Sport comme vecteur publicitaire
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Une Citroën C2 rallye couverte d'autocollants
publicitaires
Article détaillé : économie du sport.
Le sport possède une image très positive dans l'opinion, malgré une
certaine contestation du modèle olympique dont les publicitaires savent
tenir compte. Il porte à la fois les valeurs de l'individualisme et celles de
l'entreprise : bien-être, forme, dynamisme, esprit de compétition et
dépassement de soi (toujours plus de productivité et de stress), mais
aussi d'équipe, prouesse technologique dans certains cas. Il relie donc les
deux pôles des sociétés modernes : le loisir et le travail. Aussi, l'image du
sportif en pleine action est-elle souvent utilisée dans la publicité. Les
publicitaires entendent également profiter de l'impact médiatique des
grands événements sportifs.
Mais les liens entre la publicité et le sport ne s'arrêtent pas là. D'abord, le
produit peut avoir un rapport direct avec l'activité physique : articles et
vêtements de sport, boissons rafraîchissantes, aliments. Les champions
font partie intégrante de l'image de la marque, de ce que les économistes
appellent son « actif immatériel ». La performance sportive ne sert donc
pas seulement de banc d'essai à la technologie intégrée dans le produit.
Elle est une dimension de la politique de communication de l'entreprise,
un aspect de sa « communication événementielle ». Mais la pratique du
parrainage (commandite) ne se cantonne pas aux seuls articles et
vêtements de sport. En 1989, le parrainage représentait 5 % des
dépenses publicitaires en France (17 % en Italie). Ajoutons qu'en France
les fabricants de cigarettes ou de boissons alcoolisées cherchent à
détourner les restrictions à la publicité concernant leurs produits en
s'affichant dans les stades, abus que la loi Évin de 1991 entend réprimer.