Toxoplasmose et Grossesse à Guelmim
Toxoplasmose et Grossesse à Guelmim
THESE
PRESENTEE ET SOUTENUE PUBLIQUEMENT LE 24/07/2020
PAR
Mlle. Mariam HAMAICHAT
Née le 24 Avril 1994 à Bouizakarne
POUR L’OBTENTION DU DOCTORAT EN MEDECINE
MOTS-CLES
Toxoplasmose, séroprévalence, grossesse, Toxplasma gondii, Guelmim, Maroc
JURY
Mr H. ASMOUKI PRÉSIDENT
Professeur Gynécologie-Obstétrique
Mr R. MOUTAJ RAPPORTEUR
Professeur de Parasitologie.
Mme I. HAJJI
Professeur d’Ophtalmologie
Mr F.M.R. MAOULAININE
Professeur de Néonatologie JUGES
Mr El. EL MEZOUARI
Professeur agrégé de Parasitologie.
Serment d’Hippocrate
Professeurs Agrégés
Nom et Prénom Spécialité Nom et Prénom Spécialité
Stomatologie et HAZMIRI Fatima Histologie – Embryologie
ABIR Badreddine
Chirurgie maxillo facial Ezzahra - Cytogénéque
Médecine
Communautaire
ADARMOUCH Latifa (médecine préventive, IHBIBANE fatima Maladies Infectieuses
santé publique et
hygiène)
Anesthésie -
AISSAOUI Younes KADDOURI Said Médecine interne
réanimation
AIT BATAHAR Salma Pneumo- phtisiologie LAHKIM Mohammed Chirurgie générale
LAKOUICHMI Stomatologie et Chirurgie
ALJ Soumaya Radiologie
Mohammed maxillo faciale
Traumatologie -
ATMANE El Mehdi Radiologie MARGAD Omar
orthopédie
Endocrinologie et
BAIZRI Hicham MEJDANE Abdelhadi Chirurgie Générale
maladies métaboliques
MLIHA TOUATI Oto-Rhino -
BELBACHIR Anass Anatomie- pathologique
Mohammed Laryngologie
BELBARAKA Rhizlane Oncologie médicale MOUHSINE Abdelilah Radiologie
BENJELLOUN HARZIMI Traumatologie -
Pneumo- phtisiologie NADER Youssef
Amine orthopédie
BENALI Abdeslam Psychiatrie OUBAHA Sofia Physiologie
BSISS Mohamed Aziz Biophysique RBAIBI Aziz Cardiologie
CHRAA Mohamed Physiologie SAJIAI Hafsa Pneumo- phtisiologie
Oto-Rhino -
DAROUASSI Youssef SALAMA Tarik Chirurgie pédiatrique
Laryngologie
EL AMRANI Moulay
Anatomie SEDDIKI Rachid Anesthésie - Réanimation
Driss
Chirurgie
EL HAOUATI Rachid SERGHINI Issam Anesthésie - Réanimation
Cardiovasculaire
Chirurgie réparatrice et
EL KHADER Ahmed Chirurgie générale TOURABI Khalid
plastique
EL MEZOUARI El
Parasitologie Mycologie ZARROUKI Youssef Anesthésie - Réanimation
Moustafa
EL OMRANI
Radiothérapie ZEMRAOUI Nadir Néphrologie
Abdelhamid
Histologie- embyologie ZIDANE Moulay
FAKHRI Anass Chirurgie Thoracique
cytogénétique Abdelfettah
GHAZI Mirieme Rhumatologie
Professeurs Assistants
Nom et Prénom Spécialité Nom et Prénom Spécialité
Rééducation et
ABDELFETTAH Youness Réhabilitation ELOUARDI Youssef Anesthésie réanimation
Fonctionnelle
ABDOU Abdessamad Chiru Cardio vasculaire ELQATNI Mohamed Médecine interne
AIT ERRAMI Adil Gastro-entérologie ESSADI Ismail Oncologie Médicale
Chimie de Coordination
AKKA Rachid Gastro - entérologie FDIL Naima
Bioorganique
Anesthésie -
ALAOUI Hassan FENNANE Hicham Chirurgie Thoracique
Réanimation
AMINE Abdellah Cardiologie GHOZLANI Imad Rhumatologie
Médecine physique et
ARABI Hafid réadaptation HAJJI Fouad Urologie
fonctionnelle
ARSALANE Adil Chirurgie Thoracique HAMMI Salah Eddine Médecine interne
ASSERRAJI Mohammed Néphrologie Hammoune Nabil Radiologie
Stomatologie et
AZIZ Zakaria JALLAL Hamid Cardiologie
chirurgie maxillo faciale
BAALLAL Hassan Neurochirurgie JANAH Hicham Pneumo- phtisiologie
LAFFINTI Mahmoud
BABA Hicham Chirurgie générale Psychiatrie
Amine
LAHLIMI Fatima
BELARBI Marouane Néphrologie Hématologie clinique
Ezzahra
BELFQUIH Hatim Neurochirurgie LAHMINI Widad Pédiatrie
BELGHMAIDI Sarah OPhtalmologie LALYA Issam Radiothérapie
Microbiologie et
Anesthésie -
BELHADJ Ayoub LOQMAN Souad toxicologie
Réanimation
environnementale
BELLASRI Salah Radiologie MAHFOUD Tarik Oncologie médicale
BENANTAR Lamia Neurochirurgie MILOUDI Mohcine Microbiologie - Virologie
BENNAOUI Fatiha Pédiatrie MOUNACH Aziza Rhumatologie
BOUCHENTOUF Sidi
Chirurgie générale NAOUI Hafida Parasitologie Mycologie
Mohammed
Traumatologie -
BOUKHRIS Jalal NASSIH Houda Pédiatrie
orthopédie
Chirurgie Réparatrice et
BOUTAKIOUTE Badr Radiologie NASSIM SABAH Taoufik
Plastique
Chirurgie Cardio -
BOUZERDA Abdelmajid Cardiologie NYA Fouad
Vasculaire
OUERIAGLI NABIH
CHETOUI Abdelkhalek Cardiologie Psychiatrie
Fadoua
CHETTATI Mariam Néphrologie OUMERZOUK Jawad Neurologie
DAMI Abdallah Médecine Légale RAISSI Abderrahim Hématologie clinique
Anesthésie-
DOUIREK Fouzia REBAHI Houssam Anesthésie - Réanimation
réanimation
Oto- rhino-
EL- AKHIRI Mohammed RHARRASSI Isam Anatomie-patologique
laryngologie
Chimie de Coordination
EL AMIRI My Ahmed SAOUAB Rachida Radiologie
bio-organnique
EL FADLI Mohammed Oncologie médicale SAYAGH Sanae Hématologie
Médecine Communautaire
EL FAKIRI Karima Pédiatrie SEBBANI Majda (médecine préventive,
santé publique et hygiène)
EL HAKKOUNI Awatif Parasitologie mycologie TAMZAOURTE Mouna Gastro - entérologie
EL HAMZAOUI Hamza Anesthésie réanimation WARDA Karima Microbiologie
ZBITOU Mohamed
EL KAMOUNI Youssef Microbiologie Virologie Cardiologie
Anas
Chirurgie Cardio-
ELBAZ Meriem Pédiatrie ZOUIZRA Zahira
vasculaire
Je me dois d’avouer pleinement ma reconnaissance à toutes les personnes qui m’ont soutenue
durant mon parcours, qui ont su me hisser vers le haut pour atteindre mon objectif.
C’est avec amour, respect et gratitude que
: و آخر دعواي
A mon cher adorable frère Said
Je ne peux exprimer à travers ces quelques lignes tous mes sentiments d’amour et de tendresse
envers toi.
Merci pour la joie que tu me procures et merci infiniment pour ta simple présence. Ton aide
continue, ta générosité, ton inlassable soutien ont toujours été pour moi une source de courage et
de confiance. Et pour ceci je ne te remercierai jamais assez.
Qu’il me soit permis, à travers cet humble travail, de t’assurer ma très grande reconnaissance.
J’implore Dieu le tout puissant, de t’accorder le bonheur et l’aide pour réaliser tous tes vœux. Et
Puisse l’amour et la fraternité nous unir à jamais.
A mon cher cousin Hassan HMAICHATE, son épouse Itab et le petit Yahya Imrane
Je vous suis toujours reconnaissante pour votre soutien que vous m’avez accordé tout au long de
mon parcours. Vous savez que l’affection et l’amour que je vous porte sont sans limite.
Je vous dédie ce travail en témoignage de tout ce que je ressens pour vous, qu’aucun mot ne le
saurait exprimer. J’implore ALLAH qu’il vous apporte tout le bonheur et toute la réussite et
vous aide à réaliser tous vos rêves.
A mes chers cousins Mohamed et Houcine HMAICHATE, leurs conjointes et leurs enfants :
Widad, Akram, Ichrak, Ali, Rhizlane et Soulaimane
Vous m’avez soutenu et comblé tout au long de mon parcours.
Que ce travail soit témoignage de mes sentiments les plus sincères et les plus affectueux.
Puisse Dieu vous procurer bonheur et prospérité.
A ma chere cousine Saidia ABIDAR, son époux Abdeljalil et leurs enfants : Zainab, Mariam et
hamza
Pour votre soutien, et vos encouragements. Je vous dédie ce travail, avec tous mes vœux de
bonheur, de santé, de réussite et de longue vie pleine de joie.
A Mr. Abdellah IJIM, son épouse Elbatoul, et mes chers Fadwa, Fatimazahrae, Mohamed et
Youssef
Vous êtes et vous resterez toujours une deuxième famille pour moi.
Votre soutien m’a été d’une grande aide, je ne saurai exprimer ma reconnaissance et mon amour
pour vous.
Je vous dédie mon travail comme preuve d’amour et de respect.
A tous les patients qui me seront confiés. A tous les médecins dignes de ce nom. A tous ceux et
celles qui me sont chères et que j’ai omis de citer.
A tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à l’élaboration de ce travail :
Que Dieu vous bénisse et vous comble.
Remerciements
A notre maitre et président de thèse professeur ASMOUKI HAMID,
Professeur de gynécologie et obstétrique au CHU Mohammed VI de Marrakech
Nous sommes très sensibles à l’honneur que vous nous avez fait en acceptant la présidence de
notre jury de thèse.
Votre compétence, votre rigueur et vos qualités humaines exemplaires ont toujours suscité notre
admiration. Nous vous exprimons notre reconnaissance pour le meilleur accueil que vous nous
avez réservé. Veuillez croire à l’expression de notre grande admiration et notre profond respect.
AC : Anticorps
ADN : Acide désoxyribonucléique
ARN : L'acide ribonucléique
CNR : Centre National de Référence
CI : Charge Immunitaire
DPN : Dépistage Prénatal
DNN : Dépistage Néonatal
ELIFA : Enzyme Linked Immuno Filtration Assay
ELISA : Enzyme-Linked Immuno Sorbent Assay
ETF : Echographie transfontanellaire
FO : Fond d’Œil
HA : Humeur Aqueuse
IFI : Immuno Fluorescence Indirecte
Ig A, E, G, M : Immunoglobuline A, E, G, M
Figure 8 : Répartition des candidates selon leur consommation de la viande mal cuite ou non.
Figure 9 : Répartition des gestantes selon leur consommation ou non de fromage ou lait cru.
Figure 10 : Répartition des femmes selon leur consommation de l’eau mal traitée ou non
Figure 11 : Répartition des femmes selon le repas à domicile
Figure 12 : Répartition des femmes enceintes selon le contact ou non avec les chats
Figure 13 : Distribution des patientes selon leur contact ou non avec la terre
Tableau I : Corrélation des résultats sérologiques avec les facteurs de risques étudiés
différentes études.
toxoplasmique.
Tableau XVI : La relation entre le lavage des légumes et fruits avec la prévalence de la
toxoplasmose.
séroprévalence de la toxoplasmose.
toxoplasmique.
Tableau XX : Comparatif des mesures préventives recommandées par les personnels de santé
MATÉRIELS ET MÉTHODES 4
I. Période, type et lieu de l’étude 5
II. Population d’étude 5
III. Méthodes 5
1. Critères d’inclusion 5
2. Critères d’exclusion 6
3. Recueil des données 6
4. Outils statistiques 6
RÉSULTATS 7
I. Les caractéristiques de la population d’étude 8
1. Les facteurs sociodémographiques 8
2. Données socioculturelles et éducatives 10
3. Mesures d’hygiène 15
4. Connaissances sur la toxoplasmose 16
5. Statuts immunitaires 17
II. Stratégies du corps médical dans la surveillance de la toxoplasmose 22
1. La prise en charge des médecins 22
2. La prise en charge des sages-femmes 26
DISCUSSION 27
I. Discussion des résultats 28
1. La séroprévalence de la toxoplasmose 29
2. Facteurs sociodémographiques 31
3. Les facteurs comportementaux 36
4. Les connaissances sur la maladie 43
5. Le suivi sérologique 43
6. Connaissances des personnels de santé 44
7. Aspects législatifs : 46
II. Rappel sur le parasite 46
1. Historique 47
2. Agent pathogène : Toxoplasma gondii 49
3. Mode de contamination 59
4. Prévalence et répartition géographique de la toxoplasmose 62
III. Aspects cliniques de la toxoplasmose 63
1. La toxoplasmose acquise du sujet immunocompétent 63
2. Toxoplasmose acquise chez l’immunodéprimé 65
3. La toxoplasmose congénitale 70
IV. Diagnostic de la toxoplasmose : 73
1. Diagnostic biologique: 74
2. Cinétique des anticorps antitoxoplasmiques 84
3. Interprétation des résultats 86
4. Diagnostic de la toxoplasmose congénitale 94
IV. Traitement de la toxoplasmose 104
1. Molécules thérapeutiques 105
2. Les schémas thérapeutiques 111
V. Prophylaxie de la toxoplasmose 116
1. Prévention chez la femme enceinte 117
2. Perspectives vaccinales 119
VI. Recommandations proposées 121
CONCLUSION 122
ANNEXES 124
RÉSUMÉS 130
BIBLIOGRAPHIE 134
La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
INTRODUCTION
-1-
La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
C’est un problème de santé mondial répandu tant dans les pays développés que dans les
C’est une parasitose responsable le plus souvent d’une infection inapparente ou bénigne
chez le sujet immunocompétent, mais elle peut être grave chez l’immunodéprimé et pendant la
congénitale. [3]
spontanés, la mort fœtale in utero, et des malformations congénitales chez le nouveau né, dont
les plus fréquentes sont cérébrales (l’hydrocéphalie, microcéphalies, calcifications cérébrales) [4]
choriorétinite uni ou bilatérale évoluant vers une cicatrisation pigmentée et/ou atrophique,
La gravité des signes cliniques de la toxoplasmose congénitale (TC) est liée à la survenue
transmission verticale au fœtus augmente avec l’âge gestationnel. Par conséquent, les taux les
plus élevé de la transmission se produisent dans les derniers mois de grossesse, mais l'infection
est généralement asymptomatique à ce stade là [6]. Le risque de transmission est estimé à (15–
20%) durant le premier trimestre, contre (60–90%) durant le troisième trimestre. [7]
La prévention de la TC est primordiale. Elle repose sur le suivi sérologique chez les
femmes enceintes, afin d’identifier celles qui sont séronégatives à risque d’une infection per
gravidique et qui doivent bénéficier d’une surveillance sérologique mensuelle, associée à des
le plutôt possible une éventuelle séroconversion, et de mettre en place précocement les moyens
-2-
La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
estimée à 190 100, avec une prévalence de 1,5 pour 1000 naissances vivantes. [9]
La séroprévalence varie de façon considérable d’un pays à l’autre : les chiffres les plus
Pour le Maroc, une étude menée par MEKOUAR en 1972 avait trouvé une séroprévalence
de 51% [11]. D’autres études intéressant plusieurs régions du royaume ont estimé une valeur de
50.6% rapportée par El MANSOURI en 2007 [12]. Les travaux récents émanant du laboratoire de
suivants : au niveau des villes de Safi et Essaouira une étude faite en 2014 a montré une
séroprévalence de 42% et 48% [13], AKOURIM en 2016 a trouvé une séroprévalence de 47,33 % à
Notre étude, faisant suite à ces travaux dans le cadre d’un axe de recherche sur la
région de Guelmim, d’évaluer les connaissances et la perception des femmes enceintes vis-à-vis
de cette maladie, et de chercher les facteurs de risques les plus impliqués dans la transmission
-3-
La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
MATÉRIELS
ET MÉTHODES
-4-
La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
réalisée entre des structures hospitalières publiques : le centre hospitalier régional de Guelmim
et l’hôpital de proximité de Bouizakarne, et des cabinets privés de la région de Guelmim, sur une
période de 6 mois.
L’échantillon de ce travail est composé de 300 femmes enceintes qui résident à la ville de
santé de la région.
III. Méthodes
L’étude a été réalisée en exploitant les dossiers médicaux et en interrogeant des femmes
de proximité de Bouizakarne, et des cabinets privés qui ont été choisis aléatoirement.
1. Critères d’inclusion :
Les femmes incluses dans cette étude ont été celles qui étaient enceintes quel que soit l’âge
gestationnel, résidantes dans la région de Guelmim, informées sur l’intérêt de cette enquête et qui ont
arbitrairement un niveau bas pour un revenu moins de 3000 DHs/mois, entre 3000 et 12000 DHs pour
-5-
La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
2. Critères d’exclusion
Les patientes dont les dossiers étaient indisponibles, qui n’habitaient pas au niveau de la
région, ainsi que celles qui n’ont pas exprimé leur consentement favorable sont exclues de cette
étude.
Un questionnaire est réalisé à cet effet en incluant les paramètres nécessaires pour notre
4. Outils statistiques :
Les analyses statistiques ont été saisies sur Microsoft Office Excel 2007 et exploitées en
-6-
La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
RÉSULTATS
-7-
La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
Durant la période de notre étude de 06 mois, nous avons interrogé 300 femmes
Il ressort de notre étude que la moitié des gestantes étaient entre 19 et 30 ans.
19 - 30 ans
48% 52%
(130) (156) 31 - 40 ans
> 40 ans
La répartition des femmes selon leurs milieux de résidence montre que la majorité des
-8-
La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
28%
(84)
Milieu rural
72%
(216) Milieu urbain
Dans notre série, environ un tiers des femmes étaient des primipares, et les deux tiers
La parité
31,00%
(93)
MULTIPARE
69,00% PRIMIPARE
(207)
-9-
La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
Selon leurs âges gestationnels, le nombre des parturientes était divisé sensiblement par 3
Age gestationnel
27,33%
38,00% (82)
(114) 1er trimestre
34,67% 2ème trimestre
(104) 3ème trimestre
Parmi les femmes enceintes interrogées dans notre étude, on note que 63 femmes
étaient des analphabètes, 78 savaient un peu lire et écrire, 126 avec un niveau scolaire
secondaire (collège et lycée) et seulement 33 des gestantes avaient un niveau d’étude supérieur.
Niveau d'étude
11,00% ANALPHABETE
21,00%
COLLEGE
26,00%
LYCEE
23,00% PRIMAIRE
19,00% UNIVERSITE
- 10 -
La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
Dans notre série, presque la moitié des femmes était de bas niveau socio-économique,
et l’autre moitié de niveau moyen. Alors que seulement 3 femmes étaient de haut niveau
socioéconomique.
Niveau socio-économique
BAS
48,33% 50,67%
(145) (152) HAUT
MOYEN
1,00%
(3)
Figure 6 : Répartition des femmes enceintes selon leur niveau socioéconomique.
Nous observons qu’un tiers des femmes consommait des légumes peu cuits.
24,00%
(71)
NON
76,00% OUI
(229)
Figure 7 : Répartition des femmes selon leur consommation de légumes peu cuits ou non
- 11 -
La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
Parmi 300 femmes, environ 20% avaient l’habitude de consommer la viande peu cuite.
18,00%
(54)
NON
82,00% OUI
(246)
Figure 8 : Répartition des femmes selon leur consommation de la viande peu cuite ou non.
Nous constatons que les deux tiers des femmes consommaient du fromage ou lait cru.
34,67%
(104) NON
65,33% OUI
(196)
- 12 -
La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
La quasi-totalité des femmes ne consommaient pas de l’eau non traitée soit 204 cas.
32,00%
(96)
NON
68,00% OUI
(204)
Figure 10 : Répartition des femmes selon leur consommation de l’eau non traitée ou non.
e. Repas à domicile :
Rrepas à domicile
27,33%
(82)
NON
72,67% OUI
(218)
- 13 -
La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
Nous remarquons que 16% des femmes avaient confirmé la présence de chat dans leurs
entourages.
16,00%
(48)
NON
84,00% OUI
(252)
Figure 12 : Répartition des femmes selon le contact ou non avec les chats
Parmi les 300 gestantes recrutées dans ce travail, la notion du contact avec la terre et le
40,00%
(120) NON
60,00%
(180) OUI
- 14 -
La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
3. Mesures d’hygiène :
Nous remarquons que seulement le tiers des femmes utilisait de l’eau de javel ou du
30,00%
(90)
NON
70,00% OUI
(210)
Nous constatons que 45% des femmes vérifiaient la température de leurs réfrigérateurs.
45,00% NON
55,00%
(135)
(165) OUI
- 15 -
La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
4.1. Proportion des femmes enceintes ayant des connaissances sur la toxoplasmose :
Les deux tiers des femmes recrutées n’ont jamais eu d’explication sur la toxoplasmose,
alors que seulement le tiers répondait avoir des connaissances sur la maladie.
31,33%
(94) NON
68,67%
OUI
(206)
Sur les 94 cas renseignés, 44 femmes disaient avoir eu l’information par le médecin, 23
Source d'infomation
1,06% ETUDES
12,77% INTERNET
46,81%
MEDECIN
SF
- 16 -
La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
Plus de la moitié des femmes (soit 66 femmes) avait des informations sur les mesures de
informées sur les complications fœtales, alors que seulement 2 parturientes connaissaient le
OUI NON
97,87%
70,21% 70,21%
52,13%
47,87%
29,79% 29,79%
2,13%
5. Statuts immunitaires :
Toutes les femmes interrogées dans notre étude n’ont pas fait une sérologie avant la
grossesse, 46 femmes ont bénéficié d’une sérologie toxoplasmique durant les grossesses
antérieures, et 151 femmes ont réalisé une surveillance sérologique durant la grossesse actuelle.
OUI NON
100%
77,78%
50,33% 49,67%
22,22%
0%
Sérologie faite durant Sérologie faite juste avant la Sérologie faite durant la
grossesses antérieures grossesse dérniére grossesse
- 17 -
La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
Parmi les 151 femmes enceintes qui ont réalisé une sérologie de la toxoplasmose, 66
gestantes ont été séropositives tandis que 85 femmes ont été séronégatives.
La séroprévalence
43,71%
(66) 56,29% NEGATIVE
(85)
POSITIVE
5.3. Nombre total des sérologies réalisées chez les femmes séronégatives :
Nous remarquons que parmi 85 femmes séronégatives, 61 n’avait bénéficié que d’une
seule sérologie, 2 sérologies étaient réalisées chez 14 femmes, alors que seulement 10
11,76%
16,47% 1 sérologie
2 sérologies
71,76% 3 sérologies
- 18 -
La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
Il est à noter que presque 40% des parturientes n’ont bénéficié de la première sérologie
Figure 22 : Répartition des femmes ayant réalisé la sérologie selon âge gestationnel
Pour les gestantes qui ont eu un bilan toxoplasmique, les isotypes IgG seuls ont été
dosés chez 140 femmes, tandis que 11 femmes ont réalisé des IgG +IgM.
92,72%
7,28%
0%
- 19 -
La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
5.6. Répartition des taux des IgG chez les femmes séropositives :
L’analyse des taux des IgG chez les femmes séropositives montre que la moitié avait un
54,54%
24,24%
21,21%
0%
Figure 24 : Répartition des femmes ayant une sérologie positive selon les taux des IgG.
- 20 -
La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
Tableau I : Corrélation des résultats sérologiques avec les facteurs de risques étudiés.
Séropositive Séronégative
Nombre P
(IgG) (IgG)
19-30 ans 82 28 (34,1%) 54 (65,9%)
Age des parturientes 0,010
31-45 ans 69 38 (55,1%) 31 (44,9%)
Urbain 116 48 (41,4%) 68 (58,6%)
Origine géographique 0,293
Rural 35 18 (51,4%) 17 (48,6%)
Primipare 55 25 (45,5%) 30 (54,5%)
Nombre de grossesses 0,743
Multipare 96 41 (42,7%) 55 (57,3%)
Bas 44 22 (50%) 22 (50%)
Niveau socio-économique Moyen 104 42 (40,4%) 62 (59,6%) 0,403
haut 3 2 (66,7%) 1 (33,3%)
Analphabète 16 7 (43,8%) 9 (56,3%)
Primaire 31 14 (45,2%) 17 (54,8%)
Niveau d’étude Collège 40 17 (42,5%) 23 (57,5%) 1
Lycée 39 17 (43,6%) 22 (56,4%)
Université 25 11 (44%) 14 (56%)
Consommation de Oui 41 27 (65,9%) 14 (34,1%)
0,001
légumes mal cuites Non 110 39 (35,5%) 71 (64,5%)
Consommation de viande Oui 26 18 (69,2%) 8 (30,8%)
0,004
peu cuite Non 125 48 (38,4%) 77 (61,6%)
Consommation de Oui 99 44 (44,4%) 55 (55,6%)
0,801
fromage ou lait cru Non 52 22 (42,3%) 30 (57,7%)
Consommation d’eau mal Oui 42 14 (33,3%) 28 (66,7%)
0,111
traitée Non 109 52 (47,7%) 57 (52,3%)
Oui 103 46 (44,7%) 57 (55,3%)
Repas à domicile 0,730
Non 48 20 (41,7%) 28 (58,3%)
Oui 29 17 (58,6%) 12 (41,4%)
Contact avec les chats 0,072
Non 122 49 (40,2%) 73 (59,8%)
Oui 56 34 (60,7%) 22 (39,3%)
Contact avec la terre 0,001
non 95 32 (33,7%) 63 (66,3%)
Vérification de la T° du Oui 74 35 (47,3%) 39 (52,7%)
0,383
réfrigérateur Non 77 31 (40,3%) 46 (59,7%)
Lavage de légumes et Oui 58 26 (44,8%) 32 (55,2%)
0,827
fruits à l’eau de javel… Non 93 40 (43%) 53 (57%)
Connaissances sur la Oui 68 20 (29,4%) 48 (70,6%)
0,001
toxoplasmose Non 83 46 (55,4%) 37 (44,6%)
*p (probability value) ≤ 0.05 est considéré comme significatif sur le plan statistique
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
note que juste deux médecins qui demandent une sérologie toxoplasmique avant la grossesse.
10,00%
non
90,00% oui
Au cours de la grossesse plus que la moitié des médecins demande une sérologie chaque
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
55,00%
25,00%
20,00%
10,00%
non
oui
90,00%
- 23 -
La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
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Pour les mesures préventives, tous les médecins ont insisté sur l’éducation de la femme
enceinte.
a. Le traitement administré :
séroconversion.
Le traitement adminestré
100%
0%
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
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La majorité des médecins, soit 14 praticiens, réalise une surveillance chaque mois par
30,00%
chaque mois
70,00% chaque trimestre
placenta et les sérologies sur sang du cordon ainsi que les sérologies du sang périphérique.
OUI NON
85,00%
60,00%
55,00%
45,00%
40,00%
15,00%
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
Sur 21 sages-femmes interrogées, la moitié demande une seule sérologie durant toute la
52,38%
28,57%
19,05%
Concernant les mesures préventives, toutes les sages-femmes disaient qu’elles insistent
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
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DISCUSSION
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
mondiale. Selon les données de la littérature, on décrit une hétérogénéité des résultats des
études épidémiologiques chez l’Homme qui varient d’une étude à l’autre, d’une région
géographique à l’autre mais aussi au sein d’une même population. En effet, cette divergence
peut s’expliquer par multiples facteurs : le climat, l'hygiène de vie, le régime alimentaire, l'âge de
la population. Rappelons également que les méthodes d'échantillonnage utilisées, les techniques
de diagnostic et leurs seuils de spécificité proposés sont d'une grande variabilité. Ainsi, le
caractère hétérogène des protocoles utilisés et des populations enquêtées suggère une certaine
prudence dans l'interprétation et la comparaison des résultats des sérologies entre les études.
Dans notre pays, peu d’études ont été publiées concernant ce sujet. La présente étude
fait suite à d’autres travaux, s’inscrivant dans un axe de recherche sur la toxoplasmose, émanant
principal but de ce travail a été d’évaluer la séroprévalence toxoplasmique chez les femmes
enceintes au niveau de la région de Guelmim et essayer d’établir un lien de causalité entre cette
- 28 -
La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
1. La séroprévalence de la toxoplasmose :
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
variations selon les zones géographiques. Ces variations peuvent avoir plusieurs explications
dont notamment les conditions climatiques, les habitudes alimentaires et le niveau d’hygiène.
valeur avoisine celle trouvée par Iharti dans la région de Marrakech (42,22%) [15] et reste
L’étude d’El Moussaoui effectuée dans la ville côtière de Tétouan a montré l’influence du
observation a été faite au paravent par Nejmi et Alami suite à la comparaison des prévalences de
la toxoplasmose dans les villes côtières et les villes situées loin de la mer [39].
D’autres études menées à Casablanca, Nador, Tétouan et Kenitra ont trouvé des
séroprévalences qui étaient respectivement 52 %, 43,3 % ,42.6 % et 36,7 % [12]. Dans la région
d’Agadir et d’Inzegane, la séroprévalence était de 47,33 % [14], un résultat qui est proche de
celui trouvé par El Mansouri [12] au niveau de la ville de Rabat : 50.6%, ainsi que celui trouvé au
niveau de la ville d’Essaouira qui est de 48% [13]. Ces séroprévalences restent comparable
également à celles rapportées par Mekouar en 1972 dans son étude sur la prévalence de la
Ces villes se caractérisent par un climat côtier tempéré, qui permet le bon déroulement
clémente et l’humidité favorisent la conservation des oocystes dans le sol et participent ainsi au
maintien d’une prévalence élevée, contrairement à notre étude qui est menée dans la région de
Guelmim, ainsi que celle de la ville de Marrakech, qui sont des régions de l'intérieur loin de la
moyenne rapportée dans la région de Guelmim reste proche des résultats trouvés en Tunisie sur
une étude faite entre 2007 et 2010 qui objective une séroprévalence de 45.60% [37], et celle
trouvée en Lybie qui était de 47.4% [38], ainsi qu’en Algérie qu’était de 47.8% [36].
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
Bénin, elle est de 36,1% [29], 31% au Burkina Faso [30], 34.5% au Sénégal [31], 54.5% au
[16], 28,3% en Italie [17], 25.7% est trouvée en Suède [18], 29.5% en Grèce [19], 21.9% en
9,1% [16], une valeur qui est très basse par rapport à celles trouvées au Brésil (68.4%) [22] et au
toxoplasmose, on remarque une différence entre les différentes villes appartenant à la même
2. Facteurs sociodémographiques :
2.1. L’âge :
D’après notre étude, nous avons retrouvé une corrélation positive, statistiquement
significative entre l’âge et la séroprévalence. En effet, les pourcentages sont entre 34,1% et
55,1% respectivement dans la tranche d’âge 19-30 ans et 31-45 ans avec un p=0,010.
Maroc, l’étude faite par Iharti dans la ville de Marrakech a trouvé une relation entre l’âge et la
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
séroprévalence de la toxoplasmose, avec 32,73% pour l’âge entre 18-30 ans et 57,14% pour
l’âge entre 31-45 ans [15]. Akourim aussi a montré cette corrélation avec des valeurs de 43% et
63% pour les tranches d’âge de 17-30 ans et 31-50 ans [14], El Mansouri a rapporté également
toxoplasmose chez les femmes enceintes de nationalité française avec l’âge [41]. Une étude
brésilienne faite en 2017 a montré aussi que la séroprévalence augmente linéairement avec l’âge
[42]. De même, une étude indienne publiée par Singh a rapporté qu’il y’a une augmentation de la
séroprévalence avec l’âge [43]. Des études faites en Turquie [44], en Arabie saoudite [45] et en
l’occurrence avec l’âge, ce qui met en relief l’importance de l’éducation des jeunes femmes en
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
Après l’analyse des données de notre étude, nous avons trouvé que le lieu de résidence
(rural ou urbain) n’a aucune influence statistiquement significative sur le statut sérologique des
femmes recrutées. Nos résultats ont montré que 51,4% des femmes issues du milieu rural
étaient immunisées contre 41,4% issues du milieu urbain (p=0.293). Contrairement aux autres
études qui ont été faites à Marrakech, Agadir et Safi-Essaouira qui ont montré une corrélation
Ceci s’oppose aussi aux études menées en Chine [46], en Colombie [47], en Arabie
Saoudite [45], en Egypte [48] et en Iran [49] où elles ont trouvé une différence significative de la
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
2.3. La parité :
De même, dans notre étude, la parité n’a pas été identifiée comme facteur prédictif
d’immunisation toxoplasmique (p=0,743). Ceci rejoint l’étude faite dans la région de Marrakech
Une étude faite par Nissapatorn à Malyzia [51] et une autre en Ethiopie [52] ont alors
trouvé une liaison significative entre les taux élevés de séroprévalence et la parité.
D’après notre série de cas, nous constatons qu’il n’ya pas de corrélation positive entre la
séroprévalence toxoplasmique et le niveau socio-économique. Nous avons trouvé que 50% des
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
femmes de bas niveau économique sont séropositives, 40.4% des femmes de niveau moyen et
66.7% de haut niveau (p=0,403). En effet, ces résultats pouvant être expliqués par la nature de la
population qui habite la région de Guelmim, une population qui reste ancrée dans les traditions
Ceci s’oppose aux études faites par Iharti et Akourim qui ont montré que le niveau socio-
que 56.96% des femmes séropositives sont de bas niveau économique alors que le moyen et le
haut niveau représentent respectivement 40.8% et 4.2% [48]. Des résultats semblables sont
rapportés par une étude réalisée en Inde, qui a montré que la séroprévalence est élevée chez un
groupe de femmes de faible niveau socio-économique (33%) par rapport au groupe de haut
niveau (22%) [53]. Une autre étude faite en Colombie a révélé l’influence du statut
Dans la présente étude, nous avons remarqué que la différence des séroprévalences
n’était pas significative (P=1), elle est de 43,8% pour les femmes analphabètes et de 44% pour
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
celles ayant un niveau universitaire. Le niveau d’étude n’as pas donc d’effet sur le statut
immunitaire des femmes enceintes, contrairement aux constations des autres études : étude de
Iharti dans la région de Marrakech [15], étude d’Akourim au niveau de la région d’Agadir-
Inzegane [14], celle de Safi- Essaouira [13] et Rabat [12]. Aussi à Dahrahan, en Arabie saoudite
[54] et au Brésil, il a été conclu qu’un niveau plus élevé de l’éducation est un facteur de
La présence de chat dans le foyer n’apparait pas dans notre étude comme un risque
potentiel d’acquisition des anticorps anti-toxoplasmiques (p=0.072). Au fait, 58.6% des femmes
séropositives ont été en contact avec le chat contre 40,2% qui ne l’ont pas été.
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
Même résultat est constaté par El Mansouri [12] dans la ville de Rabat, ainsi par l’étude de
Maria Virginia [42] et celle d’Elvis Chongsi [32] qui ont trouvé que le contact avec les chats n’est
D’autres études épidémiologiques ont retenu la possession d’un chat comme facteur de
risque significatif, c’est le cas des études faites à Marrakech [15], au niveau de la région
d’Agadir-Inzegane [14], et celle de Safi- Essaouira [13], ainsi des études au niveau de la Chine
[28], l’Ethiopie [52] et en Algérie [36]. D’ailleurs une étude norvégienne prospective de cas
témoins a trouvé que le nettoyage de la litière des chats est associé à un risque élevé d’infection
toxoplasmique [55].
L’association entre le chat et la maladie reste difficile à évaluer, car c’est le sol qui est
sur le pelage des chats [56], mais ils sont enfouis dans le sol avec leurs fèces.
Le contact direct avec le sol (jardinage, activités agricoles) est démontré dans notre étude
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
(p=0,001). En effet 60,7% des candidates qui sont en contact avec la terre ont été immunes vis-
Des résultats identiques étaient rapportés par El Mansouri [12] dans la ville de Rabat, par
Errifaiy dans la région de Safi-Essaouira [13] et par Akourim dans la région d’Agadir [14]. Même
résultat a été retenu par l’étude multicentrique de Cook [55] et également par d’autres études
qui révèlent le lien de causalité entre le contact avec le sol et l’infection toxoplasmique (Iran [49]
et Egypte [48]).
Au contraire, dans l’étude faite dans la région de Marrakech [15] et une autre au Brésil
[13], dans Wilaya d’Annaba [36], en Egypte [48] et en Chine [28], qui trouvent une corrélation
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
Kapperud aussi a trouvé que la consommation de viande non ou peu cuite était associée
à un risque élevé d’infection [58]. Buffolano a noté également que la consommation de viande
porcine fumée ou de viande crue, au moins une fois par mois, multipliait par 3 le risque
d’infection toxoplasmique [57]. Cook a trouvé que la viande peu cuite contribue de 30 à 63% des
infections [58].
A contrario, l’étude d’Iharti dans la ville de Marrakech [15] et autres études (Rabat [12],
Ethiopie [33] et Brésil [42], n’ont pas trouvé la viande peu cuite comme un risque potentiel
D’après notre étude, la consommation de légumes peu cuits est un facteur associé à la
Ce même résultat est trouvé dans la région de Safi-Essaouira par Errifaiy [13]. Par contre
les études menées par Iharti [15], Akourim [14], et également d’autres faites en Chine [28] et en
Ethiopie [33] ont montré qu’il n’y a pas de corrélation entre la consommation de légumes peu
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
séroprévalence, nous avons constaté une légère augmentation de séroprévalence chez les
femmes qui mangent du fromage ou lait cru (44,4%) par rapport à celles qui ne le font pas
(42,3%), pourtant, cette différence n’est pas statistiquement significative (p=0,801) sur la
séroprévalence toxoplasmique.
Ceci rejoint les résultats trouvés par Iharti dans la région de Marrakech [15] et par Elvis
Eriffaiy dans la région de Safi-Essaouira [13] ont trouvé un lien de causalité entre ce facteur et
l’immunisation toxoplasmique.
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
Selon les résultats de notre étude, la consommation de l’eau non traitée n’est pas un
(p=0,111). Nous pouvons justifier ces résultats par le fait que seulement un tiers de notre
population d’étude est d’origine rural, et que ces zones rurales bénéficient aussi de l’eau potable
du réseau de distribution, et l’utilisation de l’eau non traitée est restreinte à celle des puits, qui
Ceci est trouvé également par l’étude d’Iharti [15] et celle d’Akourim [14], ainsi par une
retrouvée comme facteur de risque d'infection important chez les femmes enceintes en Armenia,
Colombie [59]. Il a également été rapporté chez les femmes enceintes de la province d'Aydin en
autre que l'eau en bouteille [44]. Au Brésil la consommation d’eau non filtrée est un facteur de
risque de toxoplasmose. [60]. Aussi dans la région de Safi-Essaouira [13] et en Yémen [25], ce
facteur est retenu comme facteur de risque d'infection chez les femmes enceintes.
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
Pour la notion du lavage des légumes et fruits à l’eau de Javel, du vinaigre ou autres,
notre étude n’a pas révélé un lien de causalité entre cette dernière et les statuts immunitaires
des femmes enceintes, avec une valeur P=0,827. Contrairement à ce qui était trouvé dans la
Tableau XVI : la relation entre le lavage des légumes et fruits à l’eau de Javel
avec la séroprévalence de la toxoplasmose.
Lavage des légumes et
Auteur Année fruits à l’eau de Javel P
Oui Non
Cameroun Elvis Chongsi 2016 65,7% 34,3% 0,01
Safi-Essaouira Errifaiy 2014 33% 67% _
Agadir-Inzegane Akourim 2016 35,48% 50,42% 0,013
Marrakech Iharti 2019 23,68% 47,18% 0,009
Guelmim Notre étude 2019 44,8% 43% 0,827
trouvé que ce n’est pas un facteur prédictif d’immunisation toxoplasmique (P= 0,383)
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
L’analyse bi-variée de nos résultats a conclu que le niveau de connaissance des femmes
quant à la toxoplasmose semble avoir une influence importante sur la séroprévalence de la maladie.
En effet, dans ce travail, seul le tiers des femmes ont des connaissances sur la toxoplasmose.
Dans notre série 55,4% des femmes qui n’ont jamais entendu parler de la toxoplasmose
sont séropositives, alors que 29,4% des femmes ayant quelques notions sur la maladie sont
Ceci rejoint les résultats trouvés par Akourim [14] et Iharti [15].
5. Le suivi sérologique :
Selon les résultats de notre étude, nous avons noté qu’aucune femme n’a effectué une
sérologie pré-conceptionnelle, alors que 71,76% des femmes ont réalisé une seule sérologie
durant toute la grossesse, 16,47% ont réalisé 2 sérologies et seulement 11,76% ont bénéficé de 3
sérologies. Ce même constat est fait au niveau de la région Safi-Essaouira [13], la région
d’Agadir-Inzegane [14], la région de Marrakech [15], ainsi qu’à l’Hôpital Militaire d’Instruction
Ceci montre l’insuffisance du suivi des sérologies toxoplasmiques chez les femmes
enceintes séronégatives, à cause entre autre du vide juridique qui existe à ce niveau.
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
La présente étude a pu alors maitre l’accent sur une constatation très importante et qui
mérite une très grande attention, c’est la défaillance en matière de suivi et de surveillance des
Nous avons remarqué en analysant les bilans sérologiques que les isotypes IgG seuls ont
été demandés chez la quasi-totalité des femmes et seules 7,28% ont fait le dosage des IgM.
Nous avons noté aussi que les taux des IgG étaient <300 UI/ml avec plus de la moitié
(54,54%) qui était entre 20 et 100 UI/ml, d’où l’intérêt de la réalisation d’un second bilan
IgG et IgM, afin de trancher entre une toxoplasmose ancienne et une infection récente active.
Notre enquête avec les personnels de santé a révélé que la moitié des médecins (55%)
demande une surveillance sérologique mensuelle chez la femme séronégative, tandis que 25%
demandent une sérologie chaque trimestre, et 20% ne demandent qu’une seule sérologie durant
toute la grossesse.
Ceci peut être expliqué par l’économie de santé prise en considération par les médecins,
Seulement une infirmière sur cinq (19,05%) demande une surveillance mensuelle, une sur
trois (28,57%) exige une surveillance trimestrielle, alors que la moitié (52,38%) demande une
seule sérologie.
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
Ces résultats sont comparables à ceux trouvés par Iharti dans la région de Marrakech
[15]. D’autre part, une étude réalisée au Brésil intéressant des médecins et des infirmières du
système de santé publique de Niterói-Brésil a objectivé que 80% exigent une surveillance
Les médecins et les infirmières interrogés dans notre travail affirment qu’ils conseillent
correctement toutes les femmes enceintes et les sensibilisent aux mesures préventives. Ces
résultats diffèrent de ceux trouvés dans la région de Marrakech [15], au Brésil [61] et aux états
unis [62].
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
7. Aspects législatifs :
décembre 1981) ont prévu la mise en place d'un dépistage sérologique systématique des
prescription de règles hygiéno-diététiques chez les femmes non immunisées. Depuis 1992, suite
des femmes enceintes séronégatives sont devenus obligatoires avant la fin du premier trimestre
et jusqu’à la fin de la grossesse. Plus récemment en 2007, le bilan prénuptial a été supprimé
2005) fixe les conditions et les épisodes du suivi médical de la grossesse, de l’accouchement et
de ses suites. En effet, l’article 4 de cet arrêté fixe les examens complémentaires qui doivent être
prescrits lors de la consultation, entre autres la sérologie de la toxoplasmose, mais il ne fixe pas
les modalités du suivi. Par ailleurs, aucun texte n’oblige à un dépistage systématique de la
toxoplasmose avant le mariage, c’est un vide qu’il faut combler par des textes de loi stricts [64].
Toxoplasma gondii. L’Homme et un large panel d’espèces animales incluant le bétail, jouent le
rôle d’hôtes intermédiaires en devenant des porteurs chroniques de kystes tissulaires, l'hôte
définitif de ce parasite est un félidé (en général le chat). T.gondii se propage par l’ingestion
d’aliments ou d’eau contaminés par des oocystes sporulés, par l’ingestion de kystes tissulaires
présents dans la viande peu cuite ou crue, et verticalement par voie transplacentaire.
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
1. Historique :
Toxoplasma gondii a été isolé pour la première fois en 1908, par les deux médecins
français Nicolle (figure 32) et Manceaux, à l’institut Pasteur de Tunis, chez un rongeur
nord africain, le gondii «Ctenodactylus gondii » [65] (figure 33), puis chez un lapin par
Figure 32 : Charles Jules Henri Nicolle : prix Nobel de physiologie ou médecine de 1928.
arc et « plasma » qui signifie forme, et du rongeur chez lequel il a été découvert. [67]
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
un cas d'encéphalite chez un enfant. [69]En 1940, Pinkerton et Weinman ont déclaré
avoir trouvé le Toxoplasme dans les coupes de tissus d'un homme de 22 ans du Pérou
Siim en 1952 a définit les formes aigues bénignes avec poly adénopathies.
En 1954, Weinman et Chandler ont suggéré que la transmission pourrait se produire par
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
En 1972, Miller confirme définitivement le chat comme hôte définitif, et les travaux
En 1988 : Burg et al, clonaient et séquençaient le gène codant pour la protéine majeur
de surface, la P30.
Reaction (PCR) pour la détection du toxoplasme, en prenant comme matrice le gène B1,
2.1. Taxonomie :
Toxoplasma gondii est un protozoaire des animaux à sang chaud. Il est à l’origine de la
Espèce : gondii
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
2.2. Morphologie :
a. Le tachyzoite :
du mot grec « tracus » qui indique la rapidité de division cellulaire dans une cellule de l’hôte
intermédiaire. [76]
Il s’agit de la forme asexuée à multiplication rapide, et c’est la seule forme qui peut
de 3 à 4 microns de large. Son extrémité postérieure, près de laquelle se trouve le noyau, est
arrondie, alors que l’extrémité antérieure où est situé le complexe apical (appareil de
différent de la phagocytose. Ils se multiplient dans le sang, les liquides biologiques et les tissus,
ils sont fragiles et détruites par l’acidité gastrique, donc non infectante par voie orale, mais ils le
sont par voie sanguine pour le fœtus dans la toxoplasmose congénitale. Ils survivent à 4°C au
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
b. Le bradyzoïte :
multiplications asexuées. Le terme bradyzoite vient du mot grec « bradus » qui évoque la lenteur
de leur division à l’intérieur des kystes dans la cellule hôte. Morphologiquement, ils ont une
structure très proche de celle des tachyzoïtes mais avec des différences antigéniques et
- 51 -
La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
Les kystes ont une forme sphérique ou ovoïde, mesurant de 50 à 200 μm, regroupent des
milliers de bradyzoites [81] (Figure 37). Ils constituent une forme de résistance et de latence du
parasite et se localisent surtout dans les neurones, les astrocytes, les cellules musculaires, et les
cellules rétiniennes. Ces kystes peuvent survivre plusieurs jours à température ambiante et
plusieurs mois à 4°C. Ils sont détruits par la chaleur (un quart d’heure à 56°C) ou la congélation
(24 heures à -20°C). C’est l’un des modes de contamination de l’Homme par voie orale par
Figure 37 : Rupture de la paroi d’un kyste et libération de centaines de bradyzoïtes sous l’action
des sucs digestifs [102]
- 52 -
La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
c. Le sporozoïte :
Les oocystes sont des structures ovoïdes de 9 à 11 μm de long sur 11 à 14 μm de large, qui
résultent d’une reproduction sexuée, se déroulant dans les cellules intestinales de l’hôte définitif : le
chat. [85] Ils regroupent 2 sporocystes contenant 4 sporozoïtes chacun (un sporozoïte ressemble à
Les oocytes peuvent survivre plus d’un an dans un sol humide [56] et ils représentent la
Les tachyzoïtes sont des formes de multiplication du parasite, fragiles, à durée de vie courte
et présentent pendant la phase aiguë de l’infection seulement. Leur ingestion est rarement
contaminants car ceux-ci sont sensibles aux sucs gastriques [87]. Ils peuvent par contre survivre à
4°C dans du lait pendant au moins une semaine et être parfois une source d’infection [88].
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
Les kystes constituent une forme de résistance du parasite dans l’organisme hôte, leur
durée de vie est longue et on les observe lors de la phase chronique de l’infection. Ils assurent la
dissémination du parasite, car leur ingestion permet l’infection de nouveaux hôtes. Ils sont
le milieu extérieur dans lequel ils peuvent rester infectieux pendant 18 mois à l’abri du soleil et
pour des températures moyennes d’environ 20°C [56]. La résistance à la température a été testée
pour différentes matrices, en conditions naturelles ou expérimentales : fèces, sol, baies, eau
(potable ou non), eau de mer. Dans l’eau, l’inféctiosité est maintenue pendant 54 mois à 4°C [56]
ou 548 jours à 20- 22°C [88]. Ils sont rapidement inactives à partir de 55°C, et au contraire, une
exposition constante à -21°C pendant 28 jours n’empêche pas l’infection. [76] La résistance
dans les matrices solides (sol et aliments) est moins importante : les oocystes restent tout de
même infectant pendant 30 à 410 jours selon la température et les conditions d’exposition des
suspensions. Ils sont sensibles à la putréfaction et aux conditions anaérobies, de ce fait, les
fermentation. [75]
Les trois formes parasitaires sont sensibles à la chaleur, et donc à la cuisson. Cette
information est primordiale dans les mesures de prévention à appliquer contre l’infection
toxoplasmique. Parmi les autres conditions pouvant être utilisées dans le traitement des
aliments, seule l’ionisation à une dose minimale de 0,5 kGy a été recommandée. Les autres
modes de traitement (micro-onde, salaison, fumaison) n’ont pas une efficacité certaine. [84]
- 54 -
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Il existe deux cycles : un cycle sexué qui s’effectue uniquement chez les félidés, et un
cycle asexué faisant intervenir des hôtes intermédiaires : homme ou animaux herbivores comme
Le cycle est dixène dans le cas où l’hôte définitif et les hôtes intermédiaires
interviennent.
contenus dans l’eau ou aliments souillés par les déjections du chat ; soit par ingestion de
viandes mal cuites contenant des kystes (viande de mouton, de bœuf, de porc, de cheval voire
deux phases :
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Dans le tube digestif de l’Homme et sous l’action des sucs digestifs, l’oocyste ou le
pseudo kyste vont libérer respectivement des sporozoïtes ou des bradyzoïtes qui vont diffuser
derniers vont envahir les cellules du système réticulo-endothélial et vont s’y multiplier
entraînant leur lyse provoquant ainsi des lésions de nécrose dans les tissus parasités. Cet
épisode est dangereux chez la femme enceinte car il expose le fœtus au passage
Lors de cette phase, les macrophages sont remplis de tachyzoïtes qui se sont multipliés
par bipartition dans les vacuoles parasitophores constituant des pseudos kystes appelées ainsi
car la cellule hôte va encore éclater et libérer des tachyzoïtes qui vont envahir d’autres cellules.
Après installation d’une immunité efficace, les parasites une fois dans la cellule vont
parasitée s’enkyste, donnant cette fois ci un vrai kyste avec dégénérescence du noyau de la
cellule hôte. Ce phénomène se voit essentiellement dans les organes pauvres en anticorps
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
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Figure 40 : Schémas des différents types de multiplication asexuée : endodyogenie (A, B et C),
endopolygenie (D, E et F), merogonie (G, H et I) ; corps résiduels (R), schizozoïtes (M), noyaux
(N), rhoptries (Rh) et tachyzoïtes (T) ² [198]
L’hôte définitif est représenté par les félidés domestiques (chat), et sauvages (léopard,
tigre, lynx…)
L’hôte définitif héberge le cycle complet c'est-à-dire un cycle asexué et un cycle sexué. Il
se contamine en ingérant des kystes contenus dans ses proies ou même des oocystes contenus
dans l’eau ou les aliments. Les formes végétatives libérées dans l’intestin grêle du chat vont
multiplication asexuée est appelée phase schizogonique qui dure environ 48h et va se répéter
plusieurs fois. Après quelques schizogonies, le schizozoite pénètre dans l’entérocyte et au lieu
formation soit de micro gamétocyte mâle, soit de macro gamétocyte femelle. Cette phase est
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
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mobiles qui vont être libérés dans la lumière intestinale alors que le macrogamétocyte femelle va
cellules sexuées donne la formation d’un oocyste non sporulé qui sera éliminé avec les selles
L’oocyste sporulé contient 2 sporocystes contenant chacun 4 sporozoïtes. Cette phase est
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
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voie orale : consommation de végétaux ou fruits souillés par la terre contenant des oocystes
sporulés, une eau de boisson souillée, une hygiène des mains insuffisante après un contact avec
Ils ne sont pas détruits par l’acidité gastrique et sont résistants dans le milieu extérieur à
température ambiante. Les acides, alcalins et détergents communs ne les détruisent pas et ils
sont résistants à la congélation. Ils sont peu résistants à la chaleur et sont détruits en une
minute à 60°C [84], néanmoins les oocystes sporulés peuvent survivre plusieurs jours à 35°C. A
plus de 4°C, les oocystes restent viables pendant au moins 54 mois et restent infectieux pendant
18 mois. [93]
Les oocyste sont essentiellement excrétés par les chatons. On estime qu’environ 1 % des
Les niveaux de séroprévalence de la toxoplasmose chez les chats sont très variables, en
relation avec leur mode de vie et d’alimentation : (les chats d’appartement qui ne chassent pas et
qui sont nourris par des conserves ou des croquettes indemnes de parasite ne sont pas
exposés). [96]
En 2002, une étude polonaise a montré que les chats de compagnie nourris de viande
crue avaient une séroprévalence plus élevée que ceux recevant des aliments industriels (69%
contre 19%). [84] Mais cette observation ne fut pas confirmée l’étude faite en 1995 en Argentine
où les valeurs étaient respectivement de 19.3% et 20%. [84] Un recensement de 1990 à 2000
concernant la séroprévalence de l’infection à T. gondii chez les chats dans le monde a été réalisé
et a montré que la prévalence observée est très variable selon les pays. [95]
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
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C’est l’un des modes de contamination le plus courant de l’homme, par ingestion de
viande parasitée contenant des kystes viscéraux. Ce sont des formes de résistance qui ne sont
pas affectées par des températures inférieures à 45 ºC, ni par l’acidité gastrique. Ils peuvent
survivre plus de 2 mois à 4°C mais sont détruits par une congélation de plusieurs jours à - 20°C,
par la cuisson à 70°C, par la chaleur 30 minutes à 55°C et par la salaison dans des conditions
maternelle (tachyzoïtes) liée presque exclusivement à une infection de la mère survenue en cours
de grossesse. [96]
semaines. [97]
antérieures à la grossesse ont été décrits. Certains sont liés, chez des patientes
mais d’autres ont été rapportés en dehors de toute pathologie associée : il s’agissait d’infections
[99]
considère qu’environ un tiers des mères qui ont fait une séroconversion au cours de la grossesse
- 60 -
La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
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Des toxoplasmes enkystés dans un greffon provenant d’un donneur immun peuvent être
à l’origine d’une primo-infection chez un receveur non immunisé. Le cœur étant un lieu
privilégié de logement des kystes, les transplantés cardiaques sont plus à risque que les
Une cinquantaine de cas d’infection liés à des accidents au laboratoire est recensée, soit
par ingestion d’oocystes, soit par inoculation de tachyzoïtes ou leur transmission à travers la
conjonctive. [101]
Le réservoir parasitaire est à la fois animal (chat et autres félidés en tant qu’hôtes
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
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tiers de la population mondiale et sa prévalence varie entre 10 et 80% d’un pays à l’autre, et
Cette variabilité peut s’expliquer par plusieurs facteurs [104] : les différences climatiques,
le niveau d’hygiène de vie, les habitudes et le régime alimentaires, qualité de l’eau de boisson,
Dans les pays à haut niveau de vie d’Europe et d’Amérique du Nord où la majorité des
contaminations est liée à la consommation de viande infectée, les prévalences sont faibles (<30
%) dans les pays où la viande est consommée bien cuite (Grande-Bretagne, pays scandinaves) et
plus élevée (40 à 60%) dans les pays où la consommation de viande peu cuite est plus fréquente
(Allemagne, France). En Europe du Sud, Italie et Espagne, les prévalences sont intermédiaires (20
généralement faible (De 2 à 10%) alors qu’elle est plus élevée au Moyen Orient, en Inde,
Dans les pays tropicaux où la contamination se fait en majorité par le biais des oocystes
souillant la terre, le pelage des animaux ou les légumes, on observe une différence de
prévalence en fonction du climat plus ou moins favorable à la survie des oocystes dans le sol: les
zones d’Afrique ou d’Amérique du Sud au climat chaud et sec (zones désertiques et sahéliennes)
ont une faible séroprévalence de toxoplasmose, souvent inférieure à 10%, alors que les zones
humides de ces mêmes continents ont des séroprévalences élevées entre 60 et 80%. [105]
- 62 -
La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
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grandes situations :
latente.
rencontrée dans plus de 80% des cas. Son diagnostic se fait d’une façon fortuite, par une
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
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sérologie positive, qui témoigne d’une infection ancienne, et est mise en évidence lors
grossesse. [106]
plusieurs symptômes :
Fièvre : souvent modérée, à 38-38,5°C, qui peut durer quelques jours ou quelques
peuvent persister plusieurs semaines dans plus de 85% des cas, tous les territoires
ganglionnaires peuvent être atteints mais elles sont surtout cervicales et occipitales.
Elle est très rare et due à la virulence de la souche et la forte charge parasitaire
En France, ces cas ont été décrits principalement en Guyane, dans une population
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
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L’évolution de la toxoplasmose est le plus souvent latente, avec la persistance des kystes
dans les tissus profondes. Un lien entre la toxoplasmose et la schizophrénie a été étudié, mais
les bases biologique et épidémiologiques de ces études sont encore contestables. [108] [109]
Chez les immunodéprimés (sujets atteints par le VIH, lymphome, hémopathies malignes,
Elle s’agit dans la majorité des cas de la réactivation d'une toxoplasmose latente
asymptomatique. La mortalité avoisine les 100% si l'infection n'est pas traitée, particulièrement
pour les personnes infectées par le virus d'immunodéficience acquise (V1H) (Liesenfeld, Wong et
Chez les patients immunodéprimés, une contamination par voie orale est le plus souvent
évoquée dans quelques cas de toxoplasmose cérébrale et pulmonaire. [112] C’est le déficit de
l’immunité cellulaire qui détermine la reprise évolutive de la toxoplasmose. Chez les patients
infectés par le VIH, la quasi-totalité des toxoplasmoses surviennent quand les lymphocytes CD4
Chez les transplantes d’organe contaminés par un greffon contenant des kystes de
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
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[115] Elle se présente principalement sous deux formes : la forme encéphalitique diffuse et la
des troubles de la vigilance, des céphalées et de la fièvre. Le tableau peut être plus
moteur.
La forme pseudo tumorale : de début plus brutal, avec des signes déficitaires
fréquents. Dans la plupart des cas, une fièvre de 38,5°C à 39°C est présente. [110]
images évocatrices mais non pathognomoniques : images en « cocarde » d’abcès cérébral avec
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
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a. Localisation oculaire :
cérébrale, à laquelle elle est associée dans 10 à 20% des cas [116] [117]. Elle se manifeste sous
forme d’une baisse de l'acuité visuelle, un œil rouge, sensation de brouillard visuel et de
mouches volantes. Elle peut être uni ou multifocales, parfois bilatérales, une uvéite antérieure
Les lésions sont le plus souvent étendues et hémorragiques avec une réaction
inflammatoire moins intense. La gravité de l'atteinte réside dans sa localisation, d'une part, et
Le diagnostic se fait par un fond d’œil, qui objective un foyer de rétinochoroïdite sous
forme d’une lésion jaunâtre, profonde, à bord flou, fréquemment accompagnée d’une réaction
inflammatoire du vitré et de la chambre antérieure. Cette lésion peut être satellite d’une lésion
ancienne pigmentée et/ou atrophique. Quand le foyer se situe à côté de la papille, il s’agit d'une
fasciculaire. Le champ visuel met en évidence un scotome fasciculaire qui peut s'aggraver sans
traitement. Des complications peuvent survenir, comme une papillite, un décollement séreux
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
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L'évolution se fait en quelques semaines vers un foyer pigmenté typique, c’est le foyer
cicatriciel, il est parfois révélateur, et une cicatrice maculaire peut aboutir à une cécité, alors
qu'une cicatrice périphérique loin du centre de la vision peut être asymptomatique. Une
complication est décrite pour ces foyers pigmentés, l'apparition d'une membrane épirétinienne
qui va s'étendre sur le pôle postérieur et plisser de plus en plus la rétine. Le sujet verra des
images déformées. Seul un traitement chirurgical permet l'ablation de ces membranes très
invalidantes.
charge immunitaire (CI) de l’HA et celle de sérum [196]. La charge immunitaire de HA est définie
comme suit : CI (HA)= IgG spécifiques de T. gondii de l’HA / IgG totaux de l’HA. La charge
immunitaire de sérum est définit comme suit : CI (sérum)= IgG spécifique de T. gondii du sérum
/ IgG totaux du sérum. Le coefficient de Desmonts (C) est le rapport entre la CI (HA) et la CI
Le traitement repose sur une antibiothérapie active sur le Toxoplasma gondii, ce sont
(Dalacine*), mais ces médicaments peuvent avoir des effets secondaires graves (syndrome de
Lyell, agranulocytose, colite pseudomembraneuse). Ces traitements (le plus souvent une
association Adiazine-Malocide) ne sont prescris que lorsque la fonction visuelle est menacée
(atteinte maculaire ou papillaire). Le but du traitement est alors d'activer la cicatrisation du foyer.
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
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b. Localisation pulmonaire :
C’est une localisation peu fréquente, mais grave. Elle est observée chez des patients
du toxoplasme se fait par examen direct du liquide de lavage broncho-alvéolaire et par biologie
moléculaire. Dans la plupart des cas, l’évolution est fatale en quelques jours avec l’aggravation
rapide des symptômes pulmonaires et la survenue fréquente d’un état de choc. [119]
c. Localisation cardiaque :
hépatiques, digestives, testiculaires [120], traduisant dans la plupart des cas une dissémination
fébrile parasitaire par voie hématogène. Elles surviennent quand le taux de CD4 est inférieur à
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
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Globalement, l’infection survient lors d’une primo infection maternelle suivie d’une
La prévalence des toxoplasmoses congénitales ne peut être évaluée que dans des pays
de 1 à 10 cas pour 10 000 naissances vivantes [122], aux États-Unis : 1 pour 10 000 naissances
vivantes. [123] En France, En 2007, 272 cas de toxoplasmose congénitale ont été notifiés à l’aide
d’un système de surveillance qui a été mis en place dans le cadre du Centre national de
référence (CNR) de la toxoplasmose, [124] ce qui permet d’évaluer la prévalence en France à 3,3
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
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parasite et n’est possible que pendant la phase parasitémique de la mère. Si le placenta est
intact, la transmission ne peut théoriquement pas avoir lieu. Néanmoins, au fil de la grossesse,
passe de 4% au 1er trimestre à 17 % au 2ième trimestre atteignant 53% au 3ième trimestre. [125]
*Au cours du premier trimestre : l’infection peut conduire à des avortements spontanés,
une encéphalomyélite avec des calcifications intracrâniennes, une hydrocéphalie ou des atteintes
viscérales sévères.
Signes neurologiques variés avec : des convulsions généralisées, des troubles du tonus
avec soit hypertonie ou hypotonie, une modification des réflexes, et des troubles
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
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possibles :
Elles sont caractérisées par un ictère néonatal avec hépato-splénomégalie (figure 49), des
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
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Elles sont reconnues dés la naissance ou plus tard dans la petite enfance. Elles
A la naissance, 80% des nouveaux nés sont asymptomatiques et le diagnostic est alors
purement biologique par la découverte des IgM néosynthétisées dans le sérum des bébés.
Cependant le potentiel évolutif de cette maladie reste incertain, avec un risque de lésion oculaire
survenant ultérieurement pendant l’enfance, l’adolescence voir l’âge adulte. En effet, plus de 40
% des enfants non traités présenteront des atteintes oculaires type choriorétinite avec diminution
permanente de l’acuité visuelle, [130] d’ou l’importance d’une surveillance au long cours.
Le diagnostic de l'infection toxoplasmique est réalisé chez les femmes dont on veut
connaître l'état de l'immunité avant ou au cours de la grossesse, et chez les nouveau-nés en cas
de suspicion de toxoplasmose congénitale. Il est aussi demander chez des sujets présentant des
signes cliniques évocateurs de la maladie pour les différencier d'autres affections (choriorétinite
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
chez le sidéen, etc.). Il se pose également chez des sujets immunodéprimés, notamment atteints
de VIH et transplantés, cependant ces deux dernières indications ne seront pas traitées dans
histologiques ou moléculaires.
1. Diagnostic biologique:
PCR sont recommandées pour le diagnostic des infections congénitales et celui des
toxoplasmoses graves chez les malades immunodéprimés. Cette recherche peut être effectuée
IgM et parfois IgA). La sérologie a peu d'intérêt chez les patients immunodéprimés, mais permet
a. Examen direct :
L’examen direct repose sur la mise en évidence du toxoplasme sur divers prélèvements
(liquide amniotique, sang du cordon, placenta, sang périphérique, moelle osseuse, LCR, LBA,
L’immunocytochimie.
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
b. Coprologie :
La coprologie est réalisée chez les chats, afin de mettre en évidence directement des
oocystes toxoplasmiques. Mais ces oocystes ne sont excrétés qu’au maximum trois semaines
après l’ingestion, et avec leur petite taille et le manque d’expérience de la plupart du personnel
pour les reconnaître justifie la mise en place d’autres techniques diagnostiques. [132]
c. Inoculation à la souris :
inoculation des prélèvements pathologiques, les souris infectées développent rarement des signes
cliniques. Des contrôles sérologiques sont effectués chez la souris 4 à 6 semaines plus tard. En cas
de positivité, les kystes sont recherchés au niveau du cerveau. La sensibilité de cette technique,
proche de 60 % est moins bonne que celle de la PCR. Sa spécificité est excellente puisqu'elle est de
100 % [133]. Son désavantage majeur réside dans le délai de la réponse (en moyenne 5 semaines)
qui ne pourrait être réduit qu'au prix d'une perte de sensibilité importante. L'inoculation à la souris
permet néanmoins d'isoler les souches et de les conserver pour des études ultérieures de virulence
et de typage. Cependant, cette méthode est limitée par le besoin d'une quantité suffisante de
prélèvement biologique et la disponibilité d'un laboratoire utilisant des animaux, ce qui requiert une
d. Culture cellulaire :
sur des cellules fibroblastiques (type MRC5), ou autres types cellulaires (HeLLa, THP1, TG180,
etc.). Sa sensibilité est inférieure à celle de l’inoculation à la souris et de la PCR. Elle est
avec l’essor de l’amplification en chaîne par polymérase (PCR). Actuellement, la technique n’est
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
C’est une technique qui peut être effectué sur divers prélèvements (sang, LA, LCR, LBA,
humeur aqueuse, etc.) et basée sur la recherche de l’ADN parasitaire à l’aide d’une amplification
La PCR a une sensibilité entre 60 et 100%, meilleure que l’inoculation à la souris, une
spécificité supérieure à 90% et un délai de réponse de 72h, ce qui en fait une technique de choix
Les performances de la PCR sont bien moindres pour le diagnostic des toxoplasmoses
graves survenant chez les malades immunodéprimés. Dans le cas des toxoplasmoses
positive sur des prélèvements de sang périphérique ou de lavage broncho-alvéolaire, mais ces
formes cliniques restent exceptionnelles et leur diagnostic est souvent réalisé à l’examen direct
du LBA ou d’un frottis de moelle ou par culture cellulaire. Dans le cas d’une toxoplasmose
cérébrale focalisée, la sensibilité de la PCR réalisé sur le sang périphérique ou le LCR est plus
faible, de 20 à 60 % selon les études. [135] En revanche, elle n’a pas d’indication dans le cadre
des différents isotypes d’AC dirigés contre Toxoplasma gondii dans le sang. Elle vise à dater la
aigüe et des IgG spécifiques, révélatrices d’une infection plus ancienne, ce qui permettra de
Le diagnostic sérologique fait recours à plusieurs techniques reposant sur des principes
divers. La plupart des laboratoires utilisent en routine des trousses commercialisées pour des tests
sérologique : contrôle de sérologie à des taux faibles, datation de l'infection, problèmes des IgM
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
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L'association de plusieurs techniques est souvent nécessaire dans ces cas difficiles [93].
des antigènes entiers vivants ou fixes appelés antigènes figurés, ils sont obtenus
Son principe est basé sur l'observation microscopique de la lyse des toxoplasmes
(tachyzoïtes) vivants par les anticorps spécifiques, en présence de complément, dans le sérum
du patient infecté. [93] La quantité des toxoplasmes lysés est proportionnelle à la quantité
d’Anticorps. Le titre des Anticorps est exprimé en UI/ml et son seuil de positivité est à 2 UI/ml.
La réaction est considérée comme positive quand 50 % de toxoplasmes sont morts, cette lyse est
déterminée par la perte de l’affinité tinctoriale pour le bleu de méthylène selon Sabin et Feldman
Cette technique détecte essentiellement les IgG dirigées contre des antigènes
grande spécificité, de sa très bonne sensibilité, et de la précocité de détection des IgG tout au
début de l’infection (10 à 15 jours après contamination), mais en raison de sa complexité, elle
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
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Proposée par Goldman en 1957 [139] et mise en place en France en 1963 par l’Ecole
C’est une technique qui utilise des toxoplasmes inactivés, formolés, fixés sur des lames de
verre et mis en contact avec différentes dilutions du sérum. Les anticorps contenus dans le sérum se
fixent sur les antigènes membranaires contre lesquels ils sont dirigés, et sont ensuite révélés par
fixés sont éliminés par lavage. La lecture est réalisée à l'aide d'un microscope à fluorescence.
Cette technique détecte les IgG et les IgM selon la nature de l'antiglobuline utilisée. Elle
permet une bonne détection des IgG dont le seuil de sensibilité est situé à 8 UI/ml [141]. Et elle
peut aussi détecter les anticorps IgM : elle porte alors le nom de test de Remington [142]
IFI est une technique simple, précoce et peu couteuse mais moins sensible et spécifique.
En effet, elle peut être responsable de faux positifs en IgM en présence de facteur rhumatoïde et
Décrite par Fulton et Turk en 1959 [143] et introduite en France par Peloux en 1973 [144]
Cette technique utilise des toxoplasmes entiers. Son principe consiste à co-incuber des
dilutions de sérums avec des suspensions de toxoplasmes fixés. Elle se fait avant et après le
traitement du sérum par le 2-mercaptoéthanol qui détruit les IgM. L’addition d’une suspension
de toxoplasmes entraîne une agglutination en voile des parasites sur ces anticorps. En l’absence
d’IgM anti- toxoplasmes, les parasites sédimentent en bouton au fond de la cupule. C’est la
Sur le sérum no traité, le titre obtenu correspond à la somme des IgG et IgM voire les AC
naturels, alors que dans le sérum traité, le titre obtenu correspond uniquement aux taux des
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
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IgG. La différence des titres entre le sérum traité et le sérum non traité permet une estimation de
L'ISAGA est actuellement la méthode la plus sensible pour les IgM qui sont détectées
parfois plus d'un an après une primo-infection. Il s'agit de la méthode de référence pour les
bébés [93].
Elle était appliquée pour la première fois en 1976 par Voller [146]
contenant des anticorps spécifiques marqués par une enzyme, colorée ou fluorescente, avec un
réactif contenant des antigènes du toxoplasme. La réaction antigène- anticorps sera mesurée
pour quantifier les anticorps présents dans le sang [117]. Les réactifs sont des antigènes
solubles cytoplasmiques, qui peuvent être enrichis par des antigènes membranaires
(toxoplasmes entiers) pour améliorer leur sensibilité en début de séroconversion (en effet, les
C’est une technique de qualité pour la quantification des anticorps IgM, IgG, ou IgA [147].
malgré l'utilisation d'un étalon international, les dosages des taux d'IgG montrent des discordances
entre les différents kits commercialisés, en termes de seuil et de niveau de positivité, d’où la
nécessité de techniques de confirmation afin d'éviter des suivis obstétricaux inutiles [148].
Cette technique a été mise au point en 1972 par Thornburn et Williams [149]
l’antigène toxoplasmique. Elle est effectuée dans des plaques de micronisation avec des
dilutions séquentielles du sérum et lue après 2 à 8 heures d’incubation. Cette réaction est
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
réalisée sur sérum traité ou non traité au 2- mercapto-éthano qui inactive les IgM. Avec le sérum
non traité, le titre obtenu correspond à la somme des anticorps IgG, IgM et des anticorps
naturels ; pour le sérum traité au 2-ME, le titre ne correspond qu’aux seules IgG. La différence
de titre permet de suspecter la présence d’IgM immunes, mais, en raison de la présence d’IgM
naturelles on ne peut suspecter la présence d’IgM spécifiques que pour des différences
supérieures à 2 titres entre le sérum traité et le sérum non traité au 2-ME. Un témoin, sérum de
malade/hématies non sensibilisées, doit toujours être effectué parallèlement pour vérifier
toxoplasmiques fixés sur des billes de latex. Cette méthode détecte l'ensemble des Ig sériques
(IgG et IgM). Un phénomène de zone est observé lorsque les titres en anticorps sont très élevés,
C'est une méthode qualitative utilisée seulement pour le dépistage rapide et doit être
toujours couplée à une méthode de titrage quantitative pour les IgG. [150]
c. Techniques complémentaires:
enzymatique par immunofiltration. Les antigènes chargés négativement migrent vers le pôle
positif tandis que les anticorps du sérum, électriquement neutres, migrent par courant
d'endosmose vers le pôle négatif. Leur rencontre entraîne la précipitation d'un arc dont la
les fractions antigéniques correspondantes sont identiques. Autrement dit, il s'agit d'anticorps
simultanément les prélèvements de sérums chez la mère et l'enfant et de les comparer. Elle
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permet ainsi d'établir des profils immunologiques comparés (PIC-Elifa) et d'identifier des néo-
anticorps synthétisés chez le nouveau-né infecté [151]. Les IgG transmises sont révélées sous
forme d'arcs de précipitation en continuité entre les dépôts de sérum du bébé et de la mère. Des
arcs isolés ou en surnombre révélés avec le sérum du bébé, signent une infection congénitale.
L’ELIFA n'est pas indiquée dans la sérologie courante chez le patient immunocompétent.
Elle est utilisée pour l'étude comparative de plusieurs échantillons appariés, par exemple :
mère/enfant (Figure 51), mère/cordon, sérum de l'enfant à différentes dates, dans le cadre du
C’est la seule technique permettant une analyse précise de la spécificité des anticorps
pour chaque isotope, elle permet de comparer très précisément des profils de sérum appariés ou
Elle repose sur la révélation de bandes d'antigènes spécifiques de Toxoplasma gondii par
les anticorps présents dans les sérums testés. Les profils obtenus avec les sérums de la mère et
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de son enfant sont comparés et la présence de bandes isolées chez le bébé signe une
migrent dans un gel de polyacrylamide sous l'action d'un champ électrique, ce qui permet leur
séparation sous la forme de bandes. Puis elles sont transférées sur des bandelettes de
nitrocellulose. Après incubation avec les sérums à tester, les anticorps fixés sont révélés par des
anti-IgG ou anti-IgM marqués par une enzyme comme la phosphatase alcaline. L'introduction du
substrat de celle-ci dans le mélange réactionnel entraine une coloration des bandes révélées qui
pourront être comparées à celle d'un sérum examiné en parallèle (exemple : sérum de la mère
C’est une technique qui utilise une méthode immunoenzymatique. Elle est fréquemment
utilisée pour la datation d’une primo-infection en début de grossesse. Elle permet de distinguer
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une infection récente (de moins de 4 mois pour la plupart des tests) d'une infection chronique,
utilise un agent qui perturbe la liaison antigène anticorps (comme l’urée) on obtiendra peu
d’effet sur la liaison des anticorps de forte avidité alors qu’elle provoquera la dissociation des
La détermination de l’avidité des IgG est particulièrement utile en cas de détection d’IgG
et d’IgM sur un premier prélèvement réalisé lors de la première consultation prénatale, avant la
fin du 1er trimestre de la grossesse. Elle permet en effet souvent de conclure au caractère
Figure 53 : Evolution cinétique de l'index d'avidité obtenue à partir de 384 sérums sélectionnés.
334 sérums proviennent de 79 suivis de séroconversion toxoplasmose chez la femme enceinte,
50 provenant de sérums de patients immunodéprimés. a Gro : suivi de grossesse ; b ID : patients
immunodéprimés ; c ID+React : patients immunodéprimés présentant une réactivation
sérologique à T. gondii. [148]
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l’infection toxoplasmique et préciser son stade évolutif. L’apparition d’IgG et d’IgM spécifiques
ou l’ascension du titre des IgG sur deux prélèvements en présence des IgM témoignent d’une
infection récente (séroconversion). Cette cinétique des anticorps varient en fonction des
Les IgM sont les premiers isotypes à apparaître, dans les 8 à 10 jours suivant la
contamination. Elles augmentent progressivement pour atteindre leur taux maximal à la fin du
premier mois. Après un court plateau, ils régressent jusqu’à disparaître, classiquement en 4
mois, mais elles peuvent rester présentes plusieurs mois, voire des années.
Les IgM sont détectées au-delà du stade aigu de l’infection, fréquemment 1 an après la
contamination, par la méthode ISAGA. Les variations individuelles dans la durée et l’intensité de
la réponse IgM limitent son utilité pour dater l’infection. Des anticorps non spécifiques peuvent
aussi être détectés sans qu’il y ait infection, ce qui complique l’interprétation. L’erreur à ne pas
commettre est de conclure d’emblée à une primo-infection sur la seule présence d’IgM ou d’IgG
Elles Sont produites par le corps dans les 2 ou 3 semaines suivant l’infection initiale à
toxoplasma gondii pour induire une protection durable. Leur taux augmente rapidement pour
atteindre un maximum en 2 à 3 mois et rester positif tout au long de la vie. Si une personne a
été exposée à toxoplasma gondii, le taux d’anticorps IgG est mesurable dans le sang pour le
restant de sa vie. Le dosage concomitant des anticorps IgG et IgM de toxoplasma gondii sont
Les IgG donnent une immunité permanente en dehors des causes d’immunodépression
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
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Leur cinétique est variable selon l’âge et donc selon les techniques utilisées pour leur titrage.
Les techniques qui utilisent le toxoplasme entier (Dye test, IFI) dépistent plus précocement les
anticorps que les tests qui utilisent un antigène soluble, extrait après lyse du parasite (ELISA,
hémagglutination…). En effet, lors d’une primo- infection, la réponse humorale est d’abord dirigée
contre les antigènes membranaires puis, contre les antigènes cytoplasmique. Les résultats peuvent
être exprimées en différentes unités (UI, indice, titre, UIE). Seul le Dye Test et l’IFI bénéficient d’un
des titres en UI, conversion plus ou moins fiable selon la nature de l’antigène. [153]
Les IgA ont une cinétique proche de celle des IgM. Elles sont détectées dans 80 à 95 %
des cas selon les études. Elles apparaissent une quinzaine de jours après la contamination, et
atteignent leur maximum en 2 et 4 mois puis disparaissent plus rapidement que les IgM. Elles
constituent un bon marqueur d’infection récente. On sait qu’un taux élevé en IgA est en faveur
d’une infection récente. Toutefois leur recherche n’est pas systématique en matière de
diagnostic du fait de leur présence inconstante. En effet, la production d’IgA est variable d’un
individu à l’autre et chez environ 5% des séroconversions, il n’y a pas de synthèse d’IgA. [154]
Elles ont une cinétique proche de celle des IgM mais disparaissent quatre mois après le
début de l’infection [155]. Elles sont présentes dans 50 à 85% des séroconversions, atteignent
leur maximum en 2 à 3 semaines, restent en plateau un mois puis régressent et ne sont plus
et les anticorps anti-nucléaires expliquent l’intérêt du dosage de ces isotypes qui constitue un
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Les IgA et les IgE persistent parfois longtemps, en particulier en présence d’adénopathies
cervicales. [158]
paramètres :
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Il s’agit du profil sérologique d’un sujet non immunisé. Chez une femme enceinte, cette
mois après, avec la recommandation de mesures hygiéno-diététiques strictes pour éviter tout
risque de contamination. Dans le cas d’une femme en âge de procréer, il est utile de prévoir un
Cette situation correspond au profil sérologique d’un sujet immunisé ayant contracté une
toxoplasmose ancienne.
Chez une femme enceinte, elle ne nécessite pas de contrôle régulier. Cependant, ce
résultat doit être confirmé sur un second sérum prélevé à 3 semaines d’intervalle. Si le titre des
IgG augmente, il est recommandé de dater l’infection par la détermination de l’avidité des IgG
sur le premier sérum (si le titre le permet). En cas d’avidité élevée, on pourra conclure à une
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basse, une infection récente sans IgM ou avec IgM fugaces ne peut être exclue et la prise en
En face à cette situation, une seconde technique de détection des IgM de principe
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confirmation, elle se positive habituellement très tôt en début d’infection et elle présente une
L’absence d’IgM retrouvée en ISAGA traduit une fausse réaction positive, et les IgM
détectées par la première technique peuvent alors correspondre à des IgM naturelles
tous les cas, un contrôle à 15 jours permettra de confirmer la cinétique des titres IgG
Si la technique de confirmation est positive et qu'il s’agit d’un premier sérum, une
infection récente est très probable. Cependant la présence d’IgM positives, même
séroconversion.
Une séroconversion toxoplasmique ne peut être confirmée que par l’apparition d’IgG
spécifiques qui survient dans un délai inférieur à 1 mois dans la majorité des cas, ce délai
pouvant varier en fonction des techniques utilisées et de la mise en place éventuelle d’un
traitement. Dans le cas d’une femme enceinte, des mesures diagnostiques et thérapeutiques de
la toxoplasmose congénitale, adaptées à l'âge gestationnel, doivent être mises en place après
discussion avec le clinicien. Si les résultats du deuxième sérum sont identiques à ceux du
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
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premier (IgG négatives et IgM positives par 2 techniques différentes), il s'agit d’IgM naturelles
sérologique. Par contre, si en complément des IgM, une apparition d’IgG est observée lors de ce
contrôle, il s’agit alors d’une séroconversion avérée et chez une femme enceinte, une prise en charge
médicale adaptée à l'âge gestationnel doit être instaurée dès cette confirmation du diagnostic.
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
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Chez une femme enceinte, il est nécessaire de dater l’infection par rapport au début de la
grossesse, puisqu’il peut s’agir d’une infection ancienne, parfois antérieure à la grossesse, ou
L’infection est alors récente et doit être confirmée immédiatement sur un second prélèvement.
En l’absence de sérologie antérieure, un contrôle doit être réalisé sur un second sérum
prélevé trois semaines plus tard. Deux éventualités sont alors possibles :
L’ascension des IgG entre les deux prélèvements : elle témoigne d’une infection
Le titre des IgG reste stable entre les deux prélèvements : cela permet de situer
Dans tous les cas, il faut dater le plus précisément possible la contamination par rapport
fœtale.
conception devient difficile, surtout si le prélèvement est tardif, d’où l’intérêt de l’avidité des IgG
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
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patient vis-à-vis du toxoplasme, et donc, dans le cas particulier d'une femme enceinte, de la
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l’accouchement, ainsi qu’un mois après. Ce suivi sera assorti des recommandations hygiéno-
diététiques décrites. Dans le cas d’une femme en âge de procréer, il sera conseillé un contrôle
sérologique lors de la prescription d’une contraception, ainsi qu’à l’arrêt de cette dernière.
Si la deuxième technique est positive, on conclura à une infection ancienne probable. Ces
résultats sont à confirmer chez la femme enceinte sur un sérum prélevé à 3 semaines
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
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enceinte doit faire craindre la possibilité de survenue d’une infection fœtale [160].
grossesse, donne une faible proportion de transmission fœtale mais une forte probabilité de
forme grave. Au contraire en fin de grossesse, elle donne une forte probabilité de contamination
l’infection maternelle.
a. Le suivi échographique :
L’échographie est un examen fiable et le seul à donner une notion de gravité de l’atteinte
fœtale en prénatal.
moitié de grossesse.
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
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est positive, les échographies seront rapprochées (tous les 15 jours). IRM fœtale peut aider à
mieux évaluer l’atteinte fœtale surtout cérébrale. Aucun examen prénatal ne permet de
diagnostiquer une atteinte oculaire mais le risque de choriorétinite paraît plus élevé en cas de
toxoplasmose congénitale. Ce qui justifie la répétition mensuelle de cet examen ainsi que
des cornes postérieures des ventricules latéraux pour s'étendre ensuite à l'ensemble des
ventricules. Le plus souvent bilatérale et symétrique, elle peut dans certains cas être unilatérale.
mesure de la largeur du carrefour ventriculaire (normalement < 10mm). Dans les cas graves, le
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décrits antérieurement. Leur détection échographique est difficile. Elles peuvent être
une contamination précoce. Elles se traduisent par des zones hyperéchogènes parfois intra
a.3. Hépatomégalie :
a.4. Ascite :
veine ombilicale, et du ligament falciforme où elle est mesurée. Cette ascite peut dans de rares
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a.5. Placentite :
5 cm jusqu'à 40 SA) mais qui néanmoins garde une échogénicité normale et homogène.
b. Diagnostic biologique :
b.1. Amniocentèse :
de sang fœtal. Ce dernier a été abandonné car peu fiable et plus risqué pour le fœtus.
Elle est proposée à la mère dans la plupart des cas, mais elle n'est généralement pas
avec un risque faible d'incident (environ 0,5 %). Le respect d'un délai de 4 à 5 semaines, entre la
toxoplasmique par PCR, sa sensibilité est d’environ 85 % et sa spécificité proche de 100 % [163]
[164].
Si le DPN est positif, l’infection fœtale est confirmer et la prescription d’un traitement
Si le DPN est négatif, il y a une forte probabilité d’absence d’infection fœtale au moment
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
Un seul essai contrôlé randomisé [166], a évalué les risques de perte fœtale associés à
l’amniocentèse, dans une population de femmes enceintes à bas risque âgées de 25 à 34 ans. Le
taux de perte fœtale a été estimé à 1,0%. Plus récemment, Seeds [167] a réalisé une méta-
analyse à partir des données d’environ 70 000 amniocentèses issues d’études contrôlées et non
contrôlées. Étaient considérées toutes les pertes fœtales survenant entre le prélèvement
Risque infectieux :
au moment de l’amniocentèse (chorioamniotite voire septicémie) est estimé entre 1 et 2 pour 3 000
interventions [168]. Une infection peut être liée à une effraction accidentelle de l’intestin, à une
contamination par des microorganismes présents sur la peau ou sur la sonde ou le gel d’échographie.
Pour tout enfant né d’une mère ayant fait ou suspectée d’avoir fait une séroconversion
toxoplasmique en cours de grossesse, quels que soient les résultats du bilan anténatal et l’état
clinique de l’enfant à la naissance, un bilan périnatal doit être effectué comprenant [169] :
Un examen clinique,
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dans la région de Guelmim.
a. L’examen clinique :
Dans la majorité des cas, Il est normal, les formes sévères, détectées la plupart du temps
par l’échographie fœtale, amenant à une interruption médicale de grossesse et sont rarement
observées à la naissance.
2ème ou 3ème jour de vie. Il vise la recherche de lésions de choriorétinite, soit qu’il s’agit d’une
La rétine est le lieu d'élection des lésions toxoplasmiques, essentiellement dans la région
congénitale. Elle peut être néonatale, ou plus tardive, due à la réactivation des kystes intra-
rétiniens. Elle siège au niveau de la macula ou à la périphérie rétinienne. La lésion récente est
faite d’une zone d’œdème; la lésion ancienne est beaucoup plus caractéristique, représentée par
un placard blanchâtre centré par une zone grise surélevée qui est limitée par des bords
festonnés mais taillés à l’emporte-pièce. À leur niveau, il existe une accumulation pigmentaire.
congénitale. Elle peut être responsable d’une amputation plus ou moins importante du champ
visuel. La localisation centrale maculaire est plus grave que celle périphérique.
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
Cette une technique facilement disponible qui ne nécessite pas d’irradiation et qui a
grossesse ou d’apparition plus tardive. Elle permet de détecter des calcifications cérébrales
proches de la voûte crânienne qui échappe à l’ETF, l’IRM cérébrale (Figure 63) n’apporte pas
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Figure 63 : IRM cérébrale Séquence T1 avec injection (coupe axiale): plusieurs lésions sous
corticales bilatérales en hyposignal avec prise de Gadolinium en cocarde, et un important effet
de masse et début d’engagement sous factoriel.
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deux stratégies :
l’inoculation à la souris.
atteinte congénitale.
Diagnostic parasitologique:
dans le placenta ou le sang de cordon par PCR et l’inoculation à la souris. La sensibilité de la PCR
une toxoplasmose congénitale [171], en raison de cas documentés de «placentite isolée» (sans
en compte. [172]
Diagnostic sérologique :
immunologique comparé mère/enfant à la naissance, puis un suivi à 1 mois M1, M2, M3, puis
Le profil immunologique comparé IgG et IgM mère/enfant se fait le plus souvent par
western blot [173] ou en ELIFA [174] dans les laboratoires experts. La comparaison se fait entre
J1 et J5.
toxoplasmose congénitale.
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
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Ces isotypes ne franchissent pas la barrière placentaire, leur présence dans le sang de
l’enfant fait donc suspecter une synthèse par le nouveau-né et donc l’atteinte congénitale, ou
bien une effraction de sang maternel vers l’enfant au moment de l’accouchement. [151]
A la naissance, les IgG détectées sont les immunoglobulines transmises par la mère et/ou
les immunoglobulines synthétisées par le nouveau-né. La mise en évidence de ces dernières est
gammaglobulines totales) et/ou en titrant les IgG. La stabilité ou l’ascension des titres d’IgG
et/ou de la charge immunitaire au cours de la surveillance traduit une synthèse d’Ac par l’enfant
mère sont transmises passivement au fœtus. Les IgG maternelles persistent chez l’enfant
pendant les 6 à 9 premiers mois de vie. Donc seule la négativité des IgG à un an permet
signe l’atteint fœtale. Ces IgG sont celles synthétisées par l’enfant et non celles de la mère. De la
même façon, tout rebond sérologique avant l’âge de 9 mois doit être considéré comme une
infection congénitale tardive. Ces toxoplasmoses seront traitées comme des formes patentes.
Peu sensible, n’apporte pas d’information supplémentaire [175]. Elle ne doit être
pratiquée que dans les très rares cas d’encéphalite pour mettre en évidence le parasite dans le
liquide céphalorachidien.
congénitale avec un DPN et un DNN négatifs ou non faits, et il repose principalement sur la
surveillance sérologique de l’enfant durant la première année. La persistance des anticorps IgG
- 103 -
La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
dans la région de Guelmim.
affirme ou confirme l’infection congénitale. Si l’enfant n’est pas atteint, les anticorps IgG
transmis par la mère s’éliminent et la sérologie devient négative avant 12 mois. [85]
V. Traitement de la toxoplasmose :
Les médicaments reconnus actifs idéals sur Toxoplasma gondii sont en nombre limités et
Ni toxique, ni tératogène.
[176] [177]
les macrolides,
forme virulente du parasite (le tachyzoite), afin d’en limiter la propagation et l’inflammation,
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
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1. Molécules thérapeutiques :
Ces antibiotiques sont actifs sur T.gondii mais ils sont uniquement parasitostatiques. Ils
inhibent la croissance des tachyzoïtes suite à une incubation prolongée (ce délai d'efficacité a été
Leur effet ne s’observe qu’à des concentrations élevées, aussi bien chez l’adulte que chez
le fœtus, avec une diffusion majeure dans certains tissus, comme le foie, le poumon et le
dans le cerveau et l’œil, ce qui limite leur intérêt dans le traitement des formes graves de
atomes ayant une action sur la sous unité 50S du ribosome bactérien, inhibant la synthèse
protéique du parasite. Elle entraverait la lecture de l’information apportée par l’ARN messager.
grossesse, chez les femmes traitées. Elle est rapidement absorbée et le pic
sérique est obtenu en deux heures, elle possède une importante affinité tissulaire.
l’élimination biliaire est très importante. La spiramycine est faiblement liée aux
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
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chez le foetus entre la 20éme et la 24éme semaine de gestation correspondent à environ 47%
Injection en IV.
Posologie : La dose habituelle est de 150 à 300 000 unités/kg/jour chez l’enfant
concentration tissulaire), ils ont une bonne action au niveau du poumon et le foie
comparativement au cerveau. Cependant, elles sont contre indiquées chez la femme enceinte et
ne sont jamais utilisés en monothérapie dans les toxoplasmoses graves. [181] [182]
c. Azithromycine (Zitromax®)
d. Roxithromycine et Clarithromycine
inhibitrices très basses, une demi-vie longue, une certaine diffusion méningée et des concentrations
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e. Clindamycine (Dalacine®)
C'est un macrolide apparenté de la classe des Lincosamides, connues pour leur diffusion
et leur très bonne concentration intra cellulaire. Ces molécules se sont révélées inhibiteurs
puissants pouvant annuler la parasitémie [180]. Ces molécules sont utilisées en association avec
a. Les antifoliques :
franchissent facilement la barrière placentaire, mais Ils ne sont jamais utilisés seuls sans
Parmi les sulfamides qui présentent une activité antitoxoplasmique à dose non toxique,
Sulfadiazine :
Pyriméthamine.
distribuée, elle pénètre dans le LCR. Son excrétion est urinaire. La demi-vie
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sulfamides n’a jamais été prouvé et la possibilité d’apparition d’un ictère nucléaire,
3g/jour en 2 à 3prises.
Sulfadoxine :
pic plasmatique est atteint en 3 à 6 heures. Elle est excrétée inchangé dans les
urines, lentement.
enzymatique est immature : chez les prématurés et dans les premiers mois de la
vie, car ils sont susceptibles de provoquer un ictère nucléaire. Ils doivent
également être évités dans les derniers mois de la grossesse. La Sulfadoxine peut
être à l’origine de réaction cutanées ainsi des cas de syndrome de Lyell ont été
10Kg de poids tous les 8 à 10 jours. Ce traitement peut être poursuivi plusieurs
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
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Pyriméthamine. La Dapsone (DISULONE®), est la seule molécule commercialisée, son emploi est
b. Antifoliniques :
La Pyriméthamine est parasiticide sur les tachyzoites à de très faible concentration mais elle est
inactive sur les kystes. Elle empêche la transformation de l’acide folique en acide folinique par
inhibition de la DHFR. Elle a une bonne diffusion tissulaire placentaire et méningée. Elle a aussi
une synergie d’action avec les sulfamides et certains macrolides. Sa demi-vie longue permet son
association aux sulfamides retard. Cette thérapeutique a une toxicité hématologique (anémie,
Ces effets secondaires sont réversibles et peuvent être prévenus ou corrigés par l’acide folinique.
b.2. Le triméthoprime :
Il s’agit d’un composant du cotrimoxazole, il est également actif sur T. gondii, mais à des
triméthoprime est bonne, sa demi-vie est de 9h, son élimination est urinaire (60% en 24h). Les
effets indésirables sont des troubles digestifs, des réactions cutanées allergiques. Chez l’animal,
un effet tératogène a été rapporté lors de l’administration de fortes doses en début de gestation,
[185] [136]
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sa bonne tolérance.
cours.
Ces associations permettent de diminuer les doses de chaque molécule et d’en réduire
ainsi la toxicité. Elles sont utilisées en priorité pour le traitement et la prophylaxie secondaire
a. L’atovaquone : (Wellvone®)
C’est une hydroxy naphtoquinone qui a la particularité d’être active sur les tachyzoïtes et
les kystes. Malgré cette caractéristique prometteuse, l’utilisation de ce médicament reste limitée
b. Les cyclines :
Ce sont des antibiotiques à diffusion tissulaire et intracellulaire, ils ont une activité
certaine sur Toxoplasma gondii. Leur indication reste limitée au cas d’intolérances multiples, aux
anti-toxoplasmiques majeurs.
nouvelles approches pharmacologiques mais aucune molécule n’est encore disponible [188].
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
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traitement. Dans les formes bénignes, il est proposé l'administration de spiramycine voire de
cotrimoxazole, mais sans que l'efficacité de ces traitements n'a été réellement prouvée sur
l'intensité ou la durée des symptômes cliniques. Dans les formes sévères, et notamment en cas
justifié et efficace.
75 mg/j, après une dose de charge de 100 mg le premier jour) et Sulfadiazine (Adiazine®, 4 à 6
dose de charge peut être maintenu pendant 48 heures est suivi après par le traitement à pleine
a. Traitement anténatal :
dès la suspicion de la séroconversion pour prévenir le passage placentaire du parasite [89]. Elle
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
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d’atteinte fœtale. L’échographie de morphologie fœtale doit être réalisée rapidement puis une
fois par mois jusqu’à l’accouchement. L’amniocentèse doit être réalisée à partir de 18ième
Si l’échographie est normale mais que les résultats de l’amniocentèse sont positifs : il
faut arrêter la Rovamycine* et traiter, en continu, jusqu’à l’accouchement selon l’un des deux
protocoles suivants :
Ou :
Du fait des effets secondaires, une surveillance à plusieurs niveaux est préconisée
pendant le traitement :
Contrôle de la NFS avant la première prise puis tous les 15 jours (risque
d’agranulocytose).
microcéphalie...), une interruption médicale de grossesse peut être proposée et réalisée si les
pluridisciplinaire de diagnostic prénatal seront nécessaires. Dans ce cas, il faudra pratiquer une
vérification anatomique du fœtus (cerveau, LCR., globes oculaires, foie, rate, placenta, liquide
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poursuivie, donner un traitement renforcé selon l’un des deux protocoles précédents.
sulfamide est d’emblée justifié, sans réalisation d’une amniocentèse, en raison du taux élevé de
des performances de la PCR à ce terme. D’autres recommandent la PCR sur liquide amniotique
b. Traitement postnatal :
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La toxoplasmose chez la femme enceinte : Evaluation de la séroprévalence, connaissances et mesures préventives
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reçoit alors aucun traitement. Toutefois la sensibilité du diagnostic n’est pas de 100%, d’où la
nécessité d’une surveillance clinique et sérologique de l’enfant durant la première année de vie
toxoplasmose congénitale.
passivement au foetus. Les IgG maternelles persistent chez l’enfant pendant les 6 à 9 premiers
mois de vie. Donc seule la négativité des IgG à un an permet d’écarter définitivement l’infection
toxoplasmique. Au contraire, la persistance des IgG à 1 an, signe l’atteinte fœtale. De la même
façon, tout rebond sérologique avant l’âge de 9 mois doit être considéré comme une infection
Un traitement curatif doit être instauré sans délai, et suivi pour une durée d’au moins un
an, en continu, selon l’un des deux protocoles suivants associant pyriméthamine et sulfamide :
Premier protocole :
0.5mg/kg/jour
Deuxième protocole :
Fansidar* (pyriméthamine 1,25 mg/kg tous les 10 jours + sulfadoxine 25 mg/kg tous
les 10 jours)
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Il est préconisé de contrôler la NFS à J0 et J15, puis une fois par mois. En cas de
neutropénie (PN < 1000/mm3), on arrête le traitement anti-toxoplasmique mais pas la prise
d’acide folinique; le traitement ne redémarrera que lorsque les PN sont > 1000/mm3. Il faut
aussi contrôler la protéinurie tous les 15 jours sous Malocide* et Adiazine*.Il faut assurer une
sérologique tous les 3 mois pendant la deuxième année, tous les 6 mois pendant la troisième
année puis tous les ans, à vie [139]. Un traitement de trois mois est alors proposé en cas de mise
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Durée du
Molécules Posologie Remarques
traitement
Dès l’apparition
Si intolérance :
3MU/8 des anticorps,
Séroconversion Spiramycine Roxithromycine
heures arrêt à
1cp/12heures
l’accouchement
Datation par
Toxoplasmose Spiramycine 3MU/8 cinétique des
chez la mère
Pyriméthamine
0,75-
+ Supplémentation
1mg/kg/j Traitement continu
Toxoplasmose Sulfadiazine en folates
+ dès la naissance,
congénitale ou Surveillance
100mg/kg/j arrêt si argument
confirmée Pyriméthamine clinique et
½- de guérison
+ hématologique
1cp/10kg/10j
Sulfadoxine
dépistage et le traitement précoce afin d’éviter les risques de la toxoplasmose congénitale et les
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Elle s’adresse aux femmes enceintes identifiées comme non immunes, et elle repose sur
une information sur les facteurs de risque, sur le cycle de Toxolasma gondii et les modes de
Bien cuire la viande (bœuf, mouton, porc, cheval), c’est á dire une cuisson d’au
marinée, fumée ou grillée (comme cela peut être le cas pour le gibier).
Lors de la préparation des repas : laver soigneusement les légumes et les plantes
aromatiques surtout s’ils sont terreux et consommés crus. Laver soigneusement les
ustensiles de cuisine, ainsi que le plan de travail. Se laver les mains après contact
avec des légumes, des fruits ou de la viande crue avant de passer à table. Une
bonne hygiène des mains et des ustensiles de cuisine est importante pour éviter la
préférer les légumes cuits. La viande doit être consommée bien cuite ou bien
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Eviter les contacts directs avec les objets qui pourraient être contaminés par les
excréments de chats (comme les bacs des litières, la terre) et porter chaque fois des
gants en cas de manipulation de ces objets. Désinfecter les bacs des litières de chat
Eviter le contact direct avec la terre et porter des gants pour jardiner. Se laver les
mains après des activités de jardinage même si elles sont protégées par des gants.
Lors des repas en dehors du domicile, ne consommer de viande que bien cuite et
Parmi les mesures devant faire l’objet d’une vigilance et d’une évaluation complémentaire:
Elle repose sur le dépistage des séroconversions en cours de grossesse par une
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traitement est indiqué afin de réduire le risque de transmission materno-fœtale, ainsi que la
prénatal, néonatal et postnatal. [23] Elle consiste en la prise en charge rapide des nouveau-nés
infectés afin de réduire la sévérité et les séquelles à long terme chez l’enfant, par
l’administration d’un traitement postnatal. Les enfants infectés sont traités, dès la certitude
La prophylaxie primaire chez l’immunodéprimé se fait par cotrimoxazole qui doit être
débutée dès que le taux des CD4 est inférieur à 200/mm3: 80 mg de triméthoprime et 400 mg
de sulfaméthoxazole. Cette posologie est doublée si le taux des CD4 est inférieur à 100/mm3.
pyriméthamine + adiazine (ou clindamycine) tant que dure le déficit immunitaire. En cas de
les CD4 sont supérieurs à 200/mm3. Le pronostic dépend de l’infection à VIH/Sida, selon la
Le principe de la vaccination consiste à créer une primo infection qui induit une immunité
toxoplasmose. En revanche, de nombreuses recherches ont été effectuées chez l’animal afin de
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Parmi les animaux concernés, le chat, le mouton, la brebis, la chèvre et le porc ont été les
sur l’être humain. En effet, la vaccination des chats pourrait permettre d’une part une diminution
de la charge parasitaire au niveau du sol (oocystes), donc moins de contamination directe, mais
d’autre part permettre une diminution d’infection des ruminants pouvant alors transmettre
l’infection à l’homme par voie indirecte par le biais des kystes contenus dans leurs viandes. La
vaccination des animaux de rente, quant à elle, pourrait diminuer la transmission à l’être humain
développement. Son efficacité, sa sécurité et son rapport coût-bénéfice sont encore inconnus.
Les techniques de biologie moléculaire ont permis, en supprimant des gènes ciblés,
d'obtenir des souches de virulence atténuée, qui ne sont pas susceptibles de retrouver leur
virulence d'origine. Une de ces souches a été obtenue par délétion des gènes MIC1 et MIC3 de la
souche virulente RH. Ces gènes codent pour des protéines de micronèmes, impliquées dans
Vaccins moléculaires :
Les vaccins moléculaires sont les « vaccins de demain ». En effet, ils ne présentent pas les
inconvénients des vaccins vivants, ils sont inertes (non vivants, non réplicatifs). Plusieurs vaccins
candidats ont été identifiés. Il s'agit tout d'abord des antigènes majeurs de surface du tachyzoïte
comme SAG1, ainsi que des protéines des organites du complexe apical comme les molécules de
granule dense GRA 4. Ces vaccins montrent des protections partielles. Le vaccin ADN a été testé
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A partir des résultats obtenus par notre étude, nous remarquons que la séroprévalence
dans notre contexte reste relativement basse, ce qui implique un risque élevé de la
Mettre en place d’un dispositif obligatoire selon un cadre juridique qui exige la
procréer même avant la grossesse dans un but de dépister et surveiller les femmes
non immunisées.
chaque population.
obstétriciens, les généralistes et les sages femmes de multiplier leurs efforts dans
séronégatives.
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CONCLUSION
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La toxoplasmose est une parasitose majeure avec une séroprévalence variable d’un pays
à l’autre. Elle est bénigne chez le sujet immunocompétent et passe le plus souvent inaperçue. La
gravité de cette infection est liée au risque de transmission fœtale du parasite en cas de
chez une femme en cours de la grossesse risque d’entraîner la contamination du fœtus et donc
Les données obtenues d’après notre enquête, nous ont permis d’avoir une meilleure
les femmes enceintes, ainsi qu’identifier les principaux facteurs de risque liés à la
contamination.
surveillance sérologique systématique des femmes enceintes, afin de dépister et suivre le plus
précocement possible les femmes non immunes et les toxoplasmoses évolutives, ainsi que le
Il parait donc primordial d’avoir une stratégie multidisciplinaire de prise en charge des
sages femmes…), et aussi, la mise en place d’un consensus national axé sur le sérodiagnostic et
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ANNEXES
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Annexe 1
FICHE D’EXPLOITATION D’ENQUETE SUR LA TOXOPLASMOSE
+Lieu de l’enquête :
Identité :
+Age gestationnel :
Habitudes alimentaires :
Hygiène de vie :
* Consommation Eau autre que du Robinet (Puits, Fontaine, ruisseau, ……) : - oui…. -
non…
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+ La nature de l’information :
Surveillance sérologique :
Si oui : + Résultat :
+ Résultat :
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séroconversion :
Traitement administré :
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* Spécialité :
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* Votre définition :
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RÉSUMÉS
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Résumé :
La Toxoplasmose est l'une des affections parasitaires les plus fréquentes chez la femme
L’infection est habituellement sans gravité pour l’adulte immunocompétent, mais elle
séroconversion pergravidique.
les femmes enceintes dans la région de Guelmim et de dépister les principaux facteurs de
risques incriminés.
réalisée chez 300 gestantes, sur une période de 6 mois, au niveau des secteurs sanitaires
étude est de 43.71%, dont les femmes âgées de plus de 31 ans et celles ayant un contact direct
avec la terre se sont avérées les plus immunisées. La consommation de viande et de légumes mal
cuits, le manque de connaissances sur la toxoplasmose, sur ses modes de transmission et les
moyens de prévention, sont les principaux facteurs de risque de transmission de la maladie. Nous
avons également soulevé un manque flagrant de suivi sérologique régulier chez les femmes
enceintes séronégatives qui n’ont bénéficié que d’un seul contrôle sérologique dans 71.76%
La présente étude a confirmé que plus de la moitié des femmes enceintes (56,29%) n’est pas
immunisée contre Toxoplasma gondii et mérite une surveillance mensuelle, afin de détecter
précocement une éventuelle séroconversion et mettre en œuvre une prise en charge thérapeutique
efficace. Sans oublier de rappeler enfin l’importance majeure des mesures de prévention primaire de
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Abstract:
Toxoplasmosis is one of the most common parasitic diseases among pregnant women. It
Toxoplasma gondii.
The infection is usually not severe for the immunocompetent adult; it can be dreadful for
pregnant women in Guelmim’s region, and to identify the main risk factors incriminated.
300 pregnant women during 6 months at public and private health sectors of Guelmim’s region.
43,71%, of which women aged over 31 years and those with direct contact with the soil were
found to be the most immunized. Consumption of undercooked meat and vegetables, lack of
knowledge about toxoplasmosis, its modes of transmission and means of prevention, are the
main risk factors for disease transmission. We also raised a flagrant lack of regular serological
monitoring in seronegative pregnant women who received only one serological test in 71.76%.
The present study has confirmed that more than half of pregnant women (56,29%) are
not immunized against Toxoplasma gondii and they deserve monthly monitoring, in order to
Without forgetting to finally recall the major importance of the primary prevention measures of
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ملخص
عملنا هذا عبارة عن دراسة مستعرضة ,وصفية و تحليلية أجريت علﻰ 300امرأة حامل علﻰ مدى 6
أشهر في القطاعين الصحي العام والخاص في منطقة كلميم.
حسب دراستنا ,يقدر عدد النساء الممنعات ضد داء المقوسات ,43.71%حيث أن النساء البالغات أكثر من
35سنة و الﻼئي لديهن اتصال مباشر مﻊ التربة هن اﻷكثر تحصينا .استهﻼك اللحوم والخضروات غير المطهية
جيدًا ,ونقص المعرفة حول داء المقوسات وطرق انتقاله والوقاية منه ،تعتبر أهم العوامل الرئيسية ﻻنتقال المرض.
تطرقنا أيضا في دراستنا إلﻰ مشكل النقص في المتابعة المصلية المنتظمة عند النساء الحوامل سلبيات
أكدت هذه الدراسة أن أكثر من نصف النساء الحوامل ) (56,29%لسن محصنات ضد التوكسوبﻼزما ,و
يستحقن مراقبة شهرية من أجل اكتشاف اﻻنقﻼب المصلي في وقت مبكر وتقديم العﻼج المناسب .دون أن ننسﻰ
اﻷهمية الكبرى لتدابير الوقاية اﻷولية من داء المقوسات ،والتي يتوجب نشرها وتوضيحها بشكل كافٍ للنساء
الحوامل.
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BASTARAUD
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س ِم با العَ ِظيم
أق ْ
مه ْنتَي ِ.
أن أراقب ﷲ في ِ
أصو َن حياة اﻹنسان في كآفةّ َ
أطوارها َ في كل الظروف واﻷ َحوال، ُ وأن
المرض ،واﻷل َم والقلَ َ
ق. ِ ﻼك و
من ال َه ِ
سعي ِ في استنقاذها ِ
باذلة و ْ
سر ﱠه ُم.
عورتَه ُم ،وأكت َم ِ
ستر َ
كرا َمت ُهم ،وأ ْ وأن أحف َ
ظ للنِاَس َ
الدوام من وسائ ِل رحمة ، َ
أكون عَلى َ وأن
باذلة ِرعَايَتي الطبية للقريب والبعيد ،للصالح والطالح ،والصديق والعدو.
ساَن ..ﻻ ﻷذَاه.
وأن أثابر على طلب العلم ،وأس َخ ِ ّر َه لنفَ ْع اِﻹنِ ْ
المهنةَ ال ّ
طبيِّة غرني ،وأكون أختا لك ُل ﱠزمي ٍل في ِ
ص َعلَم َمن ي َ أوقَ ّر َمن علَ ﱠمنَي ،و أ ُ
وأن ُ
ُمتعَاونِ َ
ين عَلى البر والتقوى .
ي َوعَﻼنيَتي،
سر ّ
مصدَاق إي َماني في ِ
وأن تكون حياتي ِ
المؤمنين.
ِ س ُول ِه َو
ور َ نقَ ِيةّ ِ
مما ّ يُشين َها تجاَه ﷲ َ
وﷲ على ما أقول شهيدا.
أطروحة رقم 105 سنة 2020
الكلمات اﻷساسية:
داء المقومات -اﻻنتشار المصلي -الحمل -التكسوبﻼزما الغوندية -كلميم -المغرب
اللجنة
الرئيس ح .أسموكي السيد
أستاذ في طب النساء و التوليد
المشرف ر .متاج السيد
أستاذ في علم الطفيليات
ا .حجي السيدة
أستاذة في طب العيون
ف .م .ر .ماء العينين السيد
الحكام أستاذ في طب حديثي الوﻻدة
م .المزواري السيد
أستاذ مبرز في علم الطفيليات