Cours de Physique1
Cours de Physique1
PARCOURS EBTTL
Niveau 1
Semestre 1
UE 12
1
SOMMAIRE
Objectif :
L’objectif de ce cours est de permettre aux apprenants d’acquérir les notions fondamentales de la
mécanique spécifiques aux mouvements des systèmes de transports (ferroviaire, aérien,
automobiles, maritime). Il s’agit entre autres d’acquérir :
- les notions fondamentales de la cinématique et de la dynamique du point matériel,
- les notions fondamentales de la dynamique des systèmes,
- les notions fondamentales de la résistance des matériaux,
FICHE DE PROGRESSION
I- PROCESSUS GÉNÉRAL DU DÉROULEMENT DE CHAQUE COURS
2
2.2 Quantité de mouvement TPE : 1H
2.3 Lois de Newton
2.4 Exemples de force
2.5 Moment cinétique
2.6 Travail et énergie cinétique
2.7 Forces conservatives, énergie potentielle et
énergie mécanique
2.8 Mécanique du point en référentiel non-inertiel
2.9 Forces centrales et newtoniennes
Chapitre 3 : Cinématique en deux ou trois
dimensions : Application aux systèmes de
CM : 6H
SÉQUENCE 3 : transports
3.1 Position TD : 6H
3.2 Vitesse
3.3 Accélération TPE : 2H
3.4 Mouvements relatifs
3.5 Applications
Chapitre 4 : Dynamique des systèmes:
SÉQUENCE 4 : Applications aux systèmes de transports CM : 6H
4.1 Equation du mouvement d’un avion en montée
4.2 Equation du mouvement de l’avion en TD : 4H
descente TPE : 2H
4.3 Equation du mouvement de l’avion en vol
horizontal
SÉQUENCE 5 : Chapitre 5 : Résistance des matériaux CM : 6H
5.1 Traction, compression, torsion et flexion
5.2 Contraintes et déformations TD : 4H
5.3 Lois de comportement TPE : 2H
5.4 Analyse et dimensionnement des poutres
SEQUENCE 1
3
mouvement. On peut en quelque sorte se représenter un référentiel comme un solide
rigide, idéalisé ou réel.
Définition : un repère (spatial) est l’ensemble formé d’un point géométrique, nommé
origine et souvent noté O, et de trois axes orthogonaux.
Propriété : il existe un unique référentiel par rapport auquel l’origine et les axes d’un
repère particulier sont immobiles à chaque instant. En revanche, à un référentiel donné
peuvent naturellement être associés une infinité de repères distincts qui diffèrent par la
position de leur
origine ou l’orientation de leurs axes.
NB : Si, à chaque instant, les deux repères gardent la même position l’un par rapport à l’autre, ils
peuvent correspondre au même référentiel.
En revanche, si la distance OO′ ou l’orientation relative des axes varient, ils sont associés à des
référentiels différents.
Définition : dans un référentiel, et étant donné un repère, la position d’un point peut être
repérée à l’aide de 3 nombres, dits coordonnées, qui l’identifient de manière unique. Les
coordonnées correspondent par exemple à des distances – et ont alors la dimension
physique de longueurs – ou à des angles, et sont dans ce cas sans dimension physique.
NB : Dans le Système international, les distances s’expriment en mètres (symbole m) et les
angles en radians (symbole rad, unité sans dimension).
1.2 Etude descriptive du mouvement d’un point matériel
1.2.1 La position d’un point matériel
Définition : un point matériel est la modélisation idéalisée d’un système physique
considéré comme un point géométrique doté de certaines propriétés physiques (une
masse, une charge électrique, etc.), mais sans volume ni superficie. Dans un système de
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coordonnées donné et à une date fixée, il est repéré de manière unique par 3 coordonnées
spatiales.
La position d’un point matériel à un instant t est déterminée par rapport à un repère par un
vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 qu’on appelle vecteur position. Son origine est le centre du repère O et son
⃗ ),le vecteur position
extrémité est le mobile M. Suivant le repère cartésien dans l’espace (𝑖, 𝑗, 𝑘
s’écrit :
⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑟 = 𝑥𝑖 + 𝑦𝑗 + 𝑧𝑘
𝑂𝑀
La Figure 1.2, nous montre le vecteur position de M suivant le repère cartésien et sa
trajectoire.
Figure 1.2. Vecteur position 𝑂𝑀 dans les coordonnées cartésiennes/ Trajectoire du point M
Les composantes x, y et z du vecteur position dans la base cartésienne sont les coordonnées
cartésiennes du mobile M. Ces coordonnées changent avec le temps car le point matériel M est en
mouvement : x(t), y(t), z(t).
Les fonctions x(t), y(t) et z(t) sont appelées les équations horaires du mouvement.
1.2.2 La trajectoire
Dans un référentiel, la trajectoire d’un point matériel est l'ensemble des positions successives
occupées par ce point matériel au cours du temps par rapport à un repère. C’est une ligne
continue qui relie le point de départ au point d’arrivée (Figure 1.2 ci-dessus).
La trajectoire définit la nature du mouvement. Si elle est rectiligne, le mouvement est rectiligne
et si elle est curviligne le mouvement est curviligne.
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L’équation de la trajectoire est la relation qui lie les coordonnées du mobile x, y, z entre eux
indépendamment du temps. Pour trouver l’équation de la trajectoire, il faut éliminer le temps
entre les équations horaires.
Exemple : les équations horaires d’un point ponctuel en mouvement dans le plan (O, x, y) sont :
𝑥 = 2𝑡 (1)
{
𝑦 = 2𝑡 + 2 (2)
𝑥
De l’équation (1), on a 𝑡 = 2. On remplace t dans l’équation (2), on aura 𝑦 = 𝑥 + 2
Cette équation de la trajectoire est l’équation d’une ligne droite de la forme y=ax+b ce
qui signifie que le mouvement est rectiligne.
1.2.3 Le vecteur déplacement
Pendants le mouvement, le mobile occupe des positions différentes. A l’instant t1, il est
au point M1 et à un instant t2, il est au point M2 (figure). On définit le vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀1 𝑀2 le vecteur
𝑀1 𝑀2 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
de déplacement ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑂𝑀2 − ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀1
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La vitesse instantanée
La vitesse instantanée est la vitesse à un instant t donné et elle est définit comme suit :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂𝑀
⃗ =
𝑉
𝑑𝑡
Le vecteur de la vitesse instantanée est tangent à la trajectoire et sa direction suivant la
direction du mouvement.
1.2.5 Le vecteur accélération
L’accélération moyenne
L’accélération moyenne est la variation de la vitesse entre deux positions par rapport
au temps. Soit v1 la vitesse du mobile à un instant t1 et v2 sa vitesse à instant t2. Le
mobile subit une accélération moyenne telle que :
⃗⃗⃗
𝑉2 − ⃗⃗⃗
𝑉1 ∆𝑉 ⃗
𝑎𝑚 =
⃗⃗⃗⃗⃗ = ⃗ = 𝑉2 − 𝑉1
, 𝑎𝑣𝑒𝑐 ∆𝑉
𝑡2 − 𝑡1 ∆𝑡
Le vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗ et il se dirige vers la concavité de la trajectoire.
𝑎𝑚 est ∕∕ à ∆𝑉
L’accélération instantanée
L’accélération instantanée est l’accélération à un instant t donné :
𝑑 2 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀
𝑎=
𝑑𝑡 2
3. Différents systèmes de coordonnées et les différents types de mouvements
3.1 Systèmes de coordonnées
Définition : un système de coordonnées peut être défini comme une convention qui associe de
manière unique un et un seul triplet de coordonnées à chaque point de l’espace ou d’un référentiel
donné. On construit d’ordinaire tout système de manière à ce que l’origine du repère associé au
référentiel y ait des coordonnées simples.
Définition : dans un système de coordonnées, une ligne de coordonnées est une courbe le long de
laquelle une seule coordonnée varie.
Selon la nature de la trajectoire d’une particule, sa position sera repérée par l’un des
systèmes de coordonnées : cartésiennes, cylindriques, sphériques, curviligne.
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Coordonnées Cartésiennes Coordonnées Cylindriques Coordonnées Sphériques
Définition du repère
C'est un repère local uniquement défini à partir des caractéristiques de la trajectoire C au point
M. Certaines relations et propriétés s'expriment très simplement dans ce repère. Trois vecteurs
unitaires sont alors définis de la manière suivante :
⃗ : tangent à la trajectoire C, donc dans le plan osculateur, orienté dans le sens du
𝑇
mouvement
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⃗ : normal à 𝑇
𝑁 ⃗ , et donc à la trajectoire C, lui aussi dans le plan osculateur. Il est défini par la
relation, maintenant classique, de la différentielle d’un vecteur unitaire qui tourne dans un
plan:
⃗ = 𝑑𝜃𝑁
𝑑𝑇 ⃗
En définissant l’abscisse curviligne s, distance mesurée sur la trajectoire à partir d'une origine
quelconque, et R le rayon de courbure de C au point M, l’angle d peut s’écrire 𝑑𝑠 = 𝑅𝑑𝜃 d’où
la définition plus classique :
⃗
𝑁 ⃗
𝑑𝑇
=
𝑅 𝑑𝑠
Position
La position est par définition confondue avec l'origine du système
Vitesse
⃗ étant tangent à la trajectoire, dans le sens du déplacement, la vitesse s'écrit
Le vecteur 𝑇
⃗ = 𝑑𝑠 𝑇
de manière évidente: 𝑉 ⃗ soit 𝑉 = 𝑑𝑠 qui représente la vitesse, forcément >0.
𝑑𝑡 𝑑𝑡
⃗ = 𝑉𝑇
𝑉 ⃗ . Elle n'a donc qu'une composante, qui est la vitesse tangentielle.
𝑑𝑠
NB : la distance totale parcourue entre 𝑡1 et 𝑡2 se déduit immédiatement de 𝑉 = soit
𝑑𝑡
𝑡2
𝑠 = ∫ 𝑉𝑑𝑡
𝑡1
Accélération
La variation de vitesse s'écrit aisément:
⃗ = 𝑑𝑉𝑇
𝑑𝑉 ⃗ + 𝑉𝑑𝑇
⃗
D'où l'accélération,
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⃗
𝑑𝑉 𝑑𝑉 ⃗
𝑑𝑇 𝑑𝑉 ⃗ 𝑑𝑠 𝒅𝑽
𝑑𝑇 𝑽𝟐
⃗ =
𝒂 = ⃗
𝑇+𝑉 = ⃗
𝑇+𝑉 = ⃗
𝑻+ ⃗𝑵
⃗
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑠 𝑑𝑡 𝒅𝒕 𝑹
𝑑𝑉
est l'accélération tangentielle (et non pas orthoradiale, sauf cas particulier)
𝑑𝑡
𝑉2
est l'accélération normale
𝑅
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𝑥𝑚 est l’amplitude maximale
𝜔 est la pulsation du mouvement
φ est la phase initiale et elle est déterminée par les conditions initiales
La vitesse est la dérivée de x(t) tel que:
𝑑𝑥(𝑡)
𝑉= = −𝑥𝑚 𝜔 sin(𝜔𝑡 + 𝜑)
𝑑𝑡
⃗
Vitesse 𝑉 ⃗ = 𝑥̇ 𝑖 + 𝑦̇ 𝑗
𝑉 ⃗ = 𝜌𝜃̇𝑒𝜌
𝑉 ⃗ ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝜔 𝑂𝑀
Accélération 𝑎 𝑎 = 𝑥̈ 𝑖 + 𝑦̈ 𝑗 𝑎 = −𝜌𝜃̇ 2 𝑒𝜌 + 𝜌𝜃̈ 𝑒𝜃 𝑑𝜔
⃗ ∧ 𝑂𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝜔 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ )
𝑘 ⃗ ∧ (𝜔
⃗ ∧ 𝑂𝑀
𝑑𝑡
Accélération tangentielle 𝑎𝑡 ∕∕ 𝑎𝑡 = −𝜌𝜃̇ 2 𝑒𝜌 𝜔 ⃗ ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗ ∧ (𝜔 𝑂𝑀)
NB
- En coordonnées sphériques, la base est donnée par :
⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗
𝑈𝑅 = cos 𝜑 sin 𝜃 𝑖 + sin 𝜑 sin 𝜃 𝑗 + cos 𝜃 𝑘
{ ⃗⃗⃗⃗ ⃗
𝑈𝜃 = cos 𝜑 cos 𝜃 𝑖 − sin 𝜑 cos 𝜃 𝑗 − sin 𝜃𝑘
⃗⃗⃗⃗⃗𝜑 = −sin 𝜑 𝑖 + cos 𝜑 𝑗
𝑈
- En coordonnées cylindriques, la base est donnée par :
⃗⃗⃗⃗⃗
𝑈𝑅 = cos 𝜃 𝑖 + sin 𝜃 𝑗
{ ⃗⃗⃗⃗
𝑈𝜃 = −sin 𝜃 𝑖 ∓ cos 𝜃 𝑗
⃗ =𝐾
𝐾 ⃗
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Exercices d’application
⃗ = 2𝑖 − 3𝑗 suivant les coordonnées cartésiennes. Convertir ce
Exercice 1 : Soit un vecteur 𝑈
vecteur en coordonnées polaire.
Solution : Les coordonnées cartésiennes en fonction des coordonnées polaires s’écrivent :
⃗ 𝑅 − sin 𝜃 𝑈
𝑖 = cos 𝜃 𝑈 ⃗𝜃
⃗ 𝑅 + cos 𝜃 𝑈
𝑗 = sin 𝜃 𝑈 ⃗𝜃
⃗ = 2(𝑐𝑜𝑠 𝜃 𝑈
𝑈 ⃗ 𝑅 − 𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑈
⃗ 𝜃 ) − 3(𝑠𝑖𝑛 𝜃 𝑈
⃗ 𝑅 + 𝑐𝑜𝑠 𝜃 𝑈
⃗ 𝜃 ) = (2 𝑐𝑜𝑠 𝜃 − 3 𝑠𝑖𝑛 𝜃)𝑈
⃗𝑅−
⃗𝜃
(2 𝑠𝑖𝑛 𝜃 − 3 𝑐𝑜𝑠 𝜃)𝑈
Exercice 2
Démontrer que la norme du vecteur vitesse en coordonnées polaires est donnée par l’expression
suivante : 𝑉 = 𝜌√1 + 𝜃̇ 2
Exercice 3 : Un bateau prend la mer en direction du nord-ouest (60°) à la vitesse de 4 km/h par
rapport à l’eau. Le mouvement du bateau par rapport à la terre s’effectue dans la
direction de l’ouest à la vitesse de 5 km/h. Calculer la vitesse et la direction du courant.
Solution
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1.4 Exemples de mouvements particuliers
1.4.1 Mouvement circulaire
Dans ce cas, le mobile se déplace sur un cercle (C) de rayon R et de centre O. Ce cercle est situé
dans le plan (xOy). Pour étudier le mouvement de M, il préférable d'utiliser les coordonnées
polaires (𝜌, 𝜃)
Le mouvement circulaire est un mouvement dont la trajectoire est un cercle de rayon R constant.
L’équation de la trajectoire est comme suit :
(𝑥 − 𝑥𝑜 )2 + (𝑦 − 𝑦𝑜 )2 = 𝑅
R est le rayon du cercle et (x0, y0) sont les coordonnées du centre du cercle. Le vecteur position
s’écrit suivant les coordonnées polaires comme suit :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 = 𝑅𝑈⃗ 𝑅 = 𝜌𝑈
⃗𝑅
Le vecteur vitesse est :
⃗ = 𝑅𝜃̇ 𝑈
𝑉 ⃗𝜃
Le vecteur accélération est :
𝑎 = −𝑅𝜃̇ 2 𝑈
⃗ 𝑅 + 𝑅𝜃̈𝑈
⃗𝑅
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L’accélération est la somme de l’accélération tangentielle 𝑎𝜃 = 𝑅𝜃̈ et l’accélération normale
𝑎𝑟 = 𝑅𝜃̇ 2 qui s’écrient suivant la base de Frenet comme suit :
𝑎𝑡 = 𝑅𝜃̈𝑈 ⃗ 𝑡 et 𝑎𝑛 = 𝑅𝜃̇ 2 𝑈
⃗𝑛
𝜃̇ = 𝜔 est appelée la vitesse angulaire.
Si le module de la vitesse 𝑣 ou la vitesse angulaire 𝜔 est constante, on dit que le mouvement est
circulaire uniforme. L’accélération dans ce cas est :
𝑎 = 𝑎𝑛 = 𝑅𝜃̇ 2 𝑈⃗𝑛
On définit l’accélération angulaire par 𝜔̈ = 𝛼. Si α est constante, on dit que le mouvement est
circulaire uniformément varié.
Exercice 4 : Dans un repère cartésien (O, x, y), muni de la base (𝑖,𝑗), un point M en mouvement
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = (1 + cos 𝑡)𝑖 + sin 𝑡 𝑗
tel que : 𝑂𝑀
1)- Déterminer la nature de la trajectoire de M ?
2)- Exprimer le vecteur vitesse en coordonnées cartésiennes et déterminer son module
3)- En déduire la nature du mouvement et déterminer la vitesse angulaire ω ?
4)- Exprimer le vecteur accélération en coordonnées cartésiennes et déterminer son
module. Que représente cette accélération dans le repère de Frenet et pourquoi?
5)- Déterminer l’angle α que fait l’accélération avec la vitesse ?
6)- Exprimer le vecteur vitesse et le vecteur accélération en coordonnées polaires ?
Solution
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1.4.2 Mouvement à accélération centrale
Un mouvement à accélération centrale est un mouvement dont l'accélération de la particule M 𝑎
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ à tout instant t. Il en découle 𝑂𝑀
est parallèle au vecteur position 𝑂𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∧ 𝑎 = ⃗0 ou encore
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∧ 𝑉
𝑂𝑀 ⃗ = 𝐶 . Où le 𝐶 est un vecteur constant en module, en sens et en direction. Le vecteur
position et le vecteur vitesse appartiennent donc au même plan quelque soit l'instant t considéré.
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Par conséquent, tout mouvement à accélération centrale est un mouvement plan. Pour étudier
le mouvement du point M, il est alors préférable d'utiliser ses coordonnées polaires. Nous
rappelons que dans le cas général d'un mouvement plan les vecteurs position,
vitesse et accélération s'écrivent, respectivement, comme suit:
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝜌𝑈
𝑂𝑀 ⃗𝜌
⃗ = 𝜌̇ 𝑈
𝑉 ⃗ 𝜌 + 𝜌𝜃̇𝑈
⃗𝜃
𝑎 = (𝜌̈ − 𝜌𝜃̇ 2 )𝑈 ⃗ 𝜌 + (2𝜌̇ 𝜃̇ + 𝜌𝜃̈ )𝑈
⃗𝜃
Puisque l'accélération du point M est centrale (parallèle au vecteur position), elle doit
s'écrire dans ce cas:
𝑎 = (𝜌̈ − 𝜌𝜃̇ 2 ) et donc sa composante orthoradiale est nulle: (2𝜌̇ 𝜃̇ + 𝜌𝜃̈ ) = 0 qui peut s'écrire :
1 𝑑(𝜌2 𝜃)
=0
𝜌 𝑑𝑡
d'où 𝜌2 𝜃 = 𝑐𝑡𝑒
Finalement, 𝜌2 𝜃 = 𝐶 = | ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 ∧ 𝑉 ⃗ | appelée constante des aires.
𝑑𝜑
𝑑𝑠 M
1 1
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑠 = 2 | 𝑂𝑀 ⃗ 𝜌 ∧ (𝑑𝜌𝑈
𝑀𝑀′| = 2 | 𝜌𝑈 ⃗ 𝜑 )| = 1 𝜌2 𝑑𝜑 et 𝑑𝑠 = 𝐶 d’où 𝑠 = 𝐶 𝑡 où 𝐶 est est
⃗ 𝜌 + 𝜌𝑑𝜑𝑈
2 𝑑𝑡 2 2 2
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Figure 1.6. Mouvement relatif
1.5.1 Position
La position de M par rapport au repère fixe R est dite position absolue : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗
𝑂𝑀 = 𝑥𝑖 + 𝑦𝑗 + 𝑧𝑘
La position relative est la position de M par rapport au repère mobile R’ : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗ + 𝑧′𝑘
𝑂′𝑀 = 𝑥′𝑖 + 𝑦′𝑗 ⃗⃗⃗
1.5.2 Vitesse
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗𝑎 = 𝑑𝑂𝑀 = 𝑑𝑥 𝑖 + 𝑑𝑦 𝑗 + 𝑑𝑧 𝑘
La vitesse absolue est la vitesse de M par rapport au repère fixe R : 𝑉 ⃗
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡
⃗⃗⃗𝑟 = 𝑑𝑥′ 𝑖′
𝑉 ⃗ + 𝑑𝑦′ 𝑗′
⃗ + 𝑑𝑧′ 𝑘′
⃗⃗⃗
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡
⃗⃗⃗𝑎 = ⃗⃗⃗
𝑉 ⃗⃗⃗𝑟
𝑉𝑒 + 𝑉
La vitesse d’entrainement ⃗⃗⃗
𝑉𝑒 est la vitesse du repère R’ par rapport au repère fixe R.
⃗⃗⃗𝑟 est la vitesse de M par rapport au repère mobile R’
La vitesse relative 𝑉
1.5.3 Accélération
L’accélération absolue est l’accélération de M par rapport au repère fixe R :
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Le mouvement du repère R’ peut être en translation ou en rotation par rapport au repère fixe R.
La vitesse relative ne change pas mais la vitesse d’entrainement change et par conséquent
l’accélération d’entrainement change et l’accélération de Coriolis change.
Cas d’un repère en mouvement de translation
Le repère R’ est en translation par rapport à R lorsque les vecteurs unitaires du repère
R’ ne changent pas au cours du temps et ils gardent le même sens et la même direction
⃗⃗′ ⃗⃗⃗′ ⃗⃗⃗⃗′
⃗ ; 𝑗 = 𝑗′
que le repère R. 𝑖 = 𝑖′ ⃗;𝑘 ⃗⃗⃗ et 𝑑𝑖 = 𝑑𝑗 = 𝑑𝑘 = ⃗0
⃗ = 𝑘′
𝑑𝑥 𝑑𝑥 𝑑𝑥
𝑑𝑂𝑂′⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
La vitesse d’entrainement devient: ⃗⃗⃗
𝑉𝑒 = 𝑑𝑡
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑²𝑂𝑂′
L’accélération d’entrainement devient : ⃗⃗⃗⃗
𝑎𝑒 = 𝑑𝑡²
𝑎𝐶 = ⃗0
Et l’accélération de Coriolis s’annule : ⃗⃗⃗⃗
Remarque : L’accélération de Coriolis s’annule si le repère mobile R’ est en translation
par rapport au repère fixe R ou si le mobile M est fixe par rapport au repère mobile R’
𝑑𝑥′ 𝑑𝑦′ 𝑑𝑧′
= = =0
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡
Cas d’un repère en mouvement de rotation sans translation
On suppose que le repère R’ est en rotation par rapport à l’axe z avec une vitesse
angulaire ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝜔𝑅′ /𝑅 = 𝜔𝑘 ⃗ et on considère que 𝑂 ≡ 𝑂′. N’importe quel vecteur en rotation par
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rapport à un axe perpendiculaire sa dérivée dans le temps est le produit vectoriel de sa
𝑑𝑖⃗⃗′ 𝑑𝑗⃗⃗⃗′ ⃗⃗⃗⃗′
𝑑𝑘
vitesse angulaire 𝜔
⃗ et vecteur tournant: =𝜔
⃗ ∧𝑖; =𝜔
⃗ ∧𝑗; =𝜔 ⃗
⃗ ∧𝑘
𝑑𝑥 𝑑𝑥 𝑑𝑥
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑²𝑂𝑂′ ⃗⃗
𝑑²𝑖′ ⃗⃗⃗
𝑑²𝑗′ ⃗⃗⃗⃗
𝑑²𝑘′ 𝑑𝑖′ 𝑑𝑗′ ⃗′
𝑑𝑘
𝑎𝑎𝑏𝑠𝑜𝑙𝑢𝑒 = + 𝑥 ′ 𝑑𝑡² + 𝑦 ′ + 𝑧′ + 2 (𝑥̇ ′ + 𝑦̇ ′ + 𝑧̇ ′ ⃗′
) + 𝑥̈ ′ 𝑖′ + 𝑦̈ ′ 𝑗′ + 𝑧̈ ′ 𝑘
𝑑𝑡² 𝑑𝑡² 𝑑𝑡² 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡
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Exercice d’application
Soit un repère mobile R’(O’, x’, y’, z’) en mouvement de translation par rapport à un
autre repère fixe R (O, x, y, z) avec une vitesse 𝑣 𝑒 = (1,0,0) et R//R’. On suppose que
les coordonnées de M par rapport à R’ sont : x’= 6t²+3t, y’=-3t², z’=3 et on suppose
qu’à t=0s, les coordonnées de M par rapport à R sont O(0,0,0)
1. Donner la vitesse relative de ce point ainsi que sa vitesse absolue ?
2. En déduire les coordonnées du point M par rapport à R ?
3. Déterminer l’expression de l’accélération relative et absolue ?
Solution
21
Exercice
I. Une charrette se déplace à vitesse constante V o = 1, 8 km.h-1. Ces roues à rayons ont un
diamètre de D = 47, 75 cm.
➢ Quel est le mouvement de 𝑹’’ par rapport à 𝑹 ? (préciser les caractéristiques du mouvement)
III. On se place dans le référentiel 𝑅’’ (lié au rayon CA, base (𝑢
⃗ 𝜌, 𝑢
⃗ 𝜃 ).
1) La coccinelle se déplaçant à vitesse constante v dans ce repère, donner l’équation
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horaire du mouvement de 𝑀(𝐶𝑀 = 𝜌(𝑡)).
⃗ du point M dans la base (𝑢
2) Exprimer le vecteur vitesse 𝑉 ⃗ 𝜌, 𝑢
⃗ 𝜃 ).
3) Que vaut le vecteur accélération 𝑎 du point M dans ce référentiel ?
IV. On se place dans le référentiel 𝑅′(𝐶, 𝑥, 𝑦, 𝑢
⃗ 𝑥, 𝑢
⃗ 𝑦, 𝑢
⃗ 𝑧 ) et on utilisera sa base mobile (𝑢
⃗ 𝜌, 𝑢
⃗ 𝜃 ).
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
1) Donner l’expression du vecteur position 𝐶𝑀
⃗ 𝑀/𝑅′ du point M par rapport au référentiel 𝑅’.
2) Exprimer le vecteur vitesse 𝑉
3) Exprimer le vecteur accélération 𝑎𝑀/𝑅′ du point M par rapport au référentiel 𝑅’.
V. Loi de composition des vitesses et accélérations
23
24
Exercice
À un instant pris comme origine des dates (t = 0), un autobus prend un virage à vitesse angulaire
constante vo. O est le centre du virage et la distance OA = R. À ce moment précis, un passager P,
immobile en A, se précipite directement vers une place assise libre en B, d’un mouvement
d’accélération constante ao.
25
Solution
26
SÉQUENCE 2
La dynamique est l’étude des mouvements des corps en relation avec les causes, appelées
Forces, qui les produisent. Nous avons étudié dans le chapitre précédent le mouvement des corps
sans tenir compte des causes qui provoquent ou modifient le mouvement et ce qu’on a appelé la
cinématique du point matériel. Dans cette séquence, on s’intéresse à la dynamique du point
c'est-à-dire nous étudions les causes du mouvement et repérer le mouvement pour des causes
données. La question qui se pose est : Qu’est ce qui fait bouger une particule ou un point
matériel ? Pour répondre à cette question nous introduisons la notion de référentiels, de masse,
et de force.
2.1 RÉFÉRENTIELS INERTIELS, NOTION DE MASSE, ET NOTION DE FORCE
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Exemple :
Le référentiel de Copernic est la meilleure approximation de référentiel Galiléen et a pour
origine le centre de masse du système solaire, et pour axes des directions vers trois étoiles fixes.
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une table que de faire bouger une armoire.
La masse est une grandeur physique scalaire qui représente la quantité de la matière
qui compose une particule et elle représente l’inertie du corps. Elle s’exprime en kilogrammes
(kg).
Elle est invariable dans la mécanique newtonienne, dans la mécanique relativiste, elle
dépend de la vitesse à travers l’expression :
𝑚0
𝑚=
2
√1 + 𝑉2
𝑐
avec:
m0, est la masse au repos
m, est la masse à la vitesse v.
c, est la vitesse de la lumière, 𝑐 = 3. 108 𝑚. 𝑠
2.1.3 Notion de Force
Il existe 4 interactions universelles : Interaction gravitationnelle, Interaction électromagnétique,
Interaction nucléaire faible et Interaction nucléaire forte.
Un point matériel est en mouvement à cause des interactions entre la particule et son
environnement qui les subits. Ces interactions sont appelées forces. En physique une force
désigne l’interaction entre deux objets ou systèmes. La force est représentée par un vecteur, tel
que :
- Son Origine est le point de contact (force/corps)
- Sa direction: est la direction du mouvement supportée sur le fil pour le cas par
exemple de la force : tension du fil
- Son module : est la valeur de la force en Newton (N)
- Son sens : donné par l’orientation de la flèche du vecteur
Le symbole 𝐹 indique qu'il s'agit d'une force. L’utilisation de la lettre 𝐹, sans la flèche au-
dessus de la lettre, indique seulement l'intensité de la force, elle s'exprime en Newton (N), c'est
l'unité officielle du système international de mesures (SI). Un Newton est la force capable de
communiquer à une masse de 1 Kg une accélération de 1 m/s/s (1 m/s²).
NB
- Les forces exercées sur un corps quelconque est la somme vectorielle de toutes les forces
qui lui sont appliquées.
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- Deux forces qui s'appliquent au même point d'un objet ont, sur l'équilibre de l'objet, le
même effet qu'une force unique s'appliquant sur ce point et que l'on appelle résultante
des deux forces. La direction et l'intensité de la résultante peuvent se déterminer
graphiquement en représentant les forces sur un dessin. La résultante sera représentée par
la flèche se confondant avec la diagonale du parallélogramme construit à partir des
flèches représentant les deux forces.
- Inversement, une force a, sur l'équilibre d'un objet, le même effet que deux forces
s'appliquant au même point et que l'on appelle ses composantes. Les composantes d'une
force ont une direction et une intensité que l'on peut déterminer graphiquement.
- On trace la force 𝐹 . On choisit deux directions suivant lesquelles on veut décomposer 𝐹 .
Les flèches représentant les composantes doivent se confondre avec les côtés du
parallélogramme construit à partir des deux directions choisies et ayant la flèche
représentant 𝐹 pour diagonale. La force unique est la résultante des deux forces 𝐹1 et 𝐹2 .
Inversement, 𝐹1 et 𝐹2 sont les composantes de 𝐹 . Cela peut s'écrire par convention :
𝐹 = 𝐹1 + 𝐹2
Résultante 𝐹
- un objet est en équilibre, parce que toutes les forces qui s'exercent sur lui
s'équilibrent entre elles. On dit que leur résultante est nulle. Inversement, 'un objet est
en déséquilibre, parce que toutes les forces qui s'exercent sur lui ne s'équilibrent pas
entre elles. On dit que leur résultante n'est pas nulle.
- La notion de stabilité ou d'instabilité n'existe que pour des objets en équilibre.
- Un objet est dit en équilibre si son mouvement est constant. Par une perturbation
extérieure, le mouvement de cet objet n’est plus constant. Si l'objet reprend un
mouvement proche de son mouvement d'origine, on dit qu'il est en équilibre stable.
Dans le cas contraire il est en équilibre instable.
30
2.2 QUANTITÉ DE MOUVEMENT
On a vu précédemment que le mouvement d’un corps peut être influencé par la masse du mobile.
La quantité de mouvement (parfois appelé impulsion) est un vecteur qui est déterminé par le
produit entre la masse et la vitesse. La quantité de mouvement nous permet de distinguer entre les
particules en mouvement de même vitesse et de masses différentes.
𝑃⃗ = 𝑚𝑉
⃗
L’unité de la quantité de mouvement dans le système international est le 𝑘𝑔. 𝑚. 𝑠 −1
Pour un système constitué de n points matériels le vecteur quantité de mouvement est le
vecteur résultant :
𝑛 𝑛
𝑃⃗ = ∑ ⃗⃗𝑃𝑖 = ∑ 𝑚𝑖 ⃗⃗𝑉𝑖
𝑖=1 𝑖=1
Les lois de Newton sont postulées sans démonstration mais sont en accord avec les expériences
(ils sont valables dans n’importe quel système galiléen).
2.3.1 1ière lois de newton : Le principe d’inertie
Galilée est le premier qui a suggéré ce principe. Il constitue la première loi de Newton et qui
s’énonce comme suit :
« Tout objet conserve son état de repos ou de mouvement rectiligne uniforme en l’absence de
forces agissant sur lui » Cette 1ière loi peut aussi s’énoncer : dans un référentiel (R) galiléen,
tout point matériel A mécaniquement isolé (ou pseudo-isolé), est soit au repos soit en mouvement
rectiligne uniforme.
𝑑𝑃⃗
= ⃗0 𝑜𝑢 𝑏𝑖𝑒𝑛 ∑ 𝐹𝑒𝑥𝑡 = ⃗0
𝑑𝑡
Ce principe conduit à la loi de conservation de la quantité de mouvement totale d’un système
isolé ou pseudo isolé. La propriété ci-dessus constitue une définition des repères galiléens et le
principe d’inertie postule leur existence. Un repère galiléen est un repère en translation rectiligne
et uniforme dans le repère de Copernic
2.3.2 2éme loi de Newton : Principe fondamental de la dynamique du point
La résultante des forces exercées sur un corps est la dérivée de la quantité de mouvement :
31
𝑑𝑃⃗ 𝑑
∑ 𝐹𝑒𝑥𝑡 = ⃗
= 𝑚𝑉
𝑑𝑡 𝑑𝑡
Si la masse est constant, alors on a:
𝑑
∑ 𝐹𝑒𝑥𝑡 = 𝑚 ⃗
𝑉
𝑑𝑡
∑ 𝐹𝑒𝑥𝑡 = 𝑚𝑎
Cette relation associe le terme cinétique qui est l’accélération et le terme dynamique qui est les
forces exercées donc si on connait les forces (la résultante des forces) on peut déterminer la
nature du mouvement d’un point matériel donné.
Remarque : Cette formule ne s’applique qu’aux systèmes de masse constante. Le cas d’une
fusée qui consomme du carburant et voit sa masse diminuer ou encore celui d’une goutte
d’eau qui tombe dans une atmosphère contenant de la vapeur d’eau et grossit au cours du
mouvement ne peuvent pas être traités avec cette relation.
2.3.3 3ième lois de Newton : Principe d’action et de la réaction
La troisième et dernière loi de Newton s’énonce de la manière suivante : Si un point matériel A
exerce sur un point matériel B une force 𝑓𝐴/𝐵 alors le point B exerce sur le point A une force 𝑓𝐵/𝐴
32
Forces de contacts : ce sont les forces d’interactions entre deux corps en contact et
lorsque les deux corps sont en mouvement relatif l’un par rapport à l’autre on aura une.
Exemple :
Réaction d’un support
On considère un corps solide posé sur une surface horizontale.
La force de réaction 𝑅 est l’action du support sur lequel repose le système et qui l’empêche de
s’enfoncer vers le bas sous l’action de son poids.
Force de frottement
C’est une force qui s’oppose toujours au mouvement du corps considéré. On distingue les forces
de frottements solide, fluide et les forces de frottements statiques et dynamiques.
Forces de frottement statiques
Exemple : soit les forces exercées sur un corps : 𝐹 , 𝑅⃗ , 𝑃⃗ et la force de frottement statique ⃗⃗⃗
𝑓𝑆
(Figure 2.2 ci-dessous). La force de frottement est la force qui s’oppose au mouvement du corps
sur une surface plane. Dans le cas statique, le corps est au repos.
33
Forces de frottement dans les fluides
Quand un corps solide se déplace dans un fluide (un gaz ou liquide) avec une faible
vitesse relative, la force de frottement est :
34
Forces de tension : ce sont les forces qui tirent sur un élément d’un corps : tension du fil,
tension du ressort.
Exemple
Soit un point M de masse m accroché au bout d’un pendule élastique rectiligne (ressort). Quand
le ressort s’allonge, une force de rappel 𝐹 = −𝑘(𝑙 − 𝑙0 )𝑢
⃗ ,proportionnelle à cet allongement et
appelée tension s’exerce sur la masse :
l
l(t)
-Xmax
X(t)
+Xmax
+Xmax
35
Où l désigne la longueur du ressort à l’instant considéré. A l’équilibre, on a ∑ 𝐹 = ⃗0
⃗ = ⃗0
𝑚𝑔 − 𝑘(𝑙 − 𝑙0 )𝑢
𝑚𝑔 = 𝑘(𝑙 − 𝑙0 )
En mouvement on applique le principe fondamental de la dynamique : on choisit l’origine de
l’axe vertical Ox à la position d’équilibre à l’instant t le déplacement de la masse par rapport à
sa position d’équilibre l(t) = l0 + x .La projection du (PFD) le long de cette axe conduit à :
𝑚𝑔 − 𝑘(𝑙(𝑡) − 𝑙0 ) = 𝑚𝑎
𝑚𝑔 − 𝑘(𝑙 − 𝑙0 + 𝑥) = 𝑚𝑎
−𝑘(𝑥) = 𝑚𝑎 ≡ 𝑚𝑥̈ + 𝑘𝑥 = 0
𝑚𝑥̈ + 𝑘𝑥 = 0
On pose 𝑘/𝑚 = 𝜔², l’équation différentielle du mouvement de la masse m est :
𝑥¨ + 𝜔2𝑥 = 0
La solution de cette équation différentielle du second ordre sans second membre est dont la
solution est : 𝑥(𝑡) = 𝐴 𝑐𝑜𝑠(𝜔 𝑡 + 𝜑)
A et φ deux constantes à déterminer par les conditions initiales. D’où le système :
𝑋
𝑥(0) = 𝑋𝑚𝑎𝑥 𝐴 cos 𝜑 = 𝑋𝑚𝑎𝑥 cos 𝜑 = 𝑚𝑎𝑥 𝑋𝑚𝑎𝑥
{ ≡{ { 𝐴 𝜑 = 0 𝑐𝑎𝑟 >0
𝑥̇ (0) = 0 −𝐴𝜔 sin 𝜑 = 0 𝜑 = 0, 𝜑 = 𝜋 𝐴
Exercice d’application
Un pendule simple constitué d’un objet ponctuel 𝑀 de masse 𝑚, accroché à un fil inextensible de
longueur 𝑙 et de masse négligeable. Son mouvement a lieu dans le plan vertical (𝑥𝑂𝑦) du
référentiel fixe ℜ(𝑂,𝑥𝑦𝑧).
On écarte le pendule d’un angle 𝜃 de sa position d’équilibre (𝜃=0) et on le lâche sans vitesse
initiale. Les forces de frottement sont supposées inexistantes. (le champ de pesanteur terrestre 𝑔
est considéré comme uniforme.)
⃗)
1) Exprimer les forces appliquées au point 𝑀 dans la base (𝑒𝜌 , 𝑒𝜃, 𝑘
2) En appliquant le 𝑃𝐹𝐷 dans le référentiel galiléen ℜ établir l’équation différentielle du
mouvement dans le cas de faibles oscillations. O
Y
36
θ
3) Etablir l’expression de la tension 𝑇 du fil.
On donne : 𝑎 = 𝜌̈ − 𝜌 𝜃̇ ² ; 𝑎 = 2 𝜌̇ 𝜃̇ + 𝜌 𝜃̈
Solution O
1) Y
𝑇 = 𝑚𝑔 cos 𝜃 + 𝑚𝑙𝜃²̇
La traction : C'est la force générée par un système de propulsion (moteur). Plus le
moteur est puissant, plus cette force est susceptible d'être grande. L'intensité de la
traction est dépendante de l’action sur la commande de puissance,
de zéro à l'intensité maximale obtenue par variation de puissance jusqu’au maxi. La
traction s’exerce parallèlement à la trajectoire. En toute rigueur, il existe une petite
différence entre la direction de la traction et la trajectoire suivie, c’est l’angle
d'incidence
37
La résultante aérodynamique : dans le cas d’un objet qui se déplace dans l’air, on
parlera de résultante aérodynamique. C'est la force générée par l'ensemble des pressions
locales dues à la vitesse de l'air autour d’un avion en déplacement par exemple. La
résultante aérodynamique peut être décomposée en une force de traînée et une force
de portance.
D'une manière générale en aérodynamique les actions de l'air se décomposeront en deux forces
:
- une parallèle à la vitesse de l'air et de même sens, la traînée ⃗𝑹
⃗𝑿
Exemple 2
Considérons un aéronef en vol soumis aux forces telles que représentées sur le schéma ci-
dessous.
Pour que cet aéronef vole en palier à vitesse constante, il faut que la portance (Rz) annule le poids
(P) et que la traction annule la traînée (Rx). Ainsi, L'équilibre en vol horizontal (vitesse
horizontale constante) est obtenu lorsque la somme des forces appliquées à l'aéronef est nulle
1
Portance = Poids 𝑅𝑍 = 𝑃 ⇔ 2 𝜌𝑉 2 𝑆𝐶𝑍 = 𝑚𝑔
1
Traînée = Traction (ou Propulsion) 𝑅𝑋 = 𝑇𝑟𝑎𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 ⇔ 2 𝜌𝑉 2 𝑆𝐶𝑋 = 𝑇𝑟𝑎𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛
38
𝑚𝑔 en Newton ; 𝑔 en 𝑚. 𝑠 −2 ; 𝜌 en 𝑘𝑔. 𝑠 −3 , 𝑉 en 𝑚. 𝑠 −1; 𝑆 en 𝑚2 ; 𝐶𝑋 et 𝐶𝑍 pas d'unité. En
utilisant les éléments de masse, de gravité, de vitesse et de surface alaire et de densité d’air, il est
possible de calculer 𝐶𝑋 et 𝐶𝑍 (coefficient de portance et de traînée).
Forces d’inertie ou pseudo forces
Dans ce cas nous étudions la dynamique du point par rapport à un repère non-galiléen.
On sait que pour un repère galiléen
39
Si ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 et 𝐹 sont dans le plan de la feuille, le moment est perpendiculaire à la feuille, ici dirigé
vers le lecteur.
L'unité SI est le m.N : attention, une énergie s'exprime aussi en m.N, ou N.m (ou Joule), mais
les deux grandeurs ne sont pas de même nature: l'énergie est un scalaire, tandis que le moment
d'une force est un vecteur. Ne pas écrire mN qui signifierait milliNewton.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et une force 𝐹 donnés, le moment est maximum lorsque 𝑂𝑀
Pour un segment 𝑂𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ est
𝑂𝑀→ Ө
X M
Figure. 2.3 : Moment cinétique
⃗ 𝑂
Avec : ‖𝐿 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖. 𝑚‖𝑣
‖ = ‖𝑂𝑀 ⃗⃗ 𝑀/𝑅 ‖ sin 𝜃
𝑀/𝑅
40
Le moment cinétique du point M par rapport à une droite (D), passant par O et de vecteur unitaire
⃗ , est donnée par le scalaire, 𝑀𝐷 (𝑃⃗) = 𝐿
𝑢 ⃗ 𝑂 .𝑢
𝑀/𝑅
⃗
De manière générale, le moment cinétique d’une particule de masse m, se trouvant en un point
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et se déplaçant à la vitesse 𝑣 est donné par la relation
repéré par le vecteur 𝑟 = 𝑂𝑀
41
𝑑𝑉𝑀/𝑅 ⃗
𝛿𝑂𝑀/𝑅 (𝑓𝑒𝑥𝑡 ) = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 ∧ 𝑓𝑒𝑥𝑡 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 ∧ 𝑚 𝑑𝑡 est le moment de la force par rapport à O
NB
- le référentiel utilisé doit être un référentiel Galiléen.
- pour que 𝑉 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑉
⃗ soit la vitesse du point M (𝑑𝑂𝑀 ⃗ 𝑑𝑡), il faut évidemment que le
point O soit FIXE dans le référentiel choisi. Mais ce point n’est pas forcément
l’origine du repère.
- Il est extrêmement pratique pour étudier les problèmes de rotation autour d'un point.
L'application la plus spectaculaire est sans doute l'effet gyroscopique (force qui a
tendance à redresser le vélo et le ramener en équilibre lorsqu’on prend par exemple un
virage.
Exemple
Lorsqu’une roue de vélo est immobile, on peut la faire tourner simplement dans n’importe quelle
direction que l’on souhaite. Cependant, lorsqu’on la met en rotation, au lieu de tourner, elle
s’incline plutôt en tournant sur elle-même au lieu de suivre le mouvement.
Lorsqu’on suspend la roue à un crochet, la roue tombe. Par contre, recommençons l’expérience
en mettant la roue en mouvement. La roue ne tombe pas, le moment cinétique développée par la
roue l’empêche de tomber, donc de vaincre la gravité.
Exercice d’application
En appliquant le théorème du moment cinétique dans le référentiel galiléen R établir l’équation
différentielle du mouvement d’un pendule simple dans le cas de faibles oscillations.
Solution
42
⃗𝑂
𝑑𝐿 𝑀/𝑅
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∧ ∑ 𝑓𝑒𝑥𝑡 = 𝑂𝑀
= 𝑂𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∧ (𝑃⃗ + 𝑇
⃗)
𝑑𝑡
⃗𝑂
𝑑𝐿
⃗𝑂
Avec : 𝐿 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 ∧ 𝑚𝑉 ⃗ ⟹
⃗ 𝑀 = 𝑙𝑒𝜌 ∧ 𝑚𝑙𝜃̇𝑒𝜃 = 𝑚𝑙²𝜃̇𝑘 𝑀/𝑅
⃗
= 𝑚𝑙²𝜃̈𝑘
𝑀/𝑅 𝑑𝑡
𝑅
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗
𝑂𝑀 ∧ 𝑃⃗ = 𝑙𝑒𝜌 ∧ (𝑚𝑔 cos 𝜃 𝑒𝜌 − 𝑚𝑔 sin 𝜃 𝑒𝜌 ) = −𝑚𝑙𝑔 sin 𝜃 𝑘
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 ∧ 𝑇 ⃗ = ⃗0
Ce qui implique que :
⃗ ⟹ 𝜃̈ + 𝑔 sin 𝜃
⃗ = −𝑚𝑙𝑔 sin 𝜃 𝑘
𝑚𝑙 2 𝜃̈𝑘 𝑙
𝑑𝑊 = 𝐹 (𝑀)|𝑅. 𝑑𝑟
43
44
Exercice d’application
Un bateau de masse m ayant atteint sa vitesse de croisière v0, coupe ses moteurs à l’instant t = 0.
L’eau exerce une force de frottement proportionnelle à la vitesse v du bateau.
1) À l’aide de la relation fondamentale de la dynamique, donner l’expression de la vitesse en
fonction du temps. Où le bateau s’arrêtera-t-il ?
2) Quel est le travail effectué par la force de frottement entre l’instant où le bateau coupe ses
moteurs et celui où il s’arrête ? Le comparer à l’énergie cinétique du bateau à l’instant t = 0.
Solution
45
SÉQUENCE 3
46
La somme est simplement le déplacement qu’on aurait dû faire pour aller directement du début
du mouvement à la fin du mouvement. On obtient donc la somme des vecteurs ainsi :
1) On place tous les vecteurs les uns à la suite des autres.
2) La somme est un vecteur qui va du début du premier vecteur à la fin du dernier vecteur.
3.2 La position
En 2 dimensions, on doit utiliser 2 axes pour spécifier la position d’un objet. Souvent, on utilise
des axes très classiques, c’est-à-dire avec un axe des x positifs vers la droite et un axe des y
positifs vers le haut (voir figure ci-dessous).
3.1 CoordonnéesEn
d’un point
deux dans l’espace
dimensions En trois dimensions
47
3.2.1 Les composantes en deux dimensions+
Voici un petit rappel concernant les composantes d’un vecteur en deux dimensions. Supposons
qu’on ait un vecteur A qui fait un angle θ avec l’axe des x. Les composantes x et y de ce vecteur
sont :
𝐴𝑥 = 𝐴 cos 𝜃
{ 𝐴 = 𝐴 sin 𝜃
𝑦
On peut aussi trouver la grandeur d’un vecteur à partir des composantes avec
𝐴 = √𝐴2𝑥 + 𝐴2𝑦
À partir des composantes du vecteur, on peut également trouver la direction du vecteur avec
𝐴𝑦
𝜃 = 𝑎𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 ( )
𝐴𝑥
Notez qu’en utilisant cette formule, il faut ajouter 180° à la valeur donnée par la calculatrice
si la valeur de 𝐴𝑥 est négative.
3.2.2 Le déplacement
Un objet passe de la position 1 à la position 2, représentées par ces deux vecteurs.
48
⃗⃗⃗⃗ , c’est-à-dire le changement de position, est un vecteur allant de la position 1 à
Le déplacement ∆𝑟
la position 2. On voit clairement sur la figure que
⃗⃗⃗⃗ = 𝑟2
𝑟1 + ∆𝑟
⃗⃗⃗⃗ = 𝑟2 − 𝑟1
∆𝑟
3.3 La vitesse
La vitesse moyenne est définie comme étant le déplacement divisé par le temps nécessaire
pour effectuer ce déplacement.
⃗⃗⃗⃗
∆𝑟
⃗ =
𝑉
∆𝑡
𝒙𝟐 − 𝒙𝟏 𝒚 − 𝒚𝟏 𝒛 − 𝒛𝟏
̅𝒙 =
𝑽 ̅𝒚 = 𝟐
,𝑽 ̅𝒛 = 𝟐
,𝑽
∆𝒕 ∆𝒕 ∆𝒕
On peut remarquer que le mouvement en x n’a aucune influence sur les vitesses moyennes en y et
en z, que le mouvement en y n’a aucune influence sur les vitesses moyennes en x et z et que le
mouvement en z n’a aucune influence sur les vitesses moyennes en x et y.
49
la cinématique en une dimension : il faut calculer la vitesse en prenant le temps le plus
court possible de sorte que la vitesse n’ait pas le temps de changer. On arrive alors à
⃗⃗⃗⃗
∆𝑟
⃗ = lim
𝑉
∆𝑡→0 ∆𝑡
𝒙𝟐 − 𝒙𝟏 𝒚𝟐 − 𝒚𝟏 𝒛𝟐 − 𝒛𝟏
𝑽𝒙 = lim , 𝑽𝒚 = 𝒍𝒊𝒎 , 𝑽𝒛 = 𝒍𝒊𝒎
∆𝑡→0 ∆𝒕 ∆𝒕→𝟎 ∆𝒕 ∆𝒕→𝟎 ∆𝒕
Le changement de vitesse
Quand un objet change de vitesse, il y a une accélération. Voici la vitesse d’un objet à 2 endroits
sur sa trajectoire. (La vitesse change si la grandeur ou la direction de la vitesse change.)
3.3.3 L’accélération
L’accélération moyenne est le changement de vitesse divisé par le temps nécessaire pour
effectuer ce changement de vitesse.
⃗⃗⃗⃗⃗
∆𝑉
𝑎=
∆𝑡
50
𝑽𝟐𝒙 − 𝑽𝟏𝒙 𝑽𝟐𝒚 − 𝑽𝟏𝒚 𝑽𝟐𝒛 − 𝑽𝟏𝒛
̅𝒙 =
𝒂 ̅𝒚 =
,𝒂 ̅𝒛 =
,𝒂
∆𝒕 ∆𝒕 ∆𝒕
L’accélération instantanée
Cette fois-ci, il faut calculer l’accélération en prenant le temps le plus court possible de
sorte que celle-ci n’ait pas le temps de changer. On arrive alors
⃗⃗⃗⃗⃗
∆𝑉
𝑎 = lim
∆𝑡→0 ∆𝑡
Si l’accélération est constante, alors les trois composantes de l’accélération (ax, ay et az)
sont aussi constantes. On peut donc résoudre ces équations pour obtenir les équations de la
vitesse et la position en fonction du temps.
Exercice d’application
51
Juste après avoir quitté la piste, un avion a une accélération horizontale de 3 m/s² et une
accélération verticale de 1 m/s². La vitesse initiale de l’avion en quittant la piste est de
80 nœuds. Cette vitesse en horizontale. Si l’accélération reste la même, l’avion va-t-il
heurter l’arbre ?
Solution
Ce qu’on cherche est la hauteur de l’avion quand il est arrivé à l’arbre. Cela va se trouver avec les
équations du mouvement en y (qui est la hauteur).
Toutefois, il nous manque le temps ou la vitesse 𝑉𝑦 pour pouvoir trouver y. On peut cependant
trouver le temps avec ce qu’on sait du mouvement en x. Pour le mouvement horizontal, on
connait la position (100 m), la vitesse initiale (80 kts = 41,17 m/s) et l’accélération (3 m/s²). On
peut donc trouver combien de temps il faut pour que l’avion arrive à l’arbre.
52
Le temps est donc
(Il y a une autre solution, mais elle est négative et n’a pas de sens ici.). On peut maintenant
trouver la hauteur de l’avion (y) quand il est arrivé à l’arbre. La hauteur est
Exercice 2
Solution
53
on peut mettre l’origine des axes de coordonnées où on veut. On va la mettre juste au début du
ravin, en haut (voir figure). La position initiale de la voiture, quand elle commence son
mouvement de projectile, est donc 𝑥𝑜 = 0 et 𝑦𝑜 = 0. On cherche y quand la voiture est à 𝑥 =
15 𝑚.
On remarque cependant que la première équation nous permettrait de trouver t. Une fois qu’on
aura t, on pourra trouver y avec la troisième équation puisque ce sera la seule inconnue dans cette
équation.
De toute évidence, la traversée du ravin ne pourra pas être réussie si l’autre côté est de la
même hauteur. Dès que le véhicule commence sa traversée, il commence à descendre à
cause de la gravitation et sera plus bas que l’autre côté. À moins que le véhicule soit un
autobus dans un film.
54
Exercice 3
Un avion fait un mouvement circulaire ayant un rayon 2 km. Quelle est l’accélération centripète
si la vitesse de l’avion est de 360 km/h ?
L’accélération est:
𝑉 2 (100)2
𝑎= = = 5 𝑚. 𝑠 −2
𝑟 2000
𝒅𝒊𝒔𝒕𝒂𝒏𝒄𝒆 𝟐𝝅𝒓
𝑻= =
𝑽𝒊𝒕𝒆𝒔𝒔𝒆 𝑽
(Cette équation n’est valide que si la grandeur de la vitesse est constante.) On peut donc
éliminer v dans la formule de l’accélération centripète
𝑉 2 (2𝜋𝑟/𝑇)2
𝑎𝑐 = =
𝑟 𝑟
pour obtenir
Accélération centripète (valide uniquement si la grandeur de la vitesse est constante)
4𝜋 2 𝑟
𝑎𝑐 = 2
𝑇
Exercice d’application
Un avion fait un mouvement circulaire ayant un rayon 2 km. Quelle est l’accélération centripète
si la période est de 2 minutes ?
55
L’accélération est
𝟒𝝅𝟐 𝒓
𝒂𝒄 = = 𝟓, 𝟒𝟖𝟑 𝐦. 𝒔−𝟐
𝑻𝟐
Dans le mouvement circulaire non uniforme, l’objet fait toujours un mouvement circulaire,
mais avec une vitesse dont la grandeur varie. Pour parvenir à étudier ce phénomène, on
sépare l’accélération en deux composantes :
L’accélération totale (a) de l’objet se trouve à partir des deux composantes avec
𝑎 = √𝑎𝑐2 + 𝑎𝑡2
Exercice d’application
56
b) Quelle est la grandeur de la vitesse de l’avion ?
Solution
57
c) L’accélération tangentielle est la composante de l’accélération perpendiculaire au rayon.
d) Comme l’accélération tangentielle est dans le même sens que la vitesse, la vitesse de la voiture
est en train d’augmenter.
Exercice
Un avion est dans un virage. L’accélération tangentielle de l’avion est constante et vaut 8 m/s² et
sa vitesse initiale est de 100 m/s. Le rayon de courbure du virage est de 5000 m. Au bout d’un
certain temps, l’avion a parcouru une distance égale à 1/12 de la circonférence du cercle.
a) Quelle est la distance parcourue par l’avion à ce moment (∆s sur la figure) ?
Solution
58
b) Avec une accélération tangentielle constante, on a (si on dit que la position initiale
est s = 0 m)
4. Mouvement relatif
Souvent, on connait la vitesse d’un avion dans l’air, mais ce qu’on veut vraiment connaitre,
c’est la vitesse de l’avion par rapport au sol. Cette vitesse est différente si l’air se déplace
par rapport au sol, donc s’il y a du vent.
Pour obtenir la vitesse de l’avion par rapport au sol (qu’on va appeler 𝑉𝐺𝑆 pour Ground
speed), il suffit d’additionner la vitesse de l’avion par rapport à l’air (qu’on va appeler 𝑉𝑇𝐴𝑆
pour true airspeed) à la vitesse de l’air par rapport au sol (qui est la vitesse du vent 𝑉𝑣𝑒𝑛𝑡 )
59
Exercice d’application
Un avion se déplace à 100 nœuds par rapport à l’air (c’est la vitesse indiquée par
les instruments) et il y a un vent arrière à 15 nœuds. Quelle est la vitesse de l’avion par rapport au
sol ?
Solution
60
Exercice
Solution
Exercice
Un avion se déplace vers le nord à 400 nœuds par rapport à l’air et il y a un vent vers l’est à 30
nœuds.
a) Quelle est la grandeur de la vitesse de l’avion par rapport au sol ?
b) Quel est l’angle de déviation causé par le vent (θ sur la figure de droite) ?
Solution
61
b)
Parfois, le calcul se complique encore plus et il faut utiliser les lois des cosinus et des sinus pour
résoudre les triangles formés par les vecteurs. Une petite révision de ces lois serait probablement
utile.
62
Graphiquement, cette somme consiste à trouver la grandeur et la direction du vecteur bleu.
Pour y arriver, on doit résoudre le triangle de droite pour trouver la longueur et la direction du
côté inconnu
Cela se fait avec la loi des sinus et la loi des cosinus pour les triangles.
La loi des sinus spécifie que le rapport du sinus d’un angle divisé par la longueur du côté opposée
est toujours la même.
Il reste maintenant à trouver la direction du vecteur. On va la trouver avec l’angle 𝛽. Cet angle se
trouve avec
63
Exercice
Un pilote veut que son avion se dirige directement vers le nord. Toutefois, il y a un vent du nord-
est à 25 nœuds. Il va donc diriger l’avion un peu à la droite du nord (direction de 𝑉𝑇𝐴𝑆 sur la
figure) pour que la vitesse résultante (𝑉𝐺𝑆 sur la figure) soit directement vers le nord. La vitesse
de l’avion dans l’air (𝑉𝑇𝐴𝑆 ) est de 80 nœuds.
a) Dans quelle direction le pilote doit-il diriger l’avion (θ sur la figure) pour que vGS soit
directement vers le nord ?
On peut trouver l’angle avec la loi des sinus.
64
Solution
65
SÉQUENCE 4 :
66
4.2 Vol en montée
67
68
69
70
71
4.3 Vol en descente
72
73
74
SÉQUENCE 5
75
Les dimensions transversales de la poutre considérée sont petites par rapport à sa
longueur. Pour une poutre droite, le rapport de la hauteur sur la longueur doit être compris
entre 1/5 et 1/30.
1 𝐻 1
< <
30 𝐿 5
Pour les poutres courbes, ce rapport peut s’abaisser à 1/50 et même à 1/100.
Toute action mécanique est représentée par un torseur en un point. Ces actions peuvent
être concentrées ou réparties, exercées à distance ou en contact.
On appelle poutre un solide engendré par une surface plane (S) dont le centre de surface G
décrit une courbe plane appelée ligne moyenne.
76
5.3 Les sollicitations
Les sollicitations couramment rencontrées :
77
Figure 5.2. Repère local et notation
5.3.2 Principe d’étude d’une structure en rdm
78
5.3.4 Rappels
a) Centre de surface ou centre de gravité d’une surface plane
79
b) Moment quadratique d'une surface plane par rapport à un axe de son plan
Définition
⃗ ) de son plan figure.1 Le moment
Soit (S) une surface plane et un repère orthonormé (𝑂, 𝑋, 𝑌
quadratique élémentaire de 𝑆 par rapport à (𝑂, 𝑋 ) noté IOX est défini par : 𝐼𝑂𝑋 = 𝑦². 𝑆 et
pour l'ensemble de la surface (S) : 𝐼 𝑂𝑋 = ∑𝑠 𝑦 2 . 𝑆
Remarques
. L'unité de moment quadratique est le 𝑚𝑚4 (ou le 𝑚4 )
. Un moment quadratique est toujours positif.
. Les moments quadratiques des surfaces "simples" sont donnés à la fin du cours
c) Moment quadratique d'une surface plane par rapport à un axe perpendiculaire à son
plan. Moment quadratique polaire
⃗ , 𝑍) tel que le plan (𝑂, 𝑋, 𝑌
Soit (S) une surface plane et un repère orthonormé (𝑂, 𝑋, 𝑌 ⃗ ) soit
confondu avec le plan de (S) figure.2 Le moment quadratique polaire élémentaire de S par
rapport à (𝑂, 𝑍) perpendiculaire en O au plan de la figure et noté IO est défini par :
𝐼𝑂 = ². 𝑆
et pour l'ensemble de la surface (S) : 𝐼𝑂 = ². 𝑆
80
d) Moments quadratiques à connaitre (o est en g)
81
5.3.5 Principe fondamental de la statique
Sous l’action des efforts extérieurs, la structure est en équilibre ↔ chaque élément de la structure
est en équilibre. Pour chaque élément isolé:
∑ 𝐹 = ⃗0
{
⃗⃗ (𝑃) = ⃗0
∑𝑀
Force de Volumes
Actions de liaisons :
Appuis simple Articulation ou rotule
Action de liaison : 𝑅𝑌 Action de liaison : 𝑅𝑋 , 𝑅𝑌
Encastrement
Action de liaison : 𝑅𝑋 , 𝑅𝑌 , 𝑀𝑍
82
NB
- Une charge uniformément répartie sur une longueur 𝐋 est globalement équivalente à
une force ponctuelle : d’intensité 𝐏𝐋 et Point d’application : au milieu de L
83
On considère une coupure fictive de la poutre (E) au niveau de la section 𝑆𝑥 de centre de gravité
𝐺𝑥
84
5.4 Traction
Une poutre est sollicitée en traction lorsque les actions aux extrémités se réduisent à deux forces
égales et opposées, portées par la ligne moyenne Lm et qui ont pour vocation à allonger cette
poutre.
L’effort F est appelé effort normal, il est noté N. Quelle que soit la section considérée de la
poutre, l’effort N s’exerce toujours au barycentre G de la section.
85
5.4.1 Essai
86
5.4.2 Déformation élastique
Exemples de matériaux
87
5.4.3 Contrainte
88
5.4.7 Condition de résistance
5.5 Compression
Une poutre est sollicitée à la compression lorsque les actions aux extrémités se réduisent à deux
forces égales et opposées, portées par la ligne moyenne Lm et qui ont pour vocation à raccourcir
cette poutre.
89
L’effort F est appelé effort normal, il est noté N. Quelle que soit la section considérée de la
poutre, l’effort N s’exerce toujours au barycentre G de la section.
90
Analyse de la courbe obtenue
Zone OA : c'est la zone des déformations élastiques. Si l'on réduit la valeur de F jusqu'à une
valeur nulle, l'éprouvette retrouve sa longueur initiale.
Dans cette zone, l'allongement est proportionnel à l'effort de compression.
Des essais effectués avec des éprouvettes de dimensions différentes permettent de constater que
pour un même matériau, l'allongement unitaire( 𝑙/𝑙0 ) est proportionnel à l'effort unitaire (𝐹/𝑆0 ).
Les sections droites et planes restent droites et planes pendant l'essai.
Zone AB : c'est la zone des déformations permanentes. Si l'on réduit la valeur de F jusqu'à
une valeur nulle, l'éprouvette ne retrouve pas sa longueur initiale.
5.5.3 Contrainte
91
5.6 Cisaillement
Une poutre est sollicitée en cisaillement lorsque sa section S est soumise à une résultante T
appliquée en G (barycentre de la section) et contenue dans le plan (S). T est appelé effort
tranchant.
Chaque élément de surface ∆𝑆 supporte un effort de cisaillement ∆f contenu dans le plan (S). Il y
a répartition uniforme des contraintes dans la section droite
92
93
5.6.2 Déformation élastique
94
5.7 Flexion
Une poutre est sollicitée en flexion lorsque sa section S est soumise à une action au barycentre
composé d’une résultante T contenue dans le plan de symétrie et un moment 𝑀𝑓𝑧 perpendiculaire
à ce dernier 𝑀𝑧 est appelé moment fléchissant, ou moment de flexion
5.7.1-Essai
95
5.7.3 Condition de résistance
La contrainte normale maxi doit rester inférieure à la résistance pratique à l’extension.
𝑚𝑎𝑥𝑖 ≤ 𝑅𝑝𝑒
5.7.4 Moments quadratiques usuels
L’unité pour le moment quadratique est le 𝑚𝑚4
96
Tableaux récapitulatif des sollicitations
97
5.8. Torsion
Une poutre est sollicitée en torsion lorsque les actions aux extrémités se réduisent à deux
moments égaux et opposées, portées par la ligne moyenne Lm.
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Le moment Mt est appelé moment de torsion et est noté Mt Soit l’angle de rotation entre les
deux extrémités de la poutre.
5.8. Torsion
Une poutre est sollicitée en torsion lorsque les actions aux extrémités se réduisent à deux
moments égaux et opposées, portées par la ligne moyenne Lm.
Le moment Mt est appelé moment de torsion et est noté Mt Soit l’angle de rotation entre les
deux extrémités de la poutre.
5.8.1 Déformation élastique
5.8.2 Contrainte
99
5.8.3 Condition de résistance
100
5.9 Contraintes et déformations
Afin de comparer les sollicitations internes à la poutre à la résistance propre du matériau, on va
exprimer les sollicitations indépendamment de la dimension de la section. Pour un élément
infinitésimal de la section droite 𝑑𝑆 autour d'un point M, un vecteur contrainte 𝜎 (𝑀, 𝑥) est
caractérisé par ses composantes :
- contrainte normale (selon x) noté 𝜎 𝑥
- contraintes tangentielles (ou de cisaillement) noté 𝜏 𝑦 et 𝜏 𝑧
101