Polycopié Examens Thermodynamique Raji 1
Polycopié Examens Thermodynamique Raji 1
Formations :
MIP et MIPC/GE-GM
(1ère année)
A. RAJI
Période 2008-2020
Le responsable de cours
Université Sultan Moulay Slimane جامعة السلطان موالي سليمان
Faculté des Sciences et Techniques كلية العلوم و التقنيات
Béni Mellal
بني مالل
Un refroidissement isobare de l’état B vers l’état C (PC, VC, TC = 340 K). Au cours de
cette transformation, l'air échange une quantité de chaleur Q1 avec la source chaude.
Une détente adiabatique de l’état C vers l’état D (PD = PA, VD, TD).
Un échauffement isobare de l’état D vers l’état A. Pendant cette transformation, l'air
échange une quantité de chaleur Q2 avec la source froide.
On effectuera les calculs dans le cas d'une mole d'air.
1. Représenter l'allure du cycle décrit par l'air sur le diagramme de Clapeyron. Indiquer par
des flèches le sens des transformations.
2. Calculer les volumes VA et VB et les températures TB et TD.
3. Pour chaque cycle décrit par une mole d'air, calculer les quantités de chaleur Q 1 et Q2. En
déduire le travail W reçu au cours de la totalité du cycle.
4. On désigne par l'efficacité de la pompe à chaleur, c'est-à-dire le rapport de la quantité de
chaleur échangée avec la source chaude et du travail reçu par l'air, au cours d’un cycle.
Exprimer en fonction de Q1 et W. Calculer sa valeur.
5. Quelle serait l'efficacité de cette pompe à chaleur dans le cas où elle fonctionnait suivant
un cycle de Carnot (Carnot) entre les deux sources de chaleur aux températures TA et TC?
Comparer à la valeur déjà trouvée. Commenter le résultat.
On rappelle que lors de la transformation adiabatique réversible d’un gaz parfait: PV = constante.
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Faculté des Sciences et Techniques كلية العلوم و التقنيات
Béni Mellal
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Questions de cours :
Voir cours.
Problème :
PB = 2,2105 Pa C B
Adiabatiques
PA = 105 Pa
D A
V
4. L'efficacité de cette pompe à chaleur est définie comme étant le rapport de la quantité de
chaleur échangée avec la source chaude au travail reçu au cours du cycle :
Q1
; A. N. : = 968.86/195.42 = 4.96
W
5. Dans le cas où la pompe de chaleur fonctionnait suivant un cycle de Carnot entre les
températures TA et TC, l'efficacité serait :
TC 340
Carnot ; A. N. : Carnot 8.09
TC T A 340 298
Le cycle de Carnot présente une efficacité maximale. L'efficacité du cycle considéré est
inférieure à celle de Carnot.
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Faculté des Sciences et Techniques
كلية العلوم و التقنيات
Béni Mellal
بني مالل
05/02/2010
Examen partiel de MécaniqueThermodynamique
Licence : MIP
EPREUVE DE THERMODYNAMIQUE
DUREE 1h30
Questions de cours :
Exercice :
Une mole d'un gaz parfait diatomique dont l’équation d’état est : PV= RT décrit
un cycle constitué par les transformations réversibles suivantes :
Une transformation à pression constante de A à B.
Une transformation à volume constant de B à C.
Une compression adiabatique de C à A.
On donne : PA = 105 Pa, TA = 300 K et VB = VC = 2VA. On désigne par Cvm et Cpm
les capacités calorifiques molaires du gaz qu’on supposera constantes.
On rappelle que :
C pm
= 1.4
C vm
R = 8.32 J/(K. mole)
Dans le cas d’une transformation réversible adiabatique, on a : PV = cste
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Béni Mellal
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Questions de cours :
1. On a : H = U + PV dH = dU + d(PV) = dU + nRdT
nCpm dT = nCvm dT + nRdT
Cpm Cvm = R
Q
source de chaleur, on a donc : 1 0 Q1 0 W1 0 le système ne peut
T1
pas être moteur puisqu’il reçoit du travail.
4. On a : S 0 et la transformation est adiabatique la transformation est
irréversible.
Exercice :
P
A B
C
V
R
Q AB C pm TB TA TB TA PB VB PA VA PA VA RTA
1 1 1 1
Q AB 8736 J
Q BC C vm TC TB TC TB
R
1
L’application de la loi de Laplace entre les états A et C et la nature isobare de
la transformation AB permettent de déterminer l’expression des températures
aux points B et C :
1
V
TA 2
1
TC TA A
VC
TB 2TA
Q BC 7750,96 J
4. Travail au cours de CA :
WCA U CA C vm TA TC
RTA
1
1 21
WCA 1510,96 J
Exercice
Au cours d’un cycle, le fluide d’un moteur ditherme reçoit une quantité de chaleur QC = 420 J
d’une source chaude à C = 200 °C. Le moteur échange un travail Wcycle = 120 J. La source froide
étant maintenue à la température F = 17 °C.
1. Etablir un schéma de fonctionnement de ce moteur thermique.
2. Calculer la quantité de chaleur QF échangée avec la source froide au cours d’un cycle.
3. Calculer le rendement de ce moteur thermique.
4. Le fonctionnement est-il réversible ? Justifier votre réponse.
Problème P Injection du
Le cycle idéal d’un moteur Diesel est présenté sur la carburant
figure suivante. A l’état 2, une masse m = 1 g d’un gaz
2 3
parfait (air) se trouve dans un cylindre à P2= 45 bars P2 = 45 bars
et T2 = 890 K. Cette masse d’air subit une détente
isobare 23 résultant de la combustion du carburant
injecté dans le cylindre. Au cours de cette détente,
4
l’air reçoit une quantité de chaleur Q23 = 3100 J qui
provient de la combustion du carburant. Les 1
transformations 12 et 34 sont adiabatiques.
V2 V3 V
1. Evaluer les variables d’état du gaz avant et après injection (aux points 2 et 3). On se
servira de Q23 et de l’équation d’état pour déterminer ces variables.
2. Déterminer le travail W23 échangé par le gaz au cours de cette détente isobare.
3. Calculer les variations d'énergie interne et d'enthalpie au cours de la détente 23.
4. On suppose qu’au cours d’un cycle, l’air échange avec le milieu extérieur un travail
Wcycle = 1590 J. Déterminer le rendement de ce moteur Diesel.
5. Sachant que le pouvoir calorifique du carburant (énergie libérée par la combustion d’un
gramme de carburant) est Pc = 44×103 J/g, déterminer la masse de carburant mcar
consommée au cours d’un cycle.
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6. On considère que le nombre de tours du moteur est N = 3000 tours/min. On signale qu'un
cycle correspond à 2 tours du moteur. Déterminer le temps d’un cycle et en déduire la
puissance du moteur (donner cette puissance en chevaux : 1 cheval = 1 ch = 736 W).
7. Une voiture à moteur Diesel roule avec une vitesse v = 90 km/heure. Déterminer la
distance parcourue pendant un cycle (on se servira de la première partie de la question 6).
8. En déduire la consommation en litre de carburant correspondant à 100 km de distance
parcourue (on calculera la masse de carburant et on en déduira son volume en litres). La
masse volumique du carburant (gasoil) est : carburant = 0.85 kg/litre.
On donne :
Constante des gaz parfaits : R = 8.314 [Link]1.K1
Masse molaire de l’air : Mair = 29 g. mol1
Capacité calorifique molaire à pression constante de l’air : CPM = 7R/2.
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1. H = U + PV H = U + (PV)
Dans le cas d’un gaz parfait : n CPM dT = n CVM dT + nRdT CPM CVM = R
2. On obtient : CVM = R/( 1) et CPM = R/( 1).
3. S = n CVM ln(T2 / T1) + nR ln(V2 / V1).
4. Dans le cas d'une évolution isentropique : S = n CVM ln(T2 / T1) + nR ln(V2 / V1) = 0
T1×V11 = T2×V21 = Constante (loi de Laplace).
Exercice
1. Schéma de fonctionnement de ce moteur thermique.
Source QC = 420 J QF < 0 Source
Chaude Système Froide
C = 200 °C F = 17 °C
W = 120 J
2. U = W + QF + QC = 0 QF = (W + QC) = 300 J.
3. Rendement = = W / QC = 120/420 = 0,2857 (28,57 %).
4. On a : QC / TC + QF / TF = 420/(200+273,15) 300/(17+273,15) = 0,146 J/K < 0 : la
transformation est alors irréversible.
Problème
P Injection du T2 = 890 K
carburant Q23 = 3100 J
Wcycle = 1590 J
P2 2 3
4
1
V2 V3 V
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Exercice 2 : (6 points)
On fait passer d'une manière quasi-statique deux moles de dioxygène, gaz supposé parfait, de l'état initial
A (PA, VA, TA = 300 K) à l'état final B (PB = 3PA, VB, TB =TA) par un chemin représenté par une droite sur le
diagramme de Clapeyron P = f(V).
1. Représenter sur le même diagramme de Clapeyron l'isotherme TA et le chemin AB.
2. Calculer en fonction de TA le travail et la quantité de chaleur mis en jeu au cours du chemin linéaire.
On donne : Constante des gaz parfaits : R = 8.32 J/([Link])
Fonctionnement idéal :
2. Supposons que le climatiseur fonctionne suivant un cycle de Carnot. Représenter le cycle de Carnot sur le
diagramme de Clapeyron P = f(V). Calculer l'efficacité de la climatisation.
Fonctionnement réel :
3. En réalité, le fluide décrit le cycle suivant :
A B : compression adiabatique réversible de TA = 300 K à TB = 350 K
B C : refroidissement isobare de TB à TC = 315 K
C D : Détente adiabatique réversible de TC à TD.
D A : échauffement isobare de TD à TA.
3.a : Représenter le cycle sur le diagramme de Clapeyron P = f(V).
3.b : Exprimer les variations d'entropie du fluide sur chaque transformation en fonction des seules données de
TA TC
l'énoncé (n, Cpm, TA, TB, TC, TD). En déduire que TD .
TB
3.c : Calculer QFroide, QChaude et W (A.N. pour n = 10 moles).
3.d : Calculer l'efficacité de ce climatiseur. Commenter.
Correction de l’examen Partiel de Thermodynamique 15/04/2013
Parcours : MIP, Section B
(Durée : 2h 00mn)
Exercice 1 : (4 points)
L’énergie reçue du soleil va contribuer au chauffage de la couche de glace jusqu’à 1 = 0 °C
avant de contribuer à sa fusion. Le bilan d’énergie entre le soleil et la couche de glace se
traduit par :
Exercice 2 : (6 points)
De l’oxygène (gaz parfait, n = 2 moles) évolue de manière quasi-statique entre l'état
A (PA, VA, TA = 300 K) et l’état B (PB = 3PA, VB, TB = TA). L’évolution se fait de façon linéaire
sur le diagramme de Clapeyron P = f(V).
P
Chemin linéaire
B
PB = 3 PA
Isotherme TA
A
PA
VB = VA/3 VA V
WA B
PA PB VA VB , P = 3 PA et VB = VA/3
B
2
WA B
PA 3PA VA VA / 3 4 P V 4
nRTA , A. N. : WAB = 6656 J
A A
2 3 3
Exercice 3 : (10 points)
La machine thermique fonctionne de telle manière à maintenir la température d’un local à
T1 = 300 k alors que le milieu extérieur est à T2 = 315 K.
Fonctionnement idéal :
2. On suppose que le climatiseur fonctionne suivant un cycle de Carnot. La représentation
du cycle de Carnot sur le diagramme de Clapeyron P = f(V) est comme suit :
P
4
2 TChaude
3 TFroide = T1 = 300 K
TChaude = T2 = 315 K
1 2
TFroide
V
Q Chaude Q Froide
Le bilan entropique sur ce cycle réversible donne : 0
TChaude TFroide
Q Froide TFroide T1
, A. N. : = 20.
W TChaude TFroide T2 T1
Fonctionnement réel :
3. Le cycle réel décrit par le fluide est composé des transformations suivantes :
PB C B
PA D A
V
QFroide 9000
3.d : L’efficacité réelle de ce climatiseur est définie par : réelle 6.
W 1500
Ainsi, on peut conclure qu’aucun cycle opérant entre deux thermostats donnés
(TFroide et TChaude) n’aura une efficacité plus grande que celle du cycle de Carnot.
Celui-ci aura la plus haute efficacité thermique qu’on peut espérer atteindre de
manière pratique lorsqu’une machine thermique opère entre deux sources de
chaleur de températures données.
Examen Partiel (secours) de Thermodynamique 15/04/2013
Parcours : MIP, Section B
(Durée : 2h 00mn)
Exercice 1 : (5 points)
1. En considérant V comme une fonction de T et P, écrire l'expression de la différentielle de V.
2. Au cours d'une transformation thermodynamique élémentaire d’un gaz (de volume V, de pression P, de
température T et de nombre de moles n), la variation élémentaire du volume est donnée par :
nR nRT
dV dT 2 dP , où R est la constante des gaz parfaits.
P P
Donner l'équation d'état de ce gaz.
Exercice 2 : (5 points)
Le moteur d'automobile comporte 4 cylindres fonctionnant selon un cycle à 4 temps. En régime permanent, la
puissance développée au niveau des pistons est P = 4×104 W. Le rendement du moteur est = 0,35. On
suppose que le cycle dure une seconde.
1. Déterminer, au cours d’un cycle, la quantité de chaleur Q1 fournie par la combustion de l'essence et la
quantité de chaleur Q2 évacuée par le système de refroidissement.
2. L'essence utilisée ayant un pouvoir calorifique de 11500 cal.g1 (la combustion de chaque gramme libère
une quantité de chaleur de 11500 cal) et sa masse volumique étant de = 0,72 g/cm3, déterminer la
consommation du moteur en litre par heure. (1 cal = 4.18 J).
Au cours d'un cycle élémentaire réversible, le fluide réfrigérant échange les quantités de
chaleurs élémentaires QFroide avec la source froide et QChaude avec la source chaude. Au
cours de ce cycle, il reçoit le travail W du milieu extérieur.
1. Etablir un schéma de fonctionnant du réfrigérateur en précisant les sens et les signes
des échanges d’énergie mis en jeu.
2. Par application du premier et second principes de la thermodynamique, montrer que
le temps t1 au bout duquel la température de l’eau atteigne T0 = 273.15 K tout en
m c eau T
restant liquide s’écrit sous la forme : t1 TC ln C TC T0 . Effectuer
T0
l’application numérique.
3. Déterminer le temps supplémentaire t2 correspondant à la congélation de toute la
masse m0 d’eau (on aura de la glace à T0 = 273.15 K) en fonction de m, LFusion, T0, TC et
P. Effectuer l’application numérique. Comparer t1 et t2 et commenter.
4. De manière pratique, les réfrigérateurs mettent des temps supérieurs à ceux déjà
calculés dans les questions précédentes. Quelles peuvent être les causes de cette
différence ?
5. Peut-on refroidir l’air du local en laissant ouverte la porte du réfrigérateur ? donner
des explications en utilisant les principes de la thermodynamique.
6. Dans le cas d’un local isolé de capacité calorifique C = 106 J/K, déterminer la variation
de température de l’air de ce local si la porte du réfrigérateur est laissée ouverte
pendant 3 heures. Commenter.
Correction de l’examen Partiel de Thermodynamique Mardi 22-Avril-2014
Parcours : MIP, Section B
(Durée : 2 heures)
Exercice 1 : (4 points)
L’équation d’état d’une mole d’un gaz réel est de la forme : PV RT 1
bT
, où R est la
V
constante des gaz parfaits (R = 8.32 J. K .mol ) et b une constante (b = 10−6 m3.K−1).
−1 −1
Exercice 2 : (8 points)
Un récipient de volume constant à parois rigides et adiabatiques, est divisé en deux
compartiments, chacun de volume V0 = 20 litres. Initialement, l’un des compartiments
renferme n moles d'un gaz à la température T0 et l'autre compartiment est vide. Si on
enlève la membrane de séparation entre les deux compartiments, le gaz se détend et
occupe tout le volume alloué. L’équilibre thermique s’établit à la température T1.
an2
L'énergie interne de ce gaz est donnée par : U(T , V) nC VMT U0 où CVM, la capacité
V
calorifique molaire à volume constant, a et U0 sont des constantes.
1. L’énergie interne de ce gaz dépend de T et V. Il ne s’agit pas d’un gaz parfait puisque
l’énergie interne de ce dernier est fonction uniquement de la température.
2. Les parois sont rigides et adiabatiques : elles ne sont donc pas indéformables (leurs
volume va rester invariable) et ne permettent pas l’échange de chaleur entre les
milieux intérieur et extérieur. Il s’en suit alors que : U = W + Q = 0 J.
3. Variation de la température T = T1 T0 :
an2 an2
U0 U1 nC VMT0 U0 nC VMT1 U0
V0 V1
an2 an2
nC VM T1 T0
V1 V0
an2 1 1
T T1 T0
C VM V1 V0
A. N. : T = T1 T0 = 0,168 K.
Au cours de cette détente, on constate un léger refroidissement du gaz.
4. Dans le cas d’un gaz parfait, l’énergie interne dépend uniquement de la température.
Les parois rigides et adiabatiques induisent une constance de l’énergie
interne (U = 0). Ceci implique que la température va rester constante. On peut aussi
affirmer que pour a = 0 [Link]−2, le gaz se comportera comme un gaz parfait et par
conséquent, on aura : T = T1 T0 = 0 K.
Exercice 3 : (8 points)
Un réfrigérateur fonctionne de façon réversible cyclique entre une source chaude et une
source froide. La source chaude est l’air d’un local à la température constante TC = 310 K
et la source froide est une masse d’eau à refroidir (m = 10 kg), initialement à TC = 310 K.
On donne :
Masse d’eau
(Source froide) Air extérieur
QFroide > 0 Réfrigérateur QChaude < 0
A t = 0, TC = 310 K (Source chaude)
(Système) TC = 310 K = constante
At,T
W > 0
Milieu extérieur
mc eau TC
dt 1 1 dT
P T
mc T
t1 eau T0 TC TC ln 0
P TC
mc eau T
t1 TC ln C TC T0 , avec T0 = 273,15 K
P T0
A. N. : t1 = 199,04 s
mL F TC
t2 1
P T0
A. N. : t2 = 917,37 s.
4. De manière réelle, les réfrigérateurs mettent plus de temps pour réaliser les
opérations précédentes en raison des phénomènes irréversibles et des phénomènes
de pertes d’énergie au niveau du compresseur.
5. Un réfrigérateur avec une porte ouverte constitue un système en contact avec une
seule source de chaleur. Les bilans énergétique et entropique donnent :
Premier principe : W + Q = 0
Q
Deuxième principe : 0 Q 0 (perte de chaleur vers le local)
TLocal
6. Dans le cas d’un local isolé de capacité calorifique C = 106 J/K, le bilan d’énergie est
défini de la manière :
Questions de cours :
1. Relation de Mayer :
H = U + PV dH = dU + d(PV) nCPM dT = nCVM dT + nR dT CPM – CVM = R
On a : CPM – CVM = R et = CPM / CVM = R CVM = R/( – 1) et CPM = R/( – 1)
2. Pour un gaz parfait subissant une transformation adiabatique réversible, on a :
Q = nCVM dT + PdV = 0
nR/( – 1)dT + nRT/V dV = 0
dT/T + ( – 1) dV/V = 0
T×V( – 1) = constante. Cette relation est appelée loi de Laplace.
A partir de cette loi et de l’équation d’état du gaz, on peut obtenir les relations
suivantes : P×V = constante et P(1 – )T = constante.
Exercice :
Un gaz réel obéit à l’équation d’état suivante : PV nb nRT ; b étant une constante.
n CVM
P
et
n C VM T
T
V T T V V T
V
T
P C T 2P
T . Cette
. Cetteexpression conduità :à : VM
expressionconduit 2
T V V T n T
V
2. L’équation d’état du gaz considéré est de la forme : PV nb nRT .
T V nb R / C VM cons tante
T V nb cons tante avec : = R/CVM
Problème :
Ci-dessous le cycle théorique d’un moteur à essence :
P
C AB et CD : Transformations adiabatiques
A
Vmin Vmax V
1. Expressions et valeurs de P, V et T pour chaque état d’équilibre :
A B C D
P (Pa) 105 951826,97 2×106 210122,22
T (K) 300 571,096 1200 630,36
V (m3) 1,5103 0,3103 0,3103 1,5103
Transformation adiabatique AB :
Q AB 0 J
Transformation isochore BC :
WBC 0 J
Q BC UBC nC VMTC TB n
R
TC TB PC VC PBVB
1 1
A. N. : QBC = 786,13 J
Transformation adiabatique CD :
Q CD 0 J
Q DA UDA nC VMTA TD n
R
TA TD PA VA PDVD
1 1
A. N. : QDA = – 412,96 J
7. Dans le cas d’un moteur de Carnot fonctionnant entre les sources de chaleur aux
températures TA et TC, le rendement est défini par : Carnot = 1 – TA/TC.
Carnot = 1 – 300/1200 = 0.75 > 1. Le rendement de tout moteur réel est inférieur
à celui d’un moteur de Carnot.
Exercice 1: (6 points)
Dans un récipient cylindrique, fermé par un piston de masse négligeable, on
dispose de n moles d’air (gaz parfait diatomique : CVM = 5R/2, CPM = 7R/2)
initialement à l’état (P1 = 1 bar, V1 = 5 , T1 = 300 K). Les parois du cylindre
et le piston sont parfaitement calorifugés. Le piston peut se déplacer sans
frottement à l’intérieur du cylindre.
Exercice 2: (8 points)
Le cycle réversible d’un moteur de Stirling, utilisant l’air comme fluide de travail
(n = 1 mole), est présenté sur la figure ci-dessous. Ce cycle est composé de
deux isothermes et de deux isochores. L’état A est caractérisé par PA = 1 bar et
TA = 300 K. L’état C est caractérisé par PC = 4 bars et TC = 800 K. L’air est
considéré comme un gaz parfait diatomique ( = 1.4).
P
C
Isotherme
B D
A
Isotherme
P V
2. On donne : T et h T . Si on remplace et h dans les
T V T P
P V
Q nC VMdT T dV nCPMdT T dP
T V T P
P V
nCPM C VM dT T dV T dP
T V T P
T T P V
nCPM C VM dP dV T dV T dP
P V V P T V T P
T V
nCP M C V M dP T dP
P V T P
V P
nCPM C VM T Relation de Mayer généralisée
T P T V
3. Pour un gaz de Joule d’équation d’état: P (V – nb) = nRT, on a :
V nRT / P nb nR
T P T P P
P nRT /( V nb) nR
T V T V V nb
nR nR
nCPM C VM T nR
P V nb
CPM C VM R Relation de Mayer simplifiée pour ce gaz de Joule.
Q nC VMdT PdV 0
nRT
Q nC VMdT dV 0
V nb
dT R
C VM dV 0
T V nb
dT R dV
0
T C VM V nb
R R
Pour ce gaz, on a : CPM C VM R C VM et CPM
1 1
dT dV
1 0
T V nb
T V nb
1
constante
P2
nC VM R T2 nC VM T1 nRT1
P1
P
CPMT2 T1 C VM 2 R
P1
T1 P
T2 C VM 2 R A. N. : T2 = 642.857 K
CPM P1
P2 V2 P1 V1 T1 P
C VM 2 R
nR nR CPM P1
V1 P1
V2 C VM R A. N. : V2 = 2.143
CPM P2
2.
Variation d’entropie S :
Pour calculer la variation d’entropie, on va imaginer un chemin réversible
menant le système entre l’état initial et l’état final puisque la fonction
entropie est une fonction d’état : le calcul de S sur différents chemins
entre deux états différents conduit au même résultat :
2
Q nC dT PdV
S rév VM
1
T T
dT dV
S nC VM nR
T V
T V
S nC VM ln 2 nR ln 2
T1 V1
Entropie échangée Se :
Q
Se = 0 J/K (la quantité de chaleur élémentaire échangée à travers la
Ts
Entropie créée Sc :
On a : S = Sc + Se
Sc = S – Se = S (puisque Se = 0 J/K).
3. Calculs numériques :
Exercice 2: (8 points)
Le cycle réversible d’un moteur de Stirling est présenté sur la figure ci-dessous.
P
C
Isotherme
B D
A
Isotherme
V
1. Expressions et valeurs de P, V et T aux états A, B, C et D.
L’air est considéré comme un gaz parfait diatomique ( = 1.4).
Refroidissement Echauffement
isochore isochore
Compression isotherme AB :
B
V
WAB PdV nRTA ln B A.N. : WAB = 1012,04 J
A VA
B
Q AB nC VMdT PdV WAB A.N. : QAB = – 1012,04 J
A
B
Qrév B nC VMdT PdV V
S AB nR ln B A.N. : SAB = – 3.373 J/K
A
T A
T VA
Détente isotherme CD :
D
V
WCD PdV nRTC ln D A.N. : WCD = – 2698,77 J
C VC
D
Q CD nC VMdT PdV WCD A.N. : QCD = 2698,77 J
C
D
Qrév D nC VMdT PdV V
S CD nR ln D A.N. : SAB = 3.373 J/K
C
T C
T VC
Echauffement isochore BC :
C
WBC PdV 0 J
B
C
nR
QBC nC VMdT PdV TC TB A.N. : QBC = 10400 J
B
1
C
Qrév C nC VMdT PdV nR T
SBC ln C A.N. : SBC = 20.401 J/K
B
T B
T 1 TB
Refroidissement isochore DA :
A
WDA PdV 0 J
D
A
nR
QDA nC VMdT PdV TA TD A.N. : QDA = – 10400 J
D
1
A
Qrév A nC VMdT PdV nR T
SDA ln A A.N. : SDA= –20.401J/K
D
T D
T 1 TD
A B C
P (Pa) 105 3.5105
V ( ) 2
T (K) 300
2. Représenter le cycle dans le diagramme de Clapeyron P = f(V). Comment peut-on
savoir, sans calcul, si le cycle proposé est celui d’un moteur ou d’un récepteur ?
3. Calculer pour chaque transformation le travail et la quantité de chaleur échangés par
le gaz ainsi que la variation d’entropie. Regrouper les résultats dans un tableau :
AB BC CA
W (J)
Q (J)
S (J/K)
Exercice de cours :
1. L’énergie interne d’un gaz parfait dépend uniquement de la température. A
température constante, cette énergie interne ne doit pas varier ce qui n’est pas le cas
ici (UA = 2.6 J, UB = 2.7 J). Le gaz considéré n’est pas parfait.
2. Dans le cas d’un gaz parfait évoluant de manière adiabatique quasi-statique, les lois
de Laplace sont valables : PV = constante. Entre les états A et B, on a :
PAVA = PBVB
PA/PB = (VB/VA)
ln(PA/PB) = ln(VB/VA)
= [ln(PA/PB)]/[ln(VB/VA)]
A. N. : = ln(2)/ln(11.5/7.01) = 1.4 = 7/5
Le gaz considéré est un gaz parfait diatomique
5. Le gaz est parfait et isolé. Au cours de son évolution, son entropie doit augmenter. Le
gaz va donc évoluer suivant le chemin qui va réaliser cette augmentation d’entropie.
On suppose par exemple le chemin AB. La variation d’entropie au cours de ce
chemin donne :
B B
Q rév nCPMdT VdP nR T P
S AB
A
T
A
T
1
ln B nR ln B
TA PA
B B
Q rév nCPMdT VdP T P
S AB
A
T
A
T
nR
1
ln B ln B
TA PA
Problème (9 points)
Le cycle de Lenoir se compose des transformations suivantes :
Combustion à volume constant jusqu’à l’état B(PB = 3.5105 Pa).
Détente adiabatique jusqu’à l’état C
Echappement isobare jusqu'à l’état A.
A B C
P (Pa) 105 3.5105 105
V ( ) 2 2 4.89
T (K) 300 1050 734.07
PA = PC A
C
VA = VB V
Le sens du parcours du cycle est horaire. Il s’agit d’un système moteur (Wcycle < 0 J).
3. Travaux et quantités de chaleur échangés :
Echauffement isochore AB :
B
WAB PdV 0 J
A
B
nR
Q AB nC VM dT PdV TB TA A.N. : QAB = 1250 J
A
1
B B
Q rév nC VM dT PdV nR T
S AB
A
T
A
T
1
ln B
TA
A.N. : SAB= 2.08 J/K
Détente adiabatique BC :
C
PC VC PB VB nR
WBC PdV TC TB A.N. : WBC = – 526.54 J
B
1 1
Q BC 0 J
C
Q rév
SBC
B
T
0 J/K
Echappement isobare CA :
A
WCA PdV PA VA VC
A.N. : WCA= 289.38 J
C
A
nR
Q CA nCPMdT VdP TA TC A.N. : QCA = – 1012.84 J
C
1
A A
Q rév nCPMdT VdP nR T
SCA
C
T
C
T
1
ln A
TC
A.N. : SCA = – 2.08 J/K
Sachant que : Q AB
nR
TB TA et Q CA nR TA TC , on obtient alors :
1 1
TA TC
1
TA TB
6. Au cours d’un cycle, ce moteur fournit un travail Wcycle = 237.16 J. Ce cycle dure un
temps t = 0.6 s. La puissance de ce moteur est : PLenoir = Wcycle /t = 395.26 Watts.
Un moteur de 50 chevaux (50736 Watts = 36800 Watts) développe une puissance
largement supérieure à celle du moteur de Lenoir.
Cette puissance modeste du moteur de Lenoir est due principalement à l’absence de
la phase de compression avant la phase de combustion. Le mélange (air + gaz)
injecté au sein du cylindre à la pression du milieu extérieur subit une combustion
directe. La pression résultante à la fin de combustion n’est pas importante, ce qui
réduit énormément le travail lors de la phase motrice.
Surface = Qcycle
C
SB = SC S
Q
On a : dS rév
T
Q rév TdS
Q
cycle
rév Q cycle TdS
cycle
= surface à l’intérieur du cycle
Exercice 1: (6 points)
1. Grandeurs qui manquent dans le tableau :
2. Le travail total échangé au cours du cycle est : Wcycle = 150 J >0. Il s’agit d’un
récepteur.
3. et 4. :
QC < 0 QF > 0
Source chaude Système Source froide
6. Le système perd de la chaleur vers un milieu extérieur chaud à C = 35 °C. Dans le cas
où le fonctionnement correspond à un réfrigérateur, on a :
PC = PA C A
B
PB
VA = 1 VB = 10 V
2. Variables d’état :
V
nRTA
PB PB A 1.3911 10 5 Pa
PA V 3.4944 10 Pa
6
VB
A
Détente adiabatique
A VA 1 BVB 10
(Q = 0)
TA 420 K TB PB VB / R 167.205 K
(Q = 0)
Compression isotherme
Echauffement isobare (T = constante)
(P = constante)
P P 3.4944 106 Pa
C A
CVC nRTC / PC 0.3981
TC TB 167.205 K
Transformation adiabatique AB :
Q AB 0 J
Transformation isotherme BC (T = constante):
VC
dV V V
Q BC nCVMdT PdV nRT
BC
VB
V
nRTB ln C PB VB ln C , A. N. : QBC 4484.55 J
VB VB
Transformation isobare CA (P = constante):
Q CA nCPMdT VdP
nR
TA TC PA VA PC VC PA VA VC , A. N. : Q CA 7361.39 J
1 1 1
CA
L’application du premier principe sur un cycle permet d’avoir :
Wcycle = (QAB + QBC + QCA) , A. N. : Wcycle = 2876.84 J
4. Rendement du moteur :
Wcycle
0.39
Q CA
TB
Carnot 1 0.6
TA
Carnot : le rendement de tout moteur réel est inférieur à celui de Carnot.
5. Variations d’entropie :
Transformation adiabatique AB :
ΔSAB = 0 J/K
Transformation isotherme BC :
Q nCVMdT PdV V
SBC T
BC BC
T
nR ln C , A. N. : SBC 26.82 J/K
VB
Transformation isobare CA :
Q nCPMdT VdP T nR T
SCA T
CA CA
T
nCPM ln A
TC 1
ln A , A. N. : SCA 26.82 J/K
TC
La variation d’entropie au cours du cycle est : Scycle 0 J/K. Le bilan entropique est donc
vérifié.
Université Sultan Moulay Slimane 2017/2018
Faculté des Sciences et Techniques
Département de Physique
Mardi 16 Janvier 2018
Examen de rattrapage de Thermodynamique
Parcours MIPC/GE-GM, Section A
Durée : 1 h
Exercice 1:
Le réfrigérateur de la figure ci-dessous présente un coefficient de performance = 5. Au
cours d’un cycle qui dure une seconde, le système reçoit un travail W = 80 J et rejette
une quantité de chaleur vers le milieu extérieur de température C = 30 °C.
1. Dresser un schéma énergétique et préciser les sources froide et chaude en indiquant
par des flèches le sens réel des transferts d’énergie.
2. Déterminer la quantité de chaleur QF échangée avec la source froide.
3. Déterminer la quantité de chaleur QC perdue vers le milieu extérieur.
4. Dans ce réfrigérateur, on place une masse d’eau m = 2 kg à la température
1 = 30 °C. Au bout de combien de temps la température de l’eau passera à
2 = 10 °C ? Cette eau peut-elle devenir glace pour un fonctionnement réversible du
réfrigérateur ? Justifier la réponse. On donne : ceau = 4.18 J/(g.K).
Réfrigérateur : = 5
Milieu extérieur à 30 °C
QC
W = 80 J
Exercice 2:
Un système subissant un cycle reçoit une quantité de chaleur QC d’une source chaude à
la température TC et décharge une quantité de chaleur QF vers une source froide à la
température TF.
1. Montrer que le travail développé au cours d’un cycle est de la forme :
𝑇𝐹
−𝑊𝑐𝑦𝑐𝑙𝑒 = 𝑄𝐶 (1 − ) − 𝑇𝐹 × 𝑆𝑐𝑟éé𝑒
𝑇𝐶
Où 𝑆𝑐𝑟éé𝑒 est l'entropie créée dans le système au cours d’un cycle.
2. Déterminer le rendement de ce moteur.
3. Montrer que ce rendement est inférieur au rendement d’un cycle de Carnot. Dans
quel cas ces deux rendements sont-ils égaux ?
𝑇𝐹
On donne :Carnot= 1 − .
𝑇𝐶
Correction de l’Examen de rattrapage de Thermodynamique
Parcours MIPC/GE-GM, Section A
Mardi 16 Janvier 2018
Exercice 1:
1. Schéma de fonctionnement du réfrigérateur :
QC < 0 QF > 0
Source chaude Source froide
Système
Milieu extérieur Compartiment réfrigéré
W>0
QF Q eau Q eau
t , A.N. : t 417.5 s
W W QF
Exercice 2:
1. Pour un fonctionnement cyclique, on a :
Wcycle Q F Q C 0
TF
Q C QF Wcycle Q C 1 TF Scréée
Scréée 0 TC
TC TF
Exercice 1 : (4 points)
Une mole d’un gaz parfait diatomique est enfermée dans un système piston-cylindre. Ce gaz est
initialement au repos (v0 = 0 m/s), à l’altitude z0 = 0 m et à la température T0 = 300 K. Ce gaz, de masse
molaire M, évolue vers un état final tel que (T1 = 500 K, v1 = 50 km/h, z1 = 50 m).
Exercice 2 : (8 points)
Une mole d’un gaz parfait diatomique est à l’état initial (PA, VA = 1 , TA = 500 K). Ce gaz subit un cycle
constitué par les transformations réversibles suivantes :
1. Tracer le cycle suivi par le gaz sur le diagramme de Clapeyron P = f(V). S'agit-il d'un cycle moteur
ou récepteur ?
2. Déterminer et calculer les valeurs de P, V et T aux états A, B et C.
3. Calculer les quantités de chaleur échangées au cours des transformations AB, BC et CA. En déduire
la valeur numérique du travail échangé au cours du cycle (Wcycle).
4. Donner l’expression et la valeur du rendement de cette machine.
5. Le travail développé par la machine précédente est utilisé pour faire fonctionner une machine
frigorifique de coefficient de performance COP = 2.5. Déterminer les quantités de chaleur
échangées avec les sources froide et chaude.
P W 5 107 Watts
QC Fluide
caloporteur
C = 350 °C
QF 1 F 15 C
F = 15 °C
2
Rivière : m 104 kg/s
1. Le rendement de cette centrale est défini par : = P/ Q C . Par utilisation du premier principe,
exprimer le rendement en fonction de Q F et P .
2. La puissance Q F est échangée avec l’eau de la rivière. Montrer que QF m c 2 1 , où c
désigne la capacité calorifique massique de l’eau [c = 4187 J/(kg.K)] et 1 et 2 sont les températures
de l’eau respectivement en amont et en aval de la centrale thermique (voir figure).
3. Exprimer le rendement en fonction de P, c, m et (2 1).
4. En raison de considérations environnementales, la différence de température (2 1) ne doit pas
dépasser 5 °C. Déterminer la valeur du rendement correspondant à cette différence de température
critique.
5. En déduire les valeurs de Q C et de Q F pour cette valeur du rendement.
6. Déterminer le taux d’entropie créée Scréée au cours d’un cycle de fonctionnement (en Watt/K).
7. A partir des principes de la thermodynamique, déterminer la valeur maximale du rendement de
cette centrale thermique. Effectuer l’application numérique.
8. Sachant que le pouvoir calorifique du charbon est PC = 34103 kJ/kg, déterminer la masse de
charbon qui va bruler pendant une heure. Commenter.
Université Sultan Moulay Slimane 2018/2019
Faculté des Sciences et Techniques
Département de Physique
Béni Mellal
2 Janvier 2019
Exercice 1 : (4 points)
1. La variation de l’énergie totale d’un système fermé s’identifie à l’énergie échangée à travers sa
frontière avec le milieu extérieur sous forme :
de travail W des forces extérieures s’exerçant en chaque point de la surface ;
de chaleur Q.
E = EC + EP + U = W + Q
E : variation de l’énergie totale (fonction d’état).
EC : variation de l’énergie cinétique (fonction d’état).
EP : variation de l’énergie potentielle (fonction d’état).
U : variation de l’énergie interne (fonction d’état).
3. A partir de ce qui précède, on peut alors simplifier l’expression du premier principe comme suit :
E U = W + Q
Exercice 2 : (8 points)
Une mole d’un gaz parfait (dioxygène) est à l’état initial (PA, VA = 1 , TA = 500 K). Ce gaz subit un cycle
constitué par les transformations réversibles suivantes :
P
Le sens de parcours du
cycle est horaire : il s’agit
PA A
d’un système moteur
C B
PC = PB
VA = 1 VB = 2 V
nRTA VA
PA V 4.16 10 Pa PB PA V 2.08 10 Pa
6 6
A
Détente isotherme B
A VA 1 BVB 2
(T = constante)
TA 500 K TB TA 500 K
(Q = 0)
Refroidissement isobare
(P = constante)
Echauffement isochore
(V = constante) PC PB 2.08 106 Pa
CVC VA 1
TC PC VC / R 250 K
Remarque :
TC
Carnot 1 0.5
TA
Carnot : le rendement de tout moteur réel est inférieur à celui de Carnot.
5. Le travail développé par la machine précédente (Wcycle = 803.492 J) sera reçu par une machine
frigorifique.
QC < 0 QF > 0
Source chaude Système Source froide
Exercice 3 : (8 points)
Le schéma de fonctionnement cyclique de la centrale thermique est présenté sur la figure suivante :
P W 5 107 Watts
QC Fluide
caloporteur
C = 350 °C
QF 1 = F = 15 °C
F = 15 °C
2
Rivière : m 104 kg/s
1. Le rendement de cette centrale est défini par : = P/ Q C .
Le premier principe de la thermodynamique sur un cycle donne : Q C Q F W 0
Q C QF W P
Q C P Q F
P
L’expression du rendement devient alors :
P QF
2. Le chauffage de l’eau de la rivière se fait à pression constante. Le bilan de puissance entre cette eau
et la perte de la centrale thermique s’écrit alors sous la forme :
Q F d(m c d) dm
c d
dt dt dt
Q F m c d
P
P m c 2 1
= 0.193
P P
5. On a :
QC , A. N. : Q C = 25.935107 Watts
QC
Q F P Q C , A. N. : Q F = 20.935107 Watts
6. Au cours d’un cycle de fonctionnement, le bilan entropique par unité de temps s’écrit :
SCycle Séchangée Scréée 0
Les sources chaude et froide sont isothermes. Le bilan précédent devient :
Q C QF
Scréée , A. N. : Scréée = 416192 Watts/K > 0.
TC TF
Le fonctionnement de la centrale est alors irréversible.
7. Le rendement de cette centrale sera maximal lorsque le fonctionnement sera réversible. Dans ce
cas, on aura au cours d’un cycle :
Q Q
Scréée 0 C F 0 . Cette égalité de Clausius, combiné avec le premier principe et l’expression
TC TF
du rendement permet d’obtenir facilement :
W QF TF
max
1
1 , A. N. : max = 0.538.
QC QC TC
8. Le pouvoir calorifique du charbon est PC = 34103 kJ/kg. La masse du charbon, mcharbon, qui va
bruler pendant une heure (soit 3600 s) servira à maintenir la production de Q C pendant ce temps.
Il en résulte alors :
Q temps Q temps
PC C mcharbon C , mcharbon = 27460 kg (soit 27.46 tonnes)
mcharbon PC
Les masses de charbon qui seront utilisées dans ce type de centrales thermiques sont
énormes. La combustion du charbon en grandes quantités aura un impact majeur sur
l’environnement par le biais des émissions de dioxyde de carbone, du dioxyde de soufre, des
particules fines, etc. Ces émissions affectent directement la santé humaine. Aussi, les
déchets solides provenant de la combustion du charbon peuvent nuire à la beauté du
paysage surtout lorsque ces déchets, en grandes quantités, seront stockés dans des
décharges en plein air.
En plus de ces déchets solides, d’autres déchets liquides, provenant des boues d'épurateurs
de cheminées, sont stockées dans des piscines. Les fuites provenant de ces réservoirs
peuvent contaminer les sources d’eau potable. Les déchets aqueux libérés accidentellement
des bassins de rétention provoquent des dégâts considérables et des niveaux élevés de
substances dangereuses dans les zones environnantes. Certains observateurs estiment qu'il
faudrait faire beaucoup plus pour réglementer les émissions de gaz et les déchets nocifs
pour la santé et l'environnement, induits par les centrales au charbon.
Exercice 2 (8 points) :
L’eau liquide est caractérisée par des coefficients de dilatation isobare et de compressibilité isotherme
supposés constants : = 3×10−4 K−1 et T = 3×10−10 Pa−1.
1. Donner la relation entre les coefficients , et T (on pourra utiliser la relation de chaîne entre les
différentes dérivées partielles).
2. Exprimer la différentielle dV en fonction des coefficients thermoélastiques et de dT et dP.
3. Cette eau liquide est comprimée de manière isotherme réversible de l’état initial
(P0 = 105 Pa, V0 = 1 , T0 = 300 K) jusqu’à l’état final (P1 = 107 Pa, V1, T1).
a) Calculer le volume final V1. Commenter.
b) Déterminer le travail reçu par l’eau au cours de cette compression.
c) La quantité de chaleur élémentaire échangée au cours d’une transformation réversible s’écrit sous
la forme : Q = n CPM dT + h dP. Sachant que le coefficient calorimétrique h est donné par :
V
h T , déterminer l’expression de Q ainsi que sa valeur numérique.
T P
d) En déduire la variation d’entropie de l’eau au cours de cette transformation isotherme.
4. En combinant l’expression suivante de Q (Q = n CVM dT + dV) avec son expression précédente
T V P
et celle du paramètre h, établir la relation de Mayer généralisée : C PM CVM .
n T P T V
T M 2
5. En déduire que : C PM CVM . Calculer CVM dans le cas de l’eau. Commenter.
T
6. On considère maintenant une transformation adiabatique réversible allant du même état initial
(P0, T0) à l’état final (P2 = 107 Pa, T2). Déterminer la valeur de T2. Faire l’application numérique.
Données : Capacité calorifique molaire à pression constante : CPM = 75.33 [Link]−1.K−1
Masse molaire de l’eau liquide : M = 18 [Link]−1
Masse volumique de l’eau liquide : = 1 kg/
1 V 1 P 1 V
, , T
V T P P T V V P T
P V T
1
V T T P P V
Exercice 3 (8 points) :
On considère un cycle ABCDA effectué, de manière quasi-statique, par n moles d’un gaz parfait.
Partant d’un état initial A (PA = 1 bar, VA = 1 , TA = 260 K), le gaz subit le cycle de transformations
suivantes :
Echauffement isochore A B
Compression isotherme B C avec VC = 0.75
Refroidissement isobare C D avec VD = 0.5
Détente adiabatique D A.
Exercice 1 (4 points) :
1. Variation d’entropie de l’eau :
T2
Qeau T 80 273.15 J
m1c1dT J
S m1c1 ln 2 , A. N. : S 1 4185 ln 779.282
Teau T T1 20 273.15 K K
T1
2. Entropie échangée Se :
T2
Qeau 1 T2 T1
Se
TS
Tp
T1
m1c1dT m1c1
Tp
A. N. : Se 1 4185
80 20 J J
438.105
300 273.15 K K
3. Entropie créée SC :
J J
SC S Se 779.282 438.105 341.177
K K
L’entropie créée est positive. La transformation est alors irréversible.
Exercice 2 (8 points) :
1. A partir de la relation de chaîne entre les différentes dérivées partielles (2 ème relation de Reech),
on a :
P V T
1
V T T P P V
1 1
V
T V P
T P
2. La différentielle de V est :
V V
dV dT dP
T P P T
dV VdT T VdP
3. L’eau liquide est comprimée de manière isotherme réversible de l’état initial
(P0 = 105 Pa, V0 = 1 , T0 = 300 K) jusqu’à l’état final (P1 = 107 Pa, V1, T1).
a) La compression est isotherme : dT = 0
dV TVdP
dV
T dP
V
V1 P1
dV
T dP
V
V0 P0
W Pext dV P dV ,
avec : dV T VdP (d’après la question précédente)
W PT VdP
D’après ce qui précède, le volume V reste presque constant ( V0). Il en résulte alors :
P1
W T V0 PdP
P0
W
T V0 2
2
P1 P02
A. N. : W
3 1010 103
2
1014 1010 J 15 J
V
c) On a : Q = n CPM dT + h dP , avec : h T T V
T P
Q nCPMdT TVdP
Pour une transformation isotherme : dT = 0
Q TVdP
P1
Q T0 V0 dP
P0
Q T0V0 P1 P0
A. N. : Q 300 3 104 103 107 105 J 891 J
d) Au cours d’une transformation isotherme, la variation d’entropie de l’eau est :
Q Q
T
891 J J
S , A. N. : S 2.97
T0 300 K K
4. Les expressions de la quantité de chaleur élémentaires échangées par un système au cours d’une
transformation réversible peuvent s’écrire sous les formes suivantes :
V V
Q nCPM dT hdP nCPM dT T dP , h T
T P T P
Q nCVMdT dV
A volume contant, l’égalité des deux expressions donne :
V
Q nCVMdT dV nCPM dT T dP
T P
V
nC PM CVM dT T dP
T P
T V P
C PM CVM (Relation de Mayer généralisée)
n T P T V
T V P
5. On a : C PM CVM
n T P T V
T V P
C PM CVM
n T P T V
V P
T
C PM CVM V P , T P
n
T
C PM CVM V
n T
T M 2
C PM CVM V , avec n = m/M et = m/V
m T
T M 2
C PM CVM
T
A. N. : CVM 75.33
300 18 103 3 104
2 J
73.71
J
103 3 1010 [Link] [Link]
L’écart relatif entre les capacités calorifiques à pression constante et à volume constant est
relativement faible. De manière pratique, on peut les confondre sans commettre de grandes
erreurs. On utilise généralement CP au lieu de CV pour les liquides et les solides. Pour les gaz, la
différence entre ces deux paramètres est importante.
6. L’eau est comprimée de manière adiabatique allant de l’état initial (P0, T0) à l’état
final (P2 = 107 Pa, T2).
Q nCPMdT TVdP 0
dT
nC PM VdP
T
dT V M m m
dP dP , et n
T nC PM C PM V M
T M
ln 2 P2 P0 (on suppose une masse volumique constante)
T0 C PM
M
P2 P0
C PM
T2 T0 e
1810 3 310 4
10 7 10 5
10 3 75.33
A. N. : T2 300 e K 300.21 K
La compression adiabatique de l’eau n’a engendré qu’une très faible variation de température.
Exercice 3 (8 points) :
Le gaz parfait subit le cycle de transformations suivantes :
Echauffement isochore A B
Compression isotherme B C avec VC = 0.75
Refroidissement isobare C D avec VD = 0.5
Détente adiabatique D A
1. P, V et T aux différents états du cycle :
1
1 V 1
0.4
TD VD 1
TA VA TD TA A , A. N. : TD 260 K 343.072 K
VD 0.5
P Isobare
P C = PD D C
Isotherme
PB B
Isochore
PA Adiabatique A
VD VC VA = VB V
3. Quantité de chaleur échangée au cours de chaque transformation :
nC
R
QAB VMdT PdV n TB TA 1 PBVB PAVA 1 VB PB PA , VB VA
1 1 1
AB
A. N. : QAB
1.979 1 105 103 J 244.75 J
1.4 1
Transformation isotherme BC :
VC
nC PdV
nRT V V
QBC VMdT PdV dV nRTB ln C PBVB ln C
V VB VB
BC BC VB
0.75
A.N. : QBC 1.979 105 103 ln J 56.932 J
1
4. Travail au cours du cycle (Wcycle) et les quantités de chaleur reçue (Qreçue) et perdue (Qperdue) :
Qperdue 287.844
PAC 6.68
Wcycle 43.094