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STIMULATION

Le document traite des problèmes rencontrés lors du forage et de la production dans les puits, notamment les pertes de fluide, le coincement des tiges, et les déviations. Il aborde également des concepts fondamentaux tels que la porosité, la saturation, la pression, la perméabilité, et la mouillabilité des formations géologiques. Enfin, il décrit les endommagements pouvant affecter la perméabilité des réservoirs et leur impact sur la production.

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STIMULATION

Le document traite des problèmes rencontrés lors du forage et de la production dans les puits, notamment les pertes de fluide, le coincement des tiges, et les déviations. Il aborde également des concepts fondamentaux tels que la porosité, la saturation, la pression, la perméabilité, et la mouillabilité des formations géologiques. Enfin, il décrit les endommagements pouvant affecter la perméabilité des réservoirs et leur impact sur la production.

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Cour de:

-1-
1- LES PROBLEMES DE PUITS :
1-1 Les problèmes pendant le forage :

a- Pertes de fluide :

Il existe deux types de pertes :

• les pertes partielles : petite fissure provoquant la perte du fluide de circulation ; cette perte peut
être maîtrisée en ajoutant des additifs à la bentonite pour l'alourdir ;

• les pertes totales : grande fissure qui peut dépasser largement les 500 m horizontalement, cette
perte provoque la perte totale de la boue de forage, ce qui nécessite le forage à l'eau claire pour
limiter les pertes ; on peut aussi envisager une cimentation partielle de la partie fissurée.

Ces pertes proviennent essentiellement des fissures (formations compétentes fracturées) et cavités
(karsts) rencontrées au cours du forage.

b- Coincement des tiges dans le trou :

Le non verticalité du trou (cf. déviation), des éboulements et des tubes brisés ou déboités sont des
origines possibles du coincement des tiges de sondage dans le trou. Des objets qui tombent dans le trou et
des éléments fragiles de la colonne, qui se brisent, peuvent également conduire au coincement des tiges.

c- Dévissages impossibles, vissages trop serrés :

Un pas de vis mâle et un pas femelle peuvent rester coincés l'un dans l'autre. Il faut alors faire
appel à des machines particulièrement puissantes utilisant des vérins hydrauliques pour dévisser les deux
éléments.

d- Déviation :

Souvent dû au fait que les formations géologiques ont un certain pendage, la déviation des trous
de forage est assez fréquente. En tout premier lieu, il faut s'assurer de la verticalité du mat de forage qui
sert de guide au train de tige. L'inclinaison du mat peut au besoin être adaptée pour corriger une
déviation. La non-verticalité d'un forage est peu souhaitable, sauf dans le cadre de forage dirigés, les
carottages et la géotechnique.

e- Détachement d'une partie de la colonne de forage

Intentionnellement ou non, le foreur peut perdre une partie de la colonne de forage. Les causes
peuvent être diverses : une tige peut se ou doit être dévissée ou casser pour être remontée. Les outils de
repêchage servent à accrocher et remonter des trains de tiges ou autres morceaux qui se sont décrochés
et sont tombés ou coincés dans le trou de forage.

-2-
f- Éboulement

g- Sur-pression

2-2 LES PROBLEMES PENDANT LA PRODUCTION :

La pluparts des problèmes pendant la production dit les Endommagements :

-3-
2- RELATIONS UTILES DE RESERVOIR ET D’ECOULEMENT

Notions de base

Porosité

Définie comme le rapport du « volume libre » (volume des pores occupé en fait par les fluides :

gaz, huile, eau) au volume total considéré, simple échantillon ou gisement en vraie grandeur :

Porosité = =

Avec :

VT volume total :

VS volume solide de roche :

VP volume des pores.

On notera que la porosité d’une formation est la somme de la porosité interconnectée, ou porosité

effective / utile, et de la porosité isolée. Le diamètre des pores, variable, fait en général au maximum

quelques dizaines de microns. Ces pores peuvent cependant, dans des cas précis (carbonates), être très

gros ou même se présenter pour une large part sous forme d’une porosité de fracture dans des réservoirs

largement fissurés.

La porosité est exprimée en pourcentage du volume total.

Saturation

Définie, pour un fluide donné, comme le rapport du volume de ce fluide au volume des pores

considéré. On sait que l’on peut trouver dans les pores à la fois des hydrocarbures et de l’eau. Cette

dernière est restée piégée après mise en place des hydrocarbures lors de leur migration vers la surface,

-4-
arrêtée par une couverture imperméable. L’eau a en général elle repoussée contre les parois des pores

et/ou dans les petits pores (roche mouillable à l’eau) et constitue « l’eau interstitielle ». Celle-ci, qui n’a

pu être déplacée lore de la mise en place des hydrocarbures, n’est en principe pas mobile et ne participe

effectivement pas à la production d’un hydrocarbure présent dans une zone exploitée (fig.1.16b).

On a :

• Saturation en eau avec VW : volume de l’eau

• Saturation en huile avec Vo : volume de l’huile

• Saturation en gaz avec Vg : volume de gaz

Avec : Sw+So+Sg =1 et Vw + Vo + Vg = Vp

La saturation est donc exprimée en pourcentage du volume des pores.

On notera par ailleurs que dans un réservoir à huile avec une interface huile-eau, cet interface

n’est généralement pas très tranché et qu’il existe une zone de transition dans laquelle les saturations

respectives évoluent. Cette zone sera variable selon les réservoirs, mais oblige de prendre une garde de

sécurité quant à la cote des perforations à effectuer sur la partie à huile afin d’éviter une venue d’eau

intempestive. Cette sécurité concerne également le phénomène de coning en cours de production et

s’applique aussi au gaz. Bien entendu, ce que l’on appelle le « plan d’eau » sera susceptible de se déplacer

avec le temps.

Pression

On a pu dire « qu’un gisement d’hydrocarbures n’est en fait qu’une anomalie très localisée dans

un immense gisement d’eau qui se retrouve souvent très loin en affleurement en sur- face ». Grâce à la

connexion des pores, la phase liquide est continue et la pression peut se transmettre. Assez souvent donc,

la pression des fluides les pores d’un réservoir est équivalente à la pression hydrostatique d’une colonne

d’eau de gisement, selon le principe des vases communiquant.

-5-
Des exceptions existent. Ce sera par exemple le cas d’une « lentille » poreuse et perméable, isolée

dans un environnement imperméable. On aura alors une pression de gisement en correspondance avec la

pression géostatique et sa valeur sera sensiblement plus élevée que dans le cas précédent.

Rappelons pour mémoire qu’il existe une relation très simple pour calculer la pression d’une

colonne H (profondeur verticale) de fluide de densité d dans un puits, à savoir :

P= ( bar)

Perméabilité

Elle est caractérisée par l’aptitude à l’écoulement des fluides à travers les pores interconnectée

d’un réservoir supposé isotrope. Pour fluide monophasique, de viscosité µ, en écoulement laminaire et en

régime permanent, la perméabilité k est le coefficient de proportionnalité qui relie le débit Q de ce fluide,

à travers le surface S d’un échantillon de longueur dL, à la perte de charge ∆P nécessaire à cet

écoulement. On a alors la loi de darcy en écoulement linéaire :

Q=k

Si l’échantillon est entièrement saturé par un fluide monophasique utilisé pour mesurer la

perméabilité celle-ci est appelée perméabilité absolue et n’est pas fonction du fluide.

Si, par contre, la saturation de l’échantillon résulte de plusieurs phases fluides, la perméabilité à

l’un de ces fluides est appelée perméabilité effective. Elle est alors inférieure à la perméabilité absolue et

varie selon les variations de saturation de ce fluide.

On obtient expérimentalement le rapport de la perméabilité effective à la perméabilité absolue

pour une saturation donnée : c’est la perméabilité relative. On notera que la somme des perméabilités

relatives à l’eau, à l’huile et au gaz est inférieure à 100% car les effluents se gênent mutuellement et on

ne retrouve pas la perméabilité totale. Les retombées pratiques des perméabilités relatives sur

-6-
l’endommagement des roches peuvent être importantes si les pertes dans les couches en cours

d’opérations le sont elles-mêmes.

La perméabilité d’une formation varie avec la direction considérée. On distingue les perméabilités

verticale et horizontale ( Kv < Kh ) ainsi que les perméabilités parallèle et perpendiculaire au pendage.

Les valeurs de perméabilité peuvent être obtenues par mesures sur carottes. Dans ce cas, il faut

prendre en compte les conditions de pression dans les quelles la mesure est réalisée. Selon les roches en

effet, les valeurs obtenues peuvent être assez proches (grès consolidés non fissurés) ou très différentes

(grès peu consolidés, calcaires organo-détritiques) de la perméabilité réelle en conditions de gisement.

Ceci donne toute leur valeur aux mesures effectuées lors d’un essai de puits et donc en conditions de

fond.

La perméabilité est exprimée en darcy ou millidarcy (unité pratique). Elle a toutefois les

dimensions d’une surface et, dans le système international, l’unité est le mètre carré. On a alors :

I darcy = 0.987 x 10-12 m2 = 1( µm)2

Il convient de rappeler que l’altération, en plus ou en moins, de la perméabilité d’un réservoir sur

une certaine distance en modifie la valeur moyenne selon la relation suivante ( indics a pour la zone

altérée, e pour la zone vierge, m pour la valeur moyenne et w pour le puits) :

Mobilité

Le rapport de la perméabilité absolue k à la viscosité dynamique µ d’ un effluent caractérise sa

mobilité. Compte tenu des valeurs moyennes des viscosités des effluents, il est aisé de voir que la mobilité

du gaz est de loin la plus élevée, suivie par l’eau et enfin par l’huile.

Ceci n’est pas sans incidence sur la production des réservoirs de brut s’il y a des interfaces gaz-

huile et/ou huile-eau dans le puits. Cette notion est à relier à celle des perméabilités relatives ainsi qu’à la

-7-
mouillabilité car leurs effets peuvent éventuellement se conjuguer et contribuer à une production réduite

des couches à huile.

Mouillabilité

On peut définir la mouillabilité d’une roche comme son aptitude, dans des conditions données, à

être préférentiellement recouverte d’un film d’huile ou d’eau. Des agents tensioactifs, dits surfactants,

peuvent s’adsorber à un interface liquide-roche par exemple et changer éventuellement la charge

électrique sur cette roche.

Les molécules des agents tensioactifs ont en fait deux parties, l’une soluble dans l’huile et l’autre

dans l’eau, ce qui favorise leur accumulation à l’interface entre fluides ou entre fluide et solide.

Toutefois, ces agents auront généralement une plus grande affinité pour l’un ou l’autre : on les dira alors

solubles dans l’huile ou l’eau (fig.1.18), quelques –uns étant dispensables dans les deux. Ils pourront donc

selon les cas :

• Elever ou abaisser la tension superficielle ou interfaciale ;

• Modifier la mouillabilité de réservoirs et des matériels tubulaires ;

• Disperser ou floculer argiles et d’autres fines particules.

Par ailleurs, les états suivants sont reconnus come existant en général, bien que par fois à un degré

variable, dans les conditions normales de réservoir :

• Les sables et les argiles (grès) sont mouillables à l’eau et ont une charge de surface négative ;

• Les calcaires et les dolomies (carbonates) sont mouillables à l’eau et ont une charge de surface

positive pour un pH de0 à 8 ;

• Les roches ne sont pas mouillables au gaz.

Index de productivité

Pour un liquide, et avec les mêmes hypothèses de base, la loi de Darcy en radial circulaire s’écrit :

-8-
Q= x

D’où l’on peut tirer un index de productivité théorique.

Introduction à la liaison couche –trou

En écoulement transitoire au contraire (ouvertures, variations de débit, fermetures) l’évolution de

la pression dans la formation n’est plus affectée, après un temps très court, que par les zones lointaines,

donc exemptes de colmatage, et représentent de ce fait la formation vierge.

Par conséquent, l’interprétation des écoulements permanents et transitoires, réalisés au cours

d’un essai bien conçu, permet de se rendre compte de l’ensemble des phénomènes. Des corrections sont

apportées dans le cas des puits à gaz, ou des gisements à huile fissurés pour tenir compte de l’écartement

à la loi de Darcy (vitesses élevées près du trou). Ainsi que dans le cas d’écoulements polyphasiques

(compressibilité composites).

Le résultat final est qu’un essai de puits bien conduit et bien interprété permet d(obtenir au moins

quatre valeurs essentielles parmi celles qui ont été rappelées dans les paragraphes précédents, à savoir :

• Le skin effet total S et, par déduction, le colmatage S ;

• La pression statique du réservoir puits fermé ;

• L’index de productivité réel et donc le rendement de l’écoulement ;

• La perméabilité dite lointaine, ou perméabilité vierge in situ, en fait k effective à l’effluent

compte de l’eau interstitielle.

Au départ, ces résultats essentiels à l’ingénieur de réservoir le sont tout autant pour le responsable

de la liaison couche-trou. Ensuite, l’évolution de certaines caractéristiques des couches nécessite le

recours aux essais de puits de façon fréquente au début de leur exploitation. Méme de courte durée, il

sont « juges et arbitres » des situations présentes dans les réservoirs et, par suite, absolument

incontournables au méme titre que la connaissance minéralogique des roches comme celle de la nature

des effluents.

-9-
L’essai de puits est donc élément premier indispensable à tout travail sérieux sur les réservoirs.

On ne saurait trop insister sur ce point fondamental au niveau de la liaison couche-trou, faute de quoi les

décisions ne pourront étre prises que de façon aveugle.

Pertes de charge des liquides dans les conduites

En écoulement laminaire

En écoulement turbulent

- 10 -
3- TYPES ET ANALYSE DES ENDOMMAGEMENTS

I. Définitions:

L’endommagement représente toutes les incrustations ça soient minérales ou organiques

pouvant altérer la perméabilité naturelle par leur déposition à l’intérieur du réservoir ou en obturant

les perforations voir même le tubing de production.

Cet endommagement peu être localisé dans les différents parties du cheminement de l’effluent,

allant du réservoir jusqu’en surface.

Dans ce chapitre nous passerons en revu la nature des endommagements, leurs origines, leurs

localisations ainsi que les conséquences des endommagements sur la production, en se basant sur les lois

d’écoulement à travers les milieux poreux.

II. localisation des endommagements :

L’endommagement est définit comme étant un obstacle empêchant l’écoulement des fluides du

réservoir vers le puits, le schéma ci-dessous (Figure I.1) illustre parfaitement les zones de

l’endommagement tenant compte de la configuration du puits.

a. Au fond du puits :

Généralement, on trouve des dépôts constitués par des sédiments d’origine diverses (particules

issues de la formation, produits de corrosion des équipements) ou des précipités (sels, paraffines,

asphaltènes).

b. A la paroi du puits :

Cake externe : le cake est formé de particules solide minérales ou organiques déposées lors du

forage sur la paroi du trou, consolide les parois du puits, réduit l’infiltration de la boue dans la

formation.

- 11 -
Son élimination se fait mécaniquement par grattage ou chimiquement par lavage aux solvants ou aux

acides.

c. Aux abords des puits :

Le cake interne : le cake interne est constitué par de fines particules solides provenant de la boue,

du ciment et des fluides de complétion, se localise dans une très mince couronne aux abords immédiats

du puits et bloque les pores, rendant le milieu peu perméable.

La zone envahie : au-delà du cake interne se trouve la zone envahie par les filtrats de la boue et du

ciment, qui vont modifier l’environnement naturel du milieu poreux. On peut ainsi observer :

Changement de la mouillabilité ;

Formation d’émulsions ;

Gonflement et ou délitage des argiles ;

Précipitations diverses (minérale et parfois organiques) en cas d’incompatibilité d’un filtrat avec

les fluide en place.

d. accumulation des particules :

Diverses types de particules organiques résultent des modifications des conditions

thermodynamiques liées à la production, peuvent être la cause de colmatage du réservoir.

Figure I.1: Localisation des endommagements.

- 12 -
III. Origine des endommagements:

Le diagnostique de l’origine et de type de l’endommagement est vitale pour le choix d'un bon

traitement, plusieurs causes sont à l'origine de l'endommagement empêchant ainsi les puits de produire

avec un potentiel optimum. Ces facteurs peuvent être soit apparentés à la production même, soit aux

opérations Work – over, snubbing et les opérations de forage.

Les différentes causes des endommagements sont les suivent :

A. Endommagements dû à la formation :

Cet endommagement est la cause principale d’abaissement de la productivité des puits. Il est

caractérisé par deux importants paramètres, sa composition et sa localisation.

La maîtrise de ces derniers représente la clé de la réussite d’un traitement par acidification ;

par le choix des fluides appropriés et les méthodes de placement.

Dans le domaine pétrolier on retrouve plusieurs types d’ endommagements plus ou moins

difficile à enlever par le procédé d’acidification, parmi les quel nous citerons :

a. Dépôts de sel :

Le chargement de température et de pression associé a la production, engendre la précipitation de

sels des fluides de formation richement salés. Ce genre de précipitation cause un endommagement de la

matrice et un bouchage des perfos voir même du tubing de production.

Les dépôts de sel, peuvent être facilement dissous par l’injection d’eau douce à travers un

concentrique ; mais cette eau incompatible avec l’eau de la formation peut engendrer la formation d’un

autre type de dépôts, qui est le BaSO4 (sulfates de Baryum).

b. dépôts organiques (asphaltènes ) :

Les dépôts d’asphaltènes, spécialement dans les zones lA, lB, lC et 2, cause un problème de

production très sérieux, Ces dépôts se localisent dans le tubing les crépines, au niveau des perforations et

dans a formation.

- 13 -
Bien que les mécanismes de déposition des asphaltènes soient nombreux, les facteurs suivants sont

mis en évidence par les experts pour expliquer cette floculation :

Les asphaltènes peuvent se déposer partout (matrice, perfos, tubing) à cause du changement des

conditions thermodynamiques (température ou/et pression) ;

Le mouvement de l’huile dans la matrice durant la production peut créer un champ électrique qui

dépond de son débit d’écoulement, Ce genre de champ peut activer l’entassement des asphaltènes ;

Les sels contenus dans les eaux du cambrien forment des sites d’accumulation pour les asphaltènes .

c. dépôts des paraffines :

Contrairement aux asphaltènes, la précipitation des paraffines est favorable quand il y a une baisse

de pression et de température durant la production. Ils sont plus probables de se déposer dans le tubing.

d. Dépôts des sulfates :

Les sulfates sont des dépôts difficiles à enlever chimiquement. Ils se forment principalement à cause

de l’incompatibilité entre les eaux d’injection, soit pour adoucissement des puits salés ou pour le

maintien de pression, et l’eau de formation, Ils peuvent être présents dans le tubing, dans les

perforations et même dans la formation.

Les dépôts de sulfates les plus courants sont : BaSO4, CaSO4, SrSO4, on peut réduire ces dépôts

par l’ajout d’un anti dépôts (D32) ou par l’injection sous pression d’un produit nouvellement utilisé, le

SULFASTIM.

e. Migration des fines :

Les particules endommageantes qui viennent d’habitude du réservoir, peuvent déplacer et migrer

avec la production du fluide et boucher les abords du puits causant ainsi une réduction de la production.

f. Gonflement des argiles :

Les gonflements des argiles est un autre type d’endommagement. Ce dernier est dû à l’invasion du

filtrat à base d’eau des forages, Work-over et les fluides de complétion,

- 14 -
Ce qui peut troubler l’équilibre enter l’eau de formation et les argiles, qui se gonflent et réduisent

ainsi sévèrement la perméabilité. D’autres types d’argiles comme la kaolinite l’Illite et le chlorite peuvent

être dispersés et bloquent par la suite le canal du pore.

B. Endommagement dû aux opérations sur puits (forage, WO et Snubbing) :

Pour des normes de sécurité les opérations de forage, work-over et par fois de snubbing sont

exécutées et tuant le puits et ceci en utilisant une boue à base d’huile qui peut provoquer un

endommagement sévère :

Le colmatage de perforation :

Au cours des opérations de WorkOver ou de Snubbing, un filtre cake se forme toujours dans les

perforations.

Changement de mouillabilité :

La mouillabilité est l’aptitude des parois à être recouverte préférentiellement d’un film d’huile ou

d’eau. Les solvants et les tensioactifs présents surtout dans le filtrat des boues à émulsion inverse

(utilisés pour prévenir la formation de Sludge ou d’émulsion) peuvent altérer la mouillabilité de la

roche, la formation devient donc mouillable à l’huile se qui diminue la perméabilité relative à l’huile.

Water Block :

Le phénomène de water Blocking peut être défini comme un obstacle au flux des fluides de

réservoir et il est causé par l’augmentation de l’eau aux abords du puits ainsi cette augmentation se

traduit par une baisse de perméabilité relative à l’huile ou gaz.

Il se traduit par suite de l’invasion de la boue dans la formation au cours du forage ou pendant les

travaux chantier (work Over,Snubbing) ou bien pendant la production avec WOR élevé. Le water block

a autant de chances de se produire que :

• La perméabilité de la couche est plus faible ;

• La pression de la couche est moins élevée.

- 15 -
Un water block est traité généralement par la réduction des tensions entre les phases, l’utilisation

des tensioactifs permet de réduire les tensions inter faciales (water/oil) et l’utilisation des acides

alcooliques permet du réduire par conséquent les tensions superficielles (water/gaz).

Formation d’une émulsion :

L’invasion de la formation par le filtrat de boue provoque la formation d’une émulsion visqueuse

avec les fluides de formation, ce qui engendre par conséquent l’arrêt de la production (l’arrêt de

l’écoulement des fluides de la formation vers le fond de puits à cause de la viscosité de l’émulsion).

Il existe différents types d’acides pour éliminer les différents types d’endommagement causés par

les silts et les argiles ; les « Mud acid » et les « Clay acid » sont les principaux.

C. Endommagement dû aux perforations :

La plus part des opérations de perforation sont en over –balance ce qui conduit à la formation

d’un filtrat de cake dans les tunnels de perforation causant ainsi un skin et une baisse de pression aux

aborde des puits.

D. Invasion du filtrat de ciment :

Durant la cimentions du liner, le filtrat de ciment peut envahir la matrice causant ainsi un

endommagement.

E. Endommagement dû à la stimulation :

Dans le cas d’une acidification, l’endommagement est causé par des réactions secondaires si l’acide

utilisé n’est pas évacué à temps (très rapidement).

Après une fracturation hydraulique, la fracture soutenue peut être bouchée partiellement par le

fluide transportant les agents de soutènement (gel de frac).

F. Endommagement dû à l’injection d’eau :

- Saturation en eau aux abords du puits si le débit d’injection n’est pas bien contrôlé (water block).

- 16 -
- Blocage par des dépôts de sulfates (scale) du à l’incompatibilité de l’eau d’injection et celle de la

formation.

En conclusion, l’identification du type d’endommagement est l’une des clefs de la réussite d’un

traitement par acidification.

- 17 -
4- EVALUATION DE L’ENDOMMAGEMENT AU MOYEN DES ESSAIS

DE PUITS :

DÉTECTION DES ENDOMMAGEMENTS :

Plusieurs méthodes d’usage très classique sont disponibles dont nous retiendrons :

Echantillonnage et analyses de laboratoire,


Essais de puits,
Historique complet des puits,
Analyse du système de production.
Diagraphie de production (PLT …)

1 Echantillonnages et analyses de laboratoire :


La connaissance des caractéristiques d’un endommagement facilite non seulement sa détection mais
permet d’en identifier les causes exactes et par conséquent de choisir une solution appropriée. Cela ne
peut mieux être réalisé que sur des échantillons suffisamment représentatifs de la roche réservoir et de
ses effluents.
2 Essais de puits :
Les essais de puits avec de bonnes remontées de pression sont un moyen privilégié de
renseignements pour apprécier si une diminution de la production des réservoirs existe. On sait toutefois
que le skin total «S » englobe des facteurs parasites (pseudo skins) qu’il faut retrancher pour s’avoir si
un réel colmatage existe.
Les essais de puits fournissent aussi d’autres renseignements dont la connaissance est primordiale :
évolution de la pression statique de couche, perméabilité vierge en condition de fond qui peut différer
notablement des mesures faites en surface, index de productivité et rendement de l’écoulement.

3 Historique complet du puits :


L’historique d’un puits, est une source primordiale d’informations pour aider à détecter les causes
d’endommagement.

4 Diagraphies de production (PLT, …):


Les diagraphies de production jouent un rôle très important pour la détection des
endommagements. Le PLT par exemple permet de savoir la participation de chaque banc perforé à la
production totale du puits, donc une bonne localisation de l’endommagement.

- 18 -
NOTION DE SKIN (COEFFICIENT D’ENDOMMAGEMENT) :
1 Définition :

Le skin « S » représente le degré d’endommagement total d’un puits sans toute fois différencier
l’endommagement matriciel (que l’acidification peut être une solution) de l’endommagement secondaire
causé par la configuration du puits : le Pseudo-Skin. C’est un facteur sans dimension -déterminé par des
essais de puits- qui traduit la liaison entre le réservoir
et le puits.

Le skin représente une perte de charge


supplémentaire (∆Pskin) localisée aux abords du puits.

S > 0 si la couche près du puits est colmatée


(perte de charge additionnelle)
S < 0 si la couche près du puits est améliorée.

2 Origine de skin :

Le skin a plusieurs origines dont les plus importants sont :

Les perforations : Le modèle du puits idéal suppose que son


contact avec la formation s’étend sur 360º, mais avec des
perforations on conçoit fort bien que la production soit forcée à
travers les seules ouvertures.
Il en résulte une perte de charge qui se traduit par le skin
"Sp" appelé coefficient d`effet pariétal et qui est en fonction du
nombre des perfos et de leurs répartition.

La pénétration partielle : La perforation d’une partie seulement de la hauteur du puits provoque une
restriction des lignes d’écoulement aux abords du puits. Elle contribue à l’existence d’un skin positif
(pseudo skin "Sc") qui varie en fonction de l’épaisseur de la formation, du diamètre du puits et de la
hauteur perforée.
Endommagement global : Dans tous les cas, les pertes de charges additionnelles, localisées aux abords du
puits (matrice), peuvent être traitées comme un skin. Donc le skin qui sera mesuré au cours d`un test, est
une résultante de tous ces skins. S = Se + Sp + Sc
Se : l’endommagement réel aux abords du puits (matrice) ; Sp : la perte de charge due aux
perforations ; Sc : l’étranglement de l’écoulement dû à la pénétration partielle.

- 19 -
3- Effet de skin sur la perméabilité :
1- Définition de la perméabilité :
La perméabilité est le paramètre clé pour le producteur. La
perméabilité caractérise l'aptitude qu'a une roche à laisser s'écouler
des fluides à travers ses pores. La perméabilité (k) est le coefficient de
proportionnalité qui relie le débit (Q) d'un fluide de viscosité (µ) qui
passe à travers un échantillon de roche de section (A) et de longueur
(dx), à la chute de pression (dP) nécessaire à son passage .
La loi de Darcy relie ces paramètres s’écrit, en négligeant l’effet de gravité, comme suit :
La loi de Darcy suppose que :

- Il y a qu’un seul fluide présent (écoulement monophasique).


- Le régime d’écoulement soit laminaire.
- L’écoulement est permanent.
- Le milieu soit homogène et isotrope.
- Le fluide est incompressible.

2- Effet de skin sur la perméabilité :


Le rayon re et la perméabilité Ke de la zone
endommagée sont reliés au Skin par l’expression Fig Influence
du skin sur la
de Hawkins :
perméabilité

S : skin ; K : perméabilité du réservoir (zone non endommagée) ;


Ks : perméabilité de la zone endommagée ; rs : rayon de la zone endommagée ; rw : rayon du puits.
On voit que si :
S > 0 : La perméabilité de la zone voisine du puits est inférieure à celle du reste de la formation
(cas d’un endommagement) ;
S < 0 : La perméabilité de la zone voisine du puits est supérieure à celle du reste de la formation
(cas d’une amélioration par stimulation) ;
S = 0 : K = Ks (pas d’endommagement).
4- Effet de skin sur la productivité :
1- Notion de l’indice de productivité :
L’indice de productivité (IP) d’un puits est défini comme le débit associé à une dépression entre le
fond du puits et le gisement, c’est un potentiel du puits et s’exprime pour un cas d’un liquide dans un
écoulement radial circulaire, régime permanent par :

- 20 -
Il existe deux types d’IP :

• IPr : productivité réelle en (m³ /h)/ (Kg /cm²);


• IPth : productivité théorique de même dimension.
L’indice de productivité théorique (IPO) est donné par :

Où: α : coefficient dépend des unités utilisés.

h : la hauteur de la couche productrice k : la perméabilité

µ : la viscosité du fluide β : facteur volumétrique de fond

re : le rayon de drainage rw : le rayon de puits

En ce qui concerne le puits réel, l’ensemble des perturbations aux


abords du puits est regroupé sous la forme de terme "S" (skin factor)
de la manière suivante :
On définit le rendement d’écoulement (Re) comme étant le
rapport entre le débit réel obtenu et le débit théorique que
donnerait le puits idéal dans les mêmes conditions de fond :
En pratique Ln (re/rw) est souvent compris entre 7 et 9, d’où la
forme simplifiée :

Remarque : Un skin de 7 à 9 correspond donc à une capacité de débit diminuée de moitié. Inversement,
un skin de –3.5 à – 4.5 (suite à une stimulation par exemple) correspond à une capacité de débit
multipliée par deux.

2- Effet de skin sur la productivité :


La connaissance de l’IPR (Inflow Performance Relationship) et l’équation de Hawkins sont
essentielles pour comprendre l’effet d’endommagement (SKIN) de la formation sur la productivité du
puits.

Pour un puits d’huile l’équation d’IPR s’écrit :

Où : q : débit d’huile conditions de fond (bbl/day) ; K : perméabilité (md) ;

rw : rayon du puits (ft) ; h : hauteur du réservoir (ft) ;

S : skin total (sans dimension) ; µ : viscosité d’huile (cp) ;

β : facteur volumétrique de fond (bbl/STB). PG : pression de gisement (psi) ;

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Pwf : pression de fond dynamique (psi) ; : rayon de drainage (ft) ;

S=8
S=4
S=0
S=15

S=12

Fig Influence du skin sur la productivité

EXPRESSION DE L’ENDOMMAGEMENT :

1- Puits idéal : On définira un puits idéal comme un puits de rayon a, ouvert sur toute la hauteur h
de la couche dont la perméabilité K n’a pas été altérée. Si après un temps T de production à un
débit constant QF on ferme le puits, l’évolution de la pression au fond du puits PWF(t), à l’instant
∆t) pourra s’écrire comme suit :
(T+∆

La représentation graphique en cordonnées semi-logarithmiques de la variation de pression est une


droite dont la pente permet de calculer la transmissivité du réservoir.

Fig. Evolution de la pression de fond après fermeture du puits (cas du


puits idéal)

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2- Puits endommagé : Dans le cas d’un puits endommagé la transmission de la pression n’est pas
uniforme à travers tout le réservoir, elle est affectée par l’hétérogénéité locale se trouvant aux abords
immédiats du puits (de 3 à 5 ft), à savoir que la perméabilité aux abords du puits KS devient différente de
la perméabilité lointaine K.

En conséquence toute diminution de perméabilité aura un effet similaire à une perte de charge
additionnelle "∆Ps" aux abords du puits du à l’effet pariétal (effet de skin).

Fig. Evolution de la pression de fond après fermeture du puits

(Cas du puits endommagé)


Dans la pratique, la courbe d’évolution de pression d’un puits ne coïncidera pas avec la courbe
d’un puits idéal. La figure ci-dessous montre la chute de pression due à l’endommagement.

P r e s s io n

Pg

P w f id e a l
Zone
E ffet d e pa roi
d ’e n d o m m a g e m e n t
P S k in
S k in > 0

P w f ré e l
rw
r

Fig. Présentation de la chute de pression due à l’endommagement

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3- Expression de l’endommagement :

Une des expressions de l`endommagement peut être le rapport :

La perte de charge due à l’effet de skin est la différence entre la pwf idéal et la pwf réelle :

Cette perte de charge est calculée par l’équation suivante : ΔPskin = S


Avec : a est un constant dépend des unités utilisés :

a = 1/2 Π (en unités SI)

a = 141,2 (en unités pratiques US)

a = 18,66 (en unités pratiques métriques)

Si l’on introduit l’effet de paroi dans l’expression de la pression de fond du puits en système infini, on
obtient :

Ceci signifie que la pression de fond de puits est inférieure de : à la pression sans effet de

paroi.

On peut calculer l’effet de paroi (le skin) et la perte de charge à partir des résultats des tests de
remontée de pression (Build-up), qui nous donne l’évolution de la pression du fond en fonction du temps
pendant la fermeture du puits.

Remarque : la méthode de HORNER pour l’interprétation de Build-up est expliquée dans l’annexe.

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