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Récupération Des Hydrocarbures

Le document traite de la complétion des puits d'hydrocarbures, définissant les opérations nécessaires pour transformer un forage en puits de production, et les différents types de liaisons entre les couches et le trou. Il aborde également les types de tubings, la tête de puits, les packers, et les équipements de fond utilisés pour l'exploitation. Enfin, il décrit l'installation de surface, y compris le réseau de collecte et le centre de traitement des hydrocarbures.
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Récupération Des Hydrocarbures

Le document traite de la complétion des puits d'hydrocarbures, définissant les opérations nécessaires pour transformer un forage en puits de production, et les différents types de liaisons entre les couches et le trou. Il aborde également les types de tubings, la tête de puits, les packers, et les équipements de fond utilisés pour l'exploitation. Enfin, il décrit l'installation de surface, y compris le réseau de collecte et le centre de traitement des hydrocarbures.
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Module : Récupération des hydrocarbures

CHAPITRE I : LA COMPLETION

I- LA COMPLETION
I.1- Définition et but de la complétion
La complétion (Fig.1) d’un puits c’est l’ensemble des opérations ayant pour but de convertir un
forage en un puits d’exploitation (de production). Elle dépend de :
- Nature du puits : huile, gaz ou injecteur,
- L’état de consolidation de la couche.
- Le nombre de niveaux productifs.
La complétion est une phase capitale car de son choix dépend le comportement ultérieur du
puits.

Fig.1 : La complétion d’un puits

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I.2- Les liaisons couche –trou


I.2.1- Les liaisons directes : trou ouvert (Open hole)
Le sabot du dernier tubage est positionné au toit de la couche réservoir. La communication est
directe entre la couche est l’intérieur du puits. On distingue deux types de trous ouverts, trou
ouvert non consolidé et consolidé.
a. Trou ouvert non consolidé
Ce mode de complétion (Fig.2a) est simple mais ne peut être utilisé que lorsque on a une couche
constituée d’une roche résistante.
b. Trou ouvert consolidé
Si le réservoir est constitué d’une couche sableuse, des venus de sable et de risques
d’éboulements en cours de l’exploration nous obligent à choisir des méthodes qui consistent à
placer un filtre entre la formation et l’intérieur de sondage ou à consolider le sable de la
formation (Fig.2b). Trois systèmes sont utilisés :
 Trou ouvert consolide par tube perfore (Liner)
Oui consiste à poser au droit de l’intervalle à exploiter un Liner (Fig.3a) muni de fines fentes
longitudinales dont la largeur augmente de l’extérieur ver l’intérieur du puits. Un packer doit
obturer l’espace annulaire entre le sommet du liner et la colonne de production.
 Trou ouvert consolide par un liner en gravier
Un élément filtrant constitué de gravier entassé entre deux enveloppes métalliques cylindriques
perforées (Fig.3b).
 Trou ouvert consolide par un écran de gravier
Le gravier est mis en place entre les parois de la formation et le liner perforé.
I.2.2- Les liaisons indirectes : trou tubé (Cased hole)
Le réservoir est séparé de l’intérieur du puits par une paroi du tubage et un anneau de ciment
(Fig.4). Les fluides passent de la couche magasin à l’intérieur du sondage au travers de petits
orifices crées par perforation du tubage, de l’anneau de ciment et d’une certaine épaisseur de la
couche réservoir. Selon la consolidation de la formation, on distingue trois types de cased hole
(Fig.5).
 Un trou tubé et perforé pour les réservoirs consolidés comme les calcaires
(Fig.5a) ;
 Un trou tubé, perforé et renforcé avec un liner (Fig.5b) ;
 Un trou tubé perforé, renforcé avec un liner et un écran de gravier (Fig.5c).

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I.3- Types de complétions


Dans le cas d’un puits exploitant une seule couche productrice ou réservoir, la complétion
s’appelle la complétion simple, c’est-à-dire un seul tubing et un seul packer (Fig.6). Cependant,
plusieurs couches productives superposées, distinctes, séparées par des terrains imperméables
sont fréquemment rencontrées sur une même structure. Il serait plus économique d’exploiter
ces différents réservoirs avec le même puits en utilisant les complétions multiples.

I.3.1- Complétion simple


La complétion simple correspond à la mise en production d'un niveau dans un seul tube
composée principalement d'un tubing central et d'un packer d’isolation de l’annulaire. Il s’agit
de la complétion associée aux liaisons couche trou étudiée en paragraphe §.I.2. Une vanne de
circulation de fond peut être intégrée dans le tubing.

I.3.2- Complétions multiples


Pour exploiter plus d’un niveau réservoir, trois méthodes sont utilisées :
- Exploitation simultanée des réservoirs mais en maintenant séparés les fluides des
différents horizons comme la complétion double.
- Exploitation successive des différents horizons c’est la complétion sélective.
- Exploitation simultanée en mélangeant dans le puits les fluides des différents horizons
(même fluide) et même pression du gisement.

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CHAPITRE II : TUBING ET TETE DE PUITS

II.1- LE TUBING
 Définition
Le tubing est la conduite verticale d’acheminement des effluents du gisement vers la surface
pour les puits producteurs ou inversement (de la surface vers le gisement) pour les puits
injecteurs d’eau ou de gaz.
 Types de tubings : Tous les tubings sont obtenus par étirage sans soudure, on
distingue les Normaux et les Spéciaux : Hydril, Spany seal, Extreme line
 Diamètre nominal des tubings
C'est le diamètre extérieur du corps du tube (Outside Diameter ou OD), exprimé en pouce et
3/8
fraction de pouce (2 ). Pour les tubings, sont ainsi normalisés par l'API les diamètres
extérieurs figurant dans le tableau ci-après.
Tableau.1 : Diamètres nominaux des tubings normalisés par l'API
(Pouce) 2 3/8" 2 7/8" 3 1/2" 4" 4 1/2"
(mm) 62 73 89 101 114

 Les épaisseurs sont fonction de problèmes de résistance posés.


 Longueurs des tubings : Il existe deux gammes de tubings : 1ère gamme : 6,10 à 7.32
m. 2eme gamme : 8.53 à 9.75 m.
 Les raccordements avec ou sans manchons
Pour les tubings spéciaux, le raccordement se fait à l’aide de joints intégrés pour faire face aux
problèmes d’étanchéité causés par des fortes pressions.
 Raccordement Hydril
Son filetage est cylindrique à double étages, il contient 8 filets trapézoïdaux au pouce.
L’étanchéité est assurée par une partie conique à 14 à l’intérieur et autre portée conique à 60
à l’extérieur. Fig.10f :
 Raccordement Spang Seal
Il contient huit (8) filets triangulaires au pouce, il a un renflement extérieur des extrémités.
L’étanchéité est assurée par portée conique en fin de vissage. Fig.10c.
 Raccordement Extrême line
Il contient six (6) filets trapézoïdaux au pouce. L’étanchéité est assurée par les flancs de filet et
une partie cylindrique en fin de vissage. Il est doté de renflements extérieur et intérieur des
extrémités (Fig.10d).

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II.2- TETE DE PUITS


II.2.1- Introduction
Il est nécessaire d’accrocher le tubing en surface et de prévoir au-dessus de cette ancrage
l’empilage nécessaire de vannes compte tenu des impératifs d’écoulement et de sécurité.

Fig.12 : Tête de puits d’un puits éruptif

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II.2.2- La fixation des tubings


Elle est assurée par la tête du tubing qui est un dispositif fixé sur la tête du tubage par
l’intermédiaire d’une bride d’essai.
 Bride d’essai
C’est une bride spéciale placée entre la tête du tubage et la tête du tubing qui permet d’assurer
l’étanchéité entre les deux annulaires.
 Tête de tubing
La tête de tubing est posée sur ka bride d’essai à la partie supérieure de la tête de tubage. Elle
assure la suspension du tubing et sa communication avec l’extérieur par deus sorties latérales.
 Tête de tubage
C’est la partie la plus basse de la tête, elle est posée au sommet de dernier tubage et permet la
communication de l’espace annulaire avec l’extérieur.
 Les vannes
 Les Vannes maitresses
Leur rôle est l’obturation totale du puits (seule la vanne supérieure est utilisée, la vanne
inférieure est pour le remplacement de la vanne supérieure en cas de sa défectuosité).
 Une croix de circulation avec 2 sorties latérales équipées chacune de
vannes, permettant la communication de l’intérieur vers l’extérieur.
 Vanne de curage (Swab Valve – Crown Valve)
Cette vanne se trouve en haut de l’arbre de Noël et permet un accès vertical à l’intérieur
du puits. En exploitation, cette vanne est normalement fermée.
 Vanne latérale (espace annaulaire)

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III. PACKERS ET EQUIPEMENTS DE FOND

III.1- PACKERS
Le but des packers est d’isoler la couche productrice de l’espace annulaire et d’immobiliser la
colonne du tubing. Cet isolement est réalisé par des garnitures élastiques mises en œuvre au
fond et commandées depuis la surface.

III.2- Catégories des packers


Les packers amovibles : qui font partie du train de
tubing ;
Les packers permanents : ou reforables mis en place en
moyen d’un câble ou tubing et on ne

Exemple type des packers retirables mécaniques : le


packer tv30 Guiberson
 Composition : ce packer est constitué de :
 Mandrin intérieur sur lequel sont vissés le
raccord supérieur portant les garnitures de
clapet et raccord inférieur à ergots.
 Enfiler sur ce mandrin un cylindre à l’on
trouve de haut en bas :
 Siège de de clapet
 Garniture de packer
 Cône
 Douille dans le cône qui retient le cylindre
 Mise en place :
Le tubing arrive à la cote voulue, sera relevé et suivi d’une rotation. Cette rotation va libérer les
ergots de leur logement. La descente du mandrin intérieur entraine alors la siège du clapet donc
le cône qui permet l’ancrage des coins dans le tubage.

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III.3- EQUIPEMENTS DE FOND


On peut trouver des vannes de circulation qui permettent de réaliser la circulation du tubing
vers l’annulaire ou inversement.
On peut trouver aussi des sièges pour vannes à gaz lift ou les sièges pour les pompes de fond.

III.3.1- Les gaz lift (densité faible)


Il a pour but le soulagent de la couche productrice et de lui permettre un plus fort débit.
Deux méthodes sont possibles : Gaz lift continue et Gaz lift intermittent.

 Gaz lift continue


Ce gaz est envoyé par l’annulaire et se mélange dans le tubing. La pression sur la couche est
allégée par suite de la densité moyenne diminuée du fluide.
 Gaz lift intermittent
A intervalle régulier, le gaz est envoyé dans le tubing, il pousse un bouchon de l’huile vers la
surface et la couche soulagée peut ensuite débiter.

III.3.2- Pompage
Le principe du pompage est de fournir de l’énergie pour faire monter une certaine quantité de
fluide contenu dans le puit.
Le mode le plus courant et le plus utilisé est le pompage par pompe à piston et tiges actionnées
depuis la surface.
L’huile est remontée à la surface par un piston se déplacent dans un cylindre. Ces deux organes
sont munis de clapet.
- Lors de la remontions du piston, le clapet de celui-ci est ferme. L’aspiration est la
pression de couche peuvent souleva le clapet du cylindre qui se remplis.
- Lors de la descente du piston, le clapet du cylindre se referme et le clapet du piston
s’ouvre et laisse passer le fluide dans le tubing.
Le piston est actionné depuis la surface par des tiges reliées à un balancier.

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INSTALLATION DE SURFACE

IV- INSTALLATION DE SURFACE

IV.1- LE RESEAU DE COLLECTE

IV.1.1- Rôle
Son rôle consiste à centraliser la production d’un champ en un puit où aura lieu un premier
traitement et l’évacuation vers les raffineries.

IV.1.1-Forme du réseau
On rencontre trois (3) formes de réseaux :
a) Conduites individuelles où chaque puit dispose de son propre pipe (sa propre
conduite) le reliant au centre de traitement.
- Conduite principale dans laquelle se jettent des conduites secondaires.
- Conduites individuelles reliées à un collecteur (manifold).
Ces manifolds permettent de grouper la production de plusieurs puits pour l’acheminer à la
conduite d’un diamètre supérieure à autre manifold au centre de traitement.

IV.2- LE CENTRE DE TRAITEMENT

IV.2.1- But
Le du centre du traitement est de récupérer à partir des effluents des puits la plus grande
quantité possible d’hydrocarbonés et traiter cette production pour satisfaire un certain nombre
d’impératifs.
 Pour les huiles : - Absence de gaz
- Teneur en eau faible.
- Non corrosive
 Pour le gaz : - Absence de l’eau.
- Non corrosifs.
En outre seront nécessaires :
- Un stockage entre le traitement et l’expédition.
- Dès opérations d’expédition.
- Des opérations de comptages pour connaitre les quantités expédiées.
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IV.2.1- Traitement de la production


a) La composition de l’effluent
Les HC en provenance d’un puits sont constitués par un grand nombre de corps diffèrent dont
certains sont gazeux (C1, C2. C3), d’autres liquides (huiles) ou même solides (paraffine).
Dans les conditions de gisement, ces corps étaient associés, mais la diminution de la pression
et la température lors de la remontée font qu’on recueille un liquide et des gazes libres.
Pour pouvoir acheminer cette production vers les bacs de stockage, il faudrait séparer ces
différant corps.
b) Principe d’un séparateur
La séparation est basée sur le principe de la différence de densités, le gaz plus léger que l’huile
et l’eau est évacue vers la parte haute du séparateur et l’eau qui est liquide le plus lourd de
l’effluent est évacué dans la partie la plus basse des séparateurs.
c) Les séparateurs
Il y a des séparateurs horizontaux et des séparateur verticaux, ce sont des cylindres terminés
aux deux extrémités par des fonds bombés. Les fluides pénétrants par une extrémité se trouvent
séparés à l’intérieur de celui-ci.

IV.3- Le stockage
Le stockage de l’huile est fait dans des réservoirs constitués d’un cylindre vertical ayant un
fond plat ou conique et un toit conique. Ils sont munis de :
- soupapes de respiration limitant les surpressions à l’intérieur.
- une prise de jaugeage.
- un trou d’homme.
- une porte de visite à la partie inferieur.

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ECHANTILLONNAGE ET MESURES

V- ECHANTILLONNAGE ET MESURES

V.1- ECHANTILLONNAGE

V.1.1- But
L’exploitation correcte d’un champ et l’estimation de ses réserves nécessite la prise
d’échantillons pour la mesure de certains paramètres.
a) La pression de bulle a de rosée.
b) La quantité de gaz dissous GOR.
c) La viscosité de l’huile.
d) La composition.
L’échantillon peut être prélevé en surface ou au fond d’un puits.
V.1.2- Echantillonnage de fond
On utilise généralement des échantillonneurs à circulation descendus à l’aide d’un câble. La
chambre d’échantillonnage est ouverte aux deux extrémités pendant la descente de l’appareil.
La fermeture des clapets s’effectue lorsque l’échantillon se trouve à la cote désirée.
V.1.3- Echantillonnage de surface
Cet échantillonnage a lieu par prélèvement simultané d’huile, de gaz et d’eau à la sortie d’un
séparateur dans lequel débite le puits (aux 3 sortie du séparateur, au même moment)
V.2- MESURE DE PRESSIONS
V.2.1- Mesures de surface
Pour les mesures de surface, on dispose de manomètres classiques disposés sur la tête du puits.
V.2.2- Mesure de fond
On utilise un appareil Amerada qui est constitué d’un élément de pression et d’un élément
enregistreur.
a) L’électro de pression
Il comprend un soufflet soumis extérieurement à la pression à mesurer. Ce soufflet communique
cette pression à un tube de bourdon hélicoïdal, dont l’autre extrémité libre ayant tendance à
tourner sous l’effet de la pression transmet ce mouvement de rotation à un stylet.
b) L’électro enregistreur
Il est constitué d’un cylindre creux dans lequel coulisse un porte-diagramme qui descend sous
l’effet de son poids. Le mouvement de descente est régularisé par une horloge. Le stylet fixé
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sur l’axe de l’extrémité libre du bourdon comprend une pointe en saffir appuyant sur le
diagramme. On aura suivant l’axe longitudinal un déplacement en fonction du temps et suivant
l’axe transversal un déplacement en fonction de la pression. La composition de ces deux
mouvementés se traduit par une courbe de pression en fonction du temps.

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OPERATIONS DE PRODUCTION

VI- OPERATIONS DE PRODUCTION


VI.1- L’ENTRETIEN DU PUITS
VI.1.1- Nettoyage de fond et des tubings
Le fond d’un puits peut être encombré de dépôts divers (venus de sables, paraffine, etc.) et pour
les éliminer, on utilise les opérations Wire-line (travail au câble) qui consiste à descendre une
capacité au bout d’un câble pour remonter les déblais du fond.
Dans les tubings, les chutes de température et de pression entrainent une diminution du pouvoir
dissolvant de l’huile, ce qui facilite les dépôts de paraffines, des sels divers… etc. Pour les
éliminer on utilise des dispersants chimiques qui sont injectés dans le puits et qui empêchent la
paraffine de se déposer, ou de opérations de grattage.
VI.1.2-L’usure du matériel
On distingue :
e) Les usures par frottement qu’on rencontre surtout sur les puits en pompage
(Frottement des tiges de pompages sur le tubing)
f) Les usures par corrosion qui sont de 3 types :
a) Corrosion chimique due à l’attaque du métal (l’oxygène) l’eau, l’air ou des agents
corrosifs.
b) Corrosion électrochimique qui est une corrosion provoquée par la circulation de courant
vagabonds dans le sol. Ils prélèvent le métal d’une zone positive et change la zone
négative d’hydrogène.
c) Corrosion bactérienne qui résulte de l’action de Ferro-bactéries qui consomment le fer.
Remède : cathodique. Anticorrosifs.

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VI.2- LA RECUPERATION ASSISTEE


Dans la plupart des gisements d’huile, l’extension des fluides ne permet la récupération que
d’une faible partie. Cela conduit aux méthodes assurant un balayage optimal du gisement
par injection de l’eau et injection de gaz.
VI.2.1- L’injection d’eau
L’injection d’eau produit deux types de déplacements de fluides.
a) Un déplacement suivant un front continu. C’est le cas de réservoir de faible volume et
à fort pendage possédant à leur base un aquifère limite. Cet aquifère est alimenté par
des puits injecteurs (PI). La montée de l’eau provoque un drainage vertical du réservoir.
b) Un déplacement radial utilisé pour des gisements plats de grande étendue. Chaque puits
d’injection set placé au centre d’un carré dont 4 puits de production occupent le sommet
des carrés.
VI.2.1- L’injection de gaz
Le drainage par le gaz est moins efficace que celui par l’eau (mouillable) car le gaz ne mouille
pas la roche et se déplace avec l’huile. Il peut être injecté soit dans un gaz cap existant ou
directement dans l’huile après avoir subi les traitements nécessaires.
VI.3- LES STIMULATIONS
Les opérations de stimulations permettent d’augmenter la productivité d’un puits par l’action
sur la perméabilité dans ses alentours.
VI.3.1- L’acidification
De nombreuses roches sédimentaires contiennent une proportion de carbonates solubles dans
les acides tel les CaCO3 et CaMg(CO3)2 ; MgCO3. Dans ces cas on utilise l’injection d’acide
dans les formations productives afin d’élargir les pores et faciliter le drainage de l’huile.
L’acide couramment utilise est HCl dilué à 15.
Mise en œuvre : arrêter la productionacidification  Production).

CaCO3+ 2 HCl CaCl2+ H2O+CO2


VI.3.2- Ia fracturation
Elle consiste à injecter un liquide assez visqueux contenant un agent de soutènement (gravier,
sable ou autres d’élément) de manière à crier au droit de la formation des ruptures dans la
roche. Le fluide de fracturation pénètre alors dans les fissures, entrainant avec lui l’agent de
soutènement qui reste en place et empêche les fractures de se refermer.

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LES ENERGIES DU RESERVOIR

VII- LES ENERGIES DU RESERVOIR


La détermination du mode de mise en production est conditionnée par la connaissance du type
d’énergie qui met en mouvement les fluides que renferme le réservoir.
VII .1- La gravité
Le drainage par gravité intéresse peu de gisements ayant particulièrement un relief élevé, ceci
étant associé à des paramètres pétrophysiques (, k) élevés et une densité d’huile faible. Ce
mode de production intervient essentiellement dans la phase finale dans la vie d’un gisement.
Notes :
Très faible récupération 18%
K, élevés.
Densité et viscosité de l’huile faibles.
VII .2- Compressibilité des fluides
L’huile peut à la faveur des conditions particulières régnant au sui du gisement, présenter des
valeurs de compressibilité non négligeables.
Si la pression du gisement est supérieure à la pression du point de bulle, et au fur et à mesure
que le soutirage (pompage) s’effectue, l’huile restant dans le réservoir se décomprime et occupe
le volume vacant. Lorsque la pression du gisement atteint celle du point de bulle, ce volume est
remplacé par le gaz qui si individualise.
Le taux de récupération lie à la compressibilité de l’huile est généralement faible du fait de la
faible compressibilité de l’huile.

To : Début de production T1 : En cours de production T2 : En cours de production


Huile +gaz dissous Huile +gaz dissous gaz cap
P0 = Pg P bulle P bulle P1P0 P2 P bulle  P
L’huile est comprimée L’huile se décomprime Le gaz s’individualise et
formation du gaz cap
GOR0 GOR1 GOR2

VII.3- Expansion des gaz dissous


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On observe un dégazage de l’huile lorsque la pression de bulle est atteinte et ceci d’autant plus
que le GOR est élevé. Ce dégazage s’accompagne généralement d’une augmentation de la
viscosité qui pourrait nuire à la production. Pour pallier à cet inconvénient, on opère un
repressing par injection du gaz pour diminuer la viscosité. En cours de cette opération,
l’injection et la production se font simultanément.

VII.4- Expansion du gaz cap


A la suite de la mise en production des gisements à gaz cap, ou observe une expansion de celui-
ci qui aura pour effet de compenser la cuite de pression. Ce phénomène est d’autant plus grand
que le GOR est élevé.

VII.5- Drainage par water- drive


Les gisements par water drive correspondent aux gisements ou la pression est transmise par
l’eau qui supporte les HC. Dans ce mécanisme, l’énergie provient principalement d’eau des
limites du gisement et se trouve transmise le long de gradient de la pression au fur et à mesure
de la diminution du volume. Dans le cas d’un water drive actif, la pression exercée sur le contact
gaz-eau ou huile-eau peut être de nature hydrostatique ou hydrodynamique, et se matérialise
par le mainteneur plus ou moins constant de la pression des hydrocarbures au cours de
production. Ce phénomène suppose de bonnes valeurs de k et , et une surface d’action assez
grande.
Ce type d’énergie peut causer des water conning (percées d’eau). Ce phénomène se traduit par
l’occupation du trou de production par les eaux de l’aquifère. Il est provoqué par le taux de
récupération élevé, la différence de viscosité entre l’huile et l’eau et la transmissivité de la
roche. Ainsi, si l’eau pénètre dans le puits, il est impossible à l’huile de recharger les alentours.
Le puits devient producteur d’eau.
La prévention de water conning est le changement de duses pour éviter la récupération élevée.
Le remède en cas de percée est le side track par un forage d’un trou dévié.

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TD 1 : DST
TD 2 : Interprétation des diagrammes de pression

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TD 3 : Les niveaux Hydrauliques


I- Les niveaux Hydrauliques
1. Niveau pseudo-potentiométrique (Hps)
On appelle ainsi, l’équivalent en hauteur d’eau douce (ρ=1) de la pression de couche, ramenée
préalablement à un niveau de référence.
Hps = P x 10 + Z ; Hps en m, P en kg/cm2, Z cote de mesure par rapport au niveau marin.
2. Niveau piézométrique (Hp)
Il correspond à l’équivalent en hauteur d’eau salé (salinité de l’eau récupérée par le test)
de la pression de couche, ramenée préalablement à un niveau de référence.
Hp = P x 10/ρeau + Z
3. Niveau potentiométrique (H)
Il est défini par :

Hp = P x 10/ρmoy + Z

ρmoy est la masse volumique de la colonne d’eau située entre le pont de mesure dans le
réservoir et le point de charge.
( )( ) ( )( ) ( )( ) ( )( )

ρmoy =

ρ0Z0 ρ1 ρ2 ρ3 ρ4

Z1 (ρ0+ρ1)/2

Z2 (ρ1+ρ2)/2

Z3 (ρ2+ρ3)/2

Z4 (ρ3+ρ4)/2

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Exercice
Deux puits A et B touchant le même réservoir.
En A, P = 312 kf/cm2 à -3000 m
En B, P = 100 kf/cm2 à -1000 m
La variation de la salinité en fonction de la profondeur est :
Prof. 0 -1000 -1500 -2000 -2500 -3000
Salinité 0 3 70 100 150 300
(g/l)
Ρ 1 1.015 1.035 1.045 1.070 1.12

On admet une variation linéaire de la salinité entre les différents paliers.


Calculer les différents niveaux hydrauliques des puits A et B.
Puits A :
Hps = 120 m
Hp = -214 m (ρeau = 1.12)

H = +6 m (ρmoy = 1.038)

Puits B :
Hps = 0 m
Hp = -15 m (ρeau = 1.015)

H = -7 m (ρmoy = 1.038)

HA-HB = 6- (-7) = 13 m, dû à l’instrumentation. Il devient important à partir de 50 m.

II. Réalisation des diagrammes pression / profondeur


Ces diagrammes sont des excellents outils pour déterminer les interfaces entre les fluides
présents dans le gisement.
Il faut utiliser la Pression Vierge car la BU est affectée par les poches de gaz.
Raisonner par rapport à des gradients de pression

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III. Calcul du TILT hydrodynamique


En conditions hydrostatiques, la poussée d’Archimède est la seule force qui s’exerce sur une
communication d’huile ou de gaz.

Lorsque l’eau est en mouvement, il se produit une force hydrodynamique qui cause une
inclinaison (TILT) de l’interface H/E ou G/E. cet interface devenant perpendiculaire à la
résultante de la poussée d’Archimède et la force hydrodynamique.

Schéma :

=
GH : Gradient hydrodynamique en m/Km,
I : Inclinaison en m/Km
Si le I est supérieur à celle de la structure, le piégeage est compromis.

Exercice :

Calculer le TILT hydrodynamique de l’interface Hydrocarbure/Eau pour un gradient


hydraulique de 1m/Km de l’eau de densité de 1.12 à la fois dans le cas d’un gaz de densité 0.20
et dans le cas d’une huile de densité 0.85.

Quelle réflexion vous inspire la comparaison de ces résultats ?

Réponse
TILT (Gaz /Eau) = 1 m/Km
TILT (Huile / Eau) = 4 m/ Km.
Le TILT de l’huile est 4 fois plus grand que celui du gaz. En fonction du pendage des couches
réservoirs, l’huile et le gaz peuvent s’individualiser, voire fuir la structure si le TILT est plus
grand que le pendage des couches.

Polycopié réalisé par ZATOUT Merzouk 2018 Page 20

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