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La pathologie hémorroïdaire est une affection bénigne caractérisée par des symptômes tels que des douleurs, des rectorragies et un prolapsus. Le traitement vise à soulager ces symptômes par des approches locales, générales et instrumentales, tout en excluant d'autres diagnostics potentiels. Les facteurs vasculaires et mécaniques sont impliqués dans la pathogénie de la maladie.

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La pathologie hémorroïdaire est une affection bénigne caractérisée par des symptômes tels que des douleurs, des rectorragies et un prolapsus. Le traitement vise à soulager ces symptômes par des approches locales, générales et instrumentales, tout en excluant d'autres diagnostics potentiels. Les facteurs vasculaires et mécaniques sont impliqués dans la pathogénie de la maladie.

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FMC

LES 10 POINTS
CLÉS GASTRO-ENTÉROLOGIE

Pathologie hémorroïdaire : soulager les douleurs


La pathologie hémorroïdaire est une affection bénigne qui s’exprime
par des manifestations fonctionnelles ­intermittentes. L’objectif du traitement
est de soulager les symptômes.

DR GUY SCEMAMA, CIEM, PARIS


souvent extériorisées, avec un prolapsus
irréductible très douloureux. Il s’y associe
un œdème réactionnel.
6. La prise en charge de la maladie hé-
morroïdaire fait appel à des traitements
locaux. Les traitements topiques sont dis-

1. Les hémorroïdes sont des formations


vasculaires normales de l’anus. On dis-
tingue les hémorroïdes externes situées 3. Les hémorroïdes externes se mani-
festent par une thrombose, définie par
ponibles sous forme de suppositoires, de
crèmes ou de pommades. Ils sont recom-
mandés en cas de manifestation aiguë de
en dessous de la ligne pectinée, sous la l’existence d’un ou plusieurs caillots dans la maladie hémorroïdaire.
peau de la marge anale, et les hémorroïdes le territoire des ­hémorroïdes externes. Elle
­internes situées dans la partie haute du
canal anal. La structure anatomique des
hémorroïdes internes est composée d’un
apparaît comme une tuméfaction bleutée,
dure, souvent (mais pas toujours) doulou-
reuse, sous la peau de la marge anale. Elle
7. Les traitements par voie générale font
appel aux modificateurs du transit qui
visent à réguler la consistance des selles.
revêtement épithélial, d’un tissu de sou- peut être accompagnée d’un œdème par-
tien musculo-ligamentaire, et d’éléments
vasculaires anastomosés entre eux.
fois important, allant jusqu’à masquer le
thrombus. L’évolution spontanée se fait en
quelques semaines vers son énucléation
8. L’utilisation des phlébotropes est re-
commandée en cas de manifestation
aiguë de la maladie ­hémorroïdaire (ex-

2. Les hémorroïdes internes se mani-


festent par des rectorragies et/ou un
prolapsus, plus rarement par une throm-
(accompagnée de saignements minimes)
ou sa résorption, laissant comme séquelle
un repli cutané : la marisque.
cepté le prolapsus) à court terme. Les Ains
agissent sur la douleur et l’inflammation,
les antalgiques peuvent être prescrits en
bose. Les rectorragies sont indolores, cas de douleur insuffisamment contrôlée.
faites de sang rouge. Elles peuvent être
responsables d’une anémie ferriprive. Le
prolapsus correspond à l’extériorisation
4. Ces différents symptômes peuvent
être isolés ou associés. Ils peuvent
correspondre à une autre pathologie, ce 9. En pratique, la coprescription est fré-
quente. En cas de thrombose hémor-
des plexus hémorroïdaires internes par qui implique un examen proctologique roïdaire, il est recommandé de proposer
l’orifice anal. La procidence peut survenir à réaliser en décubitus latéral gauche ou, un traitement comportant des Ains, des
lors de la défécation ou à l’effort, avec une mieux, en position genu-pectorale. antalgiques, des régulateurs du transit
réintégration spontanée ou manuelle. Elle et des topiques. En cas de pathologie hé-
peut être permanente.
Les hémorroïdes internes peuvent égale-
ment se manifester par une sensation de
5. Devant des douleurs anales, les deux
principaux diagnostics à éliminer sont
l’abcès anal et la fissure anale. Le saignement
morroïdaire interne, il est recommandé de
proposer un traitement comportant des
régulateurs du transit et des topiques ; les
gonflement, de pesanteur ­intracanalaire. est le signe qui pose le plus de difficultés phlébotropes sont autorisés.
Les douleurs significatives correspondent diagnostiques. Quelles que soient ses ca-
aux thromboses hémorroïdaires. Elles
peuvent être non extériorisées, avec une
douleur intracanalaire permanente et
ractéristiques, il impose la pratique d’une
coloscopie au moindre doute, ­notamment
en cas d’antécédent personnel ou familial
10. Les traitements instrumentaux ont
comme objectif le contrôle des sai-
gnements ou d’un prolapsus. La chirurgie
perception au toucher anal d’une masse de cancer ou de polyadénome colique et est indiquée en cas d’échec du traitement
arrondie douloureuse. Elles sont plus chez les patients de plus de 45-50 ans. médical et/ou instrumental. Elle peut par-
fois être indiquée d’emblée.

DES FACTEURS VASCULAIRES ET MÉCANIQUES RÉFÉRENCES


– Higuero T. Pathologie hémorroïdaire. Rev Prat 2014;64:867-74.
La pathogénie de la maladie hémorroïdaire n’est pas clairement définie. – Zallot C. Prise en charge de la maladie hémorroïdaire en 2016.
Elle fait intervenir des facteurs vasculaires (hyperplasie vasculaire responsable La lettre de l’hépato-gastroentérologue, mars-avril 2016:109-14.
d’une distension des plexus) et mécaniques (destruction du tissu conjonctif
et musculaire responsable d’une hyperlaxité du tissu conjonctif de soutien et * Le Dr Guy Scemama déclare n’avoir aucun
d’un déséquilibre des flux vasculaires). lien d’intérêts concernant les données
présentées dans cet article.

24 / n° 149  2 > 8 octobre 2017

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