0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
85 vues5 pages

Équations de diffusion thermique

Le document présente des exercices de thermodynamique portant sur la diffusion thermique, l'effet Joule, le chauffage au sol, le refroidissement, le gel d'un lac, et les corps noirs. Chaque exercice aborde des concepts fondamentaux tels que l'équation de continuité, la conduction thermique, et le bilan énergétique dans divers contextes. Les exercices incluent des questions sur les équations différentielles, les bilans thermiques, et les conditions de régime permanent.

Transféré par

Abdennacer kahlaoui
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
85 vues5 pages

Équations de diffusion thermique

Le document présente des exercices de thermodynamique portant sur la diffusion thermique, l'effet Joule, le chauffage au sol, le refroidissement, le gel d'un lac, et les corps noirs. Chaque exercice aborde des concepts fondamentaux tels que l'équation de continuité, la conduction thermique, et le bilan énergétique dans divers contextes. Les exercices incluent des questions sur les équations différentielles, les bilans thermiques, et les conditions de régime permanent.

Transféré par

Abdennacer kahlaoui
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

CARNOT PREPAS Classe: MP 1+2

Diffusion thermique
TD Thermodynamique

Ex. 1 Équation de continuité


Soit un système fermé d’énergie interne volumique uv . Ce système est siège d’un échange de chaleur


à travers sa frontière par l’intermédiaire d’un courant thermique de densité de courant j th et d’un
échange interne avec une source produisant une puissance thermique volumique ps .
En s’inspirant de l’écriture formelle du bilan

variation d’énergie = énergie entrante − énergie sortante + énergie produite

1. Établir que

− ∂uv
div j th + = ps
∂t
c’est l’équation de continuité. En donner trois autres équations du domaine de la physique.
2. En déduire l’équation de la chaleur dans un solide de masse volumique ρ et de capacité thermique
massique c.
3. Sous quelles conditions le flux thermique est-il conservé ?
Ex. 2 Effet Joule
Un conducteur cylindrique d’axe Ox, de longueur L = 25 m et de diamètre D = 6 mm est calorifugé
sur ses parois latérales. Il est parcouru par un courant électrique continu d’intensité I = 32 A. L’énergie
thermique due à l’effet Joule s’évacue par conduction unidimensionnelle dans le conducteur.
On donne pour ce conducteur les conductivités :
• thermique : λ = 50 W.m−1 .K−1
• électrique : σ = 7, 7.105 S.m−1
1. Quelle est la puissance produite par une tranche de longueur dx du conducteur ? On rappelle
1
que la résistance électrique linéïque pour cette forme de conducteur a pour expression r =
σS
où S est la section droite du cylindre.
Dans la suite on se place en régime permanent établi.
2. En déduire l’évolution de la température T (x) lorsque T (0) et T (L) sont imposées.
3. On maintient entre les extrémités du conducteur la différence de température T (L) − T (0) =
50◦ C. En quel point x0 du conducteur le risque de fusion est-il le plus important ?
Ex. 3 Chauffage au sol
Une dalle en béton de surface S et de hauteur H = 12 cm (de conductivité λ = 0, 7 W.m−1 .K−1 ) est
chauffée par sa partie inférieure grâce à une circulation d’eau chaude (Figure 1). En régime permanent,
le flux thermique surfacique fourni par la circulation d’eau chaude est constant, noté φ0 = 20 W.m−2 .
L’interface air-dalle est à la cote z = H.
La loi de Newton détermine le flux thermique surfacique de la dalle vers l’air par la relation
φdalle→air = h[Tdalle (H) − Tair ] h = 6, 7 W.m−2 .K−1
On considère Tair = 20◦ C.

page 1/5
CARNOT PREPAS Classe: MP 1+2

Fig. 1 – Dalle en béton

1. Par un bilan énergétique global sur la totalité de la dalle, déterminer Tdalle (H).

2. Déterminer la température T (z) de la dalle à la cote 0 < z < H en fonction des données.

3. En déduire la température Tdalle (0) en contact avec la circulation d’eau chaude. Quelle doit-être
la valeur de la température minimale de l’eau qui circule dans les tuyaux ?

Ex. 4 Ailette de refroidissement


On considère un corps solide (B) (par exemple, le boîtier d’un transistor de puissance) qui est à la
température T0 supérieure à la température Te de l’air ambiant.
On place, pour refroidir le corps (B), une ailette de refroidissement constituée d’un cylindre de longueur
L et de section S = π.a2 . On se place en régime stationnaire.
On supposera que la température du barreau ne dépend que de la variable x comptée dans le sens de
sa longueur, soit T (x).
L’ailette n’est pas calorifugée et elle subit des pertes sur sa surface latérale donnée par la loi de
Newton :
δQ = h.(T (x) − Te ).dt
δQ représente la perte d’énergie par unité de surface latérale d’ailette située à l’abscisse x.
On note λ la conductivité thermique de l’ailette.
On suppose que l’ailette a une longueur infinie.

1. Déterminer la température T (x) au sein de l’ailette.

2. Calculer de deux manières différentes la puissance PF fournie par le boîtier au barreau.

Ex. 5 Gel d’un lac


La température de l’air est Ta = 263 K et celle de l’eau liquide TF = 273 K.
On donne la chaleur latente de fusion de la glace Lf , sa masse volumique ρ et sa conductivité thermique
λ.
La capacité thermique massique de la glace est supposée négligeable.

1. Établir des équations différentielles vérifiées par T (z) et h(t).

2. Les résoudre et déterminer h(t).

Ex. 6 Corps noir dans un four


On place à l’intérieur d’un four un cube de côté a, de capacité thermique massique c et de masse
m. Le four est maintenu à la température T1 . Le solide est initialement à la température T0 . Le four
et le solide sont assimilés à des corps noirs. On suppose que la température est uniforme à l’intérieur
T0 − T1
du cube et que ≪ 1.
T1
1. Quelle est la condition sur les températures pour ne tenir compte que des transferts thermiques
radiatifs ?

2. Établir que :
dT T T1
+ =
dt τ τ

page 2/5
CARNOT PREPAS Classe: MP 1+2

où l’on exprimera τ en fonction de m (masse du cube), c (capacité thermique massique du cube),


σ (constante de Stefan-Boltzmann), T1 et S (la surface du cube).
Déterminer l’évolution temporelle de la température T (t) du cube.

Rép : 1. T élevée ; 2. T = (T0 − T1 ).e−t/τ + T1 .

Ex. 7 Corps noir convexe


Un corps noir convexe est à la température T . Il est placé dans une enceinte en équilibre thermique
à la température T0 et on s’intéresse à son bilan radiatif.

1. Pourquoi le corps noir doit-il être de petite taille ? Pourquoi prendre un corps convexe ?

2. Donner le flux surfacique radiatif φCN


R cédé par un corps noir du fait des processus d’émission
et d’absorption.

3. Si la surface du corps noir est S, quelle est la puissance radiative P R (aussi appelée flux radiatif)
cédée par ce corps noir ?

4. PourT proche de T0 , montrer que l’on peut écrire P R = Sh(T − T0 ). Déterminer h en fonction
de T0 et σ et commenter ce résultat.

Ex.8 Serre de jardin


On considère une vitre comme un corps gris : elle a les caractéristiques du corps noir pour des
rayonnements incidents émis par la terre dans l’infra-rouge lointain et est totalement transparente
pour les rayonnements solaires émis principalement dans le visible. Les murs sont assimilés à des corps
noir. On étudie une pièce avec une ouverture vitrée. Vitres ouvertes, cette pièce a une température
θ0 = 25 ◦ C.
On rappelle :

• constante de Stefan-Boltsmann : σ = 5,67 × 10−8 W.m−2 .K−4 .

• loi de Wien : λmax T = 2 898 µm.K

On note φs le flux surfacique du rayonnement solaire incident arrivant sur la vitre.

1. Évaluer la valeur de φs .

2. Quelle est la valeur λmax associée au rayonnement thermique des murs. A quel domaine du
spectre cela correspond-il ?

3. Expliquer qualitativement pourquoi la vitre crée un effet de serre dans la pièce.

4. On note φp le flux surfacique du rayonnement thermique de la pièce et φv le flux surfacique du


rayonnement thermique de la vitre. Exprimer au niveau de la vitre et de la pièce deux relations
correspondant aux bilans énergétiques. En déduire les températures de la pièce et de la vitre.

Rép : 1. φp = 447 W.m−2 ; 2. λmax = 9,7 µm (IR lointain) ; 3. Tp = 84,6 ◦ C.

Ex. 9 Effet de serre


On admet que le Soleil et la Terre rayonnent comme des corps noirs sphériques.
Données : température du Soleil : TS = 5 600 K ; rayon terrestre : RT = 6 370 km ; rayonrdu Soleil :
RS
RS = 697 000 km ; distance Terre-Soleil : d = 144 × 106 km. La température T0T = TS est la
2d
température que devrait avoir la Terre si l’atmosphère n’existait pas.
On tient compte, dans ce problème, de l’atmosphère terrestre qui constitue un écran d’épaisseur faible
par rapport au rayon terrestre. Le modèle simplifié utilise les hypothèses suivantes :

• l’atmosphère rayonne la fraction à de l’énergie que rayonnerait un corps noir de température Ta ,

page 3/5
CARNOT PREPAS Classe: MP 1+2

• l’atmosphère absorbe une fraction α et la Terre une fraction 1 − α du rayonnement solaire,

• la Terre absorbe la totalité du rayonnement de l’atmosphère vers la Terre et l’atmosphère absorbe


une fraction β à du rayonnement terrestre.

Soit TT la température d’équilibre thermique de la Terre dans ces conditions.

1. Écrire les bilans thermiques avec les températures Ta ; TT et TS .

2. Introduire T0T et en déduire les expressions littérales de Ta et TT en fonction T0T , α et β.


Application numérique : des mesures conduisent à prendre α = 0, 5 et β = 0, 9 ; déterminer
numériquement Ta et TT , et comparer TT et T0T à 275 K.

3. Calculer les longueurs d’onde caractéristiques λa et λT du rayonnement thermique émis par


l’atmosphère et la Terre.

4. Pourquoi α et β à sont-ils différents ?

page 4/5
CARNOT PREPAS Classe: MP 1+2

Correction
Ex. 3 : Corrigé
En considérant la dalle comme système fermé, et en négligeant les échanges à travers la surface
latérale, le premier principe s’écrit
dU
= ϕ(z = 0) − ϕ(z = H)
dt
∂T
comme dU = CdT = C dt = 0 , on en déduit
∂t
ϕ(z = 0) = ϕ(z = H)
Or, ϕ(z = 0) = φ0 × S et ϕ(z = H) = φdalle→air × S , donc
φ0 × S = h[Tdalle (H) − Tair ] × S
soit
φ0
Tdalle (H) = Tair +
h
En régime permanent
dT
jth (z) = Cte = φ0 = −λ
dz
, donc
φ0
T (z) = − z+B
λ
Pour z = H on a
φ0
T (H) = − H +B
λ
d’où
φ0
B = T (H) + H
λ
ainsi
φ0 φ0
T (z) = Tair + − (z − H)
h λ
La température en z = 0 est donnée par
φ0 φ0
T (0) = Tair + + H
h λ
Numériquement : T (0) = 26, 4◦ C.
On en déduit que l’eau doit circuler à une température supérieure à 26, 4◦ C afin d’assurer un
échange de chaleur avec la dalle.
Ex. 4 : Indications
1. Faire un bilan pour une tranche comprise entre x et x + dx. Le flux latéral sortant est conducto-
convectif.
Vous obtenez
d2 T 2h 2h
2
− T (x) = Te
dx λa λa
2. PF est le flux thermique :
• méthode 1 : utiliser la loi de Fourier.
• méthode 2 : exprimer dΦcc pour la tranche puis intégrer entre x = 0 et x = +∞.
Ex. 5 : Indications
∂T
Négliger ρc dans l’équation de la chaleur puis intégrer entre 0 et z(Oz orienté vers le bas).
∂t
Déduire le flux puis appliquer le premier principe à une masse dm.
Vous obtenez
λ(TF − Ta )
hdh = dt
ρLF
Intégrer pour obtenir h(t).

page 5/5

Vous aimerez peut-être aussi