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Forcejsk

Le document décrit l'expérience troublante de Soeur Françoise, qui est entraînée par un prêtre dans un rituel occulte au cimetière, où elle découvre des pratiques sataniques impliquant des sacrifices et des pactes pour obtenir du succès. Elle réalise que de nombreux participants, y compris des religieux, se cachent derrière des croyances religieuses tout en rendant un culte à des entités démoniaques. La narration met en lumière la manipulation spirituelle et les dangers de s'éloigner de la vraie foi en Dieu.

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Le document décrit l'expérience troublante de Soeur Françoise, qui est entraînée par un prêtre dans un rituel occulte au cimetière, où elle découvre des pratiques sataniques impliquant des sacrifices et des pactes pour obtenir du succès. Elle réalise que de nombreux participants, y compris des religieux, se cachent derrière des croyances religieuses tout en rendant un culte à des entités démoniaques. La narration met en lumière la manipulation spirituelle et les dangers de s'éloigner de la vraie foi en Dieu.

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𝗣𝗨𝗜𝗦𝗦𝗔𝗡𝗧 𝗧𝗘𝗠𝗢𝗚𝗡𝗔𝗚𝗘 𝗗𝗘 𝗟𝗔 𝗦𝗢𝗘𝗨𝗥 𝗙𝗥𝗔𝗡𝗖𝗢𝗜𝗦𝗘 𝗗𝗨 𝗖𝗢𝗡𝗚𝗢 (N°5)

◾◾◾◾◾

<<<<<<<<<>>>>>>>>>
Tu connaîtras la vérité et la vérité te rendra libre !

(SUITE)...Au fur et à mesure que je parlais, je remarquai que l'attitude de mon


interlocuteur devenait de plus en plus bizarre. Je compris qu'il était gêné de
reconnaître que ce n'était pas un ange du Bon Dieu qui m'était apparu, mais bien un
démon, un ange déchu...

Durant toute notre conversation, le prêtre ne me donna pas le temps de terminer mes
phrases. Il m'interrompait souvent. Alors j'acceptai de jouer le jeu.

Alors, tu as vu les anges! Ah! Soeur Françoise, tu as de la chance! Beaucoup ont


désiré, souhaité voir ce que tu as vécu, et n'y sont pas parvenus. D'autres sont
morts sans avoir pu entrer en contact avec des saints de leur vivant. En tout cas,
ta guérison ne saurait plus tarder. Que t'ont donc dit ces messagers de l'Éternel?

L'ange du Très-Haut m'est apparu hier soir, mon père. Il m'a demandé de l'appeler
dorénavant dans ma chambre, mais au quartier général. Où se trouve le quartier
général, pour que je puisse m'y rendre?

Termine d'abord. Dis-moi tout ce que tu as à me dire, tout ce qu'ils t'ont dit. Je
suis certain que tu connais bien le quartier général et son emplacement, même si
tu ne sais pas que c'est de cela qu'il s'agit. Mon père, il m'a dit d'aller
vous trouver, pour que vous m'y conduisiez.

Es-tu bien certaine d'avoir entendu cette invitation?

Oui certainement, mon père. Si ce n'était pas comment aurais-je connu l'existence
du quartier général?

Ca va, ça va. Tu as raison, tu m'as convaincu. Dans ce cas, écoute-moi bien. Tu


diras à ton mari que jusqu'à ta guérison, tu devras assister à une série messe
spéciales, chaque nuit à partir de ce soir. C'est pour qu'il ne te pose plus de
questions à l'avenir.

Quant à toi, tu veilleras soigneusement à ce que personne ne te suive ou ne


t'accompagne jusqu'ici.

Viens me retrouver seule, vers 23 heures, et je te montrerai le chemin du quartier


général. Je te répète que tu dois faire attention à ce que personne ne te suive!

Selon les conseils du prêtre, j'informai mon mari de ce que je devais faire. Jean
me laissa partir, non sans s'être auparavant réjoui de ce que mes anciens
partenaires avaient été bien disposés envers moi. A 23 heures passées de quelques
minutes, j'étais au couvent, où je retrouvai le révérend père curé, qui
m'attendait. Nous nous acheminâmes vers une pièce qui se trouvait à l'intérieur
même de la chapelle. Une fois dans cette pièce, J'y remarquai d'autres religieux,
tout de noir vêtus. Le père curé se changea et enfila des vêtements noirs. Il me
remit un colis et me pria de me revêtir de son contenu le plus rapidement possible.
Il y avait dans ce colis une robe noire, des bas noirs, des gants noirs et un livre
dont la couverture était noire.

Vous remarquerez que je me garde bien de citer les titres de certains livres que
j'ai utilisés au cours de mes anciennes pratiques. Cette conduite m'a été dictée à
la suite de divers incidents survenus au début de mon ministère. Jeune convertie,
lors de mes productions publiques, je dénonçais ces pratiques en les décrivant sans
omettre aucun détail, dans l'espoir que certains pourraient se reconnaître et se
convertir au Seigneur. Je donnais les titres des livres ainsi que les endroits où
l'on pouvait se les procurer facilement. Je présentais les formules et la manière
de procéder.

Un jour, un jeune homme écouta mon témoignage non pour se convertir, mais pour se
lancer lui-même dans ces pratiques. Il notait tout ce que je disais sur un bout de
papier. Il alla invoquer une sirène à mon insu. Furieuse parce qu'il n'avait pas
respecté tous ses titres dans la procédure d'invocation, et parce qu'il ne lui
avait Pas apporté les cadeaux requis, elle l'obligea à écrire une note à ses
parents pour leur dire qu'il devait accompagner la sirène chez elle. Le jeune homme
fut retrouvé mort, tenant à la main la lettre écrite sous l'emprise de la sirène.

Vous devez savoir que ces esprits appelés "sirènes" sont des esprits puissants et
dominateurs. Sans le Saint-Esprit, il est impossible de leur résister. Vous
comprendrez donc la raison pour laquelle je tairai certaines précisions. Je n'ai
pas pour mission d'envoyer des gens chez le diable. Au contraire, je veux les
arracher à l'emprise du diable, par mon témoignage, pour leur faire connaître la
grâce de Dieu et les amener à Jésus-Christ notre Sauveur.

Lorsque je fus vêtue de noir comme tout le monde autour de moi, les prêtres
exigèrent que je m'agenouille pour qu'ils puissent prier pour moi. Ils m'imposèrent
les mains. Pendant leur prière, je fus saisie de vertige.

La prière terminée, ils voulurent s'assurer de l'effet que l'imposition des mains
avait produit sur moi. Je leur dis ce que j'avais ressenti et je vis comme un
soulagement sur leur visage. Le père curé me dit: "Nous pouvons partir à présent."

Il n'était pas encore 23 heures 30 lorsque nous nous dirigeâmes en voiture vers le
grand carrefour central de la ville de Lubumbashi. A cette heure de la nuit, il
règne à cet endroit de la ville une intense activité commerciale. Après avoir garé
la voiture, tout le monde descendit. A ma grande surprise, les prêtres se mirent à
se déshabiller, sans faire aucun cas de ma présence ni des personnes qui les
entouraient. Le plus naturellement du monde, ils me prièrent de me dépêcher de me
déshabiller, comme s'ils avaient oublié que J'étais une femme. J'obéis mais voulus
garder mes sous-vêtements. Je reçus l'ordre de tout enlever et de

rester nue, comme tout le monde. Le père curé me dit: "Dépêche-toi, il ne nous
reste que peu de minutes avant de rejoindre le quartier général!"

Les lumières étaient brillantes. Les gens circulaient en tous sens. Personne ne
semblait nous remarquer. Pourtant, ces prêtres étaient bien connus à Lubumbashi.
Comment expliquer cela? C'était effrayant de passer par une telle expérience! L'un
des prêtres me lança: "Dépêche-toi, nous n'avons pas de temps à perdre! Tu payeras
cher si nous sommes en retard!"

C'est alors seulement que je compris que nous étions invisibles aux yeux des
profanes. Je me déshabillai à mon tour.

Nous traversâmes la rue et atteignîmes le centre du carrefour. Un pentagramme


(étoile à cinq branches) fut dessiné sur le sol. Je fus invitée à m'y coucher à
l'intérieur, le dos au sol, et chacun de mes membres au sommet de l'une des pointes
du pentagramme. J'étais étendue au sol, bras et jambes écartés. Cinq cierges sortis
de je ne sais où brillaient à chaque sommet.

On fit des incantations sur moi. Trois prélats nus m'enjambèrent, tout en ayant
soin d'effleurer certaines parties de mon corps. Ils prononcèrent des prières qui
m'étaient inconnues. Ces prêtres m'enjambèrent comme il est procédé lors de
l'ordination sacerdotale d'un nouveau prêtre catholique.
La cérémonie terminée, les cierges disparurent sans que je comprenne comment. Nous
revêtîmes nos habits noirs et prîmes la direction du cimetière des sapins de la
ville de Lubumbashi. Le quartier général n'était autre que le cimetière.

Au quartier général

Je croyais que nous étions les seuls à fréquenter les cimetières la nuit. Je perdis
toute illusion en voyant le nombre croissant de personnes que j'y trouvais. La
plupart étaient jeunes. Je ne sais quelle procédure ils avaient utilisée pour
arriver jusqu'ici. La plupart croyaient rendre un culte à Dieu. Il y
avait là des jeunes gens à la recherche de sensations fortes, chacun dans son
domaine. Des étudiants venaient y chercher le moyen de terminer leurs études avec
succès sans pour autant travailler. Des sportifs venaient y chercher des records
inégalés. Des musiciens venaient y puiser de nouvelles inspirations. Moyennant des
sacrifices, voire même des sacrifices sanglants, ces personnes signaient des pactes
pour avoir plus de succès dans leurs entreprises. Mais, hélas, cette gloire n'était
qu'éphémère. Il fallait renouveler le pacte après un certain temps, de peur de
perdre la raison ou la vie.

Il y avait aussi des hommes politiques. Outre le succès, ils désiraient obtenir le
pouvoir de domination pour pouvoir s'imposer dans des assemblées générales.
Certains désiraient obtenir le pouvoir de lire l'avenir, afin de se protéger des
jours mauvais. Les sacrifices que devaient offrir ces derniers étaient consistants.
Certains venaient y préparer leurs discours.

Toutes les professions étaient représentés: médecins, avocats, ingénieurs, etc...


Tous avaient un dénominateur commun: c'étaient tous des satanistes à la recherche
d'un succès terrestre. Si vous prêchez le Christ à de telles personnes, elles ne
L'accepteront pas comme leur Seigneur et Sauveur.

Ces personnes se cachent souvent derrière des dénominations religieuses, ou des


sectes qui nient la divinité de Jésus-Christ. J'y ai aussi remarqué des pasteurs,
des diacres, des abbés, dont l'abbé Kasongo qui était un familier des lieux, des
prêtres, et j'en passe.

Comment ces gens, qui ont pour mission de conduire les hommes à Dieu, avaient-ils
échoué ici pour les conduire à Satan? Car, je le répète, la plupart des gens qui se
trouvaient au cimetière croyaient rendre un culte à Dieu. Je me suis souvent
demandée comment ces conducteurs spirituels qui avaient pour mission de conduire
les hommes à Dieu avaient pu s'abaisser à ce point.

J'en ai donc conclu que Dieu n'existait pas, ou que le Dieu auquel nous pouvions
croire était un faux Dieu, un Dieu de substitution, et que le vrai Dieu était
ailleurs.

La présence de guérisseurs, féticheurs, praticiens traditionnels et autres


charlatans ne m'étonna guère. Il était normal qu'ils viennent puiser à leur source.

Nous avons procédé à une visite des lieux. Arrivés devant une tombe, nous nous
sommes arrêtés. Le père curé récita une prière en invoquant quelques "saints," et
dont lui et ses collègues étaient peut-être les seuls à connaître le secret.
Certains passages étaient tirés du livre du prophète Jérémie. Au moyen d'une
baguette magique, il frappa une tombe qui s'ouvrit d'elle-même en faisant sortir le
cercueil. Sous le cercueil, je découvris un passage, une sorte de couloir qui
donnait sur une espèce de cave ou de sous-sol. Longeant le passage ainsi
ouvert, nous atteignîmes un tournant, au-delà duquel mes yeux découvrirent une
"abomination. " A même le sol, il y avait là une croix grandeur nature, sur
laquelle un homme était ligoté, agonisant et gisant dans son sang. Bien entendu, Il
portait une couronne d'épines sur la tête. Un clou était planté dans chaque main,
et un autre attachait les deux pieds au bois. Il n'avait cependant aucune blessure
à la poitrine. Cet homme était entouré de chaînes, qui étaient en fait de grands
chapelets. Les souffrances de cet homme étaient manifestes et me donnèrent le
frisson.

D'un air grave et compatissant, le curé me dit: "Voici notre Seigneur Jésus-Christ
souffrant sur la croix. Son agonie dure, car il n'est jamais mort. Il est toujours
vivant."

Nous avions sans doute atteint le but de notre promenade car, après avoir vu cet
être, nous nous sommes prosternés pour l'adorer, puis nous avons rebroussé chemin.

A quelques détails près, l'être sur la croix avait des traits semblables à ceux du
"Jésus-Christ" dont les images inondent les marchés et les boutiques spécialisées.
Ce même "Christ" est parfois aussi représenté sur des bijoux féminins.

Bien-aimés de Dieu, au lieu de vous contenter d'entendre la "Parole de Dieu," vous


devriez imiter les Juifs de Bérée. En effet, la Bible déclare que ces derniers,
chaque fois qu'ils avaient entendu Paul prêcher la Parole de Dieu, "examinaient
chaque jour les Ecritures, pourvoir si ce qu'on leur disait était exact" (Actes
17:12). Si nous avions tous fait la même chose, nous aurions découvert des passages
qui décrivent physiquement le Seigneur Jésus. En effet, plusieurs centaines
d'années avant la naissance du Christ, le prophète Esaïe, au chapitre 53, verset 2
nous dit: "Il n'avait ni beauté ni éclat pour attirer nos regards, et son aspect
n'avait rien pour nous plaire." L'apôtre Paul était contemporain de Jésus-Christ.
Dans sa première épître aux Corinthiens, chapitre 11, verset 14, il écrit: "C'est
une honte pour l'homme de porter des cheveux longs." Nous croyons qu'en écrivant
cette épître, il était inspiré par l'Esprit de Jésus-Christ, le Saint-Esprit. A la
lumière de ces deux passages bibliques, nous constatons que les hommes ont conçu
l'opposé de ce qu'affirme la Bible. Pourquoi cette falsification? La falsification
persiste puisqu'ils désobéissent sciemment à ce que dit Dieu dans Exode 20:4, 5:
'Tu ne te feras point d'image taillée, ni de représentation quelconque des choses
qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les
eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles et tu ne les
serviras point." Ne voit-on pas cependant les catholiques embrasser la croix,
notamment le vendredi saint? Pourquoi l'Eternel des Armées nous interdit-Il
l'utilisation des images? Christ nous en donne la raison: "Dieu est esprit" (Jean
4:24). Vous comprendrez qu'on ne peut représenter un esprit.

Faut-il se servir d'objets (crucifix, eau bénite, chapelet, etc ...) dans le culte
rendu à Dieu? Non. Dieu est Esprit, et Ses vrais adorateurs L'adoreront en Esprit
et en vérité (Jean 4:24). L'être sur la croix rencontré au cimetière n'était qu'un
démon. Son maître, le diable étant expert dans l'art de la substitution, ses
serviteurs ne peuvent qu'agir de la même manière. C,est ainsi que de nombreuses
choses furent ajoutées à la sainte doctrine, comme l'eau bénite, en l'an 400, la
canonisation des "saints" en 995, le célibat obligatoire des prêtres en 1074,
etc...

Ce premier contact avec le quartier général terminé, nous avons regagné le couvent,
et je rentrai à la maison, où Jean était loin d'imaginer dans quelle nouvelle
ornière je m'étais embourbée. Chaque nuit, je m'absentais pour aller au quartier
général, dans le but d'apprendre à prier sur les tombeaux, pour qu'ils livrent leur
contenu. Ces mêmes prières sont faites aussi par ceux qui dépouillent les
tombes. Nos maîtres nous avaient conseillé de n'entrer en contact avec des morts,
pour leur remettre certains cadeaux, qu'après les avoir roués de coups.

Il y avait cependant certaines tombes qui ne dévoilaient pas leur contenu et qui ne
répondaient pas favorablement à nos prières. Il s'agissait des tombes des
véritables enfants de Dieu. Ceux qui répondaient à nos sollicitations étaient des
démons qui attendaient la condamnation éternelle. Les esprits des enfants de Dieu
ne séjournent pas dans les cimetières ou dans le séjour des morts.

Suite à mes nombreuses visites, je pus comprendre certaines choses. En particulier


la provenance véritable de l'eau bénite et de l'huile d'onction utilisées dans le
catholicisme. L'huile d'onction n'est autre chose que de

la graisse humaine. Après l'avoir désodorisée, on y ajoute un peu d'huile d'olive.


Notre chef suprême était le pape du cimetière. Rien ne pouvait se faire avant son
apparition et sa fameuse bénédiction. Il n'était différent en rien du pape du
Vatican, quant à ses habits et ses différents gestes. Parfois, je me demande s'il
ne s'agissait pas de la même personne. A une période donnée de l'année, au
printemps, je crois, ce pape bénissait une certaine quantité d'eau que l'on nous
distribuait. Nous conservions une partie de cette eau jusqu'aux premières pluies.
Nous recueillions alors les eaux des premières pluies pour la mélanger à celle que
nous avions conservée, afin de réussir un bon mélange.

Cette eau bénite était réservée aux grandes occasions. On la retrouve


rarement dans les bénitiers. Je ne m'expliquais pas certaines choses: J'avais un
corps différent lorsque j'étais au cimetière. Cet autre corps n'avait aucune
déformation ni malformation quelconque. Mais lorsque je quittais le cimetière, je
reprenais mon ancien corps rempli de maladies.

Lorsque j'en fis la remarque à mes supérieurs, ces derniers me firent entendre que
c'était là une preuve tangible de mon rétablissement physique certain: 'Tu ne
tarderas pas à avoir ce corps nouveau dans le monde physique. Persévère, pour que
tu le voies s'accomplir..."

Je ne manquais pas de persévérance! J'étais tellement zélée que je reçus le titre


de diaconesse, et, plus tard, celui de médium, ce qui correspond au
niveau le plus élevé pour une femme. Parmi les gens que je
fréquentais, il y avait des tenanciers de grands débits de boissons. Ils nous
demandaient souvent la possibilité d'augmenter leur chiffre d'affaires. Nous leur
remettions des esprits servants enfermés dans des bouteilles que nous remplissions
d'eau bénite. Nous remettions ces bouteilles aux tenanciers, en ayant soin de leur
dire de verser un peu de cette eau à l'entrée de leur débit de boissons, là où
passent les clients. Une deuxième partie de l'eau devait être versée à l'intérieur,
là où consomment les clients, et la dernière partie devait être versée dans les
installations sanitaires, surtout dans les urinoirs. Les démons enfermés dans les
bouteilles étaient ainsi libérés et affectés à trois tâches différentes, selon
l'endroit où ils avaient été lâchés. Ceux qui avaient été libérés dans les urinoirs
avaient pour mission de "transformer" les urines en boissons consommables. Ainsi,
le propriétaire ne devait-il plus acheter les boissons. C'était son avantage. Les
esprits à l'intérieur du bar devaient Introduire d'autres esprits dans les
consommateurs. Ceux qui avaient été libérés devant la porte s'appelaient les
"trompettistes." Au moyen de leurs "trompettes," ils attiraient ou appelaient les
buveurs.

Il doit être clair que le diable ne donne rien pour rien. Il se fait payer tout
service rendu, aussi minime soit-il. En conservant ainsi leurs stocks de boissons
intacts avec le concours des démons dans les urinoirs, tous ces commerçants, en
contrepartie, devaient nous remettre 500.000 âmes par semaine. Une fois que cette
urine transformée était consommée, toutes sortes de démons pouvaient entrer dans le
corps des clients. Satan n'a pas tellement besoin de notre corps physique. C'est de
notre esprit qu'il veut s'emparer pour neutraliser notre volonté. Il se sert
toutefois de ses démons pour occuper des corps humains, car ces démons ont
grandement besoin de notre corps pour s'y manifester. Les impudiques attirent les
esprits d'impudicité, et les menteurs les esprits de mensonge, qui viennent habiter
en eux.

En ma qualité de médium, J'ai un jour demandé à un démon pourquoi il avait cette


préférence pour les boissons alcoolisées. Voici la réponse qu'il me fit : "Si un
homme, après avoir bu un ou quatre verres, d'eau, se mettait à zigzaguer sur la
route, à faire pipi dans ses habits ou à injurier grossièrement des passants, cela
inciterait à la réflexion, parce qu'on ne pourrait pas le soupçonner d'être ivre.
Or nous avons besoin d'endormir tout soupçon. De sorte que nos boissons de
substitution provoquent des effets qui sont acceptés par les humains. C'est
pourquoi nous en profitons."

En tant que médium, j'avais le pouvoir de transmettre de la puissance à d'autres.


Je pouvais apprendre aux nouveaux venus comment faire des invocations, ou leur
montrer tout simplement comment aller au quartier général. Je pouvais réceptionner
divers courriers et les expédier à différents points du globe. Je connaissais
plusieurs secrets pour tuer des gens, chose que je ne fis jamais. J'étais même en
mesure d'envoyer des esprits pour ensorceler tout un quartier.

Malgré ma capacité d'accomplir toutes ces prouesses, une fois que j'étais en dehors
du cimetière, je me retrouvais toujours malade et déformée physiquement. Mon but
n'était pas de continuer à pratiquer tout ce que je faisais la nuit au cimetière.
Je comptais reprendre le cours normal de ma vie. Mais j'étais chaque nuit
contrainte d'abandonner la chaleur de ma maison, l'affection de mes enfants et
l'amour de mon mari, pour affronter le froid extérieur et me rendre au couvent.

J'abandonne

Après ces longues fréquentations du monde occulte, mon organisme accusa de sérieux
signes de faiblesse. Sans que je m'en rende compte, le temps que m'avaient prédit
les médecins pour que je meure était dépassé. Mais je me disais que ce n'était que
partie remise.

Une nuit, Jean, qui m'avait conseillé d'aller trouver les prêtres, me suivit à mon
insu jusqu'au couvent. Il se calma lorsqu'il me vit franchir le portail du couvent,
et rebroussa chemin.

De toutes façons, s'il avait attendu, il ne nous aurait pas aperçus. Pour aller du
couvent au quartier général, nous étions déjà invisibles. Mais ce calme fut de
courte durée, et il commença à me poser des questions précises sur mes
fréquentations nocturnes et l'état de ma santé. Je feignis l'indignation, et il se
rétracta en me faisant ses excuses: "Tu dois comprendre, Françoise, que nous sommes
inquiets chaque fois que tu sors. Supposons qu'un jour tu ne reviennes pas, où
irions-nous te chercher?"

Présentée sous cette forme, cette façon de raisonner m'alla tout droit au coeur. Je
dis à mon mari qu'il avait raison. Je résolus alors d'arrêter mes visites au
cimetière, après en avoir longuement parlé avec mes supérieurs, mais sans tenir
compte de leur point de vue, car ma décision était déjà prise. Je
fis part de ma décision au curé. Pour le convaincre de me libérer, j'ajoutai que
mon mari menaçait de divorcer si je m'obstinais à déserter encore le lit conjugal
chaque nuit.

Il n'y aura aucune chance de guérison pour toi si tu nous quittes. Je sens que tu
devras encore passer par de graves épreuves à l'avenir. Je te conseille de revoir
ta décision, et de demeurer encore; quelque temps parmi nous, le temps de conjurer
ce, mauvais sort.

Mon mari devient de plus en plus soupçonneux, mon père. S'il me suivait jusqu'ici,
ce serait le divorce. S'il m'abandonnait, ce ne serait tout de même
pas toi qui me prendrait en mariage! Je mis donc fin à ma fréquentation
du cimetière et pris congé le plus simplement du monde de la magie secrète de
l'Eglise catholique romaine. Je rendis au prêtre tout ce qu'il m'avait
remis. "Si quelqu'un se tourne vers ceux qui évoquent les esprits et les devins,
pour se prostituer après eux, je tournerai ma face contre cet homme, et je le
retrancherai du milieu de mon peuple" (Lévitique 20:6).

À SUIVRE...

⛔ JÉSUS REVIENT MAINTENANT ❗

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