Le commerce international s’explique-t-il uniquement par les échanges entre des pays à
spécialisations différentes ?
I) Le commerce international s’explique en partie par des échanges entre pays à spécialisations
différentes.
A) Les échanges entre pays à spécialisations différentes s’expliquent par les avantages comparatifs.
• Partisan du libre-échange, Ricardo a théorisé les avantages comparatifs pour justifier des échanges
commerciaux entre pays différents. Chaque pays a intérêt à se spécialiser dans la production où il est
relativement le plus productif et à importer les autres types de produits.
• Ceci a été approfondi pour expliquer les échanges par d’inégales dotations factorielles : chaque
pays a intérêt à se spécialiser dans la production utilisant le facteur de production abondant et à
importer les autres types de produits.
B) Ce commerce est un commerce entre branches différentes, voire complémentaires.
• La spécialisation internationale justifie des échanges entre branches différentes.
• Au-delà de ces dotations factorielles, ces avantages comparatifs peuvent être volontairement
construits pour reposer sur des dotations technologiques.
II) Le commerce international s’explique aussi en partie par des échanges entre pays comparables.
A) La différenciation des produits et la fragmentation de la chaîne de valeurs expliquent le
commerce entre pays comparables.
• Le commerce entre pays comparables peut résulter d’une recherche de différenciation des
produits, notamment pour éviter une concurrence par les prix. Qu’elle porte sur la qualité ou sur la
variété, cela permet de répondre à la demande de diversité des consommateurs. Ainsi, des voitures
allemandes sont achetées en France, tout comme des voitures étrangères en Allemagne et en Italie
alors que ces trois pays ont des constructeurs nationaux.
• La fragmentation de la chaîne de valeurs permet aussi d’expliquer le commerce entre pays
comparables. Le commerce entre pays comparables ne se limite pas aux biens finaux ; il concerne
également les biens intermédiaires.
B) Le commerce est en partie un commerce intrabranche.
• Cet échange fondé sur les avantages comparatifs contribue à la fragmentation de la chaîne de
valeurs. Les échanges ne concernent pas seulement des produits finis mais
• Le développement des accords de libre-échange depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale a
multiplié les opportunités de proposer à ses partenaires des produits certes différents mais aussi des
produits similaires, d’une qualité différente.
Comment expliquer l’internationalisation de la chaîne de valeur ?
I- L’internationalisation de la chaîne de valeur se justifie par la recherche de compétitivité prix.
A- En recherchant une diminution du coût du travail, une fiscalité plus avantageuse.
B- En recherchant une diminution du coût des matières premières (dotations factorielles).
C- En limitant les coûts de transport par la proximité des clients.
II- L’internationalisation de la chaîne de valeur se justifie par la recherche de compétitivité hors
prix.
A- Les innovations fonctionnent par grappe: une recherche de rapprochement des pôles R&D.
B- La localisation peut s’expliquer par la recherche de qualité de matières premières.
C- La localisation s'explique par les avantages comparatifs.
Le commerce international est-il toujours avantageux pour les pays qui y prennent part ?
Les effets induits du commerce international sont-ils toujours positifs ?
I– Le commerce international engendre un grand nombre d’avantages...
A– Le commerce international favorise la spécialisation qui accroît la productivité.
B– Le commerce international permet de produire à moindre coût ce qui favorise le
consommateur.
C– Le commerce international favorise les transferts de technologie et la diversité des produits.
II– mais tous les pays et les agents économiques ne bénéficient pas de la même manière du
commerce international
A– Le commerce international profite aux pays qui se sont industrialisés.
B– Le commerce international profite aux pays qui ont une forte compétitivité-prix ou
structurelles.
C– Le commerce international peut profiter plus aux consommateurs qu’aux producteurs
nationaux.