Cours Theorie L3 TOPO
Cours Theorie L3 TOPO
OBSERVATIONS
PLAN
TOPOGRAPHIE
TOPOGRAPHIE
1. STATISTIQUES
INTRODUCTION
OBJET ET UTILITE
CONCEPTS USUELS
PRESENTATIONS
CARACTERISTIQUES DE TENDANCE CENTRALE
CARACTERISTQUES DE DISPERSION
2. PROBABILITE
EVENEMENTS ALEATOIRES
VARIABLES ALEATOIRES
LOI NORMALE
3. FONCTIONS
DERIVEES DE FONCTION A UNE VARIABLE
FORMULES USUELLES
DEVELOPPEMENTS LIMITES USUELS
DIFFERENTIELLES DE FONCTIONS A PLUSIEURS VARIABLES
4. CALCULS MATRICIELS ELEMENTAIRES
SYSTEME LINEAIRE
OPERATIONS SUR LES MATRICES
TRANSPOSEE D’UNE MATRICE
INVERSE D’UNE MATRICE
1. STATISTIQUES
INTRODUCTION
La statistique est la science qui a pour objet de recueillir,
organiser, classer, présenter et interpréter les données
On en distingues deux :
TYPES DE CARACTERES
L’on distingue deux types de variables : les variables qualitatives
(sexe, couleur,…) d’une part et les variables quantitatives
d’autre part (taille, poids,…)
Parmi les variables quantitatives, les variables quantitatives
discrètes ( valeurs peuvent être énumérées sous la forme
d’une liste de chiffres (a1, a2,...) ) et les variables
quantitatives continues(les valeurs possibles ne sont pas
dénombrables). Exemples : taille d’un nouveau née,
longueur d’une table, volume d’un chargement de camion,…
PRESENTATIONS DES DONNEES
SERIE STATISTIQUE
C’est la liste des valeurs de la variable statistique
observées sur les individus d’un échantillon d’une
population donnée. Lorsque plusieurs variables
sont simultanément observées sur le même
échantillon, la série obtenue sera à 2, 3, ou n
dimensions.
Exemple : le nombre d’enfants à charge de 20
employés d’une entreprise : 1 ; 0 ; 1 ; 2 ; 2 ; 5 ; 4 ; 4
; 3 ; 1 ; 0 ; 1 ; 0 ; 0 ; 0 ; 6 ; 10 ; 7 ; 1 ; 7
TABLEAU
Cas de variable quantitative discrète
LE MODE
Le nombre le plus répété ou qui a la plus grande fréquence est
appelé le mode de cet ensemble de nombres.
LA MEDIANE
On appelle la médiane d’un ensemble de N nombres rangés
par ordre de grandeur croissante, la valeur du milieu dans le
cas ou N est impair, ou la moyennearithmétique des deux
valeurs centrales si N est pair.
Exemples : Déterminer la médiane des deux séries de
nombres suivantes:
Série 1: 2;2;5;5;5;7; 10;13;13;13;17;25
Série 2: -5;-5;-5;-1;13;14;16;24;35;35
LA MOYENNE
+ + ⋯ +
=
Exercice : Calculer la moyenne arithmétique de la série des six (06) mesures
(en grades) d’un angle suivant : 57,1234 ; 57,1225 ; 57,1232 ; 57,1228;
+ + ⋯ +
suit :
=
+ + ⋯ +
+ + ⋯ +
suivante :
=
+ + ⋯ +
Exercice : Pour la mesure d’une distance D, trois rubans ont été utilisés. Le 1er
et le 2ème ruban sont respectivement 2 fois et 3 fois plus précis que le 3ème. Si
les mesures sont respectivement 173,456m; 173,421m et 173,487m calculer la
moyenne arithmétique pondérée.
=
Exercice :
Déterminer la moyenne géométrique de la série suivante:3;4;7;10;15;16
1 1 1
de la moyenne arithmétique des inverses de ces nombres, soit
=
Exercice :
Déterminer la moyenne harmonique de la série suivante: 3;4;7;10;15;16
LA MOYENNE QUADRATIQUE
∑
=
Exercice :
Déterminer la moyenne quadratique de la série suivante: 3;4;7;10;15;16
<
< <
COMPARAISON DES MOYENNES
On a toujours
CARACTERISTIQUES DE DISPERSION
Elles servent à mesurer la variabilité de la variable statistique et de
juger de la pertinence (représentativité) de la caractéristique de
tendance centrale
L’ETENDUE
C’est la différence entre la plus grande et la plus petite valeur
observée
Exercice :
Déterminer l’étendue de la série suivante: 3;4;7;10;15;16
VARIANCE ET ECART TYPE
La variance est la moyenne des écarts (élevés au carré) des
valeurs observées par rapport à la moyenne arithmétique de la
1
!" = ! − "$ : &'( ()*+,-
série. On la note V (X) pour une variable notée X
1
!" = . ! − "$ : &'( +/0-1-
Ou
.
Avec . = ∑ .
2!" = 34!"
σ(X) ou σX. Sa formule est :
Application
x↦ c !W" = def
∆V
∆W↦h ∆W
FONCTIONS DÉRIVÉES
sin x cos x
cos x - sin x
tan x
1 + tan²x = !wxy z"E
cotan x
1
−
!sin ="$
DEVELOPPEMENTS LIMITES
• Objectif : approche une fonction au voisinage d’un point
M(Wh ; Vh " par un polynôme de degré inferieur ou égal a .
• Formule de Taylor-Young
Soit f une fonction au moins n fois dérivable et sa dérivée nième est
continue sur l’intervalle { ⊂ ℝ -} ' ∈ {, on a :
z !z"E !z"
<!=" <!0" + ! < c !0" + $!
< cc !0" + ⋯ + !
< !0" + !=" !="
avec lim !=" 0
z→
EXERCICE
Calculer au voisinage de 0 le développement limité à l’ordre 3 desfonctions
suivantes :
F(x)=sin(X) ; g(x)=cos(X)
limités.
DIFFERENTIELLES DE FONCTIONS
Pour une fonction a une variable : 0< = < c !="0=
Pour une fonction a plusieurs variables : <!=" = <!= , =$ , … , = " alors
•
Exercice
=
On peut écrire sous la forme matricielle suivante :
' ⋯ ' z O
Avec 6 = ⋮ ⋱ ⋮ , = …
… -} 8 = …
…
zE OE
' ⋯ ' z O
OPERATIONS SUR LES MATRICES
A+B=B+A
α . C .(A+B) = α .C . A + α. C . B
(A.B).C = A.(B.C)
EXERCICE :
t(αA + B) = α tA + tB ( A) = A
t t
t(AB) = tB tA
INVERSE D’UNE MATRICE CARREE
Soit A, B et X trois matrices vérifiant l’équation AX = B
Si A est inversible X = A-1 B (avec A-1A = I)
A =
¡!"
m!"
CHAPITRE 2: CONCEPTS DE MESURES ET ERREURS EN TOPOGRAPHIE
INTRODUCTION GENERALE
1.INEXACTITUDE DES MESURES
Introduction générale
Une mesure ou observation est le résultat de plusieurs opérations dont chacune d’elles
constituent une contribution à l’utilité définitive de cette mesure. Toute mesure est un processus
assujetti à des variations provoquées par des facteurs physiques, tels que par exemple la
De ce fait, aucune quantité mesurée n’est complètement déterminée. Pour les applications nous
fixons une quantité considérée comme la vrai valeur. Mais dans la réalité, cette quantité n’est
autre qu’une valeur estimée de la valeur vraie. Ainsi, une mesure doit être considérée comme
une variable.
Dans des conditions constantes, la variation des valeurs d’une quantité mesurée est un
phénomène naturel. Par conséquent, la différence entre la valeur mesurée d’une quantité
Etudier les erreurs d’observations et de leur comportement est synonyme d’étudier les
synonyme d’étudier les observations elles-mêmes. La théorie des erreurs est équivalent à
ce qui est appelé aujourd’hui la théorie desobservations qui l’ensemble des lois et
règlement sur la précision dont le but est de mettre en place les bases de calcul pour
Les fautes proviennent d'une étourderie, d'une maladresse ou d'un oubli. Il est
donc indispensable de les éliminer. Pour cela on utilise :
• le contrôle direct qui consiste à recommencer la mesure par le même procédé.
Exemple : pour mesurer la distance entre deux points sur le plan,
mesurer une première fois avec pour origine la’’ graduation zéro’’,
puis avec une autre origine.
• le contrôle indirect permettant la mesure ou fournissant le résultat d'un
calcul par une technique différente
Exemple : dans la mesure de deux angles d’un triangle, comparer la
mesure du troisième angle avec la différence a 200 grades de la
somme des premiers angles mesures.
Remarque : Les fautes doivent être détectées et éliminées avant l'utilisation de la mesure.
1.2.2 Erreurs
Une erreur (petit écart) est l'inexactitude due à l'imperfection des instruments de
mesure etéventuellement la lecture des mesures. Les erreurs peuvent être
minimisées en effectuant un bon choix des instruments et des méthodes de mesure.
erreur de tourillonnement ;
Les écarts (ei) à la moyenne arithmétique sont appelés : Ecarts, Erreurs apparentes ou
Résidus.
2.1 propriétés de la moyenne arithmétique
• la somme algébrique des écarts est nulle;
• la somme des carrées des écarts est minimale.
Les erreurs systématiques sont supposées éliminées, lorsque le nombre de répétition
des mesures tend vers l'infini. La moyenne arithmétique des mesures tend alors ver la vraie
valeur de la grandeur mesurée.
i.e : lim
→¢£
• les écarts (erreurs) les plus petits sont les plus nombreux;
• les écarts sont compris entre deux valeurs extrêmes;
• à tout écart positif correspond un écart négatif (symétrie).
Soit les points A, B et C sur cette courbe :
• il n'existe pas de point tel que "A" avec une valeur très différente des
autres, ils'agit d'une faute;
• des points tels que "B" sont nombreux (positifs et négatifs);
• à un point "C" correspond un point "C' " à peu près de même valeur, mis de
signe contraire
2.3 Ellipse d’erreur
La variance ou l'écart type mesurent la précision dans un espace monodimensionnel
c'est-à-dire la précision d'une variable telle qu’une distance ou un angle par exemple.
Dans le cas de problèmes bidimensionnels, tels que la position horizontale (x, y) d'un
point, des ellipses d'erreur doivent être établies autour du point calculépour
désigner les régions de précision pour différentes probabilités.
Les demi grand axe et demi petit axe de ces ellipses sont déduits de la matrice de
variance-covariances des coordonnées (x, y ), de la manière suivante soit :
2W 2WV
=¤ ¥
2WV 2V
qui est lié à une probabilité P. Plus k est grand, plus la probabilité est grande pour que le résultat
tombe à l'intérieur de l’ellipse d'erreur.
K 1.000 1.177 2.146 2.447 3.035
=
½ est arrete en etudiant les signes sin!2¸" et cos!2¸" qui sont, en fait les signes respectifs de 2. ¹z et ¹z $ − ¹ $
Application :
La matrice de variances covariances de coordonnées (X,Y) déterminées a partir des
2. Calculer l’orientation ¸
1. Calculer les demi axes de l’ellipse d’erreur.
ŵ = ±
∑
Ç |Æ |
(la valeur exacte X est connue)
ŵ = ±
∑
Ç | |
Ah.Ã
(la valeur exacte X est inconnue)
ÅÈ = 2 = ±±
Pour un grand nombre de mesures :
Æ ¢Æ ¢⋯¢Æ
(la valeur exacte X est connue)
ÅÈ = 2 = ±±
Pour un nombre limité de mesures, la meilleure estimation est donnée par :
¢ ¢⋯¢
A
(la valeur exacte X est inconnue)
NB : L’erreur moyenne quadratique est l’estimateur le plus utilisée dans les normes pour la précision
des instruments et la qualité d’un travail. Ellequantifie assez bien la dispersion des mesures entres
elles. Lors des calculs de l’emq, celle-ci devra être arrondie de telle sorte àêtre plus contraignante.
Ì
Ë =
Ì
3.4Erreur probable
C'est l'écart dont la probabilité d'être dépassée en valeur, est 1/2.
La valeur médiane est l'erreur probable "Ep". L'expérience montre que
"Ema" et"Ep" sont liées à "Emq" par les relations numériques très
rapprochées suivantes :
Ep = (2 / 3)Emq = 0,6745σ
Ema =(4 / 5) Emq
Elle fixe les limites maximales dans lesquelles doivent être contenues les résultats des
mesures effectuées.
La Tolérance est donc une valeur normée de critères de validité derésultats. La
valeur de la Tolérance impose donc l’utilisation de méthodes et
d’instruments de mesures adaptés afin d’aboutir au respect strict de cette
valeur limite.
Î*'= = 4 Î+
Í ⇒ Î*'= = 2.7¹=2.7 emq (pour les écarts vrais) et Ó = Î*'= = 2.58¹
Î+ = ! "¹
$
Ð
(pour les écarts apparents)
Cette valeur limite n’a que 1% de chance d’être dépassée.
ei : = ± √
• emq sur une somme ou une différence de n éléments d’emq identiques
• Emq sur une moyenne de n éléments d’emq identique ei
=±
√
×Ö ×Ö ×Ö
Ö = ±! " W +! " W + ⋯+ ! " W
×W ×W ×W
5. Observations d’inégales précisions : Moyenne pondérée
5.1 Définition :
5 6 + 5$ 6$ + 5Ð 6Ð
6=
La valeur de A la plus probable est :
5 + 5$ + 5Ð
Ce rapport s’appelle la moyenne pondérée. 5 , 5$ , 5Ð étant les poids des moyennes partielles
A1, A2, A3
5.2 Propriété
Il résulte des propriétés fondamentales des poids :
Les poids sont inversement proportionnels aux carrés des erreurs moyennes des
quantités auxquelles ils correspondent.
Supposons qu’on ne connaisse pas le nombre des observations p1, p2,p3 qui a abouti aux
résultats partiels A1, A2, A3, mais seulement l’emq de chacun d’eux que nous appellerons
n1, n2, n3. On peut supposer que ces résultats proviennent d’un certain nombre
d’observations fictives mais d’égale précision et de même emq Ɛ
= , = et É =
Ø Ø Ø
É
6 6 6
+ $ + Ð
É
6=
1 1 1
+ +
É
Application :
A) On a mesuré un angle d’un tour d’horizon au théodolite successivement
avec 8 réitérations. La moyenne obtenue est de 43.2935gr. Avec 4
réitérations, la moyenne obtenue est de 43.2941gr.
Quelle est la valeur de l’angle à adopter sachant que ces mesures ont la
même précision individuelle ?
B) On a mesuré un même angle avec deux théodolites différents :
- le premier théodolite donne pour une mesure d’angle une emq
de 4 secondes, on a effectué 16 réitérations ce qui donne une moyenne
α1 = 43, 2938 gr,
- le deuxième théodolite donne pour une mesure d’angle une emq
de 8 secondes, on a effectué 32 réitérations ce qui donne une moyenne
α2 = 43, 2935 gr.
Les données terrains étant utilisées dans les calculs d’autres quantités, il faut donc
trouver un modèle mathématique liant ces dernières aux données terrain. Si les
données terrains comportent des erreurs alors les quantités calculées en
comportent également, d’où l’étude de ce phénomène est dite propagation des
erreurs.
3.1 Cas des fonctions linéaires
Supposons x la quantité mesurée et y la quantité à calculer à partir de x comme suite :
y= ax+b (2.25)
= Ù = valeur vraie de x
Ù= valeur vraie de y
Tel que : W = WÆ + mW (2)
V = VÆ + mV (3)
dx et dy sont les variations de l’observation x et du paramètre y par rapport àleur vraie valeur.
En utilisant la relation (2), on obtient :
= '!WÆ + mW)+b
= µWÆ + · + µmW
V = VÆ + µmW
V − VÆ = µmW
mV = µmW (4)
µ = mW (5)
mV
D’où
(5) est donc la dérivée de (1) par rapport a x. remplaçons (5) dans (4) :
mV = µmW = ×W mW (6)
×V
(6) est la differentielle totale de (1). mV est l’erreur sur y produite par une erreur sur x.
Exemple :
Une parcelle de terrain de forme trapézoïdale (voir dimension sur la figure ci-dessous). On
demande de calculer l’ordonner h pour une distance d=23,560m mesurée avec une erreur de
0,016m. Calculer l’erreur sur h.
= = $ (7)
Supposons la fonction non linéaire suivante :
V = VÆ + mV (9)
Or
mV = mW +!mW"
×V
×W
(12)
(12) diffère de (6) par la quantité !mW" qui est négligée en pratique.
Exemple:
Soit à calculer la surface y d’une parcelle de terrain ayant une forme carrée. La
longueur x du coté est mesurée avec une chaine de 20m et on a trouvé x= 50,170m.
Cette mesure est utilisée pour calculer la surface de la parcelle comme suit :
Y= x² = (50,170m)² = 2517,0289m²
La surface à calculer est ABCD et la chaine est courte de 0,020m. Calculerl’erreur sur la
surface
3.3 Cas de la contribution de plusieurs mesures X(W , W , … , W " dans le calcul d’une
quantite Y(X)
L’erreur sur y est obtenue par :
×V ×V ×V
mV mW mW ⋯ mW
×W ×W ×W
×V ×V ×V
,…, sont les dérivées partielles évaluées en W , … , W .
×W ×W ×W
Ou ,
×V ×V ×V
2V °! " 2W ! " 2W ⋯ ! " 2W
×W ×W ×W
Exemple :
Exemple :
F(X,Y,Z)= X+Y-Z avec ¹Ü, ¹, ¹: et ¹Ý les écarts types respectifs de F, X, Y et Z.Déterminer
l’expression de ¹Ü en fonction des trois derniers écarts.