Table des matières
Introduction
I/ le principe du règlement pacifique des différents
A/ Fondements théoriques du règlement pacifique
B/ Études de cas sur le règlement pacifique des différends
II/ l’efficacité du règlement pacifique des différents A/ Défis du règlement
pacifique des différends
B/ Études de cas sur le règlement pacifique des différends
Introduction
Le règlement pacifique des différends est un principe central du droit international,
visant à résoudre les conflits entre États sans recourir à l'usage de la force. ce qui nous
mène à notre sujet : le règlement pacifique des conflits est-il un mythe ou une
réalité ?Ce concept s'appuie sur la conviction que la paix et la sécurité internationales
ne peuvent être assurées que par le dialogue, la négociation et l'application du droit.
Le mythe peu être perçu comme une chose non rée,l une légende ce qui est l’opposé
de la réalité .Les outils utilisés à cet effet comprennent la médiation, l'arbitrage, la
conciliation et la Cour internationale de Justice (CIJ). Cependant, malgré ces
mécanismes, il existe de nombreux différends qui échappent à une résolution
pacifique, les États préférant parfois des solutions plus coercitives, voire militaires.
Ce paradoxe soulève la question suivante : le règlement pacifique des différends est-
il réellement efficace ou reste-t-il un idéal souvent contourné dans la pratique des
relations internationales ? Tout le long de notre discours nous ferons part en I/ le
principe du règlement pacifique des différents et en II/ l’efficacité du règlement
pacifique des différents
I/ le principe du règlement pacifique des différents
A/ Fondements théoriques du règlement pacifique
Le droit international repose sur des principes inscrits dans la Charte des Nations
Unies, en particulier l’article 2(3), qui exige des États qu'ils règlent leurs différends
internationaux par des moyens pacifiques. Ce principe est renforcé par l'article 33, qui
détaille les moyens de règlement pacifique des différends, tels que la négociation, la
médiation, l'arbitrage et les recours judiciaires.
I
Les mécanismes de règlement pacifique incluent une variété de méthodes.
Parmi les plus couramment utilisées :
- La négociation, où les parties discutent directement pour trouver une solution.
- La médiation, où un tiers impartial aide les parties à trouver un compromis.
- L'arbitrage, qui implique une décision contraignante rendue par des arbitres
désignés par les parties.
- La conciliation, qui cherche à rapprocher les points de vue par des propositions non
contraignantes.
Ces méthodes sont conçues pour éviter l'escalade des conflits, mais leur succès dépend
largement de la bonne foi des parties impliquées.
B/ Les instances internationales de règlement pacifique
La CIJ, organe judiciaire principal des Nations Unies, est au cœur du système de
règlement pacifique des différends. Elle règle les litiges entre États en se basant sur
le droit international. Cependant, la CIJ n'a compétence que si les États acceptent de
s'y soumettre. En outre, même si la CIJ peut rendre des décisions, elle ne dispose pas
de moyens coercitifs pour les faire appliquer, ce qui limite parfois son efficacité.
Le Conseil de sécurité a pour rôle de maintenir la paix et la sécurité internationales.
Il peut intervenir dans les conflits qui menacent la paix en proposant des solutions
pacifiques ou, en dernier recours, en prenant des mesures coercitives. Cependant,
II
son efficacité est souvent entravée par les intérêts divergents des membres
permanents, qui peuvent utiliser leur droit de veto pour bloquer des résolutions.
Outre la CIJ et l'ONU, plusieurs organisations régionales comme l’Union africaine
(UA) ou l’Organisation des États américains (OEA) disposent également de
mécanismes de règlement des différends. Ces organismes jouent souvent un rôle
crucial dans la prévention et la gestion des conflits régionaux.
II/ l’efficacité du règlement pacifique des différents
A/ Défis du règlement pacifique des différends
Le respect de la souveraineté des États représente un obstacle majeur au règlement
pacifique des différends. De nombreux États hésitent à soumettre leurs différends à
une instance internationale de peur que leur souveraineté ne soit compromise. Cette
réticence peut entraver l'application des décisions rendues par les organes
internationaux.
L’un des plus grands défis du règlement pacifique des différends réside dans
l’absence de mécanismes de coercition contraignants. Contrairement aux décisions
rendues dans les systèmes judiciaires nationaux, les États ne sont pas toujours
obligés de se conformer aux décisions internationales. Cela crée un vide qui
empêche souvent les instances internationales de pleinement exercer leur rôle.
Les conflits d’intérêts géopolitiques entre les grandes puissances, notamment au
sein du Conseil de sécurité, compliquent le processus de règlement pacifique. Le
veto des membres permanents peut paralyser les efforts internationaux de résolution
de conflits, laissant certains différends sans solution durable.
III
B/ Études de cas sur le règlement pacifique des différends
Un exemple réussi de règlement pacifique est le différend frontalier entre le Costa
Rica et le Nicaragua. Ce conflit, qui portait sur la délimitation des frontières fluviales,
a été résolu pacifiquement par la CIJ en 2010, permettant ainsi de préserver la paix
dans la région.
En revanche, le différend en mer de Chine méridionale illustre les limites des
mécanismes pacifiques. Malgré une décision en faveur des Philippines par un
tribunal arbitral international en 2016, la Chine a refusé de reconnaître la légitimité
de cette décision, poursuivant ses revendications territoriales.
Des conflits comme ceux en Syrie et en Ukraine démontrent les difficultés de mettre
en place des solutions pacifiques dans des situations complexes, où les enjeux
géopolitiques et les intérêts stratégiques des grandes puissances entrent en jeu. Ces
exemples montrent que même avec les meilleurs outils de règlement pacifique,
certains conflits restent hors de portée des mécanismes actuels.
• Charte des Nations Unies, Article 2(3) et 33. Disponible sur le site des
Nations Unies : [Link].
• Cour internationale de Justice. « Statut de la CIJ et Règlement pacifique des
différends », Site officiel de la CIJ : [Link].
• Crawford, J. (2012). Brownlie's Principles of Public International Law. 8ème
édition. Oxford University Press.
• Bothe, M. et Partsch, K. (1992). La Charte des Nations Unies : un
commentaire. Oxford University Press.
IV
• Shaw, M. N. (2008). International Law. 6ème édition. Cambridge University
Press.
• Pellet, A. (2009). La Souveraineté dans le Droit International Contemporain.
Revue générale de droit international public.
• Oppenheim, L. (1992). International Law: A Treatise. 9ème édition.
Longmans.
Annexes
Annexe 1 : Charte des Nations Unies – Extraits pertinents
La Charte des Nations Unies constitue l'un des piliers du droit international, encadrant
les relations entre États. Les articles 2(3) et 33, en particulier, posent les bases du
règlement pacifique des différends :
• Article 2(3) : "Tous les Membres de l'Organisation règlent leurs différends
internationaux par des moyens pacifiques, de telle manière que la paix, la
sécurité internationale et la justice ne soient pas mises en danger."
Cet article affirme le principe fondamental selon lequel les différends entre États
doivent être résolus sans recourir à la force, en favorisant le dialogue et la négociation.
• Article 33(1) : "Les parties à tout différend dont la prolongation est susceptible
de menacer le maintien de la paix et de la sécurité internationales doivent, en
premier lieu, rechercher une solution par la négociation, l'enquête, la
médiation, la conciliation, l'arbitrage, le règlement judiciaire, le recours aux
organisations ou accords régionaux, ou d'autres moyens pacifiques de leur
choix."
V
L'article 33 liste les différents moyens disponibles pour les États afin de résoudre
pacifiquement leurs différends, mettant l'accent sur la prévention des conflits armés
en privilégiant des solutions diplomatiques et légales.
Annexe 2 : Organigramme du système de règlement des différends de la
Cour Internationale de Justice (CIJ)
La CIJ est l'un des principaux organes judiciaires du système des Nations Unies,
chargé de résoudre les litiges juridiques entre États et de donner des avis consultatifs
sur des questions juridiques. Voici un aperçu des étapes majeures impliquées dans le
règlement d'un différend soumis à la CIJ :
1. Introduction du différend (Requête initiale)
• Un État présente une requête devant la CIJ, exposant les faits du différend et
demandant une résolution conforme au droit international.
• La requête doit contenir des informations détaillées sur le différend, y compris
la nature de la violation alléguée et les efforts précédents pour résoudre la
question de manière bilatérale.
2. Acceptation de la compétence de la CIJ
• Les deux parties au différend doivent accepter la compétence de la CIJ pour
que l'affaire soit instruite. Cette acceptation peut être préalable (via un traité ou
une convention) ou donnée après le dépôt de la requête.
• Si la CIJ accepte le différend, une audience préliminaire est organisée pour
confirmer les points de litige.
3. Procédure écrite et orale
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• Phase écrite : Chaque partie soumet des mémoires, contre-mémoires et autres
documents juridiques détaillant leurs positions respectives.
• Phase orale : Les parties présentent leurs arguments devant la Cour, avec la
possibilité de faire témoigner des experts et des témoins. Les audiences orales
sont publiques et permettent à la CIJ d'interroger directement les parties.
4. Délibération et décision
• Après avoir entendu les parties, la CIJ délibère à huis clos. La décision finale
est prise à la majorité des juges et publiée dans un arrêt contraignant.
• La décision rendue par la CIJ est définitive et sans appel. Cependant, elle
repose sur la volonté des États de s'y conformer, car la CIJ ne dispose pas de
moyens coercitifs pour faire appliquer ses jugements.
5. Exécution du jugement
• En vertu de l'article 94 de la Charte des Nations Unies, les États membres sont
tenus de se conformer aux décisions de la CIJ dans tout litige auquel ils sont
partis.
• Si un État ne respecte pas la décision de la CIJ, l'autre partie peut saisir le
Conseil de sécurité des Nations Unies, qui a le pouvoir de prendre des mesures
pour faire respecter la décision, bien que ce processus puisse être influencé par
les intérêts politiques des membres du Conseil.
VII