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Exercices d'Analyse III

Le document présente une série d'exercices d'analyse mathématique, incluant des calculs de transformées de Fourier et des propriétés de fonctions. Chaque exercice est accompagné d'une démonstration et d'une réponse correcte. Les thèmes abordés incluent le laplacien, les séries de Fourier, et des concepts de champs de vecteurs.

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Exercices d'Analyse III

Le document présente une série d'exercices d'analyse mathématique, incluant des calculs de transformées de Fourier et des propriétés de fonctions. Chaque exercice est accompagné d'une démonstration et d'une réponse correcte. Les thèmes abordés incluent le laplacien, les séries de Fourier, et des concepts de champs de vecteurs.

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Analyse III

Alexis Michelat ∗

EPFL MATH-203(a)
Version du 12 février 2024

∗. EPFL B, Station 8, CH-1015 Lausanne, Switzerland [email protected]


1 QCM
On a bien sûr utilisé la convention du cours :
Z
f (ξ) =
b f (x)e−i x·ξ dx.
Rd

Exercice 1.1. Soit f (x, y) = e2x sin(x + 2y). Alors, le laplacien ∆f de f est donné par
1. 4e2x cos(x + 2y) − e2x sin(x + 2y).
2. 4e2x cos(x + 2y) + e2x sin(x + 2y).
3. 2e2x cos(x + 2y) − e2x sin(x + 2y).
4. 2e2x cos(x + 2y) + e2x sin(x + 2y).

Démonstration. La bonne réponse est la 1ère.

∂x f = 2e2x sin(x + 2y) + e2x cos(x + 2y)


∂x2 f = 4e2x sin(x + 2y) + 4e2x cos(x + 2y) − e2x sin(x + 2y)
∂y2 f = −4e2x sin(x + 2y)
∆f = ∂x2 f + ∂y2 f = 4e2x cos(x + 2y) − e2x sin(x + 2y).

x2
 
Exercice 1.2. Soit f :] − π, π] → R, x 7→ cos étendue par 2π-périodicité sur R. Alors, on a :
π2
1. bn (f ) = 0 pour tout n ≥ 1 et a0 (f ) > 0.
2. an (f ) = 0 pour tout n ≥ 1 et a0 (f ) > 0.
3. bn (f ) = 0 pour tout n ≥ 1 et a0 (f ) < 0.
4. an (f ) = 0 pour tout n ≥ 1 et a0 (f ) < 0.

Démonstration. f est paire et positive (car 1 < π/2), et la réponse correcte est donc la 1ère.
1 − cos(x)
Exercice 1.3. On admet que la transformée de Fourier de la fonction f (x) = est égale à
x2
(
π(1 − |ξ|) si − 1 ≤ |ξ| ≤ 1
fb(ξ) =
0 si |ξ| > 1.

1 − cos(x)
Z
Alors, l’intégrale suivante I = dx est égale à :
0 x2
1. π.
π
2. .
2r
π
3. π .
2

4. π 2π.

Démonstration.
1b π
I= f (0) = .
2 2
La bonne réponse est la 2ème.

1
Pour trouver cette transformée de Fourier, on peut utiliser la même preuve que dans la question 10
en dérivant deux fois (il faut utiliser la théorie des distributions dans ce cas)c, ou remarquer simplement
que par parité
Z 1  1 Z 1  1
sin(x ξ) sin(x ξ) − cos(x ξ)
F (x 7→ (1 − |x|)+ )(ξ) = 2 (1 − x) cos(x ξ)dx = 2 (1 − x) +2 dx = 2
0 ξ 0 0 ξ ξ2 0
2(1 − cos(x))
= ,
x2
ce qui implique le résultat souhaité à l’aide de la transformée de Fourier inverse.
Remarque. Cet exercice est plus difficile avec l’autre convention.
1
Exercice 1.4. Soit f (x) = . Alors, la transformée de Fourier de f est donnée par :
(1 + x2 )4
π 3
ξ + 6 ξ 2 + 15 ξ + 15 e−ξ .

1. fb(ξ) =
48
π 3
ξ + 6 ξ 2 + 15 ξ + 15 e−ξ .

2. fb(ξ) = −
48
π
|ξ|3 + 6 ξ 2 + 15|ξ| + 15 e−|ξ| .

3. f (ξ) =
b
48
π
|ξ|3 + 6 ξ 2 + 15|ξ| + 15 e−|ξ| .

4. fb(ξ) = −
48
Démonstration. La transformée de Fourier d’une fonction paire est une fonction paire. De plus, f est
positive, ce qui implique que
Z
fb(0) = f (x)dx > 0.
R

La bonne réponse est donc la 3ème. Pour le calcul, on peut calculer la transformée de Fourier de fb (en
intégrant par parties) et utiliser l’inversion de Fourier. Mais le moyen facile (hors-programme, mais que
1
vous verrez en Analyse IV), c’est d’utiliser l’analyse complexe. Soit f1 (z) = et f2 (z) = ei z ξ . On
(z + i)4
a
4
f1′ (z) = − f2′ (z) = i ξ ei z ξ
(z + i)5
20
f1′′ (z) = f2′′ (z) = −ξ 2 ei z ξ
(z + i)6
120
f1′′′ (z) = − f2′′′ (z) = −i ξ 3 ei z ξ .
(z + i)7
Par conséquent, si f = f1 f2 on a

f ′′′ (z) = f1′′′ (z)f2 (z) + 3 f1′′ (z)f2′ (z) + 3 f1′ (z)f2′′ (z) + f1 (z)f2′′′ (z)
12 ξ 2 i ξ3
 
120 60 i ξ
= − + + − ei z ξ .
(z + i)7 (z + i)6 (z + i)5 (z + i)4
Par conséquent, on a
i
f ′′′ (i) = − ξ 3 + 6 ξ 2 + 15 ξ + 15 e−ξ ,

16
et si
ei z ξ
F (z) = ,
(1 + z 2 )4
on obtient
1 d3 1 i
(z − i)4 F (z) |z=i = f ′′′ (i) = − ξ 3 + 6 ξ 2 + 15 ξ + 15 e−ξ ,
 
Res(F, i) = 3
3! dz 6 96

2
et si ξ > 0 (de sorte que l’intégrale sur ∂D+ (0, R) tend vers 0 quand R → ∞ par convergence dominée),
on obtient donc par le théorème des résidus appliqué à ΓR = [−R, R] ∪ ∂D+ (0, R), on obtient

ei x ξ
Z Z
π 3
ξ + 6 ξ 2 + 15 ξ + 15 e−ξ .

= lim F (z)dz = 2πi Res(F, i) =
R (1 + x2 )4 R→∞ ΓR 48

La formule pour ξ ≤ 0 s’ensuie par parité.


Exercice 1.5. Soit f :] − 1, 1] → R, x 7→ sin(x), étendue par 2-périodicité. Alors, si S(f ) est la série de
Fourier de f , on a :
1. S(f )(−1) = sin(1).
2. S(f )(−1) = − sin(1).
3. S(f )(−1) = 0.
N
X
4. La limite SN (f )(−1) = lim cn (f )e−2πi n n’existe pas.
N →∞
n=−N

Démonstration. f est impaire, donc on obtient S(f )(−1) = 0 par le théorème de Dirichlet. La bonne
réponse est la 3ème.
Exercice 1.6. Rappelons que pour tout x ∈ R2 et r > 0, on note B(x, r) = R2 ∩ {y : |y − x| < r} le
disque de centre x et de rayon r. Soit X ∈ C ∞ (R2 \ {0} , R2 ) un champ de vecteurs tel que rot(X) = 0 et
Z
X · dl = 0.
∂B(2,1)

Alors :
1. X est exact.
2. X n’est pas exact.
3. L’intégrale de X le long de toute courbe régulière fermée dans R2 \ {0} est nulle.
4. On ne peut rien conclure.

Démonstration. On ne peut rien conclure car l’intégrale sur le lacet donné ne contient pas 0. On re-
marquera que 1. et 3. sont équivalentes, et comme il y a une seule réponse, ces deux possibilités sont
exclues.
Exercice 1.7. Soit F (x, y) = (y sinh(xy), x sinh(xy)) et G(x, y) = (y cosh(xy), −x sinh(xy)). Alors, les
champs de vecteurs exacts sont :
1. F.
2. G.
3. F et G.
4. Aucun des deux.

Démonstration. F , avec comme potentiel f (x, y) = cosh(xy). En intégrant la seconde fonction, on obtient
comme potentiel g(x, y) = sinh(xy)+c1 (y) = − cosh(xy)+c2 (x), et ces équations sont incompatibles.
Exercice 1.8. Soit f (x) = | cos(x)| et admettons que les coefficients de Fourier de f (vue comme
2 1
fonction 2π-périodique) vérifient l’identité suivante |cn (f )| = si n ∈ Z est pair, et cn (f ) = 0
π |n2 − 1|

X 1
sinon (c’est-à-dire, si n est impair). Alors, la série S = vaut :
(4k − 1)2
2
k=0
2
π 1
1. − .
16 2
π2 1
2. + .
16 2

3
π2
3. − 1.
8
π2
4. + 1.
8

Démonstration. C’est la deuxième réponse, voir l’examen de l’an passé (on a ajouté un terme à la série,
attention !).
Exercice 1.9. Soit f (x) = cos(2023x) sin(x) vue comme fonction 2π-périodique. Alors, on a :
1. cn (f ) = 0 pour tout n ∈ Z \ {−2023, −1, 1, 2023}.
2. cn (f ) = 0 pour tout n ∈ Z \ {−2024, −2022, 2022, 2024}.
3. cn (f ) = 0 pour tout n ∈ Z \ {1, 2023}.
4. cn (f ) = 0 pour tout n ∈ Z \ {−2023, −1}.

Démonstration. La 2ème réponse est correcte (les fréquences s’ajoutent et se soustraient ; voir les formules
de duplication du formulaire). Encore une question copiée de l’examen de 2022-2023.
sin(x)
Exercice 1.10. Admettons que la transformée de Fourier de f (x) = est donnée par fb(ξ) =
x
π
(sgn(1 + ξ) + sgn(1 − ξ)), où
2

1
 si x > 0
sgn(x) = 0 si x = 0

−1 si x < 0.

sin2 (x)
Z
Alors, l’intégrale I = dx est égale à :
R x2
1. ∞.
2. π.
3. 2π.
4. 2π 2 .

Démonstration. En vertu de la formule de Plancherel, on a


Z Z
1
I= |f (x)|2 dx = |fb(ξ)|2 dξ.
R 2π R

fb est paire, et fb(ξ) = 0 si |ξ| ≥ 1. Si −1 ≤ ξ ≤ 1, on a fb(ξ) = π, et on obtient


Z 1
1
I= π 2 dξ = π.
2π −1
La bonne réponse est donc la 2ème.

Pour calculer cette transformée de Fourier, le moyen le plus simple (hors analyse complexe) est
d’utiliser la théorie des distributions. Pour tout f ∈ S (R), on a
Z
d b
f (ξ) = −i xf (x)e−i x ξ dx,
dξ R

et cette formule reste vraie dans S ′ (R) par densité, au sens où pour tout T ∈ S (R), on a
 ′
Tb = −i xT c.

Par conséquent, on a
 ′
fb = −i F (sin(x)),

4
où l’on identifie sin(x) avec [x 7→ sin(x)]. Pour tout α ∈ R et pour tout φ ∈ S (R), on a
Z
F (ei α x ), φ = ei α x , φ
b = φ(ξ)e
b iαξ
dξ = 2πφ(α) = ⟨2πδα , φ⟩ .
R

Par conséquent, on a
e − e−i x
 ′  ix   
2πδ1 − 2πδ−1
f = −i F (sin(x)) = −i F
b = −i = −π(δ1 − δ−1 ).
2i 2i

Le Lemme de du Bois-Reymond implique donc que fb est une fonction et qu’il existe une constante c ∈ R
telle que

c
 si ξ ≥ 1
f (ξ) = −π (H(ξ − 1) − H(ξ + 1)) + c = π + c
b si − 1 < ξ < 1

c si ξ < −1.

En vertu du Lemme de Riemann-Lebesgue, on a c = 0. Remarquons qu’on peut voir directement que


fb est une fonction (d’ailleurs, c’est nécessaire pour pouvoir appliquer Riemann-Lebesgue) car pour tous
a < b, on a si ξ ̸= {±1}
Z b  b Z b Z b
sin(x) −i x ξ 1 − cos(x) −i xξ 1 − cos(x) −i x ξ 1 − cos(x) −i x ξ
e dx = e + 2
e dx + i ξ e dx
a x x a a x a x
Z b
1 − cos(b) i b ξ 1 − cos(a) −i a ξ 1 − cos(x) −i x ξ
= e − e + e dx
b a a x2
   b
1 ξ ξ 1
+ 1 − e−i x ξ + (e−i(ξ+1)x − 1) + (e−i(ξ−1)x − 1)
2 ξ+1 ξ−1 x a
Z b  
−i x ξ 1 ξ −i(ξ+1)x ξ −i(ξ−1)x 1
+ 1−e + (1 − e )+ (1 − e ) 2
dx
a 2 ξ + 1 ξ − 1 x
Z b
1 − cos(b) i b ξ 1 − cos(a) −i a ξ 1 − cos(x) −i x ξ
= e − e + e dx
b a a x2
   1
−i b ξ 1 ξ  −i(ξ+1)b  ξ  −i(ξ−1)b
+ 1−e + e −1 + e −1
2 ξ+1 ξ−1 b
   1
1 ξ   ξ 
− 1 − e−i a ξ + e−i(ξ+1)a − 1 + e−i(ξ−1)a − 1
2 ξ+1 ξ−1 a
Z b  
1 ξ   ξ   1
+ 1 − e−i x ξ + 1 − e−i(ξ+1)x + 1 − e−i(ξ−1)x 2
dx
a 2 ξ + 1 ξ − 1 x
On remarque que pour ξ = 0, on obtient l’identité
1 − cos(x)
Z Z
sin(x)
dx = dx = π,
R x R x2
et la second intégrale est absolument convergente. Pour ξ = ±1, on a par parité de f
Z Z Z
cos(x) sin(x) sin(2x) 1 sin(y) π
F (f )(1) = dx = dx = dx = .
R x R 2x 2 R y 2
En général, on vérifie facilement que
 
1 ξ   ξ 
1 − e−i x ξ + 1 − e−i(ξ+1)x + 1 − e−i(ξ−1)x = O(x2 ),
2 ξ+1 ξ−1
ce qui montre que la seconde intégrale est absolument convergente, par conséquent, pour tout choix de
suites {an }n∈N , {bn }n∈N ⊂ R telles que an −→ −∞ et bn −→ ∞, on a
n→∞ n→∞

bn
1 − cos(x) −i x ξ
Z Z
sin(x) −i x ξ
lim e dx = e dx
n→∞ an x R x2

5
Z    1
1 ξ   ξ 
+ 1 − e−i x ξ + 1 − e−i(ξ+1)x + 1 − e−i(ξ−1)x dx,
R 2 ξ+1 ξ−1 x2

et ces deux intégrales sont absolument convergentes pour tout ξ ∈ R \ {±1}.


Exercice 1.11. Pour tout n ∈ N∗ , soit Tn la distribution donnée par

Tn = n3 δ n1 + n3 δ− n1 − 2 n3 δ0 − n δ0′′ ,

où δa est la masse de Dirac en a ∈ R telle que pour tout φ ∈ D(R) = Cc∞ (R), on ait δa (φ) = φ(a). Alors,
la limite lim Tn au sens des distributions (dans D ′ (R)) est donnée par :
n→∞
1. 0.
2. δ0 .
3. δ0′′ .
1
4. − δ0′′′ .
3

Démonstration. C’est 0.
Soit φ ∈ D(R). On a
1 1
φ(x) = φ(0) + φ′ (0)x + φ′′ (0)x2 + φ′′′ (0)x3 + O(x4 )
  2 6  
1 1 ′ 1 ′′ 1 ′′′ 1
φ = φ(0) + φ (0) + 2 φ (0) + 3 φ (0) + O
n n 2n 6n n4
   
1 1 1 1 1
φ − = φ(0) − φ′ (0) + 2 φ′′ (0) − 3 φ′′′ (0) + O
n n 2n 6n n4
     
1 1 1 1
φ +φ − − 2φ(0) − 2 φ′′ (0) = O .
n n n n4


X
Exercice 1.12. Soit T = (δk+1 − δk ), où δk est la masse de Dirac en k ∈ Z telle que pour tout
k=0
φ ∈ D(R) = Cc∞ (R), on ait δk (φ) = φ(k). Alors, on a :
1. T = δ0 .
2. T = −δ0 .
3. T = 0.
4. La série de converge pas au sens des distributions.

Démonstration. La 2ème réponse est correcte car



X
T (φ) = (φ(k + 1) − φ(k)) = −φ(0) = −δ0 (φ).
k=0

Exercice 1.13. Soit T ∈ D ′ (R) la distribution

sin(2πt) X
T = δk ,
t
k∈Z

où δk est la masse de Dirac en k ∈ Z telle que pour tout φ ∈ D(R) = Cc∞ (R), on ait δk (φ) = φ(k). Alors,
on a :
1. T = 2πδ0 .
2. T = −2πδ0 .

6
3. T = 2πδ0′ .
4. T = −2πδ0′ .

sin(2πt)
Démonstration. f (t) = s’annule sur Z∗ , ce qui montre que
t
X
T (φ) = δk (f φ) = f (0)φ(0) = 2πφ(0) = 2πδ0 (φ).
k∈Z

La bonne réponse est donc la 1ère.


Exercice 1.14. Si H est la fonction de Heaviside, telle que
(
1 si x > 0
H(x) =
0 si x ≤ 0,

et δ0 ∈ D ′ (R) est la masse de Dirac en 0 (telle que δ0 (φ) = φ(0) pour tout φ ∈ D(R) = Cc∞ (R)), que
vaut la convolution suivante au sens des distributions ?
1. δ0 .
2. δ0 − e−1 δ1 .
3. 0.
4. Cette convolution n’est pas bien définie.

Démonstration.
 ′′′′′ h 2
i  ′′′′′
 h 2
i
[x4 ] ∗ δ0 ∗ H(x)H(1 − x)e−x = [x4 ] ∗ δ0 ∗ H(x)H(1 − x)e−x
h ′′′′′
i  h 2
i
= (x4 ) ∗ δ0 ∗ H(x)H(1 − x)e−x = 0.

La bonne réponse est la 3ème. On peut aussi faire le calcul direct


 Z 
′′′′′ −x2 4
T (φ) = (δ0 ∗ [H(x)H(1 − x)e ])t , z φ(z + t)dz
R
 Z 1 Z  
2
= (δ0′′′′′ )x , e −y 4
z φ(x + y + z) dy
0 R
Z Z 1
2
=− z 4 e−y φ′′′′′ (y + z)dydz
R 0
Z 1  Z 
2 ∞
e−y
 4 ′′′′
= −z φ (y + z) −∞ + 4 z 3 φ′′′′ (y + z)dz dy
0 R
Z 1  Z 
2
= e−y 2 ′′′
−12 z φ (y + z)dz dy
0 R
Z 1  Z 
2
= e−y ′′
24 zφ (y + z)dz dy
0 R
Z 1  Z 
2
= e−y −24 φ′ (y + z)dz dy = 0.
0 R


Exercice 1.15. Soit f (x) = exp x3 sin(x) . Quelle affirmation est correcte ?
/ D ′ (R)).
1. [f ] n’est pas une distribution ([f ] ∈
2. [f ] est une distribution ([f ] ∈ D (R)).

3. [f ] est une distribution tempérée ([f ] ∈ S ′ (R)).

7
4. [f ] est une distribution à support compact ([f ] ∈ E ′ (R)).

Démonstration. C’est la seconde car f n’est pas à support compact ou tempérée, mais c’est bien une
fonction localement intégrable. Elle n’est pas tempérée car si
( 1
e− x −x si x > 0
g(x) =
0 si x ≤ 0,

alors comme on l’a vu en cours, on a f ∈ S (R), et


∞ ∞ Z 3π
4 +2πn
Z Z
x3 sin(x)− x
1 3 1
X
−x −x
f (x)g(x)dx = e dx ≥ ex sin(x)− x
dx
π
R 0 n=0 4 +2πn
∞ √  3  
X π 2 π 1 3π
≥ exp + 2πn − π − + 2πn = ∞.
n=0
2 2 4 4 + 2πn 4
2
On peut aussi utiliser f (x) = e−x et la preuve est encore plus simple. Et pour un QCM, on peut
immédiatement éliminer 3) et 4) car 4) =⇒ 3) =⇒ 2), et il y a une seule réponse correcte. C’est donc
soit 1), soit 2), et comme f est bien localement intégrable, c’est la réponse 2).
Remarque. Dans l’ensemble, le QCM a été assez bien réussi, y compris les questions sur les distributions.

2 Exercices à rédaction détaillée


Exercice 2.1 (4 points). On considère la fonction

γ : [0, 2π] → R2
θ → cos3 (θ), sin3 (θ)


Calculer la longueur de la courbe fermée Γ = γ([0, 2π]).

Démonstration.
Z 2π q Z 2π q
L (Γ) = 9 cos4 (θ) sin2 (θ) + 9 sin4 (θ) cos2 (θ)dx = 9 cos2 (θ) sin2 (θ) cos2 (θ) + sin2 θ) dθ

0 0
Z 2π Z 2π Z π   π2
3 2 1
=3 | cos(θ)|| sin(θ)|dθ = |sin (2θ)| dθ = 6 sin(2θ)dθ = 6 − cos(2θ) = 6.
0 2 0 0 2 0

Remarque 2.2. Environ 90% des étudiants ont obtenu moins de 3 points, ce qui correspond presque
toujours à un calcul d’une courbe
√ de longueur 0 ! En effet, une majorité inquiétante d’étudiants a utilisé
la « formule » bien connue x2 = x, ce qui amène bien à un calcul d’une courbe de longueur 0 :
Z 2π
3 cos(θ) sin(θ)dθ = 0.
0

Exercice 2.3 (6 points). Vérifier le théorème de Gauss-Green sur le domaine suivant :

Ω = R2 ∩ (x, y) : 0 < y < 8 x − 12 x2 + 6 x3 − x4 , x > 0




avec le champ de vecteurs X(x, y) = (−y, x).

8
Démonstration. On a 8 x − 12 x2 + 6 x3 − x4 = x(2 − x)3 , ce qui implique que 0 ≤ x ≤ 2. On a donc
Z Z 2 Z 8 x−12 x2 +6 x3 −x4 !  2
3 1
rot X dx dy = 2 dy dx = 2 4x2 − 4x3 + x4 − x5
Ω 0 0 2 5 0
 
32 16
= 2 16 − 32 + 24 − = .
5 5
On paramètre la première partie du bord par γ1 (t) = (t, 0), où 0 ≤ t ≤ 2. On obtient si Γ1 = γ1 ([0, 1])
Z Z 2 Z 2

X · dl = X(γ1 (t)) · γ1 (t)dt = (0, t) · (1, 0)dt = 0,
Γ1 0 0

et
Z Z 2
−8t + 12t2 − 6t3 + t4 , t · (1, 8 − 24t + 18t2 − 4t3 )dt

X · dl =
Γ2 0
Z 2  2
3 96 16
−12t2 + 12t3 − 3t4 dt = −4t3 + 3t4 − t5 = −32 + 48 −

= =− .
0 5 0 5 5
Finalement, on
Z Z Z
16
X · dl = X · dl − X · dl = .
∂Ω Γ1 Γ2 5
Remarque. Il fallait bien voir que le domaine était borné, ce qui est évident sans calcul vu le terme
dominant −x4 dans la définition du domaine. D’ailleurs, les raisonnements du genre « On ne peut pas
vérifier le théorème car le domaine est non-borné » ne sont pas corrects : un domaine non-borné peut
être d’aire finie. Ce « raisonnement » revient à dire qu’une intégrale sur un domaine non-borné d’une
fonction positive est toujours infinie...

Exercice 2.4 (10 points). Calculer le volume du domaine


 
3 2 2 2 1 1
Ω = R ∩ (x, y, z) : x + y + z < 1, − < z <
2 2
et vérifier le résultat à l’aide du théorème de la divergence.

Démonstration. La preuve était donnée dans le cours. Soit −1 ≤ a < b ≤ 1, et

H(a, b) = B(0, 1) ∩ (x, y, z) : x2 + y 2 + z 2 < 1, a < z < b .




On utilise les coordonnées suivantes :


 √ 
r √1 − z 2 cos(θ)
G(r, θ, z) =  r 1 − z 2 sin(θ)  ,
z

où 0 ≤ r < 1, θ ∈ [0, 2π] et a < z < b. On calcule


√ √ 
2 2
√1 − z cos(θ) −r√ 1 − z sin(θ) ∗
∇G =  1 − z 2 sin(θ) r 1 − z 2 cos(θ) ∗ .
0 0 1

Les valeurs en ∗ n’interviennent pas dans le calcul du déterminant jacobien, et nous les omettons (vous
pouvez tout à fait faire cela le jour de l’examen). En développant par rapport à la troisième ligne, il vient
√ √
1 − z 2 cos(θ) −r√ 1 − z 2 sin(θ)
Jac(G) = det DG = √ = r(1 − z 2 ).
1 − z 2 sin(θ) r 1 − z 2 cos(θ)

9
Par conséquent, on a
Z 1 Z 2π Z b Z 1 Z 2π Z b
Vol(H(a, b)) = |Jac(G)|dr dθ dz = r(1 − z 2 )dr dθ dz
0 0 a 0 0 a
 1  b
1 1
= 2π r z − z3
2 0 3 a
 
1 3 π
= π b − a − (b − a ) = (b − a)(3 − (a2 + ab + b2 )).
3
3 3

On vérifie sans peine la validité de ces calculs pour (a, b) = (−1, 1), (a, b) = (−1, 0), et (a, b) = (0, 1).

Finalement, on vérifie les calculs à l’aide du théorème de la divergence. Le bord ∂H(a, b) est composé
de trois ensembles (faire un dessin !) : le disque supérieur Db , le disque inférieur Da , et la section latérale
L(a, b). On paramètre le premier disque par
 
r cos(θ)
Fb (r, θ) =  r sin(θ)  ,
b

où 0 ≤ r ≤ 1 − b2 , et θ ∈ [0, 2π]. Par conséquent, on a
     
cos(θ) −r sin(θ) 0
∂r F × ∂θ F =  sin(θ)  ×  r cos(θ)  = 0 .
0 0 r

Par conséquent, on a

Z Z 1−b2 Z 2π
(x · ν(x))dA(x) = b r dr dθ
Db 0 0
 1
1
= 2π b r = π b(1 − b2 ). (2.1)
2 0

La normale associée à la paramétrisation Fa de Db étant la normale entrante, on a



Z Z 1−a2 Z 2π
(x · ν(x))dA(x) = − a r dr dθ = −π a(1 − a2 ). (2.2)
Da 0 0

Finalement, le secteur latéral admet la paramétrisation suivante :


√ 
2
√1 − z cos(θ)
G(θ, z) =  1 − z 2 sin(θ) 
z

où (θ, z) ∈ A = [0, 2π] × [a, b]. On calcule


 √ 1
−z(1 − z 2 )− 2 cos(θ)
  
−√ 1 − z 2 sin(θ)
1
∂θ G × ∂z G =  1 − z 2 cos(θ)  ×  −z(1 − z 2 )− 2 sin(θ) 
0 1
√ 
2
√1 − z cos(θ)
=  1 − z 2 sin(θ) 
z

C’est bien la normale extérieure, ce qui montre que


Z Z 2π Z b
(x · ν(x))dA(x) = dθ dz = 2π(b − a), (2.3)
L(a,b) 0 a

10
ce qui coïncide avec la formule Aire(S 2 ) = 4π pour (a, b) = (−1, 1). On observe que l’aire latérale d’un
secteur sphérique ne dépend que de la distance entre les deux plans de coupe (fait pas évident a priori,
faire un dessin près du pôle nord et un dessin à l’équateur).
Finalement, on a par (2.1), (2.2), et (2.3) l’identité :
Z
1 π
b(1 − b2 ) − a(1 − a2 ) + 2(b − a)

(x · ν(x))dA(x) =
3 ∂H(a,b) 3
π
= (b − a)(3 − (a2 + ab + b2 )).
3
11π 1 1
Le résultat vaut avec b = et a = − .
12 2 2
Remarque. Le calcul était tout de même fait dans le cours, mais bien trop peu d’étudiants ont réussi
à trouver la valeur correcte du volume. On notera avec surprise quelques volumes nuls et même un ou
deux volumes négatifs !...

Exercice 2.5 (9 points). Soit


 
3 2 2 1 3 3
Σ = R ∩ (x, y, z) : x + z = y (1 − y) , 0 ≤ y ≤ .
2

Vérifier le théorème de Stokes sur la surface à bord Σ avec le champ de vecteurs


 
−z
X(x, y, z) =  0  .
x

Démonstration. On prend les coordonnées cylindriques


 
f (y) cos(θ)
φ(y, θ) =  y ,
f (y) sin(θ)
 
3 3 1
où f (y) = y 2 (1 − y) 2 , et θ ∈ [0, 2π], y ∈ 0, . On a
2
 ′     
f (y) cos(θ) −f (y) sin(θ) f (y) cos(θ)
∂y φ × ∂θ φ =  1 × 0  =  f ′ (y)f (y)  .

f (y) sin(θ) f (y) cos(θ) f (y) sin(θ)

D’autre part, on a
 
e1 e2 e3
rot X = det  ∂x ∂y ∂z  = (0, −2, 0).
−z 0 x

Par conséquent, on a
1
Z Z Z 2π 
2

1 π
−2f (y)f (y)dθ dy = −2π f 2 (y) 02 = − .

X · dA =
Σ 0 0 32

On a
 
3 1 2 2
∂Σ = R ∩ (x, y, z) : x + z = 6
2

11
1
est un cercle de centre 0 et de rayon dans le plan xz. On le paramètre par
8
γ : [0, 2π] → R3
1 
cos(θ)
8
1
x 7→  2
.
1
8 sin(θ)

qui est une orientation négative. On a donc


Z 2π − 18 sin(θ)
   1 
Z Z − 8 sin(θ) Z 2π
 dθ = − 1 π
X · dl = − X · dl = −  0 · 0 dθ = − .
∂Σ Γ 0 1 1 64 0 32
8 cos(θ) 8 cos(θ)

Remarque. La méthode du livre (avec les « quatre bords ») est une vraie perte de temps pour ce genre
d’exercice. On voit tout de suite que le bord de ce demi-citron est un cercle.

Exercice 2.6 (8 points). Soit f (x) = e|x| pour tout x ∈] − π, π], étendue par 2π-périodicité sur R.
1) Montrer que pour tout n ∈ Z, le coefficient de Fourier de f est donné par
1 eπ (−1)n − 1
cn (f ) = .
π 1 + n2

2) À l’aide d’un théorème du cours que l’on rappelera, calculer la valeur des deux séries (et simplifier
le résultat) :
∞ ∞
X 1 X (−1)n
S1 = et S2 = .
n=0
1 + n2 n=0
1 + n2

Démonstration. On a
0 Z π
1 − eπ+iπn eπ−iπn − 1
Z
2π cn (f ) =e−x−i n x dx + ex−i n x dx = +
−π 0 −1 − i n 1 − in
π n
 
1 − i n + 1 + i n 2(e (−1) − 1)
= (eπ (−1)n − 1) = .
1 + n2 1 + n2
Grâce au théorème de Dirichlet, comme f est continue, on a pour tout x ∈ R

X
inx eπ − 1 2 X eπ (−1)n − 1
f (x) = S(f )(x) = cn (f )e = + cos(n x).
π π n=1 1 + n2
n∈Z

En prenant x = 0, on trouve si S1′ = S1 − 1 et S2′ = S2 − 1


eπ − 1 2
1= + (−S1′ + eπ S2′ ) ,
π π
et en prenant x = π,
eπ − 1 2
eπ = + (eπ S1′ − S2′ ) ,
π π
ce qui donne
 ′
eπ 1 (π − 1) eπ + 1
  
−1 S1
=
−1 eπ S2′ 2 π + 1 − eπ
On a
−1
eπ eπ
  
−1 1 1
= ,
−1 eπ e2π − 1 1 eπ

12
ce qui implique que

S1′ eπ
(π − 1) eπ + 1
  
 
1 1
=
S2′ 2(e2π − 1) eπ
π + 1 − eπ
1
(π − 1)e2π + π + 1
 
1
=
2(e2π − 1) −e2π + 2πeπ + 1

Finalement, on trouve

(π + 1)e2π + π − 1
   
S1 1
= .
S2 2(e2π − 1) e2π + 2πeπ − 1

Remarque. C’était exactement la question de l’an dernier, et avec une fonction bien plus simple.
Malheureusement, le calcul des coefficients de Fourier a révélé pas mal d’incompétence calculatoire, et
bien trop souvent une mauvaise foi assez désagréable où l’on passe de manière magique d’un calcul faux à
la formule finale donnée dans l’énoncé. Les correcteurs ont été étudiants avant vous, et vous ne tromperez
personne.

Exercice 2.7 (8 points). Soit

sin(x) −|x|
f (x) = e .
x
On rappelle que la transformée de Fourier de h : R → R, x 7→ e−|x| est donnée par
2
h(ξ) =
b .
1 + ξ2

1) Calculer la transformée de Fourier de la fonction g : R → R, x 7→ sin(x)e−|x| .


d b
2) En utilisant les propriétés de la transformée de Fourier et la question 1), calculer f (ξ) en fonction

de gb(ξ).
3) À l’aide d’un théorème du cours que l’on énoncera, montrer que
 2
π ξ
f (ξ) = − arctan
b ,
2 2

et en déduire la valeur de l’intégrale


Z ∞
sin(x) −x
I= e dx.
0 x

Démonstration. 1. On rappelle que si f (x) = e−|x| , alors


2
gb(ξ) = .
1 + ξ2
De plus, pour tout α ∈ R
  Z
F x 7→ e i α x −|x|
e (ξ) = ei α x e−|x| e−i x ξ dx = fb(ξ − α).
R

Par conséquent, on a
  1     
F x 7→ sin(x)e−|x| (ξ) = F x 7→ ei x e−|x| − F x 7→ e−i x e−|x|
2i
1 + (ξ + 1)2 − (1 + (ξ − 1)2 )
   
1 2 2 1 1 4ξ −4 i ξ
= − = = = .
2i 1 + (ξ − 1)2 1 + (ξ + 1)2 i 1 + (ξ − 1)2 + (ξ + 1)2 + (ξ 2 − 1)2 i 4 + ξ4 4 + ξ4

13
2. On a
Z
d b 4ξ
f (ξ) = −i sin(x)e−|x| dx = − .
dξ R 4 + ξ4
 
ξ2
3. En intégrant, on obtient fb(ξ) = C − arctan 2 . Comme fb(ξ) −→ 0 en vertu du Lemme de
|ξ|→∞
π
Riemann-Lebesgue, on en déduit que C = . Finalement, on a
2
1b π
I= f (0) = .
2 4
Remarque. Exercice très simple qui a été très mal réussi à cause de lacunes assez graves au niveau du
cours. Beaucoup de formules qui n’ont pas de sens, avec des x mélangés à des ξ, une convolution avec
la fonction sinus (qui, on le rappelle, n’est pas intégrable ; ça aurait un sens avec les distributions, mais
on se ramènerait à la première formule du cours avec la multiplication par ei α x ), et de manière plus
consternante, peu de tentatives de résolution de la seconde partie de la question 3). Pour trouver a priori
les formules des questions 1) et 2), il fallait simplement connaître son cours et dériver la formule donnée
2
en 3). En cours, on avait justement utilisé cette méthode pour calculer la transformée de Fourier de e−x ,
et la formule pour la dérivée d’une transformée de Fourier était à connaître — ou à savoir retrouver.
Après, j’imagine qu’il y a eu également un problème de manque de temps.

3 Statistiques

14
4 Barème

Analyse III (a)

Semester 1 2024

Points Grade

0-1 1.0

2-3 1.25

4-5 1.5

6-7 1.75

8-10 2.0

11-12 2.25

13-14 2.5

15-16 2.75

17-19 3.0

20-21 3.25

22-23 3.5

24-25 3.75

26-28 4.0

29-30 4.25

31-32 4.5

33-34 4.75

35-37 5.0

38-39 5.25

40-41 5.5

42-43 5.75

44.00- max 6.0

15

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