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Programme d’Appui à l’Amélioration des Finances Publiques
au Mali (PAAMEFIP)
RAPPORT ETAT DES LIEUX
Recouvrement des Ressources Fiscales et Taxes spécifiques des
Collectivités Territoriales
Réalisé par :
Mme Stéphanie ISNARD en Janvier 2020
Experte Technique Internationale auprès de la Direction
Nationale du Trésor et de la Comptabilité Publique (DNTCP)
Version du : 14 Janvier 2020
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SOMMAIRE
SYNTHESE ........................................................................................................3
POINTS FORTS/ POINTS DE FRAGILITE .............................................................4
1.CONTEXTE DE L’APPUI TECHNIQUE ...............................................................5
1.1.CONTEXTE GENERAL ..............................................................................5
1.2. MODE OPERATOIRE DE L’EXPERTISE ......................................................6
2.ASPECTS REGLEMENTAIRES ..........................................................................8
2.1.DIFFUSION ET APPROPRIATION DE LA REGLEMENTATION ......................8
2.2.EVOLUTIONS ATTENDUES ......................................................................9
3.DETERMINATION DES RESSOURCES FISCALES ET DES TAXES LOCALES ET DES
SERVICES EN CHARGE DE LEUR GESTION ....................................................... 10
3.1.CADRE GENERAL .................................................................................. 10
3.2.CAS PARTICULIER DES COMMUNES DU DISTRICT DE BAMAKO ............. 12
3.3. RENDEMENT DES RECETTES DANS LES COMMUNES PILOTES
ORGANISATION CIBLE ................................................................................ 12
3.4. ORGANISATION CIBLE ........................................................................ 13
4.ORGANISATION OBSERVEE DANS LA GESTION DES RESSOURCES FISCALES ET
DES TAXES LOCALES DONT LA DETERMINATION DE L’ASSIETTE EST CONFIEE AUX
COLLECTIVITES LOCALES ................................................................................ 16
4.1.COLLECTE DES FONDS EN REGIE ........................................................... 16
4.2.MOYENS INFORMATIQUES................................................................... 17
4.3.ORGANISATION SOCIALE...................................................................... 18
5.VOIES POSSIBLES D’AMELIORATION ............................................................ 19
5.1.OBJECTIF GENERAL .............................................................................. 19
5.2.OBJECTIFS SPECIFIQUES ....................................................................... 19
6.ANNEXES .................................................................................................... 20
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SYNTHESE
Le Mali s’est engagé dans la décentralisation, et à ce titre, les collectivités bénéficient du
transfert d’un nombre important de catégories d’impôts et taxes.
Ainsi, depuis novembre 2018, le recouvrement doit être confié au comptable du trésor du fait
de la loi 208-062 du 5 novembre 2018.
Lors du présent état des lieux, il s’avère que les difficultés et les écarts à la réglementation
conduisent à un manque de transparence dans la gestion des ressources collectées. Le
dispositif est organisé essentiellement autour de la collecte des taxes et redevances, par
l’intermédiaire d’une régie de recette, sans émission ni prise en charge par le comptable public
des rôles associés aux taxes.
De ce fait, l’information financière est incomplète du fait de l’absence de suivi des dettes des
redevables et usagers de la collectivité, et du défaut de dispositif permettant de constituer dans
la comptabilité du comptable les états des restes à recouvrer.
De plus, la sécurisation des flux financiers n’est pas assurée, car il a été constaté que le
contrôle des régies est insuffisant.
Lors des travaux sur place dans les communes pilotes, l’expert a pu constater dans certaines
des communes la méconnaissance de certains textes, notamment la loi N°2018-062 du 05
novembre 2018 portant modification de la loi N°2011-036 du 15 juillet 2011, et un défaut de
maîtrise de ces deux textes.
Le recensement des redevables apparaît parfois incomplet et il a été observé des défaillances
multiples dans l’application des textes. Ainsi, l’assiette apparaît insuffisamment maîtrisée.
De plus, les outils informatiques utilisés ne sont pas uniformisés au niveau des communes.
Concernant le réseau du Trésor, l’outil dédié Colloc est déployé sur l’intégralité des communes
pilotes et sur une grande partie des recettes perceptions du réseau du Trésor.
Cependant, l’outil Colloc doit évoluer pour satisfaire aux exigences techniques et
réglementaires du recouvrement.
Afin de parvenir à une situation stabilisée au regard de l’application de la réglementation et de
la sécurisation de l’assiette et des flux financiers, il est proposé prioritairement :
- d’accompagner les communes dans la confection des rôles pour les taxes relevant de
droits constatés ;
- de sécuriser l’activité des régies, laquelle sera recentrée sur la perception des taxes
relevant des droits « au comptant » ;
- de soutenir l’évolution de l’application informatique du trésor Colloc pour permettre la
prise en charge des rôles et le suivi des redevables sur plusieurs années.
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POINTS FORTS / POINTS DE FRAGILITE
Points forts Points de fragilité Pistes d'amélioration
Diffusion et accès à la réglementation nécessaire au bon exercice des missions
Déploiement d'adresses mail professionnelle pour les
cadres des services déconcentrés de la DNTCP.
Sensibilisation à la nécessité de traiter régulièrement
les courriels du service.
Cadres supérieurs d'un Organisation observée
niveau de compétence et de la diffusion de la Renforcement des moyens d'accès à l'information par
d'implication très élevé, et réglementation le renforcement des moyens d'accès à l'internet.
ayant une bonne inefficace, coûteuse et
connaissance de la chronophage. Pour tout sujet lié à ce déploiement, il convient de se
réglementation. rapprocher de la CARFIP, qui appui les structures
opérationnelles dans le cadre de la mise en œuvre du
Textes disponibles sur le PREM.
site du SGG.
Utiliser le site internet de la DNTCP pour renforcer la
diffusion de la réglementation.
Dispositif organisationnel
Chez l’ordonnateur
Recensement des Mise en œuvre du Mise en place d’une organisation dédiée conforme à la
personnes devant recouvrement au niveau réglementation en vigueur.
s’acquitter des taxes et de la commune, dans un
redevances. dispositif traditionnel Confection des rôles par la commune puis transmission
organisé autour du pour la prise en charge et le recouvrement au
Fonds reversés au régisseur (agents de comptable public de la commune.
comptable public par recouvrement
l’intermédiaire de régies de communaux, agents
recettes collecteurs.)
Organisation des régies
Mise en place des Contrôle insuffisant du Pour les recettes relevant d’un dispositif en régie, mise
régisseurs conformément à comptable public sur les en œuvre des contrôles “sur place” réguliers par le
la réglementation. régisseurs. comptable public.
Dispositif informatique chez les ordonnateurs et chez les comptables
Chez l’ordonnateur Absence de compatibilité Mise en place d’un dispositif permettant les interfaces
Présence d’outils variés des outils informatiques entre les outils informatiques des collectivités et l’outil
permettant le suivi des ordonnateur/comptable. COLLOC du Trésor Public, pour le prise en charge des
éléments budgétaires. redevables et le suivi du recouvrement.
Chez le comptable
Outil COLLOC, déployé Absence de possibilité de Mise à jour de l’outil Colloc pour l’adapter aux exigences
dans toutes les structures prise en charge des rôles de la prise en charge des rôles et au suivi du
comptables dédiées à la collectifs dans Colloc. recouvrement.
gestion des collectivités
territoriales.
5
1. CONTEXTE DE L'APPUI TECHNIQUE
1.1. CONTEXTE GENERAL
Depuis 1999, le Mali a choisi dans son modèle de gouvernance, de prendre appui sur la
décentralisation pour son développement économique, social et culturel.
La loi n°93-008 du 11 février 1993, modifiée, déterminant les conditions de la libre
administration des Collectivités territoriales, remplacée par la loi N°2017-052 du 2 octobre
2017 a prévu le transfert par l’Etat, des compétences et des ressources aux Collectivités
territoriales.
Au titre du transfert des ressources fiscales, la loi N°2011-036 du 15 juillet 2011 relative aux
ressources fiscales des communes, des cercles et des régions consacre le transfert d’un
nombre important de catégories d’impôts et taxes au profit des Collectivités territoriales.
De même, cette loi confie l’administration et le recouvrement de ces différents impôts et taxes
à différents acteurs à savoir : la Direction Générale des Impôts (DGI), la Direction Nationale
des Domaines, les services propres des collectivités territoriales.
Les services du Trésor, assurent la fonction de comptable public des collectivités territoriales,
et ont pour rôle principalement l’encaissement des recettes, le paiement des dépenses et la
tenue de la comptabilité.
Les résultats atteints sont en deçà des attentes et la plupart des communes restent toujours
confrontées à la faiblesse de leurs ressources propres, du fait essentiellement des moyens
d’actions dont elles disposent, et d'un mode de gestion très “traditionnel” de la collecte des
taxes, caractérisé par la faible maitrise du potentiel fiscal, des difficultés de recensement de la
matière imposable, du fonctionnement non coordonné et défaillant de la chaine fiscale et des
structures en charge du recouvrement des recettes.
Aussi, pour pallier le dysfonctionnement de la chaine fiscale et améliorer les ressources
financières des collectivités territoriales, les nouveaux textes issus de la transposition de la
Directive N°01/2011/CM/UEMOA du 24 juin 2011 portant régime financier des Collectivités
territoriales au sein de l’UEMOA ont apporté plusieurs changements dans le rôle de certains
acteurs chargés de l’administration et de la gestion des impôts et taxes des collectivités
territoriales.
Ainsi, la loi n°2018-062 du 05 novembre 2018 portant modification de la loi N°2011-036 du 15
juillet 2011 relative aux ressources fiscales des communes, des cercles et des régions confie
dorénavant aux services du Trésor, la prise en charge et le recouvrement des taxes spécifiques
et des redevances instituées par les Collectivités territoriales prévues aux points 3 et 4 de
l’article 3 de la loi n°036 ci-dessus citée.
A ce jour, l’organisation mise en place n’est pas conforme aux cadre législatif et réglementaire,
et la présente mission a pour objectif de mobiliser une assistance technique auprès de la Di-
rection Nationale du Trésor et de la Comptabilité Publique, afin d’accompagner la mise en
œuvre d’une organisation permettant d’exercer le recouvrement et son suivi, ainsi que la mo-
dernisation de la gestion financière et comptable des collectivités locales.
6
Ainsi, tenant compte de la nouvelle mission du Trésor dans le recouvrement des taxes
spécifiques des collectivités territoriales et la prise en compte des innovations dans les outils
de gestion, il est apparu nécessaire de recourir aux services d’un prestataire externe pour
accompagner la Direction Nationale du Trésor de la Comptabilité Publique à mettre en place
un dispositif opérationnel de mobilisation des taxes spécifiques et les innovations édictées par
le régime financier des collectivités territoriales.
Pour ce faire, le Ministère de l’Economie et des Finances se propose par l’entremise du
Programme d’Appui à l’Amélioration des Finances Publiques du Mali (PAAMEFIP) de disposer
d’une expertise perlée pour accompagner la Direction Nationale du Trésor et de la
Comptabilité Publique dans la bonne identification des taxes mentionnées dans la Loi
n°062 du 5 novembre 2018 relative aux ressources fiscales des Communes, des Cercles
et des Régions, les modes de recouvrement les plus adaptés ainsi que la modernisation
de leur gestion financière et comptable.
1.2. MODE OPERATOIRE DE L'EXPERTISE
Une première phase de travail a permis de dégager un état des lieux1, à travers des réunions,
des rencontres, des entretiens et des constats sur place dans les communes pilotes.
Des cadres des services centraux, des cellules d’appui et des représentants de directions
nationales ont été rencontrés, ainsi que des personnels et cadres des structures
déconcentrées de la Direction Nationale du Trésor et de la Comptabilité Publique.
Pour mener la présente expertise, il a été désigné cinq communes pilotes, lesquelles
permettront d'une part d'examiner le dispositif, et d'autre part d'être parties prenantes des
différents travaux et des expérimentations proposées par la suite, lors des prochaines phases
de travail.
Les cinq communes pilotes retenues sont :
- La commune VI de Bamako,
- La commune de Kalabancoro,
- La commune de Kati,
- La commune de Pèlengana,
- La commune de Sébékoro.
La Commune VI de Bamako est l'une des six communes que compte le district. Elle se subdivise
en plusieurs grands quartiers qui sont au nombre de dix (10) : Sogoniko, Magnambougou, Soko-
rodji, Missabougou, Faladiè, Niamakoro, Djandjiguila, Banakabougou,sénou , Yirimadjo.
La grande mairie de la commune se situe à Sogoniko et gère quatre mairies secondaires situées
à Magnambougou, Banakabougou, Senou et Faladiè. La commune compte aussi trois commissa-
riats.
Kalabancoro est une commune péri-urbaine de Bamako, dans le Cercle de Kati et la région
de Koulikoro.
Kati est une commune située à 15 km de Bamako. Elle fait partie de la région de Koulikoro. La
ville de Kati compte près de 120 000 habitants et c'est l'une des villes les plus actives.La ville
abrite aussi une cité-garnison, l'un des plus grands camps militaires du Mali.
1
L’état des lieux réalisé, correspond à 40 jours d’expertise, entre le 4 novembre 2019 et le 10 janvier 2020.
7
La Commune rurale de Pèlengana est située dans le cercle de Ségou. Les activités de la
commune sont l’agriculture, l’élevage, la pêche, le maraichage, l’exploitation du bois, le petit
commerce et l’artisanat.
Sébékoro est une commune d’environ 40 000 habitants, du cercle de Kita et la région de
Kayes.
Les cinq communes pilotes identifiées par la DNTCP et la CARFIP ont été sélectionnées sur
la base du volontariat des communes et dans l’objectif de constituer un panel représentatif de
la diversité des collectivités locales maliennes.
8
2. ASPECTS REGLEMENTAIRES
L’étude du cadre règlementaire a été menée, sur la base des principaux textes.
Le détail des textes examinés est annexé au présent rapport2.
2.1. DIFFUSION ET APPROPRIATION DE LA
REGLEMENTATION
L'organisation observée concernant la diffusion et l'appropriation de la réglementation est
perfectible.
En matière de diffusion des textes fondamentaux une procédure manuelle est organisées lors
de tournées de missions, appelée “dissémination des textes”. Cette diffusion peut être aussi
assurée lors des séances de formation ou ateliers destinés aux cadres des services
déconcentrés pour le Trésor.
Elle est opérée par les services de la Direction Générale des Collectivités Territoriales (DGCT)
auprès des communes et par la Direction Nationale du Trésor et de la Comptabilité Publique
(DNTCP), auprès des cadres du Trésor.
Les pratiques ci-dessus exposées ne permettent pas de sécuriser la diffusion des textes, et
semblent fort onéreuses en moyens humains et matériels (personnel, reprographie, véhicule,
carburant, éventuels frais de missions aux fonctionnaires).
Pour les services de la DNTCP, le Trésorier Payeur Régional, en charge de la centralisation
comptable assure un rôle d’animation et d’organisation auprès des receveurs-percepteurs de
son ressort territorial.
Les textes fondamentaux, disponibles sur le site internet du SGG3 et maîtrisés à l'échelon des
cadres des directions nationales (DNCTP, DGCT, DGI) et des cellules d'appui (CARFIP, CADD
du MEF), sont diversement intégrés dans la pratique des services territoriaux déconcentrés
du trésor Public (Trésorerie Régionale, Recettes Perceptions et Perceptions).
Ainsi, la Loi n°2018-062 du 05 novembre 2018 portant modification de la Loi N°2011-036 du
15 juillet 2011 relative aux ressources fiscales des communes, des cercles et des régions qui
vient réaffirmer le rôle de chacun des acteurs mairie et perception, étaient connues mais
n'étaient pas appréhendées des communes pilotes et des services du Trésor rencontrés lors
des premiers travaux terrain.
Concernant les services administratifs et financiers communaux, l'appropriation des textes est
variable, et il est observé des aménagements importants dans leur application.
2
Annexe 1
3
sgg-mali.ml
9
2.2. EVOLUTIONS ATTENDUES
Avec la généralisation des adresses mails professionnelles au Ministère de l’Economie et des
Finances, il sera utile de doubler l'actuel circuit de diffusion (celle-ci peut être effectuée lors de
formations ou de rencontres), par des envois groupés sur les adresses mail des responsables
d'unité.
Le déploiement pourrait à moyen terme intégrer la généralisation des adresses mail dédiées
à chaque structure.
De surcroît, il sera utile de sensibiliser les responsables d’unité à l’utilisation régulière de la
messagerie électronique.
Il importe qu’elle soit relevée quotidiennement, afin de pouvoir utilement constituer un vecteur
d’information fiable entre les services centraux et les structures déconcentrées.
10
3. DETERMINATION DES RESSOURCES FISCALES ET
TAXES LOCALES ET DES SERVICES EN CHARGE DE
LEUR GESTION
Les ressources fiscales et taxes locales et les services en charge de leur gestion sont retracés
dans le tableau synthétique suivant, au regard de la loi N°2011-036 du 15 juillet 2011 et la loi
N °2018-62 du 5 novembre 2018 relative aux ressources fiscales des Communes, des Cercles
et des Régions.
3.1. CADRE GENERAL
TABLEAU SYNTHETIQUE DES RESSOURCES DES COMMUNES
LOI 2011-036 ET LOI 2018-062 ET MODE REGLEMENTAIRE DE GESTION
PREVU PAR LES TEXTES
Ressource Mode réglementaire de gestion et de perception
Art 3-1 Ressources fiscales, produits des impôts et taxes régis par le CGI et le LPF
Impôts sur les traitements et
salaires dû sur les
rémunérations payées par le
budget des collectivités ou de D'après la loi 2011-036, Chap. IV art 7 de la loi 2018-062, la
leurs établissements publics Direction Générale des Impôts détermine l'assiette, assure la
locaux
liquidation, l'émission, le recouvrement, le contrôle et le
Taxe Foncière contentieux des impôts et taxes visés au point 1 de l'article 3.
Contribution des patentes et
licences
Taxe de voirie Art 228 du LPF modifié par la LF de 2015.
Prévoit que les rôles de ces impôts forfaitaires sur les revenus
Taxe de Développement
soient établis par les autorités communales compétentes.
Régional et Local
Art 229. L’homologation ou émission légale des rôles ou rapports
Taxe sur le bétail de liquidation est la formalité qui leur confère la force exécutoire.
Taxe sur les armes à feux Cette homologation est une décision du Directeur Général des
Impôts qui peut déléguer ses pouvoirs.
Taxe sur les cycles à moteur Dispositif de vente de vignettes par les communes. Gestion et suivi
avec deux ou trois roues du stock en valeurs inactives chez le percepteur. Dispositif non
Taxe sur les bicyclettes concerné dans le cadre de la présente expertise.
Art 3-2 Produits des taxes régies par le code Minier
Taxe due à l'occasion de
l'attribution d'autorisation D'après la loi 2011-06, Chap. IV art 8 de la loi 2018-062, la Direction
d'exploitation artisanale de l'or Nationale des Domaines et du cadastre déterminent l'assiette et
et d'autres substances assurent la liquidation, l'émission, le recouvrement, le contrôle et
minérales
11
Taxe due à l'occasion de le contentieux des impôts et taxes visés au point 2 de l'article 3.
carrières artisanales Dispositif non concerné dans le cadre de la présente expertise.
Art 3-3 Produit des taxes spécifiques
Taxe sur les embarcations
Taxe de sortie sur les véhicules
de transport public de
personnes ou de marchandises
sortant du territoire de la
commune lorsqu'ils ont été
chargés dans la commune
La loi 062-2018 du 5 novembre 2018 modifie la disposition
Taxe sur les autorisations de antérieure comme suit dans son Chap. IV art 9 modifié :
construire
Taxe sur les appareils de jeux Les services des Communes déterminent l'assiette et assurent la
installés dans les lieux publics liquidation, l'émission, le contrôle et le contentieux des taxes
visées au point 3 de l'article 3.
Taxe sur les charrettes
Taxe sur les moulins Le comptable public de la collectivité territoriale assure la prise en
charge et le recouvrement des taxes visées au point 3 de l'article
Taxe sur les établissements de 3.
nuit, dancing, discothèques et
restaurants avec orchestre Ainsi, c'est ce modèle qu'il convient d'adopter et de mettre en
Taxe sur les autorisations de œuvre.
spectacle et divertissements
occasionnels
Taxe de publicité dans les lieux
publics
Taxe perçue sur le bois à
l'occasion de l'exploitation du
domaine forestier de L'Etat
Taxe sur les débits de boisson et
gargotes
Art 3-4 Redevances instituées en rémunération de services rendus
Voir les délibérations de la Idem Art 3-3 Produit des taxes spécifiques
commune
La présente expertise constituant un appui technique auprès de la DNTCP, les travaux seront
centrés sur
- Les ressources fiscales, produits des impôts et taxes régis par le CGI et le LPF, de
l’article 3-1 pour les taxes de voirie, taxe de développement rural et local, taxe sur le
bétail, taxe sur les armes à feu ;
- Le produit des taxes spécifiques de l'art 3-3 ;
- Les redevances instituées en rémunération de services rendus de l'art 3-4.
12
3.2. CAS PARTICULIER DES COMMUNES DU DISTRICT
DE BAMAKO
Concernant les communes du district de Bamako, la loi n°96-058 du 16 octobre 1996
détermine les ressources fiscales du District de Bamako et des communes qui le composent.
Les ressources fiscales et les taxes sont identiques au cadre général défini dans le tableau
présenté précédemment.
L’article 11 de la loi 96-058 précise que les comptables du trésor sont chargés de la mise en
recouvrement, la perception et la comptabilisation des impôts et taxes du District et des
Communes qui composent le District.
La commune VI de Bamako relève de ce cas.
Cependant, les constats sur place ont révélé que le comptable public, c’est-à-dire le receveur
percepteur de la commune n’assure pas le recouvrement, et que celui est réalisé au niveau
du service recouvrement de la mairie.
Le reversement des fonds est effectué au comptable du trésor par le régisseur, comme pour
les autres communes hors Bamako.
3.3. RENDEMENT DES RECETTES DANS LES
COMMUNES PILOTES
Les données chiffrées ont été collectées au vu des comptes de gestion des années 2013 à
2017 pour les cinq communes pilotes.
Les tableaux récapitulatifs sont disponibles en annexe.4
L’étude des recettes des communes pilotes permet de dégager quelques constats, lesquels
ont été ou seront commentés et expliqués avec les communes concernées lors des temps de
rencontre et de travail avec l’expert.
Il apparait cependant de manière générale une grande faiblesse organisationnelle dans la
mobilisation des taxes.
Ainsi, pour la commune de Sébékoro,5 il apparait que l’analyse sur les recettes potentielles
n’avait jamais été menée, et qu’aucune mise en perspective n’avait été réalisée. Les échanges
avec le groupe de travail de la commune ont pu confirmer cette analyse.
De plus, pour cette commune le recensement pour les taxes de voirie et de TDRL ne sont
réalisés que sur le village de Sébékoro.
Pour les autres villages, le travail de recensement est à réaliser.
La commune pilote de Kati 6 s’est depuis de nombreuses années engagées dans les
opérations de suivi du recensement et les recettes analysées permettent de le confirmer.
4
Annexe 2
5
Sébékoro environ 40 000 habitants
6
Kati environ 120 000 habitants
13
La commune de Kalabancoro7 est spécifiée comme rurale, mais présente cependant les
caractéristiques d’une commune péri-urbaine.
L’analyse des recettes laisse apparaître des déficits de ressources ou des difficultés
d’imputation, car certaines années révèlent une absence de recettes sur certaines taxes non
explicables (absence de recettes pour les permis d’occuper en 2013, 2016 et 2017, pour les
taxes sur les charrettes en 2017, pour taxes de publicité dans les lieux publics en 2015 et
2016.
De plus la recette de la TDRL en 2017 correspond à la recette d’environ 1500 habitants pour
un montant de 1500 CFA par personne, ce qui n’est pas en adéquation avec la population de
la commune quelles que puissent être les incertitudes depuis les derniers recensements.8
La commune de Pèlengana9 travaille depuis plusieurs années sur les sujets des recettes et
sur le cycle budgétaire en général.
Cette commune dynamique au regard de sa gestion financière rencontre cependant quelques
difficultés de concurrence sur le recouvrement de certaines taxes avec la commune de Ségou,
ce qui explique l’absence totale de certaines recettes, comme la taxe de sortie sur les
véhicules de transport public de personnes ou de marchandises sortant du territoire de la
commune lorsqu'ils ont été chargés dans la commune.
La commune VI de Bamako 10 apparaît structurée par rapport à la connaissance de son
potentiel, mais toutefois, au jour de la seconde rencontre, il s’est avéré que certaines
redevances n’étaient pas prise en compte, ou que le recensement de certaines recettes
pouvait s’avérer incomplet, concernant notamment l’usage privatif du domaine public par les
commerçants.
Seule la TDRL au regard du nombre d’habitants et du montant unitaire, peut faire l’objet d’une
évaluation de sa recette.
La formule proposée est détaillée ci-après.
Nombre d’habitants x 40%11 = Nombre d’habitants devant payer la TDRL= a
a x montant de la TDRL pour la commune = montant global de la TDRL à répartir = b
b x 3% = montant de la TDRL revenant à l’ANICT, agence nationale pour l’investissement des
collectivités territoriales = montant ANICT = c
b – c = montant de la TDR à répartir entre les collectivités = d
d x 80% = montant de la TDRL revenant à la commune
7
Kalabancoro environ 166 000 habitants
8
Wikipédia annonce pour Kalabancoro 166 000 habitants environ. On évalue le potentiel de TDRL à 40 % des
habitants
9
Pèlengana environ 60 000 habitants
10
Commune VI de Bamako environ 260 000 habitants
11
D’après des rapports précédents, il est admis que 40% à 45% des habitants doivent payer la TDRL, les autres
correspondant aux exonérations de droit. Nous retenons ici pour une évaluation prudente 40%.
14
Pour les autres taxes, celles-ci étant établies au vu d’un recensement des éléments (bétail,
armes à feu, embarcations, charrettes, débits de boisson et gargotes …etc…), les évaluations
ne sont possibles que sur la base de travaux de recensement, permettant d‘identifier les
éléments taxables.
Ainsi, pour les autres taxes et redevances, il ne sera possible d’évaluer avec précision le
potentiel des taxes et redevances qu’après recensement par la commune des redevables,
permettant ainsi la connaissance des éléments de calcul.
Cependant, de nombreux recoupements et analyses, ainsi que l’observation de la
méthodologie des communes permettent d’affirmer que les collectes réalisées ne permettent
pas d’appréhender correctement les recettes, et que le rendement actuel est en deçà du
potentiel.
Le rendement des taxes n’est généralement pas exploité dans une optique économique pour
la commune.
3.4. ORGANISATION CIBLE
Ainsi au jour de l’expertise, l’organisation requise et attendue au regard de la réglementation
est celle détaillée ci-après pour les taxes retenues (se référer au « tableau synthétique » pages
12 et 13 du présent document).
Les services de la commune assurent le recensement des redevables pour les taxes et les
ressources fiscales, cela revient à déterminer l’assiette.
Ils procèdent aux éléments de calcul permettant de chiffrer les droits de la collectivité, cela
revient à effectuer la liquidation.
Ils procèdent à la constitution du rôle avec les éléments définis précédemment, ils procèdent
ainsi à l’émission.
Les opérations de contrôle et de contentieux sont assurées par les services de la
commune, cela signifie qu’ils s’assurent de la vérification.
En cas de contestation des redevables, sur le montant ou la nature des taxes, le maire a
autorité pour procéder à une annulation, mais ce uniquement dans le but de rectifier une
erreur.
Il s’agit d’un contentieux, c’est-à-dire d’une contestation du redevable sur le fondement de
sa dette envers la collectivité.
Le comptable public, receveur et comptable assignataire de la collectivité assure la prise en
charge et le recouvrement.
Cela signifie que sur la base des informations transmises par la collectivité, le comptable public
est en mesure d’enregistrer tous le redevables et les taxes qu’ils doivent payer au profit de la
collectivité. C’est la prise en charge.
C’est auprès du comptable public que seront versées les sommes dues, et qu’à défaut de
paiement la comptable s’assure d’engager les moyens pour recouvrer ces sommes. Ce sont
les actions de recouvrement.
Cette organisation permettra aux communes de recentrer leurs efforts sur le recensement de
la matière taxable, par les opérations de recensement, et de se libérer des contraintes de la
15
gestion des fonds, qui sont la prérogative exclusive du comptable public, receveur de la
commune.
Les régies, dans le cadre de cette nouvelle organisation devront être utilisées comme prévu
par la réglementation.
Ainsi, à terme les régies devront exclusivement être utilisées pour l’encaissement des droits
au comptant, comme prévu par la réglementation12.
Les encaissements des droits constatés en régie devront faire l’objet d’une demande de
dérogation argumentée auprès du Ministère des Finances.
Rappel : En règle générale, les encaissements peuvent être effectués, soit "au comptant",
soit "au constaté".
Dans le cas des recettes "au comptant", le régisseur calcule lui-même le montant des
sommes dues par l'usager du service et les encaisse aussitôt. Il dispose pour cela d'un tarif
établi par la collectivité.
Dans le cas des recettes "au constaté", l’encaissement est précédé de l’intervention d’un
service de la collectivité qui calcule (liquide) le montant des sommes dues, notamment dans
le cas de redevances, de taxes, de remboursement de services rendus.
Le service liquidateur établit alors une facture (décompte), au vu duquel le redevable doit
effectuer le paiement.
12
Arrêté interministériel n°02-2169/MEF-MATCL fixant les modalités de création, d’organisation de
fonctionnement et de contrôle des régies de recettes et des régies d’avances des collectivités territoriales.
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4. ORGANISATION OBSERVEE DANS LA GESTION DES
TAXES LOCALES DONT LA DETERMINATION DE
L'ASSIETTE EST CONFIE AUX COLLECTIVITES
LOCALES
Plusieurs rencontres avec les services administratifs des communes et les personnels des
recettes-perceptions ont eu lieu.
Il apparaît que l’organisation du recouvrement telle que prévue par les textes au jour de
démarrage de la mission est inopérante.
Les recettes reversées à la recette-perception sont appréhendées par les services
communaux au moyen d’une régie, dans le cadre de dispositifs de “collecte”.
Le régisseur est, dans certains cas, assisté des “collecteurs“. Parfois, des « agents de
recouvrement », employés communaux, interviennent dans le dispositif.
Les méthodes de collecte, telles qu’expliquées lors des entretiens, n’intègrent pas la
transmission au comptable public du recensement des redevables, tel que prévu par les textes,
et ne permet pas de suivre les comptes de classe 4 “redevables” dans la comptabilité tenue
par le receveur-percepteur.
Ainsi, d’une part l’information financière s’avère incomplète. Et d’autre part le recouvrement,
s’il est réalisé n’est pas suivi dans la comptabilité du comptable public du Trésor.
Evolutions proposées :
Afin d’être en adéquation avec la réglementation, et notamment la loi 2018-062 du 5 novembre
2018, il conviendra dès 2020 de constituer l’enrôlement des taxes et ressources spécifiques
pour lesquelles cela est possible, et de ne conserver les versements en régies que pour les
cas correspondant aux « droits au comptant », où cela facilite à l’évidence le paiement du
service par le redevable.
4.1. COLLECTE DES FONDS EN REGIES
Pour les cinq communes pilotes, les fonds correspondants aux recettes concernées par
l’expertise sont reversés au receveur-percepteur par l’intermédiaire de régies.
Au jour des premières rencontres, des rôles permettant de recenser les redevables étaient
constitués mais ceux-ci n’étaient pas transmis au receveur pour prise en charge, en vue
d’effectuer le recouvrement comme prévu par la réglementation.
La collecte des sommes est organisée au niveau de la régie, les fonds étant ensuite reversés
au percepteur.
Les régies de recettes, ont fait l’objet d’une création par arrêté du maire, et les régisseurs en
exercice sont régulièrement désignés.
Chaque régisseur est assisté d’un ou plusieurs collecteurs, ainsi que d’agents de
recouvrement, lesquels ne sont pas désignés à l’arrêté.
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Le receveur-percepteur n’a dans aucun des cas été en capacité de justifier des contrôles
inopinés effectués sur les fonds détenus par le régisseur, hors contrôle lors du dépôt des fonds
à sa caisse.
Evolutions proposées ;
Mise en œuvre des dispositions de “l’organisation cible” et utilisation des régies au cadre prévu
par la réglementation, tel qu’exposé au chapitre 3-3.
Assurer la possibilité aux comptables publics de procéder au contrôle inopiné des opérations
en régies.
4.2. MOYENS INFORMATIQUES
En Mairie
L’observation des logiciels informatiques et des modalités de gestions des opérations
comptables, notamment des opérations des régisseurs présentes dans les mairies, destinées
à établir et suivre l’information financière n’est pas uniformisée.
Au sein des services de la Mairie, il est possible que plusieurs logiciels coexistent.
Parfois certaines potentialités des logiciels ne sont pas utilisées13.
Ainsi, il est possible d’observer la tenue de la comptabilité budgétaire et des dépenses sur un
logiciel, et par ailleurs assurer le suivi des titres de recettes, essentiellement ceux du régisseur.
Il a aussi été observé un logiciel uniquement dédié au suivi du recouvrement en mairie.
Gestion du Gestion du Ordres de Receveur -
recouvrement budgétaire et recettes du Percepteur
des Dépenses Régisseur
Commune 6 ReCoDe, SIMBA Tableur excell Colloc V4
Bamako logiciel de
recouvrement
Commune de Suivi des Suivi sur des tableaux Excell Colloc V4
Kalabancoro versements des
agents de
recouvrement
sur des
registres
manuels
Commune de Manuel, Excell Manuel, Excell Manuel Colloc V4
Kati et Word et Word
Commune de GBCO Colloc V4
Pèlengana
Commune de Suivi sur des tableaux Excell Colloc V4
Sébékoro
Dans le réseau du trésor
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Module “Recettes” de SIMBA non utilisé.
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Dans les recettes-perceptions, l’outil Colloc, logiciel du réseau du trésor Public est utilisé.
Le logiciel COLLOC a été créé et les mises à jour sont suivies par un prestataire informatique
dont les coordonnées sont les suivantes :
Mr Mame Mor CISSE
+223 78 03 32 85
+221 77 567 81 84
[email protected] [email protected]Au jour du démarrage de la mission, les modules de “prise en charge” des titres et de suivi
des “redevable” étaient insuffisamment développés.
Ainsi l’application ne permet pas la mise en œuvre des dispositions de la loi 062-2018, c’est à
dire la prise en charge de rôles et le suivi du recouvrement tel que préconisé par les textes.
Evolution proposée ;
Il conviendra d’adapter le logiciel Colloc afin qu’il puisse effectuer la prise en charge de titres
collectifs, ou rôles, sur la base de fichiers transmis par les services ordonnateurs, évitant ainsi
une seconde fois la saisie manuelle des données recensées par les communes pilotes.
De plus, cette nouvelle version de l’application devra permettre le suivi individuel des
redevables, ainsi que la consolidation du compte de chaque redevable et le suivi du
recouvrement.
Dans le cadre du présent programme, une mission spécifique pourra être réalisée en ce sens.
Il sera utile que l’application Colloc soit opérationnelle pour ces aspects de prise en charge et
de suivi au premier trimestre 2020.
4.3. ORGANISATION SOCIALE
Lors des rencontres dans les communes, il a été observé que le modèle attendu d’organisation
administrative, tel que préconisé par les textes, s’incarne difficilement dans la réalité des
territoires.
En effet, en milieu rural, le village est une unité sociale forte, alors même que les communes
regroupent plusieurs villages.
Ainsi, l’expert recommande de s’appuyer sur les notions fortes autour des chefs de villages 14
pour faciliter le recensement.
Il pourra être utile de constituer les rôles par villages, afin de pouvoir identifier et suivre au
besoin les évolutions des recensements et des recouvrements réalisés par villages15.
Il semble qu’en milieu urbain cette tendance soit moins prégnante, mais il pourra cependant
être proposé aux communes qui le souhaitent, selon la même logique, une constitution des
rôles et un suivi par quartiers.
14
Et autour des chefs de quartier en milieu urbain
15
Ou par quartier en milieu urbain
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5. VOIES POSSIBLES D'AMELIORATION
5.1. OBJECTIF GENERAL
L’objectif général de ce projet est d’améliorer le recouvrement des ressources des collectivités
territoriales maliennes, de sécuriser l'encaissement des recettes et d'accompagner, par l'appui
à la DNTCP tous les acteurs du dispositif dans une recherche de transparence budgétaire et
comptable en matière de recettes des collectivités.
5.2. OBJECTIFS SPECIFIQUES
L’atteinte de cet objectif général sera effective à travers la réalisation de plusieurs objectifs
spécifiques.
Il s'agira d'élaborer et de tester les méthodes permettant d'identifier le potentiel fiscal réel et
de recenser la matière imposable afférent aux taxes spécifiques auprès des cinq communes
pilotes, par l'analyse des ressources mobilisables de par leur nature, et la proposition de
méthodes conduisant à l’identification et au recensement des redevables.
Cette étape se fera dans la cadre de travaux participatifs avec les communes.
Concrètement, chacune des communes pilotes sera invitée à travailler sur le recensement de
sa matière taxable, en vue de la production de rôles qui seront par la suite confiés aux
différents receveurs-percepteurs en vue du recouvrement.
Dans un même temps, il conviendra d’adapter les outils informatiques à la prise en charge et
au recouvrement des impôts et taxes spécifiques des collectivités territoriales.
Ainsi une mission spécifique pourra être diligentée dans le cadre du PAAMEFIP en vue de
mettre à niveau l’outil Colloc, et de préciser sous quel format les rôles devront être
confectionnés et transmis au services du Trésor.
Parallèlement, il apparaît prioritaire de sécuriser l’activité des régies, par la redéfinition de leur
activité, laquelle devra à terme être recentrée essentiellement sur la perception des droits au
comptant.
Elles devront être régulièrement contrôlées par le receveur-percepteur assignataire. Ainsi, il
conviendra de procéder aux diverses actions permettant un meilleur suivi de l’activité des
régies, par de l’information, de la formation et la production de guides pratiques.
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6. ANNEXES