1
L’OBJECTIF DU COURS D’AUTOMATISATION
Les objectifs poursuivis dans ce cours sont :
Objectif Global :
Aider les étudiants à comprendre l’importance d’un système automatique
et les Familiariser avec les automatismes pilotés par un ordinateur.
Elargir leur pratique de l'informatique aux applications industrielles et de
l’automatisme.
Objectif Spécifique :
A la fin de ce cours l’étudiant sera capable d’identifier les différentes
parties qui composent un système automatique et aussi desceller la
différence entre ces différentes parties.
A la fin du cours l’étudiant en deuxième année technique de
maintenance sera capable d’associer et de faire communiquer la partie
électronique et l’intelligence d’un système automatique.
Support du cours d’automatisation I
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
2
PLAN DU COURS
CHAPITRE I : INTRODUCTION
I.1. Définition de quelques concepts de base
I.2. But de l’automatisation
I.3. Structure d’un système automatique
I.3.1. Description du Schéma
CHAPITRE II : PARTIE OPERATIVE
II.1. Les Préactionneurs
II.2. Les actionneurs
II.3. Les Capteurs
CHAPITRES III : INTERFACE
III.1. Composants Electroniques
III.2. Circuit Electronique de Bases
CHAPITRES IV : PARTIE COMMANDE
IV.1. Les Registres
IV.2. Le port parallèle
IV.3. Programmation
CHAPITRES V : CONCEPTION ET REALISATION D’UN PROJET
Support du cours d’automatisation I
D’AUTOMATISATION
V.1. ETUDE PREALABLE
V.2. ETUDE DETAILLEE
V.3.REALISATION
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
3
CHAPITRE PREMIER :
INTRODUCTION
I.1. DEFINITIONS DES QUELQUES CONCEPTS
I.1.1. Automate
Un automate est un appareil équipé des dispositifs qui permettent
l’exécution des certaines taches sans intervention humaines.
I.1.2. Automatisme
Un automatisme est un sous-ensemble d'une machine, destinée
à remplacer l'action de l'être humain dans des tâches en générales
simples et répétitives, réclamant précision et rigueur. On est passe d'un
système dit manuel, a un système mécanisé, puis au système
automatisé.
Dans l'industrie, les automatismes sont devenus indispensables :
ils permettent d'effectuer quotidiennement les taches les plus ingrates,
répétitives et, dangereuses. Parfois, ces automatismes sont d'une telle
rapidité et d'une telle précision, qu'ils réalisent des actions impossibles
pour un être humain. L'automatisme est donc synonyme de
Support du cours d’automatisation I
productivité et de sécurité.
I.1.3. Automatisation
L’automatisation est l’utilisation des procédés (machine, un
ensemble des machines ou généralement un équipement industriel)
automatiques visant à réduire ou supprimer l’intervention humaine
dans les processus de production industrielle et de traitement de
l’information.
Elle est aussi considérée comme l’étape d’un progrès
technique où apparaissent des dispositifs techniques susceptibles
de seconder l’homme, non seulement dans ses efforts musculaires,
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
4
mais également dans son travail intellectuel de surveillance et de
contrôle. »
Ex : L’automatisation d’une usine
I.1.4. Automatique
L’automatique est la science qui étudie les automates.
I.1.5. Système Automatisé
Un système automatisé est un ensemble d’éléments en interaction
et organisés dans un but précis : agir sur une matière d’œuvre afin de
lui donner une valeur ajoutée. Le système automatisé est soumis à des
contraintes : énergétiques, de configuration, de réglage et d’exploitation
qui interviennent dans tous les modes de marche et d’arrêt du système.
CONTRAINTES
SYSTEME Matière d’œuvre
Matière d’œuvre AUTOMATIQUE + Valeur ajouté
I.2. OBJECTIF
Support du cours d’automatisation I
Les buts (ou objectifs) de l’automatisation
La compétitivité de l’entreprise et des produits. Cette compétitivité
passe par la qualité, la maitrise des couts et l’innovation. Cela induit
une disponibilité à tous les niveaux. On cherche donc à améliorer la
productivité. L’amélioration des conditions de travail, et surtout la
sécurité, fait partie des objectifs de l’automatisation. Ainsi les buts (ou
objectifs) de l’automatisation sont donc :
Eliminer les tâches répétitives,
Simplifier le travail de l'humain,
Augmenter la sécurité (responsabilité) ou améliorer les conditions
de travail,
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
5
Accroître la productivité.
Produire à qualité constante
Bref L’objectif de l’automatisation des systèmes est de créer des
systèmes dans lesquels le recours à l’homme est le moins possible.
I.3. FONCTIONS DES AUTOMATISMES
Le degré d’automatisation d’un système varie selon la nature, la complexité, les
objectifs assignés au projet.
Support du cours d’automatisation I
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
6
I.3. STRUCTURE D’UN SYSTEME AUTOMATIQUE
Ordre
Consigne
ENERGIE
PREACTIONNEURS ACTIONNEURS
IHM/ PUPITRE
DE
COMMANDE
ET DE TRAITEMENT DES
EFFECTEURS
SIGNALISATI INFORMATIONS
ON Production
CAPTEURS
DETECTEURS
Partie Contrôle Partie Commande Compte- rendu Partie Opérative
Signal
Support du cours d’automatisation I
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
7
I.4.1. DESCRIPTION DU SCHEMA
I.4.1.1. POSTE DE CONTROLE
Il incorpore des consignes et de des signalisations, puis permet à
l’opérateur de commander le système (marche, arrêt…). Il permet
également de visualiser les différents états du système à l’aide de
voyants, de terminal de dialogue ou d’interface homme machine (IHM).
I.4.1.2. PARTIE COMMANDE
Elle donne les ordres de fonctionnements à la partie opérative. Les
préactionneurs permettent de commander les actionneurs ; ils
assurent le transfert d’énergie entre la source d’énergie (réseau
électrique, pneumatique…) et les actionneurs.
Exemple : relais, électrovanne, distributeur…
Ces préactionneurs sont commandés à leur tour par le bloc
traitement des informations. Celui-ci reçoit les consignes de l’IHM ou
du pupitre de commande et les informations de la partie opérative
transmises par les capteurs/détecteurs. En fonction de ces consignes et
de son programme de gestion des taches (implanté dans un automate
Support du cours d’automatisation I
programmable ou un ordinateur), elle va commander les préactionneurs
et renvoyer des informations à l’IHM ou à d’autres systèmes de
commande et/ou de supervision en utilisant un réseau et un protocole
de communication.
I.4.1.4. PARTIE OPERATIVE
La partie opérative d'un automatisme est le sous-ensemble qui
effectue les actions physiques (déplacement, émission de lumière...),
mesure des grandeurs physiques (température, humidité, luminosité...)
et rend compte à la partie commande. La partie opérative reçoit les
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
8
ordres de la partie commande et les exécute. Celle-ci est généralement
composée d'actionneurs, de capteurs, d'effecteurs et d'un bâti.
Elle agit sur la matière d’œuvre afin de donner sa valeur ajoutée.
Les actionneurs (moteurs, vérins) agissent sur la partie mécanique du
système qui agit sur la matière d’œuvre. Les capteurs/détecteurs
permettent d’acquérir les divers états du système.
Exemple : l'ensemble des pompes électriques, des électrovannes,
des capteurs de niveau d'eau et de température est la partie
opérative d'un lave-linge.
Support du cours d’automatisation I
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
9
CHAPITRE II : PARTIE OPERATIVE
II.1. LES PREACTIONNEURS
Un préactionneur permet de distribuer de l’énergie à un
actionneur, ce dernier convertissant l’énergie reçue en énergie utile.
Comme le montre l’actigramme ci-dessous, la principale fonction d’un
préactionneur est de distribuer l’énergie à un actionneur, sur ordre de
la partie commande :
La plupart des préactionneurs sont dits « tout ou rien », c’est-à-dire que
:
soit ils empêchent l’énergie d’aller vers l’actionneur
soit ils font passer tout le flux d’énergie disponible vers
l’actionneur
Ils sont alors soit « ouvert » soit « fermé », tel un interrupteur : un
Support du cours d’automatisation I
préactionneur tout ou rien commande l’établissement ou l’interruption
de la circulation de l’énergie entre une source et un actionneur.
Exemples de préactionneurs t.o.r. (tout ou rien) :
les contacteurs électromagnétiques (les relais)
les distributeurs pneumatiques
II.1.1. STABILITE D’UN PREACTIONNEUR
On distingue deux types de préactionneurs selon le critère de
stabilité :
Un préactionneur est dit monostable s’il a besoin d’un ordre pour
le faire passer de sa position repos à sa position travail, et que le retour
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
10
à sa position repos s’effectue automatiquement lorsque l’ordre disparaît
: il n’est stable que dans sa position repos.
Exemples de préactionneurs monostables : un bouton poussoir, un
relais électromagnétique
Un préactionneur est dit bistable s’il a besoin d’un ordre pour
passer de sa position repos à sa position travail et qu’il reste en position
travail à la disparition de cet ordre. Il ne peut revenir à sa position repos
que s’il reçoit un second ordre : il est stable dans les deux positions,
repos et travail.
Exemples de préactionneurs bistables : un interrupteur, un Télérupteur
II.2. LES ACTIONNEURS
Dans une machine, un actionneur est un organe qui transforme
l’énergie qui lui est fournie en un phénomène physique utilisable.
Le phénomène physique fournit un travail qui modifie le comportement
ou l’état de la machine. (Déplacement, dégagement de chaleur, émission
de lumière ...).
Dans les définitions de l’automatisme, l’actionneur appartient à la partie
opérative.
Support du cours d’automatisation I
Liste des quelques Actionneurs
C'est un actionneur qui permet, à partir d'un courant
électrique, de faire tourner pas à pas un mécanisme.
On l'utilise par exemple dans le lecteur de disquettes
d'un ordinateur.
C'est un actionneur qui permet, à partir d'une tension
électrique, d'afficher un numéro compris entre 0 et 9
C'est un actionneur qui permet, à partir d'un courant
électrique, de produire un signal lumineux. On
l'utilise, par exemple, pour avertir l'utilisateur de l'état
de fonctionnement d'une machine.
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
11
C'est un actionneur qui permet, à partir d'un courant
électrique continu, de faire tourner un mécanisme.
C'est un actionneur qui permet de contrôler, à partir d'un
courant électrique, le débit d'un liquide. On l'utilise par
exemple dans un système d'arrosage automatique.
C'est un actionneur qui permet, à partir d'air comprimé, de
faire tourner un mécanisme.
C'est un actionneur qui permet, à partir d'un courant
électrique, de faire tourner une hélice. On l'utilise en général
pour refroidir un système.
ventilateur
C'est un actionneur qui permet, à partir d'un courant
électrique, de faire tourner une hélice. On l'utilise en général
pour refroidir un système.
Support du cours d’automatisation I
C'est un actionneur qui permet, à partir d'air comprimé, de
faire déplacer de manière rectiligne (droite) un mécanisme.
C'est un actionneur qui permet, à partir d'un courant
électrique, de produire de la chaleur.
II.3. LES CAPTEURS
Un capteur est un dispositif transformant l'état d'une grandeur
physique observée en une grandeur utilisable, telle qu'une tension
électrique, une hauteur de mercure, une intensité ou la déviation d'une
aiguille.
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
12
Les automates sont des machines utilisant une ou plusieurs
technologies pour mesurer, détecter et actionner. Ces technologies,
au nombre de quatre sont les suivantes : − technologie
pneumatique ;
− technologie hydraulique ;
− technologie électromécanique ;
− technologie électronique.
Chacune des technologies met en œuvre une grandeur physique
que l’on peut commuter et mesurer. Dans le cas des technologies
pneumatique et hydraulique, la grandeur physique sera une
pression d’air ou d’huile. La technologie électromécanique utilise le
courant électrique. Enfin, la technologie électronique travaille avec
une différence de potentiel avec la masse.
Ces grandeurs physiques sont utilisées de façon binaire. Il est
assumé que le niveau logique est 0 en l’absence de grandeur
physique et 1 en présence de cette grandeur. Ce chapitre présente
les éléments des trois premières technologies.
1. Technologie pneumatique
La grandeur physique sur laquelle la technologie
pneumatique est basée, c’est la pression de l’air. Ainsi, les
détecteurs devront envoyer des signaux pneumatiques et les
actionneurs devront réagir aussi à des signaux pneumatiques. Le
Support du cours d’automatisation I
contrôleur logique devra aussi être constitué d’organes utilisant la
pression pour réaliser des fonctions logiques.
1.2 Les capteurs
Les capteurs utilisés en technologie pneumatiques sont
généralement des détecteurs de présence et de proximité. On
retrouve aussi des détecteurs de pression qui indique la présence
d’une pression supérieure ou inférieure (vacuum) à une valeur de
seuil.
Détecteurs de présence à action mécanique et boutons
poussoirs
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
13
Les détecteurs de présence à action mécanique utilisent des
distributeurs 3/2 à simple action commandés par un poussoir ou
par galet.
En l’absence d’objet, le distributeur est maintenu à sa
fonction de commande de repos grâce au ressort de rappel.
Lorsqu’un objet pousse sur le galet ou le poussoir, le distributeur
change de fonction de commande et il y reste tant que l’objet est
présent.
Le détecteur peut être de type « normalement ouvert » ou de
type « normalement fermé ». Pour un détecteur type normalement
ouvert, le distributeur relie l’orifice A à l’atmosphère lorsqu’il n’est
pas actionné. La pression provenant de la source de pression sera
acheminée vers l’orifice A si le détecteur est actionné. La figure
suivante montre un détecteur normalement ouvert à sa position de
repos :
Support du cours d’automatisation I
Pour un détecteur type normalement fermé, le distributeur
relie l’orifice A à la source de pression lorsqu’il n’est pas actionné.
L’orifice A sera connecté à l’atmosphère si le détecteur est actionné.
Donc, le signal logique est inversé par rapport au détecteur
normalement ouvert. La figure 1-15 montre le détecteur
normalement fermé à sa position de repos.
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
14
Les boutons d’un panneau de commande utilisant la
technologie pneumatique sont basés sur le même principe, l’organe
mécanique étant soit un bouton poussoir, soit un levier ou soit une
pédale (sur le plancher).
b) Détecteurs de proximité fluidiques
Pour détecter la proximité d’un objet (i.e. sans contact
mécanique) en technologie pneumatique, on utilise des « détecteurs
fluidiques » (figure 1-16). Le principe de fonctionnement de ces
détecteurs est fort simple.
Support du cours d’automatisation I
Une pression est appliquée pour faire sortir continuellement
un jet d’air d’un orifice circulaire situé au bout du détecteur.
Lorsque l’objet à détecter n’est pas dans le champ du jet d’air, le
tube central ne reçoit pas de surpression, et la pression mesurée
est simplement celle de l’atmosphère. Le détecteur n’envoi aucun
signal de sortie.
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
15
Lorsque l’objet est dans le champ du jet d’air, ce dernier est
dévié et une partie du jet entre dans le conduit de mesure et
provoque une légère surpression. Un amplificateur de pression fait
en sorte de générer un signal de sortie indiquant la proximité d’un
objet.
c)Détecteurs de proximité à seuil de pression
Les détecteurs à seuil de pression sont généralement utilisés
comme détecteurs de proximité. Ils sont utilisés pour mesurer la
contre-pression dans la chambre d’échappement d’un vérin en
mouvement.
Dans la figure 1-18, le vérin reçoit l’ordre de sortir la tige. La
pression de la source de pression est appliquée du côté gauche du
vérin et pousse sur le piston pour déplacer la tige du vérin vers la
droite. Le piston en se déplaçant évacue l’air de la chambre de
Support du cours d’automatisation I
droite vers l’air ambiant en passant par le conduit d’air et le
distributeur.
Le conduit reliant le vérin vers le distributeur ayant une petite
section, la pression dans la chambre de droite de vérin reste
relativement élevée tout au long du déplacement du vérin, car l’air
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
16
doit être évacué au travers de cette petite ouverture. Lorsque le
piston du vérin sera complètement à droite il ne restera plus d’air
à évacuer, ce qui fait que la pression dans la conduite chutera à la
pression atmosphérique. Lorsque la pression chute sous une
certaine valeur, le détecteur à seuil de pression de droite générera
un signal d1 pour indiquer cet état. Donc le détecteur à seuil de
pression détecte l’arrivée du vérin en fin de course et peut donc
être utilisé pour vérifier si un vérin est en pleine extension ou en
pleine contraction. Si le vérin bloque à une position intermédiaire,
l’évacuation de l’air dans la chambre branchée à l’air ambiant cesse
et la pression chute aussi à celle de l’air ambiant, ce qui est aussi
détecté par le détecteur à seuil de pression. Cela peut être utile
pour indiquer qu’une pièce de taille quelconque est serrée, si le
dispositif de serrage utilise un vérin pneumatique.
d) Détecteurs de pression
Les détecteurs de pression sont utiles, car ils génèrent un
signal pneumatique si la pression mesurée est au-dessus ou au-
dessous un certain seuil. Une application de ce genre de détecteur,
c’est la détection d’un vacuum suffisant dans un actionneur à
ventouse. Lorsqu’un objet doit être saisi par un actionneur à
ventouse, un vacuum doit être généré pour créer un vide qui
permet de déplacer l’objet. Le détecteur de vacuum permet donc de
s’assurer que le vacuum est suffisant pour manipuler l’objet sans
qu’il ne risque de tomber.
Support du cours d’automatisation I
2. Technologie hydraulique
La technologie hydraulique est basée sur la pression de
l’huile. L’élément de base est le distributeur, qui fonctionne
exactement comme dans le cas pneumatique. Les capteurs
hydrauliques sont simplement des détecteurs de présence
mécanique. Les détecteurs de proximité impliqueraient d’envoyer
de l’huile à une pression de quelques milliers de « psi » dans
l’environnement, ce qui n’est pas vraiment logique. Les actionneurs
hydrauliques sont principalement des vérins et des moteurs
hydrauliques. Les ventouses ne s’appliquent pas ici. Il suffit donc
de lire les parties pertinentes de la section 1-1 en remplaçant le
mot air par le mot huile. Les fonctions logiques sont obtenues par
le branchement des distributeurs entre eux, puisque les modules
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
17
logiques mentionnés dans la section précédente n’existent pas en
hydraulique.
3 Technologie électromécanique
La technologie électromécanique est basée sur le courant
électrique. Les détecteurs devront envoyer un courant électrique et
les actionneurs devront réagir à la présence d’un courant
électrique. Le contrôleur logique devra aussi être constitué
d’organes utilisant le courant électrique pour réaliser des fonctions
Support du cours d’automatisation I
logiques.
3.1 Les capteurs
Les capteurs utilisés en technologie électromécanique sont
généralement des détecteurs de position, de pression, de
température, de niveau, etc. En fait, on peut détecter tout ce qui
est capable d’ouvrir ou de fermer un contact selon un mécanisme
quelconque.
a) Détecteurs de position
Les détecteurs de position, nommés aussi « interrupteurs de
fin de course » sont des capteurs mesurant la présence d’un objet
par contact avec un organe de commande qui peut être un galet,
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
18
ou autres dispositifs mécaniques du genre. Le contact est
généralement maintenu à sa position de repos par un ressort.
Classification
Apport énergétique
Capteurs passifs
Ils ont besoin dans la plupart des cas d'apport d'énergie extérieure
pour fonctionner (ex. : thermistance, photorésistance, potentiomètre,
jauge d’extensomètre appelée aussi jauge de contrainte). Ce sont des
capteurs modélisables par une impédance. Une variation du phénomène
physique étudié (mesuré) engendre une variation de l'impédance. Il faut
leur appliquer une tension pour obtenir un signal de sortie.
Capteurs actifs (ou capteurs directs)
On parle de capteur actif lorsque le phénomène physique qui est
utilisé pour la détermination du mesurande effectue directement la
transformation en grandeur électrique. C'est la loi physique elle-même
qui relie mesurande et grandeur électrique de sortie.
Type de sortie
Les capteurs et leurs conditionneurs peuvent aussi faire l'objet
d'une classification par type de sortie :
Capteurs analogiques
Support du cours d’automatisation I
La sortie est une grandeur électrique dont la valeur est une
fonction de la grandeur physique mesurée par le capteur. La sortie peut
prendre une infinité de valeurs continues. Le signal des capteurs
analogiques peut être du type :
sortie tension ;
sortie courant ;
règle graduée, cadran, jauge (avec une aiguille ou un fluide) ;
etc.
Quelques capteurs analogiques typiques :
capteur à jauge de contrainte ;
LVDT ;
thermocouple.
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
19
Capteurs numériques
La sortie est une séquence d'états logiques qui, en se suivant,
forment un nombre. La sortie peut prendre une infinité de valeurs
discrètes. Le signal des capteurs numériques peut être du type :
train d'impulsions, avec un nombre précis d'impulsions ou avec
une fréquence précise ;
code numérique binaire ;
bus de terrain ;
etc.
Quelques capteurs numériques typiques :
codeur rotatif incrémental ;
codeurs référentiels AA34.
Capteurs logiques
Ou capteurs TOR. La sortie est un état logique que l'on note 1 ou
0. La sortie peut prendre ces deux valeurs. Le signal des capteurs
logiques peut être du type :
courant présent/absent dans un circuit ;
potentiel, souvent 5 V/0 V ;
DEL allumée/éteinte ;
signal pneumatique (pression normale/forte pression) ;
etc.
Support du cours d’automatisation I
Quelques capteurs logiques typiques :
capteurs de fin de course ;
capteurs de rupture d'un faisceau lumineux ;
divers capteurs de position.
Type de détection
Détection avec contact (le capteur doit entrer en contact physique
avec un phénomène pour le détecter).
Détection sans contact (le capteur détecte le phénomène à
proximité de celui-ci).
II.3.3. Caractéristiques
Un capteur est caractérisé selon plusieurs critères dont les plus
courants sont :
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
20
la grandeur physique observée ;
son étendue de mesure (gamme de mesure) ;
sa sensibilité ;
sa résolution ;
sa précision ;
sa reproductibilité ;
sa linéarité ;
son temps de réponse ;
sa bande passante ;
son hystérésis ;
sa gamme de température d'utilisation.
Pour utiliser un capteur dans les meilleures conditions, il est
souvent utile de pratiquer un étalonnage et de connaître les incertitudes
de mesure relatives à celui-ci.
Support du cours d’automatisation I
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
21
CHAPITRE III : INTERFACCE
La console est un périphérique en communication directe avec une
unité centrale. Elle constitue aussi le pupitre de commande et de
signalisation. Il faut noter qu’il incorpore aussi en son sein les différents
preactionneurs qui nous permettent de commander nos différents
actionneurs.
Nous voyons par-là que la console doit porter une carte
électronique qui va jouer l’interface entre la partie opérative et la partie
commande. D’ où dans ce chapitre, nous verrons successivement les
composants électroniques et les différents circuits de base.
III.1. COMPOSANTS ELECTRONIQUES
Un composant électronique est un élément destiné à être assemblé
avec d’autres afin de réaliser une ou plusieurs fonctions électriques.
Leur assemblage est préalablement défini par un schéma
d’implantation.
III.1.1. CLASSIFICATION
Les composants électroniques se subdivisent en deux grandes
familles : les composants actifs et les composants passifs.
III.1.1.1. Les composants actifs
Support du cours d’automatisation I
Un composant actif est un composant électronique qui permet
d'augmenter la puissance d'un signal (tension, courant, ou les deux). La
puissance supplémentaire est récupérée au travers d'une alimentation.
On peut citer en majorité des semi-conducteurs, on y classe : transistor,
circuit intégré.
Nous classifions dans cette catégorie, la majorité des semi-
conducteurs par exemple : les transistors, les diodes, les circuits
intégrés…
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
22
III.1.1.2. Les composants passifs
Au contraire un composant est dit passif lorsqu'il ne permet pas
d'augmenter la puissance d'un signal (dans certains cas, il s'agit même
de réduire la puissance, souvent par effet Joule) : résistance,
condensateur, bobine, filtre passif, transformateur, ainsi que les
assemblages de ces composants.
Les composants passifs regroupent : Les résistances, les
condensateurs, les bobines, les filtres et assemblage de ces composants.
III.2. CIRCUITS ELECTRONIQUES DE BASES
Dans ce point, nous allons surtout voir les commutateurs, car ce
sont les circuits les plus utilisés dans le pilotage des processus
extérieurs.
III.2.1. Commutateurs à simple transistor
III.2.1.1.Sans diodes de protection
Schéma :
Support du cours d’automatisation I
12 V P
D K K
R
T
0V N
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
23
La diode D
C’est une diode à silicium, Elle peut être de type : 1N001, 1N4002,
1N4007. Elle protège le transistor T contre les tensions négatives
produites par la loi de Lens lorsque le transistor est bloqué.
Par rappel
di
e L
dt
Le relais K
C’est un relais solide qui souvent est de 400 , 12 V, 10A (5A). Il
joue le rôle du preactionneur qui commande l’actionneur A.
Le transistor T
C’est un transistor NPN, qui être de type BC547, BC107, BC108,
BC109, 2N2222, ...
Il est caractérisé par un gain appelé hfe. Il joue le rôle du preactionneur
qui commande le relais k.
La résistance R
Support du cours d’automatisation I
C’est une résistance qui permet de limiter le courant sur la base
de transistor T.
La formule qui permet de calculer la valeur de la résistance est :
vb v BE
R
Ib
Avec : Vb : La tension appliquée à la base
VBE : La tension de saturation du transistor
Ib : Le courant de la base, il est calculé par la formule ci-
dessous :
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
24
Ic
Ib Ic est le courant du collecteur.
hFE
Actionneur A
C’est n’ importe quel actionneur, il peut être une lampe, un moteur
électrique, un vérin, …
III.2.2. Avec diodes de protection diodes de protection
12 V P
D1 K K
D2 R
T
A
D3
0V N
Support du cours d’automatisation I
La diode D2
C’est une diode de type 1N4148, qui permet de protéger
l’ordinateur contre les tensions négatives.
La diode zener D3
C’est une diode zener de 5,1 V, elle nous permet de protéger
l’ordinateur contre les tensions supérieures à 5 V.
III.2.1.2 Commutateurs à Optocoupleur
III.2.1.2.1 Circuit pour faible courant
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
25
12 V
P
R1 IC
D1 K K
R2
T
A
D3
N
0
La résistance R1
Elle permet de limiter un courant d’environ 3 mA sur la LED
de l’optocoupleur. Par rappel une diode a besoin d’une tension de 1,5 à
2V pour fonctionner.
Elle est calculée par la formule suivante :
VCC VD
R1
ID
Support du cours d’automatisation I
Circuit intégré IC
C’est un optocoupleur de type CNY17 ou 4N25. Elle est composée d’une
LED (pattes 1,2) et d’un phototransistor (pattes 4,5). Son rôle est d’isoler
physiquement l’ordinateur et le reste de montage.
II.2.1.2.2. Circuit pour courant important
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
26
12 V
P
R1 IC
K
D K
R2
T1
T2
A
R3
N
0V
La résistance R3
R3 joue comme une extra résistance, elle a pour rôle de garantir que T2 ne
peut pas conduire quand il n’y a pas de signal sur l’optocoupleur.
Le transistor T1
Le transistor T1 qui de type BC547A, NPN n’est plus utilisé comme
preactionneur. Ici il est utilisé comme amplificateur du courant de la base du
transistor T2.
Support du cours d’automatisation I
Le transistor T2
T2 est un transistor NPN de puissance qui peut être soit de type TIP41C
(6A 100V), soit 2N3055 (15A 100V) ou n’importe quel autre transistor de
puissance.
Il contrôle le courant de la charge et joue le rôle de preactionneur qui commande
le relais K.
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
27
CHAPITRE QUATRIEME :
PARTIE COMMANDE
Nous savons qu’un ordinateur est prévu pour exécuter des
programmes, que ces programmes manipuleront des données, qu’ils
accéderont aux périphériques, etc. Les programmes sont représentés
par un nombre de bytes contenus en mémoire, les données sont aussi
représentées par de bytes contenus dans la même mémoire, il faut donc
les distinguer. Pour cette raison le microprocesseur contient des
registres qui sont des emplacements mémoires ayant un rôle spécifique.
IV.1. LES REGISTRES
Les registres sont des emplacements de mémoire situés à
l’intérieur du microprocesseur, ils sont au nombre de 14 et on peut les
repartir en quatre catégories : Les registres de segment, les registres de
données, les registres d’offset et le registre FLAG.
IV.1.1. Les registre de segment
Ils sont utilisés pour spécifier le segment de programme (zone
mémoire contenant les instructions du programme) et le segment de
Support du cours d’automatisation I
données (zone mémoire contenant les données). Ce sont les registres
suivants :
CS (Code Segment) : sera utilisé chaque fois qu'il s'agit d'une
adresse du « code » (du programme), c’est-à-dire de IP ;
DS (Data Segment) : sera utilisé chaque fois qu'il s'agit d'une
adresse de « données », c'est-à-dire des variables du programme,
autrement dit, tous les « registres de données » (AX, BX, CX, DX) et
également SI pour les « instructions de string » (voir « ES » ci-dessous) ;
SS (Stack Segment) : utilisé avec les registres SP et BP ; la pile sert
par exemple à garder en mémoire les contenus des registres CS et IP
lors de l'exécution d'instructions call ou des interruptions ;
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
28
ES : utilisé essentiellement avec le registre DI pour les
« instructions de string » (« string primitive instructions ») qui
permettent des transferts d'emplacements en mémoire contigus (« en
chaîne »).
IV.1.2. Les registre de données
Ils utilisés pour stocker des résultats temporaires. Ce sont les
registres suivants : AX, BX, CX, DX
AX " accumulator " l’accumulateur est privilégié pour y faire certaines
opérations arithmétiques ainsi que les opérations d’entrée/sortie
BX " base register " il est appelé registre de base car l’adressage en
mémoire peut se faire par son intermé.
CX " count register " est implicitement le registre compteurs de boucles
pour les instructions répétitives. (CL pour les opérations de décalage)
DX " data register " sert dans certaines circonstances d’extension à
l’accumulateur.
IV.1.3 Les registres d’offset (d’adresse)
Ils représentent un déplacement et sont donc liés à un registre de
Support du cours d’automatisation I
segment. Ils sont utilisés pour accéder aux emplacements mémoire. Ce
sont les registres suivants : SI, DI, BP, SP.
Registres dits d’index : SI " Source index"
DI " Destination index"
Registres de base BP " Base pointer"
SP " Stack pointer"
IV.1.4. Le registre FLAG
Ce registre contient les flags, ce sont des bits qui basculent d’un
état à l’autre en fonction des résultats de l’exécution d’opérations
arithmétiques ou logiques.
- Le flag Carry passe à 1 si une addition donne lieu à un report
- Le flag Signe passe à 1 si le bit le plus significatif du résultat vaut 1.
- Le flag Zéro passe à 1 si le résultat de la dernière opération est nul
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
29
- etc.
Ces flags servent entre autre aux instructions de sauts conditionnels
Il se subdivise en deux grandes parties : Le registre d’état et
le registre de contrôle.
IV.2. LE PORT PARALLELE
IV.2.1. Présentation
Le port parallèle du PC est l'un des plus intéressants, par ses
possibilités et sa simplicité de programmation. En effet il ne nécessite
aucun protocole de transmission (contrairement au port série), et les
niveaux électriques de ses broches varient entre 0 et 5V ce qui le rend
compatible directement avec les composants de technologies TTL.
Dans une communication parallèle, les données sont transférées
de l'émetteur au receveur par groupe de 8 bits, à travers 8 lignes (ou
circuits). La transmission va ainsi très vite (beaucoup plus vite qu'en
série) mais les prises sont plus encombrantes et, du fait que le protocole
de communication parallèle a été étendu (voir EPP et ECP ci-dessous),
les périphériques peuvent contenir plus d'électronique (i.e. être plus
chers) pour implémenter ce protocole.
Support du cours d’automatisation I
IV. 2.2. Principe de communication
Le standard IEEE 1284 (1994) définit 5 mode d'opération pour un port
parallèle :
1. Le mode compatible (Compatibility Mode, SPP)
2. Le mode Nibble (Nibble Mode)
3. Le mode Byte (Byte Mode)
4. Le mode Port Parallèle Amélioré (EPP)
5. Le mode Port aux Capacités Etendues (ECP)
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
30
Ceux-ci sont pour la plupart paramétrables dans le BIOS (setup).
Le mode EPP est présent sur la plupart des machines actuelles, et on le
préférera si l'on désire avoir les 8 bits de données en entrée et sortie, ou
on choisira le mode compatible SPP présent sur toutes les machines si
on désire avoir les 8 bits de données seulement en sortie.
Outre ces 8 lignes de données, le port parallèle dispose également de 4
lignes de contrôle (entrée/sortie) et 5 lignes d'état (entrée).
V.2.3. Connecteurs
Voici la numérotation des broches des deux principaux
connecteurs parallèles, SUB-D 25 broches du côté du PC et Centronics
36 broches du côté de l'imprimante :
Port parallèle (femelle) derrière un PC
Port parallèle mâle, côté câble vers imprimante
Support du cours d’automatisation I
Et voici maintenant les brochages de ces connecteurs :
LIGNE FONCTION N°DE BIT DIRECTION
1 Strobe 0 E/S
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
31
2 Data 0 0 S
3 Data 1 1 S
4 Data 2 2 S
5 Data 3 3 S
6 Data 4 4 S
7 Data 5 5 S
8 Data 6 6 S
9 Data 7 7 S
10 Acknoledge 6 E
11 Busy 7 E
12 Paper End 5 E
13 Select 4 E
14 Auto Feed 1 E/S
15 Error 3 E
16 Initialize 2 E/S
17 Select Input 3 E/S
18-25 Masse
Le port parallèle se subdivise en deux grandes parties :
Les registres de commandes (1 - 17) et les masses (18 - 25).
Outre les connecteurs déjà cités, voici la signification des quelques
connecteurs qui restent :
Support du cours d’automatisation I
connecteur 11 (busy) : si l'imprimante est occupée, elle va mettre
5 volts sur ce connecteurs. Quand elle sera prête, elle va diminuer
la tension à 0.5 volts
connecteur 12 (out of paper) : s'il n'y a plus de papier dans
l'imprimante, elle enverra 5 volts sur ce connecteur (aussi
longtemps qu'il n'y a plus de papier)
connecteur 15 (problems) : tout problème à l'imprimante diminue
la tension à 0.5 volts, pour indiquer à l'ordinateur que quelque
chose ne va pas
connecteur 17 (offline) : tant que le PC enverra 5 volts sur ce
connecteur, l'imprimante sera éteinte (à distance, donc)
connecteurs 18 à 25 sont reliés à la terre (cas communication uni-
directionnelle) et servent de références pour la basse tension (0.5
volts) ; dans le cas des communications bi-directionnelle, ces
connecteurs servent à envoyer des données
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
32
Figure 2.4. C'est le connecteur 12 qui va indiquer au système d'exploitation qu'il n'y a plus de
papier dans l'imprimante.
IV.2.4. PORT PARALLELE STANDARD (SPP)
Dans beaucoup de cas, l'interruption ne sera pas suffisante pour
piloter un périphérique connecté à l'interface parallèle. Il faut alors
gérer directement les ports d'E/S.
IV.2.4.1 Registres de commande
Cette interface se programme heureusement de manière très
simple : trois registres seulement sont nécessaires au contrôle total des
signaux. Si le PC possède plusieurs ports parallèles, il y aura autant de
groupe de trois registres que de nombre de port. Les trois registres sont :
le registre de données, le registre d'état, registre de contrôle.
IV.2.4.1.1 Registre de données
Il comprend les lignes suivantes : D0, D1, D2, D3, D4, D5, D6,
Support du cours d’automatisation I
D7.
IV.2.4.1.1.1 Adresse (RD)
En général si vous avez trois ports parallèles, le premier aura pour
adresse 888(378h), le second 632(278h) et le troisième 956(3BCh).
Néanmoins, ces valeurs ne sont pas universelles. Pour en connaître la
valeur, le BIOS possède une table à l'adresse 0040h:0008h comportant
les adresse de base des trois interfaces parallèles :
0040h:0008h : port de base du port parallèle n°1 (zéro si
inexistant)
0040h:000Ah : port de base du port parallèle n°2 (zéro si
inexistant)
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
33
0040h:000Ch : port de base du port parallèle n°3 (zéro si
inexistant)
Les adresses ci-dessus sont remplies par le POST (Power On Self
Test) au démarrage de l'ordinateur. Le POST ne laisse jamais
d'intervalle. Les numéros des ports parallèles peuvent être redéfinis en
changeant ces valeurs.
Pour trouver cette adresse, vous pouvez vous servir du programme
suivant :
Program adresse_registre_donnees ;
Uses crt ;
Var p :^word ;
Begin
Clrscr ;
P: =ptr(segment, offset) ;
Writeln(‘L’’adresse du registre de données est :’p^) ;
Readkey
End.
Support du cours d’automatisation I
Nb : segment et offset représentent respectivement, le segment et l’offset
de l’adresse du port.
IV.2.4.1.1.2 Valeur
La valeur d’une ligne du registre de données est calculée par la
formule ci-dessous :
valeur 2b Avec b : le numéro de bit
Au cas où on utilise plusieurs lignes, la formule devient :
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
34
n
valeur 2bi
i 1
IV.2.4.1.2 Registre d’état
Il comprend les lignes suivantes : Acknowledge, Busy, Paper end,
Select, Error.
IV.2.4.1.2.1 Adresse (RE)
L’adresse du registre d’état est calculée par la formule suivante :
RE RD 1
IV.2.4.1.2.2 Valeur
La valeur d’une ligne du registre d’état est calculée par la formule
ci-dessous :
valeur Ev 2 b
Au cas où n utilise plusieurs lignes, la formule devient :
n
valeur Ev 2bi
1
Pour trouver Ev, vous pouvez vous servir du programme suivant :
Support du cours d’automatisation I
Program etat_vide ;
Uses crt ;
Begin
Clrscr ;
Writeln(‘La valeur de Ev est :’port[RE]) ;
Readkey
End.
Nb : RE représente l’adresse du registre d’état
IV.2.4.1.3 Registre de contrôle
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
35
Il comprend les lignes suivantes :Strobe, Autofeed, Initialize,
Select input.
IV.2.4.1.3.1 Adresse (RC)
L’adresse du registre de contrôle est calculée par la formule
suivante :
RC RD 2
IV.2.4.1.3.2 Valeur
Pour trouver la valeur de lignes du registre d’état, vous pouvez
vous servir du tableau suivant :
Strobe Autofeed Initialize Select input Valeur
1 1 0 1 0
0 1 0 1 1
1 0 0 1 2
0 0 0 1 3
1 1 1 1 4
0 1 1 1 5
1 0 1 1 6
0 0 1 1 7
Support du cours d’automatisation I
1 1 0 0 8
0 1 0 0 9
1 0 0 0 10
0 0 0 0 11
1 1 1 0 12
0 1 1 0 13
1 0 1 0 14
0 0 1 0 15
IV.2.5. PROGRAMMATION
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
36
Il ne vous reste plus ensuite qu'à lire et écrire dans ces registres
à ces adresses pour commander directement les lignes du port
parallèle.
Ceci peut se faire de différentes manières.
IV.2.5.1. Langage haut niveau
L'accès aux différents ports est pris en charges dans certains langages
:
Langage Lecture sur un port Ecriture sur un port
QuickBasic valeur = INP (adresse_port) OUT adresse_port, valeur
valeur = INPORT
C/
(adresse_port) OUTPORT (adresse_port, valeur)
Borland
valeur = OUTPORTb(adresse_port,valeur)
C++
INPORTb(adresse_port)
Turbo-
Pascal valeur := PORT [adresse_port] PORT [adresse_port] := valeur
Delphi 1
Cependant les dernières versions de Delphi et C++Builder ne disposent
pas d'instructions dédiées, et on est alors obligé de recourir à
l'assembleur.
IV.2.4.2. Assembleur
Support du cours d’automatisation I
Pas de panique ! Ce n'est pas si difficile que ça pour cette
application, et voici les fonctions toutes faites dans les deux langages. Il
suffit de copier ces fonctions dans votre code et de les utiliser comme
n'importes quelle autre fonction :
Delphi :
Function lire_port(adresse_reg: Word): Byte;
Begin
Asm
mov DX,adresse_reg
in AL,DX
mov Result,AL
End;
End;
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
37
Procedure ecrire_port(adresse_reg: Word; valeur: Byte);
Begin
Asm
mov DX,adresse_reg
mov AL,valeur
out DX, AL
End;
End;
C++Builder :
unsigned char lire_port(unsigned short adresse_reg)
{
asm
{
mov DX,adresse_reg
in AL,DX
mov Result,AL
}
}
void ecrire_port(unsigned short adresse_reg, unsigned char valeur)
{
asm
{
mov DX,adresse_reg
mov AL,valeur
out DX, AL
}
Support du cours d’automatisation I
}
Le mot clé 'asm' informe le compilateur que les instructions qui suivent
sont en assembleur, l'instruction 'mov' sert à copier la deuxième valeur
dans la première, 'DX' et 'AL' sont des registres système, 'in' copie la
valeur du port d'adresse DX dans AL et 'out' copie la valeur de AL dans
le port d'adresse DX.
NB : Pour lire le port en écoute nous devons appliquer l’algorithme ci-
dessous :
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Port[AdressePort]=valeur
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
38
Support du cours d’automatisation I
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
39
IV.3. LE PORT SERIE (USB)
IV.3.1. Présentation
Le port série présente de nombreux avantage pour piloter les
applications à partir de l’ordinateur. Il est très protégé contre les fausse
manœuvres, il autorise la connexion et la déconnexion lorsque
l’ordinateur est sous tension, on trouve un courant de 10 Ma sur
chacune de ses broches et dans même ordinateur on peut utiliser
jusqu’à 256 ports séries.
Les niveaux électrique de ses broches varient entre -3 et -25v
(typiquement -12v) pour un niveau logique 1 et entre 3 et 25v
(typiquement 12v) pour un niveau logique 0. Ce qui rend compatible
avec les composants CMOS. Le codage utilisé ici est le RNZ (no return
to zéro).
L’envoi d’un octet commence par un bit star (niveau logique 0) suivi de
8 bits de l’octet, suivis ou non d’un bit de parité par 1,1/2 ou 2 bits stop
(niveau logique 1).
IV.3.2. Connecteur
Le port série utilise deux types de connecteurs : DB9 et DB25.
Les brochages de ces deux connecteurs sont donnés dans le
tableau ci-dessous :
N° DB9 N° DB25 FONCTION DIRECTION
Support du cours d’automatisation I
1 8 DCD E
2 3 RXD E
3 2 TXD S
4 20 DTR S
5 7 GROUND
6 6 DCR E
7 4 RTS S
8 5 CTS E
9 22 RI E
Lorsqu’on travaille dans la norme RS232, l’échange des données
s’effectue sur les lignes RXD et TXD. Et du fait qu’on utilise que trois
fils (RXD, TXD et GROUND), il faut relier DTR et RTS à CTS.
Ce port se subdivise en deux grande parties : la ligne (2 et 3) et le modem
(1, 4, 6, 7, 8, 9).
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
40
Les ports séries COM1, COM2, COM3 et COM4 ont respectivement pour
adresse 1016(3F8), 760(2F8), 1000(3E8) et 744(2E8).
Registres
Ce port contient 10 registres (UART 8250) reparties en 3 catégories :
Registre de contrôle
Registre d’état
Registre des données
Il faut encore noter que tous ces dix registres sont portés par 4
objets ci-après : Division Horloge, Données, Lignes, modem et
interruption. Dans Notre travail nous allons nous intéresser sur les
quatre premiers.
Le terme automatique et automatisation est de nos jours utilisé parfois
à tort et à raison, mais nous pouvons retenir de ce qui précède qu’il
désigne principalement un système dans lequel la présence humaine ou
l’intervention humaine a été supprimée.
Registres de division d’horloge et de données
Ces deux registres se partagent une même adresse. L’accès à l’un
ou l’autre est conditionné par l’état du bit7 du registre d’état de ligne.
Registre de division d’horloge
Adresse
L’adresse de ce registre est donnée par la formule ci-dessous :
BSRL=COM
Valeur
Support du cours d’automatisation I
A une valeur de ce port correspond à une vitesse bien déterminée.
Ce port est accessible si et seulement si le bit n°7 du port du registre de
contrôle de la ligne est activé. Le contenu de ce registre est détaillé dans
le tableau ci-dessous :
VALEUR VITESSE
6 19200
12 9600
24 4800
48 2400
96 1200
Ce registre est accessible si et seulement si le bit7 du registre LCR
est activé.
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
41
Registre des données
Ce sont des registres ou on peut recevoir (RBR) et envoyer (THR)
des données respectivement sur les lignes 2 et 3 du port série/
Ces registres sont accessibles si le bit7 du registre d’état de ligne n’est
pas activé.
Registres de Ligne
Ces sont des registres qui définissent le format des transferts des
données reçues et envoyées respectivement à travers les lignes 2 et 3.
Nous avons deux registres d’état : LCR (Registre de contrôle de ligne)
et LSR (registre d’état de ligne).
Registre de contrôle de ligne(LCR)
Adresse
La formule de son adresse est :
LCR=COM+
Valeur
La valeur se calcule de la même façon qu’au registre de données
du port parallèle. Les numéros des bits n’étant pas liés aux lignes du
port série, nous allons les expliquée au point suivant.
Rôle des bits
Bit0 et bit1 : ils représentent les nombres de bits des données (5, 6, 7,
8) selon les différentes combinaisons de ces bits.
Bit2 : Il représente le nombre de bits stop
Support du cours d’automatisation I
Si 0, 1bit de stop
Sinon :
Si b0b1=5 ; 1,5 bit de stop
Sinon 2 bits de stop.
Bit3 : il représente la présence du bit de parité
Bit4 : il représente une parité paire.
Bit5 : il représente un break forcé. S’il est activé, on envoi 0 sur tous les
bits à émettre.
Bit7 : il représente l’accès au registre de division d’horloge
Registre d’état de ligne(LSR)
Adresse
Son adresse est donnée par la formule ci-après :
LSR=COM
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
42
Valeur
Elle se calcule comme au registre d’état du port parallèle. Nous
pourrons aussi exploiter la notion de masquage en testant la valeur de
vérité de l’expression suivante :
Port [LSR] and 2b=2b
Rôle des bits
Bit0 : il spécifie qu’un octet est dans le tampon de réception
Bit1 : il spécifie une erreur d’écartement.
Bit1 : il spécifie une erreur de parité.
Bit1 : il spécifie une erreur de trame.
Bit1 : il spécifie une détection de break.
Bit1 : il spécifie que le tampon d’émission est vide.
Bit1 : il spécifie que le registre d’émission est inoccupé.
Registre de modem
Ils représentent les registres de commandes du modem. Ici les
numéros de bits sont liés aux lignes du port comme avec le port
parallèle.
Registre de contrôle du modem(MCR)
Il comporte les lignes suivantes : DTR (bit0) et RTS (bit1).
Adresse
La formule de son adresse est :
MCR+COM+4
Support du cours d’automatisation I
Valeur
Elle se calcule comme au registre de données du port parallèle.
Registre d’état du modem(MSR)
Il comporte les lignes suivantes : CTS (bit4), DTS (bit5), RI (bit6), DCD
(bit7).
Adresse
La formule est la suivante :
MSR=COM+6
Valeur
Elle se calcule comme au registre d’état de ligne.
Dll RSCOM
C’est une bibliothèque qui prend en charge la gestion des
échanges d’octets par le processus RS232 et la gestion individuelle des
lignes du port.
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
43
OPENCOM
C’est une procédure qui permet l’ouverture du port série. La
chaine à zéro terminal a est de la forme : a : = ’COMx :baud=x
parity=N/Y data=x stop=x’
Avec :
COMx : Le numéro de port série : COM1… COM256
Baud : la vitesse de traitement
Parity : la présence de bit de parité (N/Y)
Stop : nombre de bit de stop
Data : nombre de bits de données
CLOSECOM
C’est une procédure qui permet la fermeture du port série.
SENDBYTE (dat : integer )
C’est une procédure qui envoie un entier représentant l’octet à
envoyer
READBYTE ()
C’est une fonction qui renvoie un entier représentant l’octet a reçu.
CLEARBUFFER
C’est une procédure qui efface le contenu du buffer interne.
Support du cours d’automatisation I
DELAY (a)
C’est une procédure qui effectue une temporisation de a (réel)
second
RTS (d : Dword)
C’est une procédure qui commande la broche RTS
TXD (d : Dword)
C’est une procédure qui commande la broche TXD
RXD ()
C’est une fonction qui l’état de la broche RXD
CTS ()
C’est une fonction qui l’état de la broche CTS
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
44
DSR ()
C’est une fonction qui l’état de la broche DSR
DCD ()
C’est une fonction qui l’état de la broche DCD
RI ()
C’est une fonction qui l’état de la broche RI
NB : La valeur nulle ne corresponde à l’état logique 0 et la valeur non
nulle ne correspond à l’état logique 1.
Pour piloter un port USB comme un port série (port série virtuel), on
peut procéder de la façon suivante :
Brancher un adaptateur USB-série (RS232) sur le port USB. Configurer
l’adaptateur afin qu’il soit reconnu par l’ordinateur. Une fois qu’il est
reconnu, on peut alors le changer en port série en lui donnant une des
valeurs (COM1, COM2,…) de la manière suivante :
Menu contextuel sur l’adaptateur
Cliquer sur la commande propriétés
Cliquer sur l’onglet paramètres du port
Cliquer sur le bouton avancé…
Sélectionner une valeur dans la combobox « Numéro de port COM ».
Support du cours d’automatisation I
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
45
CHAPITRE CINQUIEME :
REALISATION ET CONCEPTION D’UN PROJET
D’AUTOMATISATION
Pour automatiser un système, nous aurons trois taches
suivantes : Etude préalable, étude fonctionnelle et la réalisation.
V.1. ETUDE PREALABLE
Cette tache se divise en 4 sous taches suivantes : étude de
l’existant, critique de l’existant, proposition des solutions, Choix de la
solution.
V.1.1. Etude de l’existant
Ici on décrit tout le système qu’on cherche à automatiser ou à
modifier
V.1.2. Critique de l’existant
Dans cette partie, on essaie de dégager l’anomalie du système, et
tous éléments nécessitant à ce que le système soit automatisé.
Support du cours d’automatisation I
V.1.3. Proposition des solutions
Apres avoir critiqué le système existant vous prouver à présent
proposer quelques solutions tant manuels qu’automatiques.
V.1.4. Choix de la solution
A ce niveau, vous pouvez maintenant choisir votre solution
optimale et essayer de justifier le dit choix.
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
46
V.2. ETUDE DETAILLEE
V.2.1. ETUDE STRUCTURELLE
Ce dans cette partie qu’intervient la conception du nouveau
système automatique. Comme la première tache, celle-ci aussi se divise
en 4 phases suivantes : la phase de définition fonctionnelle, la phase de
définition conceptuelle, la phase de définition physico – morphologique
et la phase de définition détaillée.
V.2.1.1. Phase de définition fonctionnelle
C’est une phase qui permet de préciser les fonctionnalités que doit
remplir l'objet ainsi que la modélisation fonctionnelle du besoin. On
étudie le système en fonction de son schéma bloc.
V.2.1.2. phase de définition conceptuelle
C’est une phase qui permet de préciser quels principes physiques
vont être utilisés pour remplir les exigences fonctionnelles.
V.2.1.3. Phase de définition physico-morphologique
C’est une phase qui permet de préciser quels éléments physiques
Support du cours d’automatisation I
et organiques sont requis pour réaliser les principes physiques retenus.
On étudie le système en fonction de son schéma de procédés.
V.2.1.4. Phase de définition détaillée
C ‘est une phase qui permet de décrire au niveau le plus bas les
interactions entre les pièces et leur mode de production. On étudie le
système en fonction de son schéma de circuit.
V.2.1.5. Conception de la console
Ici on essaie de concevoir la forme de la console qui va contenir
tous les éléments de notre circuit détaillée.
V.2.2. ETUDE FONCTIONNELLE
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974
47
V.2.2.1. L’algorithme
C’est la description fonctionnelle du nouveau système sous forme
d’algorithme.
V.2.2.2. Le grafcet
C’est la traduction de l’algorithme du point précédent en grafcet.
V.3. REALISATION
Après avoir fait l’étude du nouveau système, vous pouvez alors
passer à sa réalisation. Comme les deux premières taches, celle-ci aussi
se divise en 4 sous taches.
V.3.1. Dimensionnement des composants
Dans cette partie vous devez spécifier les caractéristiques de tous
composants utilisés dans votre système.
V.3.2. Dimensionnement de la console
Hormis la forme de la console, vous devez donner des mesures
Support du cours d’automatisation I
exactes avec lesquelles on peut facilement réaliser votre console.
V.3.3. Programme
Ici vous devez écrire l’algorithme détaillé (si nécessaire le
programme aussi) qui pilotera votre nouveau système.
V.3.4. Evaluation du cout
Dans cette partie, vous devez tracer un tableau dans laquelle vous
détaillez les coûts de tous éléments (Composants) utilisés dans votre
système.
A l’usage des étudiants de L2 Technique de Maintenance, Isipa/Matadi 2024
Par Djems Théophile Herthdy KIELA ingénieur en Informatique appliquée,
[email protected] ; +243 895615974