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TP Machine

Ce document présente une étude sur les machines à courant continu, en se concentrant sur leur fonctionnement en tant que génératrices et moteurs. Il décrit les principes de fonctionnement, les caractéristiques et les méthodes de contrôle des machines à courant continu, ainsi que les résultats d'expérimentations pratiques. L'objectif est de comprendre les performances et les applications des machines électriques dans divers contextes industriels.

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TP Machine

Ce document présente une étude sur les machines à courant continu, en se concentrant sur leur fonctionnement en tant que génératrices et moteurs. Il décrit les principes de fonctionnement, les caractéristiques et les méthodes de contrôle des machines à courant continu, ainsi que les résultats d'expérimentations pratiques. L'objectif est de comprendre les performances et les applications des machines électriques dans divers contextes industriels.

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DEPARTEMENT GENIE ELECTRIQUE

Cycle d’ingénieur d’état :


Génie Electrique et Télécommunications

Réalisée par : Encadré par :

Hanane Naciri Pr. Hamza SABIR


Bazgra Karima
El Badaoui Salma
El Moukhtari Oualid

ANNEE UNIVERSITAIRE 2024-2025


Introduction générale

Les machines électriques occupent une place centrale dans de nombreux secteurs
industriels, allant de la production d'énergie à la propulsion des véhicules électriques.
Parmi les types les plus courants, on distingue les machines à courant continu, les
machines asynchrones (ou à induction) et les machines synchrones. Chacune de ces
catégories possède des caractéristiques spécifiques qui les rendent adaptées à des
applications variées, selon leurs avantages et limitations.

Dans ce TP, nous étudierons les principes de fonctionnement, les performances et les
applications propres à chaque type de machine électrique, avec un accent particulier
sur la machine à courant continu. Nous analyserons également les méthodes de
contrôle et les techniques de diagnostic qui permettent d'optimiser leur performance
dans divers contextes industriels. En combinant des concepts théoriques à des
expérimentations pratiques, ce TP vise à offrir une compréhension approfondie des
machines électriques et de leurs rôles dans les applications technologiques et
industrielles.

1
TP1 : Génératrice a courant continue
1. Introduction :
Avant tout développement sur les travaux pratiques sur la machine à courant continu (MCC) il faut
définir ce type des machines. La machine à courant continu est un convertisseur d'énergie,
totalement réversible, elle peut fonctionner soit en moteur, convertissant de l'énergie électrique en
énergie mécanique, soit en génératrice, convertissant de l'énergie mécanique en énergie électrique.
Dans les deux cas un champ magnétique est nécessaire aux différentes conversions. Cette machine
est donc un convertisseur électromécanique.
Champ magnétique Champ magnétique
C.
I C.
I
Mécanique Electrique
U U
Electrique Mécanique

Pméca = C. Pélec = U.I Pélec = U.I Pméca = C.

Fonctionnement en génératrice Fonctionnement en moteur

Les MCC sont essentiellement utilisées en moteur. Cependant, lors des phases de freinage, il arrive
qu’une MCC fonctionne en génératrice.
• L'énergie mécanique se caractérise par un couple de moment C associé à une vitesse
angulaire , le produit de ces deux grandeurs définit la puissance mécanique :

Pméca = C.
Pméc Puissance mécanique en watts [W]
C Moment du couple mécanique en newton-mètres [Nm]
 La vitesse angulaire en radians par seconde [rad.s-1]

• L'énergie électrique est évaluée par un courant continu I et une tension continue U, la
puissance électrique sera le produit de ces deux grandeurs :

Pélec = U.I
Péle Puissance électrique en watts [W]
U La tension en volts [V]
I L’intensité du courant en ampères [A]

On peut représenter les différents modes de fonctionnement de la machine dans le plan Couple
(Vitesse), qui délimite donc maintenant 4 quadrants :

2
Figure 1:Les quatre quadrants de fonctionnement de MCC
• Les quadrants Q1 et Q3 correspondent à un fonctionnement moteur : la puissance utile
Pu = C.  est positive, le moteur fournit de l'énergie mécanique à la charge.
• Les quadrants Q2 et Q4 correspondent à un fonctionnement en génératrice : la puissance
utile Pu = C.  est négative, le moteur reçoit de l'énergie mécanique de la charge.

 Vue d'ensemble
La machine à courant continue comporte les parties principales suivantes :
• Une partie fixe appelée STATOR qui aura le rôle d'inducteur.
• Une partie mobile appelée ROTOR qui aura le rôle d'induit.
• Une liaison rotor - éléments extérieurs à la machine appelée COLLECTEUR.

 L'inducteur
Il est formé soit d'aimants permanents en ferrite soit de bobines placées autour des noyaux polaires.
Lorsque les bobines sont parcourues par un courant continu, elles créent un champ magnétique dans
le circuit magnétique de la machine notamment dans l'entrefer, espace séparant la partie fixe et la
partie mobile, où se situent les conducteurs. Ce flux et ce champ sont orientés du pôle Nord vers le
pôle Sud.

 L'induit
Le noyau d'induit est en fer pour canaliser les lignes de champ, les conducteurs sont logés dans des
encoches sur le rotor, deux conducteurs forment une spire.

3
2. Objectif du TP
On se propose de faire l’étude d’une génératrice à courant continu à excitation séparée
en relevant, par des essais directs, les deux caractéristiques usuelles :
 Caractéristique à vide dite de magnétisation : 𝐸𝑣 = (𝐼𝑒 ) Mettre en évidence l’effet
de l’hystérésis
 Caractéristique externe (en charge) : 𝑉𝑎 = (𝐼𝑎 ) Mettre en évidence la RMI
2.1. Position du Problème
La machine à courant continu, tel qu'il soit son mode de fonctionnement est caractérisée par les
grandeurs décrivant son fonctionnement : force électromotrice 𝐸, tension de l’induit 𝑈, courant
de l’induit 𝐼𝑎, courant d'excitation 𝐼𝑒 et éventuellement la vitesse de rotation 𝑁.
2.1.1. Caractéristique à Vide
Traduire la dépendance 𝐸 = (𝐼𝑒) pour une vitesse constante et un courant d'induit nul. A cause
du magnétisme rémanent de la machine, cette courbe ne passe pas par l'origine. La f.é.m. E est
donnée par : 𝐸 = 𝐾𝜙𝑁

En relevant 𝐸𝑣 = (𝐼𝑒) dans les sens croissant puis décroissant des excitations 𝐼𝑒, les courbes
obtenues ne sont pas confondues. Cependant la courbe correspondant aux excitations
décroissantes se situe au-dessus de celle pour 𝐼𝑒 croissante à cause de l'hystérésis du circuit
magnétique.
2.1.2. Caractéristique Externe
La courbe 𝑈 = (𝐼𝑎) est dénommée caractéristique externe puisque 𝑈 et 𝐼𝑎 caractérisent le
circuit extérieur de la charge. Soit 𝐸𝑣 et 𝑈 les valeurs de la F.é.m. à vide et de la tension d'induit
correspondants à un débit 𝐼𝑎.

𝐸 = 𝑈 + ∆𝑉
On admet que ∆𝑉 est la chute totale due à la résistance d'induit (𝑅𝑎. 𝐼) et aux phénomènes de
réaction d'induit (𝑒𝑅𝑀𝐼).

∆𝑉 = 𝑅𝑎. 𝐼 + 𝑒𝑅𝑀𝐼

Alors : 𝑈 = 𝐸 − (𝑅𝑎. 𝐼 + 𝑒𝑅𝑀𝐼)

3. Etude Expérimentale
3.1. Matériel utilisé
 1 Moteur asynchrone triphasé couplé en étoile.
 1 Génératrice à courant continu à excitation séparée.
 1 Alimentation triphasée 220/380 V.
 1 Alimentation d'excitation 220V, 1A.
 2 Ampèremètres.
 2 Voltmètres.
 1 Tachymètre.

4
3.2. Banc de test
Le banc de test est constitué d’une génératrice à courant continu 220V entraînée par un moteur
à courant continu.

1) Relevons les caractéristiques de la machine à courant continu à partir de la


plaque signalétique

Figure 2:La plaque signalétique de MCC

La plaque signalétique indique des données clés telles que :

 Tension nominale (en volts) : La tension optimale pour laquelle le moteur est conçu.
 Courant nominal (en ampères) : Le courant que le moteur consomme dans des
conditions normales.
 Vitesse nominale (en tours par minute, RPM) : La vitesse de rotation prévue à pleine
charge.
 Puissance nominale (en watts ou kilowatts) : La puissance maximale que le moteur peut
fournir.
 Type d’excitation : Série, shunt, compound, etc., pour indiquer comment le champ
magnétique est généré.
 Facteur de service : Indique si le moteur peut fonctionner au-delà de sa puissance
nominale pendant une durée limitée.
 Classe d’isolation : Spécifie le niveau de protection thermique des enroulements.
 Indice de protection (IP) : Définit la résistance du moteur à la poussière et à l’eau.
 Rendement (%) : Efficacité du moteur en conversion de l’énergie électrique en énergie
mécanique.

Tel que la plaque ci-dessus, on peut extraire les informations suivantes :

Grandeur ��(�) ��(�) ��(��/���) ���(�) ��(�) ��(Ω) ��(Ω)


Valeur 220 0.9 1500 6.8 1500 2.9 204

5
3.3. Essai à vide
3.3.1. Mesure de la résistance de l’induit

La mesure de la résistance de l’induit s’effectue par la méthode volt-ampérométrique

La mesure de la résistance de l’induit par la méthode volt-ampérométrique consiste à appliquer


une tension continue connue aux bornes de l’induit et à mesurer simultanément le courant qui le
traverse. En utilisant la loi d’Ohm (Ra = 𝑽𝒅𝒄 ) on calcule la résistance de l’induit. Cette méthode
𝑰𝒅𝒄
est directe et précise, mais il est important de limiter le courant pour éviter de surchauffer
l’enroulement.

3.3.2. Fonctionnement à vide


Le rotor de la machine est entraîné par une source extérieure à la fréquence de rotation n. Nous
dirons que la génératrice fonctionne à vide lorsqu’elle ne débite aucun courant.
Iex I=0A

Uex G U0

Inducteur Induit
N

Moteur d'entraînement

Figure 3:Fonctionnement d’une génératrice à vide

La relation E = n.N.  se caractérise donc par deux constantes, le nombre de conducteurs n, et la


fréquence de rotation N avec laquelle est entraînée la génératrice. La f.e.m E est dans ce cas
proportionnelle au flux . La tension U0 mesurée directement sur l’induit de la génératrice est
exactement égale à la f.e.m E0 de la machine car l’intensité du courant est nulle, il n’y a donc pas
de chute de tension due à la résistance de l’induit.

Dans la zone linéaire, E augmente proportionnellement à Ie, car le flux magnétique croît de
manière régulière. Cependant, à partir d'un certain point, la courbe atteint une zone de saturation,
où l'augmentation de E devient faible malgré Ie augmente, en raison des limites du matériau
magnétique. De plus, la tension E dépend de la vitesse de rotation Ω, une vitesse plus élevée
générant une tension plus importante.

Le comportement du graphe met en évidence la notion de matériaux ferromagnétiques, comme les


ferrodoux (matériaux avec une forte perméabilité magnétique). Dans la zone linéaire, leur grande
perméabilité permet au flux magnétique de croître rapidement avec le courant d'excitation.
Cependant, une fois la saturation atteinte, la perméabilité diminue fortement, limitant la croissance
du flux malgré une augmentation de Ie. Les Ferro-durs, en revanche, ont une perméabilité plus
6
faible et résistent davantage à la magnétisation, ce qui les rend moins adaptés à des applications
nécessitant des variations rapides du flux, comme dans une génératrice.

On démarre le moteur progressivement (Avec Rhéostat de démarrage) et on règle la vitesse


à 1500 tr/min.

Figure 4:Rhéostat de démarrage

Ce rhéostat de démarrage est un dispositif utilisé pour limiter le courant initial lors du démarrage
d’un moteur, en ajoutant une résistance au circuit d’alimentation. Au démarrage, le courant peut
être très élevé en raison de la faible contre-EMF, ce qui risque d’endommager le moteur. Le
rhéostat réduit ce courant en augmentant temporairement la résistance. Progressivement, à mesure
que le moteur accélère et que la contre-EMF augmente, le rhéostat est retiré (résistance diminuée),
permettant un démarrage progressif. Une fois la vitesse nominale atteinte (par exemple 1500
tr/min), le rhéostat est totalement court-circuité, laissant le moteur fonctionner normalement. Ce
dispositif assure une montée en vitesse douce et protège les composants électriques et mécaniques.

Montage du moteur à courant continu :

7
Montage de la génératrice à courant continu :

A ce moment le but c’est de mettre en évidence l’effet hystérésis donc on va prendre des valeurs
croissantes et décroissantes du courant d’excitation 𝐼𝑒 de la génératrice, et nous allons relever la force
électromotrice à vide 𝐸𝑣.

Le cycle d'hystérésis magnétique illustre le comportement du matériau magnétique d'une machine


électrique lorsqu'il est soumis à des variations du courant d'excitation Ie. En augmentant Ie
progressivement, la force électromotrice à vide Ev suit une courbe de magnétisation ascendante jusqu’à la
saturation magnétique du matériau. Ensuite, en diminuant Ie, Ev ne revient pas par le même chemin, mais
suit une courbe descendante distincte. Ce décalage, dû à la rémanence magnétique (champ magnétique
rémanent Br) et aux pertes par hystérésis, forme une boucle appelée cycle d'hystérésis. Ce cycle met en
évidence l'énergie dissipée dans le matériau magnétique sous forme de chaleur lors des variations de
champ magnétique.et la forme de cycle dépend au matériau ferromagnétique utilisé si c’est un Ferro-
doux la courbe est étroite ce qui signifie moins de pertes par effet hystérésis contrairement au matériaux
Ferro-dur la courbe est large et donc les pertes par effet hystérésis augmentent.

𝑰𝒆 (𝑨) 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9
𝑬𝒗 (𝑽) 20 58 100 146,8 189 225 256 282,2 303,3 322

𝑰𝒆 (𝑨) 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0
𝑬𝒗 (𝑽) 322 309 294 271 244 207 170 120 65 25

La valeur de tension rémanente le champ magnétique qui reste dans le matériau après que le
champ magnétique extérieur a été libéré 𝐸𝑟=20v
Figure 5:La courbe du cycle d'hystérésis

3.4. Essais en charge avec excitation séparée

 La génératrice débite un courant 𝐼𝑎 à travers un plan de charge résistif


 Le circuit inducteur de la génératrice est alimenté toujours par une source continue 𝑉𝑒
indépendante.

Le moteur est démarré progressivement à l'aide d'un rhéostat pour éviter un courant excessif. Une fois le
moteur lancé, la vitesse est ajustée à 1500 tr/min. Ensuite, le courant d'excitation Ie de la génératrice est
réglé afin d'obtenir une tension à vide de 220 V. Après ce réglage, le courant d'excitation mesuré est de
0,491 A. Si des modifications sont apportées à ces paramètres, il est essentiel de surveiller leur effet sur la
tension pour assurer le bon fonctionnement.

Charge 0 25% 50% 75% 100%


��(�) 220 212 205 195 188
��(�) 0 1.32 2.97 4.8 5.78
��(�) 0.491 0.491 0.491 0.491 0.491
�� = (��0 − ��) 0 8 15 25 32

3.4.1. La caractéristique Va=f(Ia)


Figure 6:la caractéristique Va=f(Ia) essai en charge

Lorsqu’on fait débiter la génératrice sur un circuit extérieur, on constate que la tension aux bornes baisse
d’autant plus quand la charge est plus élevée.Cette chute de tension est principalement due à deux facteurs.
Premièrement, la résistance de l’induit, qui génère une chute de tension proportionnelle au courant II qui le
traverse, selon la relation V=R×I, où R est la résistance de l’induit. Deuxièmement, la réaction magnétique
de l’induit, où le courant traversant l’induit crée un champ magnétique qui interagit avec celui de
l’inducteur. Cette interaction peut réduire l’efficacité de la génération de la tension, entraînant ainsi une
baisse de la tension aux bornes de la génératrice lorsque la charge augmente. Ces deux phénomènes sont
responsables de la diminution de la tension observée lorsque la génératrice est sous charge.

3.4.2. La caractéristique 𝛥𝑉=f(Ia)

Figure 7:La caractéristique ��=f(Ia) essai en charge


La chute de tension augmente avec l'augmentation de la charge en raison de l'augmentation du courant
traversant l'induit. Plus la charge est élevée, plus le courant Ia dans le circuit extérieur augmente. Cela
accentue les deux phénomènes responsables de la chute de tension :

La résistance de l'induit : Comme la chute de tension V=R×I ou I est proportionnelle au courant,


lorsque la charge augmente et que le courant augmente, la chute de tension due à la résistance de
l'induit devient plus importante.
La réaction magnétique de l'induit : L'augmentation du courant dans l'induit génère un champ
magnétique plus intense, qui interagit davantage avec le champ de l'inducteur, entraînant une
diminution supplémentaire de l'efficacité de la génératrice et une baisse de la tension produite.

En somme, à mesure que la charge augmente, le courant dans le circuit extérieur augmente, ce qui provoque
une augmentation des chutes de tension dues à la résistance de l'induit et à la réaction magnétique, ce qui se
traduit par une tension de sortie plus faible.

4. Conclusion
En conclusion, ce TP sur la génératrice à courant continu (MCC) a permis de mieux comprendre le
fonctionnement et les caractéristiques principales de ce type de génératrice. Nous avons observé que la
tension de sortie de la génératrice varie en fonction de la vitesse de rotation et du courant d'excitation, et que
des facteurs tels que la résistance de l'induit et la réaction magnétique influencent la stabilité de la tension,
surtout lorsqu'une charge est appliquée. La chute de tension observée avec l'augmentation de la charge est
liée à l'augmentation du courant traversant l'induit, ce qui intensifie les effets de la résistance et de la
réaction magnétique. Cette expérience souligne l'importance de contrôler et d'ajuster les paramètres du
système pour maintenir une tension stable, en particulier lorsqu'on utilise la génératrice pour alimenter des
charges extérieures.
TP. 2 Moteur Asynchrone Triphasé

1. Objectifs :
 Expérimenter le démarrage statorique du moteur asynchrone à cage : Comprendre comment le
moteur démarre en utilisant des connexions directes aux enroulements statoriques et analyser les
performances au démarrage.
 Étudier les caractéristiques électromécaniques : Observer la relation entre la vitesse, le couple, le
courant et d'autres paramètres.
 Déterminer le rendement par la méthode des pertes séparées : Identifier les différentes pertes (fer,
cuivre, mécaniques) et calculer le rendement à partir de ces données.

2. Mise en œuvre du dispositif expérimental :


2.1. Système étudié :

Le dispositif comporte:

Moteur asynchrone à cage : Tension nominale de 220/380 V, fréquence 50 Hz.

Génératrice à courant continu à excitation séparée : Accouplée mécaniquement au moteur pour


mesurer les performances en conditions réelles.
2.2. Relevé des plaques signalétiques

Notez les informations suivantes pour les deux machines (moteur et génératrice) :

Types de machines Moteur Génératrice

Puissance nominale 1,50 kW 15 kVA


Courant nominal 5,80 A (en triangle) / 3,40 A 22 A
(en étoile)
Tension nominale 220/380 V 220 V

Figure 2: plaque signalétique du Generatrice Figure 1:plaque signalétique du Moteur

14
2.3. Couplage des enroulements

Le moteur sera connecté à un réseau triphasé 220/380 V. Expliquez le couplage :

 Couplage étoile (Y) : Pour une tension ligne-ligne de 380 V.


 Couplage triangle (Δ) : Pour une tension ligne-ligne de 220 V.
 Le couplage des enroulements doit être en étoile pour que la tension entre phases soit de 380 V.
2.4. Détermination des valeurs nominales
 Courant de ligne : La valeur nominale du courant de ligne est donnée à 3,40 A.
 Tension nominale entre phases : La tension nominale entre phases pour un couplage en étoile est 380
V.

3. Essais à puissance réduite :

Les essais à puissance réduite sont réalisés pour déterminer certains paramètres fondamentaux de la
machine électrique sans appliquer toute la puissance nominale, ce qui permet d’éviter des contraintes
thermiques ou mécaniques excessives. Ces essais sont couramment utilisés lors des études
préliminaires de caractérisation d’un moteur asynchrone.
3.1. Mesure de la résistance du stator
Procédure expérimentale : Mesure de la résistance du stator

Pour mesurer la résistance d’un enroulement du stator, nous commençons par préparer le matériel.
Une source de tension continue est connectée aux bornes de l’enroulement, et nous nous assurons
que le montage est correctement réalisé. Les instruments de mesure, un voltmètre et un ampèremètre,
sont également branchés pour permettre le relevé des valeurs électriques.
Ensuite, nous ajustons la tension continue en veillant à augmenter progressivement sa valeur.
L’objectif est de faire circuler un courant égal au courant nominal de la machine, dont la valeur est
indiquée sur la plaque signalétique. Ce réglage est fait avec précaution pour éviter de dépasser la
valeur nominale et ainsi prévenir tout risque de surchauffe des enroulements.
Une fois le courant nominal atteint, nous procédons à la mesure des grandeurs électriques. Nous
relevons la valeur de la tension 𝑉𝑅, mesurée aux bornes de l’enroulement, ainsi que le courant 𝐼𝑅,
traversant celui-ci. Ces deux valeurs permettent de calculer la résistance du stator.
En mesurant la résistance d’une phase à l’aide de l’ampèremètre on trouve :
𝑅𝑠 = 3,7
3.2. Essai à vide
Procédure expérimentale :
Pour commencer, le moteur doit être relié au réseau d'alimentation via un démarreur, qui permet de
limiter le courant au démarrage et de protéger à la fois le moteur et le réseau. Ensuite, il est nécessaire
d’insérer les appareils de mesure indispensables pour les relevés. Ces appareils comprennent un
15
ampèremètre pour mesurer le courant statorique 𝐼𝑆𝑂, un voltmètre pour relever la tension entre phases
𝑈𝑆𝑂 , et un wattmètre pour déterminer la puissance active 𝑃𝑆𝑂.
Il est important de noter qu'au moment du démarrage, l’ampèremètre ainsi que le circuit de courant
du wattmètre doivent être court-circuités pour éviter qu’ils ne soient endommagés par le fort courant
initial. Une fois le moteur lancé et stabilisé à vide, ces court-circuit doivent être retirés pour permettre
les mesures.
Voici une proposition de tableau pour résumer les valeurs mesurées :
Grandeur Valeur mesurée
Tension entre phase 380 V
Courant statorique 1,505 A
Puissance active 160 W
Vitesse de rotation à vide 89.1 ÷ 0.06 = 1485𝑡𝑟/𝑚𝑖𝑛

16
Calculs et analyses
1. Facteur de puissance à vide :
Le facteur de puissance représente la proportion de puissance active consommée par le moteur par
rapport à la puissance apparente totale fournie par le réseau. À vide, le facteur de puissance est
généralement faible, car la majorité de la puissance consommée par le moteur sert à compenser les
pertes magnétiques et mécaniques, et non à produire du couple utile.
Le facteur de puissance à vide est donné par la formule :
𝑃
cos 𝜑 =
√3 ∗ 𝑈 ∗ 𝐼𝑆𝑂
160
AN cos 𝜑 = = 𝟎. 𝟏𝟔𝟏𝟓
√3∗380∗1.505
À vide, un moteur a généralement un facteur de puissance faible, souvent entre 0,1 et 0,3, car il
consomme principalement de la puissance réactive. Cela est dû à l'inductance des enroulements, qui
nécessite de l'énergie pour exciter le champ magnétique. Ce phénomène est normal et reflète le fait
que, sans charge, le moteur ne produit pas de travail mécanique, mais absorbe plutôt de la puissance
pour maintenir son excitation. Si le facteur de puissance était plus élevé à vide, cela pourrait indiquer
des pertes mécaniques anormales ou que le moteur est en surcharge, consommant plus d'énergie
active que nécessaire.
2. Pertes Joule au stator à vide :
Ces pertes sont dues à l’échauffement des enroulements du stator, causé par la circulation du courant
statorique 𝐼𝑆𝑂,Elles dépendent directement de la résistance des enroulements𝑅𝑠 et du carré du
courant.
Elles sont calculées par la formule :
𝑝𝐽𝑆0 = 3 ∗ 𝑅𝑠 ∗ 𝐼𝑆𝑂
2

AN 𝑝𝐽𝑆0 = 3 ∗ 3.7 ∗ (1.505)2 = 𝟐𝟓. 𝟏𝟒𝐖


En analysant ces pertes, on peut dire que, à vide, les pertes Joule sont relativement faibles en raison
du faible courant statorique. Si ces pertes étaient plus élevées, cela pourrait signaler des problèmes
tels que des enroulements endommagés ou une résistance excessive, indiquant peut-être des défauts
internes du moteur.
3. Pertes constantes :
Les pertes constants regroupent:
Les pertes fer : dues aux phénomènes d’hystérésis et de courants de Foucault dans le circuit
magnétique du stator.
Les pertes mécaniques : causées par les frottements au niveau des roulements et la résistance de
l’air (ventilation).
Elles sont calculées par la formule :
𝑃𝐶 = 𝑃𝑆𝑂 − 𝑝𝐽𝑆0
AN
𝑃𝐶 = 160 − 25.14 = 𝟏𝟑𝟒. 𝟖𝟔𝐖
À vide ces pertes représentent une grande partie de la puissance consommée par le moteur à vide.
Ces pertes sont essentiellement indépendantes de la charge et sont dues aux pertes fer et mécaniques.
Si les pertes fer sont élevées, cela peut indiquer un mauvais matériau magnétique ou des défauts dans
la conception du noyau magnétique. Les pertes mécaniques excessives, quant à elles, peuvent révéler
des problèmes de lubrification, des frottements anormaux ou des déséquilibres mécaniques. À vide,
ces pertes constantes sont bien plus significatives que les pertes Joule, qui restent faibles. Ces pertes
constantes sont donc cruciales pour évaluer la qualité de la conception du moteur.

17
4. Glissement à vide :
Le glissement (g) exprime la différence relative entre la vitesse synchrone (𝑁𝑆) et la vitesse réelle de
rotation du rotor (𝑁0).
À vide, le glissement est très faible, car le moteur ne produit pas de couple mécanique significatif.
𝑁𝑆−𝑁0
𝑔0 =
𝑁𝑆
1500−1485
AN 𝑔0 = 1500
= 0.01
Un glissement de 1 % à vide est très faible, ce qui est normal.
À vide, le moteur ne produit pas de couple important, donc le couple électromagnétique nécessaire
pour surmonter les pertes est faible.
Cependant, si le glissement était élevé à vide, cela pourrait indiquer un problème mécanique, comme
un frottement excessif ou un défaut dans les roulements, ce qui augmenterait la différence entre la
vitesse synchrone et la vitesse réelle du rotor. De plus, une vitesse de rotation trop proche de la vitesse
synchrone pourrait indiquer une charge magnétique faible ou des pertes mécaniques sous-estimées.

4. Essai en charge
Les essais en charge ont été réalisés pour analyser en détail les performances du moteur, en mesurant
des paramètres essentiels tels que la vitesse de rotation, le couple, le courant consommé et la
puissance délivrée. Ces données sont cruciales pour dimensionner le moteur de manière précise, afin
de répondre aux exigences spécifiques de l’application tout en évitant les problèmes liés à une sur
dimension ou une sous-dimension.
1) Câblage de la génératrice :

2) On démarrer le moteur asynchrone, et on règle le courant d'excitation de la génératrice de façon à obtenir


une tension à vide U0= 220 V.
On obtient :
Iex=0,5 A

3) Pour différentes positions de la charge (R), on mesure le courant de ligne IS, la puissance absorbée Pa et la
vitesse de rotation N.
Avec : Us =380 V

CHARGES 0 400 700 1200 1500


Us(V) 380
Is(A) 1.5 1.77 2.06 2.6 2.9
Pa(W) 1600 600 840 1240 1400
N(tr/min) 1485 1485 1471.66 1461.66 1455

 Commentaire :
 La tension entre phases (Us) reste constante à 380 V, ce qui reflète une alimentation stable.
18
Le courant de ligne (Is) augmente progressivement avec la charge. Cela est attendu, car une charge
plus élevée nécessite une puissance électrique accrue pour produire un couple utile plus important.
 La puissance absorbée (Pa) augmente avec la charge, indiquant que le moteur consomme plus
d'énergie pour surmonter la résistance mécanique de la charge.
 La vitesse de rotation (N) diminue légèrement avec la charge, un comportement typique dû au
glissement dans un moteur asynchrone. Le glissement est proportionnel à la charge, ce qui entraîne
une légère baisse de vitesse.
4) Déterminons pour chaque charge :
 Le bilan des différentes puissances.
 La caractéristique du rendement : 𝜂 = 𝑓(𝑃𝑢)

Charge Puissance Puissance Pertes La puissance Pertes Rendement Glissement


absorbée utile (Pu) Joules transmise Joules (η) (g)
(Pa) statoriques (Ptr) rotoriques
(Pjs) (Pjr)
0 1600 0 24.3 - 0 0 0.01

400 600 423 33.83 566.17 5.66 70.5% 0.01

700 840 641.58 45.83 794.17 15.08 76.37% 0.019

1200 1240 1000.31 73.01 1166.99 29.17 80.67% 0.025

1500 1480 1209.99 90.828 1389.172 41.67 81.85% 0.03

 Commentaire :
 Puissance utile (Pu) : Elle représente l'énergie mécanique réellement disponible à l’arbre moteur. Sa
progression reflète l’efficacité croissante du moteur avec la charge.
 Pertes Joules statoriques et rotoriques : Ces pertes augmentent avec le courant (I²R). Cela souligne
l'importance de limiter les pertes en réduisant la résistance des enroulements.
 Rendement (η) : Le rendement augmente avec la charge et atteint un pic à pleine charge (81.85 %).
Ce comportement est typique d’un moteur asynchrone, qui fonctionne plus efficacement dans sa
plage nominale.

1. Tracons le réseau des caractéristiques suivantes :

 Rendement :
Le rendement η du moteur est calculé par la formule suivante :
η = Pu / Pa = (Pu / (Pa + Pj)) * 100%
D’après le tableau on remarque que le rendement du moteur augmente avec la charge jusqu'à atteindre
un maximum de 81.85% à 100% de charge.
 Couple utile
Le couple utile Cu disponible sur l'arbre du moteur est calculé par la formule suivante :
Cu = Pu / ω
Où ω est la vitesse de rotation du moteur en rad/s.

 La caractéristique du rendement : 𝜂 = 𝑓(𝑃𝑢)


𝑃𝑢 0 423 641.58 1000.31 1209.99
(w)

19
𝜂 0 70.5 76.37 80.67 81.85
(%)

 La caractéristique du rendement (𝜂 = f(Pu)) a permis d’identifier les conditions optimales


d’exploitation.

Y-Values
90

80

70

60

50

40

30

20

10

0
0 200 400 600 800 1000 1200 1400

 Commentaire:
 La courbe suit une forme ascendante, atteignant un pic à pleine charge. Cela reflète l’optimisation
des pertes internes (fer, mécaniques, et Joules) lorsque le moteur est proche de sa capacité
nominale.
 À faible charge, le rendement est faible en raison des pertes constantes, qui dominent par rapport
à la faible puissance utile produite.

 La caractéristique électromécanique : N = f(IS)


Is(A) 1.5 1.77 2.06 2.6 2.9

N(tr 1485 1485 1471.66 1461.66 1455


/min)

20
1490 Y-Values
1485

1480

1475

1470

1465

1460

1455

1450
0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5

 La caractéristique électromécanique (N = f(IS)) a fourni une vision claire de l’évolution de la vitesse


avec la charge.

 La caractéristique mécanique : Cu = f(N)

N(tr 1485 1485 1471.66 1461.66 1455


/min)
Cu 0 2.72 4.16 6.53 7.94
(N.m-
1)

Y-Values
1490

1485

1480

1475

1470

1465

1460

1455

1450
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9

Remarque : Le couple utile augmente avec la charge

 La caractéristique mécanique (Cu = f(N)) a mis en évidence la relation entre le couple utile et la
vitesse de rotation.
 Commentaire :
Lors de l’essai en charge, le moteur entraînant la génératrice a permis d’étudier son comportement
sous différentes charges. En mesurant le courant statorique, la puissance absorbée et la vitesse de

21
rotation pour chaque niveau de charge, il a été possible de dresser un bilan précis des puissances, de
calculer le rendement du moteur et de déterminer le couple utile disponible sur son arbre.

5. Conclusion :

Cette étude permet une analyse approfondie des performances d’un moteur asynchrone triphasé à
cage, par différents essais, notamment le démarrage statorique et les essais à vide et sous charge. Les
caractéristiques électromécaniques telles que le rendement, le couple utile, le glissement et les pertes
énergétiques ont été déterminées avec précision, fournissant ainsi une bonne représentation du
fonctionnement du moteur en différentes conditions de charge. Les résultats ainsi obtenus, associés
à des courbes caractéristiques (rendement, électromécaniques et mécaniques), des éléments essentiels
pour l’évaluation du moteur en conditions réelles d’exploitation, sont déterminants à l’optimisation
du dimensionnement du moteur et des équipements comme les variateurs de vitesse pour une
utilisation économique et durable. Au final, cette étude atteste de la fiabilité et de la flexibilité des
moteurs asynchrones triphasés en tant qu’éléments essentiels des applications industrielles
d’aujourd’hui.

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