Introduction
Introduction
I- REVUE DE LITTERATURE
1- PAUVRETE :
La pauvreté demeure une préoccupation importante, malgré les réalisations et les progrès
économiques réalisés au XXe siècle, et continue d'augmenter. Elle s'aggrave dans de nombreuses
régions du monde, à l'exception de certains pays industrialisés. Par ses formes et ses dimensions,
ce phénomène a attiré l'attention de la communauté, d'autant plus qu'il est devenu clair que le
développement de l'intérieur brut ne peut constituer la panacée pour le réaménagement des échecs
de la vision économique telle qu'elle est strictement perçue par ceux responsable de la pauvreté.
Historiquement, les années 1990 ont constitué un tournant remarquable dans l'alerte et la lutte
contre la pauvreté. En 1992, à Rio de Janeiro, on disait que protéger l'environnement, c'était
réduire le nombre de pauvres qui trouvaient dans la nature leur unique. la conférence du Caire en
1994, a considérée qu'il s'agissait là d'un obstacle majeur à la résolution des problèmes des
populations. Lors de la Quatrième Conférence des Nations Unies tenue à Pékin en 1995, la
pauvreté a été classée comme un problème particulièrement grave pour le genre féminin. Afin de
promouvoir davantage cette lutte contre la pauvreté, les Nations Unies ont déclaré 1996 l'Année
internationale de l'élimination et ont établi la première décennie, 1997-2006, de l’éradication de
la pauvreté par les Nations Unies. Ce business mobilisera les décideurs du monde entier pour
qu'ils se concentrent davantage sur la pauvreté et sur les stratégies visant la réduire dans sa
gravité et morbidité.
Les Objectifs du Millénaire de Développement (OMD) sont également un circulé d'une immense
importance, tant sur le plan qualitatif que quantitatif, dans les efforts visant à réduire
efficacement la pauvreté. En dépassant les cantonnements traditionnels de la lutte contre cela, les
OMD intègrent une vision plus large qui repose, entre autres, sur une panoplie diversifiée de
mécanismes capables de réduire la vulnérabilité socio-économique et auto-exécutoire pour
protéger les pauvres. Leur action médiatrice consiste à intervenir en amont et sur les facteurs de
risque qui placent une partie de la population sur le seuil de pauvreté.
Les principales préoccupations des pays en matière de lutte contre la pauvreté sont variées et
portent souvent sur l'évolution et la croissance des agrégats macroéconomiques. Ces agrégats
s'avèrent toutefois insuffisants pour étudier dans quelle mesure la prospérité est l'objectif ultime
de toute politique de développement. En effet, un indicateur global tel que le revenu national par
habitant ne peut que résumer les informations existantes sur les niveaux de vie et il reste donc
succinct pour évaluer le niveau de vie des personnes. Cet indicateur présente l'inconvénient d'une
disparité dans la répartition des revenus.
D’une autre manière, la pauvreté, qu’est ce que cela veut dire ? Il n'est pas clair d'avoir une
réponse consensuelle à cette question. Comme tout sujet d'étude, la pauvreté n'est pas une identité
qui porte un visage identique partout et tout le temps. La pauvreté au Maroc n'a pas le même sens
que la pauvreté dans le monde entier, et la pauvreté aujourd'hui n'a pas le même sens qu'il y a un
siècle.
Or, proposer une définition à la pauvreté n’est pas question d’espace ou du temps, il existe un
discours des informations si on projette la problématique de la pauvreté au domaine économique.
Beaucoup de tendances ont émergé au cours des dernières décennies : une plutôt historique, qui,
s'appuyant sur la philosophie la moralité anglaise du XVIIIe siècle, donne une définition à la
pauvreté semble à une forme d'utilité inférieure à la définition précédente (standard). D’une
vision économique, ladite utilité va être approximativement égale à une variable monétaire,
comme revenu ou dépense, seule susceptible de prendre en considération la satisfaction des
individus.
La compréhension monétaire de la pauvreté trouve ses racines dans la classique utilitarisme, en
traitant le jeu du marché comme supérieur, transformant la pauvreté en un état d'extrêmes. Rawls
avec sa théorie de la justice, cette théorie n'est pas une théorie purement économique, permet
d'évaluer le niveau de prospérité des individus dans une société sur la base de la propriété
individuelle de certains biens appelés primaires. La théorie des besoins fondamentaux, qui est le
continuum de l'entreprise Rawlsienne, qui donne une définition de la pauvreté comme un besoin
en termes de ressources pour répondre à un ensemble de besoins essentiels à l'existence humaine.
A l'opposé, l'approche par les capacités, repose sur la capacité qu'ont les individus à contrôler
leurs ressources et à les transformer en moyen de subsistance. Cette première étape dans la
démarche de Sen marque sa personnalité d'acteur de son devenir, et un espace de jugement basé
sur les capabilités et les fonctionnalités. À l'abri du modèle proposé par Sen, La liberté est définie
la pauvreté comme le besoin de libertés existent et formelles, c'est-à-dire le manque de capabilité
à faire et à être. Pourtant, un discours, au fin fond d'être tranché, se présente pour de bon, entre
les tenants d'une qualité de vie basée sur les capabilités et ceux d'une approche basée sur les
fonctions uniquement réalisées.
Au niveau national et selon HCP entre 2004 et 2014 Selon la même source HCP, leur
répartition cumulée de la pauvreté montre que 3,5 millions de personnes n'ont qu'une seule
pauvreté 10,3 % de la population, 2,3 millions de pauvreté multidimensionnelle (6,8%) et 1,2
million de pauvreté monétaire (3,5%). 463 milles personne touchées par la pauvreté
monétaire et multidimensionnelle qui constituent le noyau de la pauvreté. Via ces trois
indices, le nombre de pauvres monétaires et multidimensionnels est de 3,9 millions de
personnes, ce qui se traduit par un taux de pauvreté global de 11,7% au niveau national, 3,9%
en ville et 23,7% en milieu rural.
Tableau : Distribution des formes de pauvreté et leur cumul
Cependant, si la pauvreté multidimensionnelle tend à diminuer selon les sources officielles, les
autorités doivent reconnaître la gravité problème demeure, qui est d'élargir approximativement
l'écart entre les riches et les pauvres, ce qui pose la question de l'allocation optimale des
ressources, de la mauvaise répartition des richesses et de plus de justice sociale que le Maroc, La
pauvreté multidimensionnelle est très hétérogène en sévérité, en espace et en quantité de pauvres
(Bouslihim 2018).
Au niveau régional, selon HCP entre 2004 et 2014, l’indice multidimensionnel de la pauvreté a
connu un recul au niveau des régions de la Royaume, En termes de variabilité absolue, Ce sont
les régions les plus pauvres en 2004 qui ont connu la plus forte réduction des taux de pauvreté, à
savoir les régions de Marrakech-Safi, de 34,0% à 11,3%, Tanger-Tétouan-Al Hoceima, de 30,3%
à 9,5% et Beni Mellal-Khénifra, de 31,0 % à 13,4 %.
Le classement des régions selon l’incidence de la pauvreté multidimensionnelle, En 2014,
indique que la moitié des régions enregistrent un taux de pauvreté supérieur à la moyenne
nationale (8,2%). La région qui connue la pauvreté absolue est Béni Mellal-Khénifra (13,4%),
suivie de Marrakech-Safi (11,3%), Drâa-Tafilalet (10%), Fès-Meknès(9,6%), L’oriental (9,5%) et
Tanger-Tétouan-Al Hoceima (9,5%). Contrairement, les régions qui ont un taux de pauvreté
minimal inférieure à la moyenne au niveau national, sont Laâyoune-Sakia Al Hamra (1,7%),
Dakhla-Oued Eddahab (3,8%), Casablanca-Settat (4,1%), Rabat-Salé-Kenitra (6,1%), Guelmim-
Oued-Noun (6,2%) et Souss-Massa (7,2%).
Figure : Évolution de l’incidence de la pauvreté entre 2004 et 2014
34.0347442626952
30.9530410766601
30.3489151000977
25.908561706543
23.5485343933105 25.2532520294189
23.5427265167235
21.8845081329346 20.7630462646484
19.7121238708496
17.5496406555175
13.4464797973633
11.3230047225952
9.624831199646
9.52971363067627
9.52830791473386 9.96958732604983 9.01711463928223
4.14069700241089 7.17429447174072
6.06398344039917 6.17169570922852
3.7686038017273
1.6613450050354
2014
#REF!
2004
Marrakech-Safi 0.22097460.353784700000001
0.1062255
0.1737088
0.1453064
Casablanca-Settat
0.272572900000001
0.361525700000001
0.1503884
0.1505104
0.0650026
Fès-Meknès 0.2012376
0.331318700000001
0.0939863000000001
0.22269450.1507627
Entre 2004 et 2014 la pauvreté est fortement variable selon les provinces et elle a connue une
baisse tendancielle. Dans l’optique de la relativité de la variation de la pauvreté, cette diminution
est haute à 80% dans les provinces de Skhirate-Témara, Nouaceur, Aousserd, Mediouna,
Casablanca, Essemara, Rabat, Boujdour, Laâyoune et Oued-Ed-Dahab. Elle se trouve entre 50%
et 80% dans 59 provinces, et entre 26% et 49,7% dans les provinces qui restent, à savoir
Boulemane, Jerada, Taounate, Azilal et Assa-Zaga.
L’incidence de pauvreté supérieure à deux fois la moyenne nationale enregistré par l’approche
multidimensionnelle pour , les dix provinces les plus pauvres, et cela en 2014. Il s’agit des
provinces de Figuig (34,5%), Azilal (28,8%), Taounate (23,4%), Chichaoua (23,1%), Essaouira
(22,1%), Youssoufia (18,8%), Chefchaouen (18,8%), Midelt (17,3%), Guercif (17,3%) et
Boulemane (17,1%). Contrairement, Les 20 provinces les plus pauvres ont des taux de pauvreté
inférieurs à la moitié de la moyenne nationale. Il s’agit effectivement de Rabat (0,9%),
Casablanca (1%), Laâyoune (1,3%), Es-Semara(1,6%), Mohammedia (1,7%), Skhirate-Témara
(2,1%), Noiceur (2,1%), Inezgane Ait Melloul (2,3%), Salé (2,4%) et Fès (2,5%).
Au niveau communal, il y a 1683 communes et centres urbains dans la totalité, nous avons 438
communes et centres ont un taux de pauvreté multidimensionnelle moins de 5%, en plus, il y a
300 communes et centres ont un taux varie entre 5% et 10%, aussi pour 447 communes et centres
ont un taux qui varie entre 10% et 20%, et entre 20% et 30% pour 274 communes et centres, et
113 entre 30% et 40% et 111 un taux plus de 40%.
Le taux de pauvreté multidimensionnelle est moins de 10% dans 337 communes, et se trouve
entre 10% et 20% dans 444 communes. Il est dans un intervalle compris entre 20% et 30% dans
274 communes, et une fourchette comprise entre 30% et 40% dans 113 communes, entre 40% et
50% dans 55 communes, et est plus à 50% dans 56 communes. L’analyse précitée est dans le
milieu rural, sur un total de 1279 communes.
Sur les 404 centres urbains et communes, nous trouvons 363 communes et centres ont un taux de
pauvreté moins de 5%. Parmi les 41 communes restantes, 38 ont un intervalle entre 5% et 10% et
3 communes ont un taux compris entre 10% et 15%. Et ce à l’échelle urbaine.
Entre l’année 2004 et 2014, sur les communes et centres urbains avec un total de 1683, le taux de
pauvreté a connu une baisse dans 1662 communes et centres urbains (98,8%) et dans la relativité
des termes, cette diminution a été supérieure à 70% dans 43,4% des communes, et une fourchette
entre 50% et 70% dans 38,6% des communes, de moins de 50% dans 16,8% des communes et
une augmentation dans 21 communes (1,2%).
Pendant de cette période, les communes rurales cibles par l’INDH ont connues le taux de
pauvreté a changé de 51,4% en 2004 à 21,4% en 2014. A travers le ciblage de période, ce taux
est a connu un changement de 54,0% à 24,1% pour les communes ciblées en 2005, et de 48,7% à
18,9% pour les communes ciblées à partir de 2011. Le taux de pauvreté multidimensionnelle est
passé de 38,6% en 2004 à 13,4% en 2014 dans le reste des communes rurales. Totalement, la
pauvreté multidimensionnelle a bénéficiée d’une réduction, dans la logique de la variation
absolue, de 30 points de pourcentage dans les communes rurales cibles de l’INDH contre 25,2
points dans les communes rurales non cibles.
Changement du taux de pauvreté multidimensionnelle (en %) entre 2004 et 2014 selon les
communes cibles ou non de l’INDH
51.4 54 48.7
38.6
21.4 24.1 18.9
13.4
2004 2014
So
urce: HCP, RGPH 2014 & 2004
1- EDUCATION
La question de l'éducation est encore aujourd'hui une préoccupation dans le monde.
L’interrogation de l'éducation est encore aujourd'hui une préoccupation dans le monde. La mise
en place de l'UNESCO, conférences plus grandes comme en 1990 à Jomtien, en 2000 à Dakar ou
en 2012 l'ADEA se rentrent dans cette tendance. En ce sens, les principales résolutions et
engagements pris lors de ces réunions illustrent l'engagement mondial en faveur de la
gouvernance de l'éducation. Il s'agit d'un engagement à soutenir l'éducation pour tous et les
Objectifs du Millénaire pour le Développement dont une part importante est encore consacrée à
l'éducation. Autrement dit, C’est le cas de l’engagement en faveur de l’Education Pour Tous
(EPT).
La mise en place de la gestion pédagogique révèle un regain d'intérêt pour cette question depuis
la Seconde Guerre mondiale où une sorte de conscience globale va se développer autour de
l'éducation. La pensée et l’idée de renforcer cet engagement mondial est avant tout d'assurer la
sécurité humaine face à la guerre en construisant dans l'esprit des gens les germes de la paix qui
sont fondés sur les fondements de la solidarité et de la vertu de l'humanité (UNESCO, 1948).
Par conséquent, l'éducation sera revisitée comme un cadre structurel pour la socialisation des
personnes. Elle peut façonner la personne en appliquant l'objectif de l'élever à l'état désiré
(Ardouin 2014). Pour envoyer en lui tout ce que l'homme a pour son niveau le degré de son âge,
de ce qu'il peut porter et ne pas dévorer (José Marti 1853). Outre la fonction principale de
socialisation, l'éducation sera perçue comme un élément catalyseur de la vie des autres en société,
ce qui amène Gabriel Bayémi (2011) à dire qu'il existe une forte corrélation entre l'éducation et la
croissance économique. Qu’il y a un fort étroitement entre l'éducation et l'économie, le revenu
personnel et le progrès social dans les patries qui sont développées ou en cours de
développement. Cet auteur pour lui, ladite situation s'explique par une éducation qui valorise le
travail, lui-même compris comme l'ensemble des activités mentales et physiques nécessaires à la
production de biens et de services. En ce sens, par conséquent, l'éducation est toujours considérée
comme le développement du capital humain.
Lesdites considérations conduiront à un mouvement mondial en faveur de l'éducation. Ensuite,
une sorte d'horloge est mise sur l'administration internationale de l'éducation où le système de
notation permet de rendre compte du niveau de développement de l'éducation dans les pays. Le
mouvement s'est suivi et accompagné de la structuration du secteur de l'éducation, de l'émergence
de diverses formes d'éducation à savoir : l’éducation informelle, l'éducation formelle, et
l'éducation formelle. Dans ce développement une réplique à l'école traditionnelle dont le bilan ne
lui permet pas d'offrir un enseignement d'accès total et de qualité à tous ceux qui en ont besoin, se
voient par Brougère et Bézille (2007).
L'émergence de l'esprit d'évaluation et de structure du secteur de l'éducation est le fait que
l'éducation est le souci principal de la gouvernance mondiale. Réellement, les organismes
internationaux, comme les Nations Unies et l'UNESCO reconnaissent unanimement le rôle
central de l'éducation, pour le développement de l'humanité non seulement, de plus pour la
sécurité et la stabilité du monde. En effet, après le chaos provoqué par les deux guerres,
l'éducation de l'homme pour que son expression n'affecte pas ses semblables et l'ensemble de
l'humanité se pose avec sensibilité.
« Les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que
doivent être édifiés les défenses de la paix.... Une paix établie sur le fondement de la solidarité
intellectuelle et morale de l’humanité » Actes Constitutifs de l’UNESCO, Adoptés à Londres en
1945, c’est le sens de l’acte constitutif de l’UNESCO.
Dans la réflexion, l'idée qui se dégage ici est que l'éducation contribue à assurer la sécurité
humaine et cela à l'échelle mondiale. Dans le même temps, Poizat s'est absorbé, dit : « en Europe,
frappés par la versatilité politique du 19ème siècle, les conflits sociaux puis la guerre de 14-18,
les pédagogues veulent remédier à ce climat et créent la ligue de l’Education Nouvelle, puis le
Bureau International de l’Education Nouvelle. Arrêter les conflits ne suffit pas, il faut éduquer
convenablement les incendiaires, calmer l’homme, transformer son cœur. Il faut supprimer les
frustrations générant l’agressivité qui se libère lorsque l’individu adulte n’est plus dans le giron
de la structure éducative : on obtiendra alors la paix internationale, la concorde nationale et des
sujets apaisés. Les méthodes actives ne sont que les moyens de ces finalités » Poizat Denis, 2003,
l’éducation non formelle, Education comparée, l’Harmattan, Paris, p118.
En conséquence, l'éducation est revisitée en tant que définition et à l'abri du process de la
socialisation dans les post-modernismes des sociétés. Elle alerte et propose des solutions aux
problèmes posés aux personnes à travers le temps et l'espace. La socialisation est le pape de
l’éducation, l’ensemble du processus par lequel un individu détenu les systèmes de
représentation, les caractères et les modes de pensées et d'actions d'une société quelconque, c'est
ce qu'on entend par la sociologie. L’effectivité d’un droit sont les autorisations prennent effet
lorsque les capacités sont appropriées, observables et vérifiables. Les compétences ne se
développent que par l'interaction : la capacité du système éducatif à relier les compétences des
individus et des organisations (Liechti 2003).
La figure suivante représente le modèle d’expression de l’effectivité du droit à l’éducation
suivante :
Figure : L’éducation intégrée comprise au travers des quatre capacités, reprise de Valery
LIECHTI
La théorie du filtre
Elaborée par (Arrow,1973), considère que la décision d'embauche est fondée sur les
qualifications d'un candidat, non sur une évaluation de sa productivité mais comme un indicateur
utilisé uniquement pour classer différents candidats avant l'embauche, cela fait ne rend pas
l'individu plus productif par l'éducation.
La théorie du signal
Initiée par (Spence,1973) qui porte sur les conséquences des asymétries d'information sur les
stratégies personnelles des acteurs économiques dans des situations incertaines. Face au manque
d'information sur les compétences réelles du candidat, les employeurs prennent en compte deux
types d'observations : il nomme indice (les caractéristiques de l’âge, de sexe, etc) sont
inaltérables et aussi, il nomme signaux. En fonction de son expérience antérieure, l'employeur
procède à la construction d'une correspondance entre les signaux d'aptitude et l'indice réel,
hypothétique ou prédit, entraînant des écarts salariaux de profession entre les individus.
Enseignement
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021
primaire
Taux brut de scolarisation (%)
Total 110,72 110,3 109,96 109,52 110,4 112,4 113,88 114,76 115,15 113,37
Féminin 108,01 107,76 107,43 106,64 107,73 109,78 111,51 112,73 113,38 111,77
Masculin 113,29 112,73 112,36 112,26 112,92 114,88 116,11 116,69 116,83 114,89
Taux net de scolarisation (%)
Total 92,5 93,2 93,3 _ 94,6 96,9 99,1 99,5 99,2 98,3
Féminin 92,3 93 93,2 _ 94,7 97 _ _ _ _
Masculin 92,7 93,4 93,3 _ 94,6 96,8 _ _ _ _
Enseignement
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021
secondaire
Taux brut de scolarisation (%)
Total 69,75 _ _ _ _ 79,86 80,23 81,19 82,45 83,73
Féminin 64,15 _ _ _ _ 75,33 76,58 78,18 80,32 82,39
Enseignement
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021
supérieur
Taux brut de scolarisation (%)
Total 19,5 22,6 25,3 28,4 32 33,8 35,9 38,5 40,6 43,4
Féminin 18,7 22,1 24,9 27,8 30,7 33,3 35,7 39,1 41,7 45,8
Masculin 20,2 23,2 25,8 29 33,2 34,3 36,2 38,1 39,6 41,2
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021
Enfants non
scolarisés
Total 228.065 178.992 203.684 _ 162.240 89.998 7.804 16.064 17.612 14.315
Taux brut de
scolarisation
(%)
Total 54,8 54,1 58,4 56,8 50,2 54 50,9 54,9 60,4 59,9
Féminin 47,8 47,6 52,5 50,8 45,8 49,1 46,9 51,5 57,6 59,6
Masculin 61,4 60,2 64 62,5 54,5 58,6 54,7 58 63,1 60,1
Taux net de
scolarisation
(%)
Total 49,6 49,2 53 50,8 45,1 49,9 47,4 54,4 59,2 55,2
Féminin 43,4 43,6 47,8 45,5 41,1 45,7 43,7 51,1 56,5 55,1
Masculin 55,5 54,5 58 55,8 48,8 53,9 50,9 57,5 61,7 55,4
Source : UNESCO
D’après le tableau qui comporte les données de l’UNESCO ci-dessus, de l’année 2012 à l’année
2021, nous avons une idée globale sur le stock du capital humain. On remarque qu’il y a une
augmentation successive dès l’année 2012. En 2021, 43,4% de la population Marocaine a
possédée une qualification supérieure. En plus, 113,37% représente Les individus qui ont un
niveau d’instruction primaire, et 83,73% des individus qui ont un niveau de scolarisation
secondaire. Avec un taux 14,315% des enfants non scolarisés et la même chose pour les
adolescents avec un pourcentage de 113,992%, on déduit alors que ce pays a un problème
économique en terme de productivité et en terme de la valorisation du capital humain. Nous
constatons alors qu’il y a un besoin en capital humain ce qui est embarrassant pour le
développement et la croissance économique d’une patrie. Pour avoir une économie moderne avec
l’exploitation des nouvelles technologies et l’intelligence économique, la patrie doit avoir un
capital humain formé et éduqué au niveau postsecondaire et universitaire.
1.1- EDUCATION ET CROISSANCE ECONOMQIUE
Face aux rendements décroissants et marginaux du capital physique, inclus dans son modèle, le
progrès technologique qu'il considère comme un facteur mobilisateur de croissance, Par ailleurs,
l'auteur considère le capital physique comme un capital exogène qu'il a le droit de développer.
Dès lors, pour expliquer la croissance économique, il faut dépasser le modèle de Solow et tenter
d'expliquer le progrès technologique, Ainsi, Mankiw, Weil et Romer ont repris Solow et ont
adapté son modèle. La nouveauté réside uniquement dans l'intégration du facteur de production
du capital humain. Ainsi, ce concept innovant constitue une généralisation du modèle de Solow.
Parce que l'étude de la dynamique fera appel à la fois au capital physique et humain. Les trois
chercheurs ont également conclu qu'il existe une exigence minimale de capital humain, qui est
automatiquement atteinte par tous les individus.
Plus tard, Schultz (1959), a publié un article intitulé « Investment in man : an Economist's view »,
qui soulignait l'importance de la primauté du secteur agricole dans le processus de
développement, a simultanément introduit le capital humain comme emplacement stratégique.
Cette publication va imprégner d'autres recherches sur le capital humain qui tenteront d'élucider
sur des niveaux théoriques-empiriques la relation causale ancestrale établie entre l'éducation et la
croissance économique.
Par conséquent, Ben Porath (1967), recommande d'accumuler des connaissances prédictives,
puisque l'investissement total est positif. Par conséquent, Ben Porath, recommande d'accumuler
des connaissances prédictives, que l'investissement total est positif. Cependant, l'investissement
en capital humain étant dû à la maturation de l'espèce humaine, l'auteur conclut le constat
suivant : si la rentabilité marginale de cet investissement s'avère utile pour se donner à fond pour
les apprentissages précoces et pour maintenir l'investissement en formation à un taux décroissant
tout au long de la vie active.
Par ailleurs, cette démarche de réflexion démontre que les rémunérations augmentent avec l'âge
des individus pour atteindre un certain niveau puis décroissent progressivement. Bien que le
modèle de Ben Porath puisse éclairer le revenu dans le temps, son application empirique n'est pas
très claire, compte tenu de la difficulté d'évaluer et d'estimer cet aspect du capital humain.
En fait, c'est Mincer (1974) qui est à l'origine de l'habile combinaison de rigueur théorique et
d'application empirique. Selon des données statistiques américaines, Mincer décrit avec force
l'effet de l'investissement dans l'éducation sur les récompenses salariales individuelles. Ce constat
a ensuite été réaffirmé par Jarousse et Mingat (1986), qui s'est appuyé sur des chiffres et des
statistiques françaises pour attester du retour sur investissement en éducation porté par Mincer.
Au cours des années 1980, les questions de complémentarité entre l'éducation et d'autres secteurs
économiques, comme la recherche et le développement, se sont multipliées en Ils sont une
extension des travaux d'Arrow (1962), introduisant le concept "d'apprentissage par la pratique" et
le modèle de Nelson & Phelps, où l'accumulation du capital humain et la phase adaptative d'une
technologie évoluent en sens inverse. Ils concluent que l'éducation soutient la réduction de la
technologie entre les pays initiateurs et les pays sous-développés.
Azariadis & Drazen (1990) ont expliqué, sous un autre angle d’analyse, la notion de
l’accumulation du capital par la transmission intergénérationnelle. En d'autres termes,
l'accumulation du capital humain dépend conjointement du patrimoine humain et de la
technologie éducative.
À l'aube des années 90, les études liées à la recherche et au développement fleurissent. Ainsi,
Romer, considère la spécialisation inhérente à la production d'un produit et les externalités
dynamiques liées à la recherche impliquée dans la production comme deux sources
fondamentales de rendements d'échelle croissants.
De plus, dans son article intitulé « on the mechanics of economic developement » publié en 1988,
Lucas a conceptualisé l'accumulation du capital humain en établissant une croissance
endogè[Link] capital humain comprend la force active des travailleurs, l'efficacité de leur
production, qui est intimement dépendante des efforts déployés en éducation.
Barro (1991), pour sa part, a tenté d'estimer l'impact de l'éducation sur le taux de croissance du
PIB, dans d'autres variables, telles que le taux de dépenses publiques, la stabilité politique, le
biais par rapport à l'indice de parité de pouvoir d'achat.
De son expérience, Barro a obtenu un résultat étonnant : le taux de scolarisation dans le
secondaire a doublé de 50 % à 100 % - augmentant le taux annuel de la France d'environ un point
de pourcentage. Si Barro utilisait le taux de scolarisation, alors Benhabib, Spiegel et Pritchett
utiliserait maintenant le taux de croissance, rapportant les années moyennes de scolarisation
comme variable. En revanche, les résultats obtenus ne sont pas statistiquement significatifs. En
fait, Benhabib & Spiegel (1994) soutiennent que le taux de croissance d'une économie est
fonction de l'héritage éducatif accumulé par la population, qui stimule la capacité d'innovation et
la capacité collective à recycler le progrès technologique.
Par conséquent, le modèle considéré indique que l'impact de l'éducation sur la croissance
économique d'un pays dépend fortement de la hiérarchie de développement du pays. De ce fait,
l'éducation dans les pays avancés offre une capacité d'innovation considérable. À son tour,
investir dans l'éducation dans les pays les plus pauvres, c'est accélérer le processus de rattrapage.
Dans ce contexte, PRITCHETTE, précise pourquoi les analyses économétriques en vogue n’ont
pas établi une interaction stable et durable entre l'éducation et la croissance économique. Ses
explications tournaient autour des points suivants :
1- Les augmentations de salaire individuelles affectent l'orientation des nouveaux diplômés
issus d'industries inefficaces.
2- Pénurie en termes d'offre d'emploi dans le secteur privé, malgré le niveau d'éducation des
personnes.
3- Une augmentation du nombre de populations instruites peut affecter la qualité de
l'éducation et, par conséquent, modifier le taux de la croissance économique.
Sur un autre registre, Bils et Knelow (2000) démontrent que la relation causale (la causalité) entre
éducation et croissance a deux dimensions. Ainsi, l'éducation exerce un effet immuable sur la
croissance qui affecte en fait l'éducation.
De plus, Krueger et Lindahl (2001) soutiennent que l'éducation est significative en terme
statistiques. Elle a une relation positive avec la croissance dans les pays ayant un bilan
statistiquement faible en matière d'éducation.
Le rapport du conseil d'analyse économique corédigé par Aghion & Cohen (2004), il a fait
mention d’autres variables comme le PIB et l’effectif des étudiants inscrits en enseignement
supérieur pour évaluer le lien entre la croissance économique et le système éducatif supérieur.
Les résultats obtenus permettent de dissocier les économies d’imitation des économies
d'innovation. Le premier fait référence aux pays en pénurie, qui doivent donner la priorité à
l'enseignement primaire et secondaire, dans le but d'imiter et de mettre en œuvre la nouvelle
technologie et, par conséquent, de réduire l'écart technologique. D'autre part, l'économie de
l'innovation est dans les propriétés des pays appelés industrialisés. Ces derniers doivent
contribuer à l'innovation technologique mondiale et à un large bassin de main-d'œuvre qualifiée.
D'autre part, les économies en développement doivent investir dans l'enseignement supérieur
pour soutenir la croissance économique.
Afin d'approfondir l'analyse des facteurs moteurs de la croissance économique, des études sur le
parallélisme entre éducation et croissance ont été menées pour élucider l'impact de la répartition
du capital humain sur l'amélioration des perspectives de développement de plusieurs pays.
Ainsi, en nous concentrant sur le cas de l'Amérique latine, Birdsall et Londoño, examinons si les
effets négatifs des inégalités en matière d'éducation peuvent affecter directement ou
indirectement la croissance économique, la réduction de la pauvreté dans 43 pays étudiés.
L'évaluation de l'expertise est révélatrice. Cela indique que la répartition inégale des actifs en
capital humain affecte de manière disproportionnée la croissance globale et la croissance des
revenus des pauvres. Les auteurs s'accordent en outre sur le fait qu'une meilleure répartition
permet d'augmenter les revenus des pauvres et de réduire la pauvreté.
De leur côté, Castelló & Doménech (2002), utilisant les statistiques fournies par Baroo et Lee
(2001), suivre les instructions et calculer le coefficient de Gini du capital humain.
Les résultats collectés montrent que les inégalités de capital humain ont un impact négatif sur la
croissance économique. Cette baisse est attribuée à l'utilisation efficace des ressources et à une
baisse du taux d'investissement. En effet, les inégalités d'éducation impliquent des taux
d’investissement en baisse et donc une faible croissance des revenus. Les taux d'investissement
des pays qui enregistraient, dans les années 1960, une forte inégalité dans la répartition des
services éducatifs étaient nettement inférieurs aux taux d'investissement des pays moins
inégalitaires. En conséquence, ces taux d'investissement entraînent des taux de croissance des
revenus plus faibles. C'est pourquoi, en adoptant cette étude, Castelló & Doménech
recommandent que les politiques mises en œuvre pour favoriser la croissance soient considérées
collectivement depuis le niveau d'éducation de la population, depuis l'éducation et la
généralisation de l'approche formelle, pour le bien du panel le plus large de la société.
Dans une étude de l'économie américaine sur la période 1977-2000, Jorgenson et al. (2002) ont
conclu que l'enseignement supérieur et l'investissement dans la technologie ont un impact positif
et significatif sur la croissance économique aux États-Unis.
Bashir & Darrat ont démontré que l'éducation primaire ou les taux d'alphabétisation des adultes
ont un effet positif et significatif sur la croissance de la production en étudiant les données de 32
pays en développement. Psacharopoulos a montré que le retour sur investissement dans
l'enseignement primaire est privilégié dans les pays en développement, et que le retour sur
investissement dans l'éducation est fonction de l'augmentation de la scolarisation que des
investissements prospectifs. S'appuyant sur les travaux de Barro (1990-1996) et Sow (2006)
Carla-Cruz (2014), YEN et al (2020) ont étudié l'économie camerounaise pour la période 1980-
2016 et ont démontré que le taux d'alphabétisation est positivement et significativement corrélé à
la croissance économique. Parallèlement, Gyimah-Brempong et al ont étudié les économies d'un
échantillon de pays africains pour la période 1960-2000 et ont conclu que l'investissement dans le
capital humain se rapprochant de l'enseignement primaire, secondaire et supérieur avait un effet
positif et significatif. Les statistiques du taux de croissance du revenu par habitant et de
l'élasticité du revenu par habitant pour l'investissement dans l'enseignement supérieur sont plus
de trois fois plus élevés que pour l'investissement dans le capital physique.
En ce sens, Rao & Jani (2008), ont étudié la relation entre l'inégalité, la qualité de l'éducation et
la croissance économique en Malaisie. Les résultats montrent qu'une augmentation des inégalités
d’éducation produit une diminution du PIB par habitant. En effet, les recherches montrent qu'il
existe toujours un intérêt pour les études secondaires expliquant le niveau de PIB enregistré par
habitant de la Malaisie. Rao & Jani (2008) expliquent ces résultats par le fait que les bases de
l'enseignement comme la lecture, l'écriture, les maths, enseignées dans les écoles primaires ne
suffisent pas à répondre aux besoins croissants de la Malaisie en terme du travail qualifié.
Pour leur part, López, Thomas, & Wang, ont extrait les statistiques d'un pool de 42 pays, pour
décrypter les liens entre la trinité : éducation, réforme politique, croissance économique.
L'objectif assigné est de souligner l'importance d'une répartition équitable des bénéfices de
l'éducation dans l'amélioration de la croissance économique et de vérifier comment l'interaction
entre l’éducation et la réforme stimule la croissance et la productivité économique. Les
chercheurs soulignent à cet égard que l'aspect qualitatif de l'éducation est tout aussi important que
l'aspect quantitatif. Cette dernière concerne entre autres, dans les classiques, des questions telles
que la pertinence des programmes de l’éducation, les méthodes d'apprentissage des adultes, et
l'impact de l'éducation sur la société. L'étude met également en évidence deux aspects
fondamentaux. Premièrement, la répartition de l'éducation et l'égalité d'accès à l’enseignement.
En effet, la répartition inégale de l'éducation a tendance à avoir un impact négatif sur le revenu
par pays dans la plupart des pays, et vice versa. Il s'agit ensuite de la relation entre les politiques
économiques et les conséquences de l'éducation. Ce dernier a un effet modéré sur l'économie,
sauf que les gens profitent de leur capital scolaire pour s'emparer des marchés concurrentiels
ouverts. En d'autres termes, les perspectives d'emploi des actifs informationnels professionnels
des individus prospèrent avec la compétitivité et le fonctionnement du marché et le but lucratif de
ce dernier.
Dans le même cas, Hassan & Shahzad, étudient l'évolution de l'équivalence entre les services
éducatifs, la croissance économique et la responsabilité politique du Pakistan de 1973 à 1998. Les
résultats soutiennent l'existence d'une relation négative entre la moyenne des années de
scolarisation et l'inégalité dans l'éducation. De plus, l'impact positif de l'éducation sur la
performance est réaffirmé. Il en va de même pour le rôle pionnier du public dans la
diversification des services éducatifs et l'impact perçu sur les inégalités scolaires.
De même, Digdowiseiso, a mené une étude transversale de l'Indonésie. L'échantillon sélectionné
concernait 23 provinces, sur la décennie de 1996 à 2005. Les résultats des confrontations
montrent que la dispersion relative du capital humain a un effet inverse sur la répartition des
revenus. De plus, cette étude a confirmée que l'indice de croissance économique a un avantage
très significatif en termes d'équilibre des revenus. L'expert est donc censé interpeller
inlassablement les décideurs politiques indonésiens pour promouvoir un accès équitable à
l'éducation afin de qualifier les ressources humaines, à travers l'organisation du système éducatif
là encore. Offrir des bourses aux enfants du primaire pour maintenir leur formation et fréquenter
le secondaire en toute sérénité. Ses recommandations ne pouvaient manquer d'attirer des
concessions d'aides en espèces aux familles des apprenants.
Les auteurs concluent que l'inégalité est bénéfique car il est bien connu que les riches épargnent
une grande partie de leurs revenus et stimulent ainsi l'accumulation du capital. La demande de
rejoindre la fraternité des fortunés pousse les individus à produire plus et donc la croissance à
diminuer. En outre, l'impact des inégalités sur la croissance marginale de la région. Ce constat
suggère que les politiques visant à corriger les inégalités ne peuvent en aucun cas bénéficier d'un
statut préférentiel. Sont des conclusions de Duarte & Simões (2010), auteurs qui ont étudié 30
municipalités portugaises (entre 1995 et 2007).
Alors, Dans l'ensemble, la majorité des avis d'experts confirme l'impact de l'inégalité scolaire sur
les aspects socio-économiques de la communauté Au niveau économique, l'égalité scolaire vise à
améliorer les individus et à favoriser la croissance économique des nations.
Abdouni & Hanchane (2004) ont démontré que le rôle de l'éducation, estimé par le taux brut de
scolarisation, dans la production de compétences dépend fortement de l'importance du système
éducatif par rapport aux besoins du système productif. En examinant des données de panel
relatives à 21 pays de l'OCDE pour la période 1971-1998, Bassanini & Scarpetta concluent que la
croissance économique est positivement liée aux années de scolarité. Essardi & Razzouk, dans
leur étude de l'économie marocaine pour la période 1965-2015, ont conclu que le nombre moyen
d'années de scolarisation affecte positivement et significativement le PIB par employeur.
Nous pouvons citer des définitions de quelques concepts importants dans le cadre Marocain de
l’éducation, donc :
La Marocanisation
Du corps enseignant vise des efforts au niveau pédagogique et pour faire face à l'augmentation du
nombre d'étudiants. Il semble nécessaire d'abandonner une coopération culturellement
dépendante des étrangers.
L’arabisation
Elle semble inéluctable, dans un pays qui tente de se libérer de la colonisation.
La généralisation
Aller à l'école est l'une des choses les plus importantes du premier gouvernement. Dès la
première campagne, on a vu un boum scolaire. L'ambitieux objectif de généralisation de
l'enseignement primaire 1964 est renforcé par la promulgation du Dahir, en novembre 1963, de la
scolarité obligatoire. Plus tard établi l'enseignement obligatoire pour les enfants marocains des
deux sexes de 7 à 13 ans.
L’unification
Elle est de perturber de nombreux systèmes sous protection. Le statut de cette situation ne permet
pas le développement de sentiments de compatriotisme et sape les sentiments et la fraternité
nécessaires à la construction d'un Maroc développé.
Les chiffres du secteur de l’éducation au Maroc :
Pour mesurer les efforts déployés par les autorités publiques en matière de financement de
l’éducation, on utilise deux indices. Le premier est l’indice de l’effort absolu (IEA) rapportant
le total des ressources publiques consacrées à l'éducation au cours d'une période donnée au
montant du PIB. Le deuxième est l’indice de l’effort relatif (IER) fait diagnostiquer et évaluer
les ressources publiques de l’éducation en comparaison avec le budget total et global de l’Etat.
Ensemble de Niveau de
Zhang et Li 76 pays, 1960-1990 Moyenne d’années de Pays développement Indice de Gini
pays
(2002) scolarisation
Genre
Niveau d’éducation
Sahn et Stifel 23 pays africains Pays Individus Milieu 2 Indice de Theil
maximum atteint
(2003) de la population âgée de
15-40 ans
Philippines, 2000 Moyenne d’années de Pays Provinces Niveau de pauvreté
Mesa (2007) scolarisation Indice de Gini
Type de province
Qian et Smyth Chine, 1990-2000 Moyenne d’années de Pays Provinces côtières / intérieures Indice de Gini
(2008) scolarisation
Lin et Yang Taiwan, 1976-2004 Moyenne d’années de Pays Individus Tranches d’âges Indice de Theil
(2009) scolarisation
Niveau de pauvreté
Gustave et Joubert 12 régions, Cameroun Niveau d’éducation Région Individus Indice de Gini
Genre
(2012) maximum atteint
Adrogue (2013) Argentine, 2000 Indice composite de la Pays Ecoles Province 2 Indice de Theil
qualité de l’école 3
Milieu 2
Agrawal (2014) Inde, 1993-2009 Niveau d’éducation Pays Individus États 1 Indice de Gini
maximum atteint 8
Milieu 2
Genre 2
Régions économiques 3
Yang et al. (2014) Chine, 2004 Niveau d’éducation Pays Individus Niveau de revenu 5 Indice de Gini
maximum atteint Tranches d’âges 9
Milieu 2
Umar et al. Nigéria, 2010 Niveau d’éducation Pays Individus Régions 6 Indice de Theil
(2014a) maximum atteint
Borooah et Knox Irlande, 2013 Score en anglais & Pays Ecoles Type des écoles 2 GE(0) (DLM)
(2015) mathématiques
Zamora et Dorado Philippines, 1990-2010 Niveau d’éducation Pays Individus Milieu 2 Indice de Gini
(2015) maximum atteint
Tan et al. (2015) État de Sabah, Moyenne des État de Sabah Ecoles 188
Individus Milieu 2
Malaisie 2009- élèves (Fin du (Malaisie)
2013 cycle secondaire)
Quelques travaux sur les inégalités éducatives selon diverses variables d’éducation, entités d’observation,
indices d’inégalité et populations d’intérêt :
Pays (France)
Merle (2002) France, 1988-1998 L’âge de fin d’étude Etudiants Les rapports et étendues
interdéciles
Ensemble de Pays
Zhang et Li 76 pays, 1960-1990 La moyenne d’années de scolarisation pays Le coefficient de
(2002) variation
L’indice de Gini
L’écart-type du log
Thomas et al. La population âgée deLe niveau d’éducation maximum atteint Pays Individus L’indice de Gini
(2003) 15 ans et plus pour 140 L’indice de Theil
pays,1960-2000 L’écart-type
Iatarola et Stiefel New York Les dépenses de fonctionnement par État Ecoles Le coefficient de
(2003) élève (New York) variation
La totalité des dépenses par élève
Le ratio élèves par enseignant
Les dépenses moyennes sur les salaires
des enseignants
Le pourcentage des enseignants certifiés
pour enseigner
Sahn et Younger 38 pays en 1999 & Le score des élèves en mathématiques Pays Elèves La déviation
(2007) 49 pays en 2003 Le score des élèves en sciences logarithmique moyenne
L’indice de Theil
L’entropie généralisée
d’ordre 2
Rao et Jani Malaisie, 1986-2006 Le ratio élèves par enseignant Pays (Malaisie) États L’indice de Gini
(2011)
Felouzis et al. 12 cantons suisses, Le score des élèves en mathématiques Canton Elèves Le coefficient de
(2011) 2003 en 9ème année variation
Chow et Shen Chine les dépenses d’éducation par habitant Pays (Chine) Provinces L’écart-type du log
(2014)
Catin et al. 116 régions La moyenne du score en Région Elèves L’indice de Gini
(2015) d’Afrique mathématiques et en lecture L’indice de Theil
australe et de l’est, L’indice d’Atkinson
(15 pays), 2007
Source : Auteur
Pour les principales mesures prises dans le secteur de la santé on peut citer :
Programme national de prise en charge de la santé maternelle avant, pendant et après
accouchement ;
Programme national d’immunisation (PNI) ;
Prise en charge intégrée de l’enfant (PCIE) ;
Programme de lutte contre les carences en micronutriments et la promotion de l’alimentation
du nourrisson et du jeune enfant ;
Assurance maladie obligatoire (AMO) ;
Régime d’assistance médicale (RAMED) ;
Chantier de la protection sociale et la couverture médicale.
En plus de ces programmes, le Maroc a affilié à d'autres initiatives transversales nationales et
internationales visant à améliorer ses ressources humaines, telles que l'Initiative Nationale pour le
Développement Humain (INDH), les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et
les Objectifs de Développement Durable (ODD).