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Asha Boteti

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0.1.

INTRODUCTION GÉNÉRALE
0.2. Contexte de l’étude.

La présente étude met en lumière plusieurs enjeux cruciaux. La République


Démocratique du Congo abrite l’une des plus vastes forêts tropicales du monde, essentielles à
la biodiversité et à la régulation du climat. Cependant, cette richesse est menacée par la
déforestation, souvent liée aux activités d’exploitation du bois d’œuvre, qui répond à une
demande croissante sur le marché international.
L’Ituri, province riche en ressources forestières, est un exemple poignant de ce
dilemme. Le commerce du bois d’œuvre y génère des revenus importants, mais entraîne
également des conséquences environnementales significatives, telles que la perte d’habitat
naturel et la dégradation des écosystèmes. Les communautés locales, qui dépendent de ces
forêts pour leur subsistance et leur culture, subissent également les effets négatifs de cette
exploitation.
Malgré des lois et des régulations en place, l’exploitation illégale et non durable du
bois est un problème persistant, exacerbant la situation. Comprendre cette dynamique est
crucial pour envisager des solutions qui équilibrent développement économique et
préservation de l’environnement..
0.3. Etat de la question
L’état de la question consiste à examiner les résultats des recherches existants dans ce
domaine et qui permet aux chercheurs de situer leur apport par rapport à ces travaux. Ceci
l’aidera de recueillir des informations générales utiles pour sa recherche.1
Thomas Eugene Lovejoy2a largement étudié la perte de biodiversité causée par l’exploitation
forestière. Il souligne que la destruction des habitats naturels menace de nombreuses espèces,
ce qui entraîne une diminution de la diversité biologique essentielle à l'équilibre des
écosystèmes. Pour contrer cela, il plaide pour la création de corridors écologiques, permettant
aux espèces de migrer et de se reproduire, ainsi que pour des efforts de conservation visant à
protéger les habitats critiques.

1
SIMBA AKOKOLA, J-F, cours d’initiation à la recherche scientifique, université de Bunia
UNIBU, 2022, inédit.
2
Lovejoy, Thomas E. Biodiversitéi et changement climatique”,Paris : Presses
Universitaires de France.2005 p67.
Daniel M. A. Ndongala3met en lumière l’inefficacité des politiques forestières en RDC,
souvent en raison d’un manque de mise en œuvre et de suivi. Il indique que les
réglementations actuelles ne parviennent pas à freiner la déforestation, exacerbée par des
pratiques illégales. Ndongala propose de renforcer les lois en matière de gestion forestière et
d’améliorer la transparence dans l’exploitation des ressources, tout en impliquant les
communautés locales dans la prise de décision.

Lucie Marie Mboukou4aborde les impacts sociaux de l’exploitation forestière, en particulier


sur les communautés qui dépendent des forêts pour leur subsistance. Elle souligne que ces
communautés sont souvent marginalisées dans les décisions concernant l’exploitation de leurs
ressources. Mboukou recommande d'impliquer activement ces populations dans la gestion des
forêts, en leur fournissant des formations et des ressources pour développer des alternatives
économiques durables, afin de réduire leur dépendance à l'exploitation forestière. Jean-Pierre
B. Mavoungou5se concentre sur la surexploitation des ressources forestières et ses
conséquences économiques, telles que la dégradation des écosystèmes qui, à long terme, nuit
à l'économie locale. Il encourage la promotion de l’exploitation durable et la mise en place de
systèmes de certification pour le commerce du bois, afin de garantir que les pratiques
d’exploitation respectent des normes environnementales.
Mireille K. Munganga6 examine les effets du commerce international du bois sur les
écosystèmes locaux, soulignant que la demande croissante de bois d'œuvre contribue à la
déforestation. Pour y remédier, elle plaide pour une sensibilisation accrue sur l’importance des
forêts et propose d’engager les acteurs internationaux à soutenir des pratiques d’exploitation
durables, notamment par des initiatives de certification et de commerce équitable.

0.5 Problématique
La problématique se définit comme étant un ensemble d’éléments ou d’informations formant
le problème . Elle est aussi définie comme étant une formation d’un problème susceptible à
l’investigation scientifique, débouchant sur une série d’investigations qui constitue

3
Ndongala, Daniel M. A. Gouvernance forestière en Afrique centrale,Bruxelles : Éditions
de l’Environnement.2013.
4
Mboukou, Lucie Marie. Gestion durable des forêts dans le bassin du
Congo,Paris,2013,p205.
5
Mavoungou, Jean-Pierre. Ressources naturelles et durabilité en Afrique, Nairobi, 2016
6
Munganga, Mireille K. Commerce du bois et écosystèmes d’Afrique centrale, Kinshasa
2021. P134.
l’inquiétude ou la question fondamentale du chercheur sur une situation donnée et qui le
préoccupe. 7

La problématique du commerce international du bois d’œuvre et de la déforestation en


République Démocratique du Congo, en particulier dans la province de l’Ituri, s’inscrit dans
un cadre complexe où les enjeux économiques, environnementaux et sociaux s’entrelacent.

La RDC, qui abrite l’une des plus grandes forêts tropicales du monde, joue un rôle crucial
dans la régulation climatique mondiale et la préservation de la biodiversité. Cependant, cette
richesse écologique est menacée par une exploitation forestière intense, souvent illégale, qui
répond à une demande mondiale croissante en bois d’œuvre. Cette situation soulève des
interrogations fondamentales sur la viabilité des modèles économiques basés sur
l’exploitation des ressources naturelles.

D’une part, le commerce du bois contribue significativement aux revenus de l’État et aux
économies locales. Les communautés rurales dépendent souvent de l’exploitation forestière
pour leur subsistance, ce qui crée un dilemme moral : comment répondre aux besoins
économiques immédiats sans compromettre l’intégrité des écosystèmes forestiers ? D’autre
part, la déforestation entraîne des conséquences désastreuses, telles que la perte de
biodiversité, la dégradation des sols, et l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre,
exacerbant ainsi les effets du changement climatique.

Les conflits d’intérêts entre les acteurs économiques, les populations locales et les impératifs
environnementaux soulignent l’inefficacité des politiques de gestion forestière en place. Les
réglementations existantes sont souvent mal appliquées et manquent de coordination, ce qui
facilite l’exploitation illégale et non durable des forêts. De plus, l’absence de participation des
communautés locales dans les décisions relatives à la gestion des ressources crée un sentiment
d’injustice et de méfiance, aggravant les tensions sociales.

Face à ce constat, il devient urgent d’explorer des approches innovantes de gestion durable
qui intègrent les préoccupations économiques, environnementales et sociales. Cela nécessite
une reconfiguration des politiques forestières, favorisant la transparence, l’inclusivité et la
responsabilité. Des initiatives telles que la certification des productions forestières, le
7
SIMBA AKOKOLA J-F, OP.cit p45
renforcement des droits des communautés locales et la promotion de pratiques agroforestières
pourraient offrir des solutions viables.

Ainsi, la problématique du commerce du bois et de la déforestation en RDC, et en Ituri en


particulier, ne se limite pas à une simple question d’exploitation des ressources. Elle est
révélatrice de la complexité des interactions entre développement économique, justice sociale
et préservation de l’environnement, appelant à une réflexion approfondie et à des actions
concertées pour garantir un avenir durable.

Eu égard de ce qui précède il a été mieux de nous poser les questions suivantes :
 Comment les pratiques d’exploitation forestière actuelle affectent-elles la
biodiversité dans la province de l’Ituri ?
 Question : Quelles sont les perceptions des communautés locales concernant leur
rôle dans la gestion des ressources forestières et comment cela influence-t-il leur
engagement dans des pratiques durables ?
 Quelles stratégies de gouvernance forestière peuvent être mises en œuvre pour
concilier les intérêts économiques liés au commerce du bois et la nécessité de
préserver les forêts ?
0.5 hypothèses.
Les hypothèses sont des propositions des réponses qui ne sont que des simples possibilités
formulées en guise des réponses provisoires réservées aux préoccupations soulevées par la
problématique, ce sont des réponses provisoires qui seront à la lumière de l’analyse valides
ou invalides8.

Selon nous les hypothèses sont des réponses qu’on donne avant à une problématique et qu’on
viendra par la suite confirmer ou infirmer après l’évolution et l’analyse du sujet de votre
recherche de travail.
Face aux questions posées nous avons répondu de la manière suivante en guise d’hypothèses:
 Les pratiques d’exploitation forestière non durables entraînent une perte significative
de biodiversité, diminuant ainsi la variété des espèces animales et végétales dans la
région, ce qui affecte les écosystèmes et les services qu’ils fournissent.

8
OTEMIKONGO MANDEFU J. cours de l’initiation à la recherche scientifique université de
Kisangani, UNIKIS, 2019 inédi.
 Les communautés locales perçoivent leur rôle comme marginalisé dans la gestion
des ressources forestières, ce qui diminue leur engagement à participer à des
pratiques durables et à la conservation, aggravant ainsi les problèmes de
déforestation,
 L’implémentation de stratégies de gouvernance qui intègrent la transparence, la
participation communautaire et des systèmes de certification durable peut réduire les
conflits d’intérêts et favoriser une exploitation forestière responsable tout en
contribuant au développement économique.
0.6. Objectif du travail

a. Objectif Général
Analyser les impacts du commerce international du bois d’œuvre sur la déforestation en
République Démocratique du Congo, en mettant l’accent sur la province de l’Ituri, afin de
proposer des stratégies de gestion durable des ressources forestières.
b. Objectifs Spécifiques
b.1. Évaluer l’impact l’exploitation forestière sur la biodiversité et les écosystèmes locaux en
Ituri.il s’agit ici à quantifier et qualifier les effets de la déforestation sur la faune et la flore,
en identifiant les espèces menacées et les changements dans les écosystèmes.
b.2. Examiner les perceptions et le rôle des communautés locales dans la gestion des
ressources forestières donc il s’agit de chercher à comprendre comment les communautés
locales perçoivent leur implication dans la gestion forestière, les défis qu’elles rencontrent et
leur niveau d’engagement dans des pratiques durables.
b.3. et évaluer des stratégies de gouvernance forestière qui favorisent une exploitation
responsable et durable des ressources. Ici il s’agit de se concentrer sur l’analyse des politiques
existantes et des modèles de gestion qui pourraient être adoptés pour équilibrer les intérêts
économiques et la conservation des forêts.

0.7. Choix et intérêt du travail


Le choix de ce travail est en raison de l’importance cruciale des forêts tropicales pour la
biodiversité mondiale et la régulation climatique. L’Ituri, riche en ressources forestières, est
confrontée à des enjeux économiques et environnementaux majeurs liés à l’exploitation du
bois d’œuvre. La déforestation, souvent exacerbée par le commerce international, représente
un défi significatif pour la durabilité des écosystèmes et le bien-être des communautés locales.
L’intérêt de cette recherche réside dans plusieurs aspects. Elle contribue à la conservation de
la biodiversité en mettant en lumière les conséquences de la déforestation sur les écosystèmes.
De plus, elle souligne la nécessité d’adopter des stratégies de gestion durable qui tiennent
compte des besoins économiques des populations tout en préservant l’environnement.
En abordant les perceptions des communautés locales, le travail peut également sensibiliser et
mobiliser autour de la conservation des forêts. Enfin, les résultats peuvent informer les
décideurs politiques sur les meilleures pratiques à adopter pour concilier exploitation
forestière et conservation, contribuant ainsi à des politiques publiques éclairées.
Donc il est crucial de noter que ce travail vise à promouvoir une exploitation responsable et
durable des ressources forestières, tout en répondant aux impératifs économiques et
environnementaux actuels.
 Sur le plan théorique, ce travail contribue à enrichir la littérature sur la gestion
durable des ressources naturelles en mettant en lumière les interactions complexes
entre le commerce international du bois, la déforestation et la conservation de la
biodiversité. Il permet d’explorer des concepts tels que la durabilité, la gouvernance
environnementale et les droits des communautés locales. En intégrant des théories
économiques et écologiques, cette recherche offre une base solide pour comprendre
comment les dynamiques de marché influencent l’exploitation des forêts et comment
des modèles alternatifs de gestion peuvent être développés. De plus, elle ouvre des
pistes de réflexion sur l’impact des politiques internationales sur les pratiques locales.
 Sur le plan pratique, cette recherche a des implications directes pour les acteurs
concernés, tels que les décideurs politiques, les gestionnaires de ressources naturelles
et les communautés locales. Elle peut servir à formuler des recommandations
concrètes pour améliorer les politiques de gestion forestière en RDC, en intégrant les
voix et les besoins des communautés. En proposant des stratégies de gouvernance qui
favorisent la transparence et la participation des acteurs locaux, le travail peut
contribuer à des pratiques d’exploitation forestière plus responsables et durables. Par
ailleurs, il peut sensibiliser les entreprises et les consommateurs à l’importance de
choisir des produits forestiers certifiés, promouvant ainsi un commerce du bois
respectueux de l’environnement.
.
0.8 Cadre méthodologique
D’après GRAWITZ Madeleine9 , la méthode est un ensemble d’opérations intellectuelles par
lesquelles une discipline cherche à atteindre les vérités qu’elle poursuit, les démontre, les
vérifie . Cette conception de la méthode inhérente à toute recherche scientifique, permet de la
considérer comme un ensemble des règles rendant accessible la réalité à saisir.

a. Méthodes
a.1. Méthode Qualitative.
Cette méthode permet d’explorer en profondeur les perceptions et les expériences des
communautés locales concernant l’exploitation forestière. En comprenant leurs
préoccupations, leurs besoins et leurs pratiques, vous pouvez identifier des dynamiques
sociales essentielles qui influencent la gestion des ressources. Cela enrichit votre analyse en
fournissant un contexte humain aux données quantitatives.

a.2. Méthode Quantitative


En collectant des données chiffrées, vous pouvez établir des corrélations et des tendances
claires concernant les impacts de l’exploitation forestière et de la déforestation. Cette
approche permet de quantifier les effets économiques, environnementaux et sociaux, offrant
ainsi une base solide pour des recommandations politiques éclairées et des choix stratégiques.
c. Techniques
Selon OTEMIKONGO MANDEFU YAHISULE , la technique est toute chose qui permet au
chercheur d’apprendre les informations (renseignements) sur le phénomène qu’il étudie. 10
Dans le cadre de cette étude nous avons opté les techniques suivente:
a. Entretiens Semi-Directifs
Ces entretiens vous permettent d’obtenir des informations détaillées et nuancées sur les
enjeux locaux. En écoutant directement les acteurs concernés, vous pouvez recueillir des
témoignages qui illustrent les défis et les opportunités associés à la gestion forestière. Cela
renforce la validité de votre recherche en intégrant des voix souvent négligées.
b. Enquêtes
Les enquêtes facilitent la collecte de données quantitatives sur un échantillon plus large,
permettant des analyses statistiques. Cela vous aide à identifier des tendances générales dans
les attitudes et les comportements des communautés et des acteurs de l’industrie du bois. Les

9
GRAWITZ M., Méthodes des sciences sociales, éd. Dalloz, Paris, 2001
10
OTEMIKONGO MANDEFU J,OP.cit. p76.
résultats peuvent être utilisés pour soutenir ou contredire les findings qualitatifs, renforçant
ainsi la robustesse de vos conclusions.

0.9. Délimitation Spatiale et temporelle

 Sur le plan spatial ce travail se concentre sur la province de l’Ituri, située dans le
nord-est de la République Démocratique du Congo. Cette région est particulièrement
riche en ressources forestières et abrite une biodiversité unique, mais elle est
également fortement affectée par l’exploitation du bois d’œuvre. En se focalisant sur
l’Ituri, l’étude vise à examiner les dynamiques locales de déforestation et à évaluer les
impacts du commerce international du bois sur les écosystèmes et les communautés.
 Sur le plan temporelle cette recherche couvre la période de 2021 à 2023. Ce choix de
période permet d’analyser les tendances récentes en matière d’exploitation forestière
et de déforestation, notamment à la lumière des évolutions économiques, politiques et
environnementales qui ont eu lieu durant ces années. En se concentrant sur cette
période, l’étude peut également prendre en compte l’impact des politiques mises en
œuvre et des initiatives de conservation récentes, ainsi que les réponses des
communautés locales face à ces défis.
10. Subdivision du travail

Hormis l’introduction et la conclusion la présente étude est subdivisée en trois chapitres.


Le premier se porte sur les considérations générales et le deuxième sera consacré sur le
milieu d’étude et le troisième est consacré sur la stratégie durable et Gouvernance forestière.

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