LES MICROPHONES
1-Petit historique :
Un maître d’école allemand [Link] présenta en 1861 la première installation de
transmission électrique de la parole. Ce ne fut qu’une simple curiosité.
L’américain d’origine anglaise [Link] Graham Bell (1847-1922),
instituteur pour sourds-muets, réalisa en 1876 une capsule électromagnétique
utilisable comme microphone et écouteur. La qualité était suffisante pour la
parole. En ce sens, [Link] peut être considéré comme le père du téléphone.
La capsule électromagnétique de [Link] manquait toutefois de sensibilité et les
amplificateurs n’existaient pas. En 1878 [Link] Edward Hughes (1831-1900),
également chercheur américain d’origine anglaise, construisit le premier
microphone à charbon et à contacts solides, vraiment plus pratique que
l’invention de [Link]. La sensibilité de cet élément, sinon sa qualité, donna le
coup de pouce nécessaire à l’extension foudroyante du téléphone. Il y avait 22
millions d’appareils en service à la mort de [Link] en 1922.
Un microphone a pour but de convertir des ondes sonores en courant électrique.
L’amplitude instantanée du courant électrique obtenu doit autant que possible
être proportionnelle à l’intensité sonore instantanée, et les caractéristiques d’un
microphone devront se rapprocher de celles de l’oreille. Dans ce qui suit, nous
énoncerons les critères courant d’évaluation, ainsi que les principes de
fonctionnements d’un microphone.
1/ Caractéristiques d’un microphone
La qualité d’un microphone va dépendre de plusieurs critères que nous
présenterons ci-devant : la sensibilité, la courbe de réponse, la directivité et
l’impédance.
a) Sensibilité d’un microphone :
La sensibilité d’un microphone indique le rapport entre la tension de sortie du
microphone et le niveau d’intensité acoustique qui l’atteint ou c’est la tension de
sortie obtenue pour une pression acoustique donnée. Une sortie de tension
relativement faible n’est pas automatiquement le signe d’une qualité moindre
pour autant qu’elle traduise fidèlement les variations de pression acoustique et
que l’on dispose d’une amplification électrique suffisante. Les fabricants
utilisent des unités de sensibilité qui peuvent être variées : les unités de pression
acoustique communes sont : le pascal (Pa) équivalent à un Newton par mètre
carre (N/m²) ou 10 baryes ou 10 mbar.
La sensibilité d’un microphone peut donc s’exprimer en V/Pa ou mV/Pa ou
V/mbar ou encore mV/mbar.
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b) Courbe de réponse :
La courbe de réponse d’un microphone représente graphiquement le niveau de
tension obtenu pour des sons de fréquences différentes et d’intensité identique.
Un bon microphone doit avoir une courbe de réponse qui couvre la bande
passante audio de 20Hz à 20KHz. De plus, la courbe de réponse doit être aussi
plate que possible, sans quoi certaines fréquences acoustiques seraient plus
avantagées que d’autres et d’entraîneraient une distorsion du message audio.
Très souvent on se contente de microphone dont la courbe de réponse n’est pas
idéale, selon l’usage : par exemple, un microphone utilisé en téléphonie à une
mauvaise courbe de réponse et une bande passante très réduite ; ce microphone
reproduit donc le son avec moins de personnalité. Il conserve ce pendant
l’intelligibilité du message parlé. Par contre, un microphone utilisé dans un
studio d’enregistrement devra avoir une courbe de réponse aussi parfaite que
possible.
c) Directivité d’un microphone :
Lorsqu’un microphone peut capter des sons provenant de toutes les directions, le
microphone est dit omnidirectionnelle, il est donc sensible à toutes les
pressions acoustiques, on dit microphone à pression. Si, au contraire, il peut
capter des sons d’un angle plus ou moins étroit, il est dit directionnelle. Quand
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seul les sons provenant de l’avant et de l’arrière sont captés, le microphone est
dit bidirectionnelle, il est sensible aux variations de pressions venant de l’avant
et de l’arrière on dit aussi microphone à gradient de pression.
La directivité d’un microphone peut être représentée par sa courbe polaire :
Une source sonore est promenée autour du microphone selon une trajectoire
circulaire ; les amplitudes des tensions microphoniques obtenues dans chaque
direction sont représentées sur le diagramme polaire.
Dans les microphones unidirectionnels on distingue : le microphone cardioïde,
son diagramme polaire est sous forme d’un cœur, il fonctionne 50% en partie à
pression et 50% en partie à gradient de pression. Le microphone hyper
cardioïde, il fonctionne à 75% en partie à gradient de pression et à 25% en
partie à pression. Le microphone super- cardioïde qui est intermédiaire entre
la cardioïde et l’hyper- cardioïde procure une atténuation maximale à 90-270°.
Selon le problème de sonorisation à résoudre, on choisit le type de microphone
qui possède la sensibilité minimale pour l’angle d’où provient la perturbation
maximale. Si la perturbation est de 180° par rapport à la face avant du
microphone on choisit un cardioïde ; si elle est à 120-240° on préfère un hyper-
cardioïde ; en fin pour 90-270° c’est le super- cardioïde qui convient.
En pratique, la directivité d’un microphone est un facteur important à
considérer. Pour un conférencier dans une salle ou lors de l’interview d’une
personne dans une salle pleine de monde, il est préférable d’utilise un
microphone unidirectionnelle. Pour enregistrer une certaine ambiance sonore, en
choisira un microphone omnidirectionnel. (Voir les différents diagrammes
polaires sur la planche).
d) Impédance d’un microphone :
C’est une donnée essentielle qui permet de réaliser une bonne adaptation de
circuit : en choisissant l’impédance d’entrée du circuit amplificateur placé
immédiatement après le microphone, égale au conjugué de l’impédance du
microphone, nous assurons un transfert d’énergie électrique maximal du
microphone au circuit amplificateur.
Les microphones de haute impédance atteignent des valeurs d’impédance allant
de 20 à 60kΩ ; ceux de basse impédance ont des valeurs types de 50, 100 et
250Ω et requièrent un transformateur afin d’être adaptés au circuit.
Pour adapter un microphone de résistance 200Ω à un amplificateur dont
l’impédance d’entrée est 50kΩ, nous utiliserons un transformateur dont le
rapport du nombre de spires du primaire et du secondaire est :
200 = (N1/N2)² x 50 x 10³
D’ où N1/N2=1/15.8
Si un microphone d’impédance Z qui délivre à vide une tension E ; il est chargé
par une résistance R aux bornes de laquelle on obtient une tension V.
R 1
3
V = ———— . E = ——— . E
Z+R (Z/R) + 1
On voit que V se rapproche de E lorsque R est beaucoup plus grande que Z.
Les fabricants indiquent sur les caractéristiques l’impédance du microphone et la
résistance de charge optimale.
L’impédance du microphone et du préamplificateur a une importance sur la
longueur du câble admissible. Un câble à deux conducteur blindes pressente une
capacité de l’ordre de 150pF par mètre. Un microphone de 500Ω admet 300m de
câble pour la parole (200-600Hz) et 100m pour la musique (60-15000Hz). Un
microphone à haute impédance n’admet qu’une dizaine de mètres de câble.
2 – Principes de Fonctionnement d’un Microphone.
Le microphone transforme une information acoustique présente dans un milieu
ambiant en une information électrique présente aux connections électriques de
sa sortie. Un microphone idéal obtiendrait une information sonore à sa sortie
exactement identique, c'est-à-dire sans aucunes distorsions, à celle présente à
l'entrée. Cette demande est impossible à réaliser pour diverses raisons et cela
explique la diversité des microphones rencontrés.
Le procédé de transduction va déterminer l'ensemble des performances et des
caractéristiques du microphone. Le procédé choisi va influencer fortement son
prix. Nous pouvons relever une évolution depuis quelques années, les
microphones électrostatiques ayant tendance à supplanter tous les autres
procédés. Mais nous rencontrons encore un peu partout des microphones
utilisant différents procédés. En voici les principaux :
a) Résistance variable :
Le microphone à résistance variable exploite la propriété qu’ont les grains de
carbone de changer leur résistance électrique lorsqu’ils sont soumis à des
variations de pression. Le microphone à charbon est employé depuis 1876, date
de l’invention du premier téléphone.
b) Capacité variable :
Le microphone à capacité variable se compose de deux plaques de condensateur,
l’une fixe, l’autre mobile. La position de cette dernière est en fonction de la
pression extérieure. La capacité d’un condensateur, qui est inversement
proportionnelle à la distance entre ses armatures, variera donc en fonction de la
pression extérieure.
c) Effet piézo-électrique :
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Le microphone a cristal utilise l’effet piézo-électrique qui se rapporte à la
propriété qu’ont certains cristaux de faire apparaître des charges électriques
lorsqu’ils sont soumis a des pressions mécanique. Parmi les cristaux utilisés se
trouvent la tourmaline, le sulfate de lithium, le phosphate de potassium
l’hydrogène et le sel de la rochelle ou de ségnette. Ce dernier est fréquemment
utilisé malgré ses propriétés physiques peu encourageantes, c'est-à-dire la grande
solvabilité dans les milieux humides est sa température de fusion relativement
basse (80°C).
Les microphone à céramique fonctionne aussi sur le principe de l’effet de piézo-
électrique ; construis à base de baryum et de titane ou de zirconium et de titan,
ils sont insensibles à la température est à l’humidité.
La création des charges dans un matériau piézo-électrique peut s’expliquer par
sa structure moléculaire. Lorsque le cristal est soumis à une pression
mécanique, il se produit un déséquilibre des charges électrique et une déférence
potentielle entre les deux faces comprimées du cristal.
L’effet piézo-électrique peut être exploite de deux façons différentes soit on
appliquant directement une sur un cristal, soit on plaçant le cristal en sandwich
entre deux plaques métalliques très légères constituent un condensateur : la
quantité de charge- et donc la différence de potentiel – aux bornes de ce dernier,
variera selon la pression acoustique qui atteindra ce cristal.
d) Induction électromagnétique :
Le principe d’induction électromagnétique est utilise en microphonie. Aux
bornes d’une bobine en mouvement dans un champ magnétique se crée une
interférence de potentiel. De façon similaire, le déplacement d’un aiment à
l’intérieur d’une bobine fixe change la quantité de flux dans cette bobine et a
crée un courant induit. Ces deux techniques sont employées pour les
microphones. Ainsi dans un microphone électrodynamique, une bobine est
rattachée au diaphragme du microphone ; les vibrations du diaphragme donc de
mouvements de va-et-vient de la bobine à l’intérieur d’un aiment fixe. Le
fonctionnement électrodynamique est réversible : des courants alternatif à
fréquence audio fournis à la bobine produisent des vibrations de la membrane et
donc des sons. Ce principe peut par conséquent être appliqué par les hauts
parleurs. Dans les systèmes d’interphone, la même unité sert souvent de
microphone et de haut-parleur.
3- Différent types de microphones :
a) Le microphone à charbon :
Dans un microphone à charbon, une membrane métallique est reliée à une
électrode au carbone en contact avec des grains de carbone. Les variations de
pression extérieure se communiquent donc aux grains de carbone et en
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modifient la résistance. Des fils de connexions sont branchés à la membrane
métallique et aux grains de carbone du microphone.
Une batterie, un rhéostat et un transformateur sont branchés en série au
microphone ; le rôle de la batterie est de fournir un courant électrique dont
l’intensité sera en fonction des variations de résistance du microphone. Lorsque
le diaphragme métallique est immobile, la résistance de la grenaille de charbon
reste constante et aucun courant n’est transmis au secondaire du transformateur.
Celui-ci transmet uniquement les variations du courant et permet en même
temps l’adaptation d’impédance à l’amplificateur audio. Le rhéostat sert à
ajuster le courant continu dans le circuit selon la valeur que le fabricant
recommande.
Un inconvénient majeur de ce microphone est le bruit de fond dû au
déplacement des grains de carbone du microphone. Cependant, ce bruit peut être
atténué en plaçant un condensateur de 0,1uF en parallèle avec le primaire du
transformateur, couplant le microphone et l’amplificateur audio. Il peut arriver
qu’une pression acoustique ou un courant trop fort fasse que les grains de
carbone se collent entre eux et c’est pourquoi l’ajustement du rhéostat est
important.
Le microphone à charbon a une excellente sensibilité ; la tension de la batterie
associée au microphone est de l’ordre de 8 volts et la tension de sortie varie de
quelques dixièmes de volts à quelques volts.
Sa courbe de réponse est, par contre, très mauvaise et la bande de fréquence des
sons traduits électriquement se situe entre 50 Hz et 5 KHz. Il convient tout au
plus à la transmission de la parole.
L’impédance du microphone est assez basse ; elle varie de 20 à 300Ω selon les
modèles. Le microphone à charbon n’est pas très coûteux. Il n’est utilisé que
pour la transmission de la parole, notamment en téléphonie, en raison de sa
courbe de réponse défectueuse.
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c) Le microphone à condensateur :
Une membrane métallique vibrante située à proximité d’une seconde membrane
métallique fixe forme un condensateur à capacité variable. Les variations de
pression acoustique entraînent des déplacements proportionnels de la membrane
vibrante. La capacité du condensateur, inversement proportionnelle à la distance
qui sépare ses plaques, se trouve donc modifiée lorsque cette distance varie.
Le microphone à condensateur ou microphone électrostatique, requiert une haute
tension de fonctionnement : de 50 à 300 volts environ. Dans un montage type,
une source de tension continue de 200 volts est branchée en série avec une
résistance R et le microphone.
Normalement, si le condensateur conserve la même valeur de capacité, le
courant dans le circuit est nul et la tension aux bornes du condensateur est de
200 volts. Mais dès le moment ou la capacité change, la quantité de charges
accumulée aux bornes du condensateur change ; les charges et les décharges du
condensateur se feront à travers la résistance R. ces charges décharges tendront
à ramener la tension aux bornes du condensateur à 200 volts et constitueront un
courant dans la résistance R ; ce courant représente en fait la retranscription
électrique des sons audio.
Ce microphone est doté d’une très bonne sensibilité, jusqu’à -90 dBm, ce qui
constitue une excellente performance. Cependant, la tension de sortie de ce
microphone est extrêmement faible ; aussi on préfère le brancher avec un
minimum de câblage à l’amplificateur audio. La capacité du microphone à une
valeur allant de 5 à 100 pF et la résistance R est de 10 MΩ environ.
La courbe de réponse du microphone est très bonne et la bande de fréquence des
sons retransmis va de 50 Hz à 15 kHz. Certains microphones à condensateur ont
des bandes passantes allant jusqu’à 1 MHz.
L’impédance du microphone est très élevée ; par suite, ce microphone doit être
branché à un amplificateur doté d’une haute impédance d’entrée ; un étage
d’entrée à transistor à effet de champ (FET) est tout indiqué pour cela. Le
microphone est relié à l’amplificateur au moyen d’un condensateur de couplage
dont la capacité est d’environ 5pF.
En conclusion ; nous pouvons dire que les caractéristiques du microphone à
condensateur sont excellentes : très bonne sensibilité, courbe de réponse quasi
parfaite et insensibilité aux bruits de fond. C’est ce type de microphone qui est
utilisé dans les studios d’enregistrement et dans les systèmes de son de haute
fidélité. Son extrême sensibilité en fait un appareil de mesure de pression
acoustique de haute précision ; un tel microphone peut éventuellement servir de
standard afin d’évaluer les caractéristiques d’autres microphones.
Les inconvénients principaux sont le prix, le faible niveau de tension de sortie et
le haut niveau de la tension d’alimentation : un accumulateur d’une centaine de
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volts n’est pas pratique à porter et il faudra recourir au secteur pour fournir la
haute tension.
L’ensemble des facteurs d’évaluation présentés ici nous amène à conclure que
ce microphone est parfaitement adapté aux studios d’enregistrement.
Une variante du microphone à condensateur est le microphone à électrets :
celui-ci est constitué d’un film fort mince fait d’un diélectrique recouvert d’une
couche métallisée sur une de ses faces. Ce diélectrique à base de polycarbonate a
la propriété de conserver des charges électriques qu’il a reçues à la fabrication
pendant un temps très long (Un siècle au moins)
L’autre face du diélectrique repose sur une grille métallique assez rugueuse et le
nombre de points de contact avec cette grille dépend de la pression extérieure.
La capacité globale variera en fonction de la pression acoustique extérieure.
L’unique avantage du microphone à électrets par rapport au microphone à
condensateur classique est qu’il ne nécessite pas d’alimentation à haute tension :
une batterie de quelques volt est suffisante. Le niveau de voltage de sortie est
relativement élevé.
Un microphone à condensateur peut servir à la modulation de fréquence, le
microphone constituant la capacité variable du circuit résonnant situé dans un
oscillateur. Ce principe est aussi utilisé pour les microphones sans fil : le
message audio est modulé en fréquence sur des porteuses allant de 25 à 45 MHz,
l’antenne d’émission étant située à même le microphone. La portée d’une
émission par microphone sans fil est de l’ordre de 1 Km.
Dans beaucoup de pays, l’utilisation de tels microphones est soumise à
autorisation préalable de l’administration concernée.
c) Le microphone à cristal :
Le microphone à cristal, ou microphone piézo-électrique, utilise des cristaux ou
de la céramique qui, une fois soumis à des pressions mécaniques, produisent des
charges électriques.
Le microphone à cellules est composé de plusieurs cellules et chacune d’entre
elles comporte deux couches de cristal fort mince cloisonnées par des feuilles
d’étain. Ces feuilles sont des armatures d’un condensateur et la tension aux
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bornes de ce dernier dépendra de la quantité de charges créée dans le matériau
piézo-électrique.
Un autre type de microphone à cristal est le microphone à membrane. Celle-ci
appuie, par l’intermédiaire d’une tige métallique légère et rigide, sur une lame
de cristal fixe et retransmet les vibrations de la membrane à ce cristal. Les
charges électriques qui prennent naissance dans ce cristal sont recueillies sur des
lames d’étain.
La sensibilité d’un tel microphone est bonne : elle peut en effet atteindre -40 à
-60 dBm. Sa réponse en fréquence est assez bonne et sa bande passante va de
50Hz à 10KHz. Certains cristaux peuvent être sensibles aux ondes acoustiques
dont la fréquence atteinte 2MHz et constituent des instruments de précision
utilisés en hydrométrie.
L’impédance d’un microphone à cristal est très élevée et le microphone doit être
connecté à un amplificateur ayant une haute impédance d’entrée. Le niveau de
tension de sortie est relativement bas ; il est un peu plus élevé pour les
microphones à céramique. Aussi faudra-t-il limiter la longueur du câblage
reliant le microphone et l’amplificateur audio, à un maximum de 6 mètre
environ.
Le microphone à cristal est fréquemment utilisé : il est très pratique en raison de
sa robustesse et sa légèreté et son coût est peu élevé. Il peut être utilisé dans la
majorité des systèmes d’enregistrement courants ou même en téléphonie.
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d) Le microphone électrodynamique à bobine :
Le microphone électrodynamique à bobine se compose d’une membrane très
légère et flexible (en métal, papier spécial ou matière plastique) reliée à une
bobine pouvant se déplacer dans le champ magnétique d’un aimant. Les
vibrations de la membrane s’accompagnent de déplacements sous forme de va-
et-vient de la bobine dans laquelle est induit alors un courant électrique.
Les variations de courant retranscrivent électriquement les variations de pression
acoustiques dues aux sons qui atteignent la membrane.
Ce microphone a une bonne sensibilité (de -30 à -80 dBm) et sa courbe de
réponse est satisfaisante de 60 Hz à 10 KHz.
Son impédance est toutefois limitée par l’impédance de la bobine. Celle-ci
dépend du nombre de spire de la bobine. Ce nombre est minimisé afin de réduire
le poids de la bobine. En effet, si la bobine avait un poids plus important, elle
aurait plus d’inertie et ne pourrait effectuer des va-et-vient à grande vitesse,
altérant ainsi la reproduction des hautes fréquences audio. L’impédance du
microphone est donc faible, de quelques ohms seulement. Un transformateur est
indispensable pour adapter le microphone à l’amplificateur audio.
Ce type de microphone est très employé en raison de sa grande robustesse, sa
bonne fidélité et son insensibilité aux bruits de fond. Point n’est besoin de le
munir de batteries mais, par contre, il lui faut de grands aimants.
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Un microphone similaire au microphone électromagnétique à bobine se
compose d’une bobine fixe et d’un aiment directement relié à la membrane
vibrante. Ses caractéristiques sont moins bonnes que celles du microphone
électrodynamique à bobine.
d) Le microphone électrodynamique à ruban :
Le microphone à ruban est aussi appelé microphone à vélocité ou microphone à
gradient de pression. Ces nominations proviennent du fait que les mouvements
du ruban sont engendrés par la différence de pression entre ses deux faces et que
cette différence est proportionnelle à la vélocité des molécules de l’air. Pareil
microphone utilise un ruban métallique mince à forme généralement ondulée,
suspendu entre des pôles magnétiques. Les ondes acoustiques font vibrer ce
ruban et son déplacement dans le champ magnétique fait qu’il devient le siège
d’une tension induite.
Ce microphones est doté d’une bonne sensibilité et d’une courbe de réponse
satisfaisante : hautes fréquences et sons transitoires sont admirablement
reproduits. En outre, il peut être bidirectionnel si les deux faces du ruban sont
exposées à l’air. Il demeure cependant insensible aux sons qui le frappent
latéralement. Le microphone à ruban est de haute qualité ; il est utilise dans
certains studios d’enregistrement.
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