Techniques
d’intégration
numérique
Amine SALHI /Youssef TIMJIJT
1 Les trois techniques d'intégration numérique couramment
utilisées sont les suivantes
1.1 La méthode du rectangle (aussi appelée méthode du point milieu) :
Cette méthode divise l'intervalle d'intégration en plusieurs sous-intervalles de largeur égale et
approche l'aire sous la courbe en utilisant la valeur de la fonction au milieu de chaque sous-
intervalle. Elle suppose que la fonction est relativement constante sur chaque sous-intervalle.
1.2 La méthode du trapèze :
Cette méthode divise également l'intervalle d'intégration en sous-intervalles de largeur égale,
mais elle approche l'aire sous la courbe en utilisant une interpolation linéaire entre les valeurs
de la fonction aux extrémités de chaque sous-intervalle. Elle tient compte de la pente de la
courbe.
1.3 La méthode de Simpson :
Cette méthode utilise une interpolation quadratique entre les valeurs de la fonction aux
extrémités et au milieu de chaque sous-intervalle. Elle approxime la courbe par des segments
paraboliques, ce qui permet une meilleure précision par rapport aux méthodes précédentes.
2 Exemple de simulation numérique en utilisant Matlab pour
chaque méthode d'intégration
2.1 Méthode du rectangle (point milieu) :
function area = rectangleMethod (f, a, b, n)
h = (b - a) / n;
x = a + h/2;
sum = 0;
for i = 1: n
sum = sum + f(x);
x = x + h;
end
area = h * sum;
end
1
% Exemple d'utilisation
f = @(x) x^2 ; % Fonction à intégrer
a = 0 ; % Limite inférieure
b = 1 ; % Limite supérieure
n = 100 ; % Nombre de sous-intervalles
area = rectangleMethod (f, a, b, n) ;
disp(area) ;
2.2 Méthode du trapèze :
function area = trapezoidMethod (f, a, b, n)
h = (b - a) / n;
x = a;
sum = f(x);
for i = 2: n
x = x + h;
sum = sum + 2 * f(x);
end
sum = sum + f(b);
area = h/2 * sum ;
end
% Exemple d'utilisation
f = @(x) x^2 ; % Fonction à intégrer
a = 0 ; % Limite inférieure
b = 1; % Limite supérieure
n = 100 ; % Nombre de sous-intervalles
area = trapezoidMethod (f, a, b, n);
disp(area) ;
2.3 Méthode de Simpson :
2
function area= simpsonMethod (f, a, b, n)
h = (b - a) / n;
x = a;
sum = f(x);
for i = 1:(n/2)
x = x + h;
sum = sum + 4 * f(x);
x = x + h;
sum = sum + 2 * f(x);
end
sum = sum - f(b);
area = h/3 * sum ;
end
% Exemple d'utilisation
f = @(x) x^2 ; % Fonction à intégrer
a = 0 ; % Limite inférieure
b = 1; % Limite supérieure
n = 100 ; % Nombre de sous-intervalles (doit être pair)
area = simpsonMethod (f, a, b, n);
disp(area) ;
3 Étude comparative des trois techniques choisies
a. Précision : La méthode de Simpson est généralement plus précise que les méthodes
du rectangle et du trapèze, car elle utilise une interpolation quadratique pour
approximer la courbe. Elle fournit donc des résultats plus précis, en particulier pour les
fonctions avec des variations complexes.
b. Complexité : La méthode du rectangle est la plus simple en termes de mise en
œuvre, car elle ne nécessite qu'une évaluation de la fonction au milieu de chaque sous-
intervalle. La méthode du trapèze est légèrement plus complexe car elle nécessite deux
3
évaluations de la fonction aux extrémités de chaque sous-intervalle. La méthode de
Simpson est la plus complexe car elle nécessite trois évaluations de la fonction par
sous-intervalle.
c. Convergence : Les trois méthodes convergent vers la valeur exacte de l'intégrale
lorsque le nombre de sous-intervalles augmente. Cependant, la méthode de Simpson
converge plus rapidement que les méthodes du rectangle et du trapèze. Cela signifie
qu'avec un nombre fixe de sous-intervalles, la méthode de Simpson fournira une
meilleure approximation que les autres méthodes.
4 Conclusion
En conclusion, si la précision est primordiale, la méthode de Simpson est la plus appropriée.
Si la simplicité d'implémentation est un critère important, la méthode du rectangle est
préférable. La méthode du trapèze offre un compromis entre précision et complexité, mais elle
est généralement moins précise que la méthode de Simpson.
4
Conclusion générale
Il existe plusieurs techniques d'intégration numérique, notamment la méthode des rectangles,
la méthode des trapèzes, la méthode de Simpson et les méthodes d'intégration numérique
adaptative.
La méthode des rectangles est la plus simple. Elle consiste à diviser l'intervalle d'intégration
en plusieurs sous-intervalles de largeur égale, puis à approximer l'aire sous la courbe par des
rectangles dont la hauteur est donnée par la valeur de la fonction à un point de chaque sous-
intervalle.
La méthode des trapèzes est une amélioration de la méthode des rectangles. Elle utilise des
trapèzes au lieu de rectangles pour approximer l'aire sous la courbe. Chaque trapèze a pour
base la largeur d'un sous-intervalle et pour hauteurs les valeurs de la fonction aux extrémités
du sous-intervalle.
La méthode de Simpson est plus précise que les deux méthodes précédentes. Elle approxime
l'aire sous la courbe en utilisant des polynômes quadratiques pour chaque sous-intervalle.
Cette méthode nécessite un nombre impair de points pour être appliquée.
Les méthodes d'intégration numérique adaptative sont des techniques plus avancées qui
ajustent automatiquement le nombre de points utilisés en fonction de la complexité de la
fonction. Elles permettent d'obtenir une précision élevée tout en réduisant le nombre de points
nécessaires.
En conclusion, les techniques d'intégration numérique sont des outils essentiels en calcul
scientifique et en analyse numérique. Elles permettent de calculer numériquement des
intégrales et d'obtenir des approximations précises de l'aire sous une courbe. Le choix de la
méthode dépend de la précision souhaitée et de la complexité de la fonction à intégrer.