Document 388594
Document 388594
outil de vulgarisation
Besoin de conseils
Renouveler les actions sur l'approvisionnement
de vulgarisation en intrants
agricole Le n o u v e a u s y s tè m e n a tio n a l de
vulgarisation agricole ne considère
Une certaine stagnation dans l'a do p pas l'a pp ro visio nn em e nt en intrants
Le contexte tio n par les paysans de n o u v e lle s comme prioritairement de son ressort ;
technologies a été constatée par les s e u ls les in t r a n ts f o u r n is p a r la
institutionnel sociétés de développement. société c o to n n iè re (SOFITEX) sont
accessibles aux paysans. Il peut être
L'INERA (Institut d'études et de très difficile pour les producteurs de
recherches agricoles, Burkina) et le De la centralisation des se procurer des semences améliorées
CIRAD (Centre de c o op ératio n ( c u ltu r e s v i v r iè r e s , fo u r r a g è r e s ,
in te rn a tio n a le en recherche
programmes à une
ligneux), des produits phytosan¡taires
agronomique pour le développement, approche plus participative non spécifiques au cotonnier, etc.
France) ont signé un contrat de recherche
en co op ératio n pour fin a lis e r une Depuis 1987, la vulgarisation agrico
m éthode de conseil de gestion aux le applique le système « formation et Evolution de la demande
exploitations agricoles de la zone ouest visite » qui ne répond que partielle
du Burkina. Cette o p é ra tion de ment aux objectifs assignés. Jusqu'en des producteurs
recherche-action a bénéficié de l'appui
1994, les programmes et les thèmes à en matière de conseil
du programme Formation technique
v u lg a r is e r é ta ie n t d é te r m in é s de
c o ntin ue , ayant pour o b je c tifs le Le niveau te c h n iq u e de n o m b re u x
renforcem ent des compétences m anière centralisée p our de vastes
p r o d u c t e u r s s 'e s t a c c ru et le u rs
techniques des paysans en développant espaces géographiques et pour l'e n
demandes en conseil dépassent les
les documents en langue dioula. Elle a s e m b le des p r o d u c te u r s .
messages techniques trop normatifs
aussi été menée en collaboration avec les Le « cham p école », une anim ation
Centres de promotion agropastorale des qui leurs sont souvent adressés. Les
autour de grands groupes de produc
Hauts-Bassins et de la Boucle du exploitations se sont fortement diffé
teurs, un suivi rapproché de quelques
Mouhoun, chargés de la vulgarisation renciées : les thèmes diffusés doivent
paysans et l'organisation de visites de
agricole. Le projet de développement être adaptés aux besoins spécifiques
cham ps de paysans c o n s titu e n t les
rural intégré des provinces du Houet, de des d ifférents types d 'e x p lo ita tio n .
principaux outils du vulgarisateur de
la Kossi et du Mouhoun, qui cherche à Pour a m é lio re r la v u lg a ris a tio n , il
promouvoir un développement fondé terrain. M algré une v o lo nté récente
faut tenir compte :
sur les initiatives locales, a supporté de fa v o r is e r la p r o g r a m m a t io n
- de l'e n v iro n n e m e n t é c o n o m iq u e
financièrement cette initiative. participative — définition des thèmes
(accès aux intrants et au crédit) ;
p a r les p a ys a n s — et les e ffo r ts
- de l'e nv iro n n e m e n t institutionnel
afin de construire des références et
des o utils renforçant les capacités
des acteurs du développement ;
- de la d iv e r s ité des s itu a tio n s
agricoles ;
- des objectifs des paysans et de leurs
moyens.
opérations de conseil de gestion par Une place très importante est réser
l'a n im a te u r et par les structures de vée aux actions techniques, lors de
recherche et de d éveloppem ent qui discussions en salle et par la mise en
pilotent le projet. place d'innovations sur le terrain. Les
visites de terrain par le groupe, dans
ou hors du v illa g e , o c c u p e n t une
place p rivilé gié e pour d é c o u v rir de
Une liaison forte n o u v e lle s t e c h n o l o g i e s , p o u r
alim enter les discussions en salle et
entre analyse et pratique p o u r é v a lu e r c o n c r è t e m e n t les
résultats.
Tableau 1. Description des exploitations en conseil de gestion dans les villages de Daboura, Pouankuy et Soumousso.
Données issues des carnets remplis par les participants, campagne 1993-1994 (classification automatique ascendante
hiérarchique).
Variable Classe 1 Classe 2 Classe 3 Classe 4 Classe 5 Moyenne
Nombre d'exploitations 18 14 11 7 4 54
Nombre de bœufs de trait 1/1 2,2 1,7 4,7 6,0 2,3
Population active 3,5 5,4 5,5 14,0 18,6 6,9
Productions agricoles
Surface totale (ha) 2,9 4,4 6,7 13,0 21,9 6,8
Surface par actif (ha) 0,8 0,9 1,2 1,1 1,2 1,0
Surface par bœuf de trait (ha) 1,1 1,9 3,7 2,7 3,7 2,3
Surface jachère / surface totale (%) 84 40 66 52 1 59
Surface cotonnier/surface cultivée (%) 1 22 39 22 44 20
Surface maïs / surface cultivée (%) 26 38 19 21 21 27
Dose engrais (kg/ha) 56 95 111 91 106 85
Rendement coton (kg/ha) - 1 180 1 326 1 178 1 485 855
Rendement maïs (kg/ha) 1 366 2 229 1 032 1 515 1 437 1 546
Cheptel
Nombre de bœufs hors trait 0,5 0,1 1,1 13,1 15,5 3,3
Nombre de têtes de petit bétail 4,7 12,6 4,1 18,6 32,0 10,4
Données économiques
Trésorerie (kF CFA) -1,7 80,6 355,8 185,3 1 617,0 236,6
Trésorerie / actif (kF CFA) -1,2 12,3 62,7 15,3 90,6 24,3
Dépense / recette 1,33 0,67 0,26 0,39 0,24 0,74
Céréales disponibles par personne (kg) 359 690 174 987 764 648
On note des situations très diverses parmi les participants aux séances de conseil de gestion. Ainsi, il est possible de distinguer :
- des exploitations avec une trésorerie largement déficitaire et un excédent céréalier favorable (classe 1) ;
- des exploitations avec une forte trésorerie par actif (forte surface en coton, bon rendement) mais un déficit céréalier (classe 3) ;
- des exploitations avec une forte trésorerie par actif et un excédent céréalier confortable (classe 5) liés à une forte surface en
cotonnier et à de bons rendements tant sur maïs que sur coton ;
- des exploitations ayant produit beaucoup de céréales, peu de coton et se retrouvant avec une faible trésorerie (classes 2 et 4).
3. Production végétale 3.1. Situation de la campagne en cours (écoulée) année 1994 / 1995
Superficie (ha)
Production (kg)
Rendement (kg/h a)
Cultures NPK Urée Fumure orgnanique Préparation du sol Semis 1er Buttage
dates : sarclage dates :
Nbre k g /h a Nbre kg /h a Natures Charette Quantité A ttelé/ Type début et dates : début et
de de nombre t/ha manuel fin début et fin
sacs sacs
fin
Cultures Superficie Produit Quantité Quantité Cultures Superficie Produit Nombre de Quantité Quantité
(ha) (nom) totale (litre) (litres/ha) (ha) (nom) traitements totale (litres) (litres/ha)
Le suivi des cultures est effectué à partir de ce questionnaire. Les échanges portent sur l'explication de notions relativement abstraites pour les agriculteurs :
le rendement, la dose d'engrais. Ensuite, des questions techniques sont posées : à quelle date doit-on semer chaque culture ? Quelle préparation du sol
peut-on envisager ? Comment peut-on gérer le calendrier des travaux ?
p la c e des in n o v a tio n s , o rg a n is e n t
L'extension a v e c l 'a p p u i de l ' a n i m a t e u r des
visites commentées à l'intention des
des résultats autres paysans du villa ge ou même
Le tableau 2 d on n e une estim ation des villages voisins. Les agriculteurs
des actions techniques réalisées par c o m m e n te n t leurs propres réalisa
les paysans. tio n s . Le c o n s e ille r c o m p lè te les
in f o r m a t i o n s p o u r r e la n c e r les
De n om b reu ses rech e rch e s o n t
débats. En moyenne, 4 visites c o m
dém ontré q u 'u n taux de 30 % d 'e x
mentées par village et par an ont pré
plo itatio ns touchées par les actions
senté des réa lis a tion s récentes. La
de vulgarisation agricole est un bon
participation du p u b lic à ces visites
Séance de conseil de gestion : score (RÕLING, 1988). Le nombre de
est i m p o r t a n t e , a t t e ig n a n t 2 0 à
p a rtic ip a n ts rég uliers aux séances
remplissage du carnet 50 personnes.
re p ré s e n te 5 à 10 % du to ta l des
d'analyse de l'exploitation.
C lic h é P. Kleene
exploitations des villages concernés
par l 'o p é r a t i o n c o n s e il de Les séances élargies
g e s tio n . Il est d o n c nécessaire de
to u c h e r une plus large frange d 'e x
de conseil de gestion
p l o i t a t i o n s . O r , les p a y s a n s en Des séances de co nse il de gestion
conseil de gestion — souvent alpha élargies à des notables de quartier et
bétisés — peuvent jo u e r un rôle de à d'autres leaders d 'o p in io n permet
relais à l'égard des autres paysans de tent de faire connaître à l'ensemble
leur village. Plusieurs voies o n t été du village les travaux du groupe, de
prospectées. m ie u x c e r n e r les b e s o in s d 'u n
ensemble plus vaste de paysans et de
définir les modalités de diffusion des
Les visites commentées innovations techniques. Ces séances
Les p r o d u c t e u r s , p a r t i c i p a n t au d o n n e n t égalem ent une reconnais
co ns e il de gestion et ayant mis en sance sociale aux jeunes paysans en
conseil de gestion. Elles constituent
Tableau 2. Estimation des réalisations techniques entreprises par des paysans aussi un v é h ic u le de l'in fo r m a tio n
participant au conseil de gestion. technique et économique, nécessaire
à la promotion d'innovations.
Réalisations techniques 1993 1994
Nombre de villages concernés 3 32
Nombre de paysans participant au conseil de gestion 45 440 Les paysans animateurs
Aménagement des exploitations Un c e rta in n o m b re de paysans en
Pépinière individuelle 8 32 conseil de gestion acceptent égale
Défriche contrôlée 2 5 m ent de jo u e r un rôle d 'a n im a tio n
Cordons pierreux - 33 pour les paysans de leur quartier qui
Bande d'Andropogon gayanus ou de ligneux 8 24 s o uh aite ra ie n t d é v e lo p p e r certains
Haies vives impénétrables 12 55 thèmes dans leurs e xploita tion s. Ils
Plantation d'arbre (bosquet, etc.) 2 22 p a rtic ip e n t à la diffusion de l'in fo r
mation en s'appuyant sur des fiches
Intégration agriculture-élevage
Stockage de résidus de récolte 36 250 techniques écrites en langue verna
Sole de fourrage pérenne (Stylosanthes) 7 36 culaire ou recensent des besoins en
Sole de fourrage annuel (maïs + dolique, sorgho fourrager) 31 43 intrants pour le service de vulgarisa
Etables et fosses fumières 19 68 t i o n . Les sé a n c e s de c o n s e il de
Complémentation des bœufs de trait (aliment concentré) 19 30 gestion perm e tte nt de ré flé c h ir sur
l'o r g a n is a tio n à a d o p te r, s o u v e n t
Complémentation des vaches allaitantes (idem) - 20
différente selon les villages.
Intensification et diversification
Travail du sol en sec 2 15
Expérience à Soumousso
Utilisation de fumier 3 60
En 1994, après une année d 'e x p é
Utilisation d'un semoir mécanique - 5
r ie n c e a v e c 10 p a y s a n s de S o u
Sarclage au mono-bœuf (maïs, riz) 2 8
mousso, en relation avec la SOFITEX,
Lutte étagée ciblée sur cotonnier 30 150
il a été décidé d'étendre la pratique
Riz pluvial 20 115
de la lutte étagée c ib lé e à tous les
p ro d u c te u r s de c o to n du v illa g e .
Des paysans animateurs ont assuré la Les perspectives
f o r m a t i o n et le s u iv i des a u tre s
Cette a p p ro c h e de l'a n im a tio n en
paysans.
m ilieu rural, fondée sur le conseil de
Il est ressorti qu'un e telle approche
gestion à travers des paysans alpha
p o u v a i t ê tre e f f ic a c e d a n s les bétisés, sem ble bien adaptée p o u r
conditions suivantes : améliorer la gestion des systèmes de
- le paysan animateur est reconnu et p r o d u c t i o n , au f o n c t i o n n e m e n t
n o m m é par un g ro up e hom og èn e souvent co m p le x e , en intégrant les
socialement ; préoccupations du maintien de la fer
- l 'a c t i v i t é de f o r m a t i o n est tilité des sols et de d u ra b ilité de la
compatible avec celles du formateur ; production agricole.
- le g r o u p e c i b l e est de t a i l l e
modeste ;
Un ensemble d'outils
- les champs suivis sont relativement
Discussion au champ
des innovations proposées.
proches les uns des autres. disponibles
C lic h é P. Kleene A l'h eu re actuelle, un ensemble de
Afin de renforcer les activités de for produits est disponible et peut favori
mation des producteurs par les p ro ser les opérations de développement
ducteurs, une séance de formation a du conseil de gestion aux e x p lo ita
regroupé, début 1995, une trentaine tio n s (ta b le a u 3). Les résu ltats de
de paysans animateurs d'une dizaine recherche d oivent être approfondis,
de villages. en particulier en ce qui concerne la
capacité de la méthode à toucher des
paysans non alphabétisés, la possibi
Animation pour le plus lité des paysans animateurs à obtenir
grand nombre des résultats significatifs, l'adaptation
de la méthode à des productions spé
Il reste q u 'u n e ffo rt im p o r ta n t de cialisées com m e l'élevage, le maraî
recherche d o it être encore consenti chage, etc. Néanmoins, à la suite des
p o u r a m é lio re r les p ro p o s itio n s et premiers résultats, il paraît possible
d é v e lo p p e r des o u tils d 'a n im a tio n d'étendre l'expérience à un nombre
p our des paysans non alphabétisés. im p o rta n t de v illa ge s dans la zone
Une meilleure caractérisation socio- c o to n n iè re . Cette étape est é g a le
lo g i q u e du r ô le e t du p r o f i l des m e n t n é c e s s a ire p o u r v a li d e r la
paysans a nim a te u rs est é ga le m e n t méthode à une échelle significative.
indispensable.
L'intensification et la diversification Cette opération demande que les bœufs soient en bon état à
cette période de l'année et, donc, aient bénéficié d'une
Promouvoir une agriculture durable, c'est aussi s'assurer du alimentation complémentaire.
développement d'une agriculture qui génère des revenus
attractifs pour les producteurs. Aussi, de nombreuses actions Nouveau programme de protection du cotonnier
touchent à l'intensification des systèmes de production.
Un travail important a été également mené, en relation avec la
Cette intensification passe par le développem ent de la Société burkinabé des fibres textiles et le programme coton de
tractio n anim ale qui permet une m eille ure gestion du l'INERA, pour proposer un nouveau programme de protection
calendrier cultural, un accroissement de la productivité phytosanitaire du cotonnier, la lutte étagée ciblée. Il s'agit de
du travail induisant une augmentation du revenu monétaire. c o m b in e r des traitem ents insecticides systématiques
Les exploitations concernées peuvent ainsi plus aisément sur cotonnier tous les 15 jours, mais à dose réduite, avec des
acquérir des facteurs de production. traitements supplémentaires, non obligatoires, fonction de la
nature et de l'intensité du parasitisme. Cette technique, qui
Stimuler l'équipement doit être maîtrisée par chaque paysan volontaire, implique
En 1993, dans le village de Soumousso, une réflexion a été un e ffo rt de fo rm a tio n im portant. Si elle est c o nd uite
conduite, pour aider des paysans volontaires à s'équiper, en convenablement, elle entraîne des économies substantielles et
raisonnant leur endettement en fonction de leurs besoins assure une meilleure protection des cotonniers.
et de leurs capacités financières actuelles et futures. De cette
Diversification des cultures
manière, le groupement villageois a été mieux à même
de négocier, pour le compte de 15 producteurs, un crédit La d iv e rs ific a tio n des cultures est une nécessité pour
d'équipement auprès de la Caisse nationale de crédit agricole. les paysans soucieux de répartir les risques encourus.
L'introduction de variétés de riz pluvial, mises au point par
Am éliorer le travail du sol
le programme riz de l'INERA, mais peu ou pas diffusées,
Quelques paysans en culture attelée, soucieux de préparer constitue une opportunité fort appréciée. La dévaluation a
précocement leur campagne agricole, sont intéressés par des accéléré l'intérêt de paysans disposant de terres en bas de
techniques de travail du sol en sec, qui permettent une pente pour cette nouvelle culture qui exige toutefois des soins
meilleure infiltration dans le sol des premières pluies. Ils peu relativement intensifs. Les paysans sont donc demandeurs de
vent alors semer plus tôt certaines cultures (maïs, cotonnier). conseils dans ce domaine.
au Burkina Faso, permet de promouvoir des actions de to in tro du ce , and p a rticip a te in fie ld visits. Some BENOIT-CATTIN M. (éditeur), 1986. Les
formation pour les paysans, tout au long de l'année et subsequently become anim ators in th eir village. As unités expérimentales du Sénégal. ISRA-CIRAD-
FAC, CIRAD , M o n tp e llie r , France,
sur des points d 'actualité du calendrier agricole. Le conceived in Burkina, management advice, an aid to
500 p.
système « formation et visite » de vulgarisation n'est que animation between adviser and farmers, gives greater
BENOR D., BAXTER M ., 1984. La
partiellement adapté aux demandes des agriculteurs, les importance to participatory methods — with a small
vulgarisation agricole par la form ation et les
propositions techniques étant encore trop normatives ou group of literate farmers and documents written in the visites. Banque mondiale, Washington, Etats-
peu adaptées à la diversité des situations. Le conseil de national Dioula language — and is complementary to Unis, 191 p.
gestion est une méthode qui prend en compte l'ensemble national extension methods. This method has recently BONNAL P., 1994. Conseil de gestion en
de la situation d'une exploitation et cherche en dialogue been applied in about 40 villages and could be extended exploitations agricoles, expérience française
to numerous other villages in the cotton growing region. appliquée au cas du Venezuela. Document de
avec le paysan, un cheminement d'am élioration sur
tra v a il du CIRAD-SAR, 4. CIRAD-SAR,
plusieurs années. Une méthodologie de recherche-action Montpellier, France, 88 p.
Keywords : cotton, managem ent advice, production
a été déve lop p ée par une équipe d 'a g e n ts de CHOMBART DE LAUWE j „ POITEVIN J.,
system, extension, rural animation, Burkina.
développement et de chercheurs, fondée sur les acquis de TIREL j.-C ., 1963. N o u v e lle gestion des
la recherche, de la vulgarisation et de l'alphabétisation exploitations agricoles. 2e édition. Dunod, Paris,
en milieu rural. L'analyse des exploitations est réalisée France, 509 p.
en se ré fé ra n t à des e nquêtes. Cette m éthode DJIGUEMDE A., FAURE C., KLEENE P.,
O U E D R A O G O S., 1994. M ise au p o in t et
d'animation s'adresse à des volontaires, constituant des G. FAURE, P. KLEENE, S. OUEDRAOGO — El consejo
introduction d'une méthode de conseil de gestion
groupes de 10 à 20 personnes. Les paysans complètent le de gestion de las exploitaciones agrícolas del aux e x p lo ita tio n s a g rico le s dans la zone
carnet rédigé en français ou en dioula renseignant sur Oeste de Burkina, una herramienta de cotonnière de l'Ouest du Burkina Faso. Rapport
l'e x p lo ita tio n , discutent en groupe des innovations annuel, INERA-CIRAD, Bobo-Dioulasso, Burkina,
vulgarización.
99 p.
techniques possibles à introduire, participent à des visites
Mediante el método del consejo de gestión, elaborado
de terrain ; certains deviennent par la suite animateurs FAURE G., 1994. Mécanisation, productivité
recientemente en Burkina, se trata de promover acciones du travail et risques : le cas du Burkina Faso.
dans leur village. De par sa conception au Burkina, le
de formación de los campesinos, durante todo el año, Economie Rurale 219 : 3-11.
conseil de gestion, outil d'animation entre un conseiller et
respecto a puntos de actualidad del calendario agrícola. FAYOLLE A., K A IG A M A Y., 1994.
les paysans, accorde plus d'importance aux méthodes F onctionnement des groupements villageois
El sistema "formación y visita" de vulgarización ya no se
participatives — avec un petit groupe de lettrés et des producteurs de coton dans l'Ouest du Burkina
adapta a las demandas de los agricultores y, por otro
documents rédigés en langue nationale dioula — et Faso. Diagnostic et p ropositions. CNEARC,
lado, la d eterm inación de los temas es demasiado Montpellier, France, 94 p.
vie n t en com plém ent des méthodes n ationales de
centralizada. El consejo de gestión es un método que
vulgarisation. Cette démarche a concerné récemment une KLEENE P., KONE Y., 1988. Le conseil de
toma en cuenta la situación global de una exploitación y gestion com m e m éthode de recherche-
qua ra nta in e de villages et peut être étendue à de
busca, en diálogo con los campesinos, una via de mejora développement. L'expérience du Mali. In Farming
nombreux villages de la zone cotonnière. Systems Research, Extension Symposium, 9-12
para varios años. Un equipo de personal de desarrollo e
décembre 1988, Fayetteville, Etats-Unis, 23 p.
Mots-clés : cotonnier, conseil de gestion, système de investigaciones ha desarrollado una metodologia de
in vestiga ció na cció n basada en los logros de la KLEENE P., SA NO G O B., VIERSTRA G.,
production, vulgarisation, animation rurale, Burkina.
1989. A p a rtir de Fonsébougou. IER-KIT.
investigación, la vulgarización y la alfabetización en
Amsterdam, Pays-Bas.
medio rural. El análisis de las exploitaciones se realiza
OUEDRAOGO S., KLEENE P., FAURE G.,
refiriéndose a encuestas. Este método de instrucción está
DJIGUEMDE A., 1995. Le conseil de gestion
destinado a voluntarios que constituyen grupos de entre com m e n o u v e lle fo rm e d'assistance aux
G. FAURE, P. KLEENE, S. OUEDRAOGO — Farm 10 y 20 personas. Los campesinos completan fichas exploitations agricoles : cas du Burkina Faso.
management Group Counselling in West Agricultural Systems in Africa 5 (1) : 34-43.
(redactadas en francés y en diula) con datos sobre su
Burkina, an extension tool. exploitación, discuten en grupo de las innovaciones OUEDRAOGO S., 1995 . Mode d'accès à la
The method of management advice, developed recently terre et efficacité des exploitations agricoles dans
técnicas que se pueden introducir, participan en visitas en
la zone Ouest du Burkina Faso. Système Agricole
in Burkina, involves promotion of training activities for el terreno y algunos llegan a ser después instructores en en Afrique 3 (1) : 84-94.
the farmers throughout the year and on points of topical sus pueblos. Debido a su concepción en Burkina, el
RAYM O ND G., KABORE D., 1995. Aide
interest in the agricultural calendar. The «Training and consejo de gestión, que es una herramienta de instrucción mémoire de la mission d'évaluation du contrat de
Visit» system of extension is no longer suited to farmers' e n tre un consejero y los cam pesinos, o to rg a más recherche en c o o p é ra tio n . INERA-CIR AD.
requirements. Moreover, choice of the subjects covered importancia a los métodos participativos (con un pequeño CIRAD-CA, Montpellier, France, 27 p.
rem ains overcentralised. Farm M anagem ent Group grupo de alfabetización y documentos redactados en la RÕLING N., 1988. Extension science,
Counselling is a method that takes account of the whole information systems in agricultural development.
lengua nacional d iula ) y complementa los métodos
Cambridge University Press, Cambridge, Grande-
situation of a farm and seeks progressive improvement nacionales de vulgarización. Este procedimiento se aplicó Bretagne, 233 p.
over several years, in dialogue with the fa rm e r. A re cie ntem en te a unos cu arenta pueblos y puede
SCHWARTZ A., 1981. L'exploitation agricole
methodology of action-research has been developed by a extenderse a numerosos pueblos de la zona algodonera. de l'aire cotonnière burkinabé : caractéristiques
team of development agents and researchers, based on sociologiques, démogra-phiques, économiques.
Palabras clave : algodonero, consejo de gestión, sistema Document de travail, ORSTOM, Ouagadougou,
the results of research, and on extension and literacy
de producción, vulgarización, instrucción rural, Burkina. Burkina, 88 p.
campaigns in the rural environment. Farm household