DRENA de Bongouanou - Lycée Moderne Arrah - Collège Paul Williams –
Collège Ahuanou - Classes : Tles A1 et A2 Durée : 4h Coefficient : 5
………………………………………………………………………………………………………………
DEVOIR DE NIVEAU DE PHILOSOPHIE
Première partie (04 points)
Le candidat devra traiter obligatoirement les deux exercices proposés.
Exercice 1 (02 points)
Relie chaque courant philosophique à son auteur correspondant :
- Anarchisme - Jean-Paul Sartre
- Sociabilité naturelle - Rousseau
- Contrat social - Bakounine
- Existentialisme - Aristote
Exercice 2 (02 points)
Réponds par vrai ou faux devant chaque phrase :
Toutes les sociétés humaines sont des États.
L’état de nature est une fiction.
Le contrat est la base de la société politique.
La loi est toujours l’expression de la volonté générale.
Deuxième partie (16 points)
Le candidat traitera l’un des deux sujets au choix
Sujet 1 :
À l’issue d’une discussion animée au sein de ton groupe d’étude, ton camarade de classe, pour la
pertinence de tes points de vue, demande ton avis sur l’objet de leur débat qui porte sur le sujet
suivant : Obéir, est-ce renoncer à sa liberté ?
Résous le problème que pose ce sujet dans une production argumentée.
Sujet 2 :
L’un de tes camarades de classe rencontre, au cours d’une de ses lectures, le texte ci-dessous de
Wilhelm Friedrich HEGEL qu’il a du mal à comprendre. Il te sollicite afin de l’aider à surmonter
cette difficulté.
Dieu est le commencement et la fin de tout. Dieu est le centre saint qui remplit toutes
choses de vie et d’esprit. La religion a son objet à l’intérieur d’elle-même, et cet objet est Dieu ;
elle est la relation de la conscience humaine à Dieu. L’objet de la religion est purement et
simplement par soi-même et pour soi-même, il est le but final absolu en soi et pour soi, ce qui est
absolument libre. Toutes les autres fins ne connaissent que leur accomplissement qu’en lui. Dans
cette occupation, l’esprit se libère de toutes les finitudes ; elle est la vraie libération de l’homme
et la liberté même, la véritable conscience de la vérité. Ce concept de religion est universel. Cette
position, la religion l’a chez tous les peuples et tous les hommes. Partout, cette occupation est
considérée comme le dimanche de vie. (…).
Dans la religion se dissipe tous les soucis, l’homme se sent heureux. Toute chose terrestre
se dissout en lumière et en amour-certitude et jouissance.
Wilhelm Friedrich HEGEL, Leçon sur la philosophie de la religion
Fais l’étude ordonnée de ce texte et dégage son intérêt philosophique.
DRENA de Bongouanou - Lycée Moderne Arrah – Collège Canaan, - Collège Paul Williams –
Collège Ahuanou - Classes : Tles C et D Durée : 4h Coefficient : 2
………………………………………………………………………………………………………………
DEVOIR DE NIVEAU DE PHILOSOPHIE
Première partie (04 points)
Le candidat devra traiter obligatoirement les deux exercices proposés.
Exercice 1 (02 points)
Réponds par vrai ou faux.
L’inconscient est l’opposé de la conscience.
La conscience est une partie du psychique inconscient.
L’inconscient est le caractère d’un individu qui a perdu la conscience.
L’inconscient n’est pas accessible à la conscience.
Exercice 2 (02 points)
Entoure sur ta feuille les auteurs qui estiment que la violence est inhérente à l’homme, dans la
liste ci-dessous.
Aristote - Nietzsche - Marx - Freud
Deuxième partie (16 points)
Le candidat traitera l’un des deux sujets au choix
Sujet 1 :
À l’issue d’une discussion animée au sein de ton groupe d’étude, ton camarade de classe, pour la
pertinence de tes points de vue, demande ton avis sur l’objet de leur débat qui porte sur la
question suivante : L’inconscient est-il une illusion ?
Résous le problème que pose ce sujet dans une production argumentée.
Sujet 2 :
L’un de tes camarades de classe rencontre, au cours d’une de ses lectures, le texte ci-dessous de
Ludwig FEUERBACH qu’il a du mal à comprendre. Il te sollicite afin de l’aider à surmonter
cette difficulté.
Quelle est donc la différence essentielle entre l’homme et l’animal ? La plus simple et la plus
générale des réponses à cette question est aussi la plus populaire : c’est ici la conscience. Mais la
conscience au sens strict, car la conscience entendue comme sentiment de soi, capacité de
distinguer les objets sensibles, de percevoir et même de juger des choses extérieures d’après des
caractères sensibles déterminés, une telle conscience ne peut être refusée à l’animal. Mais la
conscience au sens le plus strict n’existe que pour un être qui a pour objet sa propre espèce, sa
propre essence. L’animal est sans doute objet pour lui-même en tant que individu (et c’est
pourquoi, il possède le sentiment de soi) – mais non en tant qu’espèce (et c’est pourquoi, il lui
manque la conscience dont le nom vient de science). Là où il y a conscience, il y a capacité de
science. Or un être qui a pour objet sa propre essence est susceptible de constituer en objet, selon
leur signification essentielle, des choses autres que lui. C’est pourquoi l’animal n’a qu’une vie
simple tandis que l’homme a une vie double : chez l’animal, la vie intérieure ne fait qu’un avec la
vie extérieure ; l’homme au contraire a une vie intérieure et une vie extérieure. La vie intérieure
de l’homme, c’est celle qu’il entretient avec son espèce, avec son essence.
Ludwig FEUERBACH, L’essence du christianisme
Fais l’étude ordonnée de ce texte et dégage son intérêt philosophique