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PC2 LDP Ch12

Le chapitre 12 du livre de professeur aborde la modélisation de l'action d'un système sur un autre à travers le formalisme vectoriel, essentiel pour représenter les forces. Il inclut des activités pratiques pour aider les élèves à comprendre la représentation vectorielle des forces et le principe des actions réciproques. Ce chapitre se situe dans la progression pédagogique après l'étude du mouvement, préparant les élèves à aborder le principe d'inertie.

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PC2 LDP Ch12

Le chapitre 12 du livre de professeur aborde la modélisation de l'action d'un système sur un autre à travers le formalisme vectoriel, essentiel pour représenter les forces. Il inclut des activités pratiques pour aider les élèves à comprendre la représentation vectorielle des forces et le principe des actions réciproques. Ce chapitre se situe dans la progression pédagogique après l'étude du mouvement, préparant les élèves à aborder le principe d'inertie.

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Livre du professeur - PC 2de - Chapitre 12 : Modéliser une action sur un système

Chapitre 12 : Modéliser une action sur


un système
Présentation
Ce chapitre a pour but de mettre en évidence la nécessité du formalisme vectoriel pour
modéliser l’action d’un système sur un autre. L’objectif est aussi de créer chez l’élève une
représentation mentale correcte de la force grâce à l’outil vecteur, dans la continuité de ce
qui a été vu au cycle 4. On s’efforce ici de détailler les caractéristiques de cet outil à de
nombreuses reprises.
L’accent est mis sur quelques forces simples dont l’élève devra connaître les
caracté[Link] principe des actions réciproques est abordé pour la première fois et
utilisé dans des cas élémentaires.

Place dans la progression


Dans la progression, à retrouver dans les compléments du livre du professeur, suivant
l’ordre général du programme de seconde, ce chapitre arrive à la suite de celui décrivant le
mouvement d’un système. L’objectif de formalisation de la description des forces permet
ensuite d’aborder le principe d’inertie dans un chapitre de synthèse sur les mouvements,
pour ainsi de clore cette partie pour la seconde.
Sa place est équivalente dans la proposition alternative de progression, à la différence que
le bloc sur le mouvement arrive plus tôt dans l’année, à la suite de la partie traitant des
capteurs.

Présentation 1

Place dans la progression 1

Activités 2
Activité d’exploration 1 : Représenter une force 3
Activité expérimentale 2 : Déterminer une masse sans balance 4
Activité d’exploration 3 : Le voyage de Cassini 6

Bilan 8

Exercices 8
QCM 8
Pour s’échauffer 9
Pour commencer 11
Différenciation 15
Pour s’entraîner 17

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Livre du professeur - PC 2de - Chapitre 12 : Modéliser une action sur un système

Pour aller plus loin 18


Problèmes et tâches complexes 21
Retour sur l’ouverture du chapitre 23

Annexes 24
Annexe 1 24

Activités
L’outil mathématique qu’est le vecteur étant le point central du chapitre, les deux premières
activités visent principalement à utiliser cet outil pour représenter une force. Dans la
première activité, le but est de faire comprendre dans quelle mesure le vecteur offre une
représentation pertinente de la force, en mobilisant les connaissances préalablement
acquises au cycle 4.
La deuxième activité propose une démarche expérimentale lors de laquelle l’élève utilise la
représentation vectorielle et les propriétés vues en cours de mathématiques (somme
vectorielle dans un espace euclidien à deux dimensions).
Enfin, la troisième activité met l’accent sur une des forces étudiées au programme : la force
d’interaction gravitationnelle.

Activité d’exploration 1 : Représenter une force

Présentation
Cette étude de documents permet à l’élève de :
- réinvestir la notion de force vue au cycle 4 ;
- rappeler les caractéristiques d’une force d’une part et d’un vecteur d’autre part ;
- se convaincre qu’il est pertinent de représenter une force par un vecteur ;
- utiliser cette représentation, en s’appuyant sur une échelle.
Cette première activité est fondamentale puisqu’elle introduit la nécessité du formalisme
vectoriel en mécanique pour la représentation des forces. Ce formalisme sera utilisé de
manière systématique tout au long du chapitre.

Durée estimée
● 30 minutes

Lien avec le programme


● Modéliser l’action d’un système extérieur sur le système étudié par une force.
● Représenter une force par un vecteur ayant une norme, une direction et un sens.

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Livre du professeur - PC 2de - Chapitre 12 : Modéliser une action sur un système

Compétence
➔ MATH : Utiliser le modèle du vecteur en physique

Réponse détaillée
1.​ Deux forces s’appliquent sur Diosmani : la force exercée par la Terre (poids ) et la force
exercée par Leosvel (force du support ). D’après le document 2, les expressions des
valeurs de ces deux forces sont égales : .
L’application numérique donne : N.

2.​ On attend une représentation « spontanée » de la part de l’élève. À ce stade, l’idée n’est
pas de déterminer si celle proposée est juste ou non (voir ci-dessous).

3.​ Le vecteur tracé sur le schéma a les caractéristiques suivantes :


- direction : selon la verticale ;
- sens : vers le bas ;
- norme : N.
Ce vecteur admet pour origine le point L, qui est le centre de gravité de Leosvel.
Par conséquent, ce vecteur a exactement les caractéristiques de la force qu’exerce la Terre
sur Leosvel (c’est-à-dire le poids). Il constitue une représentation satisfaisante du poids de
Leosvel.

Synthèse

Lorsque l’on souhaite représenter une force, on peut utiliser un vecteur. C’est un outil
mathématique qui a exactement les mêmes caractéristiques (sens, direction et norme)
qu’une force. Le vecteur est ainsi pertinent pour représenter une force : sa norme

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Livre du professeur - PC 2de - Chapitre 12 : Modéliser une action sur un système

correspond à l’intensité de la force, ses sens et direction correspondent aux sens et direction
de la force.

Aide et éléments différenciants


Le calcul de la question 1 ne présente pas de difficulté particulière (aucune conversion à
faire).
La question 2 est volontairement ouverte. On n’attend pas nécessairement que la réponse
soit juste. Le but est que les élèves proposent la représentation qui leur est la plus intuitive
avant de donner, comme représentation privilégiée, la représentation vectorielle.

Activité expérimentale 2 : Déterminer une masse sans balance

Présentation
Cette activité se place dans la continuité de la première, et permet, une nouvelle fois,
d’associer la notion de force (vue en cours de physique au cycle 4) et la notion
mathématique de vecteurs. L’utilisation des propriétés géométriques des vecteurs, au centre
de l’activité, constitue un prolongement intéressant de l’activité précédente. L’activité est
volontairement peu guidée pour laisser place à la réflexion et à des propositions de la part
des élèves. C’est pour cela que le temps prévu est relativement long au regard de la
simplicité du dispositif expérimental et des mesures à effectuer. Néanmoins, une version
plus détaillée est disponible dans l’annexe 1.

Durée estimée
● 60 minutes

Lien avec le programme


● Modéliser l’action d’un système extérieur sur le système étudié par une force.
● Représenter une force par un vecteur ayant une norme, une direction et un sens.

Compétence
➔ MATH : Utiliser le modèle du vecteur en physique

Résultat des expériences


Le résultat des expériences dépend des masses fournies par le professeur. Tous les objets
devront avoir une masse inférieure à 5 kg. On veillera à donner au moins un objet dont la
masse ne peut pas s’exprimer, comme une somme des masses de référence fournies à la
question 3 (typiquement, des masses entre 3,7 kg et 5 kg).

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Livre du professeur - PC 2de - Chapitre 12 : Modéliser une action sur un système

Réponse détaillée
1.​ Ce type de balance repose sur la comparaison de la masse de l’objet à déterminer avec
une série d’objets dont la masse est connue. Lorsque la masse de référence est plus lourde
que l’objet à peser, le plateau sur lequel elle est située s’abaisse. À l’inverse, lorsque la
masse est plus légère que l’objet à peser, c’est le plateau de l’objet à mesurer qui s’abaisse.
On peut donc approcher la masse de l’objet à mesurer en comparant par ordre de masse
croissant jusqu’à atteindre l’équilibre (même position) entre les deux plateaux. À défaut, on
se limitera à un encadrement de la masse inconnue.

2.​ La balance à plateaux comporte plusieurs inconvénients. Tout d’abord, cela peut être
relativement long de déterminer la masse de l’objet. En effet, il faut la comparer
successivement à toutes les masses de référence tant que l’équilibre des plateaux n’est pas
atteint. Par ailleurs, la précision est limitée par le nombre de masse de référence dont on
dispose.

3.​ D’après le document 2, comme le nœud est au repos, les forces qui s’exercent sur lui se
compensent. Ainsi, comme trois forces s’exercent sur ce nœud dont deux sont connues (les
deux forces de tension des fils auxquels sont attachées les masses de 2 kg et 3 kg), on peut
en déduire graphiquement la troisième force. Il s’agit de l’opposé de la somme des deux
forces précédentes (voir schéma ci-dessous).
Avec une balance à plateaux et les masses de référence données, on aurait pu uniquement
peser des objets ayant des masses égales aux masses de référence ou à la somme de
plusieurs d’entre elles (par exemple : 300 g, 600 g, 700 g, 1, 100 kg, etc.).

Synthèse
Dans cette activité, on a utilisé la représentation vectorielle de la force. Cette activité est
possible en utilisant les relations mathématiques connues sur les vecteurs forces. Elle serait

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Livre du professeur - PC 2de - Chapitre 12 : Modéliser une action sur un système

donc totalement impossible si on ne raisonnait que sur les normes de ces vecteurs,
c’est-à-dire les valeurs des forces associées.

Aide et éléments différenciants


On pourra rappeler aux élèves comment additionner deux vecteurs (ex : en retraçant le
parallélogramme pour la construction de la somme vectorielle) afin de les aider à proposer
un protocole expérimental impliquant une représentation graphique des forces sur la feuille
A3.

Activité d’exploration 3 : Le voyage de Cassini

Présentation
Cette activité a pour but de déterminer, au préfacteur près, l’expression de la valeur de la
force d’interaction gravitationnelle.

Durée estimée
● 30 minutes

Lien avec le programme


● Utiliser l’expression de la force d’interaction gravitationnelle.

Compétence
➔ VAL : Apprendre une relation entre grandeurs physiques

Réponse détaillée
1.​ On note (respectivement ) la valeur de la force
gravitationnelle que Jupiter (respectivement Saturne) exerce sur la sonde Cassini lorsque
celle-ci est située à une distance de la planète. On peut alors extraire du document 1 :

Si la force gravitationnelle est proportionnelle à la masse de la planète en question, on doit


retrouver la même valeur pour le quotient des masses des planètes, puisque toutes les
autres valeurs sont égales.

On vérifie :
La force gravitationnelle est donc proportionnelle à la masse de l’objet qui l’exerce.

2.​ Le document 2 est la représentation graphique de la force exercée par le Soleil sur la

sonde Cassini, en fonction de . Il s’agit d’une droite passant par l’origine du repère. On en

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Livre du professeur - PC 2de - Chapitre 12 : Modéliser une action sur un système

déduit que la force gravitationnelle est proportionnelle à l’inverse du carré de la distance


entre les deux objets en interaction.

3.​ D’après la question 1, la force gravitationnelle est proportionnelle à la masse de l’objet qui
l’exerce. En l'occurrence, elle est proportionnelle à la masse de chaque objet.
D’après la question 2, la force gravitationnelle est proportionnelle à l’inverse du carré de la
distance entre les deux objets en interaction.
En utilisant le point maths, on peut donner une expression de la force gravitationnelle :

, avec la valeur de la force gravitationnelle, et les masses des


objets A et B, la distance séparant les centres des deux objets, et une constante à
déterminer.

Synthèse
Cette activité permet d’aboutir à l’expression de la force gravitationnelle, à la constante de
proportionnalité près. La distance étant celle qui sépare le centre des deux objets en
interaction, on a remplacé les objets réels par des objets fictifs ponctuels de masse égale à
celle des objets réels.

Aide et éléments différenciants


L’application numérique de la première question ne devrait pas être source de difficulté
particulière. En revanche, il peut être difficile de faire le lien entre la représentation
graphique, c’est-à-dire le caractère linéaire de la relation entre les deux grandeurs, et le fait

que soit proportionnelle à .

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Livre du professeur - PC 2de - Chapitre 12 : Modéliser une action sur un système

Bilan
Voir les schémas de la page bilan, à retrouver page 225 du manuel élève : ​[Link]/PC2P225​.

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Livre du professeur - PC 2de - Chapitre 12 : Modéliser une action sur un système

Exercices

QCM
1. Actions mécaniques et forces

1. P
​ our représenter une force, il suffit de connaître :
C.​ tous ces éléments à la fois.
2. ​Une voiture tire une remorque. L’action que la voiture exerce sur la remorque :
B.​ est une action de contact.
3. U​ n objet A exerce une force sur une objet B. La valeur de la force qu’exerce l’objet B sur
l’objet A est :
B.​ égale à celle qu’exerce l’objet A sur l’objet B.
4. ​Le principe des actions réciproques peut se formuler sous la forme :

A.​ .

2. Exemples de forces caractéristiques

1. L​ e vecteur d’un objet de masse :


B.​ est vertical et dirigé vers le bas.
2. ​La valeur de la force d’interaction gravitationnelle exercée par un objet A sur un objet B
est

A.​
3. Q
​ uelle grandeur ne varie pas pour un corps quel que soit l’endroit où il se trouve ?
B.​ sa masse .
4. ​Un ​smartphone​ est posé sur une table horizontale. La force qu’exerce la table sur
celui-ci est appelée :
C.​ réaction du support.
5. L​ a force exercée par la table sur le téléphone de la question 4
​ .​ :
B.​ compense exactement le poids.
6. U ​ n objet est immobile dans une pente. Quel tracé des forces qui s’exercent sur celui-ci
est le bon ?

B.​

3. Questions Jeopardy
a.​ Q
​ u’appelle-t-on également « troisième loi de Newton » ?
b.​ Q​ uelle est la définition d’une action à distance ?

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Livre du professeur - PC 2de - Chapitre 12 : Modéliser une action sur un système

Pour s’échauffer

4.​ « Norme » en maths… et en physique ?


◆​ Le terme « norme » utilisé en mathématiques est souvent remplacé par « intensité »
ou « valeur » en physique.

5.​ Connaître l’origine du poids


◆​ Un objet de masse subit, à proximité de la Terre, une force dite « de pesanteur »
exercée par la Terre. Cette force est également appelée poids.

6.​ Action de contact ou action à distance ?


◆​ L’eau liquide n’exercerait pas d’action sur l’iceberg si les deux corps n’étaient pas en
contact. Il s’agit donc d’une action de contact.

7.​ Là-haut

1.​

2.​ ​Le poids a pour caractéristiques :


➔ valeur : N;
➔ direction : verticale ;
➔ sens : du haut vers le bas

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Livre du professeur - PC 2de - Chapitre 12 : Modéliser une action sur un système

8.​ Parquer son char

◆ L​ a voiture est garée, elle est donc immobile et la réaction du support compense
exactement le poids : . Les forces de contacts s’appliquent sur les quatre roues,
on place donc la résultante au milieu de ces roues.

9.​ Masse d’un globule rouge


◆​ Comme la valeur du poids est donnée par la relation , alors on peut

exprimer la masse comme

L’application numérique donne :

Pour commencer

10.​ Modéliser une force par un vecteur


➔ MATH : Le modèle du vecteur en physique

1.​ D
​ eux forces s’exercent sur l’ouvrage de Léa : le poids ​ et la force exercée par le
support (ici, la table).
Le poids a pour caractéristiques :
➔ valeur : N;
➔ direction : verticale ;
➔ sens : du haut vers le bas.
Comme le livre est immobile, compense exactement . Ainsi, la force a pour
caractéristiques :
➔ valeur : N;
➔ direction : verticale ;
➔ sens : du bas vers le haut.

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Livre du professeur - PC 2de - Chapitre 12 : Modéliser une action sur un système

2.​

11.​ Exemples de forces caractéristiques


➔ VAL : Apprendre une relation entre grandeurs

◆​ La force exercée par la Terre sur la Lune a pour caractéristiques :


➔ direction : la droite passant par le centre de la Terre et par le centre de la Lune ;
➔ sens : de la Lune vers la Terre ;

➔ valeur : , avec la masse de la Terre, la masse de la Lune,


la distance entre la Terre et la Lune et la constante universelle de gravitation.

12.​ La tour de Pise


➔ MATH : Le modèle du vecteur en physique

1.​ D
​ eux forces s’exercent sur la tour de Pise : le poids et la force exercée par le
support (ici, le sol).

2.​

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Livre du professeur - PC 2de - Chapitre 12 : Modéliser une action sur un système

3. H
​ ormis les normes, le poids admet les caractéristiques suivantes :
➔ direction : verticale ;
➔ sens : du haut vers le bas.
Quant à la force , ses caractéristiques sont :
➔ direction : verticale ;
➔ sens : du bas vers le haut.

13.​ Connaître la formule de la force d’interaction gravitationnelle


➔ REA : Effectuer un calcul numérique

1.​ E
​ ntre deux objets A et B de masses respectives et distants de , s’exerce une

force , exprimée en Newton (N) dont la valeur est : , avec et


exprimées en kilogramme (kg), exprimée en mètre (m) et N·m²·kg​-2​.

2.​ Dans le cas du Soleil et de Jupiter,


L‘application numérique donne :

14.​ Faire le lien entre poids et force d’interaction gravitationnelle


➔ REA : Effectuer des calculs littéraux et numériques

1.​ E
​ n première approximation, à la surface de la Terre, la force d’attraction
gravitationnelle exercée par la Terre sur le corps de masse et le poids de ce
corps sont deux forces égales : .
Ainsi, comme la distance entre le corps et le centre de la Terre est égale à , on

obtient : , soit

2.​ On utilise l’expression littérale de obtenue à la question précédente pour déterminer


sa valeur numérique à 12 000 mètres d’altitude. L’application numérique donne :

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15.​ Connaître le principe des actions réciproques


➔ REA : Réaliser un schéma

1.​

2.​

16.​ Utiliser le principe des actions réciproques


➔ ANA : Décrire un phénomène à l’aide d’un modèle

◆​ La troisième loi de Newton (également appelée principe des actions réciproques)

s’énonce comme suit : lorsqu’un corps A exerce sur un corps B une force , alors B

exerce sur A une force telle que : .


Dans la situation considérée, en poussant sur le mur avec ses pieds, Baptiste exerce une

action (de contact) sur le mur, que l’on peut modéliser par une force .

D’après la troisième loi de Newton, le mur exerce sur Baptiste une force de
même intensité. C’est cette force qui permet à Baptiste d’effectuer son demi-tour plus
facilement.

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Différenciation
Savoir-faire : Utiliser l’expression du poids

17. Le poids sur Terre et sur la Lune


➔ REA : Effectuer des calculs littéraux et numériques

1.​ Par définition, .

2.​ En isolant , on obtient .

3.​ L’équipement de l’astronaute a un poids de N sur Terre. Ainsi, on peut calculer


en utilisant la formule de l’expression précédente dans laquelle on remplace par .

L’application numérique donne :

4. ​Pour calculer le poids de l’équipement sur la Lune, on utilise cette fois l’expression de
la question 1 en remplaçant par : N.

5. L​ a force musculaire que peut développer l’astronaute étant inchangée sur la Lune et
sur Terre, il lui sera plus facile de transporter son équipement là où le poids de ce dernier
est le plus faible, à savoir sur la Lune ( N N).

18. Le poids sur Terre et sur Mars


➔ REA : Effectuer des calculs littéraux et numériques

1.​ Le poids du spationaute sur Mars est égal, par définition, au produit de la masse
du spationaute par l’intensité de pesanteur à la surface de Mars : .
Or, la masse du spationaute peut être déterminée en utilisant la donnée de la valeur
de son poids sur Terre. Comme (où est l’intensité de la pesanteur à la

surface terrestre), alors

Ainsi, on obtient : , soit ​. L’application numérique donne le

poids sur Mars suivant :

2.​ Le poids plus faible sur Mars que sur Terre s’explique par le fait que l’intensité de
pesanteur sur Mars est plus faible que sur Terre. Le spationaute se sentira donc plus léger
sur Mars.

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19. Le poids sur Terre et sur Vénus


➔ REA : Effectuer des calculs littéraux et numériques

◆​ Le poids du spationaute sur Vénus est égal, par définition, au produit de la masse
du spationaute par l’intensité de pesanteur ​ à la surface de Vénus : .
Or, la masse du spationaute peut être déterminée en utilisant la donnée de la valeur
de son poids sur Terre. Comme (où est l’intensité de la pesanteur à la

surface terrestre), alors

Ainsi, on obtient : , soit

L’application numérique donne :


L’équipement de fusée a un poids égal à N. Il est légèrement inférieur à celui sur
Terre. Cela est dû au fait que l’intensité de la pesanteur est légèrement inférieure à celle
sur Terre.

Pour s’entraîner

20.​ Mise en application

1.​ L​ e poids de Lola et de son parachute est de .


Comme dans l’exercice corrigé, on suppose que la parachutiste atteint une valeur de
vitesse maximale au moment où les forces de frottement compensent exactement son
poids.
Graphiquement, on lit que la vitesse correspondant à des forces de frottement de valeur
740 N est une vitesse d’environ

21.​ Copie d’élève à commenter

1.​ L​ a skieuse est certes en contact avec la surface de la Terre, mais le poids (qui est dû à
l’interaction gravitationnelle entre la Terre et la skieuse) s’exerce sur elle, même en
l’absence de contact (par exemple, lors d’un saut à ski). Par conséquent, l​ e poids est une
action à distance​.

2.​ N. Or, d’où . L’application numérique donne :

La masse de la skieuse est donc égale à​ 75,0 kg​.

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Remarque :​ À noter que le problème dans la copie ne résidait pas dans l’application
numérique mais dans le nombre de chiffres significatifs.

3.​ L​ orsqu’elle est tirée par le téléski, ​la skieuse subit une action de contact​ puisque
celle-ci n’existerait pas si la skieuse n’était pas au contact du téléski.

4.​ L​ orsque la skieuse est immobile en haut de la piste noire avant de s’élancer,​ les deux
forces qui s’exercent sur elle sont le poids et la force exercée par le support​ (ici, le sol
enneigé).

5.​ L​ orsque la pente est plus importante, la skieuse accélère, ​bien que la valeur de son
poids reste inchangée.

6.​ S
​ i la skieuse effectue un saut, e
​ lle n’est plus soumise à la réaction du support​ (action
de contact) mais ​toujours à son poids​ (action à distance).

7.​ L​ a raison pour laquelle la skieuse va plus vite en position recroquevillée est que l​ es
frottements qui s’exercent sur elle sont moins importants​ (ils augmentent avec la surface
de contact entre l’air et la skieuse).

22.​ Comprendre les attendus​ De l’équateur au Népal


➔ REA : Effectuer des calculs littéraux et numériques
➔ COM : Écrire un résultat de manière adaptée

1.​ O
​ n suppose que la masse de la Terre est concentrée en son centre. Alors, pour un corps
de masse situé à une distance du centre de la Terre (de masse ), la valeur de la

force de gravitation s’écrit :


On peut ainsi exprimer la distance en fonction des autres paramètres :

Or, à la surface de la Terre, . Ainsi :

De la même manière, l’application numérique donne m.

2.​ ​On constate que le sommet qui est le plus haut en altitude (l’Everest) n’est pas celui qui
est le plus distant du centre de la Terre.
Ce résultat est contre-intuitif et donne à voir le caractère non rigoureusement sphérique
de la Terre. Son centre de masse ne coïncide pas avec celui de la sphère par laquelle on
modélise souvent le globe terrestre.

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Pour aller plus loin

23. Histoire des sciences​ Forces centripètes


➔ APP : Maîtriser le vocabulaire du cours

1.​ L’expression « vers un centre » permet de déduire deux caractéristiques du vecteur


force centripète : sa direction (la droite joignant le corps étudié à ce centre) et son sens
(du corps vers le centre).

2. ​Les trois exemples de force centripète donnés par Newton sont « la gravité » (que l’on
appelle aujourd’hui poids), « la force magnétique » et « la force [...] qui retire à tout
moment les planètes du mouvement rectiligne, et qui les fait circuler dans des courbes »
(que l’on appelle aujourd’hui force d’interaction gravitationnelle). Dans tous les cas, il
s’agit d’actions à distance puisque toutes ces forces existent en l’absence de contact
entre les corps en interaction. Enfin, d’après le cours, on sait que la première et la
troisième force citées par Newton ne forment qu’une et même force : la force
d’interaction gravitationnelle.

24. Proposition de protocole​ Io ou Ganymède


➔ ANA : Proposer un protocole

◆​ Un pèse-personne se base sur l’élongation d’un ressort, à la manière d’un


dynamomètre (voir document 2 du cours). Ainsi, un pèse-personne, comme se nom
l’indique, est un instrument de mesure du poids (et non de la masse ). Les
pèse-personnes étant utilisés (normalement) sur Terre, la masse qui est affichée est

calculée en utilisant la relation


Sur Io, le poids du spationaute et de son équipement est égal à . Ainsi, la

masse affichée par le pèse-personne sur Io sera :

L’application numérique donne :


De manière analogue, sur Ganymède, la masse affichée par le pèse-personne sera :

L’application numérique donne :


Le spationaute, en montant sur la balance avec son équipement, peut donc déterminer
d’un coup d’​œi​ l s’il est sur Io ou Ganymède.

25. Déconstruire les idées fausses​ Impesanteur

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Livre du professeur - PC 2de - Chapitre 12 : Modéliser une action sur un système

➔ VAL : Faire preuve d’esprit critique

1.​ Un objet de masse subit, à proximité de la Terre, une force dite « de pesanteur »
exercée par la Terre. Cette force est également appelée poids et est dû à l’interaction
gravitationnelle entre la Terre et l’objet considéré. À proximité de la surface terrestre, on

peut approximer le poids par la force d’attraction gravitationnelle exercée

par la terre sur l’objet considéré : .


Dans cette situation, la distance entre l’ISS et le centre de la Terre est égale à
et est trop grande devant pour pouvoir considérer que l’on se situe à proximité de
la surface terrestre. Le poids a la valeur suivante : , où désigne le

champ de pesanteur au sein de l’ISS. On obtient : , soit

2. a.​ Application numérique :

On constate que cette valeur est plus faible que . Cela est cohérent car la force
d’attraction gravitationnelle diminue avec la distance entre les deux corps considérés, ce
qui correspond à une diminution du poids lorsque la distance par rapport au centre de la
Terre augmente.

2. b.​ Il est tout à fait incorrect d’affirmer que les spationautes ne sont plus soumis à la
force de gravité au sein de l’ISS, comme le montre le calcul précédent. Elle est d’ailleurs
encore assez élevée en norme.

3.​ L’ISS étant « en orbite circulaire autour de la Terre à une vitesse constante », elle décrit
un mouvement circulaire uniforme.

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Livre du professeur - PC 2de - Chapitre 12 : Modéliser une action sur un système

4.​ La force qui s’exerce sur un spationaute de masse dans l’ISS a pour
caractéristiques :
➔ direction : la droite joignant le centre de la Terre au spationaute ;
➔ sens : de la Terre vers le spationaute ;

➔ valeur : .

5.​

6.​ Application numérique :


➔ N.


On constate que les valeurs de ces deux forces sont égales.

7.​ Dans le référentiel de l’ISS, les deux forces s’appliquant sur le spationaute ont la même
direction, la même valeur mais des sens opposés. La force d’inertie d’entraînement
compense donc exactement le poids . C’est pour cette raison que le spationaute
semble flotter dans l’ISS.

Problèmes et tâches complexes

26.​ Le rayon de Mars


➔ APP : Extraire l’information utile sur des supports variés

◆D
​ ’après le document 3, la force d’attraction gravitationnelle exercée par la Terre sur
Mars lorsque les deux planètes sont distantes de m vérifie :
N.

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Livre du professeur - PC 2de - Chapitre 12 : Modéliser une action sur un système

Or, par définition, où désigne le rayon de Mars. On peut


ainsi exprimer cette grandeur en fonction des autres grandeurs connues :

D’après le document 2, on peut calculer la masse volumique de la Terre comme

, où désigne le volume de la Terre et peut être calculé grâce au

document 1 :
Le document 3 précise par ailleurs que « ces deux planètes ont une composition quasi
similaire ». On peut donc considérer que leurs masses volumiques sont égales. Ainsi, la
masse volumique de Mars vérifie .
Enfin, le volume de Mars peut lui aussi être calculé grâce au document 1 :

, d’où
En utilisant la définition de la masse volumique de Mars ainsi que les relations
précédentes, on peut ainsi aboutir à une expression de :

, soit en

simplifiant :
L’application numérique donne :

Remarque :​ on s’est permis de laisser en kilomètres pour avoir directement la


valeur de en kilomètres (unité de longueur la plus intuitive quand il s’agit de
planètes) et s’éviter ainsi une conversion inutile.

Cette résolution très littérale rebutera sans doute plus d’un élève de seconde.
On propose ci-dessous une résolution alternative, où les valeurs numériques
intermédiaires sont déterminées :

D’après le document 3, la force d’attraction gravitationnelle exercée par la Terre sur Mars
lorsque les deux planètes sont distantes de m vérifie :
N.

Or, par définition, où désigne la masse de Mars. On peut

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Livre du professeur - PC 2de - Chapitre 12 : Modéliser une action sur un système

ainsi exprimer cette grandeur en fonction des autres grandeurs connues :

L’application numérique donne une masse de Mars vérifiant

D’après le document 2, on peut calculer la masse volumique de la Terre comme

, où désigne le volume de la Terre et peut être calculé grâce au

document 1 : .

L’application numérique donne :


On peut alors maintenant déterminer numériquement :

Le document 3 précise, par ailleurs, que « ces deux planètes ont une composition quasi
similaire ». On peut donc considérer que leurs masses volumiques sont égales. Ainsi, la
masse volumique de Mars vérifie .
Enfin, le volume de Mars peut lui aussi être calculé grâce au document 1 :

, d’où
En utilisant la définition de la masse volumique de Mars, on peut ainsi aboutir à une

expression de :

L’application numérique donne :

27.​ Masse de l’atmosphère terrestre


➔ APP : Faire un brouillon

◆D
​ ’après le document 1, si une force d’intensité s’exerce sur une surface , alors la

pression est définie comme .


D’après le document 3, c’est « le poids de l’atmosphère qui est à l’origine de l’existence
de la pression atmosphérique ». D’après ce même document, le poids s’exerce « sur la
surface entière de la Terre ». Or, le document 2 nous permet de calculer cette surface. Elle
s’exprime comme .

On en déduit : , où désigne le poids de l’atmosphère et


la masse de l’atmosphère.

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On peut ainsi obtenir une expression littérale de :


L’application numérique donne :

Retour sur l’ouverture du chapitre

28.​ Pourquoi la Lune ne s’écrase-t-elle pas sur la Terre ?


➔ APP : ​Extraire l’information sur des supports variés

◆​ L​ a Lune est soumise à la force d’attraction gravitationnelle de la Terre. Dans le


référentiel géocentrique, on peut considérer qu’il s’agit là de l’​unique force à laquelle la
Lune est soumise​. On pourrait donc penser, dans un premier temps, que cette force
devrait inexorablement provoquer l’écrasement de la Lune sur la Terre. Or, ce n’est pas le
cas, la Lune est en orbite autour de la Terre.
Si la Lune ne s’écrase pas sur la Terre, cela est dû à sa vitesse. Ce paramètre physique a
une valeur suffisamment élevée pour empêcher la Lune de se rapprocher de la Terre. À
chaque instant, la Terre modifie la direction de la trajectoire de la Lune (elle la courbe)
mais la norme de sa vitesse reste, elle, constante.

Annexes

Annexe 1
Activité 2 (coups de pouce pour l’activité également disponibles en ligne) :

1.a. Doc. 2 ​Un objet de masse​ , immobile, est suspendu à un fil. Schématiser la situation
en représentant les deux forces qui s’exercent sur l’objet.
1.b. Doc. 2​ Donner l’expression de la valeur du poids de cet objet.
1.c. Doc. 2​ En déduire l’expression de la valeur de la force exercé par le fil sur l’objet,
appelée « force de tension » du fil. On considérera désormais que cette force de tension
garde la même valeur à tout endroit du fil.
2.a.​ ​Doc. 3 ​Schématiser les 3 forces qui s’exercent au niveau du nœud.
2.b.​ ​Doc. 2 ​Quelle relation vectorielle existe-t-il entre ces trois forces ?
2.c.​ ​Doc. 3​ Un objet de masse connue ( kg) est fourni. Proposer un protocole
expérimental pour vérifier graphiquement la relation établi en ​2.b.

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