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Texte

MBOUMBA, un vampire caché dans son village, est découvert après qu'un objet lumineux ait été vu sortir de sa maison. Les villageois, terrifiés par ses transformations en éléphant et ses actes de destruction, décident de le chasser après qu'il ait ravagé les plantations d'une femme. Finalement, MBOUMBA est blessé par des chasseurs d'éléphants et expulsé du village une fois rétabli.

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MBOUMBA, un vampire caché dans son village, est découvert après qu'un objet lumineux ait été vu sortir de sa maison. Les villageois, terrifiés par ses transformations en éléphant et ses actes de destruction, décident de le chasser après qu'il ait ravagé les plantations d'une femme. Finalement, MBOUMBA est blessé par des chasseurs d'éléphants et expulsé du village une fois rétabli.

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Le sorcier MBOUMBA

Dans son petit village où tout le monde le connaissent, personne ne se doutait que MBOUMBA
ne fut un vampire. Une nuit, il serait sorti aux environs de minuit, heure à laquelle les vieillards
évoquent le souvenir de leurs ancêtres autour du feu, sous le BANDJA, et où les femmes
s’apprêtent à se mettre au lit après avoir couché les enfants et rangé la maison. Quelqu’un avait
vu un étrange objet lumineux s’élancer du toit de la maison de MBOUMBA en direction d’un
autre toit, à dix maisons de là. Ce témoin ameuta le village qui accourut dans la demeure de
MBOUMBA... Celui-ci dormait du sommeil du juste. Les gens le secouèrent de toutes leurs
forces, mais personne ne parvint à le réveiller. Pas même sa femme affolée. Le plus vieux des
villageois apporta trois gros piments qu’il plaça devant la porte. Ainsi, on verrait bien le
lendemain si c’était l’esprit de MBOUMBA qui se promenait dans la nuit noire.

Pendant que les hommes campaient devant sa maison, MBOUMBA s’était caché sur un arbre de
la brousse. Cinq heures sonnèrent. On vit réapparaître l’objet étincelant qui cherchait à rentrer.
Les femmes et les enfants s’attroupèrent à distance en poussant des cris, les plus hardis, des
bâtons aux mains. Le vieux du village ôta les piments et la lumière se rua à l’intérieur. La preuve
était faite. Depuis cette nuit-là, les enfants tremblaient quand il passait, les femmes le désignaient
du doigt et s’écartaient lorsqu’il se montrait. Les hommes refusaient de rester en sa compagnie.
Même les bêtes de la brousse fuyaient à son approche.

Ce n’est pas tout. Que de fois MBOUMBA ne s’est-il pas transformé en éléphant pour saccager
les plantations et semer la terreur auprès des animaux plus faibles que lui ! Un jour, de grand
matin, une femme se rendait à son champ. Elle vit MBOUMBA qui marchait loin devant elle.
Lui ne s’était pas rendu compte de sa présence, par conséquent, il se croyait seul dans la
brousse. Au bout d’une heure de marche, il prit un sentier qu’emprunta ensuite la femme. Il se
dirigeait nonchalamment vers la plantation de celle-ci. Les tubercules de manioc et les ignames
avaient bien donné cette année-là. Tous les habitants du village se réjouissaient et attendaient
avec impatience le temps de la récolte.

Cette femme se rendait à son champ pour arracher quelques mauvaises herbes et chasser les
animaux rongeurs qui venaient s’y nourrir à ses dépens. L’homme, qu’elle épiait à présent,
s’avança jusqu’au cœur de la plantation. Il s’immobilisa et, tout à coup, fit un grand bond de
plusieurs mètres. Lorsqu’il retomba à terre, la femme vit, à sa place, un gros éléphant. Elle hurla
de terreur et s’évanouit. Quand elle reprit connaissance, beaucoup plus tard, ses ignames,
tubercules de manioc et taros étaient dévastés. La terre était défoncée. Elle retourna au village
toute tremblant. En une demi-journée, la nouvelle avait fait le tour des maisons. Le chef du
village désigna dix chasseurs d’éléphants pour surveiller MBOUMBA nuit et jour et donna
l’ordre de l’abattre au cas où il se métamorphoserait une seconde fois. Ce qui ne tarda pas. Cette
fois, il attendit le coucher du soleil pour se faufiler entre les arbres qui bordaient le village. Les
chasseurs aux aguets se mirent à le suivre, se cachant derrière les arbres quand il se retournait,
avançant à pas feutrés dès qu’il reprenait sa marche. Mboumba alla plus loin que la premier fois.
Il revint même sur ses pas lorsqu’il entendit un froissement de feuilles. Ses poursuivent n’eurent
que le temps de se jeter à plat ventre dans les hauts herbes. Le long silence qui suivit le rassura et
il se remit en route sans la moindre méfiance. La plantation qu’il avait choisie était très grande.

A peine se fut-il changé en éléphant que les dix chasseurs se dressèrent comme un seul homme.
Ils criblèrent la bête de balles aux pattes. Lorsque Mboumba revint chez lui, très tard dans la nuit,
ses pieds et ses bras présentaient de nombreuses blessures. On le transporta chez l’infirmier qui
put lui extraire les balles. Le chef du village le chassa dès que ses blessures furent cicatrisées

ELONGA, ANGELE RAWIRI.P 60-61

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