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Le document traite des instruments d'analyse du commerce extérieur, des mouvements de capitaux, et des politiques commerciales, notamment le protectionnisme et l'échange inégal. Il souligne les avantages et inconvénients du protectionnisme, ainsi que ses implications sur l'économie mondiale, en citant des exemples de pays comme les États-Unis et la Chine. La théorie de l'échange inégal est également explorée, mettant en lumière les déséquilibres entre les pays développés et en développement, et les conséquences de ces inégalités sur le commerce international.

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Le document traite des instruments d'analyse du commerce extérieur, des mouvements de capitaux, et des politiques commerciales, notamment le protectionnisme et l'échange inégal. Il souligne les avantages et inconvénients du protectionnisme, ainsi que ses implications sur l'économie mondiale, en citant des exemples de pays comme les États-Unis et la Chine. La théorie de l'échange inégal est également explorée, mettant en lumière les déséquilibres entre les pays développés et en développement, et les conséquences de ces inégalités sur le commerce international.

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ECONOMIE INTERNATIONALE FINAUX

1/ LES INSTRUMENTS D’ANALYSE DU COMMERCE EXTERIEUR

2/ LES MOUVEMENTS DE CAPITAUX

AXE 3 : LES POLITIQUES COMMERCIALES

3.1/ LE PROTECTIONNISME

3.2/ L’ECHANGEE INEGAL

3.3/ LES POLITIQUES COMMERCIALES ACTUELLES

AXE 4 : LES THEORIES DE L’ECONOMIE INTERNATIONALE

4.1/ L’APPROCHEE CLASSIQUE : LA THEORIE DES AVANTAGES COMPARATIFS

4.2/ L’APPROCHE NEO-CLASSIQUE OU MODELES A FACTEURS SPECIFIQUES

4.3/ LA THEORIE DE L’ECHANGE INEGAL

3.1/ LE PROTECTIONNISME ET LE LIBRE ECHANGE :

 Le libre-échange défend l’ouverture au commerce international en supprimant


les barrières à la circulation des marchandises et des capitaux. L’augmentation
de la concurrence et de la taille des marchés est censée favorable à
l’innovation et à l’investissement tout en réduisant les coûts pour les
consommateurs.
 Le protectionnisme consiste au contraire à mettre en place des droits de
douane, des quotas d’importation ou encore des normes spécifiques pour
diminuer les importations. Il vise à favoriser les entreprises et travailleurs
nationaux mais il peut, au final, pénaliser les consommateurs, l’investissement
et l’innovation.

Le protectionnisme est une politique économique liée à la doctrine économique du


mercantilisme, qui a prédominé du XVIe au XVIIIe siècle. Cette doctrine soutenait
que la richesse d'une nation dépendait de sa capacité à accumuler des réserves d'or et
d'argent, ce qui nécessitait un excédent commercial (exportations supérieures aux
importations).

Le protectionnisme est également associé à certaines formes de nationalisme


économique, qui privilégient les intérêts économiques d'un pays face aux influences
extérieures. Plus récemment, il peut être lié à des approches keynésiennes, où l'État
intervient pour soutenir l'économie nationale et protéger les emplois locaux.

Ainsi, bien que le protectionnisme ne soit pas limité à une seule doctrine économique,
il s'enracine souvent dans des philosophies qui promeuvent l'intervention de l'État
dans l'économie pour protéger les intérêts nationaux à travers l’instauration des
barrières tarifaires et non tarifaires, vise à limiter les importations de biens et de
services afin de favoriser ou de protéger la production nationale de la concurrence
étrangère et ainsi rééquilibrer la balance commerciale. La principale barrière tarifaire
est le droit de douane. L’objectif de cette mesure est d’augmenter le prix des
produits importés afin d’en décourager la consommation. Les autres instruments du
protectionnisme sont des mesures non tarifaires comme l’embargo commercial
(imposer une interdiction d’importer certains produits), les contingentements
d’importation (fixer des quotas d’importations), les barrières réglementaires
(imposer le respect de normes techniques, sanitaires ou environnementales aux
produits importés afin d’en augmenter le coût ou d’en rendre impossible
l’importation).

POURQUOI LE PROTECTIONNISME ? AVANTAGES ET


INCONVENIENTS ;

L’adoption d’une politique protectionniste peut avoir pour objectif de protéger


certains secteurs économiques comme les industries naissantes qui ne sont pas assez
compétitives pour affronter la concurrence internationale, laisser le temps à des
activités vieillissantes de se reconvertir ou bien encore de sauvegarder l’emploi dans
les secteurs menacés.

À l'inverse, le protectionnisme peut conduire à une guerre commerciale entre les


nations (mesures de représailles des autres pays, boycott), à l’isolement de l’économie
nationale, à une augmentation des prix préjudiciable pour les consommateurs et les
entreprises, à retarder les avancées technologiques, à la perte de compétitivité des
entreprises, à une augmentation du chômage, etc.

Plusieurs pays comme les ETATS-UNIS, la CHINE, L’INDE, LA RUSSIE et LE


BRESIL adoptent une politique protectionniste, motivés par différents facteurs
économiques, sociaux et politiques.

États-Unis : Sous certaines administrations, comme celle de Donald Trump, les États-
Unis ont imposé des tarifs élevés sur des importations provenant de pays comme la
Chine, pour protéger les industries locales, réduire le déficit commercial et relancer
l'emploi.

Le Centre d'études prospectives et d'informations internationales (CEPII) analyse les


conséquences des mesures protectionnistes annoncées par Donald Trump. La mise en
place de droits de douane universels pourrait entraîner une "guerre commerciale
mondiale en 2025", une perte de PIB mondial et un redéploiement général du
commerce international.

Le CEPII a publié, en novembre 2024, une analyse qui anticipe les conséquences de
l'instauration des droits de douanes évoquée durant la campagne présidentielle par le
candidat républicain Donald Trump.Ses objectifs sont de :

 “punir la Chine" pour ses pratiques déloyales ;


 rééquilibrer la balance commerciale du pays ;
 réindustrialiser le pays ;
 renforcer la sécurité nationale.
Pour atteindre ces objectifs, Donald Trump propose de rehausser de 10%,
voire de 20% la protection douanière sur tous les produits en provenance
de tous les pays. Il a annoncé une augmentation plus élevée, de 60%, sur les
importations en provenance de Chine. Il envisage, grâce à cette manne, de
supprimer l’impôt fédéral sur le revenu.
Quant au Mexique, il a pour idée de lui imposer une taxe de 200% sur les
importations de voitures électriques produites par les entreprises chinoises
installées au sud du Rio Grande, le fleuve qui sert de frontière entre les deux
pays. Le président élu a par ailleurs ajouté vouloir mettre en place, pour les pays
qui abandonneraient le dollar dans les transactions internationales, un droit de
douane de 100%.

Quelles conséquences possibles ?


Le CEPII utilise un modèle de prévision dans lequel les droits de douane sont
appliqués en 2025 et les résultats sont reportés en 2030, peu après la fin du mandat de
Donald Trump. Son analyse fait apparaître une diminution du produit intérieur
brut (PIB) mondial de 0,5% et une "contraction du commerce mondial en volume
de 3,3%".

Globalement, les principaux perdants des droits de douanes universels seraient


les États-Unis et la Chine. À l'inverse, les principaux gagnants seraient les pays
limitrophes des États-Unis, le Canada et le Mexique. La France verrait ses
exportations baisser de 0,5% et son PIB de 0,1%. Pour l’Allemagne, le choc sur le
PIB serait similaire mais légèrement plus fort sur les exportations (-0,6%).

Les recettes douanières des États-Unis atteindraient plus de 300 milliards de


dollars, 480 milliards de dollars avec des droits de 20%, mais loin des 2 600 milliards
de dollars perçues par l’État américain en 2023 avec l’impôt fédéral.

Cette guerre commerciale aurait aussi pour effet de faire baisser les salaires
américains (de 0,9% pour les travailleurs non qualifiés et de 1,6% pour les travailleurs
qualifiés) mais aurait aussi pour conséquence de faire augmenter les salaires
mexicains (de 5% environ).

Les raisons derrière ces politiques protectionnistes incluent la volonté de protéger les
emplois locaux, de soutenir le développement industriel, de réduire les déficits
commerciaux dans le but d’améliorer l’activité économique et parfois de répondre à
des préoccupations de sécurité nationale ou de qualité. Ces politiques peuvent
également être influencées par des mouvements sociaux ou politiques qui prônent la
priorité donnée aux intérêts nationaux face à la mondialisation.
3.2/ L’ECHANGE INEGAL :

La théorie de l'échange inégal provient de la pensée marxiste, c’est une théorie du


commerce international qui explique que ce dernier est vicié par une inégalité dans les
termes de l'échange entre les pays riches et les pays pauvres. Elle a été développée par
Arghiri Emmanuel et édifiée par plusieurs auteurs comme Raul Prebisch et Wolfgang Hans
Singer,

La théorie de l’échange inégal pose comme postulat que la croissance économique des «
économies avancées » du Nord global repose sur une appropriation nette importante de
ressources et de main-d’œuvre du Sud global, extraite par le biais des différentiels de prix
dans le commerce international. La question qui se pose est si les bénéfices résultant du
commerce extérieur sont-ils répartis équitablement? Est-ce que chacun y gagne ou tout du
moins n’y a-t-il pas de perdants? On peut donc distinguer deux problématiques: l’une
concerne l’impact du commerce extérieur sur les divers groupes économiques et sociaux à
l’intérieur d’un pays et l’autre l’impact sur la répartition des bénéfices entre des pays
partenaires sur le plan commercial.

La terminologie d’échange inégal fait référence aux conditions selon lesquelles divers
produits sont échangés entre le «centre» et la «périphérie». L’échange est alors dit inégal
(au sens «d’injuste») parce que les conditions de production des pays de la périphérie les
poussent à exporter leurs produits à des prix moindres que si ces mêmes biens avaient été
produits dans les conditions des pays du centre. Quelle que soit l’époque, les conditions de
production des pays du centre ont favorisé des prix à l’exportation élevés alors que celles
des pays de la périphérie ont favorisé l’exportation à des prix particulièrement bon marché

Dans les années 50 et 60, la question de la répartition des bénéfices commerciaux


entre les pays développés (le “centre” de l’économie mondiale) et les pays en
développement (la “périphérie”) devint le sujet d’un débat passionné, sous l’influence
non négligeable de Paul Prebisch, économiste argentin qui fut pendant plusieurs
années le responsable de la Commission économique pour l’Amérique latine et les
Caraïbes (CEPAL) et l’un des chefs de file du courant structuraliste latino-américain.
Sa thèse repose sur l’hypothèse d’une spécialisation des échanges commerciaux entre
le centre et la périphérie, le centre se spécialisant dans l’exportation de produits
industriels manufacturés et la périphérie dans l’exportation de matières premières.
Après avoir observé (et mesuré) un déclin séculaire des termes de l’échange des
produits de base vis-à-vis des produits industrialisés, les structuralistes ont tenté d’en
expliquer par trois principales raisons :

1. L’élasticité-revenu de la demande en biens importés est plus faible au centre qu’à la


périphérie5. Ceci résulte de la différence de nature des biens importés par chaque
type de pays: matières premières dans un cas, et biens industriels dans l’autre. De ce
fait, la dynamique de croissance, et donc la hausse des revenus, entraîne une
augmentation des importations plus forte à la périphérie qu’au centre, ce qui
provoque à la périphérie une hausse des prix d’importation par rapport aux prix
d’exportation et, par conséquent, une baisse des termes de l’échange.
2. L’impact du progrès technique sur les pays du centre et ceux de la périphérie
est asymétrique. Au centre, le progrès technique a tendance à faire baisser la
demande en produits d’importation provenant de la périphérie (la plupart des
produits de base peuvent être remplacés par des produits synthétiques et les
procédés deviennent plus économes en matière première). Au contraire, à la
périphérie, le progrès technique a tendance à augmenter la demande en biens
de capital et en intrants produits par les pays du centre. Cela a également pour
effet de diminuer les termes de l’échange.
3. Les marchés des produits et facteurs de production sont sensés être moins
concurrentiels au centre qu’à la périphérie, avec des prix (en particulier les
salaires) accusant une rigidité plus forte à la baisse. En conséquence, les
économies réalisées grâce aux progrès techniques sont plus facilement
retransmis aux prix à l’exportation dans les pays de la périphérie que dans
ceux du centre où une part non négligeable des gains de productivité sert à
améliorer les salaires. En outre, en cas de ralentissement de l’activité, le prix
des biens d’exportation a tendance à baisser proportionnellement plus dans les
pays de la périphérie que dans ceux du centre.

En conséquence logique de l’analyse structuraliste, l’industrialisation apparaît


comme la voie menant naturellement au développement car si le diagnostic de
l’évolution à long terme des termes de l’échange s’avère être correct, alors une
économie reposant sur l’exportation de matières premières n’a strictement aucune
chance de permettre le développement. Ce qui nous mène encore une fois au cercle
vicieux de « L’approche de l’échange inégal et de la dépendance » dont les
conséquences sont les suivantes :
 Appauvrissement des pays en développement (périphérie) : les revenus
limités rendent difficile l'investissement dans des secteurs stratégiques
comme l'éducation, l'infrastructure, et l'industrialisation.
 Dépendance économique : ces pays doivent souvent importer des
biens manufacturés, ce qui aggrave leur déficit commercial.
 Maintien des inégalités mondiales : Les termes de l'échange favorisent les
pays développés, empêchant les économies moins avancées de rattraper
leur retard.
 Les pertes en provenance du Sud représentent plus de 10 000
milliards de dollars par an, aux prix du Nord.
 Les pertes du Sud dépassent de 30 fois les aides qu’il reçoit.

Exemples réels d'échange inégal :

1. Commerce du cacao
o Les pays d’Afrique de l’Ouest, comme la Côte d’Ivoire et le Ghana,
produisent plus de 60 % du cacao mondial, mais les revenus qu’ils en tirent
sont minimes par rapport à ceux des multinationales qui transforment ce
cacao en chocolat (ex. : Nestlé, Ferrero).
o Les producteurs locaux reçoivent une faible part du prix final, alors que les
bénéfices majeurs vont aux pays du centre, où la transformation et la
commercialisation sont réalisées.

2. Exportation de minerais
o Des pays comme la République démocratique du Congo (RDC) exportent des
minerais stratégiques tels que le cobalt ou le coltan, essentiels pour les
industries électroniques mondiales.
o Ces ressources sont extraites à bas coût dans des conditions souvent
précaires, puis revendues beaucoup plus cher après transformation dans des
pays développés (États-Unis, Europe, Chine).
3. Production textile en Asie
o Des pays comme le Bangladesh ou le Cambodge exportent des vêtements à
bas prix pour des marques occidentales (ex. : Zara, H&M).
o Les ouvriers sont payés des salaires de misère pour produire des biens
vendus à des prix bien plus élevés dans les pays développés.

4. Agriculture et produits agricoles


o Les pays africains et latino-américains exportent des produits comme le
café, la banane ou le thé, souvent à des prix qui ne reflètent pas le coût réel
de production, tandis que les marges bénéficiaires importantes sont captées
par les distributeurs internationaux.

Conclusion :
L’échange inégal est un mécanisme structurel qui perpétue les déséquilibres
économiques mondiaux. Les pays de la périphérie restent enfermés dans des rôles de
fournisseurs de matières premières, tandis que les pays du centre profitent de la
transformation et de la distribution de ces ressources. Combattre ces inégalités passe
par des politiques économiques visant à renforcer l’industrialisation locale, diversifier
les exportations et rééquilibrer les termes de l’échange.

3.3/ LES POLITIQUES COMMERCIALES


ACTUELLES :
Les politiques commerciales actuelles visent à réguler les échanges internationaux
pour promouvoir la croissance économique, protéger certains secteurs nationaux, ou
répondre à des enjeux géopolitiques et environnementaux. Elles varient selon les pays
et s'inscrivent dans un cadre multilatéral ou régional.

1. Types de politiques commerciales actuelles :

 a. Politiques de libre-échange : Le libre-échange défend l’ouverture au


commerce international en supprimant les barrières à la circulation des
marchandises et des capitaux. L’augmentation de la concurrence et de la taille
des marchés est censée favorable à l’innovation et à l’investissement tout en
réduisant les coûts pour les consommateurs.

 Caractéristiques :
o Réduction ou suppression des barrières tarifaires (droits de douane) et non
tarifaires (quotas, normes techniques).
o Encouragement des accords bilatéraux, régionaux ou multilatéraux pour
favoriser les échanges.
 Exemples :
o Les accords commerciaux comme l'Accord Canada–États-Unis–Mexique
(ACEUM) ou l'Accord de partenariat économique régional global (RCEP) en
Asie.
o Le rôle de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) dans la régulation
du commerce global.
 b. Protectionnisme : Le protectionnisme consiste au contraire à mettre en place
des droits de douane, des quotas d’importation ou encore des normes
spécifiques pour diminuer les importations. Il vise à favoriser les entreprises et
travailleurs nationaux mais il peut, au final, pénaliser les consommateurs,
l’investissement et l’innovation.

 Caractéristiques :
o Mise en place de mesures pour protéger les industries nationales face à la
concurrence étrangère.
o Utilisation de droits de douane, quotas d'importation, et subventions.
 Exemples :
o Les guerres commerciales récentes, notamment entre les États-Unis et la
Chine, où des droits de douane ont été imposés sur des milliards de dollars
de marchandises.
o Les politiques agricoles européennes sous la Politique Agricole Commune
(PAC), qui subventionnent les agriculteurs.

c. Politiques mixtes (néo-protectionnisme) : désignent des approches qui


combinent des éléments de libre-échange et de protectionnisme,
selon les besoins et les priorités stratégiques d'un pays. Elles cherchent à
profiter des avantages de l'ouverture commerciale tout en protégeant
certains secteurs ou intérêts nationaux jugés stratégiques, souvent sous
des prétextes économiques, sociaux, environnementaux ou de sécurité.

 Caractéristiques :
o Adopte des mesures protectionnistes sous des prétextes comme la sécurité
nationale, la lutte contre le dumping, ou les normes environnementales.
o Utilisation de barrières non tarifaires comme les normes sanitaires ou
techniques.
 Exemple :
o Restrictions sur les importations de produits agricoles non conformes aux
normes environnementales ou sanitaires européennes.

d. Politiques environnementales et durables

 Caractéristiques :
o Mise en œuvre de politiques commerciales alignées sur des objectifs
environnementaux.
o Taxation ou interdiction de produits considérés comme nuisibles à
l'environnement.
 Exemples :
o La taxe carbone aux frontières proposée par l'Union européenne pour
limiter les importations de produits à forte empreinte carbone.
o Les restrictions sur les plastiques à usage unique dans certains accords.
3. Exemples récents de politiques commerciales par région :
a. Union européenne (UE) :

 L'UE est un acteur majeur du libre-échange, mais elle adopte aussi des politiques
protectionnistes dans des secteurs stratégiques.
 Mise en place d'un mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (taxe carbone).

b. États-Unis :

 Sous l'administration Biden, des politiques protectionnistes ciblent les secteurs


stratégiques (semi-conducteurs, énergies renouvelables).
 Priorité donnée au reshoring (rapatriement des industries) et à la réduction de la
dépendance vis-à-vis de la Chine.

c. Chine :

 Renforcement de son intégration régionale via des accords comme le RCEP.


 Politique de soutien massif à ses industries nationales dans le cadre de la stratégie
"Made in China 2025".

d. Afrique :

 Création de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) pour stimuler


les échanges intra-africains.
 Stratégies pour ajouter de la valeur aux exportations de matières premières.

4. Défis des politiques commerciales actuelles :

 Montée du protectionnisme : Peut freiner la croissance économique mondiale.


 Inégalités économiques mondiales : Les termes des échanges sont encore souvent
défavorables aux pays en développement.
 Environnement : Le commerce international doit intégrer les enjeux climatiques
pour devenir durable.
 Régulation du commerce numérique : Nécessité d'un cadre global pour les flux
numériques et la fiscalité des entreprises technologiques.

Conclusion
Les politiques commerciales actuelles oscillent entre libre-échange
et protectionnisme, tout en répondant aux défis modernes comme
l’environnement, la géopolitique, et la transition numérique. Les
évolutions futures dépendront des négociations multilatérales et des
tensions entre grandes puissances économiques.

4.1/L’APPROCHEE CLASSIQUE : LA THEORIE DES


AVANTAGES COMPARATIFS
Le principe de l’avantage comparatif, dénommé aussi le principe des coûts
comparés, s’énonce ainsi : à la condition nécessaire et suffisante qu’il existe
une différence entre les coûts comparés constatés en autarcie dans plusieurs
pays, chacun d’eux trouvera avantage à se spécialiser et à exporter les biens
pour lesquels il dispose du plus fort avantage comparé ou du moindre
désavantage comparé, en important en échange les autres biens de ses
partenaires. Il existe deux modèles de base de l’avantage comparatif, qui
correspondent à deux théories de la valeur : le modèle classique élaboré dans
le cadre de la théorie de la valeur travail et le modèle néo-classique construit
dans le cadre de la théorie de l’utilité marginale.

L’avantage comparatif à partir du modèle néo-classique dans la section sur


les déterminants de l’avantage comparatif. Il faut partir, en autarcie, avant
tout échange, des coûts relatifs internes de deux ou plusieurs produits dans
deux ou plusieurs pays, et procéder à une comparaison internationale de ces
coûts relatifs. Si l’on admet que les coûts de production des biens dépendent,
en première approximation, de la quantité de travail utilisée pour les
produire (théorie de la valeur travail) et si chaque pays se spécialise et
exporte les biens pour lesquels ses coûts sont les plus faibles, c’est-à-dire
ceux pour lesquels il est le plus favorisé ou le moins défavorisé, l’échange de
ces biens, à un taux compris entre les coûts comparés, procure un gain
certain à tous les pays, et même un pays défavorisé dans l’absolu pour tous
les biens gagne à l’échange international par rapport à la situation d’autarcie.
Ricardo fournit la démonstration du gain de l’échange dans le cadre de deux
pays (Angleterre et Portugal), deux biens (drap et vin) et un facteur de
production (travail). Ce dernier est immobile entre les nations, mais mobile
entre les secteurs. Le coût absolu des produits est lié au travail nécessaire à
leur fabrication. Les prix des biens tendent à s’aligner sur les coûts de
production, qui sont constants et ne se modifient pas avec les quantités
produites.

Pour résumer la théorie des coûts comparés de Ricardo, l’échange international de


deux biens entre deux pays fournira un gain réciproque après la spécialisation sous
deux conditions :

– les structures de prix (coûts comparés) sont différentes en autarcie dans les deux
pays ;

– le taux d’échange international est compris entre les limites des coûts comparés
internes

Avantages des avantages comparatifs


1. Allocation efficace des ressources

 Chaque pays se concentre sur les productions où il est le plus productif (ou le moins
inefficace), ce qui optimise l'utilisation des ressources naturelles, humaines et
financières.
 Exemple : Le Brésil se spécialise dans la production de café, tandis que l'Allemagne
dans les machines-outils.
2. Augmentation du commerce international

 Les échanges basés sur les avantages comparatifs élargissent les opportunités
commerciales et augmentent la richesse globale en permettant à chaque pays de se
procurer des biens qu'il ne peut produire efficacement.

3. Réduction des coûts de production

 La spécialisation permet de produire en grande quantité (économies d'échelle), ce


qui réduit les coûts unitaires.
 Exemple : La Chine, grâce à sa main-d'œuvre abondante et bon marché, se spécialise
dans l'électronique.

4. Gains pour les consommateurs

 Les consommateurs bénéficient d'une plus grande variété de produits à des prix
souvent plus compétitifs grâce à l'importation de biens produits plus efficacement
ailleurs.

5. Favorise la croissance économique

 La spécialisation et le commerce stimulent la production, l'emploi, et les revenus


dans les secteurs compétitifs d'un pays.
 Exemple : Les exportations de technologies aux États-Unis ont soutenu l'innovation
et la croissance économique.

6. Encouragement à l’innovation

 En se spécialisant dans un domaine, les entreprises et les pays sont motivés à


innover et à améliorer leur compétitivité pour conserver leur avantage.

Inconvénients des avantages comparatifs


1. Dépendance économique excessive

 La spécialisation peut rendre un pays vulnérable aux fluctuations des marchés


internationaux ou à des crises dans les secteurs où il est spécialisé.
 Exemple : Les pays pétroliers (comme le Venezuela) sont fortement dépendants des
prix du pétrole.

2. Déséquilibres commerciaux

 Les pays moins compétitifs peuvent accumuler des déficits commerciaux s'ils
importent beaucoup plus qu'ils n'exportent.
 Exemple : Certains pays africains dépendent largement des importations de produits
manufacturés, ce qui fragilise leur économie.
3. Risques pour les industries non compétitives

 Les industries locales peu compétitives peuvent être marginalisées, entraînant des
pertes d'emplois et une désindustrialisation dans certains secteurs.
 Exemple : La concurrence des textiles chinois a affaibli les industries textiles
traditionnelles dans certains pays africains.

4. Exploitation des ressources et des travailleurs

 La recherche de coûts de production bas peut conduire à la surexploitation des


ressources naturelles et à des conditions de travail précaires dans les pays
spécialisés.
 Exemple : L'industrie textile dans certains pays d'Asie du Sud-Est est critiquée pour
ses impacts sociaux et environnementaux.

5. Frein à la diversification économique

 En se concentrant sur quelques secteurs, les pays risquent de manquer


d'opportunités pour développer de nouvelles industries ou s'adapter aux
changements technologiques.
 Exemple : Les économies agricoles en Afrique subsaharienne peinent parfois à se
diversifier vers des industries à plus forte valeur ajoutée.

6. Inégalités mondiales

 Les pays riches, souvent mieux équipés pour innover et produire des biens à haute
valeur ajoutée, bénéficient davantage des avantages comparatifs, tandis que les
pays pauvres restent coincés dans des secteurs à faible rentabilité.

Conclusion

Les avantages comparatifs sont un moteur puissant du commerce international et de la


croissance économique, mais ils comportent des risques, notamment pour les
économies fragiles ou dépendantes. Une stratégie équilibrée est nécessaire, combinant
spécialisation et diversification, pour maximiser les bénéfices tout en minimisant les
inconvénients. Les politiques commerciales et industrielles peuvent jouer un rôle clé
en soutenant les secteurs vulnérables et en favorisant une croissance inclusive et
durable.

4.2/ L'Approche Néo-Classique OU


MODELES A FACTEURS SPECIFIQUES :
 Les néo-classiques partent du principe que le commerce international repose sur les
différences de dotation relative en facteurs de production (travail, capital,
ressources naturelles).
 La spécialisation permet une allocation optimale des ressources, maximisant les
gains pour les pays participants.
 Les échanges conduisent à une convergence des prix des facteurs de production et à
une augmentation du bien-être global.

Modèle Heckscher-Ohlin (H-O) suggère qu’un pays exporte les biens


intensifs en facteurs qu'il possède en abondance et importe les biens
intensifs en facteurs qu'il possède en faible quantité. Comme par exemple
les pays riches en capital (machines, technologies) comme la CHINE
exportent des biens manufacturés et les pays riches en main-d'œuvre
(travail abondant et peu qualifié) comme le Maroc exportent des produits
agricoles ou textiles.
2. Modèles à Facteurs Spécifiques

Les modèles à facteurs spécifiques (ou modèles Ricardo-Viner) s'inscrivent dans


l'approche néo-classique, en apportant une perspective différente. Ils considèrent que
certains facteurs de production sont spécifiques à un secteur économique donné et
ne peuvent pas être facilement réalloués à d'autres secteurs.

Hypothèses du modèle à facteurs spécifiques :

1. Facteurs mobiles et spécifiques :

Le travail est un facteur mobile, pouvant être utilisé dans tous les secteurs,
tandis que le capital et les ressources naturelles sont des facteurs
spécifiques, affectés à un seul secteur.

2. Fonction de production par secteur :

Chaque secteur (par exemple, agriculture ou industrie) combine des facteurs


spécifiques (comme des terres agricoles ou des machines industrielles) avec
du travail.

3. Spécialisation :

La spécialisation d'un pays dépend des facteurs spécifiques abondants dans chaque
secteur.

Résultats du modèle :

 Les gains du commerce international sont répartis de manière inégale :


o Les propriétaires des facteurs spécifiques d’un secteur exportateur gagnent
davantage.
o Les propriétaires des facteurs spécifiques d’un secteur exposé à la
concurrence des importations subissent des pertes.
o Les travailleurs mobiles peuvent être gagnants ou perdants selon l'évolution
des salaires réels

Limites :

1. Néglige les ajustements à long terme :


o Les facteurs spécifiques peuvent devenir mobiles sur une période plus
longue, ce qui limite l'applicabilité du modèle.

2. Simplification excessive :
o Le modèle suppose un nombre limité de secteurs et de facteurs, ce qui peut
être éloigné de la complexité des économies modernes.

3. Ignorance des politiques économiques :


o Le rôle des politiques de redistribution ou des mécanismes d'ajustement est
souvent absent du modèle.

4. Différences entre le Modèle H-O et les Modèles à Facteurs Spécifiques :

Avantages :
Utilisation optimale des ressources
Expansion du commerce et des choix pour les consommateurs
Réduction des coûts de production
Gains pour les partenaires commerciaux
Inconvénients :
Dépendance économique excessive
Déséquilibres commerciaux
Fragilisation des industries locales
Exploitation des ressources et des travailleurs

5. Exemples Réels d’Application


a. Agriculture vs Industrie (pays en développement) : Brésil VS États-Unis

 Les terres agricoles sont un facteur spécifique pour les produits primaires, tandis
que le capital est spécifique à l’industrie manufacturière.
 Les pays en développement exportent des produits agricoles (facteur spécifique
abondant) et importent des produits industriels.

b. Secteur pétrolier (pays exportateurs de pétrole) : Arabie Saoudite VS


Nigeria

 Le capital et les infrastructures liés à l’exploitation pétrolière sont spécifiques à ce


secteur.
 En cas de chute des prix du pétrole, ces facteurs ne peuvent pas être réalloués
facilement à d’autres secteurs.

c. Délocalisation des industries textiles : Bangladesh VS Maroc

 Dans des pays où le textile est un secteur majeur, les machines et les compétences
spécifiques au textile ne peuvent pas être utilisées dans d’autres industries.
Conclusion

Les modèles à facteurs spécifiques offrent une vision plus nuancée du commerce
international, en tenant compte des rigidités et des spécificités sectorielles, notamment
à court et moyen terme. Cependant, ils nécessitent d’être complétés par d’autres
approches (comme H-O) pour une analyse plus complète des effets à long terme et
des ajustements structurels. Ils restent particulièrement pertinents pour comprendre les
tensions économiques et les inégalités résultant de l’ouverture commerciale.2

LES PRESENTATIONS :
1/ ECHANGES COMM MAROC-CHINE
2/ CEDEAO
3/COMM EXT MAROC-AFRIQUE
4/ OMC
5/ MONDIALISATION ET ALIENATION CULTURELLE
6/ ZLECAF
7/ ALE MAROC-ETATS UNIS
8/BALANCE COMMERCIALE DU MAROC
9/ INVSTISSEMENTS FRANCAIS AU MAROC

ZLECAF
La ZLECAF est un accord commercial panafricain visant à éliminer les barrières
douanières et autres obstacles au commerce entre les pays africains, La ZLECAF vise
à stimuler le commerce intra-africain et créer un marché unique et intégré pour les
biens, les services et les personnes en Afrique.
OBJECTIFS :
Croissance Économique et réduction des barrières :
Augmenter le commerce intra-africain, actuellement à 15% des échanges totaux et
supprimer 90% des droits de douane sur les biens.
Avantages Économiques Attendus:
Augmentation de 52% du commerce intra-africain d'ici 2025 et la création de
nouveaux emplois, notamment dans les secteurs émergents ce qui va permettre de sortir
30millons de personnes du seuil de la pauvreté.
68 millions de nouveaux emplois prévus d'ici 2035 dans les secteurs manufacturiers et des
services.

Programmes de formation pour adapter la main-d'œuvre aux nouvelles opportunités


économiques.

Diminution des frais de logistique et de transport intra-africains.

Standardisation des réglementations douanières et commerciales entre pays.

Adoption des technologies pour améliorer l'efficacité des échanges commerciaux

Défis Majeurs à Surmonter:

Besoin d'investissement annuel entre 68 et 108 milliards de dollars.

Risque de désavantage pour les économies les moins compétitives.

CEDEAO
La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), créée le 28 mai
1975 à Lagos, regroupe 15 pays ouest-africains dans le cadre d’un accord multilatéral.

Son objectif principal est de promouvoir la coopération et l’intégration régionale en vue


d’une union économique, tout en améliorant le niveau de vie des citoyens et en renforçant
la stabilité économique.

OBJECTIFS DE LA CEDEAO :
Intégration économique régionale
Stimulation des échanges intra-africains
Création d’une monnaie unique
ETATS MEMBRES :
Bénin , GHANA, Niger, Burkina faso, Guinée, Nigéria, Cabo verde, Guinée Bissau,
Sénégal, Cote d’ivoire, Libéria, Sierra léone, togo, mali, the gambia.

RELATION MAROC CEDEAO :


Depuis 2017, le Maroc a officiellement demandé à adhérer à la CEDEAO. Bien qu’il ne
soit pas un État ouest-africain géographiquement, cette démarche s’appuie sur des
liens historiques, économiques et politiques.
IDE : Le Maroc est le 1er investisseur africain en Afrique de l’Ouest
Opportunités: +400 millions de consommateurs
Rôle de pont entre l’Afrique subsaharienne et l’Europe
OPORTUNITES :
1. Création de chaînes de valeur africaines compétitives.
2. Amélioration de l’accès des pays de la CEDEAO aux marchés mondiaux via les
plateformes marocaines.
DEFIS :
1. Réserves de certains membres comme le Nigeria, craignant une concurrence
déséquilibrée.
2. Harmonisation des régulations commerciales et douanières
CONCLUSION :
Les relations économiques entre la CEDEAO et le Maroc représentent un exemple
prometteur de coopération régionale et internationale.
Si le Maroc parvient à intégrer officiellement la CEDEAO ou à renforcer davantage
ses partenariats bilatéraux, cela pourrait transformer non seulement les économies
ouest-africaines, mais aussi la place de l’Afrique dans le commerce mondial.
L’avenir de cette relation dépendra de la capacité des deux parties à surmonter les
défis et à maximiser les opportunités offertes par leur rapprochement.

COMMERCE EXTERIEUR : MAROC AFRIQUE


Le Maroc, avec son positionnement stratégique et sa dynamique économique, est de plus en
plus engagé dans le développement de ses relations commerciales avec les pays d'Afrique.
L'objectif est de créer des partenariats solides et mutuellement bénéfiques.

Aperçu du commerce Maroc-Afrique :

Le volume des échanges commerciaux entre le Maroc et l'Afrique a atteint 10 milliards de


dollars en 2023.

Le commerce bilatéral se concentre sur les secteurs de l'agriculture, des produits


manufacturés et des services

Le commerce bilatéral se concentre sur les secteurs de l'agriculture, des produits


manufacturés et des services

Opportunités : Accroissement de la demande en Afrique, développement des


infrastructures, zones de libre-échange.

Défis : Obstacles douaniers, manque de financement, instabilité politique, concurrence


internationale.

Stratégies pour développer les échanges :


Promotion des investissements directs étrangers (IDE) en Afrique.

Développement de l'infrastructure et des chaînes logistiques.

Promotion des échanges commerciaux et des collaborations entre les PME Promotion des
échanges commerciaux et des collaborations entre les PME
Le Maroc, grâce à sa position géographique, ses infrastructures développées et son
expertise, est en train de se positionner comme un hub commercial et logistique pour
l'Afrique.

Le Maroc, grâce à sa position géographique, ses infrastructures développées et son


expertise, est en train de se positionner comme un hub commercial et logistique pour
l'Afrique.

INVESTISSEMENT MAROC – FRANCE .


Le Maroc est une destination attrayante pour les investisseurs français, tirant parti de sa
position stratégique, de sa stabilité politique et de ses liens historiques avec la France.

La France et le Maroc entretiennent des liens économiques et politiques étroits depuis


l'époque du protectorat français. Ces liens se sont renforcés au fil du temps, favorisant les
échanges commerciaux et les investissements directs. Leurs économies sont
complémentaires, avec le Maroc offrant des coûts de main-d'œuvre avantageux et un accès
privilégié à l'Afrique, tandis que la France apporte son expertise industrielle et
technologique. EN PLUS d’un cadre juridique et fiscal favorable, ainsi que des accords
bilatéraux, ont contribué à attirer les investissements français au Maroc au fil des années.

Principaux acteurs français impliqués :


Renault : Le constructeur automobile français a investi massivement dans des usines de
production au Maroc.

Safran : Le groupe aéronautique français a implanté plusieurs unités de production et de


maintenance au Maroc

BNP Paribas : La banque française a renforcé sa présence au Maroc, notamment dans la


banque de détail et la banque d'investissement.

Energie : Le géant français des services énergétiques a développé des projets d'énergies
renouvelables au Maroc.

 Stock d'IDE : En 2022, le stock d'IDE français au Maroc s'élevait à 8,1 milliards
d'euros, faisant de la France le premier investisseur étranger en stock dans le pays.

Trésor Public

 Flux d'IDE : En 2023, les flux d'IDE français vers le Maroc ont atteint un montant
record de 2,7 milliards d'euros, marquant une augmentation significative par rapport
aux années précédentes.

Hespress Français - Actualités du Maroc

OMC
L'Organisation mondiale du commerce est la seule organisation internationale qui
s'occupe des règles régissant le commerce entre les pays. Au cœur de l'Organisation
se trouvent les Accords de l'OMC, négociés et signés par la plupart des nations
commerçantes de la planète et ratifiés par leurs parlements. L'objectif de l'OMC, est
d'utiliser le commerce comme un moyen d'améliorer le niveau de vie des populations,
de créer des emplois et de promouvoir un développement durable.

L'Organisation mondiale du commerce (OMC) a été officiellement créée le 1er


janvier 1995, suite aux accords de Marrakech signés le 15 avril 1994. Ces accords ont
marqué la fin du cycle de négociations de l'Uruguay Round, qui a duré près de huit
ans
(Le cycle d'Uruguay a été lancé en septembre 1986, en Uruguay, avec pour objectif de
libéraliser le commerce mondial et de renforcer les règles du commerce international.
Les négociations ont couvert un large éventail de sujets, y compris les
télécommunications de base, les services financiers, l'agriculture et les services)
L'OMC succède à l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT),
établi en 1947. Le GATT visait à réduire les barrières commerciales et à promouvoir
le libre-échange. Cependant, il était limité aux marchandises et ne couvrait pas les
services ni les droits de propriété intellectuelle. L'OMC a élargi ce cadre en incluant
des accords sur le commerce des services (AGCS) et sur les aspects des droits de
propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC).

Le principal objectif de l'OMC est d'aider ses Membres à utiliser le commerce comme
un moyen de relever les niveaux de vie des populations. Elle s'acquitte de cette
mission en:
 administrant les accords commerciaux;
 servant d'enceinte pour les négociations commerciales;
 réglant les différends commerciaux;
 examinant les politiques commerciales nationales;
 renforçant les capacités commerciales des économies en développement;
 coopérant avec d'autres organisations internationales.

L'OMC compte plus de 166 Membres, qui représentent 98% du commerce


mondial. Au total, 22 pays négocient actuellement leur accession à
l'Organisation.
Les décisions sont prises par l'ensemble des Membres, généralement par
consensus. Les Accords de l’OMC ont été ratifiés par les parlements de tous
les pays Membres.

MAROC-CHINE : Le Maroc, porte d'entrée de la Chine


sur l'Union européenne.
Introduction

Les échanges commerciaux entre le Maroc et la Chine connaissent une dynamique


croissante et jouent un rôle clé dans l'élargissement des relations économiques
bilatérales. Depuis plusieurs années, la Chine est devenue un partenaire commercial
stratégique pour le Maroc, se positionnant comme l'un des principaux fournisseurs du
royaume. Cette relation s'inscrit dans un cadre plus large, marqué par la
mondialisation des échanges et les nouvelles routes de la soie, un projet initié par la
Chine. Le volume des échanges commerciaux entre les deux pays a fortement
augmenté, couvrant des secteurs aussi variés que l'industrie, l'électronique, les
infrastructures et l'énergie.
Volume des Échanges Commerciaux :

 En 2023, les échanges commerciaux entre le Maroc et la Chine ont atteint


environ 7,43 milliards de dollars américains, avec des exportations chinoises
vers le Maroc s'élevant à 6 milliards de dollars et des exportations marocaines
vers la Chine à 980 millions de dollars.
 En 2022, les exportations marocaines vers la Chine ont atteint un niveau
record de 910 millions de dollars américains, marquant une augmentation de
9,41% par rapport à l'année précédente.

Position de la Chine dans les Fournisseurs du Maroc :

 Depuis 2007, la Chine s'est fermement positionnée en tant que troisième


fournisseur du Maroc, dépassant même la France en 2020 et 2021.

Investissements Chinois au Maroc :

 Les investissements chinois au Maroc restent modestes, totalisant moins de 3


milliards de dollars entre 2005 et 2020.

Projets Récents :

 L'intérêt chinois pour le marché marocain s'accélère, avec des projets de


fabrication de batteries électriques et de composants d'environ 10 milliards
d'euros annoncés par plusieurs entreprises chinoises.

Ces chiffres illustrent la dynamique croissante des relations commerciales entre le


Maroc et la Chine, avec une augmentation notable des exportations marocaines vers la
Chine et une position renforcée de la Chine en tant que fournisseur clé du Maroc.

Conclusion
En conclusion, les échanges commerciaux entre le Maroc et la Chine
se renforcent de manière significative, avec des chiffres records et
des investissements croissants, malgré une balance commerciale
défavorable pour le Maroc. La Chine est désormais un acteur
incontournable pour l’économie marocaine, notamment à travers
des exportations chinoises importantes et des projets
d'investissements dans des secteurs stratégiques. Ces relations
commerciales, qui s'intensifient, soulignent l'importance du Maroc
en tant que passerelle vers les marchés européens et africains pour
la Chine, et illustrent les défis et opportunités liés à la diversification
des partenariats économiques du Maroc.
Balance commerciale maroc :
Balance commerciale du Maroc : Chiffres récents

1. 2022 :
o Le déficit commercial du Maroc a atteint 269,1 milliards de dirhams
(environ 28,5 milliards de dollars).
o Les exportations de biens ont totalisé 370,9 milliards de dirhams, tandis que
les importations ont s'élevé à 640,0 milliards de dirhams.
o Le Maroc a donc importé bien plus qu'il n'a exporté, ce qui a contribué au
déficit commercial.

2. Premier semestre 2023 :


o En 2023, le déficit commercial du Maroc a diminué de 6,5 % par rapport à la
même période en 2022, grâce à une baisse des importations (-2,3 %).
o Ce recul des importations est principalement dû à une réduction de la
facture énergétique (-20,9 %).

3. Tendances historiques :
o Depuis 1998, la balance commerciale du Maroc affiche généralement un
déficit, avec une moyenne annuelle de 12,4 milliards de dirhams.

Ces chiffres illustrent la persistance du déficit commercial marocain, bien que


certaines politiques, notamment dans les secteurs de l'agriculture, des énergies
renouvelables et des industries manufacturières, tentent de réduire cette dépendance et
d'améliorer les exportations.

Le Maroc affiche un déficit commercial depuis de nombreuses années, avec un écart


croissant entre ses exportations et ses importations. En 2022, ce déficit s'est élevé à
269,1 milliards de dirhams (28,5 milliards de dollars), ce qui illustre une
dépendance forte aux importations par rapport aux exportations.

 Importations dominantes : Les importations marocaines sont dominées par des


biens d'équipement, des produits énergétiques (notamment le pétrole et le gaz),
ainsi que des produits de consommation. Cette dépendance aux importations
énergétiques, surtout pendant les périodes de forte volatilité des prix mondiaux de
l'énergie, contribue largement au déficit commercial.
 Exportations insuffisantes : Bien que le Maroc ait des secteurs d'exportation solides,
tels que les phosphates, l'agriculture, et de plus en plus les industries automobiles et
textiles, ces exportations ne suffisent pas à couvrir les besoins d'importation du
pays.

2. Réduction du Déficit au Premier Semestre 2023

En 2023, le déficit commercial a diminué de 6,5 % par rapport à 2022. Cette


amélioration est principalement attribuée à une baisse des importations (-2,3 %),
surtout due à la réduction de la facture énergétique (-20,9 %). Cette baisse de la
facture énergétique est un facteur positif, car elle montre que le Maroc a pu réduire sa
dépendance aux importations de produits énergétiques, notamment en raison de la
baisse des prix mondiaux de l'énergie. Cependant, cette amélioration reste fragile, car
elle est directement liée à la conjoncture mondiale et non à une réorientation
structurelle des échanges commerciaux.
3. Dépendance aux Produits Énergétiques

La dépendance aux produits énergétiques est l'un des principaux facteurs expliquant
la balance commerciale négative du Maroc. Bien que le pays s'engage de plus en plus
dans des projets d'énergies renouvelables (solaire, éolien), la dépendance à des
importations énergétiques reste importante. À long terme, des investissements dans
l'indépendance énergétique et le développement de nouvelles sources d'énergie
peuvent être des leviers importants pour réduire cette pression.

4. Efforts de Diversification des Exportations

Le Maroc met en place diverses politiques pour diversifier ses exportations et réduire
la dépendance vis-à-vis de certains secteurs (comme l'agriculture ou les phosphates).
Le secteur automobile, par exemple, est en pleine expansion, avec l'implantation de
grands constructeurs comme Renault à Tanger. Le Maroc devient ainsi un hub de
production automobile, notamment pour l'exportation vers l'Europe.

Les secteurs de l'aéronautique, des énergies renouvelables, et des produits


industriels commencent à jouer un rôle de plus en plus important dans les
exportations. L'exportation de produits agricoles (fruits et légumes) connaît
également une croissance, bien que le Maroc soit vulnérable aux conditions
climatiques et aux fluctuations de la demande internationale.

5. Politiques de Soutien à l'Exportation

Pour améliorer sa balance commerciale, le Maroc a renforcé ses politiques de soutien


à l'exportation, avec des mesures visant à encourager les entreprises locales à
exporter davantage, notamment à travers des accords de libre-échange et des zones de
libre-échange avec des partenaires stratégiques comme les États-Unis, l'Union
Européenne, et de plus en plus la Chine. Ces accords visent à faciliter l'accès aux
marchés internationaux et à augmenter la compétitivité des entreprises marocaines.

6. Conclusion : Défis et Opportunités

Malgré la réduction temporaire du déficit commercial en 2023, le Maroc fait face à


des défis structurels en matière de balance commerciale. Pour que cette tendance à la
réduction du déficit soit durable, il est essentiel que le pays diversifie davantage ses
exportations, réduise sa dépendance énergétique et accroisse la compétitivité de ses
industries. Les investissements dans les secteurs de haute technologie, les énergies
renouvelables, et l'industrie manufacturière sont cruciaux pour changer les structures
de production et d'exportation du pays.

En somme, bien que le Maroc fasse des progrès notables, notamment grâce à
l'expansion de l'industrie automobile et des énergies renouvelables, il reste encore des
défis à relever pour équilibrer sa balance commerciale et réduire sa vulnérabilité aux
fluctuations des prix mondiaux.

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