Cours RDM
Cours RDM
OFPPT
RESUME THEORIQUE
MODULE N°: 5
SECTEUR : BTP
On appelle force toute cause capable soit de déformer un corps, soit de modifier ou
produire un mouvement.
II -1. Définition :
Le moment d’une force F par rapport à un point est égal au produit de son intensité F
par la distance d du point O à sa droite d’action.
M F/O = F x d
F
d
II –2. Unité :
Un moment est le produit d’une force par une distance, son unité donc est :
DaN.m ; kgf.m ; tf.m ; N.m
Par convention, un moment est positif si la force F tend à tourner dans le sens des
aiguilles d’une montre, il est négatif dans le cas contraire.
M F1 / O > O positif Θ
F2
F1
M F2 / O < O négatif O
+
II – 4. Théorème de VARIGNON :
Dans le calcul des éléments d’un bâtiment, les charges font l’objet du premier
travail de recherche. Dans ces calculs il faut tenir compte des :
a- Charges permanentes :
Sont le poids propre des éléments porteurs augmenté des poids des éléments
incorporés à l’élément porteurs tel que (plafond ; les enduits ; revêtements…)
b- Surcharges d’exploitation :
Le vent ; la neige…
On dit qu’une charges est concentrée lorsqu’elle agit sur une petite surface :
Poteau reposant sur une poutre
Poteau
Poutre
b- Charges réparties :
On dit qu’une charge est uniformément répartie sur une surface lorsque toutes
les parties de cette surface subissent la même force, cette charge q s’exprime en N par unité
de surface (N/m²)
dalle
dalle
C’est une charge qui agit par unité de longueur, elle peut être considérée comme une
multitude de charges concentrées placées côte à côte, elle s’exprime en N par unité de
longueur.
q (N /m )
L poutre
Dans ce cas la charge unitaire n’est plus constante elle varie tout le long de la pièce suivant
une courbe : ex : charge triangulaire et charge trapézoïdale
c- Conclusion :
Les charges réparties peuvent être ramenées à une résultante et ensuite considérées comme
une force simple.
Exemples :
- Charges rectangulaires
- Charges trapézoïdales
- Charges triangulaires
Q
q
A B
L /2 L /2
L
Q=qxL
a = b = L
2
A B
a b
L
L
Q = q ; a = 2L/3 et b = L/3
2
q1
q0
A B
a b
L
(q0 + q1)
Q= L
2
Un tel appui est réalisé dans les ouvrages importants tel que les ponts ou dans les
constructions (bâtiments). Ce genre d’appuis donne lieu à une réaction R normale à la
surface d’appui et ne s’oppose pas à un effort s’exerçant suivant l’axe longitudinal de la
poutre. On aura donc qu’une seule inconnue à déterminer par appui d’où le nom d’appui
simple qui se représente comme suit :
RA
poutre
IV-2. Appui double ou à rotule :
Une rotule est une articulation sphérique qui permet une rotation en tous sens de l’une des
pièces par rapport à l’autre. Un tel appui donne lieu à une réaction R de direction
quelconque que l’on peut décomposer en une composante verticale R v et une composante
horizontale R h ,il y a donc dans ce cas 2 inconnues à déterminer R h et R v d’où le nom
d’appui double qui se représente comme suit :
RA
RV
A
RH
A A
Un tel appui donne lieu à une réaction de direction quelconque présentant une réaction
verticale et une réaction horizontale et un moment d’encastrement . On a donc 3
inconnues à déterminer par appui d’où le nom d’appui triple qui se représente comme suit :
RAV
RA
A
A RAH
F1 F2 V F2
RA RB
A F2 H B
b- Système isostatique:
Si le nombre d’inconnus est égal au nombre des équations d’équilibre statique la
poutre est stable et calculable par les équations d’équilibre statique seules.
Ex : poutre à 2 appuis dont l’un est simple et l’autre est double.
F2 RB
V V
RA F1 F2 RB
F2 H RBH
A B
c-Système hyperstatique :
Pour calculer les réactions d’appuis on considère la pièce à étudier comme un solide libre
en remplaçant ces appuis par les forces de réactions.
On écrit alors que cette pièce est en équilibre sous l’action des forces directement
appliquées que l’on connaît et des réactions d’appuis qui sont inconnus par les équations
d’équilibre statique :
n n n
Fi / ox = 0 ; Fi / oy = 0 ; M Fi / o = 0
i=1 i=1 I=1
Le Degré Hyperstatique
Un solide, ou un ensemble de solides, qui possède des appuis ou des liaisons surabondantes
par rapport à ce qui est strictement nécessaire au maintien de l’équilibre, est dit
statiquement indéterminable ou hyperstatique.
Pour ce cas, les actions exercées ne peuvent pas être déterminées à partir des seules
équations de la statique.
Rappel :
Le PFS nous permet d’obtenir 3 équations :
Fext = 0
En projection sur x et y 2 équations
3 équations
M(Fext)=0 1 équation
Exercice d’application :
Calculer les réactions aux appuis de chacune des poutres ci-dessous :
-1- -2-
-3- -4-
-5- -6-
-7- -8-
I. Centre de gravité :
I.1 Définition :
Le centre de gravité d’un corps est le point d’application de la résultante des actions de la
pesanteur, sur toutes les parties de ce corps.
Lorsqu’une figure a un axe de symétrie, diamètre ou centre, le centre de gravité se situe sur
cet élément.
Rappel pour le triangle :
Le centre de gravité d’un triangle se trouve à l’intersection des médianes.
h
G
h/3
La position du centre de gravité des surfaces élémentaires (telle que : triangle, rectangle,
carré, cercle trapèze …) est connue en général.
Centre de gravité des surfaces composées : les pièces de construction ne sont pas toutes de
formes géométriques simples, il est toutefois possible par décomposition des surfaces
complexes en surfaces simples d’en chercher le centre de gravité.
a- décomposer la surface donnée en surfaces simples dont les centres de gravité sont
connus.
b- Établir la somme des moments de chaque surface simple par rapport à un axe de rotation.
c- Chercher la distance du c d g en divisant la somme des moments par l’aire totale de la
pièce.
d- Réaliser les même calculs b et c par rapport à un autre axe perpendiculaire au premier.
On aura alors :
n n
si
i 1
Si
i 1
Exemple d’application :
Déterminer la position du centre de gravité de l’élément suivant :
S3 1
S2
Les dimensions sont en cm
S1 1
’
3 1 3
’
S i
αG = βG =
Exercice :
Déterminer la position du centre de gravité de l’élément suivant :
2 5 2
G3 S3
7 G2 G4 5
S4
s2
G1
2 s1
6.oo
Surfaces Si (en Abscisses des Moments des Si / Ordonnés des Moments des Si / αα’
cm²) Si / cdg en cm ββ’ Si/cdg en cm
S1 =
S2 =
S3 =
S4 =
S i Ms / '
i Ms / '
i
M / ' G
M si / '
G si
si Si
αG = βG =
II.1 Définition :
ds1
ds3
ds2 y3
y1
y2
X’ X
Par définition, on appelle moment quadratique de la surface S par rapport à l’axe XX’, la
somme des produits de tous les éléments infiniment petits composant cette surface par les
carrés de leurs distances respectivement à l’axe envisagé, soit :
IXX’ = ds1 . y21 + ds2.y22 + ds3 . y23 +……..+ dsn. y2n
ymax
IXX ’ = y²ds
ymin
Remarque :
Les axes passant par le centre de gravité d’une section s’appellent axes neutres.
Unité :
Le moment d’inertie d’une surface s’exprime en cm4 ou mm4
Le moment quadratique d’une surface S par rapport à un axe ’ de son plan est égal à
la somme :
- du moment quadratique de cette surface par rapport à l’axe x’x parallèle à l’axe ’
et passant par son centre de gravité .
- Du produit de l’aire de la surface par le carré de la distance des deux axes.
x’ S G x
x
d
’
soit :
dmax
I0 = d² x ds
dmin
ds
’ y d
x
’
dmax
On sait que Io = d² x ds
dmin
dmax dmax
= x² ds + y² ds
dmin dmin
dmax dmax
or x² ds = I ’ et y² ds = I’
dmin dmin
Remarque :
Généralement le pôle O est le centre de gravité de la surface et les axes sont les axes
neutres.
Exemple d’application :
β y
Déterminer le moment quadratique d’un rectangle
Exercice :
Calculer les moments d’inertie ci-après I’ , I’ , I xx’, I yy’ et en déduire le moment polaire
IG de la section suivante:
Y
S3 1
X’ G 4 X
S2
Les dimensions sont en cm
S1 1
’
3 1 3
’
Y’
III- 1. Définition :
Le rayon de giration d’une section est égal à la racine carrée du quotient du moment
quadratique de cette section par rapport à un axe neutre par la surface totale de la section.
Soit :
I x'x I y'y
rx ' x ; ry ' y
s s
III-2. Unité :
1- Rectangle
I x 'x
rx 'x
s
bh 3
I x'x S = bh
12
bh 3 3 2
rx ' x 12 bh h
bh 12bh 12
h b 3
rx ' x
2 3 6
b b 3
ry ' y
2 3 6
2- Cercle
R 4
4 R² R D
rx ' x ry ' y
R ² 4 2 4
R D
rx ' x ry ' y
2 4
IV- 1. Définition :
IV- 2. Exemple :
y
a- Rectangle
d1 = (Iyy’/s)/ (b/2) d2 = (Ixx’/s)/ (a/2)
d1 = ( ab3 /12 ba)/ (b/2) d2 = (ba3/ 12ba)/ (a/2)
x’ a d2 x
d1 = b/6 d2 = a/6
d1
b
y’
I- 3. Notion de contrainte
Tout corps solide soumis à des efforts n’est strictement indéformable, tel que par
exemple le ressort qui s’allonge sous un effet de traction et la planche qui plie sous une
charge. Toutefois, si la charge n’est pas importante, les corps qui se déforment ne se
rompent pas autant càd qu’il s’établit à la fois un équilibre extérieur (déterminé par la
statique graphique) et un équilibre intérieur (déterminé par la résistance des matériaux). Cet
équilibre intérieur nous amène à définir la notion de contrainte.
ds nds
(A) (B)
S ds
Par définition, est le vecteur contrainte relatif à l’élément de surface ds, dont la
direction est quelconque dans l’espace que l’on peut décomposer suivant deux projections :
Une projection sur le normale à l’élément ds, qu’on appelle contrainte normale n,
qui peut être une compression ou une traction suivant que les parties (A) et (B) sont
pressées ou non l’une vers l’autre à travers l’élément de surface ds.
- Une projection sur le plan tangent à l’élément ds qu’on appelle contrainte tangentielle
II. 1- TRACTION
Essai de traction
Il est réalisé sur une éprouvette d’acier doux, en exerçant un effort de traction
F variable qui correspond à un allongement de l’éprouvette.
On peut tracer la courbe représentant les variations de l’allongement L en
fonction de F la courbe ainsi obtenue est appelée :
« Diagramme des déformations » (effort - allongement)
ou (contrainte () – allongement unitaire L/L)
B
fr
C
fe
A
Acier doux
O
Elastique Plastique
a/ Définition élastique
Limite d’élasticité :
e = Fe /S en MPa
Allongement unitaire :
Allongement
= L/L =
Longueur initiale
E = /
: Contrainte = F/S ( daN / cm²)
: Sans unité
E : Module de Young en daN / cm² (ou module d’élasticité)
E est une caractéristique de la rigidité du matériau ,il représente sa capacité à
s’opposer à la déformation.Quelques valeurs de E pour certains matériaux:
Matériau E (N/mm²)
Caoutchouc 8
Plastique 1 400
Bois 14 000
Verre ordinaire 70 000
Acier 200 000
Béton 20 000
Diamant 12 000 000
b/ Le palier de plasticité AB
c/ Déformation permanente BC
e/ Inéquation d’équarrissage
Rp càd F/S Rp
F P
Max =
= F/S S S
FL 1 PL
F .L - allongement : L =
- allongement : L = E.S 2 E.S
E.S
- Équation d’équarrissage :
- Équation d’équarrissage :
F P
F/S Rp Rp
S
Unités usuelles
F1 F2
F3
II.2 COMPRESSION
F .L Raccourcissement : L =
F .L 1 P.L
Raccourcissement : L = E.S 2 E.S
E.S
FP
Inéquation d’équarrissage : Rp
Inéquation d’équarrissage : F/s Rp S
Exercice 1 :
Exercice 2 :
Exercice 3 :
Déterminer les efforts, les contraintes et les déformations dans les différents tronçons de la
colonne suivante, sachant que :R1-1 =50 mm ; R2-2 =100 mm ; R3-3 =200 mm et
E= 2,1 105 N/mm²
Exercice 4 :
Déterminer la contrainte normale dans les deux sections de la barre ci-dessous et
l’allongement total l sachant que E=2.105N/mm²
II.3 CISAILLEMENT
1- Essai de cisaillement
Sur un prisme encastré à une extrémité, on applique le plus près possible de la
section d’encastrement, un effort tranchant T perpendiculaire à son axe xx’ uniformément
réparti le long de cc’
En faisant croître progressivement cet effort, on peut observer – comme pour
l’extension et la compression – une période de glissements élastiques, puis une période de
glissements non élastiques suivie de la rupture par cisaillement on définit ainsi une limite
d’élasticité au glissement Reg et une résistance à la rupture.
= T
S
en N / mm²
Pour qu’une pièce sollicitée au cisaillement résiste en toute sécurité, il faut que la
contrainte tangentielle soit au plus égale à la résistance pratique au cisaillement Rpg
T
Rpg Rpg
S
II.4- FLAMBEMENT
Lc
110
I yy '
S
= cr
F
S
Exercice d’application :
Déterminer la contrainte critique de la barre comprimée sachant que :
L=2m ;d=10cm ;lim =70 et E=104 N/mm²
Exercice :
Dimensionner d’après le critère de stabilité, la barre comprimée ci-contre sachant que nst=2
et E=2.105 N/mm²
II.5- FLEXION
Une pièce soumise à la flexion a tendance à se rompre non seulement sous l’effet du
moment fléchissant mais aussi à être cisaillée sous l’effet de l’effort tranchant.
Le moment fléchissant et l’effort tranchant interviendront d’une façon importante
dans le calcul des dimensions d’une poutre.
Le moment fléchissant dans une section déterminée d’une pièce est la somme
algébrique des moments par rapport au centre de gravité de cette section, de toutes les
forces extérieures ( couples, réactions d’appuis, charges concentrées ) situées d’un même
côté de celle-ci.
O
+
Côté gauche côté droit
Mf max
=
Rp
max
I /v
N.B : v étant la distance entre la contrainte et l’axe neutre.
Diagramme des contraintes pour des sections ayant un axe de symétrie horizontale :
Diagramme des contraintes pour des sections n’ayant pas un axe de symétrie
horizontale :
b/ Contrainte tangentielle
La contrainte tangentielle est dûe à l’action de l’effort tranchant, c’est une contrainte
de cisaillement.
La contrainte tangentielle moyenne :
T : effort
moy =
Tmax
S tranchant max en kgf ou daN
S : mm² ou cm² (section)
moy : daN/mm² ou kgf/cm²
Les contraintes tangentielles maximales pour certaines surfaces sont :
- pour des sections rectangulaires max = 3/2 moy
- pour des sections circulaires max = 4/3 moy
- pour des sections en I max = Tmax / Section âme
Exercice d’application :
Vérifier la résistance d’une poutre de section 6x12 cm² si la contrainte admissible
[] = 160 N/mm et Mmax=20 KN.m
Exercice 1 :
Déterminer la variation de la contrainte normale dans une poutre rectangulaire
(50mm x120mm), soumise à un moment fléchissant de 14.4 KN.m constant sur toute sa
longueur.
Exercice 2 :
Une poutre droite en équilibre repose sur deux appuis simples A et B et chargée comme il
est indiqué sur la figure.
P q=400 daN/m
q P= 600 daN
A B
6m 2m 2m
Exercice 3 :
Déterminer analytiquement les réactions d’appuis RA et RB de la poutre
représentée ci dessous :
F1 F2
60 q0 q1 30°
A
B 45°
2.50 0.5 3.00 1 1 2.00 F3
On donne :
F1 = 300 daN q 0 = 50 daN/m
F2 = 200 daN q1 = 150 daN/m
F3 = 250 daN
Exercice 4 :
Déterminer les réactions d’appuis de la poutre ci- dissous analytiquement.
F
q1
F = 400 daN
q0 = 50 daN/m
q1 = 150 daN/m
Exercice 5 :
Une poutre droite en équilibre appuyée sur deux appuis simples, supporte une charge
uniformément répartie q et une charge concentrée P appliquée à 1m de l’appui gauche A
(voir figure). P P = 350 KN
q h= 2b q = 1 KN/cm
A B b
1m 5m
Exercice 6 :
q 1.5q
A B
2q
a 1.5a 1.25a
On donne : q = 8 KN/ m ; a = 2 m