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Dynasties du Maroc : Histoire et Influence

Le document présente une chronologie des dynasties qui ont marqué l'histoire du Maroc, en commençant par la dynastie Idrisside en 788 jusqu'à la dynastie Alaouite actuelle. Chaque dynastie est décrite avec ses réalisations, ses défis et son impact sur le pays, notamment en termes de développement politique, économique et culturel. La période contemporaine est marquée par l'indépendance du Maroc en 1956 et les efforts de modernisation sous les règnes de Mohammed V et Hassan II.

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Dynasties du Maroc : Histoire et Influence

Le document présente une chronologie des dynasties qui ont marqué l'histoire du Maroc, en commençant par la dynastie Idrisside en 788 jusqu'à la dynastie Alaouite actuelle. Chaque dynastie est décrite avec ses réalisations, ses défis et son impact sur le pays, notamment en termes de développement politique, économique et culturel. La période contemporaine est marquée par l'indépendance du Maroc en 1956 et les efforts de modernisation sous les règnes de Mohammed V et Hassan II.

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Le Maroc à travers ses Dynasties…

(Périodisation)

La Dynastie Idrisside

En 788, naissance de la première dynastie musulmane, d’origine moyen-orientale. En 791,


l’État Marocain fut créé. Idriss Ier, descendant d’Ali, gendre du prophète, fuira l’Arabie pour
échapper au massacre de sa famille et s’installera à Volubilis, fondant par la suite la ville de
Fès, qui, après sa mort en 792, sera désignée capitale du Royaume par son fils Idriss II qui lui
succédera. Ce dernier s’occupera de la construction de la ville en 803, et mourut en 828.
L’administration du Royaume sera confiée à ses fils, puis à ses frères, tandis que la ville de Fès
prospérera économiquement. En 857 et 859 la cité se prévaudra de prodigieuses réalisations,
notamment les mosquées Quaraouiyine et Andalous. Au début du XI ème siècle, l’aura du règne
des Idrissides atteindra Cordoue avant que les divisions en Espagne musulmane ne causent leur
décadence et leur disparition en 1055

La Dynastie Almoravide

Dynastie Berbère originaire du Sahara, leur nom de l’arabe « Al Mourabitoun » signifie les
moines guerriers. Auguste Sultan de cette dynastie, Youssef Ibn Tachfine fondra la ville de
Marrakech (future capitale du Royaume) vers 1070, puis s’occupera ensuite de l’unification
politique du Maroc et de l’Espagne musulmane. Par son biais, la civilisation Andalouse se
répandra au Maghreb avant de conquérir l’Espagne jusqu’a l’Èbre. Ali Ben Youssef, son fils,
lui succédera en 1106 pour y régner pendant 37 ans.

La Dynastie Almohade

Dynastie Berbère originaire du Haut-atlas, leur nom provient de l’arabe « Al Mouwahidoune »,


« les unificateurs » (ceux qui clament l’unicité de Dieu.) Son fondateur ne sera autre qu’El
Mehdi Ibn Toumart, prédicateur à Tinmal (Haut-atlas).

Abdel-Moumen, son disciple, prendra Marrakech pour capitale d’où la construction de la


Koutoubia, puis fondera l’Empire Almohade, et parviendra à unifier l’Afrique du Nord, mais
décédera à Rabat en 1163 avant de rattacher l’Andalousie à son Empire. Cette gloire reviendra
à son successeur Yacoub El-Mansour, victorieux de la bataille d’Alarcos en 1195, contre les
portugais et les espagnols.

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Après la disparition de ce dernier, les insuccès militaires suivront, ce qui incitera à la division
de l’Empire, puis à la disparition du système religieux d’Ibn-Toumert.

La Dynastie Mérinide

Dynastie Berbère (nomades Zénètes originaires du Bassin de la haute Moulouya). Cette


Dynastie aura pour capitale Fès, procèdera à la création de Fès El-Jedid et la construction de
plusieurs medersas dont la Medersa El-Attarine, la Medersa Abou Inane, ou encore la Medersa
Mérinide à Salé. Celle-ci profitera du déclin de l’Empire Almohade pour s’accaparer des villes
de Fès, de Rabat, de Salé et des plaines fertiles du Saiss et du Gharb. Ultérieurement, le Sultan
Mérinide Abou Youssef Yacoub s’emparera de la ville de Marrakech en 1269 pour écarter
définitivement du pouvoir les Almohades.

En tant que chef suprême de la dynastie mérinide, Abou El-Hassan tentera alors de reconstituer
l’Empire vers 1331 d’où la conquête de Tlemcen en Algérie et de Tunis en 1347, mais sans
pour autant parvenir à garder l’Espagne et Algéciras en 1340.

En 1348, la peste noire et les rébellions de Tlemcen et de Tunis marqueront la décadence des
Mérinides qui ne parviendront pas à refouler les portugais et les espagnols, leur permettant
ainsi, par le biais aussi de leurs successeurs les Wattassides, de s’installer sur la côte. La
résistance s’organisera autour des confréries et des marabouts d’où émergera la dynastie
saadienne.

La Dynastie Saâdienne

Dynastie chérifienne (de « Chorfa descendants du prophète Mohamed) originaire de la vallée


du Draa, Marrakech sera leur capitale. A partir de 1578, le sultan Ahmed Al Mansour Eddahbi
asseoira son règne sur d’importants faits d’armes, dont la victoire de « la Bataille des trois rois
» à Oued El-Makhazine; « la conquête de Tombouctou » d’où il ramènera or et esclaves, ainsi
que « la construction du palais El Badiî », le développement de l’industrie du sucre et des
armes… Le règne d’Ahmed Al Mansour Eddahbi prendra fin en 1602.

La Dynastie Alaouite

La Dynastie Alaouite est issue des Chorfa de Tafilalet, descendants de l’Imam Ali, lesquels
s’établiront souverainement dans la région, avant d’asseoir leur autorité sur tout le pays à partir
de 1666. Le fondateur de la Dynastie et son chef spirituel, Moulay Ali Chérif, ainsi que ses

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successeurs (notamment Mohamed Ben Ali Chérif, proclamé premier Roi dès 1640) entendront
réunifier le Maroc, appliquant par là une stratégie politique et militaire en conséquence.

En 1672, le Roi Moulay Ismaël exercera un pouvoir absolu tout en poursuivant l’œuvre
accomplie par ses prédécesseurs. Le Sultan commencera tout d’abord par fonder la ville de
Méknès, ville qu’il désignera par la suite capitale du Royaume. Après avoir repris Larache et
Tanger, Moulay Ismaël éliminera les pouvoirs politiques et religieux locaux et fondera ainsi
l’Empire Chérifien. Son pouvoir sera étendu jusqu’au Sénégal, de même il ordonnera la mise
en place d’un réseau de forteresses sur tout le territoire, réseau à partir duquel une armée de
métiers opérera. Il se consacrera par la suite à établir des relations diplomatiques fructueuses
avec des pays étrangers, particulièrement au temps de Louis XIV et Jacques II d’Angleterre.

Après la mort de Moulay Ismaïl en 1727, Sidi Mohamed Ben Abdallah (Mohamed III) lui
succéda en 1757. Musulman fervent, il ne songeait qu’a apporter au pays la paix et la sécurité.
Aussi fut-il accueilli comme un homme providentiel et sa proclamation prit le caractère d’un
véritable plébiscite. Sitôt investi, il allégea les impôts, frappa une monnaie saine et reconstitua
une nouvelle armée recrutée dans les tribus Guich.

Simultanément, il s’employa à fortifier les ports marocains et eut la chance de reprendre


Mazagan aux portugais (1769). Il conclut la paix avec les Espagnols et un accord sur les
prisonniers avec Louis XV (cet accord que Moulay Ismaïl n’avait pas pu conclure). Considérant
que le Maroc avait besoin de renforcer ses relations avec l’extérieur pour compenser la perte du
Triq-Sultan (passage stratégique), il signa des traités de commerce avec le Danemark, la Suède,
l’Angleterre et les Etats-Unis, qui venaient de proclamer leur indépendance et que Sidi
Mohammed fut un des premiers à reconnaître. Il reçut à cette occasion une très belle lettre de
George Washington, proposant de conclure un traité d’amitié entre leurs deux pays.

Mais le fait le plus saillant de son règne fut, sans conteste, la fondation de Mogador, dont il
confia la construction à l’architecte français Gournot. Sans doute aurait-il fait bien davantage
s’il n’avait pas été paralysé par l’insuffisance des moyens. A sa disparition en 1790, le Maroc
était mieux portant qu’il ne l’a été avant son règne.

Devenu alors successeur de Moulay Yazid Ben Abdallah qui n’aurait régné que pendant une
durée de deux ans (1790-1792), Moulay Slimane chassera les Turcs d’Oujda, bâtira plusieurs
mosquées et medersas et ne manquera pas aussi de venir en aide aux Algériens durant la bataille
d’Isly.

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Suite au soutien de l’Empire Chérifien à l’Émir Abd el-Kader d’Algérie, le Maroc connaîtra
alors une crise politique des plus ardues d’où les interventions militaires de la France en 1844
et de l’Espagne en 1859-1860. Les affrontements se poursuivront jusqu’en 1873 sous le règne
du Sultan Mohamed IV.

Le Sultan Moulay Hassan Ier, successeur de Mohamed IV, sauvegardant son règne, consolidera
son pouvoir par le ralliement des tribus du Haut Atlas, et modernisera le pays tout en veillant
tant bien que mal à son indépendance. Des traités sont alors imposés par la Grande Bretagne,
l’Espagne et la France, d’où par ailleurs, l’endettement du pays auprès des banques étrangères.

Moulay Hassan I er décédera en 1894, et le Sultan Moulay Abdelaziz lui succèdera, régnant
jusqu’en 1907, l’année même ou Moulay Hafid prendra le relais. A la suite de l’assassinat de
quelques ressortissants européens, les Français occuperont Casablanca, alors que la France et
l’Espagne étaient déjà désignés comme mandataires de la nouvelle banque d’Etat du Maroc à
la conférence d’Algésiras en 1906.

Sa Majesté le Roi Mohammed V

Mohamed Ben Youssef fut proclamé Sultan du Royaume Chérifien en 1927. La France limitera
les prérogatives du pouvoir central Chérifien en procédant de plus en plus par gestion directe.
La résistance au protectorat s’organisera progressivement, formée essentiellement de jeunes
élites urbaines. La seconde guerre mondiale marquera une trêve entre l’opposition nationaliste
et la France. Pendant la guerre, le Sultan du Royaume Chérifien, se considérant protecteur de
tous ses sujets, s’opposera au régime de Vichy et défendra avec acharnement la cause des Juifs
Marocains.

En 1944, sera proclamé le Manifeste de l’indépendance ; trois ans plus tard, le 10 avril 1947,
Sidi Mohammed prononcera à Tanger (ville internationale) un discours dans lequel il exprimera
de manière directe sa volonté de voir le Maroc réunifié et indépendant. Durant les cinq années
qui suivent, les négociations avec la France n’aboutiront à rien et, en 1952, la crise entre les
autorités du protectorat et les nationalistes entraînera des mouvements insurrectionnels. Le
Sultan sera déposé, puis exilé ainsi que toute la Famille Royale à Madagascar en 1953.

Des dizaines de milliers de marocains sont descendus dans les rues pour manifester leur rejet
de la politique de l'occupant ; ces évènements donnent naissance à ce que le Maroc fête encore
aujourd’hui tous les 20 Aout : la révolution du Roi et du peuple. Le retour d’exil du Souverain
se fera en Novembre 1955 pour ouvrir le chemin de l’indépendance, reconnue en 1956 par la

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France, puis par l’Espagne. En 1958, dans un discours historique à M’hamid El-Ghizlane,
s’adressant aux chioukhs et aux représentants des tribus sahraouies venus lui faire allégeance -
la Beia-, SM Mohammed V a rappelé les droits historiques et légitimes du Maroc sur son
Sahara. Il déclara en substance : « Nous proclamons solennellement que nous poursuivrons
notre action pour le retour de notre Sahara, dans le cadre du respect de nos droits historiques et
conformément à la volonté de ses habitants… ». Dès les premières années, S.M Mohammed V
entreprendra de doter le pays d’institutions démocratiques et rédigera une Constitution peu de
temps avant sa mort, en 1961.

Sa Majesté Le Roi Hassan II

Après le décès de SM le Roi Mohammed V, survenu le 26 février 1961, Moulay Hassan fut
intronisé le 3 mars de la même année. Au début de son règne, le Souverain pensera tout d’abord
à consolider l’indépendance et l’unité du pays. Marqué par des difficultés politiques et
économiques, le début de ce règne connaîtra un renforcement de la centralisation des pouvoirs.
En 1963, s’opposeront les armées marocaine et algérienne, c’est la guerre des sables. L’année
1969 verra le retour de la province de Sidi Ifni à la mère patrie en 1969.

Au plan international, Feu SM le Roi Hassan II envoya, en 1973, deux contingents militaires,
l’un au Golan (Syrie), l’autre au Sinaï (Égypte) pour soutenir ces deux pays dans leur effort de
défense contre l’hégémonie israélienne.

Au plan interne, la Marche Verte qui aura lieu en Novembre 1975, afin de réintégrer au
Royaume ses provinces sahariennes spoliées, mobilisera tout le peuple marocain derrière son
Roi. Ceci signifiera la fin de l’occupation des provinces méridionales du Royaume.

Feu SM le Roi Hassan II comptait parmi les grands Chefs d’États dans le monde. Tantôt il
veillait, sur le front international, à la sauvegarde de la ville sainte d’Al Qods contre son
éventuelle judaïsation, tantôt, sur le front interne, il mettait en place les instruments du
développement économique et social du pays : édification de dizaines de barrages, distribution
des terres aux agriculteurs démunis pour la réalisation d’une réforme agraire spécifique.
Posant les jalons d’une politique industrielle nationale, il fit installer des usines et des
manufactures, relia les principales villes et villages par un important réseau routier et équipa le
pays de ports et d’aéroports.

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Concernant le secteur social, l’enseignement, la santé et l’habitat, il fit édifier des hôpitaux, des
dispensaires, des écoles, des instituts et des universités. Il abaissa les tarifs des loyers du tiers
pour les locataires à faible revenu.

Pour asseoir les bases de la démocratie locale, il mit en place des conseils communaux,
municipaux et ruraux. Sous son règne, la carte administrative du Royaume verra plusieurs
modifications tendant à créer ainsi, de nouvelles provinces et ce dans le but de rapprocher
l’administration des citoyens. Il donna également ses directives pour prendre soin du monde
rural. Il fit bâtir des mosquées dont la plus grande, la Mosquée Hassan II à Casablanca, est un
véritable joyau de l’architecture islamique. Il institua le Conseil des Oulémas et créa
l’Académie du Royaume du Maroc.

A partir des années 1990, le régime évoluera vers davantage de démocratie, le contexte national
et international étant pour beaucoup dans cette nouvelle approche de gouvernance.

Avec le décès de S.M. le Roi Hassan II, le 23 juillet 1999, ce sera un Souverain né après
l’indépendance qui dirigera désormais les destinées du Royaume, en l’occurrence, Sa Majesté
le Roi Mohammed VI dont l’intronisation eut lieu le 30 juillet 1999.

Sa Majesté le Roi Mohamed VI

Sa Majesté le Roi Mohammed Ibn Al Hassan Ben Mohammed, Amir Al Mouminine, a été
proclamé Roi du Maroc, suite à une Cérémonie de présentation de la BEIA (l'Allégeance), le
vendredi 23 juillet 1999. L’intronisation de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a été célébrée le
30 juillet 1999 ; jour où il effectua solennellement la prière du vendredi et prononça Son premier
Discours du Trône, au Palais Royal de Rabat. Cette date est devenue depuis, officiellement,
jour de la fête du Trône.

Le nouveau règne, qui s’inscrit dans le prolongement de la dynamique enclenchée durant les
années 90, a entrepris des transformations successives et volontaristes du paysage national. Des
réformes sans précédent ont été initiées dans tous les domaines, tant politique, économique,
culturel, social qu’humain, visant à hisser le Maroc au rang des nations émergentes et en
cohérence avec les standards internationaux tout en préservant ses spécificités nationales.

Sur le plan politique, l'adoption d'une nouvelle Constitution, soumise à un référendum populaire
en juillet 2011, a consacré plusieurs avancées institutionnelles dans le sens :

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 du renforcement des pouvoirs du Premier Ministre, désormais appelé «Chef du
Gouvernement», issu du parti politique arrivé en tête des élections.
 d’une participation accrue de la société civile au développement politique, social,
culturel et économique du pays.
 d’une reconnaissance de la langue Amazighe comme langue officielle, aux côtés de la
langue arabe qui est la langue nationale, prenant acte de la pluralité des composantes
culturelles de l’identité nationale.

La Justice, est clairement séparée des autres pouvoirs. Pour assurer son indépendance, elle est
désormais érigée en Pouvoir judiciaire.

Avec la régionalisation avancée, elle inscrit le Maroc dans une nouvelle gouvernance marquée
par la décentralisation, avec une priorité accordée aux régions du Sahara marocain. L’article 1
de la constitution énonce que : « l’organisation territoriale du Royaume est décentralisée. Elle
est fondée sur une régionalisation avancée ».

Outre son volet politique, la nouvelle Constitution a consacré l'élargissement du champ des
libertés individuelles et collectives, ainsi que l'égalité entre hommes et femmes. Elle renforce
les institutions chargées de la lutte contre la corruption.

Sa Majesté le Roi a très tôt pris d'importantes initiatives pour ancrer, au Maroc, le respect des
droits de l'Homme, tels qu'ils sont universellement reconnus.

La mise en place de l'Instance Equité et Réconciliation, traduit cette volonté manifeste, qui est
chargée de traiter et de clore définitivement les dossiers du passé, comme dernier jalon d'un
processus éclairé et original de réparation des souffrances politiques du passé.

Le Conseil Consultatif des Droits de l'homme (CCDH), créé en 1990, a constitué une initiative
importante d'ouverture politique, et a impulsé des changements notoires dans le domaine des
droits de l'homme, l'Instance d'Arbitrage mise sur pied par Sa Majesté le Roi, moins d'un mois
après Son intronisation, illustre la Volonté Royale de faire du respect des droits de l'Homme
une marque de Son règne. Le CCDH rénové en 2001 participe activement à la promotion des
droits de l’homme à l’échelle nationale et internationale.

Les acquis sont marqués par de nouvelles mesures qui enrichissent le champ social, en
particulier la mise en place du Code de la Famille (Moudawana) comme nouveau modèle de
promotion des droits de la femme. Un code qualifié de véritable révolution socioculturelle et

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politique, qui fait du Maroc, en cette matière, un modèle et un précurseur dans le monde arabo-
musulman, tout en restant attaché à ses racines, à ses valeurs religieuses et culturelles.

L'action sociale constitue également une priorité du Règne. Le champ des politiques sociales a
connu une forte impulsion royale.

Empreinte des valeurs d'humanité et de solidarité, l'action du souverain s'est ainsi matérialisée
par le lancement en 2005, de l'Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH). Un
projet de société et un important chantier, de par sa conception, son approche, son financement
et son mode d'exécution qui a été décliné en plusieurs phases et en programmes opérationnels
intégrés qui s'inscrivent dans la durée et destinée lutter contre la pauvreté et les disparités
sociales et territoriales.

Les réalisations économiques constituent un autre socle du développement du Royaume, qui se


traduit par de grandes réformes et chantiers, qui ont fait du pays une véritable plateforme
régionale entre l’Afrique et le reste du monde. Parmi les grandes réalisations sur le plan
économique, de nombreux chantiers d'envergure ont été engagés, notamment :

 des Projets structurants portuaires (Tanger-Med, Nador-west, Dakhla-Atlantique).


Ils représentent des portails sur le monde à l'intersection des principales voies
maritimes mondiales (14 km de l'Europe),
 des infrastructures aéroportuaires, routières et ferroviaires améliorant la connectivité
interne et externe du Maroc,
 des stratégies sectorielles volontaristes (Plan Maroc vert, Halieutis, Plan
d’accélération industrielle, Plan Azur…) et des stratégies énergétiques et
environnementales ambitieuses (Energies Nouvelles et Renouvelables : solaire,
éolienne et hydraulique),
 une approche de développement territoriale qui réduit les disparités et met l’accent sur
les atouts de chaque région. L’attractivité du Maroc passe par l’amélioration continue
de l’environnement des affaires, des structures d’accueil des investisseurs et une
attention particulière à la qualité de vie au Maroc.

S’agissant de la politique extérieure du Royaume, SM le Roi Mohammed VI a, depuis son


accession au Trône, manifesté sa volonté de promouvoir et développer l'intégration régionale
et la coopération sud-sud, notamment avec le reste du continent africain.

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Cette conviction, quant à l'importance qu'occupe le continent dans la stratégie d'action du
Maroc, SM le Roi l'a réaffirmée dans son premier Discours à la Nation, le 30 juillet 1999. Elle
oriente toute l'action du Maroc, en faveur du continent, et insuffle une nouvelle dynamique à la
coopération entre le Royaume et les pays africains, tant sur le plan bilatéral que multilatéral.

SM le Roi n'a eu de cesse dans le même temps, de prôner un partenariat renouvelé avec l’Europe
pour faire face aux défis du développement.

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