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Arrêt du traitement par cabergoline en hyperprolactinémie

L'étude examine l'efficacité de l'arrêt du traitement par cabergoline chez des patients atteints d'hyperprolactinémie, avec un suivi de 354 patients sur plusieurs années. Les résultats montrent que 70 % des patients ont maintenu un contrôle de l'hyperprolactinémie après l'arrêt, tandis que le taux de récidive était plus élevé chez ceux avec des macroprolactinomes. En outre, une surveillance rapprochée est recommandée, surtout pour les patients présentant des macroadénomes.

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Arrêt du traitement par cabergoline en hyperprolactinémie

L'étude examine l'efficacité de l'arrêt du traitement par cabergoline chez des patients atteints d'hyperprolactinémie, avec un suivi de 354 patients sur plusieurs années. Les résultats montrent que 70 % des patients ont maintenu un contrôle de l'hyperprolactinémie après l'arrêt, tandis que le taux de récidive était plus élevé chez ceux avec des macroprolactinomes. En outre, une surveillance rapprochée est recommandée, surtout pour les patients présentant des macroadénomes.

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EXERCICE MÉDICAL
F lash pratique

type 2. Diverses hypothèse étio- démiologiques doivent confirmer Sobngwi E, Boudou Ph, Mauvais-Jar-
vis F et al. Effect of diabetic environ-
pathogéniques peuvent être for- ces éléments afin de pouvoir ment in utero on predisposition to
mulées. Un suivi longitudinal de envisager des stratégies de pré- type 2 diabetes. Lancet 2003 ; 361 :
ces sujets et d’autres études épi- vention. 1861-5.

Interruption
d’un traitement de longue durée par la cabergoline
des hyperprolactinémies tumorales et non tumorales
Par Claire Bricaire, hôpital Necker-Enfants malades, Paris.

L
a prévalence du prolacti- La durée du suivi après arrêt de la 105 patients, l’IRM ne montrait
nome est élevée, de l’ordre cabergoline devait être d’au aucun résidu tumoral. Chez les
de 100 pour un million. moins 24 mois. 42 patients restants, le volume
En traitement de première inten- L’interruption de la cabergoline a tumoral avait diminué de 55,5 %
tion des prolactinomes, la prise pu être réalisée chez 200 patients : L’hyperprolactinémie est restée
en charge médicamenteuse par 25 avec une hyperprolactinémie contrôlée chez 73 patients (70 %)
les agonistes dopaminergiques non tumorale, 105 avec un micro- après une durée moyenne de
est préférée au traitement chirur- prolactinome, et 70 avec un macro- suivi de 36 mois après l’arrêt du
gical. Le traitement le plus clas- prolactinome. traitement. L’hyperprolactinémie
sique repose sur la bromocriptine a récidivé chez 32 patients (30 %)


et plus récemment sur la caber- après une durée moyenne de
goline, agoniste sélectif des 24 % ont eu suivi de 12 mois. Aucun de ces
récepteurs D2 à longue durée une récidive patients n’a eu de récidive de
d’action, qui offre également une après une durée microprolactinomes à l’IRM.
excellente efficacité en termes de moyenne Dans le groupe des macroprolacti-
normalisation des taux de prolac- de suivi nomes, la cabergoline prescrite à
tine, de restauration de la fonc- la dose moyenne de 1 mg par


de 18 mois.
tion ovulatoire et de réduction semaine a été interrompue après
du volume tumoral avec une tolé- une durée moyenne de traitement
rance meilleure. Cette étude se Dans le groupe des hyperprolacti- de 42 mois. Aucune repousse
propose d’évaluer les taux de némies non tumorales, la cabergo- tumorale ne fut observée sur
rémission après arrêt d’un traite- line prescrite à la dose moyenne l’IRM.
ment par cabergoline. de 0,5 mg par semaine a été arrê- Sur 70 patients (36 %), 25 ont eu
Entre janvier 1994 et décembre tée après une durée moyenne de une récidive de l’hyperprolactiné-
1998 ont été inclus 354 patients traitement de 36 mois. mie après une durée moyenne de
présentant une hyperprolactiné- Sur 25 patients, 6 (24 %) ont eu suivi de 18 mois. Chez 45 patients,
mie qui ont reçu la cabergoline en une récidive après une durée l’hyperprolactinémie est restée
traitement de première intention. moyenne de suivi de 18 mois et contrôlée après une durée moyenne
Certains critères étaient prérequis chez les 19 autres (76 %) l’hyper- de suivi de 48 mois après l’arrêt de
pour pouvoir interrompre le trai- prolactinémie restait contrôlée la cabergoline.
tement par la cabergoline : nor- après une durée moyenne de Le taux moyen du dernier contrôle
malisation du taux de prolactine, suivi de 48 mois après l’arrêt de la de prolactine était inférieur au
disparition ou diminution d’au cabergoline. taux initial pour tous les groupes.
moins 50 % de la taille de la Dans le groupe des microprolacti- Le taux de récidive était plus
tumeur, tumeur située à plus de nomes, la cabergoline avait été élevé en cas de macroprolacti-
5 mm du chiasma optique et prescrite à la dose de 1 mg par nome ou en cas de résidu tumoral
absence d’envahissement des semaine pendant une durée diagnostiqué sur l’IRM pratiquée
sinus caverneux. moyenne de 48 mois. Chez 63 des avant l’arrêt de la cabergoline.

La Revue du Praticien Gynécologie et Obstétrique - 15 mai 2004 - n° 83 9


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EXERCICE MÉDICAL
F lash pratique

Ni le sexe, ni l’âge, ni l’état pré- EN PRATIQUE : L’efficacité des trai- – avoir obtenu une normalisa-
ou post-ménopausique n’influen- tements par les agonistes dopami- tion du taux de prolactine ;
çaient le taux de récidive. nergiques dans les hyperprolacti- – avoir obtenu une réduction
Le meilleur critère de prédiction némies, que ce soit sur la tumorale d’au moins 50 %.
de récidive était le diamètre normalisation des taux de prolac- Le critère prédictif de récidive de
tumoral maximal sous traitement tine ou sur l’effet de réduction l’hyperprolactinémie après arrêt
par cabergoline. tumorale, est largement docu- de la cabergoline est le diamètre
Les auteurs concluent que la mentée et en fait le traitement de maximal tumoral sous traitement.
cabergoline peut être arrêtée choix en première intention des Le suivi de l’étude est relative-
chez les patients ayant norma- micro- et des macroprolactinomes. ment court, et cette tentative d’ar-
lisé leur taux de prolactine et Cet article soulève la possibilité rêt du traitement dopaminergique
ayant une IRM hypophysaire d’envisager un arrêt du traite- ne peut se concevoir qu’en main-
normale. Ils recommandent, ment par la cabergoline, ce qui tenant une surveillance rappro-
compte tenu du suivi insuffisant offre des conséquences intéres- chée et prolongée dans le temps.
de l’étude pour affirmer l’ab- santes pour l’observance des
sence de récidive tumorale à patients et en termes de coût de Colao A, Di Sarno A, Cappabianca P,
distance, une surveillance rap- traitement. Di Somma C, Pivonello R, Lombardi G.
prochée surtout chez les Deux critères sont requis pour Withdrawal of long-term cabergoline
therapy for tumoral and nontumoral
patients présentant un macro- proposer cet arrêt de la caber- hyperprolactinemia. N Engl J Med
adénome. ■ goline : 2003 ; 349 : 2023-33.

Fibro-adénomes diagnostiqués
après prélèvement à l’aiguille fine :
taux de croissance acceptable sur le long terme

S
ur une série de de volume. On a distingué une lité de taille sur plus de 2 ans : 7 fois).
1 070 patientes population de femmes de moins Au total, le diagnostic est établi,
porteuses d’un de 50 ans (91,6 %) et de plus de pour ces 179 masses, 93 fois sur 100.
fibro-adénome dia- 50 ans (8,4 %) intégrant dans Le diagnostic chirurgical s’est
gnostiqué par FNAB l’approche la possible variation avéré différent d’un fibro-adé-
(Fine needle aspiration volumique liée au cycle. nome dans 5 cas : 2 tumeurs phyl-
biopsy), une surveillance lodes bénignes, 2 tumeurs fibreuses
Nicolas Perrot,
Paris. volumétrique des fibro- stromales, 1 hamartome.
adénomes a été propo-
sée à 6 mois, 1 an, 2 ans, 3 ans avec
examen supplémentaire (tous les
6 mois) en cas d’augmentation de
“ Toutes les masses
de croissance
plus faible
se sont avérées
Le 95e percentile du changement de
volume exprimé en % volume/mois
dans la population de moins de
50 ans correspond à 16 % : le
volume. Le but de cette étude a été 90e percentile dans la population de


de préciser quel taux de croissance bénignes. plus de 50 ans est de 20 %. Toutes
de la lésion devrait amener à un les masses de croissance plus faible
geste à visée histologique. se sont avérées bénignes quand
À chaque échographie de sur- La nature des 179 masses (ayant l’exérèse chirurgicale a été réalisée.
veillance, 3 mesures ont été réa- fait l’objet initialement d’une
lisées afin de calculer le volume cytologie) ayant augmentées de EN PRATIQUE : Cela revient à
de chaque masse. Le taux de volume a été établie après exé- proposer une abstention chi-
croissance en volume/mois a été rèse chirurgicale (67 fois), sur des rurgicale :
calculé chez les 187 femmes dont critères échographiques (diminution – pour toutes les masses consi-
la (ou les) masses ont augmenté de taille ultérieure : 106 fois ; stabi- dérées initialement après cyto-

10 n° 83 - 15 mai 2004 - La Revue du Praticien Gynécologie et Obstétrique

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