝑉 )Δn avec Δn = 2 – 1 = 1
(0,5−𝑥)

e
VKp (0,5 – x) = xRT (0,5 + x) ⟹ RTx2 + (VKp + 0,5RT)x – 0,5VKp = 0

i st
og
42,886 x2 + 24,843 x – 1,7 = 0
−𝑏+ √𝛥
Δ = b2 – 4ac ⟹ Δ = 908,799449 ⟹ x= ⟹
ol x = 0,06183 mol
2𝑎
n (PCl5) = 0,5 – x
bi
⟹ n(PCl5) = 0,43817 mol
n (PCl3) = x ⟹ n (PCl3) = 0,06183 mol
le

n (Cl2) = 0,5 + x ⟹ n (Cl2) = 0,56183 mol


ye

𝑛𝑖
Xi = 𝑛𝑡 avec nt = 1 + x ⟹ nt = 1,06183 mol
te
Bi

𝑛 (𝑃𝐶𝑙5 ) 0,43817
X(PCl5) = ⟹ X(PCl5) = 1,06183 ⟹ X(PCl5) = 0,413
𝑛𝑡
h

𝑛 (𝑃𝐶𝑙3 ) 0,06183
at

X(PCl3) = ⟹ X(PCl3) = 1,06183 ⟹ X(PCl5) = 0,058


𝑛𝑡
om

𝑛 (𝐶𝑙2 ) 0,56183
X(Cl2) = ⟹ X(Cl2) = 1,06183 ⟹ X(Cl2) = 0,529
𝑛𝑡
b) La pression totale
M

𝑃(𝑃𝐶𝑙3 )𝑥 𝑃(𝐶𝑙2 ) 𝑋(𝑃𝐶𝑙3 )𝑃𝑡 𝑥 𝑋(𝐶𝑙2 )𝑃𝑡 𝑿(𝑷𝑪𝒍𝟓 ) 𝒙 𝑲𝒑


Kp = ⟹ Kp = ⟹ Pt =
𝑃(𝑃𝐶𝑙5 ) 𝑋(𝑃𝐶𝑙5 )𝑃𝑡 𝑿(𝑪𝒍𝟐 ) 𝒙 𝑿(𝑷𝑪𝒍𝟑 )

0,413 𝑥 1,7
AN: Pt = 0,058 𝑥 0,529 ⟹ Pt = 22,88 atm

c) La densité par rapport à l’air


̅
𝑀
̅ = ∑ 𝑋𝑖𝑀𝑖 ⟹ d = 𝑋(𝑃𝐶𝑙5 )𝑥𝑀(𝑃𝐶𝑙5 )+𝑋(𝑃𝐶𝑙3 )𝑥 𝑀(𝑃𝐶𝑙3 )+𝑋( 𝐶𝑙2 )𝑥 𝑀(𝐶𝑙2 )
d = 29 avec 𝑀 29
0,413 𝑥 208,5+0,058 𝑥 137,5+0,529 𝑥 71
AN : d = ⟹ d = 4,54
29

1
EXERCICE 2
2𝐻𝐼(𝑔) ⇌ 𝐻2 (𝑔) + 𝐼2 (𝑔) 𝑛𝑡 (𝑔𝑎𝑧)
Etat Initial 2 0 0 2
Etat d’équi. 2 − 2𝑥 𝑥 𝑥 2
a) La pression initiale et la pression totale à l’équilibre
𝑛0𝑅𝑇
P0V = n0RT ⟹ P0 = 𝑉
2 𝑥 0,082 𝑥 900
AN : P0 = ⟹ P0 = 24,6 atm
6

PTeqV = neqRT or neq = n0 = 2 moles ⟹ PTeq = P0 = 24,6 atm


b) La constante d’équilibre en fonction de PTeq et PH2
𝑃(𝐻2 )𝑥 𝑃(𝐼2 )
Kp = or P(H2) = P(I2) et P(HI) = [X(HI) x PT] 2
𝑃(𝐻𝐼)2

e
st
𝑃(𝐻2 )2 1 𝑃(𝐻2 )
Kp = x or X(HI) + X(H2) + X(I2) = 1 et X(I2) = X(H2) =

i
𝑋(𝐻𝐼)2 𝑃𝑡 2

og
𝑃𝑡

𝑃(𝐻2 ) 𝑷(𝑯𝟐 )
ol
X(HI) = 1 – 2X(H2) = 1 – 2 x ⟹ Kp = [ ]2
𝑃𝑡 𝑷𝒕−𝟐𝑷(𝑯𝟐 )
bi
c) Calculer Kp et en déduire Kc, Kn et Kx
le

3,1
AN : Kp = [ 24,6 − ]2 ⟹ Kp = 0,03
ye

2 𝑥 3,1
te

𝑅𝑇 Δn
Kp = Kc (RT) Δn = Kn ( ) = Kx PΔn or Δn = 2 - 2 = 0
𝑉
Bi

Kp = Kc = Kn = Kx = 0,03
h
at

EXERCICE 3
om

1) les nombres de mole des constituants à l’équilibre


NH4HS(s) ⇌
M

NH3(g) + H2S(g) nt(g)


Etat initial 0,5 0 0 0
Etat d’équilibre 0,5 – x x x 2x
Première méthode
𝑃𝑉
𝑃𝑇 𝑉 = 𝑛 𝑇 𝑅𝑇 = 2𝑥𝑅𝑇 => 𝑥 =
2𝑅𝑇
1
𝑃𝑇 = 𝑃𝑁𝐻3 ∗ 𝑃𝐻2 𝑆 =( )2 𝑃𝑇2 => 𝑃𝑇 = √4𝐾𝑝
2
𝑉√4𝐾𝑝 𝑉 2 𝐾𝑝 2,52 ∗20
𝑥= =√ = √
2𝑅𝑇 𝑅2𝑇 2 0,0832 ∗2932
𝒙 = 𝟎, 𝟒𝟔𝟓 𝒎𝒐𝒍
Deuxième méthode
𝑅𝑇 𝑅𝑇 𝑽
Kp = Kn ( 𝑉 ) Δn avec Δn = 2 et Kn = x2 => Kp = x2 ( 𝑉 ) 2 => x = 𝑹𝑻 √𝑲𝒑
𝟐,𝟓
x = 𝟎,𝟎𝟖𝟐 𝒙 𝟐𝟗𝟑 √𝟐𝟎 = 0,465 mol
A l’équilibre

2
𝒏(𝑵𝑯𝟒 𝑯𝑺) = 𝟎, 𝟎𝟑𝟓 𝒎𝒐𝒍
𝒏(𝑵𝑯𝟑 ) = 𝒏(𝑯𝟐 𝑺) = 𝟎, 𝟒𝟔𝟓 𝒎𝒐𝒍

2) le pourcentage du solide dissocié


x 0,465
%(NH4 HS)diss = n = 0,5 = 93%
0
%(𝐍𝐇𝟒 𝐇𝐒)𝐝𝐢𝐬𝐬 = 𝟗𝟑%
3) la masse de NH3
NH4HS(s) NH3 (g) + H2S(g) 

t=0 0,5 y 0 0,5

t0 0,5-x' y+x' x' y+2x'

y+0,5' 0,5' y+'


𝑦+0,5𝛼′ 0,5𝛼′
X 1
𝑦+𝛼′ 𝑦+𝛼′
𝑦+0,5𝛼′ 0,5𝛼′ 𝑅𝑇′

e
𝐾𝑝 = 𝑃𝑇 ∗ 𝑃𝑇 or 𝑃𝑇 = (𝑦 + 𝛼 ′ )

st
𝑦+𝛼′ 𝑦+𝛼′ 𝑉
𝑦+0,5𝛼′ (𝑅𝑇)2

i
 𝐾𝑝 = ∗ (𝑦 + 𝛼 ′ )2 2

og
𝑦+𝛼′ 𝑉
2
′ (𝑅𝑇) ol
 𝐾𝑝 = (𝑦 + 0,5𝛼 ′ ) ∗ (𝑦 + 𝛼 )
𝑉2
bi
(𝑅𝑇)2
 𝐾𝑝 = (𝑦 + 0,5𝛼 ′ ) ∗ (𝑦 + 𝛼′) 2
le

𝑉
(0,083∗293)2
 20 = (𝑦 + 0,01) ∗ (0,01)
ye

(2,5)2
5,77248676y + 0,057724867 = 125
te

y= 21,64 mol
Bi

m (NH3) = y * M(NH3) = 367,88 g


h
at

EXERCICE 4
om

COCl2 (g) ⇌ CO(g) + Cl2(g) nt (g)


M

Etat initial n0 0 0 n0
Etat d’équilibre n0 – x x x n0 + x
1) Calculer la variance
V=n–r+p–φ => V = 3 – 2 + 2 – 1 => V = 2
2) Calculer Kc à 627 °C
[𝐶𝑂]𝑥 [Cl2] 𝑥 𝑛0−𝑥
Kc = avec [CO] = [Cl2] = 𝑉 et [COCl2] =
[𝐶𝑂Cl2] 𝑉

𝑥2
Kc = 𝑉(𝑛0−𝑥)

𝑷𝒆𝒒𝑽 𝑚0
A l’équilibre : PeqV = neqRT => PeqV = (n0 + x)RT => x = – n0 avec n0 =
𝑹𝑻 𝑀
0,631 1,872 𝑥 0,472 0,631
AN : n0 = = 0,0063737374 mol => x = - = 0,0055989455 mol
99 0,082 𝑥 900 99

3
(0,0055989455)2
Kc = 0,472(0,0063737374−0,0055989455) => Kc1 = 0,086 M

3) La nouvelle pression totale


𝑅𝑇2 𝑥 (𝑛0 + 𝑥2 )
Peq2V = neq2RT2 avec neq2 = (n0 + x2) => Peq2 = 𝑉

𝛥𝑈 𝑇1 − 𝑇
− ( 2 )
D’après l’équation de Van’t Hoff : Kc2 = Kc1 𝑒 𝑅 𝑇1 𝑇
2 avec ΔU = ΔH – RTΔn
ΔU = 38,7.103 – 8,314x900x1 = 31217,4 J
31217,4 900−1100
− ( )
Kc2 = 0,086 x 𝑒 8,314 900 𝑥 1100 => Kc2 = 0,184 M
𝑥 2
Kc2 = 𝑉(𝑛02− 𝑥 => x22 + Kc2Vx2 - Kc2Vn0 = 0
2)

x22 + 0,086848 x2 - 0,0005535463 = 0

e
Δ = 0,0097567603 => x2 = 0,0059641573

i st
0,082 𝑥 1100 𝑥 (0,0063737374+0,0059641573 )

og
Peq2 = => Peq2 = 2,358 atm
0,472
ol
bi
EXERCICE 5
le

CO (g) + 2H2 (g) ⇌ CH3OH (g) nt(g)


ye

Etat initial n0 n0 0 2 n0
te

Etat d’équilibre n0 – x n0 - 2x x 2 (n0 – x)


Bi

𝛼 𝛼𝑛0
n0 (1 - 2 ) n0 (1 – α) 2n0 (1 – α)
h

2
at

1) La pression totale pour que le degré de dissociation de H2 est de 99⁒


om

𝛼𝑛0 1
𝑃𝐶𝐻3 𝑂𝐻 𝑥 𝑥 𝑃𝑇 2𝛼 (1− 𝛼) 1
2 2𝑛0(1− 𝛼)
Kp1 = 𝑃 = 𝛼 => Kp1 = 𝛼 x𝑃 2
M

𝐶𝑂 𝑥 ( 𝑃𝐻2 )2 𝑛0 (1− )𝑥 𝑃𝑇
2 𝑛0 (1− 𝛼)𝑥 𝑃𝑇 (1− )
2 𝑇
𝑥[ ]2
2𝑛0 (1− 𝛼) 2𝑛0 (1− 𝛼)

2𝛼 𝑥 (1− 𝛼)
𝑃𝑇 = √ 𝛼
𝐾𝑃1 (1− )
2

2 𝑥 0,99 𝑥 (1−0,99)
AN : 𝑃𝑇 = √ 0,99 => PT = 125.10 -5 atm
2,51.104 (1− )
2

2) La nouvelle constante d’équilibre KP2


𝜟𝑯 𝑻𝟏 − 𝑻
− ( 𝟐 )
𝑑(𝑙𝑛𝐾𝑃 ) 𝛥𝐻 𝛥𝐻 1 𝑹 𝑻𝟏 𝑻
= 𝑅𝑇 2 => d(lnKP) = x (𝑇 2) dT => Kp2 = Kp1 𝒆 𝟐
𝑑𝑇 𝑅
90960 298−473
+ ( )
AN: Kp2 = 2,51. 104 x 𝑒 8,314 298 𝑥 473 => Kp2 = 31,66.𝟏𝟎−𝟑 atm-2
3) La pression totale à 200°C

4
2𝛼 𝑥 (1− 𝛼)
P2T = √ 𝛼 avec α2 = α = 0,99
𝐾𝑃2 (1− )
2

2 𝑥 0,99 𝑥 (1−0,99)
AN: 𝑃2𝑇 = √ 0,99 => P2T = 1,113 atm
31,66.10−3 (1− )
2

4) L’effet d‘une:
a) Augmentation de la pression totale à (T et V constant) => l’augmentation du nombre
de moles total => le déplacement de l’équilibre dans le sens d’une diminution du
nombre de moles (sens de la formation du méthanol)
b) Diminution de la température à (P et V constant) => le déplacement de l’équilibre
dans le sens exothermique, ΔH < 0 : (sens de la formation du méthanol).
5) Variance
V=n–r+p–φ => V = 3 – 1 + 2 – 1 => V = 3
EXERCICE 6
1) Relation en s et Ks

e
1.a) Mn(IO)2 ⇌ Mn2+ + 2IO3-

st
s 2s

i
og
3 𝐾
𝐾𝑠 = (𝑠) ∗ (2𝑠)2 = 4𝑠 3 => 𝑠1 = √ 4𝑠
ol
⇌ 3Zn2+ + 2PO43-
bi
1.b) Zn3(PO3)2
3s 2s
le

5 𝐾
𝐾𝑠 = (3𝑠)3 ∗ (2𝑠)2 = 27𝑠 3 ∗ 4𝑠 2 = 108𝑠 5 =>𝑠2 = √108
𝑠
ye

1.c) Cr(OH)3 ⇌
Cr3+ + 3OH-
te

s 3s
Bi

𝐾𝑠 = 𝑠 ∗ (3𝑠) = 27𝑠 = 243𝑠 5


3 4

𝐾
h

4
=> 𝑠3 = √27𝑠
at
om

2) Classons les produits de solubilité par ordre croissant

3 10−6
M

𝑠1 = √ 4
= 5,003954. 10−3 𝑚𝑜𝑙/𝐿

5 10−32
𝑠2 = √ = 156. 10−9 𝑚𝑜𝑙/𝐿
108

4 10−31
𝑠3 = √ =7,80116. 10−9 𝑚𝑜𝑙/𝐿
27

𝒔𝟏 > 𝒔𝟐 > 𝒔𝟑

5
EXERCICE 7
A)
1) La solubilité de ce produit dans l’eau
Ag2CrO4 ⇌ 2Ag+ + CrO42-
a 0 0
a–s 2s s
𝟑 𝑲
Ks = [Ag+]2 x [CrO42-] => Ks = (2s)2 x s => s = √ 𝟒𝒔

3 3.10−12
AN : s = √ 4
=> s = 3,60.𝟏𝟎−𝟓 M

2) La masse minimale de Na2CrO4


m (Na2CrO4) = CVM avec M (Na2CrO4) = 162 g/mol
Na2CrO4 → 2Na+ + CrO42-

e
st
C 2C C

i
og
Ag2CrO4 ⇌ 2Ag+ + CrO42-
b 10-4 C
ol
bi
b–s 10-4+ 2s C+s
le

𝑲𝒔
Ks = (10-4 + 2s)2 x (C + s) => C = (𝟏𝟎−𝟒 - s
ye

𝟐𝒔)𝟐
te

𝟑𝟏𝟎−𝟏𝟐
AN: C = (𝟏𝟎−𝟒 𝟐 𝒙 𝟑,𝟔.𝟏𝟎−𝟓 )𝟐
- 3,6.10-5 => C = 0,000067448 M
Bi

m = 0,000067448 x 1 x 162 => m = 10,9 mg


h
at

B)
3) Les équations
om

Ag2CrO4 ⇌ 2Ag+ + CrO42-


M

a 0 0
a–s 2s s
AgNO3 → Ag+ + NO3-
C‘ C‘ C‘
Ag2CrO4 ⇌ 2Ag+ + CrO42-
b C‘ 0
b – s‘ C‘ + 2s‘ s‘
Effet d’ion commun
4) La masse de nitrate d’argent
m‘ = C’VM‘ avec M‘ = 169,9 g/mol

6
Ks = [Ag+]2 x [CrO42-] => Ks = (C‘ - 2s‘)2 x s‘ or 2s‘<< C‘

𝐾𝑠 𝑠 1000𝐾𝑠
Ks = C‘2 x s‘ => C‘ = √ 𝑠′ avec s’ = 1000 => C’ = √ 𝑠

1000 𝑥 3.10−12
AN : C’ = √ 3,6.10−5

C’ = 0,009128691 M
m’ = 0,009128691 x 1 x 169,9
m‘ = 1,551 g

e
i st
og
ol
bi
le
ye
te
Bi
h
at
om
M

7
e
st
i
og
ol
bi
le
ye
te
Bi
h
at
om
M

Pr Momar NDIAYE et Pr Abdou Karim Diagne DIAW


Département de Chimie
FACULTÉ DES SCIENCES ET TECHNIQUES
Université Cheikh Anta DIOP de Dakar
SOMMAIRE
A - THEORIES ACIDOBASIQUES
I. Définitions des acides et des bases
I.1. Théorie de Svante August ARRHENIUS (1887)
I.2. Théorie de BRONSTED et LOWRY (1923)
I.3. Théorie de LEWIS (1923)
I.4. Notion de couple acido-basique
II. Réaction acidobasique – Force des acides et des bases
II.1. Réaction acido-basique
II.2. Force des acides et des bases
II.2.1. Acide
II.2.1. Base

e
st
II.3. Relation entre Ka et Kb d’un même couple acide-base

i
og
II.4. Constante d’équilibre d’une réaction acido-basique
B. PH DES SOLUTIONS AQUEUSES ol
bi
I. Acidité et basicité d’une solution
le

II. Calcul du pH des solutions aqueuses


ye

II.1. Calcul du pH des solutions aqueuses acides


II.1.1. Monoacide fort
te
Bi

II.1.2. Monoacide faible


II.2. Calcul du pH des solutions aqueuses basiques
h
at

II.2.1. Les monobases fortes


om

II.2.2. Les monobases faibles


M

III. pH des solutions salines


III.1. Sel neutre
III.2. Sel acide
III.3. Sel basique
III.4. Sel d'acide faible et de base faible
IV. pH des solutions tampons

Responsable du cours : Pr Momar NDIAYE et Pr Abdou Karim Diagne DIAW 1


CHAPITRE V
THEORIES ACIDOBASIQUES – CALCUL
DU PH DES SOLUTIONS AQUEUSES
A- Théories acidobasiques
I. Définitions des acides et des bases

Il existe trois grandes définitions complémentaires qui permettent de définir la nature acide ou
basique d’un composé.

I.1. Théorie de Svante August ARRHENIUS (1887)

- Selon ARRHENIUS, un acide est une espèce chimique susceptible de libérer un ou plusieurs ions

e
(H+).

i st
Exemple:

og
𝐻𝐶𝑙 → 𝐻 + + 𝐶𝑙 − ; 𝐻2 𝑆𝑂4 → 2 𝐻 + + 𝑆𝑂4 2− ol
- Une base est une espèce chimique capable de libérer un ou plusieurs ions OH-
bi
Exemple:
le

𝑁𝑎𝑂𝐻 → 𝑁𝑎+ + 𝑂𝐻 − ; 𝐶𝑎(𝑂𝐻)2 ↔ 𝐶𝑎2+ + 2 𝑂𝐻 −


ye

Remarque: Limites de la théorie


te

- Le proton n’existe pas à l’état libre en solution aqueuse. Il est hydraté c.-à-d. piégé par une molécule
Bi

d’eau. On a:
h
at

H+ + H2O H3O+ (ion hydronium)


om

- cette théorie ne permettait pas aussi, par exemple, de considérer que l'ammoniaque de formule NH3,
était une "base".
M

- Cette théorie, élaborée à la suite de la théorie des ions qui a permis à ARRHENIUS de recevoir le
Prix NOBEL, ne décrivait pas le rôle pourtant majeur du solvant.

I.2. Théorie de BRONSTED et LOWRY (1923)

Selon BRONSTED:

► Un acide est une espèce chimique, ion ou molécule, susceptible de libérer un ou plusieurs ions
H+.
Exemple:

𝐻𝐴 ⇾ 𝐻 + + 𝐴− (1)

Responsables du cours : Pr Momar NDIAYE et Pr Abdou Karim Diagne DIAW 2


Un acide contient donc nécessairement l’élément hydrogène, mais tout composé hydrogéné n’est pas
pour autant un acide.
► Une base est une espèce chimique, ion ou molécule, capable de capter un ou plusieurs ions H+.
Une base possède donc nécessairement un doublet d’électrons non-liant sur lequel l’ion H+ vient se
lier.
Exemple:
𝐵 + 𝐻 + → 𝐵𝐻 + (2)

NB: Il faut noter que, les composés tels que NaOH, KOH. Dans l’eau se dissocient en donnant des
ions OH - qui à leur tour vont fixer le proton :

𝐻 + + 𝑂𝐻 − → 𝐻2 𝑂 (3)

e
st
La théorie de Brönsted peut être ainsi reformulée, en milieu aqueux, on parlera de théorie de

i
og
Brönsted-Lowry.
Dans cette théorie: ol
bi
► Un acide est une substance, pas nécessairement neutre électriquement, qui est capable de transférer
le

ou céder un ou plusieurs protons à une autre molécule;


ye

► Une base est une substance, pas nécessairement neutre électriquement, qui est capable d’accepter
te

un ou plusieurs protons.
Bi

Remarque: Limite de théorie


h

Cette définition ne permet pas de rendre compte du caractère acide de Al3+


at
om

I.3. Théorie de LEWIS (1923)


M

Cette théorie sera surtout utilisée en DEUG 2 ème année, de Chimie organique.
Selon LEWIS:
► Un acide est une espèce chimique qui possède une lacune électronique sur sa couche externe
(voir cours d’Atomistique).
C'est l'exemple de l'ion hydrogène, le proton H+, qui n'a pas sa couche externe saturée à deux
électrons, et pour cause, puisqu'il n'a pas du tout d'électrons
► Une base est une espèce chimique qui est porteuse sur sa couche externe d'un doublet électronique
susceptible d'interagir avec une lacune électronique.
C'est le cas de la molécule d'eau (H2O) et d’ammoniac (NH3).

Responsables du cours : Pr Momar NDIAYE et Pr Abdou Karim Diagne DIAW 3


Remarque: Parmi les différentes théories des acides et des bases, la théorie proposée par Bronsted
en 1923 est encore actuellement la plus utilisée. C’est cette théorie qui sera développée tout au long
de ce chapitre.

I.4. Notion de couple acido-basique


Dans la réaction suivante: 𝐻𝐴 𝐻 + + 𝐴− (1), l’espèce A- et le proton formé peuvent se
recombiner pour donner AH; donc A - est une base.
L’ensemble des deux espèces associées dans le même équilibre forme un "couple acido-basique"
qu’on notera par HA/A-. L’acide et la base d’un même couple sont dit conjugués.
HA est "l'acide conjugué" de la base A-.

Exemple:

HCl/Cl-; CH3CO2H/CH3CO2-; H3PO4/H2PO4-; H2CO3/HCO3-; NH4+/NH3

e
st
Remarque: Cas de l’eau

i
og
► Introduisons un acide dans l’eau:
𝐴𝑐𝑖𝑑𝑒 + 𝐻2 𝑂
ol
𝐻3 𝑂+ + 𝐵𝑎𝑠𝑒
bi
H2O joue le rôle d’une base vis-à-vis de l’acide.
le

► Introduisons une base dans l’eau:


ye

𝐵𝑎𝑠𝑒 + 𝐻2 𝑂 𝐴𝑐𝑖𝑑𝑒 + 𝑂𝐻 −
te

H2O joue le rôle d’un acide vis-à-vis de la base.


Bi

Ainsi l’eau peut se comporter comme acide ou comme base, en fonction de l’espèce qu’elle a en
h
at

présence. On dit que c’est un amphotère:


om

𝐻2 𝑂 + 𝐻2 𝑂 𝐻3 𝑂+ + 𝑂𝐻 −
M

Dans l’eau pure, on peut observer la réaction suivante:

2𝐻2 𝑂 𝐻3 𝑂+ + 𝑂𝐻 −

C’est la réaction d’autoprotolyse de l’eau.

II. Réaction acidobasique – Force des acides et des bases


II.1. Réaction acido-basique
- Un acide ne peut jouer son rôle que devant une base.
- Une base ne peut jouer son rôle que devant un acide.
Car, dans les conditions de réactions chimiques, le proton H+ n’existe pas à l’état libre donc les
réactions (1) et (2) suivantes ne peuvent avoir lieu séparément.
𝐴𝑐1 + 𝐻2 𝑂 𝐻3 𝑂+ + 𝐵1 (1)
𝐵2 + 𝐻3 𝑂+ 𝐴𝑐2 + 𝐻2 𝑂 (2)

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Elles doivent se faire simultanément, dans ce cas on parlera de réaction acido-basique. Une réaction
acido-basique résulte donc de la combinaison de deux couples qui échangent un proton : Elle est donc
basée sur un transfert de proton de l’acide vers la base :

𝐴𝑐1 + 𝐻2 𝑂 𝐻3 𝑂+ + 𝐵1 (1)
𝐵2 + 𝐻3 𝑂+ 𝐴𝑐2 + 𝐻2 𝑂 (2)
-----------------------------------------------------------
Ac1 + B2 B1 + Ac2 (3)

Exemple

𝐻𝐹 + 𝐻2 𝑂 𝐻3 𝑂+ + 𝐹 −
𝑁𝐻3 + 𝐻3 𝑂+ 𝑁𝐻4 + + 𝐻2 𝑂

e
---------------------------------------------------------------

st
𝐻𝐹 + 𝑁𝐻3 𝑁𝐻4 + + 𝐹 −

i
og
Pour cette réaction acido-basique (3), on peut définir une constante d’équilibre donnée par:
[𝐀𝐜𝟐][𝐁𝟏]
ol
bi
𝐾é𝑞 =
[𝐀𝐜𝟏][𝐁𝟐]
le

Cette valeur de Kéq permet de mesurer la force de l’acide 1 en présence de la base 2.


ye

Ainsi pour comparer différents acides, il est indispensable de mesurer leurs tendances à céder un
te

proton à une même base.


Bi

II.2. Force des acides et des bases


h

Il existe deux types d’acides et de bases: les acides forts ou faibles, les bases fortes ou faibles.
at
om

II.2.1. Acide

- Acide fort: c’est un acide qui se dissocie totalement dans l’eau.


M

𝐴𝐻 + 𝐻2 𝑂 → 𝐻3 𝑂+ + 𝐴−

Ca 0 0

0 Ca Ca

𝐴− ne peut pas réagir avec l’eau, on dit qu’il est aprotique (ion spectateur).

- Acide faible: c’est un acide qui se dissocie partiellement dans l’eau.

𝐴𝐻 + 𝐻2 𝑂 𝐻3 𝑂+ + 𝐴−

Ca 0 0

Ca-x x x

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Un acide faible coexiste toujours avec ces ions en solution; sa réaction de dissociation est donc une
réaction d’équilibre.
En appliquant la loi d’action de masse ou de Guldberg et Waage, on peut alors définir pour le couple
AH/A-, une constante d’équilibre Ka donnée par:
[𝐀− ][𝐇𝟑 𝐎+ ]
Ka = [𝐀𝐇]𝐫𝐞𝐬𝐭𝐚𝐧𝐭
Ka est appelé constante d’acidité, elle permet de mesurer la force d’un acide. C’est une constante
thermodynamique qui ne dépend que de la température.

On peut aussi définir pKa = - log Ka.


Exemple:

- CH3COOH/CH3COO-; pKa = 4,8


- NH4+/NH3; pKa = 9,2

e
i st
Remarque:

og
- Un acide est d’autant plus fort que Ka du couple est élevée et donc pKa faible. Un acide est d’autant
ol
bi
plus faible que Ka est petit.
le

- Autrement dit: pour deux acides faibles celui qui a la valeur de Ka la plus grande (pKa la plus faible)
ye

est considéré comme acide le plus fort.


te

II.2.1. Base
Bi

- Base forte: toute base qui se dissocie totalement dans l’eau


h
at

𝐵 + 𝐻2 𝑂 → 𝐵𝐻 + + 𝑂𝐻 −
om

Cb 0 0
M

0 Cb Cb

Ou encore: BOH + H3O+ B+ + 2H2O où B+ est un ion aprotique.

- Base faible: toute base qui se dissocie partiellement en ces ions

𝐵 + 𝐻2 𝑂 𝐵𝐻 + + 𝑂𝐻 −

Cb / 0 0

Cb-x x x

Une base faible coexiste avec ces ions; sa réaction de dissociation est donc une réaction d’équilibre.
En appliquant la loi d’action de masse ou de Guldberg et Waage, on peut alors définir pour le couple
BH+/B, une constante d’équilibre Kb donnée par:

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[𝐁𝐇+ ][𝐎𝐇− ]
Kb = [𝐁]𝐫𝐞𝐬𝐭𝐚𝐧𝐭

Kb est appelé constance de basicité, elle permet de mesurer la force d’une base. C’est une constante
thermodynamique qui ne dépend que de la température.

On peut aussi définir pKb= - log Kb.

Exemple:

- CH3COOH/CH3COO-; pKb = 9,2


- NH4+/NH3; pKa = 4,8

Remarque:

e
- Une base est d’autant plus forte que Kb du couple est élevée et donc le pKb faible.

i st
og
- Autrement dit: pour deux bases faibles celle qui a la valeur de Kb la plus grande (pKb la plus faible)
est considérée comme la plus forte. ol
bi
II.3. Relation entre Ka et Kb d’un même couple acide-base
le

Soit un acide faible AH, qui se dissocie en A- et H3O+ (équilibre A);


ye

[𝐀− ][𝐇𝟑 𝐎+ ]
𝐴𝐻 + 𝐻2 𝑂 𝐻3 𝑂+ + 𝐴− (𝐸𝑞𝑢𝑖𝑙𝑖𝑏𝑟𝑒 𝐴) 𝑒𝑡 𝐾𝑎 =
te

[𝐀𝐇]

Sa base conjuguée A- peut être le siège d’un autre équilibre de dissociation (équilibre B):
Bi

[𝐀𝐇][𝐎𝐇 − ]
𝐴− + 𝐻2 𝑂 𝐴𝐻 + 𝑂𝐻 − (𝐸𝑞𝑢𝑖𝑙𝑖𝑏𝑟𝑒 𝐵) et Kb =
h

[𝐀− ]
at

Le produit Ka x Kb est donc égal au produit ionique de l’eau ([H3O+] x [OH-]);


om

A 25 °C, on a: Ka x Kb = [H3O+] x [OH-] = 10-14 et pKa + pKb = 14


M

Remarque:
- Ka et Kb étant inversement et proportionnelle, on peut établir que:
- une base est d’autant moins forte que son acide conjugué est faible alors qu’un acide est d’autant
moins fort que sa base conjuguée est faible.
- Pour une base faible, la constante d’acidité associée, sera celle de l’acide conjugué de cette base.
Exercice d’application :
On considère trois solutions acides : A1H, A2H et A3H de même concentration égale à 10-2 M
1°) Calculer leur constante d’équilibre sachant que leur degré de dissociation respectif est 0,1 ; 0,05
et 0,02
2°) Classer ces acides par ordre d’acidité croissante
3°) Pour l’acide A1H, déterminer les valeurs de α lors d’une dilution au centième et au millième.
Conclure

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B. pH des solutions aqueuses
I. Acidité et basicité d’une solution

La notion d’acide a été introduite en 1909 par la chimiste Danoise Søren Peder Lauritz Sörensen.
Le pH (potentiel Hydrogène) est une mesure de la concentration en ions H3O+ d’une solution. Il
permet de déterminer l’état d’acidité ou de basicité d’un milieu, il est défini par:
pH = - log [H3O+] où [H3O+] est exprimée en mol L-1.
Par analogie au pH, on définit également le pOH, qui est le cologarithme décimal de la concentration
en ions OH- :
pOH = - log [OH-] où [OH-] est exprimée en mol L-1.
Remarque:

e
1 - On a donc [H3O+] = 10-pH

st
Plus la concentration en H3O+ est importante plus le caractère acide de la solution augmente et plus

i
og
le pH est petit.
ol
Inversement plus la concentration en H3O+ est faible plus le caractère acide de la solution diminue
bi
et plus le pH est grand.
le

2- En solution aqueuse, il y a équilibre entre les ions OH- et H3O+ qui est régie par la constante ionique
ye

de l’eau : Ke = [OH-]x[H3O+] = 10-14 à 25°C, sous une atmosphère.


te

Selon l’état de cet équilibre on peut ainsi distinguer trois milieux:


Bi

- Milieu neutre : c’est un milieu qui contient autant d’ions [H3O+] que d’ions [OH-] alors
h

[H3O+] = [OH-] = 10-7 mol/L  pH = 7


at
om

- Milieu acide : Un milieu est dit acide s’il contient plus d’ions H3O+ que d’ions OH- alors
[H3O+] > [OH-] d’où [H3O+] > 10-7 pH < 7
M

- Milieu basique : Un milieu est dit basique s’il contient plus d’ions OH- que d’ions H3O+ alors
[H3O+] < [OH-] d’où [H3O+] < 10-7 pH > 7

II. Calcul du pH des solutions aqueuses


Pour calculer le pH des solutions aqueuses, il est nécessaire et recommandé de:
1 - Faire l’inventaire ou le bilan des espèces présentes en solution (bilan de la matière), ainsi
que leur interaction ionique (bilan électronique),
2 - Ne pas oublier que la plupart des réactions ioniques sont des équilibres chimiques et qu’il y
aura lieu de tenir compte du déplacement de l’ionisation.
3 - Tenir compte de l’autoprotolyse de l’eau qui fournit des H3O+ et OH-, dans le cas des
concentrations très faibles ou des électrolytes très faibles
Le calcul du pH des solutions aqueuses se fait selon les étapes suivantes:

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a) – Ecrire les équations des réactions
b) – Faire le bilan de la matière
c) – Faire le bilan électronique
d) – Faire les approximations
e) – Appliquer la formule de Sörensen qui conduira à l’expression finale du pH en fonction de
la concentration et de la constante d’acidité s’il y a lieu.

II.1. Calcul du pH des solutions aqueuses acides


II.1.1. Monoacide fort
Considérons un monoacide fort de concentration Ca en solution dans l’eau.
a)- Equations:

𝐴𝐻 + 𝐻2 𝑂 → 𝐻3 𝑂+ + 𝐴−

e
st
Ca / 0 0

i
og
0 Ca Ca
ol
bi
2𝐻2 𝑂 𝐻3 𝑂+ + 𝑂𝐻 −
le

b)- Bilan de la matière:


ye

[AH]i = Ca = [AH]f + [A-]f (1) or HA est entièrement dissocié d’où [AH]f = 0


te

c)- Bilan électronique:


Bi

[H3O+] = [OH-] + [A-] (2)


h

d)- Approximations: Milieu acide: pH < 7, deux cas peuvent se présenter :


at

►Si [H3O+] >>> [OH] (ou pH ≤ 6 ou Ca ≥10-6 M). On peut négliger les ions hydroniums
om

produits par la dissociation de l’eau devant ceux venant de la dissociation de l’acide alors le bilan
M

électronique devient [H3O+] = [A-] (2)


En combinant (1) et (2) on a : [H3O+] = [A-] = Ca
e)- Formule de Sörensen: pH = - log [H3O+] = - log Ca
►Si [OH] n’est plus négligeable devant [H3O+] (ou pH > 6 ou C < 10-6 M) : On ne peut plus
négliger les ions hydroxydes produits par la dissociation de l’eau devant ceux venant de la
dissociation de la base. De plus, à partir de Ke = [H3O+] x [OH-] = 10-14 on a : [OH-] = Ke/[H3O+]
(3).
Dans ce cas, en combinant les équations (1), (2) et (3), on obtient : [H3O+] = Ca + Ke/[H3O+]
ce qui conduit à l’équation de second dégré suivante :
[H3O+]2 – Ca.[H3O+] - Ke = 0. La résolution de cette équation donne comme solution
[H3O+] = [Ca + (Ca2 + 4Ke)0,5]/2
Et la formule de sorensen conduit à :

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pH = - log [H3O+] = - log ([Ca + (Ca2 + 4Ke)0,5]/2)
NB: Vérification de l’approximation :
►Dire que [H3O+] >>>>[OH] revient à montrer que pH ≤ 6 ou Ca ≥10-6 M
► Dire que [H3O+] <<<< [OH] revient à montrer que pH > 6 ou C < 10-6 M
Exercice d’application :
Une solution aqueuse d'acide chlorhydrique a une concentration égale à 10-5 mol.L-1.
1) Ecrire les équations des réactions dans la solution
2) Faire les bilans électronique et de la matière
3) Faire les approximations
4) Calculer le pH et justifier les approximations
5) Que devient ce pH si on dilue cette solution au centième?

e
st
II.1.2. Monoacide faible

i
og
Considérons un monoacide faible AH, de concentration Ca, qui se dissocie dans l’eau
a)- Equations:
ol
bi
𝐴𝐻 + 𝐻2 𝑂 𝐻3 𝑂+ + 𝐴−
le
ye

Ca / 0 0
te

Ca-x x x
Bi

2𝐻2 𝑂 𝐻3 𝑂+ + 𝑂𝐻 −
h
at

b)- Bilan de la matière:


om

[AH]i = Ca = [AH]f + [A-]f (1)


M

c)- Bilan électronique:


[H3O+] = [OH-] + [A-] (2)
[𝐀− ][𝐇𝟑 𝐎+ ]
L’expression du Ka est donnée par: 𝐾𝑎 = [𝐀𝐇]
(3)

d)- Approximations: On peut calculer facilement le pH d’une telle solution, si deux approximations
sont faites.
1ère approximation: Les ions hydroniums produits par la dissociation de l’eau peuvent être négligés
devant ceux venant de la dissociation de l’acide. Cette hypothèse est vérifiée si on peut mesurer la
valeur du pH de la solution d’acide et que pH ≤ 6.
2ème approximation: L’acide est suffisamment peu dissocié (suffisamment faible) pour pouvoir
négliger [A-] devant [AH].

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► Si ces deux approximations sont vérifiées :
1er : [H3O+] >>> [OH-]( ou pH ≤ 6)
𝑲𝒂
2eme : [A-] <<< [AH] (ou pH ≤ pKa -1 ou α ≤ 0,1 ou ≤ 𝟏𝟎−𝟐 );
𝑪𝒂

On dira donc que AH est un acide très faible, il est donc peu dissocié alors :
L’équation (1) devient : [AH]f = Ca (4) et L’équation (2) devient: [H3O+] = [A-] (5)
[𝐇𝟑 𝐎+ ]𝟐
La combinaison de : (3), (4) et (5) donne 𝐾𝑎 =  [H3O+] = (KaCa)1/2 d’où
𝐂𝐚
1
pH = (pKa - log Ca)
2
Remarques
- On peut considérer que cette 2ème approximation est vérifiée si :
[AH]/[A-] ≥ 10. Ainsi, en utilisant la loi d’action de masse ou l’expression de Ka, il vient :
Ka/[H3O+] ≤ 10-1; Ce qui correspond à log Ka / log [H3O+] ≤ -1

e
st
Il vient alors : log Ka – log [H3O+] ≤ -1

i
og
Donc – log [H3O+] ≤ - log Ka -1  pH ≤ pKa -1
La 2ème approximation est donc vérifiée si pH ≤ pKa -1
ol
bi
le

[𝑯𝟑 𝑶+ ] [𝐇𝟑 𝐎+ ]𝟐
- A partir des deux formules suivantes: 𝜶 = < 0,1 𝑒𝑡 𝐾𝑎 =
ye

𝑪𝒂 𝐂𝐚

On peut aussi montrer que :


te
Bi

𝜶 ≤ 𝟎, 𝟏 é𝒒𝒖𝒊𝒗𝒂𝒖𝒕 à 𝒅𝒊𝒓𝒆 𝒒𝒖𝒆 𝒑𝑯 ≤ 𝒑𝑲𝒂 − 𝟏


h
at

►Si la première approximation est vérifiée et que la deuxième n’est pas vérifiée :
om

1er : [H3O+] >>> [OH-]( ou pH ≤ 6)


M

𝑲𝒂
2eme : [A-] non négligeable devant [AH] (ou pH > pKa + 1 ou 0,1< α < 0,8) ou > 𝟏𝟎−𝟐)
𝑪𝒂

On dira donc que AH est un acide moyen, il est donc bien dissocié alors on a :
[AH]i = Ca = [AH]f + [A-]f (1)
[𝐀− ][𝐇𝟑 𝐎+ ]
L’expression du Ka est donnée par: 𝐾𝑎 = [𝐀𝐇]
(3)

[H3O+] = [A-] (5)


[𝐇𝟑 𝐎+ ]𝟐
La combinaison de : (1), (3) et (5) donne 𝐾𝑎 = 𝑒𝑡 alors pour calculer le pH on est
𝐂𝐚−[[𝐇𝟑 𝐎+ ]]
obligé de résoudre l’équation de second degré suivante: [H3O+]2 + Ka [H3O+] - Ka Ca = 0 qui aboutit
à:

−𝐊𝐚+ √𝐊𝐚𝟐 + 𝟒𝐊𝐚𝐂𝐚 −𝐊𝐚+ √𝐊𝐚𝟐 + 𝟒𝐊𝐚𝐂𝐚


[𝐻3 𝑂+ ] = D’où pH =−𝒍𝒐𝒈 ( )
𝟐 𝟐

Remarques
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- On peut considérer que cette 2ème approximation n’est pas vérifiée si :
[AH]/[ A-] < 10. Ainsi, en utilisant la loi d’action de masse ou l’expression de Ka, il vient :
Ka/[H3O+] >10; Ce qui correspond à log Ka / log [H3O+] >1
Il vient alors : log Ka – log [H3O+] > 1
Donc – log [H3O+] >- log Ka +1  pH > pKa +1
La 2ème approximation est donc non vérifiée si pH > pKa +1
[𝑯𝟑 𝑶+ ] [𝐇𝟑 𝐎+ ]𝟐
- A partir des deux formules suivantes: 𝜶 = < 0,1 𝑒𝑡 𝐾𝑎 =
𝑪𝒂 𝐂𝐚

On peut aussi montrer que :

𝜶 > 0,1 é𝑞𝑢𝑖𝑣𝑎𝑢𝑡 à 𝑑𝑖𝑟𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑝𝐻 > 𝑝𝐾𝑎 + 1

Exercice d’application :

e
st
Calculer le pH des solutions suivantes :

i
og
►100 cm3 d’une solution A de HNO2 ; 0,1M. ol
bi
►Une solution B, obtenue en mélangeant la solution A et 200 cm3 de H2O
le

pka (HNO2 / NO2-) = 3,4


ye
te
Bi

II.2. Calcul du pH des solutions aqueuses basiques


II.2.1. Les monobases fortes
h
at

Considérons une monobase forte de concentration Cb en solution dans l’eau.


om

a) Equation:
M

𝐵 + 𝐻2 𝑂 → 𝐵𝐻 + + 𝑂𝐻 −

Cb 0 0

0 Cb Cb

b) Bilan de la matière:
[B]i = Cb = [B]f + [BH+]f (1) ou B est entièrement dissocié : [B]f = 0 alors Cb = [BH+]f (1)’
c) Bilan électronique:
[OH-] = [H3O+] + [BH+] (2)
d) Approximations: Milieu basique : pH > 7, deux cas peuvent se présenter :

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►Si Les ions hydroxydes produits par la dissociation de l’eau peuvent être négligés devant ceux
venant de la dissociation de la base c’est-à-dire [OH-] >>> [H3O+] (ou Cb 10-6 M ou pH > 8) alors
le bilan électronique devient
[OH-] = [BH+] (2)’. De plus, (1)’ Et (2)’ donne: [OH-] = [BH+] = Cb
D’où pOH = - log [OH-] = - log Cb et pH = 14 + log Cb
Cette formule est valable pour une concentration Cb 10-6 M Ou pH > 8.
► Si [H3O+] n’est plus négligeable devant [OH-] (ou pH > 8 ou C < 10-6 M) : On ne peut
plus négliger les ions hydroxyde produits par la dissociation de l’eau devant ceux venant de la
dissociation de la base et le produit ionique de l’eau s’écrit:
Ke = [H3O+] x [OH-] = 10-14 ⇒ [H3O+] = Ke /[OH-] (3)
(1)’, (2) et (3) donne: [OH-] = Cb + Ke /[OH-] ce qui conduit à :
[OH-]2 = Cb[OH-] - Ke = 0. La résolution de l’équation du second degré donne :

e
st
[OH-] = [Cb + (Cb2 + 4Ke)0,5]/2

i
og
pH = 14 + log [OH-] = 14 +log ([Cb + (Cb2 + 4Ke)0,5]/2)
Exercice d’application:
ol
bi
On introduit 20 mg d’hydroxyde de Sodium de masse molaire M = 40 g mol-1 dans un demi litre
le

d’eau. On obtient ainsi la solution A.


ye

1°) Calculer le pH de la solution A.


te

2°) Que devient ce pH lorsqu’on dilue au millième


Bi

II.2.2. Les monobases faibles


h

Considérons une monobase faible B qui se dissocie dans l’eau.


at
om

a) Equation
M

𝐵 + 𝐻2 𝑂 𝐵𝐻 + + 𝑂𝐻 −

Cb 0 0

Cb-x x x

[𝐎𝐇− ][𝐁𝐇+ ]
L’expression de Kb est donnée par: 𝐾𝑏 = [𝐁]
(1)

b) Bilan de la matière
[B]i = Cb = [B]f + [BH+]f (2)
c) Bilan électronique
[OH-] = [H3O+] + [BH+] (3)
d) Approximations : deux approximations doivent être considérées :

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Approximations: On peut calculer facilement le pH d’une telle solution, si deux approximations sont
faites.
1ère approximation: Les ions hydroxydes produits par la dissociation de l’eau peuvent être négligés
devant ceux venant de la dissociation de la base. Cette hypothèse est vérifiée si on peut mesurer la
valeur du pH de la solution d’acide et que pH >8.
2ème approximation: la base est très peu dissociée (suffisamment faible) pour pouvoir négliger [BH+]
devant [B].

► Si ces deux approximations sont vérifiées :


1er : [OH-] >>> [H3O+]( ou pH ≥ 8)
2eme : [BH+] <<< [B] Cette 2ème approximation est vérifiée si [B]/[BH+] ≥ 10. En utilisant la
𝑲𝒃
loi d’action de masse: Ka / [H3O+] ≥10. La 2ème loi est valable si pH ≥ pKa + 1 (ou α ≤ 0,1 ou ≤

e
𝑪𝒃

st
𝟏𝟎−𝟐 );

i
og
On dira donc que B est une base très faible, elle est donc peu dissociée alors :
L’équation (2) devient: [B]f = Cb (4).
ol
bi
le

En milieu basique [OH-] >>> [H3O+] alors L’équation (3) devient: [OH-] = [BH+] (5)
ye

En combinant (1), (4) et (5) , on a:


te

[𝑶𝑯− ] 𝟐
𝐾𝑏 =  [OH-]2 = (KbxCb)1/2 d’où pH = 7 + ½ (pKa + log Cb)
𝐂𝐛
Bi

[𝐎𝐇−] [𝑶𝑯− ] 𝟐
h

NB: A partir des deux formules suivantes: 𝛼 = < 0,1 𝑒𝑡 𝐾𝑏 =


𝑪𝒃 𝐂𝐛
at

On peut aussi montrer que :


om

𝜶 < 𝟎, 𝟏 é𝒒𝒖𝒊𝒗𝒂𝒖𝒕 à 𝒅𝒊𝒓𝒆 𝒒𝒖𝒆 𝒑𝑯 ≥ 𝒑𝑲𝒂 + 𝟏


M

𝜶 > 0,1 é𝑞𝑢𝑖𝑣𝑎𝑢𝑡 à 𝑑𝑖𝑟𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑝𝐻 < 𝑝𝐾𝑎 + 1

►Si la première approximation est vérifiée et que la deuxième n’est pas vérifiée :
1er : [OH-] >>> [H3O+]( ou pH ≥ 8)
𝑲𝒃
2eme : [BH-] non négligeable devant [B] (ou pH < pKa + 1 ou 0,1< α < 0,8) ou > 𝟏𝟎−𝟐 )
𝑪𝒃

On dira donc que B est une base moyenne, il est donc bien dissociée alors on a :
B est une base de force moyenne on ne peut plus négliger BH+ devant B alors l’équation (2)
donne [B]f: = Cb - [BH+]f
[𝐎𝐇−]𝟐
(2), (1) et (5) donne 𝐾𝑏 = . Alors pour calculer le pH on est obligé de résoudre l’équation
𝐂𝐛−[𝐎𝐇−]

de second degré suivante: [OH-]2 + Kb [OH-] - Kb Cb = 0 qui aboutit à:

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−𝐊𝐛+ √𝐊𝐛 𝟐 + 𝟒𝐊𝐛𝐂𝐛 −𝐊𝐛+ √𝐊𝐛 𝟐 + 𝟒𝐊𝐛𝐂𝐛
[𝐎𝐇−] = d’où pH =𝟏𝟒 + 𝒍𝒐𝒈 ( )
𝟐 𝟐

Exercice d’application :
On dissout 224 cm3 de NH3 gazeux (mesuré dans les CNTP) dans 200 cm3 d’eau ; calculer le pH de
la solution ainsi que le degré de dissociation de l’ammoniaque. Le pKa du couple NH4+/NH3 est égal
à 9,25.
On rajoute 150 mL d'eau à 100 mL de la solution précédente ; Calculer la nouvelle valeur du
coefficient de dissociation de l’ammoniaque et le pH de la solution ainsi préparée.

III. pH des solutions salines

Un sel est le produit de la réaction entre un acide et une base:


Acide + Base →

e
Sel + Eau

st
On distingue quatre types de sels.

i
og
III.1. Sel neutre
ol
Il provient d’une neutralisation entre un acide fort et une base forte.
bi
Exemple:
le

HCl + NaOH → NaCl + H2O


ye

acide fort base forte sel d’acide fort et de base forte


te

Le sel est formé de Na+ et Cl- qui sont des ions aprotiques (spectateurs), le pH est donné par l’eau :
Bi

D’où pH = 7
h
at

III.2. Sel acide


om

Il provient d’une neutralisation entre un acide fort et une base faible.


M

Exemple:
HCl + NH3 → NH4Cl
acide fort base faible sel d’acide fort et de base faible
Le sel (NH4Cl) est formé d’un cation acide (NH4+) et d’un anion aprotique (Cl-). Le pH est donné par
l’acide faible (cf paragraphe II.1.2.).

III.3. Sel basique

Il provient d’une neutralisation entre un acide faible et une base forte.


Exemple:
CH3COOH + NaOH → CH3COONa + H2O
acide faible base forte sel d’acide faible et de base forte

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Le sel (CH3COONa) est d’anion basique (CH3COO-) et d’un cation aprotique (Na+). Le pH est donné
par la base faible (cf paragraphe II.2.2.).
III.4. Sel d'acide faible et de base faible
Le sel est formé d’un acide faible et d’une base.
CH3COOH + NH3 CH3COONH4
acide faible base faible sel d’acide faible et de base faible
CH3COONH4 CH3COO- + NH4+
C 0 0
0 C C
 CH3COO- est la base faible conjuguée de CH3COOH; elle peut interagir avec les ions de l’eau.
 NH4+ est l’acide faible conjugué de NH3, il peut aussi régir avec les ions de l’eau.
Donc ce sel est obtenu par la réaction suivante:

e
CH3COOH + NH3 → CH3COONH4

i st
Cette réaction est la somme globale de deux réactions:

og
[𝐂𝐇𝟑𝐂𝐎𝐎− ][𝐇𝟑 𝐎+ ]
CH3COOH + H2O CH3COO- + H3O+ 𝐾𝑎1 =
ol [𝐂𝐇𝟑𝐂𝐎𝐎𝐇]
(1)
bi
[NH3][H3 O+ ]
NH4+ + H2O NH3 + H3O+ 𝐾𝑎2 = [NH4+ ]
(2)
le

[CH3COO− ][NH3]
𝐾𝑎1. 𝐾𝑎2 = [𝐻3 𝑂+ ]2
ye

[CH3COOH][NH4 + ]
te

Or lors de la formation du sel ∶ [𝐶𝐻3 COOH] = [𝑁𝐻3 ]


Bi
h

Lors de la dissociation du sel ∶ [𝐶𝐻3 COO− ] = [𝑁𝐻4 + ]


at
om

1⁄ 1
[𝐻3 𝑂+ ] = (𝐾𝑎1 . 𝐾𝑎2 ) 2  pH = 2 (𝑝𝐾𝑎1 + 𝑝𝐾𝑎2)
M

NB: Ce sel se comporte comme un amphotère; il a à la fois un site acide et un site basique.

Exercice d’application :

Considérons les solutions suivantes :

Solution A: HCl (0,2 M);

Solution B: NaOH (0,2 M)

Solution C: CH3COOH (0,1 M);

Solution D: NH3 (0,2 M)

Calculer le pH des solutions obtenues en mélangeant:

a) – des volumes égaux de A et B (solution E)

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b) - des volumes égaux de A et D (solution F)

c) - des volumes égaux de B et C (solution G)

d) – des volumes égaux de C et D (solution H)

pKa (NH4+/NH3 ) = 9,25;

pKa (CH3COOH / CH3COO-) = 4,8

IV. pH des solutions tampons

On appelle solution tampon une solution dans laquelle on a un mélange appréciable de deux
électrolytes faibles et conjugués.
Il existe deux méthodes de préparation d’une solution tampon:
► Mélange

e
En mélangeant un acide faible avec son sel de base conjuguée (ou une base faible et son sel d’acide

i st
conjugué).

og
► Neutralisation ol
bi
En neutralisant partiellement:
- un acide faible avec une base forte (avec na > nb)
le

Exemple:
ye

𝐴1 𝐻 + 𝑁𝑎𝑂𝐻 → (𝑁𝑎+ + 𝐴1 − ) + 𝐻2 𝑂
te

na nb 0 0
Bi

na-nb 0 nb /
h
at

- un acide fort avec une base faible (avec na < nb)


om

Exemple:
𝐻𝐶𝑙 + 𝐵 − → 𝐵𝐻 + 𝐶𝑙 −
M

na nb 0 0
0 nb-na na na
Une solution tampon existe dans un domaine de pH bien défini: 𝑝𝐾𝑎 − 1 ≤ 𝑝𝐻 ≤ 𝑝𝐾𝑎 + 1
Une solution tampon se caractérise par une faible variation du pH après ajout de faibles quantités
d’acide ou de base.
Dans les deux cas, le pH d’une solution tampon est donnée par:
[𝒇𝒐𝒓𝒎𝒆 𝒃𝒂𝒔𝒊𝒒𝒖𝒆]
𝒑𝑯 = 𝒑𝑲𝒂 + 𝐥𝐨𝐠( [𝒇𝒐𝒓𝒎𝒆 𝒂𝒄𝒊𝒅𝒆]
)

Remarque:
Ces solutions tampons présentent un intérêt vital pour tout individu.
Malgré le caractère acide ou basique de nos aliments, l’organisme doit toujours être régulé. Ainsi:
pH = 1,5 pour une partie de l’estomac

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pH = 9 dans le pancréas
pH = 7,45 dans le sang.
Si le pH sanguin = 7,1 c’est le coma et la mort survient à pH = 6,9.
Cette régulation se fait grâce aux phosphates, aux carbonates et à certaines protéines.
Exercice d’application :
Nous disposons des solutions suivantes :
• Solution A : CH3COOH, 0,01 M
• Solution B : NaOH, 0,01 M
• Solution C : HCl , 0,02 M
• Solution D : NaBrO, 0,01 M
On envisage de préparer 0,5 L de solutions tampons dont les pH sont respectivement 8 et 4,5.
Quelles solutions ci-dessus et quels volumes faudrait-il mélanger pour les obtenir ?

e
st
pKa (CH3COOH/ CH3COO-) = 4,8; pKa(HBrO/BrO-) = 8,7

i
og
ol
bi
le
ye
te
Bi
h
at
om
M

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UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR
FACULTE DES SCIENCES ET TECHNIQUES L1BCGS : 2022-2023
DEPARTEMENT DE CHIMIE
---oOo---

Série 4 : Réactions Chimiques –L1BCGS

Exercice 1 :
A-Pour préparer la solution A, on place de 10 mL, d’une solution normale d’acide faible (AH) dans
une fiole de 100 mL et on complète jusqu’au trait de jauge.

1°) Calculer le pH de la solution A obtenue sachant que le pKa (HNO2/NO2-) = 4,8.

2°) Quel volume de soude 10-1 M permettrait de neutraliser cette solution A.

3°) Calculer le pH de la solution finale C obtenue après neutralisation.

e
st
4°) Que devient ce pH si on dilue cent fois la solution C.

i
og
Exercice 2 : ol
Une solution A est obtenue en dissolvant 4,48 mL de gaz d’acide chlorhydrique, mesuré dans les
bi
CNTP, dans 2L d’eau sans variation de volume.
le

1°) Calculer la concentration de la solution A


ye

2°) Ecrire les équations des réactions dans la solution A


te

3°) Faire les bilans dans la solution A


Bi

4°) Faire les approximations et calculer le pH de la solution A


h

Une solution B est obtenue en ajoutant à la solution A précédente 82 mg d’acétate de sodium


at

5°) Déterminer les espèces présentes et leurs concentrations.


om

6°) Quelle est la nature de cette solution B ?


M

7°) Calculer son pH


8°) Que devient ce pH si on ajoute à cette solution B, 500 mL d’une solution de NaCl 0,1 M.

Données: pKa (CH3COOH / CH3COO-) = 4,8; M(CH3COOH) = 60 g/mol; M(Na) = 23 g/mol

Exercice 3:
Une solution aqueuse saline (S1) contient du NaBrO. Cette solution présente un pH = 11.
1°) Déterminer, en justifiant votre démarche, la concentration molaire de cette solution.
On ajoute à 100 mL de cette solution (S1), un volume V de HCl 0,2 M pour obtenir une solution (S2)
de pH = 8.
2°) Déterminer la nature de cette solution (S2)
3°) Calculer le volume V de la solution de HCl 0,2 M ajouté.
Données : pKa (HBrO / BrO -) = 8,7

1
Exercice 4:
Considérons les solutions suivantes :
Solution A: HCl (0,2 M);
Solution B: NaOH (0,2 M)
Solution C: CH3COOH (0,1 M);
Solution D: NH3 (0,2 M)
Calculer le pH des solutions obtenues en mélangeant:
a) - des volumes égaux de A et B (solution E)
b) - des volumes égaux de A et D (solution F)
c) - deux volumes de C et un volume B (solution G)
2°) Définir une solution tampon et donner ces caractéristiques
3°) A partir des solutions A , B, C ou D ; on veut préparer 0,5 Litre d’une solution tampon de pH =

e
st
4,5.

i
og
a) Décrire la méthode utilisée en donnant les solutions à mélanger
b) Déterminer les volumes de chaque solution utilisée. ol
bi
c) pKa (NH4+/NH3 ) = 9,25;
le

pKa (CH3COOH / CH3COO-) = 4,8


ye

Exercice 5:
te

Les constantes d’acidité d’un diacide (pouvant être noté H2A) sont : pK a1 = 6,3 et pK a 2 = 10,3. On
Bi

prépare une solution molaire de ce diacide (solution A).


h

1.1.) Calculer le pH, la concentration molaire de HA- et celle de A2- dans la solution A.
at
om

1.2.) On réalise le dosage de 100 mL de la solution A par une solution B de NaOH 1 M.

Dans cette manipulation, On appelle x le rapport entre le volume de la base versée et le volume
M

𝑉𝑉𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁
d’acide initial, donné par la formule suivante : x=
𝑉𝑉𝐴𝐴𝐴𝐴2

Donner la nature des espèces présentes et calculer le pH lorsque :


1.2.1. x = 0
1.2.2. x= 0,5
1.2.3. x= 1
1.2.4. x= 1,5
1.2.5. x = 2
CHAPITRE I
-------------
STRUCTURE DE LA MATIERE –
ASPECTS MICROSCOPIQUES

La matière peut être divisée en plus petites parties jusqu'au moment où celle-ci n'est
plus divisible.
On arrive alors à un élément constituant la matière: les molécules.

e
Toutefois, dans cette division, il y a un stade où lorsque l'on continue la division, les

st
i
morceaux obtenus ne sont plus identiques et n'ont plus les mêmes propriétés que la

og
matière de départ. ol
bi
Ainsi, on peut encore diviser les molécules en entités plus petites, comme des blocs
le

de constructions élémentaires : les atomes.


ye
te

L’atome, entité insécable apparaît de plus en plus complexe aux chercheurs du 19è
Bi

siècle.
h
at

De nombreuses expériences réalisées dans les milieux homogènes, gazeux en


om

particulier nous ont apporté la preuve que les atomes ne sont pas les constituants
ultimes de la matière.
M

Actuellement on connaît plusieurs particules provenant de la dissociation de


l’atome.

1 – Composition de l’atome

La majeure partie de l’atome est constituée par un vide et l’ensemble de la masse est
rassemblée dans un noyau minuscule chargé positivement.

1/8
Hommage au Prof. Abdoulaye DIOP – 1956 - 2023
1- 1. Constitution du noyau
Le noyau renferme des particules simples: (Z) protons et (N) neutrons.
Z indique le numéro atomique ou le nombre de charge.
Q
Z= avec Q (charge du noyau).
e
N = nombre de neutrons dans le noyau.
A = Z + N est le nombre de masse de l’atome.
On représentera un élément chimique par le schéma suivant:

A
ZX

e
st
Caractéristiques des nucléons :

i
og
Particule Charge
olMasse
bi
Proton + 1,6.10-19C 1,6724.10-27kg
le

ou bien 1,00727 uma


ye

Neutron 0 1,6747.10-27kg
te
Bi

ou bien 1,00866 uma


h

Electron - 1,6.10-19C 9,1.10-31kg


at

ou bien 0,00055 uma


om
M

1 uma = 1,66.10-27kg

Remarque 1 : Tous les atomes ayant le même nombre de nucléons présentent à peu
près les mêmes propriétés physiques. On les appelle des nucléides.

Remarque 2 : Compte tenu du rapport des masses de l’électron et du proton, on peut


écrire:

1
me = 9.10-31 kg = mp
1835

2/8
Hommage au Prof. Abdoulaye DIOP – 1956 - 2023
La quasi-totalité de la masse de l’atome est donc concentrée dans le noyau.
1 – 2. Dimensions des nucléons:
On admet que les nucléons sont des particules sphériques.
4 4
rproton ≅ rneutron ≅ 1,2.10-15m V(noyau) = πR3 = πr3.A
3 3
ro = rayon des nucléons ; R = rayon du noyau ; A = nombre de masse du noyau
considéré
On peut écrire :
3
R3 = A.ro3 → R = ro. A
3
R = 1,2.10-15 A

e
st
i
og
2 - Défaut De Masse: courbe d’Aston.
ol
Considérons un noyau renfermant Z protons de masse mp et N neutrons de
bi
masse mn. La masse du noyau (A) s’écrit:
le

A = Zmp + N (mn)
ye

L’expérience montre que la masse réelle M du noyau est toujours inférieure à


te

la somme des masses des particules qui le compose. Ce défaut de masse est noté
Bi

∆m = A – M > 0 indique que l’atome est stable vis à vis de ses constituants.
h
at

4
om

Exemple : masse du noyau 2 He = 4,0026 uma


M

mp = 1,007655 uma ; mn = 1,008665 uma

2p + 2n 4 He
2
∆m = (2mp + 2mn) – m He = 002986 uma
∆m = 0,04957.10-27kg

Dans les réactions nucléaires, la diminution de ∆m est associée à l’apparition d’une


énergie ∆E (énergie de cohésion du noyau) donnée par la relation d’Einstein:

3/8
Hommage au Prof. Abdoulaye DIOP – 1956 - 2023
∆E = ∆mC2
∆E = quantité d’énergie, ∆m = défaut de masse, C = vitesse de la lumière = 3.108 m/s
Exercice : calculons l’énergie (∆E) qui correspond à une perte de masse

∆m = 0,02986 uma.
∆E = 0,04957.10-27 x 9.1016 = 0,446/1.10-11 J
On peut donner la valeur de l’énergie en eV
1eV = 1,6.10-19C x 1.V = 1,6.10-19J
0,4461
d’où ∆E = . 10+19.10-11J =
1,6

∆E = 0,2788.108 eV ∆E = 27,88 MeV

e
i st
og
La réaction est exothermique. On peut l’écrire de la manière suivante :
ol
bi
4 ∆
le

2p + 2n
2He + E
ye

Le rapport ∆E/A est l’énergie moyenne de liaison par nucléon. La variation ∆E


te

en fonction du nombre de masse A est représentée par la courbe d’Aston (ci-dessous).


Bi
h
at
om
M

4/8
Hommage au Prof. Abdoulaye DIOP – 1956 - 2023
L'énergie de liaison par nucléon représente l'énergie à dépenser en moyenne pour
arracher un nucléon d'un noyau. C'est un étalon de la stabilité d'un noyau.

Cette courbe montre que les noyaux de masse moyenne sont les plus stables.

e
sti
og
ol
bi
le

La courbe d’Aston permet de comparer la stabilité des noyaux, en se basant sur


ye

𝐸𝐸𝑙𝑙
l’énergie de liaison par nucléon ( ).
te

𝐴𝐴
Bi

L'énergie de liaison par nucléon représente l'énergie à dépenser en moyenne pour


h
at

arracher un nucléon d'un noyau. C'est un étalon de la stabilité d'un noyau.


om

Calcul de l’Energie de liaison d’un noyau 𝐴𝐴𝑍𝑍𝑋𝑋:


M

𝐸𝐸𝑙𝑙 = Δm.c2 = [[Link]+ (A-Z).mn - m( 𝐴𝐴𝑍𝑍𝑋𝑋)].c2

𝐸𝐸𝑙𝑙
est appelée énergie de liaison par nucléon
𝐴𝐴

Plus l’énergie de liaison par nucléon est élevée plus le noyau est stables.

3. Réaction des atomes instables.

Les noyaux instables peuvent se transformer en d’autres noyaux plus stables selon
différentes réactions:

5/8
Hommage au Prof. Abdoulaye DIOP – 1956 - 2023
3.1. Réaction de fusion nucléaire.
3
Les noyaux légers, comme par exemple 11𝐻𝐻, 21𝐻𝐻, 1𝐻𝐻, peuvent «fusionner» pour former
un noyau placé plus haut dans le diagramme. Ce sont des réactions nucléaires de
fusion.
C’est une réaction nucléaire au cours de laquelle deux noyaux légers fusionnent pour
former des noyaux plus lourds. La fusion de noyaux légers permet de libérer de
l’énergie.
3
Exemple: 1𝐻𝐻 + 21𝐻𝐻 4
2𝐻𝐻𝐻𝐻 + 𝐴𝐴
𝑍𝑍𝑋𝑋 + ∆𝐸𝐸
∆𝐸𝐸 = ∆𝑚𝑚. C2 , ∆𝑚𝑚 est appelé diminution de masse.
∆𝑚𝑚 = ∑masse des réactifs - ∑masse des produits

e
3.2. Réaction de fission nucléaire.

st
235
Les noyaux lourds (A > 110), comme par exemple 92𝑈𝑈, peuvent se briser en deux

i
og
noyaux légers appartenant au domaine de stabilité. Ils subissent alors une réaction
nucléaire de fission.
ol
bi
C’est une réaction nucléaire provoquée au cours de laquelle un noyau lourd se scinde
le

généralement en deux noyaux plus légers, sous l’impact d’un neutron.


ye

235 1 139 86
Exemple: 92𝑈𝑈+ 0𝑛𝑛 56𝐵𝐵 a + 36𝐾𝐾𝐾𝐾 + 11 10𝑛𝑛 + ∆𝐸𝐸
te

∆𝐸𝐸 = ∆𝑚𝑚.C2 , ∆𝑚𝑚 est appelé diminution de masse.


Bi

∆𝑚𝑚 = ∑masse des réactifs - ∑masse des produits


h
at

3.3. Réaction radioactive.


om

La radioactivité est un processus au cours duquel, le noyau atomique de certains


M

éléments (radium, polonium, uranium) se désintègre spontanément, sans être


influencé de l’extérieur, pour donner des atomes d’éléments différents avec émission
de rayonnement.
3.3.1. La nature du rayonnement
L’action d’un électrique E sur le rayonnement émis par une substance radioactive
révèle l’existence de trois types de radiation α, β, γ.

a) Le rayonnement α :

6/8
Hommage au Prof. Abdoulaye DIOP – 1956 - 2023
4 2+
Le rayonnement α est un faisceau de noyau d’hélium ( 2 H e ). Les particules α

sont éjectées avec une vitesse = 20 000 km/s et ionisent l’air ou tout autre gaz.
Elles subissent aussi une déflexion magnétique ou électrique.
Exemple:
A
Z X → A− 4
Y
Z −2 + 4
2 He + +
Cette réaction suit la première loi de Soddy.
Enoncé: Au cours d’une émission α le numéro atomique du noyau radioactif diminue
de 2 unités et sa masse de 4 unités.

b) Le rayonnement β:

e
Ce rayonnement est constitué d’électrons β- ou de positons β+. Ces particules

st
proviennent de transformations intranucléaires.

i
og
1p 1n +
+β +v ol
1 0
bi
ex 53 Fe 53 + m=0
Mn + β + v v = c
le

26 25
ye

1p
+ β− + v
1
n
te

0 1
Bi

32
ex 32 S β− + v (anti-neutrino)
15 P 16 +
h
at
om

2ème loi de Faians-Soddy :


Un élément qui se désintègre avec émission d’un rayonnement β+ engendre un
M

élément qui a perdu une place dans le tableau de classification périodique.

Un élément qui se désintègre avec émission d’un rayonnement β- engendre un


élément qui a avancé d’une place dans le tableau de classification périodique.

c) Le rayonnement γ :
Ce rayonnement provient d’une expulsion d’énergie sous forme de rayonnement
électromagnétique de très courte longueur d’onde (0,0001 Å < λ < 1Å). Le noyau de
l’atome émetteur passe alors d’un état excité à son état fondamental.
Au cours de l’émulsion γ (A et Z) ne varient pas, mais la masse atomique diminue:

7/8
Hommage au Prof. Abdoulaye DIOP – 1956 - 2023
∆E hv
∆m = =
C2 C2
Exemple :
137 137
56Ba* 56 Ba + γ
3.3.2. Loi de décroissance radioactive : La décroissance radioactive est la réduction
du nombre de noyaux radioactifs (instables) dans un échantillon.
Nt= N0 e-λt
No = le nombre initial de noyaux et Nt = le nombre restant de noyaux à l’instant t.

3.3.3 Détermination du nombre de noyaux désintégrés

e
Nd = N0 (1- e-λt)

st
Nd = le nombre désintégré de noyaux à l’instant t

i
og
ol
3.3.4. Activité d’une substance radioactive : L'activité d'une source radioactive est
bi
la vitesse de désintégration de l’élément radioactif la constituant.
le

Elle correspond au nombre de noyaux radioactifs qui se désintègrent par unité de


ye

temps.
At = λN = A0 e-λt
te
Bi

λ est la constante radioactive


h
at
om
M

8/8
Hommage au Prof. Abdoulaye DIOP – 1956 - 2023
UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR Année: 2022-2023
FACULTE DES SCIENCES ET TECHNIQUES
DEPARTEMENT DE CHIMIE
2nd Semestre : L1BCGS
Travaux Dirigés de Chimie Atomistique : Série 1

Exercice 1 : Caractéristiques de l’atome


On considère un atome de symbole 𝐴𝐴𝑍𝑍𝑋𝑋 :
1) Définir les différentes caractéristiques de ce symbole.
2) Définir un élément chimique et un nucléide
3) Un noyau X a un nombre de masse A et une charge égaux respectivement à 17 et 1,2816.10-18
C, trouver ses nombres de protons et de neutrons.

Exercice 2 : Masses des constituants du noyau


L’élément magnésium (Z-12), dont la masse molaire du mélange naturel est M = 24,305 g/mol,
a trois isotopes stables et un isotope instable ayant une période radioactive T = 21 h.

e
st
1)- Donner la définition de l’unité de masse atomique (uma) et calculer sa valeur en gramme.
2)- L’isotope 4 est associé à l’isotope artificiel instable car il a une abondance de 00,00 %.

i
og
Justifier.
3)- Recopier et compléter le tableau suivant. ol
Isotopes 1 2 3 4
bi
Masse atomique (uma) … 24,986 25,983 27,984
le

Abondance (%) … 10,00 % 11,01 % 00,00 %


Nombre e masse 24 … … …
ye

4)- Calculer les masses molaires atomiques de chacun des isomères en g/mol.
te

5)- Pour l’isotope 3, calculer la somme des masses (en uma) des particules constituant l’atome.
Bi

Comparer à la masse atomique de l’isotope. Conclure.


Données : mn = 1,008665 uma ; mp = 1,007276 uma ; mo = 0,000548 uma ; NA = 6,022136.1023
h

mol-1.
at
om

Exercice 3: Structure et Isotopes de l’atome


1) Pour chacun des atomes et ions suivants, donner (sous forme d’un tableau), le nombre
M

− 2+
d’électrons, de protons, de neutrons et la charge de l’élément : 238
92 U ;
81
35 Br et
58
26 Fe .
2) Parmi les noyaux suivants indiquer les isotopes, les isobares, les isotones et les nucléides
miroirs s’il y a lieu : 126C ; 18
40
Ar; 51
23V ;
40
19 K ;
14
6 C;
52
24 Cr .

Exercice 4 : Abondances isotopiques.


L’argent naturel de masse atomique M = 107,868 uma est composé de deux isotopes 107Ag et
109
Ag de masse atomique respective 106,9041 et 108,9047 uma
1) Donner le nombre de protons, de neutrons et de nucléons de chaque isotope.
2) Quelle est l’abondance relative de ces deux isotopes ?
3) Un échantillon de Ag naturel contient 1,825.1026atomes de 107Ag, calculer la masse de cet
échantillon.
Données : Ag (Z=47) et Ɲ= 6,02.1023 mol‐1

Exercice 5: Réactions nucléaires


A Recopier et compléter les réactions suivantes (préciser X le cas échéant). Préciser s’il s’agit
d’une réaction nucléaire spontanée ou provoquée
235 1 93 140 1
92𝑈𝑈 + 0𝑛𝑛 ⟶ 36𝐾𝐾𝐾𝐾 + 56𝐵𝐵𝐵𝐵 + ⋯ . 0𝑛𝑛
238
𝑈𝑈 ⟶ 234 90𝑇𝑇ℎ + … … ….
239 1 135 102 1
94𝑃𝑃𝑃𝑃 + 0𝑛𝑛 ⟶ 52𝑇𝑇𝑇𝑇 + 𝑍𝑍𝑋𝑋 + ⋯ . 0𝑛𝑛
14 𝐴𝐴
𝐶𝐶 ⟶ 𝑍𝑍𝑋𝑋 + 𝛽𝛽 −

B 1- Compléter la réaction nucléaire suivante (sachant que c’est un isotope de l’hydrogène qui réagit)
et dites quelles sont les lois de conservation à respecter: 168𝑂𝑂 + … . ⇒ 189𝐹𝐹
2- Soit la réaction nucléaire suivante : 11𝐻𝐻 + 31𝑋𝑋 ⇒ 𝐴𝐴𝑍𝑍𝑌𝑌
a- Compléter et dites de quel type de réaction s’agit-il?
b- Calculer, en joule et en eV, l'énergie libérée lors de la formation de lg d'hélium.
On donne: lH = 1,007276 uma; 31X = 3,0165 uma; AzY = 4,00276uma; M(Y) = 4g/mol

Exercice 6 : Énergie de cohésion


L’isotope le plus abondant du Fer est le nucléide 56 Fe dont la masse de son noyau
26
vaut 55,9207u.
1) Calculer le défaut de masse en u et en kg du noyau de fer.
56Fe, en joule puis en MeV.
2) Calculer l’énergie de liaison du noyau de fer 26
56Fe.
3) Calculer l’énergie de liaison par nucléon du noyau 26

e
st
Données: mp = 1,00728 u ; mn = 1,00866 u ; 1u = 1,6605.10-27 kg ; 1 eV= 1,602.10-19 J ;

i
og
Exercice 7 : Energie libérée par la fusion ol
On considère les 2 réactions nucléaires (a) et (b) suivantes :
bi
(a)- 37Li + 24He → 10 1
5 B + 0n (b)- 73Li + 42He → 11
5B
le

1°)- Laquelle de ces deux réactions est possible ? Justifier.


ye

2°)- Quelle est l’énergie libérée, en joules, lors de la formation de 1 mg de bore (B).
3°)- Calculer, en MeV, les énergies de liaison des noyaux suivants : 7Li, 4He et 10B. Quel est le
te

noyau le plus stable ? Justifier.


Bi

Données : masses en uma : m(42He) = 4,0015 ; m(7Li) = 7,0144; m(10B)= 10,0102 ;


m(11B)=11,0066 ; mneutron= mn=1,0087 ; mproton= mp= 1,0073 ; 1uma = 1,6605.10-27kg.
h
at

Exercice 8: Energie libérée par la fission de l’Uranium 235


om

1) Calculer l'énergie de cohésion d'une mole de noyaux d'uranium 235 sachant que la masse
du noyau est de 235,044 u.m.a.
M

2) Cet atome peut subir une réaction de fission fournissant le lantane 146 et le brome 87.
a) Ecrire la réaction de fission.
b) Calculer l'énergie dégagée en Joule/Kg d'uranium 235.
c) Quelle masse de charbon doit-on brûler pour produire l'énergie équivalente à celle de la
fission d'un Kg d'uranium 235? Le pouvoir calorifique du charbonest de 33400 KJ/Kg.
𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏 𝟖𝟖𝟖𝟖
Données :m ( 𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐
𝟗𝟗𝟗𝟗𝐔𝐔)=235,044u ; m ( 𝟓𝟓𝟓𝟓𝐋𝐋𝐋𝐋) = 145,943u ; m ( 𝟑𝟑𝟑𝟑𝐁𝐁𝐁𝐁) = 86,912u ; mn = 1,0087u et
Ɲ = 6,02.10 mol .
23 -1

Exercice 9: Le laboratoire du lycée de l’IFAN possède une source contenant du césium 137Cs.
L’activité initiale de cette source est Ao= 1,5.105Bq. Le césium 137 est radioactif de type β-.
1. Ecrire l’équation de la désintégration du césium 137.
2.1. Calculer la constante radioactive du césium 137.
2.2. Calculer la masse de césium 137 dans cette source.
3.1. Ecrire la loi donnant l’activité de cette source en fonction du temps.
3.2. En déduire l’activité de cette source 1 an plus tard.
3.3. Que peut-on dire qualitativement de l’activité de cette source durant une séance de travaux
pratiques de deux heures. Vérifier votre réponse par le calcul.
3.4. La source n’est plus utilisable lorsque son activité devient inférieure à 0,3.105Bq. Déterminer
la durée pendant laquelle elle est encore utilisable.
Données : M( 137Cs ) = 136,9 [Link]-1 T= 30,2 ans

Exercice 10 : Période et activité d’une substance


Une substance radioactive AZX dont la période est de T=10 s émet initialement 2.107
particules α par seconde.
1) Définir la période et donner l’équation de la réaction
2) Calculer la constante de désintégration de X.
3) Quelle est l'activité de cette substance à la période T= 10s?
4) Déterminer le nombre initial de noyaux contenus dans l’échantillon.
5) Combien restera-t-il en moyenne de noyaux radioactifs après 30 s?
6) En déduire le nombre de noyaux désintégré.

Exercice 11: Radioactivité d’un échantillon


1) Par radioactivité naturelle, le radium (226Ra) se transforme en gaz inerte et en radon. Une
désintégration de 35,38% de radium a lieu tous les 1000 ans.
a) Déterminer la constante radioactive de cette transformation et la période T.
b) Quelle est la masse du radium dont l’activité est de 1Ci ?

e
2) La période du (90Sc) est de 28 ans.

st
a) Quelle est l’activité, exprimée en curie d’une source radioactive constituée

i
og
par 500 mg de strontium.
b) Que devient cette activité un an plus tard ?
ol
c) Au bout de combien de temps cette activité est réduite de 10%.
bi
le
ye
te
Bi
h
at
om
M
CORRECTION SERIE N°1 L1 BCGS 2022/2023: SECOND
SEMESTRE

Exercice 1
1) A : nombre de masses, nombre de nucléons
Z : nombre de protons, numéro atomique ou nombre de charge
2) Définitions
Elément chimique : l’ensemble des entités qui présentent le même nombre Z de protons dans
leurs noyaux
Nucléide : l’ensemble des entités caractérisées par Z et A
3)
Données : A= 17, Q=1,2816.10-18C

e
Q = Z*e Z=Q
e

st
1,2816.10—18

i
og
AN : Z = —19 = 18 Z =18
1,6.10
A= Z+ N N= A-Z
ol
bi
AN : N = 17-8= 9 N=9
le

Exercice 2
1) Uma : correspond à 1/12e de la masse d’un atome de carbone 12
ye

1 𝑁𝑁
1 uma = 12 x m (12C) or m = n x M avec n = Ɲ
te

1 𝑁𝑁
1uma = 12 x Ɲ x M (12C) or N=1 et M (12C) = 12g/mol
Bi

1
1uma = Ɲ
h
at

AN : 1uma = 1/6,022136.1023 = 1,6605.10-24 g


om

2) Il a une abondance zéro car il n’est pas naturel, il ne se trouve pas dans la croûte terrestre.
M

3) Le nombre de masse est l’entier naturel le plus proche de la masse atomique (en Uma).

Isotopes 1 2 3 4
Masse atomique (uma) 23,985 24,986 25,983 27,984
Abondance (%) 78,99 10,00 11,01 00,00
Nombre de Masse 24 25 26 28

100. 𝑀𝑀𝑚𝑚 − 𝑋𝑋2 ∗ 𝑀𝑀2 − 𝑋𝑋3 ∗ 𝑀𝑀3


𝑀𝑀1 =
𝑋𝑋1
M1 = (100*Mm – X2*M2 - X3*M3)/x1
AN : M1 = [(100*24,305) – (24,986*10,00) – (25,983*11,01)] / 78,99= 23,985
4) La masse molaire atomique d’un nucléide en g/mol et sa masse atomique en Uma s’expriment
numériquement par la même valeur.
Donc M (Mg(24)) = 23,985 g/mol, M (Mg(25)) = 24,986 g/mol, M (Mg(26)) = 25,983 g/mol,
M (Mg(28)) = 27,984 g/mol.
5) m (Mg(26)) = (12*1.007276) + (14*1.008665) + (12*0.000548) = 26,215 Uma
On constate que la somme des masses atomique en Uma des particules de l’isotope 3 est
supérieure à la masse atomique en Uma de l’isotope 3.
Conclusion : Cette différence de masse provient de l’énergie de liaison c’est-à-dire l’énergie
dépensée par les nucléons pour rester ensemble.
Exercice 3
1)
Atome ou ion Proton Neutron électron Charge(Q)
238
92𝑈𝑈
92 146 92 0
81 −
35𝐵𝐵𝐵𝐵 35 46 36 -e
58 2+
26𝐹𝐹𝐹𝐹 26 32 24 2e

2)
Les isotopes : 126𝐶𝐶 et 146𝐶𝐶

e
st
Les isotones : 51 52
23𝑉𝑉 et 24𝐶𝐶𝐶𝐶

i
Les isobares : 40 40

og
18𝐴𝐴𝐴𝐴 et 19𝐾𝐾
Les nucléides miroirs : néant ol
bi
Exercice 4
le

1) Le nombre de protons, de neutrons et de nucléons


107 109
Ag Ag
ye

A 107 109
Z 47 47
te

A-Z 60 62
Bi

2) L’abondance relative de ces isotopes


h
at
om

3) La masse de l’échantillon
M

𝑁𝑁1 𝑁𝑁𝑒𝑒𝑒𝑒ℎ 𝑚𝑚 Ɲ 𝑥𝑥 𝑚𝑚𝑒𝑒𝑒𝑒ℎ 𝑵𝑵𝟏𝟏 𝒙𝒙 𝑴𝑴𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆𝒆


x1 = 𝑁𝑁 or = 𝑀𝑀𝑒𝑒𝑒𝑒ℎ Nech = mech =
𝑒𝑒𝑒𝑒ℎ Ɲ 𝑒𝑒𝑐𝑐ℎ 𝑀𝑀𝑒𝑒𝑒𝑒ℎ Ɲ 𝒙𝒙 𝒙𝒙𝟏𝟏

107,868 𝑥𝑥 1,825.1026
AN : mech = mech = 63130 g
0,518 𝑥𝑥 6,02.1023

Exercice 5

A)
235 93
92𝑈𝑈 + 1
0𝑛𝑛 36𝐾𝐾𝐾𝐾 + 140 1
56𝐵𝐵𝐵𝐵 + x 0𝑛𝑛 x = 236 – (93 + 140) = 3

𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐
𝟗𝟗𝟗𝟗𝑼𝑼 + 𝟏𝟏
𝟎𝟎𝒏𝒏
𝟗𝟗𝟗𝟗
𝟑𝟑𝟑𝟑𝑲𝑲𝑲𝑲 + 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏 𝟏𝟏
𝟓𝟓𝟓𝟓𝑩𝑩𝑩𝑩 + 3 𝟎𝟎𝒏𝒏 : réaction nucléaire provoquée

238 234
92𝑈𝑈 90𝑇𝑇ℎ + 𝐴𝐴𝑍𝑍𝑋𝑋 A = 4 et Z = 2

𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐 𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐
𝟗𝟗𝟗𝟗𝑼𝑼 𝟗𝟗𝟗𝟗𝑻𝑻𝑻𝑻 + 𝑨𝑨𝒁𝒁𝑯𝑯𝑯𝑯 : réaction nucléaire spontanée
239 135
94𝑃𝑃𝑃𝑃 + 1
0𝑛𝑛 52𝑇𝑇𝑇𝑇 + 102𝑍𝑍𝑋𝑋 + x 10𝑛𝑛

239 + 1 = 135 + 102 + x x = 240 – (135 + 102) x=3


94 = 52 + Z Z = 94 – 52 = 42

𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐 𝟏𝟏 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏
𝟗𝟗𝟗𝟗𝑷𝑷𝑷𝑷 + 𝟎𝟎𝒏𝒏 𝟓𝟓𝟓𝟓𝑻𝑻𝑻𝑻 + 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏 𝟏𝟏
𝟒𝟒𝟒𝟒𝑴𝑴𝑴𝑴 + 3 𝟎𝟎𝒏𝒏 : réaction nucléaire provoquée

14 𝐴𝐴 0
6𝐶𝐶 𝑍𝑍𝑋𝑋 + −1𝑒𝑒 A = 14 et Z = 7

𝟏𝟏𝟏𝟏 𝟏𝟏𝟏𝟏 𝟎𝟎
𝟔𝟔𝑪𝑪 𝟕𝟕𝑵𝑵 + −𝟏𝟏𝒆𝒆 : réaction nucléaire spontanée
16 𝐴𝐴 18
B.1) 8O + 1𝐻𝐻 9F A = 18 – 16 = 2

𝟏𝟏𝟏𝟏 𝟐𝟐 𝟏𝟏𝟏𝟏
𝟖𝟖𝐎𝐎 + 𝟏𝟏𝑯𝑯 𝟗𝟗𝐅𝐅 : Conservation du nombre de masse et de charge

3 A
B.2) 11H + 1𝑋𝑋 ZY : A = 4 et Z = 2 donc Y = He

e
st
1 3 4
a) 1H + 1𝑋𝑋 2He réaction de fusion nucléaire

i
og
b) Energie pour la formation d’un noyau d’hélium en J et en eV
ol
El = ΔmC2 avec Δm = m ( 11H) + m ( 31X) - m ( 42He)
bi
le

Δm = 1,007276 + 3,0165 - 4,00276 = 0,021016 uma


ye

El = 0,021016 x 1,6605.10-27 x (3.108)2 car 1uma = 1,6605.10-27 kg


te

El = 3,141.10-10 J
Bi
h

3,141.10−10
El = = 1,963.109 eV car 1 eV = 1,6.10-19 J
at

1,6.10−19
om

- Soit E’l l’Energie pour la formation d’un gramme d’hélium en Joule et en eV


M

E ’l = N x El avec N le nombre de noyaux contenu dans un 1g d’Helium


𝑚𝑚 𝑚𝑚
N= 𝑀𝑀
x Ɲ donc E ‘l = 𝑀𝑀 x Ɲ x El
1
AN : E ‘l = 4,00276 x 6,02.1023 x 3,141.10-10

E l’ = 4,724.1013 J

4,724.1013
E l’ = = 2,952.1032 eV car 1 eV = 1,6.10-19 J
1,6.10−19
Exercice 6
1) ∆m= Z mp + (A – Z) mn - mK
∆m(Fe) = 26*1,00728 + (56 – 26)* 1,00866 – 55,9207
∆m(Fe) = 0,52838 Uma
1 u → 1,6605.10-27Kg
0,52838u ← ∆m(Fe) en Kg
∆m(Fe) = 8,77375 Kg
2) El = ∆m* C2
El = 8,77375* (3.108)2
El = 78,96375.10-12 J
1eV → 1,602.10-19 J 1Mev → 1,602.10-13
1eV → 10-6 MeV El(Mev) → 78,96375.10-12 J
El = 492,907 MeV
𝐸𝐸𝑙𝑙 492,907
3) EA = AN : EA = EA = 8,802 Mev/nucleon
𝐴𝐴 56

Exercice 7
1)

e
1
∆ma= m (Li) + m (He) — [m(B) + m ( 0 n) ]

ist
AN ∆ma= (7,0144 + 4,0015) — (11,0066 + 1,0087)

∆ma= - 0,9994 Uma


og
ol
bi
∆mb= m (Li) + m (He) — m(B)
le

∆mb= 7,0144 + 4,0015 — 11,0066


ye

∆mb= 0,0093 Uma


te

La réaction (b) est possible car ∆m> 0


Bi

2) Soit El, l’énergie libérée pour un atome de bore


h
at

El = ∆mC2
om

1 Uma → 931,5 MeV /C2


0,0093 Uma → ∆m(Mev/C2)
M

∆m(Mev/C2) = 8,66295 Mev/C2 = 13,878.10-13J


1 at → El
Soit El ’, l’energie liberée pour 1 mg de Bore
E ’l = N x El avec N le nombre de noyaux contenu dans un 1mg de Bore
𝑚𝑚 𝑚𝑚
N= 𝑀𝑀
x Ɲ donc E ‘l = 𝑀𝑀 x Ɲ x El
1𝑥𝑥 10−3
AN : E ‘l = 11,0066 x 6,02.1023 x 13,878.10-13

E l’ = 7,6.107 J

3) El = ∆mC2 avec ∆m= Zmp + (A – Z) mn - mK

Pour 7 :
3𝐿𝐿𝐿𝐿 ∆m= (3*1,0073) – (4*1,0087) - 7,0144 ∆m= 0,0423 Uma
Pour 42𝐻𝐻𝐻𝐻 : ∆m= (2*1,0073) + (2*1,0087) - 4,0015 Δm = 0,0305 uma

Pour
11
5𝐵𝐵 : ∆m = 5*1,0073 - 6*1,0087- 4,0015 ∆m= 1,0785Uma
Energie de liaison des noyaux
1 Uma → 931,5 MeV /C2 => El(MeV) = 931,5 ∗ ∆m(Uma)
∆m(Uma) → ∆m(Mev/C2)

El(Li) = 0,0423 ∗ 931,5


El(Li) = 39,402 MeV
El(He) = 0,0030 ∗ 931,5

e
El(He) = 28,411MeV

st
El(B) = 1,0785 ∗ 931,5

i
og
El(B) = 1004,623MeV
Le noyau le plus stable
ol
bi
𝐸𝐸𝑙𝑙
EA =
le

𝐴𝐴
39,402
Pour Li : EA = => EA = 5,63 MeV/Nucleon
ye

7
28,411
Pour He : EA = 4
=> EA = 7,10 MeV/Nucleon
te

1004,623
Pour B : EA = => EA = 91,33 MeV/Nucleon
Bi

11

Le Bore(B) est plus stable que l’hélium(He), qui est plus stable que le lithium(Li) car
h
at

EA(B) > EA(He) > EA(Li)


om

Exercice 8
1) Energie de cohésion pour un noyau d’uranium
M

ECoh = ∆mC2 avec ∆m= Zmp + (A – Z) mn - mU

∆m= 92*1,0073 + 143*1,0087-235,044


∆m= 1,8717 Uma
ECoh = 931,5 ∗ 1,8717
ECoh = 1743,5MeV
Soit E’coh, énergie de cohésion pour une mole d’uranium
Dans une mole d’uranium, on a 6,02.1023 atomes d’uranium
E’coh = Ɲ x Ecoh
AN : E’coh = 6,02.1023 x 1743,5 ; E’coh = 10495,87 MeV
2)
146 87
a) 235 𝐴𝐴
92𝑈𝑈 → 57𝐿𝐿𝐿𝐿 + 35𝐵𝐵𝐵𝐵 + 𝑍𝑍 𝑋𝑋
146
235
92𝑈𝑈 → 57𝐿𝐿𝐿𝐿 + 87 1
35𝐵𝐵𝐵𝐵 + 2 0𝑛𝑛
235
b) L’énergie dégagée par un noyau de U
Ed = ∆mC2 avec ∆m= m(U) — [m(La) + m(Br) + 2m(1 n)]
∆m= 235,044 — [145,943 + 86,912 + (2∗1,0087)]
∆m= 0,1716Uma
Ed = 0,1716 ∗ 931,5 ∗ 1,6.10–13
Ed = 255.10–13J
L’énergie de désactivation en J/Kg

E’d = N x Ed avec N: le nombre de noyaux contenu dans un kilogramme

N = Ɲ x 𝑚𝑚�𝑀𝑀

AN : E’d = [6,02.1023 x 1000 x 255.10-13] : 235,044

e
st
E′d = 6531,12.1010 J/Kg

i
og
1Kg
3) La masse de charbon
33400 KJ mch = 1955,42 Tonnes
ol
bi
mch 6531,12.107 KJ
le

Exercice 9
ye

1) Equation de désintégration
te

137 𝐴𝐴 0
55𝐶𝐶𝐶𝐶 → 𝑍𝑍𝑋𝑋 + −1𝑒𝑒 +ῡ A = 177 et Z = 56
Bi

137
→ 137
55𝐶𝐶𝐶𝐶 56𝐵𝐵𝐵𝐵 + −10𝑒𝑒 + ῡ
h

2.1) La constante radioactive du Cs


at
om

𝑙𝑙𝑙𝑙2 𝑙𝑙𝑙𝑙2
λ = 𝑇𝑇 AN : λ = 30,2 ; 𝛌𝛌 = 0,023 an-1
M

2.2) Masse de cesium

𝑁𝑁0 𝐴𝐴0 𝑨𝑨𝟎𝟎 𝑴𝑴


m = n x M or n = avec N0 = donc m = x
Ɲ λ 𝛌𝛌 Ɲ
𝟎𝟎,𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎 136,9 𝑥𝑥 31536000 𝑥𝑥 1,5.105
AN : 0,023 An-1 = 𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑 s-1 ; m = m = 4,68.10-8 g
6,02.1023 𝑥𝑥 0,023
3.1) A = A0𝑒𝑒 −𝜆𝜆𝜆𝜆
3.2) A1 = 1,5.105 𝑒𝑒 − 0,023 𝑥𝑥 1 ; A1 = 1,466.105 Bq

3.3) En 1an l’activité passe de 1,5.105 𝐵𝐵𝐵𝐵 à 1,466.105 Bq, au cours d’une séance pratique de
2H, l’activité va rester constantes.
Après calcul on trouve : A2 = A0𝑒𝑒 −𝜆𝜆𝑡𝑡2 = 1,49999.105 Bq ≈ 1,5.105 Bq CQFD

3.4) t3 ?/ A3 = 0,3.105 Bq
−1 𝐴𝐴3
A3 = A0𝑒𝑒 −𝜆𝜆𝜆𝜆3 on a 𝑡𝑡3 = λ ln( A0) = T*ln5/ln2 = 70,12 ans

Exercice 10
1) La période : Temps au bout duquel la moitié des noyaux se désintègre
𝐴𝐴 4 𝐴𝐴−4
𝑍𝑍𝑋𝑋 → 2𝐻𝐻𝐻𝐻 + 𝑍𝑍−2𝑌𝑌
𝑙𝑙𝑙𝑙2
2) 𝛌𝛌 = 𝑇𝑇
;
𝑙𝑙𝑙𝑙2
3) AN: 𝛌𝛌 = 10
𝛌𝛌= 0,07 s-1
𝐴𝐴0
3) A = 2
2.107
AN : A = A = 107dps
2

4)
𝐴𝐴
N0 = 𝜆𝜆0
2.107
N0 = N0 = 28,57.107 noy
0,07

e
5) N = N0e–𝛌𝛌 t

st
AN N = 28,57.107e–(0,07∗30) N = 3,5.107 Noyaux

i
og
6) Nd = N0 — N
ol
bi
Nd = 28,57.107 — 3,5.107 Nd = 25,07.107Noyaux
le
ye
te

Exercice 11
Bi

1) a) 𝛌𝛌 et T
h
at

Nd
N = N0𝑒𝑒 −𝜆𝜆𝜆𝜆 = N0 – Nd N0 (1 - 𝑒𝑒 −𝜆𝜆𝜆𝜆 ) = Nd 1 - 𝑒𝑒 −𝜆𝜆𝜆𝜆 = N0
om

Nd Nd 1 Nd
𝑒𝑒 −𝜆𝜆𝜆𝜆 = 1 - N0 −𝜆𝜆𝜆𝜆 = ln (1 - N0) 𝛌𝛌 = - 𝑡𝑡 x ln (1 - N0)
M

1 35,38
AN : 𝛌𝛌 = - 1000 x ln (1 - 100
) λ = 0,436.10–3 An–1

𝑙𝑙𝑙𝑙2 𝑙𝑙𝑙𝑙2
T= λ
AN : T = 0,436.10−3 T = 1589,8 ans

b) La masse

𝑁𝑁 𝐴𝐴 𝑨𝑨 𝒙𝒙𝒙𝒙
m = Ɲ x M or N = λ m= 𝛌𝛌 𝐱𝐱 Ɲ
10 0,436.10−3
1Ci = 3,7.10 dps et 0,436.10 An-1 =
-3
s-1
31536000

226 𝑥𝑥 31536000 𝑥𝑥 3,7.1010


AN : m = m = 1g
6,02.1023 𝑥𝑥 0,436.10−3

2)
a) Activité A0
𝑙𝑙𝑙𝑙2 𝑚𝑚
A0 = 𝛌𝛌N0 avec 𝛌𝛌 = T
et N0 = 𝑀𝑀 x Ɲ

𝑙𝑙𝑙𝑙2 0,5
AN : A0 = 28𝑥𝑥365𝑥𝑥24𝑥𝑥3600 x 90
x 6,02.1023

A0 = 262,533549.1010 dps = 71 Ci

b) Activité A
𝑙𝑙𝑙𝑙2
A = A0𝑒𝑒 −𝜆𝜆𝜆𝜆 = A0𝑒𝑒 − 𝑇𝑇
𝑡𝑡

𝑙𝑙𝑙𝑙2
AN : A = 71𝑒𝑒 − 28
𝑥𝑥 1
; A = 69,26 Ci

c) Le temps

90 90 90 𝑻𝑻 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏
A = A0𝑒𝑒 −𝜆𝜆𝜆𝜆 = 100 A0 𝑒𝑒 −𝜆𝜆𝜆𝜆 = 100 - 𝛌𝛌t = ln (100) t = 𝐥𝐥𝐥𝐥𝐥𝐥 x ln( )

e
𝟗𝟗𝟗𝟗

st
28 100

i
og
AN : t = ln2 x ln ( 90
) t = 4,25 ans = 4 ans 3 mois
ol
bi
le
ye
te
Bi
h
at
om
M
CHAPITRE II
-------------

------------

Les premiers modèles atomiques expliquent de manière simple le spectre des


principales raies d’émission de l’atome d’hydrogène, cependant ils ne rendent pas
suffisamment compte des diverses propriétés des éléments et ne décrivent pas
complètement l’état énergétique de l’électron.

e
A) MODELE DE PERRIN – RUTHERFORD :

sti
og
Rutherford ramena l’étude de l’atome d’hydrogène à celle du problème
classique du mouvement de deux particules en interaction.
ol
bi
L’électron de masse me tourne autour du noyau chargé positivement en
le

parcourant d’un mouvement uniforme une orbite circulaire de rayon r.


Calculons l’énergie totale du système (notée ET)
ye
te
Bi
h
at
om
M

ET = Ec + Ep
Ec = énergie cinétique = ½ mv2
Ep = énergie potentielle due au champ électrique
Ep = dérive d’un champ de force

1/10
Hommage au Prof. Abdoulaye DIOP – 1956 - 2023

Soit : Fe = - grad Ep (1)

e2 dEp
Fel = - et d’après l’équation (1) : Fe = -
4π ε o r 2
dr

e2
dEp = - F(r) dr = dr
4π ε o r 2

e2
Par intégration Ep = - + cte
4π ε o r

Ep (∞) = 0 → cte = 0

e
st
L’électron est soumis à deux forces opposées :

i
og

Fe : force centrifuge

ol
Fel : force d’attraction coulombienne.
bi
le

D’après la loi fondamentale de la dynamique.


ye

 
Fel = Fc
te
Bi

e2 mv 2 e2
Soit = ⇒ mv 2 =
4π ε o r 2 4π ε o r
h

r
at
om

2
1 e
Ec = mv2 =
2 8π ε o r
M

e2 e2
ET = Ep + Ec = - +
4π ε o r 8π ε o r

e2
ET = -
8π ε o r

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Hommage au Prof. Abdoulaye DIOP – 1956 - 2023
Remarques:
1- L’énergie de l’électron varie de manière continue en fonction du rayon de la
trajectoire.

ET = f(r)
r
0
-0,2 0 5 10 15 20 25

-0,4
-0,6
-0,8
-1
-1,2
-1,4
-1,6

e
i st
og
2- L’électron en mouvement devrait rayonner de l’énergie, sous forme d’ondes
ol
électromagnétiques, ce qui est en contradiction avec les phénomènes observés.
bi
le

B) ETUDE DU SPECTRE D’EMISSION DE


ye

L’ATOME D’HYDROGENE:
te
Bi

Si on provoque une décharge électrique dans un tube de Geissler, contenant


h

de l’hydrogène sous faible pression, le tube devient incandescent et il y a émission de


at

rayonnements constitués de radiations monochromatiques. Le spectre d’émission de


om

l’hydrogène est discontinu. Il présente un grand nombre de raies dans l’ultra-violet, le


M

visible et l’infrarouge.
L’étude expérimentale des spectres d’émission de nombreux atomes a révélé
que les fréquences des raies obéissent à la relation suivante:
C  1 1 
Ʋ= = RHC  − 2 
λ 2
 n1 n2 

1  1 1 
σ= = RH  − 2  (pour l’hydrogène Ritz 1908)
λ 2
 n1 n2 

σ : nombre d’onde, RH = constante de Rydberg (pour l’hydrogène) = 109.677, 6 cm-1


n1 et n2 sont des nombres entiers (1,2,3 etc) tq n2 > n1

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Hommage au Prof. Abdoulaye DIOP – 1956 - 2023
L’ensemble des raies correspondant aux différents couples (n1, n2) avec n2 > n1
constitue une série.
n1 Région Série
1 U.V Lyman (1916)
2 Visible Balmer (1885)
3 IR Paschen (1908)
4 IR. Lointain Brackett (1922)
5 IR. Lointain Pfund (1924)

C) LE MODELE DE NIELS BOHR (1913):

e
L’atome de Bohr a été proposé pour supprimer les contradictions et expliquer

st
l’allure du spectre d’émission de l’hydrogène. Le modèle de Bohr est fondé sur la

i
og
théorie des quanta de Max Planck et Einstein qui stipule que les échanges d’énergie
ol
entre la matière et le rayonnement se font par multiples entiers d’une quantité minimale
bi
d’énergie, égale à un quantum.
le

1 quantum = ε = h Ʋ :
ye

h : constante de Planck.
te

Ʋ : fréquence de rayonnement.
Bi

Bohr a émis les hypothèses suivantes:


h
at

1ère hypothèse : l’électron se déplace sur des orbites dites stationnaires et ne rayonne
om

pas d’énergie sous forme d’ondes électromagnétiques.


M

2ème hypothèse : Le moment de la quantité de mouvement d’un électron par rapport


au noyau est quantifié.
h
r.m.V = possède des valeurs entières et discrètes: r.m.v = n

n = nombre entier ≥ 1 (nombre entier), c’est le nombre quantique principal (indique le
numéro de la couche où se trouve l’électron.
Rappel:

1 e2 e2 mv 2 e2
a) =K 2 = d’où K = mv2
4π ε o r2 r r r

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Hommage au Prof. Abdoulaye DIOP – 1956 - 2023
1 e2
b) ET = -
8π ε o r
nh
c) mvr =

Calculons r (rayon), v (vitesses de l’électron) et ET.

e2 2 2
mr 2
K = mv = mv x
r mr 2
e2 (mvr ) 2 n2 h2
K = =
r mr 2 4π 2 mr 2
e2 n2 h2 n2 h2
K = ⇒ K e 2 =
r 4π 2 mr 2 4π 2 mr

e
n2 h2 1

st
(Ke2) (4π2 mr) = n2h2 ⇒ r = x
4π me
2 2
K

i
og n2 h2 ε o
n2 h2 1
ol
r= x ⇒ r dépend de n d’où rn =
bi
4π me
2 2
K π me2
le
ye

nh 1 nh π me 2
v= x = x
te

2π 2
mr 2πm n 2 h 2 ε o
Bi

h e2 e2 1
v= ⇒
h

2n ε o h 2 v= x
2ε oh n
at

e 2 x π me 2
om

1 e2 1
ET = - x =− x
8π ε o r 8π ε o (n 2 h 2ε o)
M

me 4 1
ET = - x
8ε o2 h 2 n 2

Dans cette formule l’énergie En est une fonction du nombre entier (n). Elle est
donc quantifiée.

me 4 1
En = - 2 2 x 2
8ε o h n

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Hommage au Prof. Abdoulaye DIOP – 1956 - 2023
1
εo = 8,854.10-12S I ou εo = 9 ; m = 0,9108.10
-30 kg
36π . 10
e = 1,602.10-19 C ; h = 6,625.10-34 J.s
Pour l’atome d’hydrogène (on trouve) n = 1

r1 = 5,29.10-11m = 0,529Å ≡ 0,53Å


me 4
E1 = - = - 21,8.10-19 J
8ε o h
2 2

1eV = 1,602 . 10-19 J E1 = -13,6 eV

La formule de Bohr s’écrit :


13,6 en eV
En = -

e
n2

ist
Les valeurs de n > 1, correspondent aux différents états excités de l’atome.

og
n = 2, l’énergie du niveau = E2 = -
13,6 ol
= -3,40 eV
bi
4
13,6
le

n = 3, E3 = - = -1,51 eV
(3) 2
ye

13,6
te

n = 4, E4 = - = -0,85 eV
(4) 2
Bi

3ème hypothèse de Bohr :


h
at

Lorsqu’un électron passe d’une orbite circulaire (d’énergie E1) à une autre orbite
om

stationnaire E2, il absorbe ou émet un photon dont l’énergie est égale à la différence
C
M

de deux niveaux : ∆E = E2 – E1 = hv = h
λ
La figure ci-dessous représente les orbites circulaires de Bohr.
Le modèle Bohr permet d’expliquer aisément le spectre d’émission ou
d’absorption de l’atome d’hydrogène :
- quand l’électron passe d’un niveau d’énergie En1 à un niveau d’énergie
supérieur En2 > En1, l’atome absorbe de l’énergie électromagnétique.
- quand l’électron passe d’un niveau d’énergie En2 à un niveau d’énergie
En1 < En2, l’atome émet de l’énergie électromagnétique.

6/10
Hommage au Prof. Abdoulaye DIOP – 1956 - 2023
e
sti
og
ol
Diagramme énergétique de l’atome d’hydrogène
bi
le

Quand l’atome émet un photon, la conservation de l’énergie s’écrit:


ye

me 4 1 1
∆E = hv = En2 – En1 = ( 2 − 2)
te

8 ε o h n 1 n2
2 2
Bi

v=C/λ
h
at

hC me 4 1 1
∆E = =− 2 2 ( − )
om

λ 8 εo h n 21 n 22
M

1 me 4 1 1 1 1
= ( − ) = RH ( − )
λ 8 ε o2 h3C n 21 n 22 n 21 n 22

Avec RH = 10967776 m-1

Cette expression est identique à la relation expérimentale de Ritz.

Pour n1 = 2, 3, 4, 5 on retrouve les séries de Balmer, Paschen etc.

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Hommage au Prof. Abdoulaye DIOP – 1956 - 2023
Remarque 1: Extension aux spectres des hydrogénoïdes.
+
Le noyau des ions H e (Z=2), Li2+ (Z=3), Be3+ (Z=4) renferme (+Ze) charges

positives autour duquel gravite un électron: ce sont des hydrogénoïdes.


La théorie de Bohr peut être appliquée aux ions hydrogénoïdes. Il suffit de
considérer que le noyau de la particule porte la charge (+Ze). D’où
𝒆𝒆𝟐𝟐
𝑭𝑭é𝒍𝒍 = K.Z.
𝒓𝒓𝟐𝟐
La théorie de Bohr peut être appliquée aux ions hydrogénoïdes.
𝟎𝟎,𝟓𝟓𝟓𝟓 2 13,6 𝒁𝒁𝟐𝟐
r n= n (Å) En= - (eV)
𝒁𝒁 n2

m Z 2e 4
1 1 1
On a alors: = ( 2 − 2)

e
λ 8 ε o h C n 1 n2
2 3

i st
og
1 1 1
= Z2RH ( 2 − 2 )
λ n 1 n2 ol
bi
le

Remarque 2: Cas des atomes polyélectroniques.


ye

Considérons l’atome de lithium (Z = 3):


te

L’électron célibataire responsable de l’émission du spectre optique de raies est


Bi

séparé du noyau par deux électrons.


h

On dit qu’ils exercent un effet d’écran.


at

e2
om


La force d’attraction coulombienne sera plus faible: F el = K (Z - σ) 2
r
M

σ : caractérise l’effet d’écran.


La théorie de Bohr peut être appliquée aux atomes polyélectroniques.
𝟐𝟐
𝟎𝟎,𝟓𝟓𝟓𝟓 2 13,6.(Z - σ)
On a rn = n (Å) et En= - (eV)
(Z -σ) n2
𝟐𝟐
1 me4.(Z - σ) 1 1
On a alors = ( − )
λ 8ᴨ𝜀𝜀0 2 h3C n21 n22

1 1 1
D’où (
= RH 2 − ) (Z - σ)2
λ n 1 n 22

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D) ENERGIE D’IONISATION – POTENTIEL D’IONISATION
* Energie d’ionisation
L’énergie d’ionisation est l’énergie minimale nécessaire pour extraire l’électron le plus
faiblement lié d’un atome (1ère ionisation). On distingue ensuite l’énergie de 2e, 3e
ionisation correspondant à l’enlèvement de 2 et 3 électrons respectivement.
Eionisation : = Ei = E∞ - En (fondamental)

m ( Z − σ )2 e4 1
E∞ → 0 Ei = -Enf = x
8 ε o2 h 2 n2
m e4
Pour l’atome d’hydrogène : Ei = = 13,56 eV
8 ε o2 h 2

e
* Potentiel d’ionisation

i st
Ei
Ei = qUi = eUi ⇒ Ui =

og
e
Pour l’atome d’hydrogène :
ol
bi
Ei 13,66 eV
Ui = = = 13,56 V
le

e e
ye

E) INSUFFISANCES DU MODELE DE BOHR – Les nombres


te

quantiques
Bi

La théorie de Bohr est très simple et explique mal la structure des atomes
h

polyélectroniques. De plus le développement de la spectroscopie optique a montré


at

que chaque raie était composée en fait de plusieurs raies très serrées, fines.
om

Pour expliquer ce phénomène, Sommerfeld proposa les corrections suivantes :


M

- L’électron tourne autour du centre de gravité noyau – électron.


- La plupart des orbites sont elliptiques
- La masse de l’électron doit subir la correction de la relativité.
me
me = v = vitesse (e-) ; c = célérité de la lumière
1− v / c
2 2

Selon Sommerfeld les niveaux ou couches électroniques sont divisées en sous-


couches de types s, p, d, f.
Le modèle de Bohr-Sommerfeld n’est pas généralisable au cas des atomes
polyélectroniques et est en contradiction avec le principe d’incertitude de Heisenberg

9/10
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‘‘il n’est pas possible de considérer l’électron autour du noyau comme une
particule dont la position et la vitesse peuvent être connues à tout instant’’.
C’est pourquoi il faut s’intéresser à la probabilité de présence de l’électron autour du
noyau et être capable de définir une région de l’espace où cette probabilité sera
maximale.
Cette région est définie par 3 nombres quantiques: n, l, m :

- Le nombre quantique (n) indique le numéro de la couche à laquelle appartient


l’électron.
- Le nombre quantique secondaire ou azimutal (l) indique le type de sous-
couche où se meut l’électron ainsi que son excentricité. Il est lié à la quantification du

e
st
module du moment cinétique orbitale (moment de la quantité de mouvement de

i
og
l’électron par rapport au noyau).
- Le nombre quantique magnétique (ml) indique la multiplicité de la sous couche
ol
bi
ou le nombre de cases quantiques:
le

n, entier (numéro de la couche)


ye

l, entier ≥ 0 tel que 0≤l≤n–1


te

ml, entier positif, négatif ou nul tel que –l ≤ m < +l


Bi

Exemple:
h
at

Pour n = 4
om

⎧ 𝑙𝑙 = 0 → 0 ≤ ml ≤ 0 alors ml = 0: 1 𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣 𝑑𝑑𝑑𝑑 ml 𝑑𝑑 ′ 𝑜𝑜ù 1𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐


⎪𝑙𝑙 = 1→ -1 ≤ ml ≤ +1 →ml = 0, ±1: 3 𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣 𝑑𝑑𝑑𝑑 ml 𝑑𝑑 ′ 𝑜𝑜ù 3𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐
M

⎨ 𝑙𝑙 = 2→ -2 ≤ ml ≤ +2→ml = 0, ± 1, ±2: 5 𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣 𝑑𝑑𝑑𝑑 ml 𝑑𝑑 ′ 𝑜𝑜ù 5𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐



⎩ 𝑙𝑙 = 3→ -3 ≤ ml ≤ +3 →ml = 0, ± 1, ±2, ±3: 7𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣𝑣 𝑑𝑑𝑑𝑑 ml 𝑑𝑑 ′ 𝑜𝑜ù 7𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐

Un 4ème nombre quantique est introduit pour tenir compte du fait que l’électron se
comporte en particule pouvant tourner sur elle-même dans un sens ou dans un autre,
d’où son nom : nombre quantique de spin s.
Il indique le sens de rotation de l’électron sur lui-même.
Quand l’électron tourne dans le sens des aiguilles d’une montre: s = +1/2
Quand l’électron tourne dans le sens contraire des aiguilles d’une montre: s = -1/2

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CHAPITRE III
-------------
CONFIGURATION ELECTRONIQUE.
CLASSIFICATION PERIODIQUE DES
ELEMENTS
------------
A) EDIFICATION DU CORTEGE ELECTRONIQUE
D’UN ATOME
La structure électronique d’un atome est régie par quatre facteurs:

e
st
a) Principe de stabilité:

i
og
« A l’état fondamental, les électrons occupent les niveaux d’énergie les plus bas, pour
conférer à l‘atome une stabilité maximale».
ol
bi
Exemple: atome d’hydrogène (Z=1). L’électron occupe l’orbitale 1s.
le
ye

b) Principe d’exclusion de PAULI :


te

Dans un atome donné, deux électrons ne peuvent exister dans un même état
Bi

quantique ». Si n, 𝑙𝑙 et ml sont identiques pour deux électrons, on a alors s=+1/2 pour


h

le premier et s=-1/2 pour le deuxième.


at

Exemple : une case quantique est caractérisée par :


om
M

n
𝑙𝑙 ↿⇂
ml
s = +1/2 s= -1/2
3 cas sont possibles :
↑ ↿⇂
case vide un électron célibataire un doublet électronique
Le spin est caractérisé par une flèche :

( s = 1/2 ) ou ( s = - 1/2 )

Hommage au Prof. Abdoulaye DIOP– 1956 - 2023 1/7


c) Règle de HUND :
Lorsqu’une sous-couche n’est pas pleine, les électrons occupent le maximum
d’orbitales atomiques définies par le nombre quantique (𝑙𝑙) avant de saturer totalement
par 2 spins opposés chaque orbitale.
Exemple : pour une sous-couche p

stabilité et non

Azote N (Z = 7 )
1 s2

2 s2

e
i st
2 p3

og
ol
bi
d) Règle de KLECHKOWSKY:
L’ordre de remplissage des sous-couches énergétiques est celui des (n + 𝑙𝑙) croissants.
le

n = nombre quantique principal


ye

𝑙𝑙 = nombre quantique secondaire


te

Pour un (n+l) donné, le niveau d’énergie le plus bas est celui correspondant à la valeur
Bi

de (n) la plus faible.


h
at

Exemple:
om

Couche M : n = 3
3s : n = 3 et 𝑙𝑙 = 0 d’où n+ 𝑙𝑙 = 3
M

3p n = 3 et 𝑙𝑙 = 1 ; n+ 𝑙𝑙 = 3 + 1 = 4
3d n = 3 et 𝑙𝑙 = 2 ; n+ 𝑙𝑙 = 3 + 2 = 5
Couche N : n = 4
4s n = 4 et 𝑙𝑙 = 0; d’où n + 𝑙𝑙 = 4 + 0 = 4
D’où l’ordre de remplissage :
3s 3p 4s 3d
D’une manière générale l’ordre de remplissage est donné par le graphique suivant :

Hommage au Prof. Abdoulaye DIOP– 1956 - 2023 2/7


sous-couches
Application à quelques atomes :
Atome configuration

e
1 s1

st
1
1H

i
og
1 s2 2 s2 2 p4
16 ol
8 O
bi
Les électrons de la couche périphérique sont appelés: électrons de valence.
le
ye

B) CLASSIFICATION PERIODIQUE DES ELEMENTS:


te
Bi

a) Généralités:
h
at

En 1869 le chimiste russe Mendeleïev proposa une classification des éléments. Il les
om

disposa dans un tableau formé de lignes (périodes) et de colonnes (groupes) en les


M

rangeant par masses atomiques croissantes de manière à retrouver dans chaque


colonne des éléments ayant des propriétés chimiques semblables.
Actuellement la classification périodique des éléments est basée sur le numéro
atomique Z croissant et sur la répartition des électrons autour du noyau. Les atomes
appartenant à un même groupe ont une même structure au niveau de la couche
extérieure. Ils forment donc une famille d’éléments de propriétés chimiques voisines.

Nous pouvons citer quelques familles:

Hommage au Prof. Abdoulaye DIOP– 1956 - 2023 3/7


groupe 1 famille des
alcalins
structure ns1
famille des
groupe 2 alcalino-terreux
structure ns2
famille des
groupe 7
halogènes
structure ns2 np5
famille des
groupe 8 gaz rares
structure ns2 np6
Un métal de transition est un élément qui a une sous couche électronique (d)

e
en cours de remplissage ou qui donne naissance à un ou plusieurs cations ayant une

st
sous-couche (d) incomplète.

i
og
Exemple : Structure électronique du fer (Z = 26)
ol
bi
Fe = 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 3d6 4s2
le
ye

b) Evolution des propriétés des atomes dans la classification périodique:


te
Bi

1. Energie d’ionisation (1ère ionisation):


h

C’est l’énergie nécessaire pour arracher un électron externe à l’atome neutre pour donner le
at
om

cation correspondant.
M

Exemple :

X
(g) X + + e-
(g)
Cette énergie est toujours positive.
- Première ionisation (Ei1)
Ei1 = EX+ - EX
EX+ : énergie totale de l’ion X+
X+ : énergie totale de X.
- Nième ionisation (Ein).

Hommage au Prof. Abdoulaye DIOP– 1956 - 2023 4/7


On appelle énergie de nième ionisation l’énergie mise en jeu lors de la réaction
suivante:
(n-1)+ n+
X X (g) + e-

Pour un atome donné:


Ei (1) < Ei(2) < Ei(3) etc…

. Dans une période l’énergie d’ionisation Ei augmente (à quelques anomalies


près) lorsque le numéro atomique Z croit.

Exemple: Energie de première ionisation des éléments de la deuxième

période.

e
i st
Elément Li Be B C N O F Ne

og
Ei 5,4 9,3 8,3 11,3 14,5
ol 13,6 17,4 21,50
(eV)
bi
le
ye

. Dans un groupe quelconque, Ei diminue lorsque le numéro atomique Z augmente.


te

Ce phénomène est dû à l’augmentation de la distance de l’électron au noyau.


Bi

Exemple: Energie d’ionisation des éléments de la première colonne.


h
at
om

Elément Li Na K Rb Cs
Ei (eV) 5,4 5,1 4,3 4,2 3,9
M

2. Affinité électronique : (symbole A)


L’affinité électronique correspond à l’énergie associée à la formation d’un anion,
par exemple au cours de la réaction:
-
X + e- X + A
L’anion des halogènes a une structure de gaz rare (ns2 np6), son énergie sera
plus basse : l’affinité électronique sera positive. Toutefois les éléments qui présentent
des couches sous sous-couches complètes ont des affinités électroniques négatives.

Hommage au Prof. Abdoulaye DIOP– 1956 - 2023 5/7


Nous donnons dans le tableau ci-dessus le sens de variation de l’affinité
électronique.
. Dans une période, A augmente lorsque Z augmente.

. Dans une colonne, A diminue lorsque Z augmente.

3. L’électronégativité (symbole χ):


L’électronégativité est une grandeur qui mesure la tendance d’un atome lié à
attirer les électrons lorsqu’il est engagé dans un ou des liaisons avec un ou plusieurs
atomes.
Diverses échelles d’électronégativités ont été utilisées :

e
st
- Echelle de Millikan

i
og
Selon Millikan, l’électronégativité est une moyenne arithmétique de l’énergie
d’ionisation Ei et de l’affinité électronique A. ol
bi
1
χ = ( Ei + A )
le

2
ye

- Echelle de Pauling
te

L’électronégativité est calculée à partir des énergies de liaison. Le tableau ci-dessous


Bi

schématise les variations de l’électronégativité selon Pauling de quelques éléments.


h

H
at

2,2
om

Li Be B C N O F
M

1,0 1,6 2 2,5 3 3,4 4


Na Mg A1 Si P S Cl
0,9 1,3 1,6 1,9 2,2 2,6 3,2

L’électronégativité varie suivant les lignes et les colonnes comme l’énergie


d’ionisation.
4. Rayon atomique (ou covalent)
Le rayon atomique d’un élément est défini comme étant la moitié de la distance
entre les noyaux des deux atomes liés par une liaison covalente simple (nous
préciseront la notion de covalence au chapitre VIII).

Hommage au Prof. Abdoulaye DIOP– 1956 - 2023 6/7


. Dans une période le rayon atomique diminue lorsque le numéro atomique
augmente.

Exemple :

Elément Li Be B C N O
Rayon atomiques (Å) 1,23 0,89 0,80 0,77 0,66 0,64

- Dans un groupe, le rayon atomique augmente lorsque le numéro atomique Z augmente.

Exemple :

e
st
Elément Li Na K Rb Cs

i
og
Rayon (Å) 1,23 1,57 2,03 2,16 2,35
ol
bi
5. Rayon ionique:
le

Le rayon des cations du type Mn+ est toujours plus faible que celui de l’atome
ye

neutre. Par contre les ions de type Xn- sont plus gros que les atomes neutres.
te

Remarque : Lorsque des ions possèdent une même configuration électronique (ex :
Bi

S2-, Cl-, K+, Ca2+ ) leur rayon diminue lorsque le numéro atomique Z augmente.
h
at
om
M

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CHAPITRE IV
-------------
NOTION DE LIAISON - GEOMETRIE
DES MOLECULES
------------

Les atomes ont tendance à s’unir pour former des édifices (ions, molécules,
cristaux) stables dont l’énergie est inférieure à la somme des énergies des atomes
isolés. La formation ou l’établissement de ces liaisons chimiques s’accompagne d’une
redistribution des électrons des couches externes des atomes.

e
st
Nous étudierons dans ce chapitre deux types de liaisons chimiques :

i
og
- Les liaisons fortes (ou intramoléculaires)
ol
- Les liaisons relativement faibles (ou intermoléculaires)
bi
le

A) LES LIAISONS FORTES:


ye

I. La liaison covalente:
te

1°) Modèle de Lewis (1916):


Bi

a) Liaison covalente normale


h

Les liaisons chimiques résultent d’une mise en commun d’un ou plusieurs


at

doublets d’électrons entre deux atomes. Les éléments acquièrent par la suite une
om

configuration électronique stable (ns2 np6) formée de 8 électrons périphériques ou 2


M

(pour l’hydrogène).
Dans le modèle proposé par Lewis en 1916, les doublets électroniques sont
représentés par un tiret (-) ou par deux points (:) et les électrons non appariés par un
point (.).
Le doublet mis en commun symbolise la liaison chimique. Lorsque deux ou trois
doublets sont mis en commun, la liaison est double ou triple.
Pour représenter le digramme de Lewis d’une molécule ou ion donné, on définit
d’abord l’élément central et on le lie ensuite à tous les atomes environnants en

1/10
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respectant la règle de valence. Toutefois dans le schéma de Lewis on ne tient compte
que des électrons de la couche externe des atomes.
Exemple : Formation de la molécule de H2 l’hydrogène H(Z=1)

H 1s1 H 1 s1
mise en commun
H – H ou H : H
Chaque atome d’hydrogène acquiert ainsi la structure électronique stable de l’hélium.
. Formation de molécule d’eau (H2O)
l’hydrogène H(Z = 1)
H 1 s1
l’oxygène O(Z = 8)

e
st
16 2 2 p4
8O 1 s2 2 s

i
og
soit (divalence
ol
naturelle)
bi
le

H 1 s1 H 1 s1
ye

La molécule d’eau (H2O) peut être représenté par le schéma suivant :


te
Bi
h
at
om
M

. Cas des liaisons multiples


- Exemple de la molécule N2
l’azote N(Z=7)

2/10
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2
1 s2 2 s 2p3
7N (N est trivalent)

D’où le schéma suivant:

- Exemple du phosgène (Cl2CO)


Le chlore Cl (Z = 17)

17Cl: 1s2 2s2 2p6 3s2 3p5 ou (monovalent)

e
i st
og
8O: 1s2 2s2 2p4 ou (divalent)
ol
bi
6C: 1s2 2s2 2p2
↑↓ ↑ ↑
le
ye

(état divalent du carbone)


te
Bi
h

Pour former quatre liaisons, il faut exciter l’atome de carbone, un des deux électrons (2s)
at

passe alors dans la troisième case vide (2p) :


om
M

2 s1 2p3

6C* état tétravalent


( Etat Excité )

Le carbone est toujours tétravalent, il forme ici une liaison double avec l’oxygène
et une liaison covalente simple avec chaque atome de chlore.

3/10
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Remarque:
Dans une liaison de covalence la paire électronique appartient simultanément
aux deux atomes. Mais elle peut subir dans certains cas, l’influence de l’atome le plus
électronégatif. Ce dernier attire le doublet, engendrant ainsi une de la liaison.

Exemple : formation de la molécule HCl

e
i st
og
ol
bi
le

avec: δ- charge partielle négative


ye

δ+: charge partielle positive


te

La liaison se comporte comme un dipôle électrique.


Bi
h
at
om
M

d = distance entre les deux charges



Le moment dipolaire u = q d

b) La covalence de coordination (ou liaison dative).

4/10
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La liaison dative se réalise par la mise en commun d’une paire d’électrons qui est
fournie par l’un des atomes qui se lient.

Exemples:
La molécule de trioxyde de soufre (SO3)

S (Z=16): 1s2 2s2 2p6 3s2 3p4


16S: ↑↓ ↑↓ ↑ ↑

3s2 3p4

e
8O: 1s2 2s2 2p4

st
↑↓ ↑↓ ↑ ↑

i
og
ol
Pour rendre compte des liaisons dans la molécule de SO3, on doit coupler les électrons
bi
célibataires (2p) des deux atomes d’oxygène.
le

8O: 1s2 2s2 2p4


ye

↑↓ ↑↓ ↑↓
te

(atome accepteur)
Bi
h
at

D’où la représentation:
om
M

. L’ion ammonium NH 4+

5/10
Hommage au Prof. Abdoulaye DIOP – 1956 – 2023
c) Insuffisances du modèle de Lewis.
- La méthode ne s’applique pas aux atomes pauvres en électrons de valence
tels que le bore B ou le béryllium Be.

e
Exemple : BF3

st
: 1s2 2s2 2p1

i
5B

og
↑↓ ↑ ol
2s2 2p1
bi
le

B* : ↑ ↑ ↑
ye

On a une case vide


te

9F : ↑↓ ↑↓ ↑↓ ↑
Bi
h

2s2 2p5
at
om

La structure de Lewis de la molécule s’écrit :


M

Le dépassement de l’octet devient possible dès la formation des molécules ou ions


impliquant des éléments de la troisième période ayant des orbitales (d).
Exemple :
Formation de la molécule SF6

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16S 1s2 2s2 2p6 3p4 3d°

- Les structures de Lewis ne donnent pas une description complète de la


géométrie des molécules.
2°) Prévision de la géométrie des molécules :
- Règles de Gillepsie 1957 (modèle VSPR).
VSPR = Valence Shell Electron Pair Répulsion ou répulsion des paires électroniques

e
de la couche de valence.

i st
La méthode de Gillepsie permet de prévoir à partir du schéma de Lewis, la

og
géométrie des molécules de type AXaEm : ol
A : atome central
bi
X : atomes voisins ou ligands
le

E : paires libres ou doublets non liants.


ye

Principe de la méthode :
te

Dans une molécule polyatomique, les doublets liants et non liants évoluent à la
Bi

même distance de l’atome ou de l’ion central. Ces doublets ont tendance à se


h
at

repousser mutuellement et la distribution spatiale la plus stable est celle qui


om

correspond à l’énergie minimale.


Les géométries des molécules AXnEm correspond aux principales combinaisons
M

sont rassemblées dans le tableau suivant:


Type de Nombre de total Géométrie Angles de
Molécules de doublets (m+n) Prévue maison Exemple
AX2Eo 2 linéaire 180° BeH2, CO2
HgCl2, NO +2
AX3 3 Triangulaire 120° BF3, SO3,
AX2E COCl2
GaI3, NO3

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Hommage au Prof. Abdoulaye DIOP – 1956 – 2023
AX4 109,47° CH4
AX3E 4 Tétraèdre SO 32 − , PCl3
AX2E2
H2O, ClO 3−
AX5 5 Bipyramide à 90°
Base et PCl5
triangulaire 120
AX6 6 Bipyramide à SF6
base carrée 90° PCl 6−

3°) Théorie de l’hybridation des molécules


La théorie de l’hybridation a été développée au cours des années 1930, notamment
par le chimiste américain Linus PAULING, prix NOBEL de Chimie en 1954. Elle

e
permet de rendre compte de la géométrie de composés et des liaisons présentes par

st
i
le recouvrement d’orbitales. C'est une théorie descriptive de la liaison chimique qui

og
eut, et a encore, un grand succès en chimie organique, car elle rend assez bien compte
ol
de faits expérimentaux, absolument incompréhensibles par la théorie de LEWIS, tels
bi
que l'existence de liaisons s et p.
le
ye

3-1. Hybridation sp
te

Exemple de la molécule de BH2


Bi
h
at
om
M

3-2. Hybridation sp2


Exemple de la molécule BH3.

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Hommage au Prof. Abdoulaye DIOP – 1956 – 2023
3-3. Hybridation sp3

Exemple de la molécule de CH4

e
i st
og
ol
bi
le

Chaque liaison C-H sera une liaison covalente s résultant du recouvrement entre une
orbitale hybride sp3 de l’atome de carbone et l'orbitale 1s d’un atome d'hydrogène.
ye

Ces quatre liaisons sont équivalentes (même énergie) et dirigées selon les quatre
te
Bi

sommets du tétraèdre.
h
at
om
M

C’est une distribution tétraédrique.

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e
ist
og
ol
bi
le
ye
te
Bi
h
at
om
M

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