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Partei II PARASITOLOGIE

Le document traite des parasitoses humaines majeures, notamment l'amibiase, le paludisme, la trypanosomiase africaine et la schistosomiase, en décrivant leurs agents pathogènes, modes de transmission, symptômes, traitements et préventions. Chaque parasitose est associée à des régions géographiques spécifiques et des vecteurs de transmission. Des méthodes de diagnostic parasitologique, y compris des techniques de coprologie et des analyses immunologiques, sont également abordées.

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Partei II PARASITOLOGIE

Le document traite des parasitoses humaines majeures, notamment l'amibiase, le paludisme, la trypanosomiase africaine et la schistosomiase, en décrivant leurs agents pathogènes, modes de transmission, symptômes, traitements et préventions. Chaque parasitose est associée à des régions géographiques spécifiques et des vecteurs de transmission. Des méthodes de diagnostic parasitologique, y compris des techniques de coprologie et des analyses immunologiques, sont également abordées.

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Parasitoses humaines importantes

L'Homme est susceptible d'abriter de nombreux


parasites. Certains ne causent que des
désagréments passagers, d'autres sont
responsables d'endémies importantes. Certains
se rencontrent partout, d'autres sont limités à
une partie de la Planète.
1. Amibiase

Parasite responsable

Nom français : Amibe dysentérique


Nom latin : Entamoeba histolytica
Position systématique : Bactérie (Règne des Procaryotes)
Mode de contamination de l’Homme : Ingestion de kystes amibiens souillant l’eau, les
fruits ou les légumes.

L’amibe atteint le gros intestin et s’y installe, d’abord à la surface de la


muqueuse : ‘’porteur sain’’, le sujet ne présente alors aucun symptôme ;
cependant ses matières fécales contiennent des kystes infectieux
susceptibles de contaminer d’autres personnes.
Dans un deuxième temps, l’amibe s’implante dans l’épaisseur de la paroi du
gros intestin
:c’est alors que se déclare l’amibiase proprement dite.
Régions du monde touchées : Régions tropicales les plus pauvres dénuées
de tout-à- l’égout, de latrines, d’eau potable,
et où l’emploi des selles humaines comme
engrais est une pratique courante.

Cycle du parasite : Transmission passive par ingestion de kystes mûrs


a) Cycle non pathogène

Ingestion d'un kyste mûr à 4 noyaux, éclosion ==> 8 amoebules du type


minuta. Elimination intermittente et irrégulière, dans le milieu extérieur, sous
forme de kystes fécaux.

b)Cycle pathogène
Les formes minuta coliques se transforment en formes histolytica ==>
abcès de la muqueuse; elles se multiplient par scissiparité dans les abcès.
Pas de formation de kyste lors de cette phase donc pas de rôle
épidémiologique direct. Retour du parasite à la forme minuta après 3
semaines

Possibilité de metastases sanguines et/ou lymphatiques à partir d’un abcés


colique, conduisant à des localisations extra-coliques (foie, poumon, cerveau,
etc…).
Lors des localisations extracoliques, il n’ya pas de retour à la forme minuta
- Dysenterie (diarrhée douloureuse avec perte de sang)
Symptômes et signes :
- Abcès amibien du foie
- Fiévre

Traitement :  amoebicides

Prévention :  rester hygienique

Cycle de l’amibiase
2. Paludisme (malaria)

Parasite responsable
Nom français : Plasmodium

Nom latin : Plasmodium falciparum (espèce la plus problématique)

Position systématique : Protozoaire (unicellulaire, règne des Protistes)

Mode de contamination de l'Homme : Piqûre d’anophèle, transfusion


sanguine

Régions du monde touchées : Afrique


Cycle du parasite :

1. L’homme est contaminé par un anophèle femelle, le parasite est injecté dans le sang, il
envahi le foie et les globules rouges
2. Il se multiplie dans les globules rouges par divisions cellulaires pendant 10 à 15 jours.
3. Les globules rouges éclatent et libère les parasites qui infestent d’autres globules
rouges. Chaque fois que les globules rouges se rompent, le malade a une crise de
paludisme
4. Après quelques cycles asexués apparaissent des parasites de forme spéciale ; cette forme
pourra seulement poursuivre son évolution chez le moustique. Si un anophèle pique
une personne malade lorsque cette forme est présente, il l’absorbe et dans le moustique,
le cycle peut se terminer et ce moustique devient infestant

Symptômes et signes : Fièvre, frissons et grossissement de la rate et du foie

Traitement : Quinine, méfloquine, chloroquine, halofantrine, artémether

Prévention : - Médicaments antipaludéens


- Moustiquaire imprégnée d’insecticide
- Assèchement des eaux stagnantes dans lesquelles les moustiques
Cycle du paludisme
3. Trypanosomiase africaine (maladie du sommeil)

La trypanosomose humaine africaine (THA) couramment appelée maladie


de sommeil, est une maladie parasitaire endémique touchant de nombreux
pays de l’Afrique Subsaharienne. Les parasites responsables sont des
protozoaires flagellés sanguicoles, Trypanosoma brucei.

Il existe 2 formes de THA selon les sous espèces en cause : T. brucei


gambiense en Afrique de l’Ouest et Centrale responsable de 92% des cas
de THA signalés et T.b. rhodesiense en Afrique de l’Est et l’Afrique
Australe responsables de 8% des cas. Elles sont transmises à l’homme par
un arthropode vecteur hématophage : la glossine ou mouche Tsé-Tsé. La
THA est une maladie grave, elle est mortelle en absence de traitement.
Mode de transmission : L’homme se contamine lors de la piqure d’une
glossine infectée qui inocule des formes trypomastigotes métacycliques
infestante.
Les cas de transmission congénitale de la mère au fœtus et par accident de
laboratoire ont été rapportés.

Vecteurs : Les mouches tsé-tsé ou les glossines sont mouches strictement


africaines, ce sont des Diptères hématophages dans les deux sexes (mâle
et femelle) à activité diurne (pique le jour), du genre Glossina. Les
espèces vectrices sont :
- Glossina palpalis et Glossina tachinoides : hygrophile, vivent dans les
forêts près d’eau, transmettent le T.b gambience.
- G. morsitans : xérophile, dans les savanes, transmet le T.b. rhodesiense
.

La glossine
Symptômes : Après 5-20 jours (mais parfois des années), des fièvres, des
démangeaisons, une irritabilité ou une tristesse, une agitation ou une
morosité, parfois une forte agressivité sont liés à la présence des
trypanosomes dans le sang. De plus en plus apathique, le patient s’endort
dans la journée. La maladie non traitée conduit à un coma puis à la
mort.

Traitement : Antiparasitaires (problème : ils sont très toxiques).

Prévention : Destruction des mouches tsé-tsé

NB : La trypanosomiase américaine (ou maladie de Chagas) sévit en


Amérique centrale et au Brésil. Elle est due à un trypanosome transmis
avec les déjections d’une punaise
Cycle la trypanosomiase africaine
La schistosomiase (ou bilharziose)

•Bilharziose (schistosomiase) : maladie parasitaire dues à des


vers plats hématophages appartenant à :
- Classes Trématodes
- Genre Schistosomes
•Endémiques dans les zones tropicales et sub-tropicales
•5 espèces sont en cause: S. haematobium
S. mansoni
S. mansoni
S. intercalatum
S. japonicum
S. mekongi
•Hôte intermédiaire = Mollusque
•Particulier pour chaque espèce
Agents pathogènes
 Adultes
Les adultes vivent dans le système circulatoire au
contact des endothéliums vasculaires.
Les 5 espèces ont la même morphologie et une taille de
10 à 20 mm ( > )
Œufs:
Leurs caractéristiques sont différentes d’une espèce à l’autre. En général, ce sont des
œufs de grande taille avec un éperon

[Link] :
S. haematobium: [Link] :

S. mansoni: [Link] :
Traitement : Praziquental : Biltricide®. Administration par voie orale de médicaments.

Prévention : - Eviter le contact avec des eaux suspectes,


ne pas boire de cette eau. Utiliser les toilettes

- Destruction des mollusques d’eau douce

Cycle vital simplifié de Schistosoma


Diagnostic parasitologique
1. COPROLOGIE PARASITAIRE

•Interrogatoire du patient indispensable: origine géographique, voyage, immuno-dépression,


signes cliniques,…

•Prélèvement des selles:


-2 à 3 fois sur quelques jours (rareté parasitaire, émission discontinue d’éléments parasitaires)
-Eviter alimentation riche en résidus (légumes verts, secs, fruits)
-Transport rapide au labo
-si examen différé, fixation du prélèvement (eau formolée, milieu de conservation MIF)

•Examen parasitologique:
-macroscopique des selles
-microscopique direct
-microscopique après techniques de concentration classique
-microscopique après techniques spéciales selon les renseignements
COPROLOGIE PARASITAIRE

•Examen macro:
-aspect selles (dures, moulées, molles, pâteuses, liquides)
-couleur, présence de sang ou glaires
-présence d’éléments nutritionnels
-présence de parasites macroscopiques (vers ou fragments de vers: anneaux Ténia,
ascaris, oxyures…)

•Examen micro (x10 et x40) :


- œufs ou larves de vers helminthes
- kystes ou forme végétative de protozoaires
- en NaCl 9g/L ou en Lugol
-coloration MIF (Merthiolate-Iode-Formol): fixation et conservation
TECHNIQUES DE CONCENTRATION ou D’ENRICHISSEMENT
But : obtenir à partir d’une grande quantité de selles, les éléments parasitaires
(oeufs, larves, kystes) trop rares à l’examen direct dans un faible volume.

#Techniques physiques de sédimentation ou de flottation:


- Méthode de Faust,Ingalls (œufs Schistosoma, Ascaris, larves anguillule)
• Diluer 5g de selles dans 300 ml d’eau glycérolée à 0,5%
• Réaliser 3 sédimentations successives –1H, 45min., 30min.-en verre à pied, en
jetant le surnageant , et examiner le culot de sédimentation.

-Méthode de Willis (œufs Ankylostoma, Hymenolepsis)


Diluer les selles au 1/10 dans NaCl saturé (25%), filtrer sur chinois, verser la solution
dans un tube à essai pour former un ménisque bombé, placer une lamelle dessus
pendant 5 min., retirer la lamelle et déposer sur lame, observer rapidement avant
cristallisation.
#Techniques physico-chimiques ou diphasiques (bonne techniques de
concentration de tous les oeufs et kystes)
-MIF Concentration
Diluer les selles au 1/10 dans solution MIF, tamiser sur chinois, ajouter 10 ml de filtrat et 4 ml
d’éther dans un tube à centrifuger, agiter énergiquement, laisser reposer 2 min., centrifuger 1min. à
1700 rpm
Après centrifugation 4 couches superposées, éther lipidique, résidus lipophiles, solution de dilution,
et culot à examiner.
Retourner rapidement le tube, ajouter une goutte de NaCl 9g/L au culot, et examiner entre lame et
lamelle.
-Technique de Ritchie
Diluer 3 g de selles dans 10 vol. de NaCl 9g/L, tamiser sur chinois, laisser sédimenter qq sec.,
centrifuger, éliminer le surnageant, et resuspendre le culot dans NaCl 9g/L. Recommencer cette
opération jusqu’à obtention d’un surnageant clair, reprendre alors le culot dans formol à 10% en
NaCl, laisser reposer, agiter énergiquement, ajouter 3 ml d’éther, centrifuger 2min à 1500 rpm,
éliminer le surnageant, examiner le culot entre lame et lamelle
TECHNIQUES SPECIALES et COLORATIONS SPECIALES

-Méthode de Baermann et Lee modifiée: recherche larves d’anguillules


grâce à la propriété d’hydro-thermo-tropisme positif des larves

-Scotch-Test de Graham: mise en évidence œufs d’oxyures

- Numération des œufs: permet parfois d’apprécier le degré d’infestation par les
vers adultes
- Culture de protozoaires: amibes et flagellés

- Coloration de Ziehl-Neelsen-Henriksen-Pohlenz: mise en évidence des oocystes de


Cryptosporidium

-Coloration de Weber modifiée: recherche des microsporidies


AUTRES EXAMENS PARASITOLOGIQUES

•Urines œufs de Schistosoma haematobium (et parfois [Link])


forme végétative Trichomonas vaginalis (coloration MGG)

•LBA Pneumocystis carinii (coloration Gomori-Grocott)


Toxoplasma gondii (coloration Giemsa modifié)
Cryptosporidium (coloration Ziehl-Neelsen modifiée, IF
acridine orange)

•Prélèvement génito-urinaire Trichomonas vaginalis (MGG)

•Moelle osseuse, ganglions, suc dermique Leishmania (MGG)


EXAMEN PARASITOLOGIQUE DU SANG

Principaux parasites recherchés: Plasmodiums, Microfilaires sanguicoles,


Trypanosomes.

•Examen direct: mobilité des Trypanosomes et Microfilaires

•Frottis sanguin avec coloration MGG ou Giemsa

•Goutte épaisse colorée au Giemsa

ANALYSES IMMUNOLOGIQUES PARASITAIRES


• Toutes les techniques: IFI, ELISA, Agglutination, Immunodiffusion,
soit pour la recherche d’Ag parasitaires, soit pour la sérologie
Moins pratiqués mais existants, et indispensables (et parfois seule méthode de
diagnostic) pour certaines parasitoses (Ex: sérologie toxoplasmose)
ANALYSES de BIOLOGIE MOLECULAIRE
•PCR
•Séquençage

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