0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
58 vues32 pages

Cours RDM

Le document présente un module théorique sur la statique dans le secteur du BTP, spécifiquement pour les techniciens spécialisés. Il aborde les notions fondamentales de la force, du moment d'une force, des charges, des types d'appuis, et des réactions d'appui, ainsi que des caractéristiques géométriques d'une section. Des exercices pratiques sont également inclus pour illustrer les concepts discutés.

Transféré par

Hassan Oussalem
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
58 vues32 pages

Cours RDM

Le document présente un module théorique sur la statique dans le secteur du BTP, spécifiquement pour les techniciens spécialisés. Il aborde les notions fondamentales de la force, du moment d'une force, des charges, des types d'appuis, et des réactions d'appui, ainsi que des caractéristiques géométriques d'une section. Des exercices pratiques sont également inclus pour illustrer les concepts discutés.

Transféré par

Hassan Oussalem
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

ROYAUME DU MAROC

OFPPT

RESUME THEORIQUE
MODULE N°: 5

SECTEUR : BTP

SPECIALITE : GROS ŒUVRES


NIVEAU : TECHNICIEN SPECIALISE
Module N° 5 RDM

A-Connaître les notions de la statique


- Définition

On appelle force toute cause capable soit de déformer un corps, soit de modifier ou
produire un mouvement.

I- 1. Caractéristiques d’une force :

Une force est caractérisée par 4 éléments :


- son point d’application : c’est le point du solide sur lequel agit la force.
- sa droite d’action : c’est la droite sur laquelle la force se déplace, appelée aussi
direction ou support.
- son intensité : c’est la valeur de la force, exprimée en N, daN, Kgf.
- son sens : c’est la flèche qui indique le sens du déplacement de la force sur
la droite d’action.

I-2. Unité d’une force :

Le Newton ; Le déca Newton (daN) ; Le kilogramme force (kgf)

Le tonne force (tf) : 1daN = 10N = 1kg.f =10-3 t.f

II- Moment d’une force par rapport à un point :

II -1. Définition :

Le moment d’une force F par rapport à un point est égal au produit de son intensité F
par la distance d du point O à sa droite d’action.

M F/O = F x d
F
d

La distance d est perpendiculaire à la droite d’action de F, d s’appelle le bras de levier

II –2. Unité :
Un moment est le produit d’une force par une distance, son unité donc est :
DaN.m ; kgf.m ; tf.m ; N.m

TSGO Page 1/31


Module N° 5 RDM

II –3. Signe d’un moment :

Par convention, un moment est positif si la force F tend à tourner dans le sens des
aiguilles d’une montre, il est négatif dans le cas contraire.

M F1 / O > O positif  Θ
F2
F1
M F2 / O < O négatif O
+

II – 4. Théorème de VARIGNON :

Le moment par rapport à un point A de la résultante d’un système de forces


concourantes ou parallèles est égale à la somme des moments des forces composantes par
rapports à ce point A.

M R/A = M F1/ A + M F2/ A + M F3/ A …… + M Fn / A

III- Les diverses sollicitations :

III – 1.Les charges et les surcharges :

Dans le calcul des éléments d’un bâtiment, les charges font l’objet du premier
travail de recherche. Dans ces calculs il faut tenir compte des :

a- Charges permanentes :

Sont le poids propre des éléments porteurs augmenté des poids des éléments
incorporés à l’élément porteurs tel que (plafond ; les enduits ; revêtements…)

b- Surcharges d’exploitation :

b.1 Surcharges statiques :

Tel que le mobilier, Matériel et Matières de dépôts

b.2 Surcharges dynamiques :

Tel que les personnes, les machines ou organe mobile.


b.3 Les surcharges climatiques :

Le vent ; la neige…

III-2 Classification des charges :

a- Charges concentrées : (c.c)

TSGO Page 2/31


Module N° 5 RDM

On dit qu’une charges est concentrée lorsqu’elle agit sur une petite surface :
Poteau reposant sur une poutre
Poteau

Poutre

b- Charges réparties :

b.1 Charges uniformément réparties sur une surface :

On dit qu’une charge est uniformément répartie sur une surface lorsque toutes
les parties de cette surface subissent la même force, cette charge q s’exprime en N par unité
de surface (N/m²)

dalle

dalle

b. 2 Charges uniformément réparties sur une longueur (C.U.R)

C’est une charge qui agit par unité de longueur, elle peut être considérée comme une
multitude de charges concentrées placées côte à côte, elle s’exprime en N par unité de
longueur.

Exemple : Cloison sur plancher.

q (N /m )

L poutre

TSGO Page 3/31


Module N° 5 RDM

b.3 Charges réparties quelconque :

Dans ce cas la charge unitaire n’est plus constante elle varie tout le long de la pièce suivant
une courbe : ex : charge triangulaire et charge trapézoïdale

c- Conclusion :

Les charges réparties peuvent être ramenées à une résultante et ensuite considérées comme
une force simple.

Exemples :
- Charges rectangulaires
- Charges trapézoïdales
- Charges triangulaires

Q
q

A B
L /2 L /2
L

Q=qxL

a = b = L
2

A B
a b

L
L
Q = q ; a = 2L/3 et b = L/3
2

TSGO Page 4/31


Module N° 5 RDM

q1
q0

A B
a b
L

(q0 + q1)
Q= L
2

q0 +2q1 L 2q0 +q1 L


a= ; b =
q0 + q1 3 q0 + q1 3

IV Les différents types d’appuis :

On distingue dans la pratique des constructions 3 types fondamentaux d’appuis :

IV-1. Appui simple ou libre :

Un tel appui est réalisé dans les ouvrages importants tel que les ponts ou dans les
constructions (bâtiments). Ce genre d’appuis donne lieu à une réaction R normale à la
surface d’appui et ne s’oppose pas à un effort s’exerçant suivant l’axe longitudinal de la
poutre. On aura donc qu’une seule inconnue à déterminer par appui d’où le nom d’appui
simple qui se représente comme suit :

 RA

poutre
IV-2. Appui double ou à rotule :

Une rotule est une articulation sphérique qui permet une rotation en tous sens de l’une des
pièces par rapport à l’autre. Un tel appui donne lieu à une réaction R de direction
quelconque que l’on peut décomposer en une composante verticale R v et une composante
horizontale R h ,il y a donc dans ce cas 2 inconnues à déterminer R h et R v d’où le nom
d’appui double qui se représente comme suit :

TSGO Page 5/31


Module N° 5 RDM

RA
RV
A
RH
A A

IV-3. Appui triple ou encastrement:

Un tel appui donne lieu à une réaction de direction quelconque présentant une réaction
verticale et une réaction horizontale et un moment d’encastrement  . On a donc 3
inconnues à déterminer par appui d’où le nom d’appui triple qui se représente comme suit :

RAV
RA
A
A RAH

V- Calcul des réactions d’appuis :

V-1. Système de forces :


a- Système hypostatique : Si le nombre d’inconnus d’appuis est inférieur au nombre
d’équation d’équilibre statique, la construction risque de s’écrouler
ex : poutre appuyant sur 2 appuis simples et recevant des charges de direction
quelconques.

F1 F2 V F2
RA RB

A F2 H B

TSGO Page 6/31


Module N° 5 RDM

b- Système isostatique:
Si le nombre d’inconnus est égal au nombre des équations d’équilibre statique la
poutre est stable et calculable par les équations d’équilibre statique seules.
Ex : poutre à 2 appuis dont l’un est simple et l’autre est double.
F2 RB
V V
RA F1 F2 RB

F2 H RBH
A B

c-Système hyperstatique :

Si le nombre d’inconnus d’appuis est supérieur au nombre d’équations d’équilibre


statique la porte serait stable. Mais les équations d’équilibre statique ne permettraient pas
de déterminer les inconnus d’appuis.
Ex : poutre encastrée à ses 2 extrémités.

Chaque appui introduit 3 inconnus il y a donc 6 inconnus à déterminer et seulement 3


équations d’équilibre statique.

V-2. Équations d’équilibre statique :

Pour calculer les réactions d’appuis on considère la pièce à étudier comme un solide libre
en remplaçant ces appuis par les forces de réactions.
On écrit alors que cette pièce est en équilibre sous l’action des forces directement
appliquées que l’on connaît et des réactions d’appuis qui sont inconnus par les équations
d’équilibre statique :
n n n
Fi / ox = 0 ; Fi / oy = 0 ; M Fi / o = 0
i=1 i=1 I=1
Le Degré Hyperstatique
Un solide, ou un ensemble de solides, qui possède des appuis ou des liaisons surabondantes
par rapport à ce qui est strictement nécessaire au maintien de l’équilibre, est dit
statiquement indéterminable ou hyperstatique.
Pour ce cas, les actions exercées ne peuvent pas être déterminées à partir des seules
équations de la statique.

TSGO Page 7/31


Module N° 5 RDM

Rappel :
Le PFS nous permet d’obtenir 3 équations :
Fext = 0
En projection sur x et y 2 équations
3 équations
M(Fext)=0 1 équation

notation : Ne : nombre d’équations fournies par le PFS


Ni : Nombre d’inconnues
Degré Hyperstatique DH : DH = Ni -Ne

Exercice d’application :
Calculer les réactions aux appuis de chacune des poutres ci-dessous :

-1- -2-

-3- -4-

-5- -6-

-7- -8-

TSGO Page 8/31


Module N° 5 RDM

B–Définir les caractéristiques géométriques


d’une section

I. Centre de gravité :

I.1 Définition :

Le centre de gravité d’un corps est le point d’application de la résultante des actions de la
pesanteur, sur toutes les parties de ce corps.
Lorsqu’une figure a un axe de symétrie, diamètre ou centre, le centre de gravité se situe sur
cet élément.
Rappel pour le triangle :
Le centre de gravité d’un triangle se trouve à l’intersection des médianes.

h
G
h/3

I.2 centre de gravité des surfaces élémentaires :

La position du centre de gravité des surfaces élémentaires (telle que : triangle, rectangle,
carré, cercle trapèze …) est connue en général.
Centre de gravité des surfaces composées : les pièces de construction ne sont pas toutes de
formes géométriques simples, il est toutefois possible par décomposition des surfaces
complexes en surfaces simples d’en chercher le centre de gravité.

I.3 Recherche du centre de gravité d’une surface composée :

a- décomposer la surface donnée en surfaces simples dont les centres de gravité sont
connus.
b- Établir la somme des moments de chaque surface simple par rapport à un axe de rotation.
c- Chercher la distance du c d g en divisant la somme des moments par l’aire totale de la
pièce.
d- Réaliser les même calculs b et c par rapport à un autre axe perpendiculaire au premier.
On aura alors :

n n

 Msi / B' B  Msi /  '


XG  i 1
n
YG  i 1
n

 si
i 1
 Si
i 1

TSGO Page 9/31


Module N° 5 RDM

Exemple d’application :
Déterminer la position du centre de gravité de l’élément suivant :

S3 1

S2
Les dimensions sont en cm
S1 1
’ 
3 1 3

’

Surfaces Si (en cm²) Abscisses des cdg Ordonnés des cdg

S i 

αG = βG =

TSGO Page 10/31


Module N° 5 RDM

Exercice :
Déterminer la position du centre de gravité de l’élément suivant :
 2 5 2

G3 S3

7 G2 G4 5

S4
s2
G1
2 s1 
6.oo

Surfaces Si (en Abscisses des Moments des Si / Ordonnés des Moments des Si / αα’
cm²) Si / cdg en cm ββ’ Si/cdg en cm

S1 =
S2 =
S3 =
S4 =
S i   Ms / ' 
i  Ms /  ' 
i

 M /  '  G  
M si /  '
G  si

 si  Si

αG = βG =

TSGO Page 11/31


Module N° 5 RDM

II- Moment d’Inertie d’une surface :

II.1 Définition :

Soient une surface plane S et un axe XX’ situés dans un plan.


Décomposons cette surface en une infinité d’éléments infiniment petits de surfaces ds1 ;
ds2 ; ds3 ; …… ;dsn dont les distances à l’axe XX’ sont respectivement y1 , y2 , y3 , …, yn .

ds1
ds3

ds2 y3
y1
y2

X’ X

Par définition, on appelle moment quadratique de la surface S par rapport à l’axe XX’, la
somme des produits de tous les éléments infiniment petits composant cette surface par les
carrés de leurs distances respectivement à l’axe envisagé, soit :
IXX’ = ds1 . y21 + ds2.y22 + ds3 . y23 +……..+ dsn. y2n

ymax
IXX ’ = y²ds
ymin

Remarque :
Les axes passant par le centre de gravité d’une section s’appellent axes neutres.

Unité :
Le moment d’inertie d’une surface s’exprime en cm4 ou mm4

Signe d’un moment quadratique :


Un moment quadratique est toujours positif.
yy’
Exercice : Déterminer le moment quadratique d’un rectangle

1/ par rapport à (ox) en fonction de b et h xx


2/ par rapport à (oy) en fonction de b et h G

h

TSGO Page 12/31


Module N° 5 RDM

II.2 Théorème de HUYGHENS :

Le moment quadratique d’une surface S par rapport à un axe  ’ de son plan est égal à
la somme :
- du moment quadratique de cette surface par rapport à l’axe x’x parallèle à l’axe ’
et passant par son centre de gravité .
- Du produit de l’aire de la surface par le carré de la distance des deux axes.

x’ S G x
x
d
’ 

soit :

I ’= I x’x + Sd²

II.3 Moment quadratique polaire :

On appelle moment quadratique polaire, le moment quadratique d’une surface plane


par rapport à un pôle O passant par un axe perpendiculaire au plan de la surface.
Soit :
Io = d²1. ds1 + d²2 x ds2 + ………..+ d²n x dsn.

dmax
I0 = d² x ds
dmin

ds
’ y d 
x

’

dmax
On sait que Io = d² x ds
dmin

Sachant que l’élément ds a comme coordonnés  et β.


On aura alors
d² = x² + y²
dmax
Io = ( x² + y² ) ds
dmin

TSGO Page 13/31


Module N° 5 RDM

dmax dmax
= x² ds + y² ds
dmin dmin

dmax dmax
or x² ds = I ’ et y² ds = I’
dmin dmin

d’où Io = I ’+ I ’

Remarque :
Généralement le pôle O est le centre de gravité de la surface et les axes sont les axes
neutres.

II.4 Moment d’inertie d’une section composée :

Exemple d’application :
β y
Déterminer le moment quadratique d’un rectangle

1/ par rapport à (αα’) x


2/ par rapport à (ββ’)
h α

Exercice :
Calculer les moments d’inertie ci-après I’ , I’ , I xx’, I yy’ et en déduire le moment polaire
IG de la section suivante:
 Y

S3 1

X’ G 4 X

S2
Les dimensions sont en cm
S1 1
’ 
3 1 3

’
Y’

TSGO Page 14/31


Module N° 5 RDM

III- Rayon de giration :

III- 1. Définition :

Le rayon de giration d’une section est égal à la racine carrée du quotient du moment
quadratique de cette section par rapport à un axe neutre par la surface totale de la section.
Soit :

I x'x I y'y
rx ' x  ; ry ' y 
s s

III-2. Unité :

Le rayon de giration d’une section s’exprime en cm ou m.

III- 3. Rayon de giration des sections simples :

1- Rectangle
I x 'x
rx 'x 
s
bh 3
I x'x  S = bh
12

bh 3 3 2
rx ' x  12  bh  h
bh 12bh 12

h b 3
rx ' x  
2 3 6

b b 3
ry ' y  
2 3 6

2- Cercle

R 4
4  R² R D
rx ' x  ry ' y   
R ² 4 2 4

R D
rx ' x  ry ' y  
2 4

TSGO Page 15/31


Module N° 5 RDM

IV- Noyau central

IV- 1. Définition :

Le noyau central est un contour limitant le domaine ou la surface de l’application de


la charge pour que la pièce soit entièrement sollicitée par cette charge.
d1 : distance du C.D.G
Exemple :
d1= (rayon de giration )² à l’extrémité du noyau
v : la fibre la plus éloignée de
v l’axe neutre
Si la charge est un effort de compression alors le noyau
central est le contour où on doit appliquer cet effort pour que la pièce soit entièrement
comprimée.

IV- 2. Exemple :
y
a- Rectangle
d1 = (Iyy’/s)/ (b/2) d2 = (Ixx’/s)/ (a/2)
d1 = ( ab3 /12 ba)/ (b/2) d2 = (ba3/ 12ba)/ (a/2)
x’ a d2 x
d1 = b/6 d2 = a/6
d1

b
y’

b- Cercle d = ( Ixx’/s) / (d/2) D


Ixx’ = Iyy’ = R4
 R 4 
d =  / R ²  / R
 4 
d = R/ 4 = D/ 8 D/4

TSGO Page 16/31


Module N° 5 RDM

C- Calcul des contraintes correspondantes aux


différentes sollicitations simples
I. Définition exacte du domaine d’application de la RDM

L’étude de la résistance des matériaux se décompose en deux parties distinctes qui


sont.

I- 1. La STATIQUE, science qui permet de déterminer dans des conditions bien


précises, la valeur des forces agissant sur un élément ou dans un élément.

I- 2. La RESISTANCE proprement dite, science semi-empirique (c’est à dire basé


sur le résultat d’essais et d’expériences) traitant l’étude du comportement des matériaux
soumis à l’influence des forces.

Pratiquement, ces deux parties sont intimement liées l’une à l’autre, le


comportement d’un matériau étant tributaire des efforts qu’il supporte, le matériau étant
défini lui-même par ses caractéristiques mécaniques.

I- 3. Notion de contrainte

Tout corps solide soumis à des efforts n’est strictement indéformable, tel que par
exemple le ressort qui s’allonge sous un effet de traction et la planche qui plie sous une
charge. Toutefois, si la charge n’est pas importante, les corps qui se déforment ne se
rompent pas autant càd qu’il s’établit à la fois un équilibre extérieur (déterminé par la
statique graphique) et un équilibre intérieur (déterminé par la résistance des matériaux). Cet
équilibre intérieur nous amène à définir la notion de contrainte.

Considérons un corps solide quelconque en équilibre sous l’action d’un système de


forces.

ds nds
(A) (B)

S  ds

Par définition,  est le vecteur contrainte relatif à l’élément de surface ds, dont la
direction est quelconque dans l’espace que l’on peut décomposer suivant deux projections :

Une projection sur le normale à l’élément ds, qu’on appelle contrainte normale n,
qui peut être une compression ou une traction suivant que les parties (A) et (B) sont
pressées ou non l’une vers l’autre à travers l’élément de surface ds.
- Une projection sur le plan tangent à l’élément ds qu’on appelle contrainte tangentielle

TSGO Page 17/31


Module N° 5 RDM

II. 1- TRACTION

Essai de traction

Il est réalisé sur une éprouvette d’acier doux, en exerçant un effort de traction
F variable qui correspond à un allongement de l’éprouvette.
On peut tracer la courbe représentant les variations de l’allongement L en
fonction de F la courbe ainsi obtenue est appelée :
« Diagramme des déformations » (effort - allongement)
ou (contrainte () – allongement unitaire  L/L)


B
fr
C
fe
A

Acier doux

O 

Elastique Plastique

a/ Définition élastique

C’est une droite OA, si on supprime l’effort l’éprouvette reprend sa longueur


initiale.

 Limite d’élasticité :

 e = Fe /S en MPa

 Allongement unitaire :
Allongement
 =  L/L =
Longueur initiale

 Module de Young ou Module d’élasticité longitudinale.

E =  /
 : Contrainte  = F/S ( daN / cm²)
 : Sans unité
E : Module de Young en daN / cm² (ou module d’élasticité)
E est une caractéristique de la rigidité du matériau ,il représente sa capacité à
s’opposer à la déformation.Quelques valeurs de E pour certains matériaux:

TSGO Page 18/31


Module N° 5 RDM

Matériau E (N/mm²)
Caoutchouc 8
Plastique 1 400
Bois 14 000
Verre ordinaire 70 000
Acier 200 000
Béton 20 000
Diamant 12 000 000

 Relation entre le rétrécissement relatif du diamètre et l’allongement relatif :

d/d = 0,3  L/L

0,3 :coefficient de poisson (pour l’acier = 0,3)

b/ Le palier de plasticité AB

L’éprouvette a perdu son élasticité et commence à s’allonger même avec un effort de


traction constant.

c/ Déformation permanente BC

Si on fait croître l’effort de traction au delà de Fe , la déformation augmente


rapidement.
Si on décroît l’effort de traction de Fe à 0, l’éprouvette ne reprend jamais sa
longueur initiale, elle conserve certain allongement permanent.
Pendant cette phase la diminution de la section de l’éprouvette devient visible et se
localise quand l’effort atteint la valeur Fr :
C’est le phénomène de striction, un effort inférieur à Fr peut casser l’éprouvette
au droit de la striction.

d/ Calcul d’allongement ou de raccourcissement:


Données :
N : Effort de traction ou de compression, en N.
S : Aire de la section sollicitée, en m².
Lo: Longueur initiale de l’élément.
E : Module d'élasticité longitudinal

TSGO Page 19/31


Module N° 5 RDM

e/ Inéquation d’équarrissage

Les contraintes  sont des forces unitaires intérieures à l’ensemble de la poutre.


Elles ne présentent aucun danger tant qu’elles n’atteignent pas la limite élastique:

  Rp càd F/S  Rp

Poids propre négligé Poids propre non négligé


- Contrainte constante : - Contrainte variable:

F P
 Max = 
 = F/S S S
FL 1 PL
F .L - allongement : L = 
- allongement :  L = E.S 2 E.S
E.S
- Équation d’équarrissage :
- Équation d’équarrissage :
F  P
F/S Rp  Rp
S
Unités usuelles

Module de Young E: daN / mm² ou daN / cm²


Re
Résistance pratique Rp = daN / mm² ou daN / cm²
s
Limite d’élasticité e : daN / mm² ou daN / cm²
Coefficient de sécurité s : Sans unité
Contrainte : daN / mm² ou daN / cm²
Force F: daN
Poids P: daN
Section S : mm² ou cm²
Longueur L : mm ou cm
Allongement L : mm ou cm
Remarque :
Pour une barre composée de plusieurs tançons, la déformation totale est :
𝐹𝑖 𝐿𝑖
∆𝐿 = ∑𝑛𝑖=1
𝐸𝑖 𝑆𝑖

TSGO Page 20/31


Module N° 5 RDM

F1 F2
F3

II.2 COMPRESSION

L’essai de compression sur une éprouvette donne un diagramme analogue à


celui de traction.
On retrouve une phase de déformation élastique, une phase de déformation
permanente et la rupture.
Le palier de plasticité et la striction n’existent pas.

Poids propre négligé Poids propre non négligé


Contrainte constante :  = F/s Contrainte variable : Max =
F P

S S

F .L Raccourcissement : L =
F .L 1 P.L

Raccourcissement : L = E.S 2 E.S
E.S
FP
Inéquation d’équarrissage :  Rp
Inéquation d’équarrissage : F/s  Rp S

Exercice 1 :

TSGO Page 21/31


Module N° 5 RDM

Exercice 2 :

Exercice 3 :
Déterminer les efforts, les contraintes et les déformations dans les différents tronçons de la
colonne suivante, sachant que :R1-1 =50 mm ; R2-2 =100 mm ; R3-3 =200 mm et
E= 2,1 105 N/mm²

Exercice 4 :
Déterminer la contrainte normale dans les deux sections de la barre ci-dessous et
l’allongement total l sachant que E=2.105N/mm²

TSGO Page 22/31


Module N° 5 RDM

II.3 CISAILLEMENT

1- Essai de cisaillement
Sur un prisme encastré à une extrémité, on applique le plus près possible de la
section d’encastrement, un effort tranchant T perpendiculaire à son axe xx’ uniformément
réparti le long de cc’
En faisant croître progressivement cet effort, on peut observer – comme pour
l’extension et la compression – une période de glissements élastiques, puis une période de
glissements non élastiques suivie de la rupture par cisaillement on définit ainsi une limite
d’élasticité au glissement Reg et une résistance à la rupture.

2/ Contrainte tangentielle de cisaillement

Chaque unité de surface de la section CDD’C’ supporte le même effort, la valeur


 (tau) de cet effort est égal au quotient de l’effort tranchant T par la surface S
de la section considérée . Cet effort  s’appelle contrainte tangentielle, parce qu’il
s’exerce tangentiellement au plan de la section cisaillée :

= T
S
en N / mm²

3/ condition de résistance au cisaillement

Pour qu’une pièce sollicitée au cisaillement résiste en toute sécurité, il faut que la
contrainte tangentielle soit au plus égale à la résistance pratique au cisaillement Rpg

T
  Rpg   Rpg
S

TSGO Page 23/31


Module N° 5 RDM

4/ Formule de déformation élastique

Soient : CD la section située au droit de l’encastrement. C’D’ la section infiniment


voisine de CD, située à une distance x de celle-ci et dans le plan de laquelle s’exerce
l’effort tranchant T.

Après déformation C’D’ vient en C’1D’1 et la longueur C’C’1 mesure le glissement


transversal .
c' c'1
Nous appellerons déviation le Rapport ; l’angle  peut servir à la caractériser.
x
La déformation étant élastique, par hypothèse, le glissement est très petit ; il en est
de même de l’angle  .

Par suite, si  est exprimé en radians :


c' c'1
 tg  
x
La déviation  est directement proportionnelle à l’effort tranchant, inversement
proportionnelle à la section S . En outre, elle dépend de la nature du matériau
considéré ; d’où la relation :
1 T
  .
G S

Où G est module d’élasticité transversale pour les métaux


G = 0,4 E
Exemple :
Le module d’élasticité longitudinale d’un acier étant E = 200 000 N/mm², son
module d’élasticité transversale est :
G = 80 000 N/mm²

TSGO Page 24/31


Module N° 5 RDM

II.4- FLAMBEMENT

L’essai de flambage est un essai comparable à celui de compression. Il se fait sur


des pièces longues.
La charge appliquée est lentement croissante, cependant on constate que pour une
certaine valeur de la charge appelée charge critique, la pièce fléchit brusquement :

 2 .E.I yy ' Formule d’Euler


Fcr 
Lc²

Iyy’ : moment d’Inertie minimum de l’aire de la section


E : Module d’élasticité longitudinale
Lc : longueur de flambage de la poutre

Remarque : La formule d’Euler n’est valable que si :

Lc
110
I yy '
S

Cherchons la contrainte critique :


1°/ Déterminer le moment quadratique
ba 3
Ex : pour une section rectangulaire I yy ' 
12
2°/ Déterminer le rayon de giration
I yy '
r
S
Lc
3°/ Calculer ce qu’on appelle l’élancement de la pièce : 
r

TSGO Page 25/31


Module N° 5 RDM

4°/ La contrainte critique est :


Fcr  ².E.I yy '  ².E.r ²  ².E
cr =  ou ou
S Lc².S Lc² ²
 ².E
cr = ²
Pour que la pièce ne flambe pas, il faut que la contrainte de compression  = F/S
soit inférieurs à la contrainte critique

=  cr
F
S

Exercice d’application :
Déterminer la contrainte critique de la barre comprimée sachant que :
L=2m ;d=10cm ;lim =70 et E=104 N/mm²

Exercice :
Dimensionner d’après le critère de stabilité, la barre comprimée ci-contre sachant que nst=2
et E=2.105 N/mm²

TSGO Page 26/31


Module N° 5 RDM

II.5- FLEXION

Une pièce soumise à la flexion a tendance à se rompre non seulement sous l’effet du
moment fléchissant mais aussi à être cisaillée sous l’effet de l’effort tranchant.
Le moment fléchissant et l’effort tranchant interviendront d’une façon importante
dans le calcul des dimensions d’une poutre.

1°/ Moment fléchissant


a/ Définition

Le moment fléchissant dans une section déterminée d’une pièce est la somme
algébrique des moments par rapport au centre de gravité de cette section, de toutes les
forces extérieures ( couples, réactions d’appuis, charges concentrées ) situées d’un même
côté de celle-ci.

b/ Convention des signes


On admet qu’un moment est positif lorsque la flexion provoque un allongement de
la fibre inférieure de la poutre. Il est négatif lorsque l’allongement affecte la fibre
supérieure.
Fibre allongée
Mf +
+++
 
 
Mf-
Fibre allongée O
 + 
 Unités : daN.m ; kgf.m ; tf.m Côté gauche côté droit

TSGO Page 27/31


Module N° 5 RDM

2°/ Effort tranchant


a/ Définition
L’effort tranchant dans une section déterminée d’une pièce est la somme algébrique
de toutes les forces extérieures situées d’un même côté de cette section.

b/ Convention des signes


L’effort tranchant est positif quand le tronçon de gauche tend à monter par rapport
au tronçon de droite. Il est négatif dans le cas contraire.

 

O
 +
Côté gauche côté droit 

 Unités : daN ; kgf ; tf

3°/ Calcul des contraintes


a/ Contrainte normale
Lorsqu’une poutre fléchit :
- La partie supérieure de la poutre se raccourcie par compression.
- La partie inférieure de la poutre s’allonge par traction.
Entre ces deux zones, il existe une partie longitudinale qui n’a subit ni allongement, ni
raccourcissement, elle passe par le centre de gravité : c’est l’axe neutre ou fibre neutre.
Sous l’effet du moment fléchissant Mf, les divers éléments de section droite de la
pièce ne sont soumis qu’à des contraintes normales de traction ou de compression.
Les contraintes varient avec y, les plus grandes contraintes sont au niveau des fibres
extrêmes qui correspondent à ymax.
Pour que la pièce soit stable, il faut donc que la plus grande contrainte de traction soit
inférieure au taux de travail limite à la traction Rp du matériau, et que la plus grande
contrainte de compression soit inférieure au taux de travail limite à la compression Rp’

Mf max
 =
 Rp
max
I /v
N.B : v étant la distance entre la contrainte et l’axe neutre.

 Diagramme des contraintes pour des sections ayant un axe de symétrie horizontale :

TSGO Page 28/31


Module N° 5 RDM

 Diagramme des contraintes pour des sections n’ayant pas un axe de symétrie
horizontale :

b/ Contrainte tangentielle
La contrainte tangentielle est dûe à l’action de l’effort tranchant, c’est une contrainte
de cisaillement.
La contrainte tangentielle moyenne :

T : effort
 moy =
Tmax
S tranchant max en kgf ou daN
S : mm² ou cm² (section)
moy : daN/mm² ou kgf/cm²
 Les contraintes tangentielles maximales pour certaines surfaces sont :
- pour des sections rectangulaires max = 3/2 moy
- pour des sections circulaires max = 4/3 moy
- pour des sections en I max = Tmax / Section âme

Exercice d’application :
Vérifier la résistance d’une poutre de section 6x12 cm² si la contrainte admissible
[] = 160 N/mm et Mmax=20 KN.m

Exercice 1 :
Déterminer la variation de la contrainte normale dans une poutre rectangulaire
(50mm x120mm), soumise à un moment fléchissant de 14.4 KN.m constant sur toute sa
longueur.

TSGO Page 29/31


Module N° 5 RDM

Exercice 2 :
Une poutre droite en équilibre repose sur deux appuis simples A et B et chargée comme il
est indiqué sur la figure.

P q=400 daN/m
q P= 600 daN
A B
6m 2m 2m

- Déterminer les réactions d’appuis RA et RB .

Exercice 3 :
Déterminer analytiquement les réactions d’appuis RA et RB de la poutre
représentée ci dessous :

F1 F2
60 q0 q1 30°
A
B 45°
2.50 0.5 3.00 1 1 2.00 F3

On donne :
F1 = 300 daN q 0 = 50 daN/m
F2 = 200 daN q1 = 150 daN/m
F3 = 250 daN

Exercice 4 :
Déterminer les réactions d’appuis de la poutre ci- dissous analytiquement.

F
q1

A 1.00 2.00 3.00 B

F = 400 daN
q0 = 50 daN/m
q1 = 150 daN/m

Exercice 5 :
Une poutre droite en équilibre appuyée sur deux appuis simples, supporte une charge
uniformément répartie q et une charge concentrée P appliquée à 1m de l’appui gauche A
(voir figure). P P = 350 KN
q h= 2b q = 1 KN/cm
A B b
1m 5m

TSGO Page 30/31


Module N° 5 RDM

1° Déterminer les actions de contact aux appuis A et B .


2° Etablir les équations des moments fléchissants et des efforts tranchants le long
de la poutre. Tracer les épures correspondantes.
3° Sachant que la section de la poutre est rectangulaire et que la hauteur h est égale
à 2 fois la largeur b, dimensionner la poutre en prenant la contrainte admissible
de flexion :  =284 daN/ cm2.
4° Vérifier la résistance de la poutre au cisaillement sachant que  = 20 MPa

Exercice 6 :

Soit à dimensionner la poutre tubulaire suivante :

q 1.5q

A B

2q
a 1.5a 1.25a

On donne : q = 8 KN/ m ; a = 2 m

1- Calculer les réactions d’appuis.


2- Calculer les moments fléchissants et les efforts tranchants le long de la
poutre et tracer les épures correspondantes.
3- Déterminer le moment d’inertie de la section droite de la poutre par rapport
aux axes neutres.
4- Trouver les dimensions de la section de la poutre sachant que :  =105 KN/m²
5- Vérifier la poutre au cisaillement. On donne  = 45 bars

TSGO Page 31/31

Vous aimerez peut-être aussi